Recyclage : le SIRTOM de la Région d’Apt collecte les téléphones inutilisés
À l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement ce vendredi 5 juin, le Syndicat Intercommunal de Ramassage et de Traitement des Ordures Ménagères (SIRTOM) de la Région d’Apt se mobilise. Jusqu’au lundi 20 juillet, les habitants sont invités à déposer leurs vieux téléphones dans l’un des points de collecte.
Chaque année, le SIRTOM s’engage aux côtés d’ecosystem, éco-organisme œuvrant à l’allongement de la durée de vie des batteries, des équipements électriques et électroniques, pour collecter ces téléphones inutilisés. Ce sont 324 appareils qui ont été récupérés en trois participations.
Cette année, cette collecte aura lieu du 5 juin au 20 juillet. Les habitants sont invités à déposer leurs anciens téléphones, même cassés ou obsolètes et quelque soit le modèle, dans l’un des 11 points de collecte répartis sur le territoire. « Depuis 2020, plus de 150 000 appareils ont été collectés grâce à la mobilisation des collectivités partout en France, affirme Marie Fourure, responsable de l’opération chez ecosystem. En 2026, nous avons plus que jamais besoin de cet élan collectif : des millions de téléphones dorment encore dans les tiroirs des Français, autant de ressources précieuses qui n’attendent qu’à retrouver une seconde vie. »
Cette opération permet non seulement de mobiliser la population, mais aussi de réduire l’impact carbone puisqu’un smartphone reconditionné permet d’éviter jusqu’à 25 kg de CO2 par année d’usage supplémentaire, soit près de 75 kg de CO2 sur 3 ans, l’équivalent de l’impact carbone d’un smartphone neuf selon l’ADEME. De plus, les appareils collectés seront remis aux Ateliers du Bocage (réseau Emmaüs) pour être reconditionnés et offerts à des personnes en situation de précarité. Les appareils non reconditionnables, quant à eux, seront dépollués et recyclés.
Les points de collecte en Vaucluse : – Mairie de Cabrières d’Avignon (Avenue Jean Giono, Cabrières d’Avignon) – Mairie des Beaumettes (1 Place de la Mairie, Beaumettes) – Déchetterie d’Apt (131 Quartier Salignan, Apt) – Ressourcerie d’Apt (479 Avenue de la Roumanille, Apt) – Mairie de Gargas (4 Place du Château, Gargas) – Mairie de Robion (Place Clément Gros, Robion) – Point info (485 rue Oscar Roulet, Robion) – Mairie de Lacoste (27 Place de la Mairie, Lacoste) – Mairie de Saint-Saturnin-lès-Apt (9 Place de la Mairie, Saint-Saturnin-lès-Apt) – Médiathèque Le Kiosque (10 rue Ripert de Monclar, Saint-Saturnin-lès-Apt) – Déchetterie de Coustellet (Avenue du Tourail, Coustellet)
Recyclage : le SIRTOM de la Région d’Apt collecte les téléphones inutilisés
Ta Bonne Pioche est une jeune entreprise lancée en 2025 à Sarrians avec une idée simple : donner une seconde vie à des appareils électroménagers encore parfaitement fonctionnels, qu’ils soient reconditionnés ou neufs avec un défaut d’aspect. L’objectif : permettre aux consommateurs de s’équiper intelligemment, à moindre coût, tout en limitant le gaspillage. Frigos, lave-linges, fours sont ainsi testés, vérifiés et garantis, avec des remises pouvant aller jusqu’à -60%.
« Nous sommes trois amis d’enfance. Nous avons effectué l’ensemble de notre collège ensemble. Après des études en master en alternance dans des domaines différents, gestion, commerce et logistique. Nous voulions depuis toujours créer une entreprise ensemble. Après les études, c’était le moment pour nous de se lancer. Nous sommes décidés il y a un an, en mai 2025. Pour nous aider, nous avons sollicité l’aide d’Initiative Ventoux. Nous avons décidé du concept de notre entreprise suite à trois jours de brainstorming », explique Kole Trelcat, l’un des trois créateurs. « L’objectif prioritaire était pour nous de se lancer dans un concept vertueux. » L’idée s’est alors portée sur de l’électroménager recyclé ou à défaut d’aspect. Ce type de vente a un impact positif sur l’environnement. Elle travaille sur une base de circuit court. Les trois jeunes chefs d’entrepris trouvent alors un local d’une grande surface nécessaire à leur activité à un prix abordable sur la commune de Sarrians.
