4 novembre 2026 |

Ecrit par le 4 novembre 2026

François de Canson est le nouveau président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Réunis en assemblée plénière extraordinaire ce lundi 12 octobre à Marseille, les conseillers régionaux ont élu François de Canson à la présidence de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il succède à Renaud Muselier, désormais sénateur des Bouches-du-Rhône.

François de Canson a été élu avec 83 voix sur 122 suffrages exprimés*, à l’issue du scrutin organisé dans l’hémicycle de l’Hôtel de Région, à Marseille.
Âgé de 61 ans, François de Canson est conseiller régional depuis 2015 et vice-président de la Région depuis 2021, chargé notamment du développement économique, du tourisme et de la prévention des risques majeurs. Élu maire de La Londe-les-Maures en 2008, il préside également le Comité régional de tourisme depuis 2018. Avant son engagement politique, il a exercé plusieurs responsabilités dans le secteur privé, en France et à l’international.
Dans son discours d’investiture, François de Canson a annoncé plusieurs premières mesures pour les lycées régionaux : une inspection générale immédiate, l’ouverture d’une plateforme d’alerte dans la semaine et la constitution de brigades départementales d’intervention pour répondre aux urgences matérielles.

« Mes deux priorités immédiates seront nos lycées et la mise en œuvre d’un plan régional de santé. »

François de Canson, nouveau président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

« Je veux remercier Renaud Muselier pour sa confiance et cette transmission, c’est si rare en politique, insiste François de Canson. Mes deux priorités immédiates seront nos lycées et la mise en œuvre d’un plan régional de santé. Deux grandes orientations guideront mon mandat : la souveraineté et l’adaptation au changement climatique. Je veux une Région qui garde le goût des grands projets, mais qui ne perde jamais le sens des réalités. »

A fond pour le tourisme en région Sud
Durant son mandat de Président du Comité régional de tourisme depuis 2018, il conduit une stratégie visant à renforcer l’attractivité de la destination Sud qui a porté ses fruits.
En dix ans, les retombées économiques du tourisme sont passées de 18 à 22 milliards d’euros et représentent aujourd’hui 13% du PIB régional. La région attire aussi de plus en plus d’étrangers : la part de la clientèle internationale est passée de 30% à 37%. La fréquentation a progressé de 13% en hiver en dix ans.

Par ailleurs, évoquant l’actualité avec l’attaque d’un collégien ayant blessé par balle son principal et une enseignante à Aubagne aujourd’hui, le nouveau président réagit : « une crise qui met en émoi et en mouvement toute une partie de la jeunesse n’est jamais seulement une crise de circonstance. Elle révèle une crise existentielle, une inquiétude profonde sur la place que cette jeunesse pense pouvoir trouver dans le monde. Il y a dans les causes profondes de ce mouvement une dose considérable d’inquiétude et une proportion effroyable de désespérance. La conviction, pour certains, que les promesses faites aux générations précédentes ne leur seront plus tenues. Les difficultés d’orientation, la pression scolaire, l’incertitude économique, les inquiétudes climatiques, les conflits internationaux s’accumulent jusqu’à former parfois une masse confuse qui leur donne le sentiment que l’avenir leur échappe avant même d’avoir commencé. »

« La confusion des colères. »

« Et les réseaux sociaux ajoutent à cette confusion la tyrannie de l’immédiateté. Tout appelle une réaction, poursuit-il. Tout exige une indignation. Tout semble devoir se régler dans l’instant. Les colères s’additionnent sans toujours se comprendre. Les causes se superposent. Les faits s’effacent parfois derrière les émotions. Et les fractures du monde viennent se greffer sur les nôtres. Ce qui m’inquiète davantage encore, c’est la confusion des colères. Nous devons entendre ce que cela dit de notre époque. Mais nous devons aussi garder le sens de la mesure. Car il existe une autre jeunesse, nombreuse, souvent silencieuse, qui travaille, qui étudie, qui s’engage, qui doute parfois mais continue d’avancer. Cette jeunesse-là ne fait pas nécessairement la une des journaux. Elle n’en mérite pas moins notre attention. »

L.G.

*Composition des groupes politiques de la Région Sud : Notre Région D’abord (80 élus), Groupe RN-UDR (35 élus) et Non-inscrits (8 élus).


Mobilité : fréquentation en hausse pour la ligne de bus entre Valréas et Avignon-TGV

Avec une moyenne de 14 voyageurs par voyage depuis janvier 2026, la ligne routière régionale 924 enregistre chaque mois une fréquentation supérieure à celle de 2025. Mise en place par la Région Sud en avril 2024, en partenariat avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, cette ligne relie Valréas, Nyons, Vaison-la-Romaine, Avignon TGV et le pôle d’échanges multimodal d’Avignon. Elle propose 2 allers-retours quotidiens avec un service 7 jours sur 7, y compris les jours fériés (à l’exception du 1er janvier, 1er mai et du 25 décembre).

