Quels pays exportent ou importent des déchets plastiques ?
Le recyclage des matières plastiques suscite une véritable bataille à l’échelle mondiale. Après que la Chine a décidé d’interdire l’importation de déchets plastiques sur son territoire en 2019, d’autres pays asiatiques se sont lancés dans ce secteur. Mais si le recyclage des déchets plastiques en provenance de l’étranger peut s’avérer lucratif pour certains, l’absence de réglementation et de contrôle dans la plupart des pays importateurs n’est pas sans causer une myriade de problèmes environnementaux.
Après le retrait de la Chine, le Vietnam et la Malaisie sont devenus les plus gros importateurs de déchets plastiques en Asie, tandis que la Turquie représente aussi un acteur majeur de ce secteur sur la scène internationale, récupérant notamment de gros volumes en provenance des pays européens.
Les experts s’attendent à ce que les flux de déchets exportés par les pays industrialisés continuent de se déplacer vers des régions où la gestion du recyclage n’est pas encore optimale et où les réglementations environnementales sont peu (ou pas) existantes. La plupart des déchets plastiques qui transitent dans le monde proviennent de pays comme le Japon, les États-Unis, l’Allemagne (qui n’a pas communiqué de chiffres en 2020) et la France.
Selon les données de la plateforme Comtrade de l’ONU, le Japon a expédié près de 821 000 tonnes à l’étranger en 2020, tout en n’important presque pas de déchets plastiques, d’où des exportations nettes d’environ 819 000 tonnes. Les États-Unis affichaient des exportations nettes de plus de 206 000 tonnes et la France d’environ 189 000 tonnes.
Quels pays exportent ou importent des déchets plastiques ?
Dans le cadre de l’opération environnementale ‘Collect’mobile, un geste pour ma ville’ lancée par l’opérateur Orange en collaboration avec l’association des maires du Gard, Villeneuve-lès-Avignon a décidé de prendre part au challenge. Ainsi, vous pouvez d’ores et déjà déposer les téléphones mobiles usagés dont vous n’avez plus l’utilité à l’accueil de la mairie de la commune, et ce, jusqu’au mercredi 8 juin prochain.
Une fois cette date passée, les téléphones collectés seront triés et recyclés. Ceux encore en état de marche seront reconditionnés par la société Ateliers du bocage et les bénéfices seront reversés à l’association Emmaüs international. Les trois communes gardoises qui auront collecté le plus de mobiles gagneront un arbre à planter.
Horaires d’ouverture de la mairie : du lundi au jeudi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h, le vendredi de 8h30 à 12h.
V.A.
Quels pays exportent ou importent des déchets plastiques ?
2 ans après son installation, le ‘Kiosque de tri’, situé à l’Hyper U de Pertuis, qui récompense le recyclage des emballages ménagers, affiche un bilan positif.
En 2020, ce nouveau système de tri sélectif venait s’installer sur le parking de l’Hyper U de Pertuis. Mis en place par les sociétés Pellenc ST et Suez, avec le soutien de Citeo, spécialisé dans le recyclage des emballages ménagers et des papiers, ce ‘Kiosque de tri’ permet aux Pertuisiens de trier leurs déchets en échange de bons d’achat à utiliser dans l’hypermarché. L’utilisateur peut également refuser le bon d’achat et faire don de l’argent à l’association K’net Partage qui soutient les enfants en difficulté.
L’objectif de cet aménagement était d’encourager la population à trier davantage afin d’améliorer la collecte des emballages qui sont ensuite acheminés vers le centre de tri du Jas-de-Rhodes aux Pennes Mirabeau pour être recyclés à l’usine de Bayonne.
Un dispositif efficace
Le bilan de ce kiosque se montre très positif puisque 845 000 emballages ont été collectés depuis sa mise en service, c’est-à-dire plus de 25 tonnes. Citeo estime que l’effectif de nouveaux trieurs a augmenté d’environ 13%. L’entreprise observe également un accroissement de 12% de collecte sélective supplémentaire pour les collectivités.
A l’origine, cet aménagement n’était qu’une expérimentation censée être cloturée en décembre dernier, mais ses résultats plus qu’encourageants ont incité Suez à le maintenir en place et en fonction, avec l’accord de Hyper U.
V.A.
Quels pays exportent ou importent des déchets plastiques ?
