27 septembre 2026 |

Ecrit par le 27 septembre 2026

Saint-Didier : le Château de Thézan inaugure son orangerie

Racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia, le château de Thézan, situé en plein centre du village de Saint Didier, dans le Vaucluse, a connu diverses époques. Après cinq années d’ouverture, ce site historique ouvert au public a trouvé son rythme de croisière avec l’ouverture de l’orangerie et de quatre nouvelles pièces pour cette saison touristique 2026. L’inauguration de l’Orangerie avait lieu ce week-end.

L’Orangerie a vu le jour à la fin du XIXe siècle
C’était un lieu de botanique dans un premier temps avant de devenir un salon de thé pour les clients de l’hydrothérapie. « Nous avons rempli un dossier en collaboration avec la Fondation du patrimoine, pour pouvoir recevoir du mécénat venant des particuliers et des entreprises», explique Emmanuel Renoux. « En parallèle, nous avons candidaté des à la fondation Airbnb qui abonde dans cette collecte de fonds de la Fondation du patrimoine. Nous avons ainsi obtenu 20 000€ fin 2023 » A cela, 90 000€ ont été reçus dans le cadre du Prix Loto du patrimoine en 2024.
L’Orangerie est aujourd’hui rénovée. Un bassin a été ajouté et l’intérieur a été complètement refait.  » Au total, le budget total de dépenses a été de 450 000 € venant de fonds privés, de subventions de l’État et du Département, de la Fondation du patrimoine et du Loto du patrimoine.

Une grande fierté
« Ce soir, nous ne sommes pas simplement réunis pour inaugurer un bâtiment. Nous sommes réunis pour célébrer le patrimoine, pour célébrer le Château de Thézan et surtout la renaissance de cette Orangerie, qui, il y a encore quelques années, était menacée de disparaître. Alors, avant de parler de cette restauration, nous aimerions vous raconter un peu comment nous en sommes arrivés là. Notre histoire avec le Château de Thézan a commencé il y a maintenant plus de onze ans. En 2015, nous découvrons une annonce présentant le château, avec quelques photographies qui laissent entrevoir un potentiel incroyable. Piqués par la curiosité, nous venons le visiter pour la première fois, en février 2015, avant de l’acheter en 2019 » a expliqué Pierre de Beytia lors de l’inauguration.

Pierre de Beytia, au centre à gauche, et Emmanuelle Renoux.

« Quand on parle de patrimoine en péril, cette Orangerie était malheureusement un exemple particulièrement parlant. »

Emmanuel Renoux

L’Orangerie complètement refaite
« Lorsque nous l’avons découverte, elle était dans un état particulièrement préoccupant. Quelques années encore, et elle aurait peut-être disparu. Quand on parle de patrimoine en péril, cette Orangerie était malheureusement un exemple particulièrement parlant. Restaurer un bâtiment ancien, ce n’est pas simplement réparer des murs, refaire une toiture ou remplacer des fenêtres. Restaurer, c’est comprendre ce que le bâtiment était, comment il avait été construit, ses matériaux, ses proportions, ses usages, ses transformations. Ensuite essayer de lui redonner sa cohérence, sans effacer son histoire tout en l’adaptant aux usages contemporains. Nous avons donc étudié, réfléchi, programmé, planifié, cherché les financements et imaginé ce que pourrait être cette Orangerie retrouvée. Les études patrimoniales et l’accompagnement de notre architecte du patrimoine nous ont permis de définir une véritable feuille de route. Le bâtiment que vous avez aujourd’hui devant les yeux est le résultat de cette réflexion collective » a expliqué Emmanuel Renoux au public présent.

Une aventure collective
Cette Orangerie est le fruit d’une aventure collective. Une aventure qui réunit des propriétaires, un architecte, des institutions, des entreprises, des artisans, des mécènes, des donateurs. L’orangerie est ouverte au public depuis l’ouverture du Château au 1er avril. En parallèle, elle sert également de lieu de réception privée. Le premier mariage a été célébré fin avril dans ce lieu. Le Medef Vaucluse est également venu organiser une soirée autour de la découverte du patrimoine.

