22 juillet 2026 |

Ecrit par le 22 juillet 2026

Impôts : qui sera remboursé avant la fin du mois ?

Les premiers remboursements de l’impôt sur le revenu interviendront les 24 et 31 juillet, sans aucune démarche à effectuer. À l’inverse, certains Français devront s’acquitter d’un complément d’impôt à partir de la fin septembre. Voici ce qu’il faut savoir sur cette régularisation annuelle opérée par l’administration fiscale.

En 2025, 524 M€ d’impôt sur le revenu ont été acquittés par 163 000 foyers fiscaux : 495 M€ de taxe foncière (3750 00 avis), 132,2 M€ de droits d’enregistrement (successions, donations…) et de taxe de publicité foncière, 39,2 M€ de taxe d’habitation des résidences secondaires (28 000 avis). Comme chaque été, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) procède à la régularisation de l’impôt sur le revenu, en comparant les sommes déjà prélevées à la source avec le montant définitif réellement dû. Pour une partie des contribuables, cette opération se traduira par une agréable surprise : un remboursement automatique du trop-perçu. Pour d’autres, elle débouchera au contraire sur un solde restant à payer. Les premiers remboursements sont programmés les 24 juillet et 31 juillet 2026, en même temps que la mise à disposition des avis d’impôt dans l’espace personnel sur impots.gouv.fr. 

Qui peut bénéficier d’un remboursement ?
Deux situations ouvrent droit à une restitution. La première concerne les contribuables dont les prélèvements à la source effectués en 2025 se révèlent supérieurs à l’impôt finalement calculé. Cette situation peut notamment résulter d’un changement de revenus, d’une évolution de la situation familiale ou d’un taux de prélèvement insuffisamment actualisé.La seconde concerne les personnes bénéficiant de réductions ou de crédits d’impôt supérieurs aux avances déjà perçues, notamment pour l’emploi d’un salarié à domicile, les dons aux associations, certains investissements ou encore les frais de garde d’enfants. 

Aucune formalité à accomplir
Aucune demande n’est nécessaire. Le remboursement est automatiquement versé sur le compte bancaire connu de la DGFiP. Sur le relevé bancaire, le virement apparaît sous l’intitulé ‘Direction générale des finances publiques’. Les contribuables n’ayant pas communiqué de coordonnées bancaires recevront un chèque envoyé à leur domicile. Cette automatisation constitue l’un des effets du prélèvement à la source, instauré en 2019, qui permet d’ajuster chaque année la situation fiscale réelle des ménages.

Des remboursements parfois conséquents
Lors des précédentes campagnes, près de trois contribuables sur dix avaient bénéficié d’un remboursement, dont le montant moyen avoisinait 700€. Les bénéficiaires sont informés du montant exact sur leur avis d’impôt, consultable dans leur espace personnel ou adressé par courrier pour ceux qui ont conservé ce mode de réception. 

Copyright Mireille Hurlin

Pour d’autres, un complément d’impôt à régler
À l’inverse, certains contribuables découvriront qu’ils n’ont pas suffisamment payé d’impôt au cours de l’année écoulée. Cette situation peut résulter d’une hausse de revenus, d’un changement de situation non signalé à temps ou encore d’une avance de crédit d’impôt perçue en janvier 2026 supérieure aux droits finalement constatés. Le règlement interviendra automatiquement à partir du 25 septembre. Si le montant restant dû est inférieur ou égal à 300€, un prélèvement unique sera effectué. Au-delà de ce seuil, la somme sera répartie sur quatre prélèvements mensuels, jusqu’à la fin décembre. 

Vigilance face aux tentatives d’arnaque
Comme chaque année, cette période est propice à la multiplication des courriels et SMS frauduleux annonçant de prétendus remboursements d’impôts. La DGFiP rappelle qu’elle ne demande jamais de communiquer des coordonnées bancaires par courriel ou SMS pour obtenir un remboursement. Celui-ci est versé automatiquement sur le compte bancaire enregistré dans l’espace fiscal du contribuable. En cas de doute, le contribuable se connectera exclusivement à son espace personnel sur le portail officiel des impôts. 

Le Vaucluse, un département où moins d’un foyer sur deux est imposable
Le Vaucluse demeure l’un des départements les plus modestes de Provence-Alpes-Côte d’Azur, où, selon l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), 248 159 ménages fiscaux, dont 47,1% seulement sont imposables, soit un peu moins d’un foyer sur deux. Cette proportion est inférieure à la moyenne nationale, reflet d’un niveau de revenu plus faible. Les revenus fiscaux les plus élevés se concentrent dans les villages prisés du Luberon et des Monts de Vaucluse, tels que Gordes, Cabrières-d’Avignon, Bonnieux, Menerbes, Lourmarin ou encore Châteauneuf-du-Pape, où le niveau de vie médian dépasse largement la moyenne départementale. À l’inverse, les taux d’imposition sont généralement plus faibles dans les villes les plus populaires comme Avignon, Cavaillon, Carpentras, Bollène ou Pertuis, où les revenus médians sont moins élevés et où une part importante des ménages n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu. Cette géographie fiscale illustre les contrastes socio-économiques entre des territoires résidentiels recherchés et des bassins urbains confrontés à davantage de fragilités.