Après les Sorgues-du-Comtat c’est au tour de Rhône-lez-Provence de battre son propre record de collecte de sapins de Noël avec 4,24 tonnes de sapins recyclés en 2022 contre 2,8 tonnes en 2021. Pour cela, 8 sites de collecte répartis sur les 5 communes du territoire, en plus des 2 déchèteries de Bollène et Mondragon, avaient été installés durant près d’1 mois, du 27 décembre 2021 au 24 janvier 2022 en Rhône Lez Provence. La communauté de communes tient à en remercier ses habitants. Les communes de l’interco Rhône-lez-Provence sont Bollène, Lamotte-du-Rhône, Lapalud, Mondragon et Mornas. Anthony Zilio, le maire de Bollène, en est le président. MH
Quels pays exportent ou importent des déchets plastiques ?
La Cove (Communauté d’agglomération Ventoux-Comtat Venaissin) vient de lancer une nouvelle expérimentation de collecte des cartons auprès des commerçants de Carpentras. « Se débarrasser des cartons d’emballage est une problématique pour la plupart des commerçants, surtout dans les centres-villes, explique l’intercommunalité. Aussi, dans la continuité de sa politique en matière de réduction des déchets et son engagement pour faire progresser le recyclage, la Cove a décidé d’expérimenter une collecte spécifique de leurs cartons. » Ainsi, suite aux derniers ateliers sur la prévention des déchets les 9 et 10 octobre derniers avec la Ville de Carpentras et ses commerçants, la mise en place d’une collecte expérimentale a été actée avec un test grandeur nature réalisé dans le cœur de ville le mardi 26 et le jeudi 28 octobre. A cette occasion, le prestataire Colis Cyclette, un coursier à vélo électrique, a donc mené un essai en conditions réelles afin de déterminer les tonnages hebdomadaires à collecter, de quantifier la durée d’une tournée à vélo, de juger de la pertinence des points de collecte transitoires définis (4 points aux extrémités du cœur de ville) ainsi que d’établir le coût annuel d’une telle prestation afin de la pérenniser ou non. Outre l’aspect environnemental, cette collecte des cartons représente aussi un enjeu financier pour la Cove. En effet, chaque tonne de cartons est valorisée en matière recyclée rachetée 60€/tonne alors que pour incinérer des cartons qui seraient jetés aux ordures ménagères le coût s’élève à 135€/tonne.
Quels pays exportent ou importent des déchets plastiques ?
Créée en 2015, Extracthive est une PME française spécialisée dans le recyclage de déchets industriels avec pour mission de «développer des solutions de recyclage là où elles n’existent pas».Son usine est située 1637 Chemin de la Montagne à Sorgues.
Depuis 2016, l’équipe innovation d’Extracthive travaille au développement de la technologie PHYre® de recyclage des matériaux composites par solvolyse. Après une première augmentation de capital en 2019, Extracthive finalise une nouvelle levée de fonds de 4,6M€ auprès de ses actionnaires historiques (IRDI Soridec, Citizen Capital et CEA Investissement) et de nouveaux investisseurs professionnels aux profils variés et complémentaires que sont Colam Impact et Éric Bergé en qualité d’investisseur individuel.
Augmentation de capital
Cette augmentation de capital permet à la société de franchir une nouvelle étape de son développement, avec la construction et la mise en service de la tête de série industrielle de cette technologie d’une capacité de 400 tonnes par an. À horizon 2023, Extracthive déploiera son offre innovante à l’échelle européenne.
La fibre de carbone, légère et solide
La fibre de carbone intervient dans toutes les applications requérant légèreté et tenue mécanique. C’est pourquoi on retrouve les composites à base de fibres de carbone dans des secteurs de pointe comme l’aéronautique, avec une croissance de l’ordre de 11% prévue sur les 10 prochaines années. Par ailleurs, ces matériaux jouent un rôle clef dans le secteur des énergies renouvelables comme l’éolien ou la mobilité hydrogène. Cependant la production de fibre de carbone vierge a un fort impact environnemental -de l’ordre de 40 tonnes de CO2 par tonne de fibre vierge, d’après la Base impacts de l’Adème (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et son recyclage à grande échelle reste un défi.
Une technologie brevetée
La technologie PHYre®, brevetée par Extracthive, entend répondre à cette problématique. L’optimisation du procédé, notamment via un réemploi poussé des solvants, a permis de réduire au maximum son empreinte environnementale, si bien qu’aujourd’hui la fibre récupérée par Extracthive émet de l’ordre de 10 fois moins de gaz à effet de serre que la fibre vierge, selon l’étude d’analyse de cycle de vie (ACV) menée par le cabinet Quantis.
Unité de démonstrateur industriel
Après avoir validé avec succès cette technologie à l’échelle pilote, Extracthive se lance, avec le soutien de l’Union Européenne (via l’EIT Raw Materials) et de ses actionnaires, dans la conception, la construction et la mise en service d’un démonstrateur industriel. Cette unité, dont la mise en service est prévue pour le premier trimestre 2023, aura une capacité de traitement de 400 tonnes de composite par an. La réplication de cette unité permettra d’ici 2025 à Extracthive de doubler sa capacité de recyclage de composites et de pouvoir répondre à la demande à l’échelle européenne.
