11 février 2026 |

Ecrit par le 11 février 2026

BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Après plusieurs années de mise en sommeil, l’Office départemental du BTP de Vaucluse -OBTP 84- renaît officiellement. Porté conjointement par les entreprises du bâtiment et les architectes, la structure ambitionne de recréer du lien, de fluidifier les pratiques et d’anticiper les grandes mutations réglementaires, environnementales et numériques qui bouleversent l’acte de bâtir.

C’est un signal fort envoyé à l’ensemble de la filière construction. Réunis en assemblée générale constitutive, les professionnels du bâtiment et de l’architecture ont acté la relance de l’Office BTP 84, structure de concertation départementale longtemps en veille, notamment depuis la crise sanitaire du Covid 19 en 2020. Une relance pensée comme une réponse collective à un secteur fragilisé par l’empilement des normes, la hausse des coûts et la complexification des projets

Une gouvernance partagée architectes–entreprises
À la présidence, et pour un mandat de trois ans, Emilie Feral issue des entreprises adhérentes à la Fédération du BTP de Vaucluse. La vice-présidence est assurée par Luc Perret, élu régional des architectes et membre de l’UNFSA (Union des architectes). Une gouvernance volontairement alternée, fidèle à l’ADN de l’Office : rassembler conception et exécution autour d’intérêts communs. L’Office BTP 84 s’inscrit dans le cadre national de l’Office Général du BTP, union pilotée par la Fédération Française du Bâtiment et l’UNSFA, avec l’Ordre des architectes comme partenaire associé. Il rejoint ainsi un réseau d’offices départementaux présents dans près de 70% des territoires français.

Recréer du lien dans une filière sous tension
Objectif ? Remettre du ‘liant’ dans une chaîne de production du bâtiment qui s’est fragmentée. Architectes, entreprises et maîtres d’ouvrage partagent aujourd’hui les mêmes constats : délais qui s’allongent, coûts qui explosent, réglementations de plus en plus techniques, et risques accrus en réhabilitation, notamment avec l’amiante, les mouvements de terrains avec les argiles, les pollutions, les structures anciennes…

De gauche à droite Rachid Ghzal, Marie Beaurain secrétaire Office btp 84, Jean François Quelderie, Karine Millet présidente de l’OGBTP, Emilie Feral présidente de Office BTP 84, Paul François Luciani vice président de l’OGBTP, Luc Perret vice président de l’Office BTP 84 et Agathe Pitoiset. Copyright MMH

De plus en plus de rénovation
La nécessité de mieux anticiper les projets en amont s’impose alors que la construction neuve recule et que la rénovation se fait majoritaire. Diagnostics insuffisants, programmation lacunaire ou défaut de coordination peuvent transformer un chantier en source de surcoûts et de contentieux. L’Office entend justement intervenir à ce stade stratégique.

Des groupes de travail très opérationnels
Pour éviter toute structure ‘hors sol’ l’Office BTP 84 a fait le choix d’une organisation agile, articulée autour de groupes de travail thématiques. Le premier portera sur la gestion des déchets et la normalisation des documents de marché, notamment les CCAP (Cahier des clauses administratives particulières) et DPGF (Décomposition du prix global et forfaitaire) afin d’harmoniser les pratiques et de permettre une comparaison claire et équitable des offres.

Les enjeux du numérique et de l’intelligence artificielle
Un second groupe s’attaquera aux enjeux du numérique et de l’intelligence artificielle : outils de conception, jumeaux numériques, gestion des données, mais aussi questions de propriété intellectuelle et d’évolution des métiers. À cela s’ajoute une réflexion inspirée du lean management, appliquée à l’organisation des chantiers et à la réduction des gaspillages.

La rénovation énergétique
Le troisième axe concernera la rénovation énergétique, le réemploi et les friches, avec l’ambition de structurer une véritable dynamique de matériothèque à l’échelle du Vaucluse et d’accompagner les collectivités dans la reconquête du foncier déjà bâti.

Marie Beaurain, Luc Perret et Emilie Feral Copyright MMH

Communication et dialogue institutionnel
Enfin, un groupe dédié à la communication et au dialogue institutionnel travaillera à renforcer les relations avec les maîtres d’ouvrage publics, les intercommunalités et les porteurs de projets, La Région Sud-Paca, Le Département, en valorisant les compétences locales et les outils juridiques offerts par le code de la commande publique.

Localisme, qualité et intelligence collective
Sans jamais verser dans le repli, l’Office BTP 84 revendique un localisme assumé : rappeler que le Vaucluse dispose de compétences complètes en conception comme en exécution, et que faire travailler les entreprises du territoire génère des retombées économiques, de l’emploi et de la valeur ajoutée locale.