Initialement conçue pour desservir la gare TGV d’Avignon, la ligne 924 répond également désormais à une forte demande pour des trajets vers le centre-ville. Pour accompagner cette dynamique, un véhicule de plus grande capacité assure désormais le service. Il offre ainsi plus de 50 places, le Wi-Fi à bord et une accessibilité renforcée pour les personnes à mobilité réduite.

« Cette liaison facilite les déplacements du quotidien et rapproche les habitants des services, des emplois et des connexions ferroviaires. »

Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

« La hausse de la fréquentation de la ligne 924 témoigne d’un véritable besoin de mobilité, explique Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Entre Valréas, Nyons, Vaison-la-Romaine et Avignon, cette liaison facilite les déplacements du quotidien et rapproche les habitants des services, des emplois et des connexions ferroviaires. C’est tout le sens de notre action : proposer des solutions de mobilité concrètes et adaptées aux besoins des territoires et de leurs habitants. »
Preuve en est : plus de 2 200 voyageurs l’ont empruntée en juillet, confirmant l’intérêt de cette liaison entre l’enclave des Papes et Avignon-Carpentras.


Le 1er train à batterie de la Région Sud est en service entre Carpentras et Avignon

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de mettre en service son premier train à batteries. Il circule depuis le 28 juillet dernier sur la ligne reliant Carpentras à Avignon.

« Avec ce premier train à batteries, la Région Sud fait de l’innovation une réalité au service des voyageurs et de nos territoires, se félicite Renaud Muselier, président du conseil régional de Paca. Nous réduisons concrètement les émissions de CO2, tout en conservant la même qualité de service. C’est une solution concrète, plus sobre et plus silencieuse, pour construire le train régional de demain. »

Des batteries lithium-ion pour remplacer les moteurs thermiques
Concrètement, ce train, issu de la transformation d’un Autorail Grande Capacité (AGC) existant, circule sous alimentation électrique sur les sections de ligne équipées de caténaires puis change de mode de traction ensuite dans les secteurs non-électrifié.
Pour la ligne Avignon-Carpentras, la partie électrifié s’étend de la cité des papes à la gare de Sorgues. Pour la section entre cette dernière et Carpentras, le train utilisait ensuite jusqu’alors son moteur thermique fonctionnant au diesel. Désormais place aux batteries lithium-ion. Les batteries se rechargent sous caténaire, mais aussi avec la récupération de l’énergie produite lors des phases de freinage. Pour les voyageurs, le service reste le même : mêmes dessertes, mêmes conditions de transport, même qualité de service, tout en réduisant les émissions de CO₂ à bord d’un train plus silencieux. Un bilan de l’expérimentation sera fait mi-octobre par la Région Sud.

Un partenariat national avec plusieurs régions
Cette mise en service en Vaucluse s’inscrit dans le cadre d’un programme nationale mené en partenariat avec cinq régions françaises (Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et Paca) souhaitant mettre en place des solutions concrètes pour réduire l’usage des énergies fossiles sur les réseaux régionaux.
Développé avec Alstom et SNCF Voyageurs, ce projet repose sur une collaboration étroite entre les acteurs industriels et les autorités organisatrices de mobilité afin d’expérimenter et déployer une nouvelle génération de matériels roulants plus sobres énergétiquement. Il représente un investissement total de 41,88M€ (6M€ financés par la SNCF, 5,5M€ par Alstom et 30,38M€ apportés par les 5 régions dont 6,39M€ pour la Région Sud).

« Nous préparons le ferroviaire de demain. »

Delphine Couzi, directrice régionale SNCF voyageurs Sud

« Avec ce premier train à batteries en circulation en Région Sud, nous démontrons que l’innovation est un levier concret pour accélérer la transition écologique du ferroviaire, précise Delphine Couzi, directrice régionale SNCF voyageurs Sud et coordinatrice régionale du groupe SNCF. Ce projet, mené avec la Région Sud et Alstom, illustre la capacité du Groupe SNCF à faire évoluer les technologies au service d’une mobilité plus durable, sans compromis sur la qualité de service offerte aux voyageurs. En faisant circuler aujourd’hui cette rame en exploitation commerciale, nous préparons le ferroviaire de demain : un transport collectif toujours plus performant, plus sobre en carbone et au plus près des besoins des territoires. »

Transformation vertueuse du matériel existant
« Avec la Région Sud et SNCF Voyageurs, nous franchissons une étape importante dans le développement de solutions ferroviaires plus durables, complète pour sa part Frédéric Wiscart, président Alstom France, Belgique et Luxembourg.  Ce TER à batteries démontre qu’il est possible de transformer et de moderniser le matériel roulant existant pour réduire son empreinte environnementale, tout en répondant aux besoins de mobilité des voyageurs. Cette innovation illustre concrètement la manière dont le ferroviaire peut poursuivre sa transition vers des transports toujours plus performants et plus sobres en énergie. »


Aéroport d’Avignon : Renaud Muselier promet que rien ne se fera sans Avignon

Interrogé par l’élue vauclusienne Anne-Sophie Rigault, Renaud Muselier, président de la Région Sud, a évoqué l’avenir de l’aéroport d’Avignon alors que la DSP de l’infrastructure aéroportuaire actuellement géré par une filiale de la CCI 84 est en cours.