Innovation
Extracthive travaille également à la mise au point d’autres innovations dans le domaine du recyclage d’autres matériaux high-tech tels que le lithium ou le carbure de silicium, dont la production actuelle est également très polluante et le recyclage reste peu développé. Cette ambition a récemment été saluée par le site spécialisé Startups Insights qui a classé Extracthive dans le top 5 mondial des Scale-ups au service de l’économie circulaire dans le secteur « Mines et Métaux ».
En savoir plus
Extracthive est une PME dédiée à l’économie circulaire. Sa mission est de produire des matières premières secondaires à partir de déchets industriels. Cela permet à ses clients d’accéder à des matières première meilleur marché et présentant une emprunte CO2 réduite tout en réduisant leur risque d’approvisionnement. Un process rendu possible grâce à une équipe d’experts et de chercheurs de haut niveau. Ces équipes développent actuellement plusieurs procédés de recyclage innovants qui seront industrialisés dans les deux années qui viennent. Pour plus d’informations ici. MH
Quels pays exportent ou importent des déchets plastiques ?
Soutenu par la ville d’Avignon dans le cadre de l’appel à projet ‘Économie sociale et solidaire’, ce projet se concrétise par des bacs spécifiques de collecte installés dans le sous-sol des halles d’Avignon. Ces bacs ont vocation à collecter de la matière brute ayant un potentiel de revalorisation créative : bois, papier, carton… Collectée à vélo-remorque, la matière sera ensuite triée et nettoyée avant d’être redistribuée à des acteurs du territoire (écoles, centres sociaux, bases de loisirs…) ou revalorisée lors d’ateliers créatifs avec des enfants.
Une belle collecte en perspective !
L’association ‘Petites choses, ressources créatives’ collecte les matériaux et objets considérés comme des déchets par les entreprises pour les mettre à disposition des créateurs, amateurs ou professionnels, dans une démarche de valorisation créative. Au-delà de la création, l’association sensibilise professionnels et grand public au réemploi des déchets. Elle offre un espace de création, d’expression au cœur du territoire, un espace ouvert de partage à dimension humaine pour mettre en valeur les compétences de chacun. La boutique est située quartier Champfleury, 14 rue Léon Honoré Labande, 84000 Avignon, derrière la gare Avignon centre.
L.M.
Quels pays exportent ou importent des déchets plastiques ?
Le groupe Blachère illumination, entreprise familiale basée à Apt, illumine le monde à travers ses 28 filiales.
Les chiffres donnent le tournis : 400 employés à travers le monde dont 124 à Apt, 1 000 villes illuminées dans plus de 150 pays, 65% des communes françaises illuminées, 500 centres commerciaux décorés et 50% des budgets Recherche et développement dédiés aux innovations écoresponsables. « Au-delà de notre désir de créer de belles pièces partout dans le monde, l’écoresponsabilité est l’une de nos priorités. Nos projets reflètent notre créativité et notre capacité à inventer des décors et des solutions toujours plus innovantes. »
100% recyclables, biodégradables
Pour la toute première fois cette année, Blachere illumination, propose une collection été colorée 100% recyclable et biodégradable pour décorer l’espace urbain. Cette nouvelle forme de ‘Street art’ écoresponsable a déjà été adoptée par plusieurs villes qui ont choisi de décorer leurs rues, façades et ronds-points pour fêter l’été, attirer les foules mais aussi célébrer des évènements emblématiques. Ombrières multicolores sur les places d’Avignon à l’occasion du festival, vélos et maillots pour célébrer le Tour de France à Sorgues, décoration lumineuse aux abords du port de Sète pour accompagner les célébrations de l’été. Tels sont les nombreux projets d’été chez Blachere : Avignon, Apt, Orange, Sorgues, Salon de Provence, Rognac, Forcalquier, Sète, mais aussi Carcassonne, Biarritz, Calais, Paris et même à l’international, à Amsterdam et encore Houston aux Etats-Unis.
Bioprint est issu d’une canne à sucre biosourcée sans OGM (organisme génétiquement modifié) qui est ensuite transformée en bioéthanol déshydraté dans un laboratoire français. Lorsque les granules arrivent dans les ateliers, à Apt, ils sont teints avec des colorants propres et cette matière est ensuite injectée dans les imprimantes 3D, afin de produire les décors. Cette innovation est protégée par un grand nombre de brevets. Ce procédé ne génère aucun rebut à la fabrication et permet une recyclabilité totale en circuit court du motif en fin de vie grâce au broyage de la structure.