Électroménager à petit prix
Au départ, l’entreprise se lance dans l’électroménager à défaut d’aspect. La société se tourne alors vers des centrales d’achat comme Boulanger et Darty pour récupérer du gros électroménager qui a un défaut d’aspect suite à une livraison. « Après à une étude de marché, nous nous sommes rendus compte que nous sommes les seuls sur le territoire du Comtat Venaissin à vendre ce type d’article. »
Un second concept de recyclage
Rapidement, les trois chefs d’entreprise se rendent compte qu’ils peuvent également développer un autre concept autour de l’électroménager, à savoir le recyclage. Ils nouent alors un partenariat avec la déchetterie de la CoVe pour récupérer du vieil électroménager. Une réflexion est en ce moment menée pour solliciter d’autres déchetteries comme celle des Sorgues-du-Comtat. Loan Perret, le second de la bande, est allé se former au Fab Lab de Pernes-les-Fontaines, sur la réparation de l’électroménager. Cette nouvelle compétence a permis à l’entreprise cette diversification. Les appareils électroménagers reçus des déchetteries sont alors diagnostiqués et réparés dans le local pour être revendus à des conditions tarifaires intéressantes. Certains, non réparables sont alors désossés pour pouvoir récupérer les pièces détachées. « Ces produits reconditionnés s’inscrivent parfaitement dans notre volonté d’avoir un impact positif sur l’environnement et de proposer à notre clientèle tous les budgets selon leur pouvoir d’achat. »
La station technique permet le diagnostic et la réparationLoan Perret assure la réparation suite à sa formation au Fab lab de Pernes
« De nombreux clients nous ont appelés pour faire réparer leur électroménager. Il y a très peu d’intervenants sur ce service. Nous avons ainsi décidé depuis décembre de nous lancer sur ce marché de service. Nous avons deux forfaits : un à domicile et un sur notre site, comprenant le diagnostic, une heure de réparation et un devis si besoin d’une pièce. En cas de non réparation possible, un bon d’achat de 50% du forfait est accordé aux clients. »
Prix inférieurs au marché
« En moyenne, nous vendons-nous articles moins chers, autour de 35%, cela peut aller jusqu’à -60%. » Tout est vendu avec une garantie, avec 34 points de contrôle, dans notre station de tests. La vente des produits s’effectue sur le site de Ta bonne pioche sur toute la France. « Avec une année d’exercice, nous sommes rendus compte que la majorité de nos ventes sont effectuées localement sur le concept click and collect. Nous pouvons également assurer la livraison gérée par le troisième codirigeant, Nicolas Broussier, avec l’acquisition d’un camion de 20m³. »
Une première année positive
Le bilan financier après une année d’exercice est positif. L’entreprise est en effet rapidement arrivée à son point d’équilibre, qui se situe entre 15 et 20 000€ mensuels. L’objectif est évidemment de croître rapidement grâce à un volume supplémentaire mais également aux diversifications mises en place par les trois codirigeants. Cela permettra d’embaucher un salarié confirmé dans la réparation. L’idée des trois dirigeants est d’ouvrir leur local avec un magasin en étant propriétaires. En termes de diversification, l’entreprise a aussi pour projet de travailler sur l’outillage électro-portatif pour répondre à un besoin de sa clientèle.
L’entreprise se fait connaître sur le territoire économique local. Elle vient ainsi d’intégrer l’association entreprise Carpensud.