Lors de la séance plénière du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui vient de se dérouler le 10 avril dernier à Marseille, Renaud Muselier, le président de la Région, a tenu à éclaircir l’avenir de l’aéroport d’Avignon-Provence.
Il a tout particulièrement réagi à une intervention d’Anne-Sophie Rigault, élue avignonnaise RN de la Région Sud, qui rappelait « que l’aéroport d’Avignon faisait l’objet d’une attention toute particulière cette année de la part de ceux qui sont attachés à cette infrastructure importante de notre région. »

« Y a-t-il encore un pilote dans l’avion ? »

Anne Sophie Rigault, conseillère régionale

« Alors que la Délégation de services publics (DSP) arrive à échéance au 31 décembre prochain, poursuit celle qui est aussi conseillère municipale d’opposition à la ville d’Avignon, nous constatons que les recettes de fonctionnement sont en baisse de 43% et que nous empruntons près de 200 000€, ce qui peut se traduire par une grosse dépendance au financement public. »

Dans le même temps, l’élue vauclusienne observe que « la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse, chargée d’exploiter l’aéroport pour le compte de la région, est inopérante depuis sa mise sous tutelle de la CCI de région. D’ailleurs, depuis 2022 il semble, malgré nos sollicitations, qu’aucun travail véritable de fond n’ait été fait sur cet aéroport qu’on ne développe pas et qui finit par végéter tout doucement. Certains se demandent même s’il y a encore un pilote dans l’avion ? »

Quel avenir pour l’aéroport ?
« À presque huit mois d’une nouvelle DSP, nous aimerions savoir quelle ambition la région a pour cet aéroport, puisque la question des exigences de diversification des recettes se pose sérieusement, s’inquiète Anne-Sophie Rigault. Que compte faire la région afin de garantir un avenir à l’aéroport d’Avignon ? Quelles sont, dans les grandes lignes, les orientations que vous souhaitez lui faire prendre ? Il en va de la survie de cet outil de développement économique autant que de transport au cœur du cinquième département le plus pauvre de France. »

Renaud Muselier lors de la dernière séance plénière de la Région Sud.

« Il faut traiter le problème de gouvernance avant le problème de vision. »

Renaud Muselier, président de la Région Sud

En réponse, Renaud Muselier a tenu à rappeler : « Nous sommes propriétaires de l’aéroport, nous le soutenons depuis le début. »
Evoquant ensuite la DSP actuelle assurée jusqu’alors par la CCI de Vaucluse (voir aussi encadré en fin d’article : ‘La DSP de l’aéroport d’Avignon en détail’) , le patron de la Région Sud constate aussi : « Il y a une délégation de services publics autour de la CCI et de la CCIR. On voit bien qu’il y a des problèmes. Donc déjà, il faut traiter le problème de gouvernance avant le problème de vision. »
« Pour autant, les moyens financiers sont là », insiste-t-il. Avant d’assurer qu’il ne ferait rien avant de consulter Olivier Galzi, nouveau maire d’Avignon et nouveau président de la communauté d’agglomération du Grand Avignon : « Je ne manquerai pas, compte tenu des élections qui viennent d’avoir lieu, de me rapprocher de monsieur Galzi de façon à ce que l’on puisse tracer ensemble l’avenir de ce territoire. »
Une attention tout particulière à laquelle semble sensible le premier magistrat de la cité des papes : « cela m’apparaît évidemment important puisque l’aéroport est un outil extrêmement structurant pour le territoire ».

« Il est inenvisageable que les acteurs économiques de notre territoire ne soient pas en mesure de répondre dans des conditions acceptables à cet appel d’offres. . »

Olivier Galzi, maire d’Avignon

Un mauvais ‘timing’ ?
Une volonté d’entente cordiale qui pourrait cependant être mise à mal par le calendrier de la DSP de l’aéroport. En effet, publié le 20 février dernier alors que la CCI de Vaucluse qui assure la gestion de l’équipement pour le compte de la Région venait ‘très fortuitement’ d’être placée sous tutelle, la remise des offres de candidature est arrivée à échéance ce lundi à partir de 16h.
« Le calendrier de cet appel d’offres rend en l’état impossible toute possibilité pour moi de donner mon avis, constate avec regret Olivier Galzi. Par ailleurs, il intervient alors que CCI de Vaucluse a été mise sous tutelle et donc ne peut pas répondre dans des bonnes conditions à cet avis de concession. Il m’apparaît extrêmement important que la CCI de Vaucluse, qui gère les forces et les énergies de notre territoire, puisse avoir son mot à dire sur cet outil qu’elle gère actuellement et qui constitue un levier potentiel de notre avenir économique. »

Accessible sur Sud Marchés publics, la plateforme d’appels d’offre de la Région, la Convention de délégation de service public de type affermage n’était plus accessible depuis plusieurs jours, bien avant sa clôture.