La RE2020
Face aux bouleversements induits par la RE2020 (Règlementation environnementale) la décarbonation du bâtiment, la gestion de l’eau, la désimperméabilisation des sols ou encore la complexité croissante des autorisations d’urbanisme, l’Office se veut un espace d’intelligence collective. Un lieu neutre, capable de produire des positions communes, de partager des retours d’expérience concrets et d’éclairer aussi bien les professionnels que les maîtres d’ouvrage.

Un réveil assumé
Mis en sommeil pendant près de huit ans, l’Office BTP de Vaucluse assume aujourd’hui son réveil. Deux rencontres annuelles sont d’ores et déjà prévues, sous forme de visites de chantiers, de projets réalisés ou de temps d’échanges techniques. Avec une ligne directrice simple : moins de réunions formelles, plus de solutions concrètes et rapidement opérationnelles. Alors que la ville se reconstruit sur elle-même depuis des millénaires, l’Office BTP 84 entend s’imposer comme un outil collectif au service de la qualité, de la cohérence et de l’efficacité de l’acte de bâtir sur le territoire.

Dans le détail
Le Conseil d’administration est composé de : François Cheilan, Luc Perret, Marie Beaurain, Jean-Marc Perrut, Agathe Pitoiset et Emilie Feral. Le bureau de Emilie Feral présidente, Luc Perret vice président, Jean-Marc Perrut trésorier est Marie Beaurain secrétaire.
Mireille Hurlin


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Dans un contexte où le BTP traverse une période tendue, Grand Delta Habitat a distingué 45 entreprises partenaires lors de la 9ᵉ édition de sa labellisation. Un rendez-vous devenu incontournable, qui valorise les savoir-faire locaux et renforce un écosystème économique en quête de stabilité.

Première coopérative d’habitat en France, basée à Avignon, Grand Delta Habitat (GDH) joue un rôle structurant dans les territoires. Avec plus de 42 500 logements et une capacité de production annuelle de 800 à 1 000 unités, l’organisme agit comme moteur économique grâce à ses investissements, ses réhabilitations et ses acquisitions. Dans un marché où la construction neuve ralentit et où les trésoreries sont sous pression, GDH représente pour de nombreuses entreprises un donneur d’ordre essentiel, capable d’offrir visibilité et continuité.

Un label exigeant, devenu un repère
Depuis neuf ans, la labellisation distingue les entreprises engagées dans la construction, la réhabilitation, l’entretien ou la maintenance du patrimoine. Les critères sont stricts : qualité des ouvrages, respect des délais, sécurité, efficacité en phase de Garantie de Parfait Achèvement. Au-delà de la reconnaissance, le label offre des avantages concrets : procédures simplifiées lors des appels d’offres, délais de paiement réduits à 15 jours, et outils de communication valorisant le savoir-faire des lauréats. Cette année, 45 entreprises ont été récompensées devant plus de 150 participants, illustrant la diversité des métiers mobilisés pour garantir un cadre de vie de qualité.

De gauche à droite Daniel Léonard, Michel Gontard, Corinne Testud-Robert, Patrice Perrot, Xavier Alapetite, Magali Bernard, Georges Boutinot et Xavier Sordelet Copyright MMH

La vision du président Michel Gontard
Lors de la cérémonie, Michel Gontard, président de GDH, a souligné les défis à venir pour le secteur du logement : renouvellement des équipes municipales et intercommunales, réformes législatives (notamment la loi ZAN, Zéro artificialisation nette), et horizon présidentiel 2027 susceptible de redéfinir les politiques de logement. Face à des besoins immenses : 2,8 millions de demandes non satisfaites au niveau national, 200 000 en région Sud-Paca, 20 000 dans le Vaucluse, GDH prévoit de mobiliser à nouveau 350M€ d’investissements en 2026, tout en cherchant activement du foncier, ressource devenue rare.

L’enjeu
Pour Michel Gontard, l’enjeu est clair : «Les entreprises sont prêtes, les compétences existent. Ce qui manque, ce sont les moyens fonciers et une volonté politique forte.» Avec la labellisation, Grand Delta Habitat affirme soutenir le tissu entrepreneurial local, garantir la qualité de son patrimoine et contribuer à une politique de logement plus ambitieuse. Dans une période incertaine, le label devient un outil de confiance et de stabilité, essentiel à l’équilibre entre acteurs publics, entreprises et habitants.