Les chiffres : – 70% des ventes en local, en livraison ou en click and collect – 30% des ventes sur d’autres régions en livraison avec un prestataire
Recyclage : le SIRTOM de la Région d’Apt collecte les téléphones inutilisés
Dans un monde où tout semble aller de mal en pis, les citoyens qui s’investissent dans des démarches de solidarité sont de plus en plus nombreux, qu’il s’agisse de projets individuels ou dans des organisations plus structurées. En Provence, l’entreprise EVA (Entreprise de Valorisation Adaptée) qui agit à la fois dans la réinsertion sociale et la défense de l’environnement en est un bel exemple. De plus, elle bénéficie du soutien d’un financeur solidaire, en l’occurrence le réseau France Active. De bonnes raisons d’espérer en fait…
Crée par Olivier Espagnac, il y a 8 ans à Vitrolles, l’entreprise EVA vient de s’implanter à Avignon, dans la zone d’activités de Courtine. Bénéficiant du statut d’entreprise adaptée elle se doit d’employer au moins 55 % de travailleurs handicapés et est soumise aux mêmes impératifs économiques qu’une entreprise traditionnelle. Le projet s’est fixé pour mission de récupérer du matériel informatique, essentiellement provenant d’entreprises, en vue de leur réemploi ou leur recyclage. Partout dans le monde les quantités « d’e-déchet » produites atteignent des niveaux records. Elles augmentent 5 fois plus vite que leur recyclage (rapport ONU 2022). En France, moins d’un quart des déchets (environ 1000 tonnes) est traité correctement. La tâche est immense. Au-delà de cette démarche citoyenne, l’entreprise EVA va plus loin. En effet, en proposant ses ordinateurs ou tablettes reconditionnés à prix cassé elle permet aussi aux personnes les plus éloignées du numérique de s’équiper. C’est coup double !
La formation des employés y est assurée aucune compétence initiale est demandée
Donner du travail aux personnes souffrant de handicaps reste cependant une des vocations premières de l’entreprise EVA. A Vitrolles, c’est une douzaine d’employés qui y travaillent, à Avignon l’établissement va démarrer avec 4 personnes. A la différence des Structures d’Insertion par l’Activité Économique (SIAE), les entreprises adaptées comme EVA s’inscrivent dans des parcours longs en proposant des CDI. La formation des employés y est assurée, aucune compétence initiale est demandée.
Sans cet accompagnement et ce soutien le projet EVA n’aurait sans doute pas vu le jour
L’entreprise EVA bénéficie du soutien du réseau de financeur solidaire France Active. Crée il y a maintenant 40 ans par le banquier et résistant Claude Alphandéry, cette association apporte du conseil et des financements à des associations ou des entreprises solidaires, des structures qui n’ont généralement pas accès aux banques. En région PACA, le réseau France Active compte 32 salariés et une centaine d’experts bénévoles. En 2024, il a accompagné ou réorienté 1 600 structures et apporté un soutien financier à 315 structures pour un montant total de 16 M€. Au niveau national, c’est chaque année près de 500 M€ qui sont mobilisés par France Active en faveur de l’économie solidaire. EVA a bénéficié de l’intervention d’un consultant pour son établissement d’Avignon et l’aider dans ses réflexions sur l’évolution de son modèle économique. Un prêt a également été consenti à l’entreprise, ce qui a également permis d’avoir au soutien bancaire traditionnel. Sans cet accompagnement et ce soutien le projet EVA n’aurait sans doute pas vu le jour.
Pour en savoir sur EVA et accéder à son market place : evad3e.fr
Recyclage : le SIRTOM de la Région d’Apt collecte les téléphones inutilisés
Dans le département du Vaucluse, le geste de tri s’amplifie mais reste encore insuffisant. En 2024, la région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur affichait une collecte de 56,3 kg d’emballages et de papiers par habitant, soit une progression de +8 % sur les emballages légers mais un niveau toujours loin de la moyenne nationale à 72 kg. Le Vaucluse, avec environ 69,5 kg par habitant, dépasse légèrement la moyenne régionale mais reste en-deçà des ambitions nationales. À l’heure où les collectivités dopent les dispositifs de collecte et que la réglementation sur les biodéchets se durcit, le défi est clair : capter ces emballages encore nombreux en ordures ménagères.