Une inquiétude largement partagée par la CPME 84 et le Medef Vaucluse, les principales organisations patronales du département, qui affichent leur farouche volonté de voir la CCI de Vaucluse garder la main sur l’infrastructure aéroportuaire avignonnaise dont la mission d’intérêt général a été confortée l’an dernier par le ministère des transports.
Et à la question ‘Serait-ce une bonne idée de sursoir au délai de dépôt des candidatures, en attendant l’élection très prochaine d’une nouvelle gouvernance à la CCI de Vaucluse ?’, le maire d’Avignon est particulièrement clair : « Cela me paraît très cohérent car, encore une fois, il est inenvisageable que les acteurs économiques de notre territoire ne soient pas en mesure de répondre dans des conditions acceptables à cet appel d’offres. »

Message reçu 5 sur 5
Le message aurait-il été entendu du côté du Conseil régional ? « La procédure de délégation de service public relative à l’aéroport d’Avignon est aujourd’hui en cours, nous a répondu officiellement la Région Sud. À ce titre, et comme pour toute procédure de mise en concurrence, la Région ne commente pas son déroulement, ni les candidatures en cours. Le calendrier de cette procédure a été défini en toute transparence. Il doit permettre un renouvellement du contrat de délégation de service public avant son échéance. La Région travaille en lien étroit avec les élus du territoire. Le maire d’Avignon, comme l’ensemble des partenaires concernés, sera pleinement associé aux échanges sur l’avenir de l’aéroport. »

Toujours est-il que l’accès à la procédure de candidature à cette convention de délégation de service public n’était étrangement plus accessible depuis plusieurs jours sur Sud Marchés publics, la plateforme d’appels d’offre de la Région.
A ce stade une prorogation de la DSP d’un an, le délai maximum, semble donc être parfaitement envisageable si un motif d’intérêt général est avancé. De quoi laisser le temps à la CCI de Vaucluse de se doter en juillet prochain d’une gouvernance enfin stable ?

La situation financière de l’aéroport
« La région est propriétaire depuis 2007 de l’aéroport d’Avignon, dont elle a confié l’exploitation dans le cadre d’une convention de Délégation de services publics (DSP) à la société Aéroports Avignon-Provence », a rappelé Jean-Pierre Serrus, vice-président en charge des transports et de la mobilité durable du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur lors du vote du budget primitif qui s’est déroulé durant la dernière séance plénière de la Région.
« Son exploitation, est un service industriel et commercial qui impose un budget annexe, poursuit celui qui est aussi maire de La Roque d’Anthéron. Dans le cadre de cette délégation de services publics, la région conserve à sa charge l’ensemble des opérations d’investissement et de grosses réparations, tandis que le délégataire assure la gestion déléguée de cet équipement et l’ensemble des opérations de maintenance. Mes chers collègues, le budget primitif 2026 du budget annexe Aéroports d’Avignon s’équilibre en recettes et en dépenses à 4,6M€. Les recettes réelles d’exploitation s’élèvent, elles, à 1,8M€, et sont constituées notamment de la subvention en provenance du budget principal pour 1,2M€ et de la dotation générale de décentralisation versée par l’État pour 300 000€. »
« La recette d’investissement est constituée par un emprunt de 247 834€ permettant de financer les frais d’études et les travaux concernant la réfection de chaussées, la requalification de bâtiments. Ce sont des opérations nécessaires au maintien du certificat européen de sécurité aéroportuaire. Enfin, les autorisations de programmes ouverts au budget primitif 2026 s’élèvent à 2,3M€ afin notamment d’engager les travaux de création d’un nouveau parking pour les aéronefs et le programme de réhabilitation des bâtiments prévu par le plan d’investissement de la délégation de services publics. »

Vol au-dessus d’un nid de coucou ?
En attendant, même mise sous tutelle, la CCI de Vaucluse devrait répondre à cette DSP à laquelle devrait aussi postuler 2, voire 3, autres candidats. Pour cela, elle s’appuiera sur l’une de ses filiales : la SAAP (Société Aéroport Avignon Provence). Détenue à 100% par la CCI 84, c’est cette société de droit privé qui, depuis 2018, gère la plateforme aéroportuaire de la cité des papes pour le compte de la région.
Une configuration avec un actionnaire unique que Gilbert Marcelli, l’ancien président de la CCI de Vaucluse, souhaitait conserver coûte que coûte lors du renouvellement de la DSP.
L’empêcheur de tourner en rond ayant été ‘exfiltré’ suite à un putsch d’une majorité des élus consulaires dont une partie n’avait pas forcément mesuré les conséquences de leur démission en cascade, la CCI de Vaucluse a donc vu la CCI de région rentrée provisoirement au sein de sa gouvernance le temps de sa mise sous tutelle.