Olivier Muselet

Site :www.chateaudethezan.com. Ouvert du 1er avril au 31 octobre. Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le mardi. Deux visites guidées les samedis et dimanches à 15h30.

Les acteurs qui ont aidé à la rénovation
– La Direction régionale des Affaires culturelles de la région Sud, pour son soutien et les subventions accordées.
– Le Département de Vaucluse, et notamment la Direction des Patrimoines, pour son accompagnement dans le cadre du dispositif départemental en faveur du patrimoine.
– La Fondation du Patrimoine, ainsi que son antenne départementale, qui, depuis notre rencontre en 2022, est devenue un véritable moteur dans cette restauration.
 » La Fondation du Patrimoine nous a accompagnés de plusieurs manières. En 2023, nous avons eu la chance d’être lauréats du Prix Patrimoine et Tourisme local, de la fondation Airbnb, grand mécène de la fondation du patrimoine. En 2024, le Château de Thézan a été retenu comme site départemental du Vaucluse pour le Loto du Patrimoine. La Fondation du Patrimoine est également devenue mécène de cette restauration.
– Une collecte de dons, ouverte au mécénat public et privé, a permis de mobiliser jusqu’à aujourd’hui près de 38 000€.
Un bassin a été ajouté au bâtiment. Crédit : Olivier Muselet

L’histoire du château
« Nous sommes ouverts six jours sur sept d’avril à octobre. Nous avons également ouvert une boutique d’accueil. Cette affluence en croissance est obligatoire pour assurer nos charges d’investissement et de fonctionnement qui sont très importantes pour un tel lieu », explique Pierre de Beytia, un des deux propriétaires de ce lieu qui existait déjà à l’époque romaine. Un site gallo-romain existait en effet sur l’emplacement du château. Les romains avaient choisi cet emplacement pour la richesse des eaux de Saint -Didier qui s’est d’ailleurs appelé Saint-Didier-les -bains jusqu’au XXe siècle. Ce château a ensuite été construit à l’époque médiévale, au XVe et XVIe siècles. A la période Renaissance, la demeure commence à se développer sous l’impulsion de Siffreine de Venasque et d’Elzéar de Thézan. Au XIXe, le lieu devient un centre d’hydrothérapie, avec 58 chambres et plusieurs salles de soins. Le château deviendra ensuite une clinique psychiatrique jusqu’en 1980. Laissé à l’abandon pendant 30 ans, il est racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia.


Pour la Saint-Valentin, retour des tourtereaux Jacquemart et Jacotte rénovés sur la Tour de la Mairie d’Avignon

Le couple d’automates a passé plus de trois mois entre les mains expertes des frères Edoli, Michel et Marc, deux menuisiers-ébénistes installés à Sarrians, où leur père Achille avait créé l’atelier en 1948. Depuis, cette maison familiale est labellisée par les Monuments Historiques, ce qui lui a permis de remettre en état nombre de site qui font la renommée du Vaucluse. Comme le Palais des Papes, la Chapelle de l’Oratoire dans la Rue Joseph Vernet, le Château de Fargues au Pontet et les 500 fenêtres de la Bibliothèque-Musée Inguimbertine de Carpentras.