Le geste de tri s’impose peu à peu dans le Vaucluse. Grâce notamment aux efforts de Citeo — l’éco-organisme chargé de la collecte et du recyclage des emballages ménagers et papiers. Ainsi, la région Provence-Alpes-Cote d’Azur affiche, pour 2024, un gain de +8 % sur les emballages dits légers comme l’acier, l’aluminium, le carton, les plastiques : 20,3 kg collectés par habitant contre l’année précédente. En revanche, le verre reste à la traîne avec 26,4 kg/hab et les papiers graphiques reculent avec 9,6 kg/hab, -13 % du fait de la baisse des volumes mis en marché.
En Vaucluse Dans le Vaucluse, ce positionnement est mieux qu’ailleurs dans la région : avec 69,5 kg d’emballages et papiers collectés par habitant, notre département se rapproche de la moyenne nationale avec 72 kg, même s’il reste en retard par rapport à certains voisins comme les Hautes-Alpes avec 114,9 kg, ou encore les Alpes-de-Haute-Provence avec 82,8 kg qui enregistrent les progressions les plus importantes. Mais ce potentiel s’accompagne d’un constat : un gisement conséquent d’emballages : verre, plastiques, aluminium subsiste encore dans les ordures ménagères résiduelles. Selon Citeo, environ 88 kg par habitant de ces déchets finissent dans la poubelle en région Sud.
Copyright Citéo
Trier plus et mieux Pour inverser cette dynamique, les leviers sont nombreux et déjà engagés. Citeo mentionne la modernisation des centres de tri, la mise en place de la tarification incitative : un dispositif déjà lancé dans certains territoires de Paca, et l’extension des filières de réemploi et de collecte séparée. À l’échelle locale dans le Vaucluse, les politiques de collecte se renforcent. Par exemple, au sein de la Communauté de communes du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse, les colonnes de tri ont été largement renouvelées : l’installation de 67 nouvelles colonnes à L’Isle-sur-la-Sorgue à partir de novembre 2022 visait à faciliter le geste de tri des habitants et à réduire les erreurs : déchets verts, gravats, sacs-ordures qui nuisent à la qualité des matières recyclables. Parallèlement, des efforts de sensibilisation se poursuivent. L’association France Nature Environnement Vaucluse (FNE 84) rappelle que le tri des biodéchets deviendra obligatoire à compter du 1er janvier 2024 pour tous les détenteurs.
Dans le détail En 2024, chaque Français a trié en moyenne 72 kg d’emballages ménagers et de papiers graphiques, dont 60 kg d’emballages et 12 kg de papiers. Le taux de recyclage pour l’ensemble des emballages ménagers atteint 69 %, une progression portée par le geste de tri des citoyens, mais insuffisant face aux objectifs européens. La recyclabilité des emballages progresse, 75 % des emballages plastiques seront recyclables d’ici fin 2025 (contre 65 % en 2024). Et cela grâce au déploiement de nouvelles filières, comme celle du polystyrène permettant de recycler les pots de yaourt par exemple.- Malgré ces progrès techniques, le taux de recyclage reste trop faible au regard de la contribution financière croissante des entreprises. En cinq ans, il n’a progressé que de 6 points entre 2019 (62 %) et 2024 (69 %), alors que l’éco contribution des entreprises a doublé.
Un long chemin Le Vaucluse fait preuve d’un progrès indéniable dans le domaine du tri des emballages ménagers et des papiers. Toutefois, le chemin reste long pour rattraper les meilleurs élèves nationaux et atteindre les objectifs fixés par l’Union européenne. Avec un gisement encore important d’emballages enfouis dans les ordures ménagères et de nouveaux dispositifs à déployer : tarification incitative, consigne, optimisation des filières, l’enjeu n’est plus seulement technique, mais citoyen. À chaque poubelle jaune déposée, à chaque geste de tri bien effectué, c’est tout un territoire qui peut transformer sa manière de valoriser ses déchets et préserver ses ressources. Le Vaucluse a les atouts pour agir, reste à convertir l’effort en réflexe systématique. Mireille Hurlin
Recyclage : le SIRTOM de la Région d’Apt collecte les téléphones inutilisés
Ingénieure engagée et experte des dynamiques territoriales, Caroline Dupeuble est nommée Directrice territoriale Services aux Collectivités pour les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle aura pour mission de renforcer le partenariat de Suez avec les collectivités locales et de consolider le rôle du Groupe comme acteur majeur de la transition écologique.