Et la CCI régionale verrait d’un bon œil l’arrivée de Sealar (Société d’exploitation et d’action locale pour les aéroports régionaux) gérant actuellement sept plateformes aéroportuaires régionales (Poitiers, Vannes, Le Havre, Rouen, Deauville, Caen et Morlaix) et qui aimerait bien rajouter celui d’Avignon dans son escarcelle. Et ce d’autant plus que depuis novembre dernier, CCI France est devenu le premier actionnaire de Sealar dont le président est Jean-Luc Chauvin qui n’est autre que le président de la CCI Aix-Marseille-Provence. Cette dernière ayant fondé en 2019 avec la CCI du Finistère cette société ayant réalisé un chiffre d’affaires de 13 M€ en 2025.

«  Nous nous appuierons vraisemblablement sur une candidature conjointe entre CCI France et la CCI de Vaucluse. »

Daniel Margot, président de la CCI Paca et aussi membre de la tutelle de la CCI 84

Normal dans ces conditions qu’avant même la mise sous tutelle effective de la CCI de Vaucluse Daniel Margot, président de la CCI Paca et aussi membre de la tutelle de la CCI 84 évoque déjà fin janvier chez nos confrères de La Provence l’avenir de l’aéroport d’Avignon : « Nous nous appuierons vraisemblablement sur une candidature conjointe entre CCI France et la CCI 84 afin que le Vaucluse garde la DSP de cet aéroport ».

Une volonté confirmée depuis par Daniel Margot lors d’un entretien il y a un peu plus d’un mois à nos confrères des Nouvelles Publications : « Pour les DSP, nous devons répondre de façon plus cohérente, parfois en consortium ou via la société Sealar pour gérer des aéroports intermédiaires. De cette façon, nous pourrions répondre à de nouveaux appels d’offre afin de gérer des équipements publics de taille plus petite. Pas seulement des ports ou des aéroports, mais des salles d’événementiels par exemple. Ou alors gérer du foncier à vocation économique. »

C’est surtout cette mainmise ‘marseillaise’ sur le foncier économique du territoire* qui semble susciter les plus grandes craintes localement à commencer par le Département et le Grand Avignon. Surtout que Sealar a été ‘épinglé’ dans un rapport publié en 2022 par la Chambre régionale des comptes sur la CCI d’Aix-Marseille. Ce document estimait alors que les activités de Sealar « ne répondent pas en priorité à l’intérêt des entreprises métropolitaines ».

Est-ce pour cette raison que Sealar a revu ses prétentions à la baisse alors qu’elle souhaitait devenir actionnaire majoritaire au sein de la SAAP dont le capital était jusqu’alors détenu à 100% par la CCI 84 ? Au final, il semblerait qu’un équilibre (50% chacun) ait été trouvé afin de ménager la Chambre consulaire de Vaucluse. Une manière de laisser encore une certaine marge de manœuvre à la future gouvernance de la CCI de Vaucluse ?

Laurent Garcia

*L’aéroport d’Avignon gère une zone d’activité de 15 ha accueillant déjà une soixantaine d’entreprises regroupant plus de 400 emplois.

La DSP de l’aéroport d’Avignon en détail
C’est le 20 février dernier que la Région Sud a lancé officiellement la DPS de l’aéroport d’Avignon. Elle a pour objet : « Convention de délégation de service public de type affermage, ayant pour objet de confier au délégataire, à ses risques et périls, l’exploitation, l’entretien, la maintenance, la promotion et le développement de l’aéroport d’Avignon-Provence, de ses terrains, ouvrages, bâtiments, infrastructures, matériels, réseaux et services ».

Les missions confiées au délégataire sont les suivantes :
– La gestion, l’exploitation, le développement et la promotion de l’aéroport dans le respect des réglementations, notamment en matière de sécurité aérienne ;
– La réalisation des travaux d’entretien et de maintenance courante des ouvrages, installations et équipements de l’aérodrome ;
– Les missions liées à la sécurité et la sûreté de l’aéroport ;
– L’exploitation et l’entretien de l’ensemble des aires de trafic et de manœuvre de l’aérodrome et des équipements associés (balisage lumineux et par marques, panneaux…) ;
– L’exploitation et l’entretien des installations d’accueil des usagers aériens de l’aérodrome et de ses visiteurs ;
– La fourniture de l’énergie électrique normale et secourue de l’aéroport ;
– Le balisage de jour et de nuit des ouvrages, installations et matériels de la Délégation pour satisfaire aux conditions réglementaires de sécurité de la navigation aérienne et de l’exploitation de l’aérodrome ;
– La prestation de distribution de carburant et de gestion des stocks de carburant et des produits associés ;
– L’accueil du public, la surveillance des usagers et leur sécurité ;
– Le maintien de la conformité aux règles européennes en matière de gestion aéroportuaire (EU-ADR) ;
– La promotion de l’aérodrome auprès des usagers actuels et potentiels, des professionnels de l’aviation et du public ;
– La gestion et la valorisation du domaine public aéroportuaire ;
– Le renforcement de la trajectoire de réduction de l’impact environnemental et climatique de l’aéroport ;
– La gestion des relations avec les usagers, les riverains, les communes, les entreprises et les associations.