« Les amoureux de bois qui pèsent autour de 200 kg ont été descendus du clocher début octobre grâce à une grue, explique Michel Edoli. Une fois transportés chez nous, avec l’équipe, nous avons démonté chaque pièce, bras, pieds, têtes, mains. Nous avons décapé le bois qui était en lamellé-collé et qui au fil du temps, depuis la dernière rénovation, quand Avignon était la Capitale Européenne de la Beauté en 2000, a subi les outrages du temps et les caprices de la météo, entre mistral, soleil brûlant et pluie. Avec un décapeur thermique, nous avons ôté toutes les couches de mastic, de colle, de résine, de peinture desséchées qui se sont fissurées, décollées et ont été rongées par le temps. Nous avons utilisé du sapin de qualité et pour qu’il tienne longtemps nous lui avons fait boire une bonne quantité d’huile et de peinture pour le protéger. »

Pour le mécanisme, c’est Christophe Nebout qui a géré les poids, contre-poids et câbles qui permettent le mouvement des mains et du torse de Jacquemart et de Jacotte qui pivotent toutes les demi-heures en même temps que sonnent les cloches. « Il y a un nouveau programmateur électronique pour harmoniser les gestes, je dois ajuster le mouvement pour qu’il soit un petit peu plus ample, j’ai aussi mis un système moins gourmand en énergie », précise-t-il, lui qui a longtemps géré toutes les horloges d’Avignon, aussi bien sur les églises, que dans les cours d’écoles, collèges et lycées qui peuvent servir de tocsin en cas d’inondation ou d’incendie.

« C’est reparti pour un bon moment »,  prophétise Michel Edoli. Ce lifting a coûté 57 000€, financés entièrement par la Mairie d’Avignon, et qui attire chaque jours, quand résonne le clocher, des milliers de regards, ceux des touristes qui passent par la Place de l’Horloge… comme son nom d’indique.

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

De temple aseptisé de la consommation à halles gourmandes et conviviales, le défi d’Auchan au Pontet

Dès que vous entrez, après 9 mois de bruit et de poussière du chantier de rénovation, fini le son assourdissant des roulettes de caddies sur le carrelage. Grâce aux dalles de sol grand-format, le bruit est atténué. Tout a changé du sol au plafond. Le mobilier, l’éclairage, le balisage, la signalétique. L’espace est plus aéré, la galerie redessinée en allées ouvertes qui rendent le déplacement des clients plus fluide, plus lisible, plus silencieux, plus accueillant, bref, plus agréable.

Michel de Sainte Preuve, est le directeur d’Auchan Avignon Nord depuis 7 ans. « Nous sommes passés de 16 400m² de surface de vente à 12 200m², soit une réduction de -25%. Nous avons investi plus de 10M€ dans cette nouvelle ‘halle’  avec 3 espaces distincts : boucherie-charcuterie-traiteur, poissonnerie et snacking. » Il n’y a plus qu’une seule entrée qui respecte la logique de déplacement des clients. Ils pourront aussi s’asseoir pour une pause grignotage entre deux achats, viennoiseries le matin, manger sur le pouce sandwiches et sushi à l’heure du déjeuner ou goûter l’après-midi.

Il ajoute : « Nous avons plus de 70 000 références. Moins d’écrans plats TV, moins de frigos XXL et d’électro-ménager, mais davantage d’alimentation. Deux nouveaux services aussi, Santé et surtout Optique avec une professionnelle diplômée et référencée par la CPAM (Caisse Primaire d’Assurance Maladie) et les mutuelles ainsi qu’une cabine de tests visuels. La qualité y est puisque nous proposons une large gamme de lunettes Essilor (société française qui a inventé le 1ᵉʳ verre progressif) moins chères qu’ailleurs. »

Deux nouveautés : les rayons optique et santé. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Cet hypermarché revu et corrigé montre qu’Auchan Le Pontet se renouvelle, veut changer d’image pour récolter les fruits de cet important investissement. « Parce qu’en plus du magasin, la station essence aussi a été entièrement reconstruite, un chantier qui a duré 5 mois avec notamment 18 postes d’hydrocarburants, ajoute Michel de Sainte Preuve. Le parking également va être lifté à partir du 15 janvier côté sud et des ombrières photovoltaïques installées qui multiplieront par 2 notre production électrique. »

Certains syndicalistes ont dénoncé la suppression d’emplois sur le site. « En fait, il s’agit simplement ‘d’attrition’ , relativise le directeur. Un mot qui signifie ‘réduction naturelle’  des effectifs, entre les départs à la retraite, les démissions et les licenciements pour faute ou incapacité. Mais nous avons quand même 500 contrats, c’est-à-dire 420 équivalents temps plein. Et nous avons signé un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) qui réduit la voilure au profit du maintien du plus grand nombre d’emplois ».