GDH en chiffres
Actuellement Grand Delta Habitat aura livré 678 logements, et requalifié 1 267 logements en plus des 4 000 issus des 4 quartiers concernés par le NPNRU (Nouveau programme de renouvellement urbain à Saint-Chamand, Grange d’Orel-Reine Jeanne, secteur les Olivades et Monclar). La coopérative HLM loge 101 076 personnes, a attribué 3 583 logements et effectué 151 ventes de son patrimoine. Elle recrute actuellement 54 personnels et a investi 667 000€ dans la formation.
Mireille Hurlin

45 entreprises étaient honorées par GDH et plus d’une centaine de personnes présentes dans les salles du Confidentiel à Sorgues Copyright MMH

BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Plus moderne, plus écologique et plus inspirant, le Service Livre et Lecture du Département de Vaucluse vient d’inaugurer ses nouveaux locaux à Sorgues. Avec une extension de 418 m², un espace Fab Lab, une bibliothèque témoin et des équipements à la pointe, ce lieu repensé devient un véritable moteur de l’innovation pour les bibliothèques du territoire. Coût de l’opération : 2,8M€.

C’est une nouvelle page qui s’ouvre pour le Service Livre et Lecture (SLL) du Département de Vaucluse. Jeudi 9 octobre, les locaux fraîchement rénovés et agrandis de Sorgues ont été inaugurés. Objectif : offrir aux bibliothèques du territoire un outil moderne, inspirant et résolument tourné vers l’avenir. Installé depuis 1991 à Sorgues et à Cadenet, le SLL fournit gratuitement aux bibliothèques vauclusiennes un large éventail de services : prêts de livres et de CD, accompagnement professionnel, formations, conseil, et même supports d’animation. Une mission rendue possible via les lois de décentralisation, qui ont confié aux Départements la compétence de la lecture publique.

Une extension de 418 m² pour coller aux usages d’aujourd’hui
Conçu dans les années 1990 comme un simple bâtiment de stockage, le site de Sorgues n’était plus en phase avec les attentes des professionnels du livre ni avec les exigences techniques actuelles. En avril 2024, le chantier de transformation a été lancé, aboutissant aujourd’hui à une métamorphose ambitieuse : 418 m² d’extension, une réhabilitation énergétique du bâtiment existant, et surtout, un véritable changement de philosophie.

Copyright Département de Vaucluse

Une bibliothèque témoin pour inspirer les territoires
Au cœur du nouveau bâtiment : un magasin de prêt transformé en bibliothèque ‘témoin’. Pensé comme un prototype de bibliothèque municipale moderne, il réunit entre 8 000 et 12 000 documents, dans un cadre ergonomique et flexible. Les collections sont mises en valeur à travers une grande variété de supports – rayonnages, bacs, espaces thématiques – et le mobilier a été entièrement repensé pour créer une ambiance chaleureuse, fluide, et accueillante. Un espace source d’inspiration pour les bibliothèques du territoire, qui y puisent des idées concrètes pour faire évoluer leurs propres équipements.

Numérique, échanges, développement durable : une vision à 360°
Mais l’innovation ne s’arrête pas là. Le nouveau SLL accueille également un Fab Lab, où les bibliothécaires peuvent découvrir et manipuler des outils numériques dernier cri : imprimantes 3D, découpeuses vinyle, brodeuses… Un espace de convivialité a également été aménagé, propice aux échanges entre professionnels et à la co-construction de projets culturels. Et parce que l’avenir passe aussi par l’environnement, des panneaux photovoltaïques ont été installés sur le toit, contribuant à une meilleure efficacité énergétique du bâtiment. La réhabilitation de la partie historique a permis, elle aussi, d’améliorer les performances en matière de chauffage, d’éclairage, de sécurité et de consommation d’énergie.

Un investissement de 2,8M€ pour la culture
Au total, l’opération aura mobilisé 2,8M€ hors taxes, financés par le Département de Vaucluse à hauteur de 1 606 156€ ; L’État (DRAC, Direction régionale des affaires culturelles) : 798 844€ (dont 53 031€ pour le mobilier) et, enfin, la Région Sud Paca avec 425 000€. Un investissement fort pour un service public de la lecture plus ambitieux, plus moderne, plus durable. Avec cette transformation, le Service Livre et Lecture ne se contente pas de prêter des livres. Il devient un véritable laboratoire d’idées pour les bibliothèques vauclusiennes, un catalyseur de projets culturels, et un acteur clé du lien social sur le territoire.

Copyright Département de Vaucluse

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Ce samedi 4 octobre, Renaud Muselier, Président de la Région Sud, a célébré deux anniversaires forts en symbole : les 25 ans du Collectif Provence et les 5 ans de l’Observatoire de la langue et de la culture provençales. Une journée placée sous le signe de l’identité, de la transmission et de la fierté régionale, soutenue par un engagement financier fort de la Région.