Le délégataire se rémunère sur le produit des redevances aéronautiques, commerciales et domaniales perçues sur les usagers et occupants de la plateforme aéroportuaire. Il supporte un risque réel d’exploitation lié à la variabilité des recettes et des charges du service délégué. Une compensation financière de l’autorité délégante est prévue afin de contribuer à l’équilibre économique du service public délégué, au regard des obligations de service public mises à la charge du délégataire, sans avoir pour effet de neutraliser le risque d’exploitation ni, a fortiori, de générer une surcompensation.
Les offres doivent être remises le lundi 20 avril 2026 à 16h au plus tard. La concession est attribuée du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2036.


La 1re réserve naturelle régionale de Vaucluse vient de voir le jour au pied du Ventoux

La Région Sud vient d’acter la création de la Réserve naturelle régionale Ermitage-Escampeaux. Elle est située à Villes-sur-Auzon, au sein du Parc naturel régional du Mont-Ventoux. Il s’agit de la première en Vaucluse.

D’une superficie de près de 253 hectares, cette réserve abrite une très grande biodiversité exceptionnelle, avec près de 400 espèces végétales et plus de 300 espèces animales recensées, dont de nombreuses espèces protégées et emblématiques comme le Grand-Duc d’Europe.

« Avec la création de cette nouvelle Réserve naturelle régionale Ermitage-Escampeaux, nous agissons concrètement pour préserver nos paysages et transmettre un patrimoine naturel vivant aux générations futures », se félicite Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Grâce à ce classement cette réserve va pouvoir renforcer la protection de son site naturel remarquable, de préserver les habitats sensibles et les espèces rares, de concilier les activités humaines pratiquées sur ce territoire (pastoralisme, sylviculture, cynégétique, activités touristiques et sportives) et la préservation de sa biodiversité, de structurer une gestion durable du site avec des moyens humains et financiers dédiés, ainsi que de contribuer à l’objectif national de 10% du territoire en protection forte d’ici 2030.


Isle-sur-la-Sorgue, Le lycée Alphonse-Benoît retrouve son éclat

La Région Sud engage plus de 22M€ pour la réhabilitation énergétique et patrimoniale du bâtiment historique du lycée Alphonse-Benoît. Soutenu par l’État via le dispositif Fonds vert, ce chantier d’ampleur vise à sécuriser l’édifice construit en 1884, restaurer son architecture remarquable et améliorer ses performances énergétiques. Livraison des travaux annoncée pour la rentrée scolaire 2026.

À L’Isle-sur-la-Sorgue, l’un des bâtiments scolaires les plus anciens du Vaucluse entame une nouvelle étape de son histoire. En effet, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur mène actuellement un vaste programme de réhabilitation énergétique et fonctionnelle du bâtiment historique du lycée Alphonse-Benoît, situé cours Victor-Hugo.

Un chantier majeur pour un lycée emblématique
Avec plus de 22M€ investis, l’opération représente l’un des chantiers éducatifs les plus significatifs engagés récemment dans le département. Soutenu par l’État dans le cadre du Fonds vert, le projet est de moderniser l’établissement tout en préservant son identité patrimoniale. «Nous investissons 22M€ dans la réhabilitation du lycée Alphonse Benoît pour nos jeunes, pour leurs enseignants et pour l’avenir de notre territoire, a souligné Renaud Muselier, président de la Région Sud. Nous transformons ce patrimoine historique en un établissement moderne et ambitieux, car chaque lycéen mérite des conditions d’apprentissage à la hauteur de ses ambitions.»

DR

Un patrimoine scolaire du XIXᵉ siècle
L’édifice, construit en 1884, est caractéristique de l’architecture scolaire de la fin du XIXᵉ siècle. Il se distingue par une façade symétrique, de larges ouvertures destinées à maximiser la lumière naturelle et une organisation autour de cours intérieures. Il accueille les élèves de L’Isle-sur-la-Sorgue et des communes voisines. Egalement, le lycée porte le nom d’Alphonse Benoît (1809-1880), industriel et négociant dans le commerce de la soie originaire de la commune. Sans héritier direct, ce dernier légua une partie importante de sa fortune à la Ville afin de financer des équipements éducatifs et sociaux, contribuant ainsi durablement au développement local.