Michel de Sainte Preuve espère, avec la direction du groupe Auchan, que ce lieu repensé, au cœur des métiers de bouche, aiguisera l’appétit des consom’acteurs, améliorera la rentabilité de ce site pour qu’il reste dans la course. De sorte que toutes les conditions d’un rebond soient réunies dans les mois qui viennent.

Michel de Sainte Preuve. DR

Avignon, Stade Léon Dulcy, une rénovation d’envergure pour un équipement centenaire

Inauguré le 17 septembre dernier après plusieurs mois de travaux, le stade Léon Dulcy entre dans une nouvelle ère. Construit en 1931, 239-291, avenue de la Croix Rouge à Avignon, ce haut lieu du sport local avait bien besoin d’un sérieux coup de jeune. Mission accomplie : pelouse, éclairage, accessibilité, bâtiments… tout a été repensé pour offrir un équipement moderne, performant et durable.

Presque centenaire, le stade Léon Dulcy n’était plus à la hauteur des exigences sportives et environnementales actuelles. Cet été, la municipalité a lancé un vaste chantier de rénovation, aboutissant à une transformation en profondeur de ce site emblématique. Les sportifs et les spectateurs peuvent désormais profiter d’un stade flambant neuf, respectueux des normes en vigueur et des attentes du public.

Une pelouse biosourcée, une première en région Paca
Premier chantier d’ampleur : la rénovation complète de la pelouse. Exit le gazon synthétique traditionnel, composé de granulats de caoutchouc SBR et de sable. Place à une surface de jeu innovante, 100 % biosourcée, composée de liège et de rafle de maïs. Ce nouveau revêtement, respectueux de l’environnement, offre des sensations de jeu proches de celles d’une pelouse naturelle, tout en garantissant une excellente résistance aux intempéries.

Un choix audacieux
Ce choix audacieux fait du stade Léon Dulcy un pionnier en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le coût de cette opération s’élève à 770 208 € TTC. Une aire d’échauffement de 365 m², également réalisée dans le cadre des travaux, a été aménagée pour 28 527 € TTC. Ces aménagements ont été réalisés par la société Méditerranée Environnement.

Un éclairage LED économe et performant
L’éclairage du stade a, lui aussi, été entièrement repensé. Quatre mâts de 22 mètres de haut ont été installés, équipés de projecteurs LED à haute performance. Objectif : une économie d’énergie pouvant atteindre 55 % de la puissance consommée par rapport aux anciens équipements. Ce volet du chantier a été confié à l’entreprise Citeo, pour un montant de 144 508 € TTC

Tribune, club house, vestiaires : des bâtiments remis à neuf
Côté infrastructures, la rénovation ne s’est pas arrêtée au terrain. La couverture de la tribune (500 places) ainsi que la toiture du club house ont été remises en état. Les locaux annexes ont également bénéficié d’un rafraîchissement complet : nouvelle peinture, électricité refaite, chauffage remplacé…Particularité notable de cette rénovation : la mise en accessibilité des vestiaires, désormais adaptés à l’accueil des personnes à mobilité réduite. Ce volet des travaux a représenté un investissement de 374 000 € TTC.

Un projet soutenu par l’Europe
L’ensemble du chantier, d’un coût global conséquent, a pu être mené à bien grâce au soutien financier de l’Union européenne. Le Fonds européen de développement régional (FEDER) a ainsi apporté une subvention de 650 000 €, témoignant de l’importance du projet pour le développement durable et l’attractivité du territoire.