Au Mas Saint-Paul, à Cheval-Blanc, les cigales ne chantaient peut-être plus, mais les cœurs, eux, vibraient aux sons et aux mots de la Provence. Pour les 25 ans du Collectif Provence et les 5 ans de l’Observatoire de la langue et de la culture provençales, plusieurs figures politiques se sont réunies autour de Renaud Muselier, dont Jean-Pierre Richard, président du Collectif, et Christian Mounier, maire de Cheval-Blanc. Le temps fort de cette journée ? La bénédiction en provençal du Mas et une visite de l’exposition rétrospective, retraçant un quart de siècle d’actions pour la langue et les traditions locales.

Un soutien régional fort et durable
Chaque année, la Région Sud apporte un soutien de 150 000€ au Collectif Provence pour ses missions essentielles : transmission, recherche et animation culturelle. Ce n’est pas tout : la Région a aussi investi 496 000€ dans l’ouverture de l’Observatoire, véritable maison commune dédiée à la langue et à la culture provençales. Pour Renaud Muselier, ce soutien n’est pas un simple geste patrimonial, mais un acte politique et identitaire fort :
« La langue et la culture provençales, c’est bien plus qu’un patrimoine : c’est une identité vivante, vibrante qui nous relie à l’histoire longue de notre région. »

Des dispositifs concrets pour faire vivre les traditions
La Région ne s’arrête pas là. Dans le cadre de sa politique culturelle, elle soutient chaque année une centaine d’acteurs investis dans la préservation des langues et traditions. Trois dispositifs structurent cette action : Lieux de conservation : création ou rénovation d’espaces dédiés aux traditions régionales ; Valorisation des traditions : soutien aux projets culturels et manifestations valorisant les savoir-faire et les pratiques locales ; Langues régionales : actions d’initiation, d’apprentissage et de diffusion.

61,7 millions d’euros en 2025 pour la culture régionale
L’investissement de la Région en matière culturelle atteint 61,7M€ pour 2025, avec des priorités claires : Valoriser les traditions et l’identité régionale ; Soutenir les industries culturelles (cinéma, édition) ; Restaurer le patrimoine et Développer l’éducation artistique.

Une Provence bien vivante
Avec des lieux comme le Mas Saint-Paul, des structures comme le Collectif Provence, et un soutien régional affirmé, la culture provençale n’est pas une carte postale figée, mais un héritage vivant et en mouvement. Et cette journée de célébration n’était qu’une étape : la transmission continue.


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

La Communauté d’agglomération a obtenu le niveau 3 du label régional ‘Territoire durable, une Cop d’avance’, la démarche locale de développement durable de l’agenda 2030 dans le cadre du Plan Climat régional. Le Grand Avignon, Avignon et Velleron ont été particulièrement félicités, par l’Arbe l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement pour la solidité et la cohérence de leurs stratégies environnementales. Cette journée dévolue à la transition écologique a réuni plus de 150 personnes accompagnées par la Région Sud-Paca et l’Aurav, à Châteauneuf-de-Gadagne.

Le label ‘Territoire durable, une COP d’avance’ est une distinction portée par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, en partenariat avec l’État, et animée par l’Arbe –l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement-, qui vise à identifier, accompagner et valoriser les collectivités qui s’engagent dans une démarche locale de développement durable, dans le cadre  des Objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030 et le Plan Climat régional.

Le Grand Avignon
Cette reconnaissance souligne les efforts menés par le Grand Avignon, en direction de la transition énergétique, d’achats publics durables et responsables, ainsi que de prévention des déchets, à travers notamment le Schéma de développement des énergies renouvelables, le Programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés (PLPDMA).

Le programme 2025
En 2025, la communauté d’agglo a lancé trois projets structurants : une stratégie du numérique responsable, le développement de la biodiversité et la rénovation du patrimoine public et privé.

Depuis 2021
Pour mémoire, le Grand Avignon a adopté la transition écologique en 2021 puis le Plan Climat-Air-Energie territorial (PCAET) en 2024. La reconnaissance de l’Arbe, pour le travail accompli, conforte le Grand Avignon dans les domaines de l’énergie, la mobilité, l’aménagement et la gestion des ressources.

Une approche globale de la transition écologique
Ce label distingue les territoires qui adoptent une approche globale de la transition écologique, fondée sur l’amélioration continue et l’adaptation aux enjeux locaux. La démarche est rythmée par 4 niveaux de reconnaissance : selon la maturité et la cohérence de la démarche engagée. Même au niveau 4, le plus élevé, les territoires sont encouragés à poursuivre leur progression. La durée du label est de 3 ans, à l’issue desquels le lauréat peut renouveler sa candidature.

