15 mars 2026 |

Ecrit par le 15 mars 2026

Réindustrialisation : 1 milliard d’euros d’investissement dans le Gard Rhodanien

La communauté d’agglomération du Gard Rhodanien a acté la reconversion industrielle de l’ancien site sidérurgique de l’Ardoise à Laudun-l’Ardoise. Le projet lauréat à 1Mrd€ est porté par l’entreprise MGH Energy.

Anciennement dédié aux activités sidérurgiques stoppées il y a 20 ans, le site de 35ha de l’Ardoise est devenu une friche industrielle qui aujourd’hui, renait de ses cendres grâce à un appel à projet remporté par la compagnie maritime MGH Energy, suite à l’obtention pour le site du label ‘Site clé en main – France 2030’.

Cette labellisation s’inscrit dans une stratégie plus globale de réindustrialisation du pays et affirme la position du Gard Rhodanien, aussi considéré et appelé ‘Gard Avignonnais’ par beaucoup, comme deuxième pôle industriel de la région Occitanie après Toulouse. L’Agglomération a notamment obtenu le label ‘Territoire d’Industrie’ pour 2023-2027 et vise la neutralité carbone à l’horizon 2050.

« Nous avons pris nos responsabilités, avec une volonté claire : réintroduire une activité innovante, créer de l’emploi pour nos jeunes et impulser une dynamique économique au service de tout notre territoire », affirme Yves Cazorla, maire de Laudun-l’Ardoise.

Un appel à projet

C’est en ce sens que le Gard Rhodanien et la commune de Laudun-l’Ardoise ont lancé un appel à projet afin d’avoir un pouvoir de décision sur le futur projet pour sécuriser la vocation industrielle du site via un bail emphytéotique. L’appel à projet s’est basé sur les énergies décarbonées et a reçu 10 candidatures au cours de l’été 2025. Les trois projets les plus pertinents ont été auditionnés par le Comité de pilotage composé de l’État, la Région, la commune, la Banque des territoires, l’Établissement Public Foncier d’Occitanie et la Compagnie Nationale du Rhône.

Un projet a donc tiré son épingle du jeu. Il s’agit de l’usine de production de carburants de synthèse pour les transports aérien et maritime de l’entreprise MGH Energy. Le projet a su répondre à tous les critères requis, à savoir les orientations stratégiques, la robustesse technique et opérationnelle, les retombées socio-économiques, l’intégration sur le site, ainsi que l’innovation et la gestion des flux.

« La réussite du projet de carburants de synthèse de l’Ardoise incarne une ambition partagée : celle d’un territoire qui transforme son histoire industrielle en nouvel élan, qui s’engage pleinement dans la transition énergétique et qui renforce sa souveraineté économique », ajoute l’Agglomération.

Un projet tourné vers la transition énergétique

MGH Energy souhaite donc implanter une usine qui produira du e-kérosène pour l’aviation commerciale et du e-méthanol pour le transport maritime. Ces carburants sont destinés à remplacer les carburants fossiles, qui sont, eux, fortement carbonés. Ils seront élaborés à partir d’hydrogène vert issu d’électricité renouvelable et de dioxyde de carbone capté localement auprès d’industries du territoire.

« Ce projet associe innovation technologique, souveraineté énergétique et ancrage territorial fort. »

Jean-Christian Rey, président de la communauté d’agglomération du Gard Rhodanien.

Après avoir identifié le potentiel du site de L’Ardoise en 2023, l’entreprise a finalement obtenu une durée d’exploitation initiale de 30 ans et lancera la construction de l’usine en 2028 après des études détaillées, l’obtention des autorisations réglementaires et des phases de concertation. La mise en service de cette future unité de production, qui représente un investissement d’1Mrd€, devrait se faire en 2031 et prévoit la création de 400 emplois directs durant la phase de construction et environ 200 emplois permanents durant la phase d’exploitation. L’usine devrait pouvoir produire jusqu’à 70 000 tonnes par an de e-kérosène et 50 000 tonnes par an de e-méthanol.

L’Agglomération a acté la reconversion industrielle du site de l’Ardoise ce lundi 9 février. ©Gard Rhodanien

Réindustrialisation : 1 milliard d’euros d’investissement dans le Gard Rhodanien

Vaucluse Provence Attractivité (VPA), le Département de Vaucluse, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse, la Région Sud et le réseau des Forces Françaises de l’Industrie (FFI) se sont réunis le vendredi 22 mars pour un événement autour du sujet de la réindustrialisation, particulièrement dans le département.

C’est dans le cadre exceptionnel de l’Opéra du Grand Avignon que se sont réunies 80 personnes le vendredi 22 mars pour une soirée sur le thème de la réindustrialisation du Vaucluse. Initié par Samuel Marc, dirigeant de l’entreprise gargassienne Fénix Evolution, membre de la Team Vaucluse et des FFI, et par Laure Marchand, cheffe de projet Talents & La Team Vaucluse, cet événement a permis aux acteurs économiques et industriels du Vaucluse d’échanger sur la place de l’industrie au sein du département. En amont de la soirée, un groupe de travail autour de la réindustrialisation a été créé dans le but de donner un élan industriel dans le département.