Novembre 2025 marque une nouvelle étape dans le parcours de Caroline Dupeuble. À la tête de la direction territoriale Services aux Collectivités de SUEZ pour les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle prend les rênes d’une activité essentielle à la vie des territoires : la collecte, le recyclage et la valorisation des déchets. Forte de son expérience au sein du Groupe, elle s’apprête à accompagner 750 collaborateurs répartis sur 18 départements, dans un contexte où les défis climatiques et environnementaux appellent des réponses locales, concrètes et innovantes.
« Face à l’enjeu majeur du changement climatique, s’engager aux côtés des territoires est primordial et fait partie de notre mission de service public », souligne Caroline Dupeuble. « Je souhaite mettre mon expertise et mon engagement au service de cette ambition, pour favoriser un avenir plus résilient grâce à des solutions adaptées et à une mobilisation collective. »
Diplômée de l’École des Ponts ParisTech, Caroline Dupeuble débute sa carrière chez Vinci Energies où elle pilote, durant huit ans, plusieurs projets d’infrastructures urbaines et de transport. En 2019, elle rejoint Suez en tant que Directrice de l’Agence Vallée du Rhône – Saint-Étienne Métropole, dans l’activité Eau. Elle y encadre 170 collaborateurs et gère la production et la distribution d’eau potable, l’assainissement et la gestion des eaux usées pour plusieurs collectivités du bassin rhônalpin.
Copyright Caroline Dupeuple Linkdin
Sa nouvelle fonction s’inscrit dans la continuité de ce parcours au service des territoires. Ancrée en Auvergne-Rhône-Alpes et désormais en Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle pilotera un réseau structuré autour de six installations de stockage, six centres de tri, cinq unités de valorisation énergétique et quatorze bases de collecte. Son objectif : renforcer la coopération avec les collectivités pour accélérer la transition vers une économie circulaire, développer le recyclage, la production d’énergies renouvelables et la sensibilisation des citoyens à la réduction des déchets.
Depuis plus de 160 ans, Suez accompagne les collectivités et les entreprises dans la gestion durable de l’eau et des déchets. Présent dans 40 pays et fort de 40 000 collaborateurs, le Groupe contribue à faire émerger des solutions locales pour des enjeux globaux, plaçant la protection des ressources au cœur de son action.
Avec cette nomination, Suez intensifie son ancrage territorial et renforce son rôle d’acteur clé de la transition écologique dans le Sud-Est de la France, un territoire où la résilience environnementale devient un impératif collectif. Mireille Hurlin
Recyclage : le SIRTOM de la Région d’Apt collecte les téléphones inutilisés
En matière de recyclage, la France ne fait pas partie des bons élèves dans l’Union européenne. C’est ce qui ressort des données d’Eurostat, l’institut de statistiques de la Commission européenne. En 2022, 41,2 % des déchets municipaux (principalement composés des déchets produits par les ménages, mais pouvant aussi inclure des déchets produits par les petites entreprises et les institutions publiques, et collectés par la municipalité) en France étaient recyclés. Si cela marque une légère amélioration sur 10 ans (en 2012, seulement 37,7 % de ces mêmes déchets étaient recyclés dans l’Hexagone), cela place malgré tout la France 7,5 points de pourcentage derrière la moyenne des pays de l’Union européenne (48,7 %).