Dans le détail
La remise des labels s’est déroulée à l’occasion de la rencontre territoriale du bassin rhodanien ‘Cap sur 2026 : la transition écologique, une opportunité pour votre projet de mandat’, organisée le 1er juillet à Châteauneuf-de-Gadagne. Le Grand Avignon, partenaire de l’Agence régionale pour la biodiversité et l’environnement (Arbe), avait convié les élus du territoire à participer à cet événement pour un partage d’expériences.

Motivés
Plus de 150 participants étaient présents, dont la moitié d’élus, pour assister à 18 ateliers thématiques centrés sur les retours d’expérience autour de 6 axes clés : le cadre de vie, le patrimoine naturel, la protection des populations, la gestion économe, l’exemplarité et la mobilisation des acteurs. Le Grand Avignon, la Ville d’Avignon et la commune de Velleron y ont partagé leurs démarches avec l’appui notamment de l’Aurav –Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse-. La remise des labels 2025 (« Territoire durable, une COP d’avance », « Territoires engagés pour la nature » et PARC+) est intervenue en clôture de l’après-midi.


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

David GÉHANT, Vice-Président de la Région, en charge de l’aménagement du territoire, de l’aide aux communes et aux intercommunalités représentant le Président Renaud MUSELIER, a reçu à l’Hôtel de Région les Présidents des associations des Maires et des Communes des territoires de la Région Sud. Cet échange a permis de réaffirmer le rôle central de la Région Sud-Paca auprès des élus locaux pour une vision ambitieuse et constructive des territoires.

Parmi les sujets abordés
Les perspectives des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030, avec la volonté d’en faire profiter tous les territoires de la Région ;
Les attentes fortes en matière de mobilités, transition écologique et logement ;
La demande de simplification administrative et de plus grande confiance envers l’échelon local ;
Et l’opposition assumée à la trajectoire ZAN 2050 (Zéro artificialisation nette), trop souvent injuste pour les communes rurales.

Ils étaient présents :
Daniel SPAGNOU, Président de l’Association des Maires des Alpes-de-Haute-Provence,
Jean-Louis CHABAUD, Président de l’Association des Maires Ruraux des Alpes-de-Haute-Provence,
Jean-Michel ARNAUD, Président de l’Association des Maires des Hautes-Alpes,
Marie BELLON, Présidente de l’Association des Maires ruraux des Hautes-Alpes,
Jean-Paul DAVID, Président d’honneur de l’Association des Maires des Alpes-Maritimes,
Jérôme VIAUD, Président de l’Association des Maires des Alpes-Maritimes,
Georges CRISTIANI, Président de l’Association des Maires des Bouches-du-Rhône,
Michel GROS, Président de l’Association des Maires ruraux des Bouches-du-Rhône,
Pierre GONZALVEZ, Président de l’Association des Maires du Vaucluse,
Robert TCHOBDRENOVITCH, Président de l’Association des Maires ruraux du Vaucluse,
Gil BERNARDI, Président de l’Association des Maires du littoral,
Pierre VOLLAIRE, Vice-Président de l’Association Nationale des Stations de Montagne
et Jean BACCI, Président de l’Union Régionale des Communes Forestières


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

La Villa créative a été inaugurée mardi 27 mai, 33 bis, rue Louis Pasteur. Une renaissance saluée par près de 600 de personnes invitées à investir le bâtiment principal et ses jardins dans un espace de 8 200m2 calme et verdoyant au cœur de l’intramuros d’Avignon. Plus de onze discours d’inauguration ont ponctué l’éclosion de ce lieu foisonnant où se rencontrent déjà la science, la recherche, les enseignants, les étudiants, les entreprises, les arts et les technologies du numérique. Mission ? Construire un futur qui s’emballe.

La villa créatrice ? C’est un lieu hybride de rencontres, de travail, de recherche, d’art, des technologies du numérique, d’expérimentations diverses et variées dans un espace voué à la création : 8 200m2 de jardins et de bâtiments patrimoniaux, quatre pavillons, quatre galeries, un auditorium, un studio de captation audio-vidéo, des bureaux, un jardin et même une brasserie. Elle accueillera des expositions d’art contemporain, des résidences d’artistes, des rencontres littéraires, des conférences et séminaires scientifiques, des ateliers de recherche, des forums scientifiques, des programmes pédagogiques, des cours et formations, de sessions de mentorat et des projets collaboratifs.