Le stade Pierre Baizet, prochain sur la liste La modernisation du stade Léon Dulcy ne marque qu’une étape dans la politique municipale de rénovation des équipements sportifs. La Ville annonce d’ores et déjà qu’en 2026, ce sera au tour du stade Pierre Baizet de bénéficier à son tour d’un important chantier de réhabilitation. Avec cette transformation, le stade Léon Dulcy s’impose comme un équipement de référence pour la pratique du sport dans la région. Une renaissance attendue et réussie, qui conjugue modernité, accessibilité et engagement écologique.


Cavaillon déconstruit ses tours du Dr Ayme, haut lieu du trafic de stupéfiants

La déconstruction des deux tours du quartier du Docteur Ayme à Cavaillon, ont valeur de symbole. C’est la face la plus visible d’un projet de rénovation urbaine de plus de 100 M€, portant sur 3 quartiers de la ville et 800 logements. Souhaité par son maire, Gérard Daudet, ce projet d’envergure mobilise le bailleur social Grand Delta Habitat et tous les services de l’État (dont ANRU). « Redonner une vie normale aux habitants des quartiers » c’est pour le maire de la ville une priorité et un enjeu.

Haut lieu des trafics de stupéfiants de toutes natures, le quartier du Docteur Ayme, était devenu difficilement vivable pour ses résidents et aussi les habitants de la ville. Le narcotrafic est l’origine de nombreux actes criminels dont l’incendie du commissariat de la ville en octobre dernier. Outre les renforts de police octroyés par le ministère de l’intérieur en mai dernier, la rénovation des quartiers concernés devenait une nécessité. Initié par le maire de la ville dés 2010, ce programme a bénéficié du soutien de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine. D’un montant de 117 M€ il porte sur la construction et la rénovation de 800 logements et le réaménagement de trois quartiers : Dr Ayme, Condamines et Saint Martin. C’est pour une ville de 27 000 habitants un programme exceptionnel par son ampleur se plaît à rappeler le maire.

Des tours utilisées pour le narcotrafic

Hautes de 14 étages, les deux tours du quartier du docteur Ayme, étaient peu à peu délaissées par leurs habitants, las des pannes d’ascenseur à répétition (volontaires) et des troubles causés par les trafics. Ces deux bâtiments étaient squattées pour partie par les dealers qui les utilisaient également comme des tours de guet pour prévenir de l’intervention des forces de police. Leurs déconstructions qui vient de démarrer devraient s’achever au premier trimestre 2026. Les habitants des 112 logements ont été relogé dans d’autres résidences de Grand Delta Habitat ou chez d’autres bailleurs sociaux, situées à Cavaillon ou dans des communes de proximité. A leur place seront construits des équipements sociaux et des espaces verts.


Région Sud : 33M€ pour rénover le lycée Philippe de Girard à Avignon

Le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur vient d’annoncer des travaux de restructuration complète du lycée Philippe de Girard à Avignon.

« Nous avons conscience de la situation actuelle au lycée Philippe de Girard et nous agissons, assure Renaud Muselier, président de la Région Sud. Une réunion aura lieu dans les prochains jours, en présence de la communauté éducative de l’établissement, afin de détailler les étapes de la rénovation complète. Dès le deuxième semestre 2025, nous engagerons un plan de réhabilitation total pour offrir aux 1 300 lycéens et à leurs enseignants des conditions d’étude et de travail exemplaires. La Région est et restera mobilisée pour ses lycéens. »

Cette annonce fait suite à plusieurs mouvements de mécontentement des enseignants et des équipes pédagogiques pour dénoncer ces dernières semaines l’état de vétusté de l’établissement scolaire de la cité des papes situé route de Tarascon.