À l’échelle européenne, ce sont nos voisins allemands qui recyclent la plus grande proportion de leurs déchets municipaux : 69,2 % en 2022, soit une augmentation de quatre points de pourcentage sur dix ans. Si le taux de recyclage de l’Italie n’était que de 53,3 % en 2022, cela représentait une amélioration de près de 15 points de pourcentage sur dix ans. En Slovaquie, le taux de recyclage est passé de 13,4 % en 2012 à 49,5 % en 2022, ce qui en fait le pays ayant enregistré la plus forte amélioration.
À l’inverse, le taux de recyclage des déchets a diminué en Roumanie : il est passé de 14,8 % en 2012 à 12,3 % en 2022. Le Portugal recyclait moins d’un tiers de ses déchets municipaux (30,2 %), ce qui faisait du pays l’un des mauvais élèves en matière de recyclage dans l’UE, à l’instar de Malte (12,5 %), Chypre (14,8 %), l’Islande (23,3 %), ou encore la Bulgarie (24,6 %).
Où privilégie-t-on les emballages écologiques ? D’après une récente enquête menée par Statista dans 53 pays (voir graphique ci-desssus), 22 % des personnes interrogées déclaraient que les emballages respectueux de l’environnement, comme les emballages recyclables ou sans plastique, jouaient un rôle important dans le choix de leurs aliments. Cependant, cette part varie fortement d’un pays à l’autre, comme le montre l’infographie.
En Europe, les emballages respectueux de l’environnement semblaient ainsi jouer un rôle relativement proche de la moyenne des pays inclus dans l’enquête : en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni. une personne interrogée sur cinq disait les prendre en compte dans le choix de leurs aliments, soit un peu plus qu’en France (17 %) ou en Italie (16 %). Ce chiffre tombait à 15 % au Canada, et seulement 11 % aux États-Unis. À l’inverse, la part des personnes se préoccupant des emballages lorsqu’elles font leurs courses était plus élevée en Asie : elle était de 24 % en Chine, 33 % en Inde, et 42 % en Indonésie, la part la plus élevée de tous les pays sondés dans le cadre de l’enquête de Statista.
Recyclage : le SIRTOM de la Région d’Apt collecte les téléphones inutilisés
Le Groupe Fert Recyclage, basé à Visan, est spécialisé dans le recyclage et la valorisation des véhicules, mais aussi des matières. L’entreprise, qui a fêté ses 40 ans en 2023, a fait des enjeux environnementaux son cœur de métier. Elle a récemment reçu un prix pour sa démarche RSE, qui témoigne de ses efforts pour l’environnement comme pour ses collaborateurs.
Si le recyclage est une affaire qui date de plusieurs siècles en France, le recyclage des métaux, lui, n’est arrivé qu’à la Première Guerre mondiale. Dans les années 70, le tri des déchets devient obligatoire en France. Les centres de recyclage s’adaptent pour pouvoir traiter des millions de tonnes de déchets comme les plastiques, le papier, les métaux, ou encore les déchets radioactifs).
Ainsi, lorsque l’entreprise Fert Recyclage voit le jour en 1983 à Nyons, dans le Sud de la Drôme, le projet est assez ambitieux, voire avant-gardiste, puisque ce n’est que dans les années 2000 que l’Union Européenne commence à réglementer le recyclage des véhicules hors d’usage. Fondée par Olivier Fert il y a 41 ans, l’entreprise est aujourd’hui présidée par son fils Attilio Fert, qui l’a intégrée dès son plus jeune âge et qui a décidé d’installer le siège à Visan, dans le Nord du Vaucluse, lorsque son père et lui engagent le processus transmission en 2018 et qu’Attilio en devient officiellement le PDG en 2023.
Lorsque l’entreprise naît, elle se spécialise dans le recyclage et la valorisation des véhicules hors d’usage. De la collecte à la destruction, en passant par le traitement, la déconstruction, le recyclage, et la valorisation, la société vauclusienne traite tous les types de véhicules, qui sont composés généralement à 75% de fer et de métaux.