La Villa créatrice, en lieu et place de l’ancienne faculté des sciences Copyright MMH

Un projet réalisé grâce à un partenariat public-privé
Il y a tout d’abord, ce modèle économique incroyable puisque qu’Avignon est la 1ere société universitaire de recherche (Sur) en France. Résultat d’un modèle juridique et financier inédit pour une structure publique lui assurant un autofinancement par le biais de l’exploitation des surfaces bâties.

Un modèle économique inédit
L’université d’Avignon est également pionnière puisqu’elle est seule lauréate dans le cadre du Programme Investissements d’Avenir 3 (PIA3). Un modèle économique et financier établi sur 20 ans, garantissant à la fois son autofinancement de fonctionnement et la pérennité du projet. Un projet qui en annonce un autre dans la foulée : la Villa naturalité, sur le campus Hannah Arendt à Agroparc et dont l’ouverture est prévue en 2027. « Une initiative qui donne déjà des idées aux universités de Nantes, La Rochelle, Reims, Strasbourg, Université de Québec à Montréal… », sourit Anne-Lise Rosier directrice des deux structures avignonnaises.

L’escalier, signature de l’architecte Alfonso Femia Copyright MMH

La construction financière de la villa créative
Pour l’exploitation de la Villa Créative, Avignon Université a créé une société par actions simplifiées, la SAS Villa Immo SUR en investissant 48 % du capital aux côtés de deux partenaires : l’État via la Banque des territoires (17 %) et Étic (35 %). Au capital de 1 462 000 €, la SAS Villa Immo SUR porte les investissements du programme Villa Créative – c’est à elle que revient la gestion et l’exploitation des bâtiments de la Villa Créative en s’appuyant sur l’expertise d’Étic. Ainsi, la Société Universitaire et de Recherche (SUR) dispose d’une convention d’occupation du domaine public relative au site, lui permettant de l’exploiter et de déployer son activité à travers une offre plurielle de services.

Le financement de la réhabilitation
La réhabilitation a pu être entreprise grâce à un Contrat de Plan Etat Région de 15M€ réunissant les soutiens de l’État, la Région, le département de Vaucluse, le Grand Avignon, la Ville d’Avignon et l’Université, ainsi que des aides complémentaires du Ministère de l’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de la Banque des territoires, de la Banque Populaire Méditerranée et de la SAS Villa Immo SUR, pour obtenir un budget de 18,9M€ nécessaire à la dépollution et la réhabilitation complète du site. En plus de l’édifice patrimonial, l’Université d’Avignon a choisi d’intégrer un deuxième site. Rénové à hauteur de 700 000€ avec le soutien du programme France Relance, ce bâtiment est situé à 300 m du site principal. Inauguré en juillet 2023, le Pavillon des Arts et Métiers est désormais le lieu d’implantation du Cnam (Conservatoire national des arts et métiers) en Vaucluse.

Autour de Georges Linarès président de l’université d’Avignon et d’Anne-Lise Rosier, directrice de la Villa créative et de la fondation Avignon univesité, les personnalités institutionnelles. Copyright MMH

Label Ethic
La Villa Créative est un lieu label Étic®. Étic® – Foncièrement Responsable, entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS) crée, finance et gère sur tout le territoire des espaces de bureaux et de commerces. Ces lieux permettent aux acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire d’accéder à des locaux professionnels abordables, ainsi que de mutualiser espaces et services. L’ambiance y étant propice au partage comme à l’entraide.

Les partenaires pionniers de la Villa créative
Sept membres pionniers, résidents permanents de la Villa Créative, contribuent à l’écosystème dans plusieurs domaines : la formation, la recherche, l’entrepreneuriat, la création. Ce sont : le Cnam avec ses parcours diplômants ; l’Ecole des nouvelles images avec ses métiers du cinéma d’animation 2D et 3D ; la French Tech Grande Provence avec ses start ups, entreprises innovantes et travaille à l’internationalisation ; le Frames Web Video Festival pour la professionnalisation de la création vidéo et son développement sur Internet ; le Festival d’Avignon, la plus importante manifestation internationale du spectacle vivant ; Le Grand Avignon pour l’accompagnement des créateurs d’entreprise, du cinéma d’animation, du jeu vidéo, de la création numérique qui les soutient en louant le 1er étage de la Villa créatrice et, enfin, Avignon Université qui a choisi d’investir un pavillon de 250 m2, totalement dédié à la Recherche et à l’Innovation. Conçu comme un espace d’accueil d’enseignants, ainsi que deux galeries de 110 m2 chacune.