Restaurer sans dénaturer
Le projet engagé par la Région repose sur trois axes principaux : La sécurisation et la consolidation du bâtiment pour commencer. Des travaux importants ont aussi été réalisés sur les fondations afin d’assurer la stabilité de l’édifice. La gestion des eaux pluviales a aussi été repensée pour protéger durablement les structures. Au chapitre de la restauration patrimoniale, les façades retrouvent progressivement leur aspect d’origine. Les menuiseries en bois ont été refaites sur mesure, tandis que les encadrements en pierre et les enduits sont restaurés selon les techniques adaptées au bâti ancien. Enfin, la rénovation vise à faire du lycée un bâtiment exemplaire sur le plan énergétique. Isolation renforcée, matériaux naturels et ventilation améliorée permettront de réduire significativement les consommations d’énergie tout en améliorant le confort thermique des élèves et des équipes pédagogiques.

Un lycée tourné vers l’avenir
Aujourd’hui, le lycée Alphonse-Benoît accueille près de 1 250 élèves et constitue l’un des principaux pôles éducatifs du bassin de L’Isle-sur-la-Sorgue. Comme de nombreux établissements construits au XIXᵉ siècle, il doit relever le défi d’adapter un patrimoine historique aux exigences pédagogiques et environnementales contemporaines.
Article rédigé par Zélie Laberthe, 13 ans, élève de 4e, en stage à l’Echo du mardi


La Chambre de Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur souffle ses 100 bougies

La chambre des métiers et de l’artisanat de Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de fêter son centenaire. L’occasion pour l’institution consulaire de célébrer l’excellence artisanale régionale lors d’un événement qui s’est tenue à l’Hôtel de Région à Marseille en présence de Renaud Muselier, président de la Région Sud, et Jacques Witkowski, nouveau préfet de Région Paca.

A cette occasion, une trentaine d’entreprises artisanales centenaires ont été mises à l’honneur dont la Maison 1909 d’Amélie Ricard à Avignon (voir aussi vidéo ci-dessous), la distillerie de plantes aromatiques Les Agnels à Buoux, les conserves Guintrand à Carpentras, la société des Ocres de France à Apt et l’atelier de dorure sur cuir et de restauration de cuirs anciens le Fleuron du cuir de Jean Gallon à Sarrians

La soirée a ensuite permis de mettre lumière la formation professionnelle avec la présence de 7 meilleurs ouvriers de France dont Rodolphe Couston (MOF Boulangerie et Parrain du centre CMA Formation Avignon), Alain Drouet (MOF Menuisier), Satoshi Sekimoto (MOF Broderie d’art) ou encore Séverine Gamba (MOF Esthétique – Art du maquillage).

« Fiers de notre histoire, résolument tournés vers l’avenir, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur est fière d’accompagner ces entreprises qui font rayonner notre région, s’est félicité pour l’occasion le vauclusien Yannick Mazette, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur. Aujourd’hui comme hier, et pour longtemps encore. »

Les femmes et Monteux à l’honneur
Trois remises de prix ont aussi ponctué la soirée afin de récompenser des femmes artisanes et des territoires engagés :

  • Prix Madame Apprentie : distinguant trois jeunes talents féminins en formation. Lisa Jandet, Ileana Viotti & Manon Gallois
  • Prix Madame Artisanat : récompensant trois femmes entrepreneures. Alizée Pignard, Marina Angelini & Séverine Gamba
  • Prix Ma Ville Mon Artisan : saluant l’engagement des communes de Monteux (Vaucluse), Le Cannet-des-Maures (Var) et Embrun (Hautes-Alpes) en faveur de l’artisanat local.

Une charte pour les JO d’hiver 2030
Enfin, Yannick Mazette et Renaud Muselier ont signé une charte marquant l’engagement de l’artisanat régional pour les Jeux Olympiques 2030 dans les Alpes du Sud.
« Célébrer les 100 ans de la Chambre de Métiers, c’est reconnaître l’excellence de l’artisanat en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a souligné le président de la Région Sud. La Région restera aux côtés de nos artisans pour soutenir l’innovation et la transmission de nos entreprises. Avec les Jeux d’hiver 2030, c’est un formidable vecteur de croissance qui s’offre aux 280 000 artisans de la région. »

L.G.

Cré&dit : DR/CMAR PACA

GSE fait briller la région Sud à Choose France

À l’occasion du sommet Choose France qui vient de se tenir à Paris, le président de la République a dévoilé les projets d’investissement français sur l’ensemble du territoire national en 2025. Parmi eux, 8 projets annoncés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour un investissement de près de 2 milliards d’euros, dont celui du Vauclusien GSE.

‘Choose France – édition France’, la première édition de cet événement vient de se tenir à la maison de la chimie à Paris. A cette occasion, le président de la République, le Premier ministre et le Gouvernement ont réunis 200 start-ups, PME, ETI, grandes entreprises et financeurs privés qui ont choisi d’investir en France en 2025. Parmi eux, 8 projets annoncés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour un investissement de près de 2 milliards d’euros.