Ce n’est que plus tard, après s’être développée par croissance externe, que l’entreprise Fert Recyclage élargie son spectre de compétences et devient un groupe, sous lequel sont aujourd’hui regroupées les marques Fert Recyclage, RE/Fert et Fert Métal. Ces deux dernières concernent la distribution des pièces de réemploi pour tous les véhicules auprès des professionnels comme des particuliers, mais aussi la collecte et le négoce de fer et de métaux. Le groupe a également créé une activité dédiée à la moto pour compléter le paysage métier de ses centres de traitement automobile.
Par sa croissance externe et le développement de ses activités, le Groupe a affirmé sa stratégie de croissance forte. En 2023, Fert Recyclage a enregistré un chiffre d’affaires de 37 millions d’euros et vise les 50 millions d’ici 2027. Le Groupe a 200 collaborateurs, mais ne compte pas s’arrêter là puisqu’il est en constant recrutement, notamment en Vaucluse (Visan, Valréas, Avignon, Cavaillon et Apt). Fert Recyclage fait d’ailleurs partie des entreprises ayant rejoint la 6ᵉ promotion de SUD Accélérateur, le programme d’accompagnement sur mesure au service des ETI (entreprises de taille intermédiaire) de demain mis en place par la Région Sud et risingSUD.
Le Groupe compte désormais 11 centres de valorisation de véhicules, 4 centres de négoce de fer et métaux, 22 dépôts de collecte et 10 sites de déconstruction dans le Sud de la France. Pour l’avenir, l’entreprise voit plus loin. « Nous sommes persuadés que l’optimisation d’un maillage territorial, national, sera porteur pour ce secteur au cœur des enjeux environnementaux et économiques », affirme Attilio Fert.
Les enjeux environnementaux au cœur de l’activité
Depuis qu’elle a été fondée, l’entreprise visanaise a développé une activité liée directement et indirectement à l’environnement. « Nos métiers contribuent à la préservation des ressources, tant par le recyclage des véhicules que par celui des fer et métaux », développe le président. Ainsi, les activités du Groupe favorisent l’économie circulaire, à travers la production de pièces détachées d’occasion issues de la déconstruction des véhicules hors d’usage, qui profitent au secteur de la réparabilité des autos, motos, machines agricoles, poids lourds et engins de travaux public.
« Les enjeux environnementaux sont au cœur de notre activité, ce n’est pas une posture qu’on adopte. »
Attilio Fert
En collectant le fer et les métaux, le Groupe contribue à réduire l’impact carbone de l’extraction, de la fabrication et de l’importation de nouveaux métaux. Ainsi, l’entreprise répond parfaitement aux préoccupations majeures qui encadrent l’environnement de nos jours.
Ambition, engagement et bienveillance. Ce sont les trois mots d’ordre qui définissent l’entreprise, en plus de ses engagements environnementaux. « Ces valeurs servent chacune des décisions prises, à chaque niveau de l’entreprise », ajoute Attilio Fert. Le Groupe a entamé une démarche RSE dès 2021, accompagné par le cabinet parisien Greenflex, spécialisé dans la transformation énergétique, environnementale et sociétale des entreprises. Ensemble, ils ont établi un bilan et une trajectoire pour Fert Recyclage.
L’entreprise s’engage donc pour l’environnement en essayant au quotidien de réduire son empreinte carbone, ses consommations énergétiques et ses émissions de gaz à effet de serre, et en favorisant l’achat responsable en priorisant les fournisseurs locaux et les produits écoresponsables. Le Groupe s’engage également pour l’Humain en privilégiant la sécurité et la santé de ses collaborateurs, la promotion du dialogue et de l’échange, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, l’égalité des salaires, la transparence des processus de recrutement, la diversité et l’intégration des minorités, ou encore l’évolution des compétences grâce aux formations professionnelles.
Cet engagement RSE a d’ailleurs été récompensé par la Compagnie nationale des commissaires aux comptes dans le cadre de la 3ᵉ édition des Challenges Durabilité – Responsabilité Sociale dont les lauréats ont été annoncés ce mercredi 3 juillet. Le Groupe Fert Recyclage a obtenu le Prix de la Démarche RSE. Une belle reconnaissance pour l’entreprise quarantenaire, mais aussi pour le Vaucluse, qui recèle d’entreprises ambitieuses et conscientes des principaux enjeux qui vont contribuer au monde de demain.