Depuis 2017, un parc machine de 7 robots imprimantes grand format est implanté dans le siège d’Apt. En innovant et en modernisant les tâches répétitives et à faible valeur ajoutée grâce aux robots, la société valorise son savoir-faire sur les pièces uniques dites ‘sur-mesure’, fabriquées à la main dans les ateliers de ferronnerie et de câblage. « L’innovation industrielle nous permet de pérenniser notre savoir-faire unique, dont le travail est valorisé et reconnu par le label ‘Entreprise du patrimoine vivant’ depuis 2016. » Cette transition vers une économie circulaire, initiée pour la première fois sur ce marché par Blachere Illumination, s’inscrit dans une démarche éco-responsable afin de diminuer l’emprunte écologique.
500 milliards de bouteilles produites chaque année et beaucoup finissent dans la nature ou les océans. Blachere s’attaquer au fléau de la pollution plastique en recyclant le PET (polyéthylène téréphtalate) provenant de l’industrie alimentaire pour fabriquer des décors innovants à partir de ce matériau unique, le rPET (PET recyclé). « En effet, chaque année ce sont environ 8 millions de tonnes de déchets qui finissent dans les océans et forment le 7ième continent, un vortex de plastiques flottants d’une taille équivalente à 1/3 de l’Europe. »
Les bouteilles récupérées sont triées par couleur, de l’incolore au bleu, puis broyées en flocons pour être mises en forme pour l’extrusion. Les granulés issus de cette transformation sont ensuite injectés dans les imprimantes 3D pour produire des décors d’un bleu unique. Cette méthode unique concourt à limiter les émissions de gaz à effet de serre et contribue à éliminer le maximum de bouteilles plastiques de la nature. « Au delà du respect de l’environnement, cette innovation nous permet de concevoir des structures très créatives et colorées qui seront aussi belles de nuit que de jour et qui seront totalement recyclées en fin de vie. »
Quels pays exportent ou importent des déchets plastiques ?
Le fonds de dotation APS solidarité remet gratuitement en circulation des fauteuils roulants revalorisés, appelés les ‘B-canes’, par 10 salariés en insertion professionnelle à Châteaurenard. Une démarche du territoire qui favorise l’inclusion sociale et l’accès à tout pour tous.
Inclusion sociale et économie circulaire
L’économie circulaire est l’un des piliers de cette initiative. Valoriser des fauteuils usés par la vie en leur donnant un second souffle permet la réutilisation des matériaux et évite ainsi de jeter les fauteuils qui, dans le pire des scénarios, termineront leur voyage hors des sentiers du recyclage. La démarche, en plus de soigner la planète, permet à des salariés en situation d’insertion professionnelle d’être intégrés à un groupe et d’exercer une activité à part entière. « Le reconditionnement des fauteuils roulants est réalisé par le chantier d’insertion dédié au projet porté par l’association ATOL », explique Nathalie Sadowski, chargée de mission au sein d’APS solidarité. Notre objectif est de sortir les personnes vulnérables de leur isolement et promouvoir un usage temporaire des B-canes : fauteuil un jour, pas fauteuil toujours. »
Des acteurs engagés
Le reconditionnement des fauteuils est financé par le mécénat : grâce à la contribution d’Intermarché Pernes-les-fontaines, 11 fauteuils roulants ont été revalorisés. A Pernes-les-Fontaines, ces ‘B-canes’ sont gratuitement mises à disposition du CCAS (Centre communal d’action sociale), de l’épicerie solidaire Anatoth, de la médiathèque, de la bricothèque, de l’office du tourisme… Mais aussi du collège Simone Veil à Châteaurenard pour deux initiatives au cœur du Paraflam’tour, un carrefour pour sensibiliser au handicap.
‘Recycl handy’ lauréat
Et comme toute initiative noble mérite distinction, les collégiens de Simone Veil qui réalisent des accessoires pour fauteuils roulants dans le cadre du dispositif Entreprendre pour Apprendre PACA, viennent de décrocher le prix ‘Solidarité’. Les élèves ont, des mois durant, testé l’entrepreneuriat en confectionnant des sacs, des vides-poches, des coussins pour béquilles… « Des accessoires particulièrement pertinents et utiles car ils répondent aux besoins exprimés par les utilisateurs des fauteuils: ils ont besoin de sac pour leurs courses, leurs clés ou leur bouteille d’oxygène. » Le collège Paul Gauthier à Cavaillon a, pour sa part, remporté le prix ‘Créativité’ avec son projet de création de lampes écologiques en bambou.
Les collégiens ont confectionné un éventail d’objets pratiques. Photo: collège Simone Veil Châteaurenard