« On a créé ce groupe dans l’objectif d’être acteurs, à nos échelles, de cette réindustrialisation. Nous qui sommes citoyens de ce département, on veut y vivre et y progresser, donc on souhaite s’impliquer en abordant les problématiques liées à l’industrie. »

Samuel Marc

L’événement, animé par Cathy Fermanian, directrice générale de VPA, s’est tenu en présence de Pierre Gonzalvez, président de VPA, Gilbert Marcelli, président de la CCI Vaucluse et d’Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’Économie et entrepreneur actif au sein des FFI.

Des échanges sur les questions fondamentales liées à la réindustrialisation

Il faut savoir que le Vaucluse compte tout de même 16% des emplois dans la production manufacturière, ce qui est plus élevé que la moyenne nationale. Mais les industries doivent être davantage accompagnées, notamment aux niveaux écologique, énergétique et sociétal. La soirée a été rythmée par deux tables rondes autour de l’industrie en Vaucluse, sur la situation actuelle et les perspectives à explorer, puis Arnaud Montebourg a partagé sa propre expérience avec les participants.

La première table ronde était sur le thème ‘L’industrie en Vaucluse, état des lieux et attentes du territoire’. Pour ce temps d’échange, la CCI a donné les chiffres clés de la filière industrielle en Vaucluse, appuyé par les discours de Pierre Gonzalvez, qui a mis en lumière les difficultés foncières liées à la nouvelle loi ZAN, et Jean Henin, PDG de Pellenc Selective Technologies, qui travaille sur la gestion des déchets et du recyclage.

La seconde table ronde, quant à elle, était davantage portée sur l’avenir, avec pour thème ‘Réindustrialisation et perspectives en Vaucluse ?’. Plusieurs interrogations ont résulté de cette discussion, telle que : En quoi le Vaucluse est-il un territoire attractif pour les industries ? De quelle manière attirer de nouveaux projets d’investissement et faciliter leur implantation ? Quels sont les écueils rencontrés par les entreprises ? Une table ronde qui a été principalement animée par VPA, Samuel Marc et Stéphane Pad, responsable industriel chez Earthwake, qui ont apporté leur retour d’expérience, notamment sur les points de soutien et autres dispositifs facilitateurs.


Réindustrialisation : 1 milliard d’euros d’investissement dans le Gard Rhodanien

L’Union des industries textiles –qui fédère les entreprises textiles françaises- réunit, cette année, jeudi 14 et vendredi 15 octobre, syndicats, fédérations et dirigeants du secteur textile à l’Isle-sur-la-Sorgue. Objet ? La ré-industrialisation de la France. Un exemple d’anti-délocalisation aussi avec l’indéboulonnable manufacture Brun de Vian-Tiran qui tisse son destin en bord de Sorgue depuis 8 générations.

Il sera question pour ces 16 professionnels venus de la France entière d’échanger durant deux jours, ce jeudi 14 et vendredi 15 octobre, sur les enjeux du textile tout en abordant l’emploi, la formation, le développement durable, l’innovation, le commerce, l’export et la fiscalité. Les participants analyseront les signaux faibles et envisageront les perspectives à court et long termes dans le contexte d’une ré-industrialisation de la filière lainière en France.

Visite d’entreprise

Pour l’occasion, les participants au séminaire visiteront l’entreprise du patrimoine vivant Brun de Vian-Tiran qui tisse ses propres étoffes depuis 1808, emploie 45 salariés, se fournit en fibres et laines –à hauteur de 60 tonnes- dans plus de 20 pays, réalise plus de 10M€ de chiffre d’affaires et affiche un panier moyen de 350 à 400€.

Brun de Vian-Tiran

Dans le détail ? Brun de Vian-Tiran, 1er transformateur français de laines de France fabrique plaids, couvertures, tapis, écharpes, châles et accessoires exclusivement conçus à partir de fibres lainières naturelles. Son ambition ? Participer au succès de la filière des laines de France dans une démarche responsable, éthique et durable, notamment auprès des bergers français qu’elle soutient depuis toujours. Un exemple ? Brun de Vian-Tiran accompagne les éleveurs de Mérinos d’Arles antique qui produisent, grâce à leurs 25 000 têtes, et en exclusivité pour la vénérable maison, la plus fine laine de l’hémisphère nord. L’entreprise est dirigée par Jean-Louis Brun, le fils de Pierre qui comme ses prédécesseurs, dédient leurs vies à cette aventure entrepreneuriale familiale hors du commun.

Union des industries textiles

L’industrie textile française compte 2 200 entreprises, 61 000 salariés et un chiffre d’affaires de 13,6 milliards d’euros (chiffres 2018). L’Union des Industries Textiles est l’organisation professionnelle représentative des entreprises exerçant une activité textile : filature, moulinage, tricotage, tissage, ennoblissement… en France pour la mode et le luxe, la maison, et des marchés techniques (automobile, aéronautique, santé, construction.

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