Dans le cadre de son Plan Lycées, la Région va donc engager, dès le deuxième semestre 2025, une enveloppe exceptionnelle de plus de 33M€ pour la restructuration et la modernisation du lycée.
A ce titre, 20M€ seront consacrés à la rénovation globale et énergétique. Dans le même temps, afin d’atténuer les difficultés durant la période des travaux, une enveloppe spécifique de 1,3M€ sera allouée à l’amélioration immédiate des conditions de chauffage et à l’accompagnement des équipes pédagogiques dans la gestion de la précarité énergétique.

Par ailleurs 11,7M€ seront dédiés à la reconstruction des 2 ateliers d’électrotechnique & réhabilitation des locaux d’accompagnement du pôle électrotechnique et construction des locaux EMAT. Dess ateliers provisoires seront installés durant l’été 2025, permettant la restructuration et l’extension de ce secteur. Enfin, 1,5M€ financeront la mise en sûreté et rénovation du SSI en SSI/SSS (système de sécurité incendie/système de sonorisation de sécurité).

Le lycée Philippe de Girard à Avignon. Crédit : DR/Aréa Région Sud

Grand Avignon, le Conservatoire se refait une beauté énergétique et thermique pour 2M€ 

Les travaux de grande envergure viennent d’être lancés au Conservatoire du Grand Avignon. « Ils concernent principalement le chauffage, la climatisation, la ventilation et le système de sécurité incendie dans l’ensemble des salles, bureaux et espaces communs de ce bâtiment du XVIIe siècle déployant 4 000m2, » a détaillé Joël Guin, Président du Grand Avignon. Les travaux seront réalisés en milieu occupé pour s’achever en septembre 2026. Montant des travaux ? 2M€ dont 100 000€ pris en charge par l’Etat dans le cadre de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL).

Joël Guin a présenté les travaux de rénovation du Conservatoire entouré de gauche à droite de Marion Deneu, Sabine Roussely, Guy David, Jean-Firmin Bardisa et Paul Mély Copyright MMH

« Les travaux du Conservatoire du Grand Avignon ont débuté le 14 octobre dernier, pour une durée de 23 mois, et une livraison en septembre 2026, a détaillé Joël Guin, président du Grand Avignon. Objectif ? Remplacer l’ensemble des réseaux de chauffage, climatisation, ventilation et système de sécurité incendie. En tout 3 kilomètres de nouveaux réseaux vont être posés et 120 unités de chauffage-ventilation remplacées. Le choix du Grand Avignon s’est porté sur des pompes à chaleur air-eau et la revisite partielle du réseau de ventilation via la ventilation mécanique contrôlée (VMC). Egalement deux chaudières à gaz seront supprimées représentant, chacune, 3,5 tonnes de CO2/an, en moins. »

Dans le détail
Les réalisations les plus bruyantes comme le gros œuvre avec les trémies –vide dans le plancher pour le passage des gaines-, les renforcements structurels et les carottages –forage d’exploration- se feront en dehors de la fréquentation de l’établissement, tandis que les interventions moins invasives et bruyantes se feront au jour le jour. Ceux-ci ont débuté par le 3e étage pour descendre dans le bâtiment, au fur et à mesure de l’avancée des chantiers.

Passage des gaines en caisson de plafond, Copyright MMH

Les entreprises
qui œuvrent dans l’édifice classé sont AD2i pour l’ingénierie ; RP maçonnerie pour les travaux de gros œuvres ; la Sarl BJ pour la plomberie ; Bersam pour l’électricité ; Iseis pour la coordination et Qualiconsult pour le bureau des contrôles.

Fonctionnement
Le Conservatoire du Grand Avignon est géré par la Communauté d’agglomération du Grand Avignon et financé par la structure, les cotisations des élèves, les subventions du Département de Vaucluse et de l’Etat. Son budget annuel est de 8M€. Son rôle est la pratique et la démocratisation de la danse, de la musique et du théâtre auprès des nouveaux publics. La structure propose également une saison culturelle et l’accès à une médiathèque.
«Le conservatoire emploie 150 agents et 86 enseignants équivalents temps plein, ici, sur le site Leclerc, a précisé Marion Deneu, directrice par intérim du Conservatoire. Le challenge a été de coordonner les travaux afin de ne pas impacter l’enseignement qui se déroule dans 50 salles de l’édifice qui comprennent 600 instruments de musique et environ 50 pianos dont trois à queue.»