Un paradoxe économique
Si l’emploi progresse et que le chômage recule, cette amélioration ne se traduit pas pleinement dans le portefeuille des ménages. Les revenus demeurent parmi les plus modestes de Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec un salaire net moyen de 2 346 euros par mois dans le secteur privé, tandis que près d’un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Cette réalité limite le nombre de foyers imposables et concentre l’effort fiscal sur les classes moyennes, dont le pouvoir d’achat est déjà mis à mal par la hausse du coût du logement, de l’énergie, de l’alimentation et des transports. Egalement les emplois peu ou moyennement qualifiés restent majoritaires, la progression de l’activité économique ne suffit donc pas à compenser l’augmentation des dépenses contraintes, alimentant un sentiment persistant de fragilité financière chez de nombreux Vauclusiens.

En résumé
Les 24 et 31 juillet marqueront le début de la campagne estivale de remboursement de l’impôt sur le revenu. Si vous êtes concerné, aucune démarche n’est nécessaire : le virement arrivera automatiquement sur votre compte bancaire, accompagné de votre avis d’imposition. Pour les autres, le verdict tombera également à la lecture de cet avis, avec, le cas échéant, un complément d’impôt prélevé à partir de la fin septembre. 
Les sources pour les impôts ici. Pour les données Insee sur le Vaucluse ici. Combien gagent les salariés vauclusiens ici.
Mireille Hurlin


Impôts : qui sera remboursé avant la fin du mois ?

Depuis le 25 novembre, la préfecture de Vaucluse participe à une opération nationale d’abandon et de régularisation d’armes. Trois points de collecte sont ouverts en Vaucluse, de 9h à 17h, pour vous dessaisir de vos armes ou pour les enregistrer. L’opération prendra fin demain, vendredi 2 décembre.

Si la France compte près de 5 millions de détenteurs légaux d’armes, on estime qu’au moins 2 millions de citoyens détiendraient sans titre des armes, principalement de chasse ou issues des Première et Seconde Guerres mondiales. La plupart de ces armes détenues illégalement sur le territoire national ont été acquises par héritage, le plus souvent sans connaître le cadre légal de leur détention. L’opération nationale d’abandon et de régularisation d’armes offre au détenteur la possibilité de s’en dessaisir simplement ou de les conserver légalement.

Pour les détenteurs d’armes et de munitions souhaitant s’en séparer, les restitutions s’effectuent auprès des policiers et des gendarmes présents sur les sites de collecte dédiés.

En Vaucluse, trois sites sont ouverts, sans rendez-vous, jusqu’à demain, vendredi 2 décembre 17h :

  • Avignon – Hôtel de police d’Avignon, 14 boulevard Saint Roch.
  • Pernes-les-Fontaines – Brigade de gendarmerie, quartier de l’Audifrette.
  • Apt – Brigade de gendarmerie, 226 avenue Eugène Baudouin.

Pour les détenteurs désireux de conserver leurs armes, des agents de la préfecture seront également présents sur les trois sites de collecte pour les aider à les enregistrer dans le système d’information sur les armes (SIA).

Les détenteurs ne devront alors pas présenter leurs armes, mais se présenter munis :

  • de photographies de bonne qualité de leurs armes. Ces photographies doivent permettre de visualiser les différents marquages des armes : numéro de série, nom de fabricant, marque, modèle, calibre ;
  • de la longueur totale de l’arme et de celle du canon ;
  • d’une pièce d’identité ;
  • d’un justificatif de domicile.

J.R.


Impôts : qui sera remboursé avant la fin du mois ?

Depuis trois ans, François et Sabrina Lachal, père et fille, travaillent avec Mocktar, ouvrier ivoirien arrivé en France en 2017, dans leur ferme familiale de la Tour d’Aigues. Il y a un an, Sabrina et François ont déposé une demande de régularisation pour Mocktar à la préfecture du Vaucluse, qui a été refusée. Face à ce refus, ils ont décidé de lancer une pétition signée par plus de 32 000 personnes. 

Tous sont unanimes, Mocktar est courageux et travailleur. Il a appris à tailler la vigne, vendanger, ciseler les raisins de table, à refaire les palissages avant le printemps, à récolter puis battre les plantes aromatiques ou encore à améliorer la production de la culture de rhubarbe. La ferme ayant développé une activité de maraichage, c’est lui qui s’occupe de la serre, du désherbage des cultures de plein champs (carottes, pommes de terre, maïs doux, tomates, oignons, etc.). Très à l’aise avec les animaux, c’est aussi lui qui prend soin du petit cheptel de poules et de deux cochons.

“Vous n’êtes pas sans connaître les difficultés du monde agricole, à exister, à survivre et à trouver des employés. C’est un métier difficile, qui laisse peu de place au repos et au répit. Perdre Mocktar serait tragique pour nous comme pour lui”, alerte Sabrina. François Lachal est installé depuis 1982 sur cette ferme de 35 hectares. Il croise le chemin de Mocktar en 2018. A ce moment-là, cela faisait près de 5 ans que François était seul sur la ferme, ne parvenant pas à recruter un ouvrier permanent motivé et fiable.

Un recours administratif est actuellement en cours, cependant la situation de Mocktar demeure encore à ce jour inchangée malgré la pétition. François va bientôt partir à la retraite et il est impossible pour Sabrina de reprendre la ferme sans Mocktar. « Plus qu’un employé, Mocktar est devenu un membre de la famille Lachal qui a besoin de nous autant que nous avons besoin de lui », déclare Sabrina.

La pétition continue de prendre de l’ampleur et plus de 32 000 personnes ont rejoint Sabrina et François pour faire appel de la décision du 4 novembre dernier. “Mocktar a trouvé en nous et en ses amis en France, une famille et un environnement amical. Nous demandons simplement que lui soit accordé le droit à travailler en toute légalité”, conclut Sabrina.

Pour signer la pétition : https://www.change.org/AutorisationdetravailpourMocktar

https://www.echodumardi.com/tag/regularisation/   1/1