Près de 600 personnes étaient présentes. Copyright MMH

Et aussi plus de 60 partenariats déjà noués
Parmi ses 60 partenaires, les Arts combinatoires Matrice et Convergence, D4 Avocats associés, SVSN – spectacle vivants et scènes numériques, la Collection Lambert, Les Hivernales – CDCN d’Avignon, l’École Supérieure d’Arts d’Avignon, La Garance – Scène Nationale de Cavaillon, l’Opéra et le Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon, l’Orchestre national Avignon-Provence, les nombreux théâtres et musées de la ville d’Avignon ainsi que le tiers-lieu La Scierie…

Appels d’offres & Résidence d’artistes
La Villa Créative lance chaque semestre, en octobre-novembre et janvier-février, une campagne d’appel à projets : artistes, chercheurs, associations, collectifs, institutions sont invités à candidater. Les Collèges artistiques et scientifiques de la Villa Créative se réunissent à l’issue de l’appel pour étudier chaque candidature et potentiellement l’intégrer à l’écosystème de la Villa Créative – en l’associant à des programmes de recherche, en cours de développement à travers des résidences protéiformes, accueillies dans cet espace hybride. La 1ère année La Villa créatrice a compté 1 000 consultations de l’appel et réceptionné 120 candidatures. Enfin, La brasserie, écoresponsable, propose l’inclusion, donne à travailler et servir des produits locaux, équitables, provenant de circuits courts et à bas coûts carbone. C’est aussi un restaurant d’application.

L’exposition d’Edward Burtynsky Copyright MMH


L’actuelle exposition

La Villa Créative et le Centre Culturel Canadien ont signé, en 2024, des collaborations entre leurs lieux. La première de ces collaborations est l’exposition inaugurale de la Villa Créative, des images d’Edward Burtynsky.

Architectures immersives
Un dôme monumental, prévu pour septembre 2025 dans le jardin de la Villa Créative, incarnera cette vision d’une architecture durable et spirituelle, rétablissant le lien entre humains et écosystème. Côme Di Meglio développe, dans le cadre de S+T+ARTS, des architectures immersives en mycélium alliant design bioclimatique et contemplation. Favorisant bien-être et interactions sociales, le projet vise à réduire les coûts de fabrication pour diffuser largement ces structures grâce à une méthode innovante.

Partie des jardins de la Villa créative Copyright MMH

L’historique du lieu
Le bâtiment principal, datant du 20e siècle, était, au tout début, l’École normale d’institutrices du Vaucluse puis devient, en 1891, l’École normale d’instituteurs. Pendant la Première Guerre mondiale, le bâtiment est converti en hôpital auxiliaire pour soigner les blessés du front avant de retrouver ses fonctions au service de la formation des maîtres. Du début des années 1960 jusqu’en 2014, l’Université d’Avignon y installe sa Faculté des Sciences. Le lieu devenu alors friche, le Festival d’Avignon investit les jardins – chaque été, de 2014 à 2018, avec les Ateliers de la pensée qui contribueront à créer, pendant le temps estival un lieu central d’échanges intellectuels et scientifiques. En janvier 2022, est entrepris un chantier hors norme de réhabilitation du site.

Sa réhabilitation
La réhabilitation du site patrimonial historique, après dépollution a été confiée à Alfonso Femia, personnalité de l’architecture méditerranéenne à travers les Atelier(s) Alfonso Femia avec le cabinet d’architectes du patrimoine, DLAA Architectes. Ensemble, ils œuvrent à une conservation des éléments patrimoniaux du bâtiment, dans le respect des nouvelles contraintes environnementales et de l’écriture initiale du site. Deux éléments sont remarquables : la grille de la porte d’honneur et la recréation de l’escalier monumental en une création contemporaine sur mesure imaginée pour la Villa Créative. Ce chantier d’ampleur a rassemblé 30 entreprises qui ont rénové les bâtiments patrimoniaux et 7 500m2 de jardins.

Les danseurs de l’Opéra d’Avignon Copyright MMH

BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Etienne Klein, maire de Châteauneuf-de-Gadagne, vice-président à la Communauté de communes Pays-des-Sorgues-Mont-de-Vaucluse, en charge de la transition écologique de la réduction et de la valorisation des déchets, participait à la journée de conférence ‘Zéro déchet, zéro plastique, quelles solutions locales organisée par Julien Dézécot, directeur de publication du magazine ‘Sans transition !’ Voici ce qu’il a dit dans son mot d’accueil.

«L’enjeu des déchets et de l’économie circulaire est très important pour la Communauté de communes, notamment en matière économique car la gestion des déchets représente à elle-seule 6,5M€ chaque année, soit 170€ par habitant.»