Recyclage : le SIRTOM de la Région d’Apt collecte les téléphones inutilisés
Le mardi 18 juin 2024, l’usine Orano Melox qui se trouve à Chusclan a inauguré son Campus des Métiers du Recyclage, soutenu par le plan France Relance. Un lieu de formation et de renforcement des compétences pour les employés de la firme. C’est un pas important pour l’entreprise française qui est la seule à recycler des combustibles usés pour produire un composant mélangé d’uranium et de plutonium.
Orano Melox, usine française spécialisée dans la fabrication de combustible nucléaire MELOX poursuit son évolution. Seule structure à recycler le plutonium qui se forme dans les réacteurs des centrales électronucléaires équipées de réacteur à eau sous pression, Orano Melox possède désormais son propre campus de formation, inauguré le mardi 18 juin 2024. France Relance a participé à ce projet en le finançant à hauteur de 4,6 millions d’euros.
Un lieu de formation et d’apprentissage
Ce campus des métiers aura pour but d’accélérer la formation et la montée en compétences des personnels sur site afin d’améliorer l’utilisation du procédé qui permet la fabrication des combustibles MOX, principale activité de l’entreprise. C’est sur un espace de plus de 1000m2, non radioactif et équipé en outils physiques et numériques que les 800 membres du personnel Orano Melox ainsi que les sous-traitants pourront venir apprendre et s’améliorer.
La fabrication des combustibles Mox requérant un procédé de haute technologie, ce lieu permettra une avancée considérable dans la formation et l’apprentissage des nouvelles pratiques et des mesures de sécurité, en mouvance permanente. Orano Melox ne compte pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’un nouveau bâtiment du même acabit devrait voir le jour en 2025. En attendant ce premier campus a permis de dispenser 10.000 heures de formation avec l’aide des 20 formateurs qui ont été référencés en interne et qui ont formé à eux seuls pas moins de 250 personnes.
Recyclage : le SIRTOM de la Région d’Apt collecte les téléphones inutilisés
La structure avignonnaise Aladdin Concept, spécialisée dans l’abri de piscine depuis plus de vingt ans, a annoncé que l’ensemble de ses productions d’abris seront désormais conçues en aluminium recyclé. C’est la première entreprise de ce secteur qui va procéder à cette méthode de production, ce qui vient confirmer son désir d’engagement environnemental et contribuer à la transition écologique via ses activités.
L’entreprise « made in Provence » Aladdin Concept va modifier sa chaine de production en fabriquant des abris de piscine 100% recyclé et ainsi réduire l’empreinte carbone de ses réalisations. Avec ce nouveau système, l’empreinte carbone du matériau est divisée par trois, passant de 8,6 kg de CO2/kg (ce qui est la moyenne européenne) à 2,95kg de CO2/kg. Une avancée considérable pour réduire l’empreinte carbone de la firme vauclusienne.
Cette innovation est dans la ligne directrice insufflée par Aladdin Concept depuis son ouverture. L’entreprise avignonnaise a toujours eu à cœur de mettre en place des stratégies visant à répondre aux questions environnementales, en particulier celles liées à la réduction de l’empreinte carbone. Toutes les chutes d’aluminium émanant de sa production sont envoyées au recyclage et envoyées au recyclage au sein d’une entreprise locale spécialisé dans le traitement des déchets métalliques, et ce, depuis plusieurs années. La firme utilise cette même technique pour les chutes de polycarbonate.
Lors du chantier de pose de l’abri, aucun déchet n’est généré. Les abris Aladdin sont en effet livrés déjà assemblés, sanglés directement sur la remorque. Aussi, le seul déchet produit est le film de protection plastique, servant à protéger les plaques de polycarbonate pendant le voyage. Ces derniers sont également recyclés directement dans l’usine de production à Avignon.