GSE, le spécialiste de l’immobilier d’entreprise basé à Avignon, fait partie de ces entreprises de la région à avoir été mis à l’honneur. Tout particulièrement pour son acquisition en octobre 2025 de Critical Building, société de 45 employés experte du développement de projets de data center.

« Cette opération permet à GSE de devenir un acteur européen de référence pour la conception et la construction de data centers, qui répond aux enjeux d’innovation, de performance et de sécurisation des données qui caractérisent le marché », se félicite Bernard Kleynhoff, conseiller régional Paca et président de Rising Sud, l’agence de développement économique de la Région Sud. Cette première édition française de Choose France témoigne du dynamisme et de l’audace des entreprises françaises, dans un contexte difficile. Aux côtés de l’État, des collectivités et des entrepreneurs, nous faisons le pari d’une France qui crée, qui innove, qui embauche et qui rayonne. En région Sud, nous croyons fermement que l’investissement de nos entreprises est la condition de notre souveraineté industrielle, technologique, sanitaire… et un signal fort pour notre attractivité. »

« Choose France : cette rencontre du monde politique et du monde économique est une très belle initiative, explique Roland Paul, le président de GSE dont l’entreprise célébrera son cinquantenaire l’année prochaine. Il est indispensable de se rencontrer et d’échanger pour valoriser l’attractivité et l’investissement en France. Je suis fier d’avoir représenté GSE pour cette première édition, parmi 200 entrepreneurs et investisseurs français, à l’initiative du président de la République, du Premier ministre et du Gouvernement. »

« Ces investissements en région Sud sont une très bonne nouvelle pour notre économie locale et pour l’emploi. »

Renaud Muselier, président de la Région Sud

« Ces investissements en région Sud sont une très bonne nouvelle pour notre économie locale et pour l’emploi, complète Renaud Muselier, président de la Région Sud. Ici en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le développement durable crée de l’emploi, l’industrie se décarbone et l’innovation se développe. Grâce à la mobilisation de Rising Sud et de nos partenaires, nous faisons de la région un moteur de la réindustrialisation française. »

La France séduit les investisseurs étrangers
A l’heure où la France est le pays européen le plus attractif pour les investissements étrangers pour la 6e année consécutive, « Choose France est l’occasion d’échanger et de valoriser les annonces récentes et nouvelles d’investissement dans notre pays : installations ou extensions majeures de nouveaux sites industriels, investissements dans une entreprise française ou contractualisations d’ampleur avec un fournisseur ou un partenaire français, explique la Direction générale des entreprises pour le compte du Gouvernement. Ce sont les succès de ces entreprises, de leurs dirigeants et de tous les salariés qui sont mis en avant. »
En effet, si les sommets Choose France destinés aux entreprises étrangères sont organisés depuis 2018, l’édition France entend aussi désormais célébrer les entreprises françaises qui sont le moteur de l’attractivité hexagonale.

L.G

Les collaborateurs de GSE se sont mobilisés pour octobre rose
A l’occasion de l’opération octobre rose les collaborateurs de GSE ont organisé une vente caritative de gâteaux faits maison et un jeu concours. Durant cette journée, 1 191€ ont été collectés pour être intégralement reversés à la Ligue contre le cancer du Vaucluse.
« Cette initiative solidaire, reconduite pour la troisième année consécutive, illustre l’engagement de GSE et de ses équipes en faveur de la lutte contre le cancer du sein et du soutien aux femmes touchées par la maladie », explique GSE.


Pavoisement : la Région Sud choisit le drapeau tricolore

Alors que la polémique enfle après qu’une vingtaine de communes en France aient hissé le drapeau palestinien sur leur fronton malgré la mise en garde du ministère de l’intérieur, la Région Sud a décidé de pavoiser ce matin ses façades avec l’étendard tricolore. Parmi elles, celle de son antenne vauclusienne située au MIN d’Avignon.

« Certains, par calcul politique, voudraient nous manipuler aujourd’hui, et nous faire oublier que la France et la République sont notre destin commun, explique Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ce matin, j’ai souhaité que nous affirmions la fierté de notre pays, de notre République, de nos valeurs et de notre drapeau. Rappeler aussi la force de notre devise – Liberté, Egalité, Fraternité – inscrite au fronton de nos mairies, doit demeurer le ciment de l’unité nationale et de l’avenir partagé des Français. A ce moment précis de notre histoire, je pense que ce rappel est nécessaire et salutaire. On doit retisser un projet commun pour tous les Français, quelque chose qui nous relie, nous tisse. Nous vivons dans un pays fantastique à l’histoire unique au monde, dans un continent dont la paix est en danger. Soyons lucides sur l’avenir, revenons aux fondamentaux ! »

Au total, une vingtaine de drapeaux français ont été déployés ainsi que plusieurs drapeaux européens.

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