Un sujet environnemental
«C’est aussi un sujet environnemental puisque toute la chaine depuis la production de matière à son élimination pose la question de l’économie, comme la gestion des ressources et, in fine, de pollution. C’est la raison pour laquelle nous avons associé le zéro plastique au zéro déchet.»

La prégnante question des emballages
«L’intervention de Nathalie Gontard sera importante puisqu’on ne peut pas se débarrasser du plastique. Les collectivités ont longtemps pensé que leur sujet était de collecter, de traiter et d’éliminer les déchets, puis est arrivé la question du tri.»

Le tri, un premier pas mais il faut aller plus loin
«On s’est dit qu’il fallait mieux valoriser et donc trier les déchets. Depuis 5 ans, nous sommes passés à une étape supérieure car maintenant, le sujet est la prévention. Il faut cesser de faire du déchet et donc réduire la production qui finira en déchet en réutilisant, réparant, peut-être en recyclant ce qui n’est pas non plus, on le voit avec le plastique, une solution durable. Toutes ces notions nous amènent à l’économie circulaire, à mieux penser et optimiser la production des emballages.»

Le tri des années 2000 puis le compostage
«Le tri est en place depuis les années 2000, les opérations de sensibilisation et de pédagogies de la Communauté de communes ont permis d’optimiser celui-ci. Sur les 6 dernières années la collecte de tri a bondi de +15% sur Châteauneuf-de-Gadagne. Nous travaillons également, depuis janvier 2024, sur le tri des bio-déchets pour ne pas le faire entrer dans la chaine de collecte et de traitement grâce à des composteurs partagés et individuels ainsi que des bornes d’apport volontaire, notamment, dans les centres historiques de nos communes.»

La tarification incitative
«Il est vrai que nous nous posons la question d’une tarification incitative, nous y sommes très fortement incités par l’Adème (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie), la Région et l’Etat. En tant qu’élu, j’y suis sensible et pense le voir réalisé dans les années à venir. L’objectif restera de réduire les déchets.»

L’enjeu de l’économie circulaire
«L’économie circulaire va bien au-delà de la gestion des déchets en touchant à l’économie du territoire, à la manière dont les producteurs emballent et vendent des produits, à la façon dont les habitants consomment. A ce titre ces sujets ne peuvent pas être entièrement portés par la collectivité. L’enjeu sera de porter tout le territoire : habitants, professionnels, chambres consulaires, les parties prenantes à l’échelle de la Région, au titre de la planification écologique, de la Coop régionale. Cette journée, en faisant venir des sachants, en rassemblant les gens et en créant du débat a pour objectif de créer une dynamique collective sur le territoire.»


BTP 84 : la filière construction vauclusienne se remet en mouvement

Grand Delta Habitat, aménageur, bailleur social et de logements intermédiaires, a modernisé son site Internet pour en améliorer  l’expérience utilisateur, notamment avec des parcours personnalisés et une information claire à destination des différents besoin en information des utilisateurs.

Le site décline les différents champs d’intervention de la coopérative du logement, notamment lorsqu’il s’agit d’une recherche d’habitat, en location sociale ou intermédiaire, ou pour un projet d’accession à la propriété. Concernant l’accession, la coopérative expose les différents dispositifs que sont le PSLA (Prêt social location accession) et le BRS (Bail réel solidaire) pour franchir le cap de l’achat de sa demeure en toute sérénité.

L’intelligence artificielle en action 
Déjà locataire ? L’espace en ligne offre des services pratiques et des réponses immédiates aux questions courantes. Acteur du foncier, institutionnel ou partenaire ? Des informations évoquent le parcours du bailleur social et son champ d’actions. Recherche d’un local commercial, d’un parking ou d’un terrain à bâtir? Une interface intuitive dirige l’internaute vers les offres disponibles. Enfin, les candidats à l’emploi, les fournisseurs et les journalistes disposent d’un accès simplifié aux ressources et aux contacts dédiés.

Interactions et pertinence
La navigation est optimisée par profil, pour un accès rapide aux informations pertinentes.Des cartes géographiques interactives proposent d’explorer les offres de résidences, parkings et locaux commerciaux. L’espace locataire a été simplifié. Un accès aux projets et aux actualités permet aux partenaires et media d’être renseignés.

En savoir plus
Grand Delta Habitat accompagne depuis près de 60 ans les collectivités et habitants dans leur parcours résidentiel dans une offre globale : location sociale et intermédiaire, accession à la propriété, terrains à bâtir, gestion de syndic, reconquête des centres villes, réhabilitation, démolition et reconstruction. La coopérative intervient en région Sud-Paca. Le nouveau site Internet ici.

https://www.echodumardi.com/tag/region-sud-paca/   1/1