En savoir plus
Le Conservatoire à rayonnement régional est le 2e de France, et même le 1er en nombre d’élèves par habitants. Sur les 3 000 élèves qui fréquentent l’établissement, 500 proviennent de Vedène, Montfavet, Villeneuve, Entraigues, Sauveterre et Saint-Saturnin. Egalement, en 2023, le Conservatoire a intégré l’école de musique de Rochefort-du-Gard. «Cet édifice du XVIIe siècle constitue l’un des sites du Conservatoire mais occupe d’autres lieux tels qu’ à proximité du Pont Saint-Bénézet, à Rochefort-du-Gard, à Morières-lès-Avignon et au Pontet, » a détaillé Guy David, délégué au Conservatoire.

Percées des trémies sur toute la hauteur du bâtiment Copyright MMH

Petite histoire du lieu
L’ancien Palais de justice était, auparavant, un ancien couvent fondé par les Annonciades Célestes en 1640. Le séminaire y fait adjoindre une chapelle en 1770 dans un style corinthien. Celle-ci est consacrée en 1755 pour le séminaire Notre dame de Sainte-Garde. Ce sera le dernier édifice religieux construit avant la Révolution. En 1792, le Tribunal civil du district d’Avignon s’y installe, puis c’est au tour du Tribunal de commerce de prendre possession des lieux en 1810, la chapelle devenant une salle d’audience en 1829, avant d’être occupée par la Bourse de commerce en 1904. La chapelle devient une salle d’audience après la 1re guerre mondiale. « Aujourd’hui il s’agit de la salle de concert Rosa qui accueille un piano à queue explique Marion Deneu. Les marches sur lesquels figurent les fauteuils abritent des système de chauffage tandis que la scène en est dépourvue mais en sera bientôt équipée. »

Une nouvelle Cité judiciaire hors les murs en 2001
Le Palais de justice se hisse hors des remparts d’Avignon pour emprunter le 2, boulevard Limbert en face des augustes pierres. Il s’érige en un ensemble cubique entre 1998 et 2001 pour une mise en service de la Cité Judiciaire en 2001. L’architecture aussi contemporaine que compacte accueillera le Tribunal de Grande Instance, d’Instance, de Commerce, les Prud’hommes, le tribunal des Enfants et la Cour d’Assise.

Le Conservatoire d’Avignon aujourd’hui
Le Conservatoire à rayonnement régional accueille plus de 3 000 élèves, dont 500 issus des écoles associées et propose des formations artistiques aux enfants comme aux adultes.Le bâtiment classé du XVIIe siècle est racheté au Département –estimé par les Domaines à 1,52M€- par le Grand Avignon en 2005 et ouvert au public en 2007 après plus de 7M€ de travaux.

La salle de concert Rosa, ancienne chapelle Copyright MMH

Vaucluse Provence Attractivité : Construction & Economie circulaire, la révolution des éco-matériaux

Vaucluse Provence Attractivité a organisé, à l’Université d’Avignon, une réunion d’information auprès des prescripteurs de matériaux dans le cadre de projets de construction ou de rénovation. Des responsables des entreprises Batipac et Le Pavé ont présenté leurs activités et produits. Le Pavé a d’ailleurs récemment été mis en vedette pour avoir fabriqué les sièges du stade nautique et les podiums de remise de médailles des jeux Olympiques de Paris. Les deux entreprises envisagent de se développer dans le Grand Est.

Pierre Gonzalvez, Président de Vaucluse Provence Attractivité

Lors de cette demi-journée de présentation, Vaucluse Provence Attractivité a invité les responsables de deux entreprises Batipac et Le Pavé à venir présenter leur activité, démarche et produits devant des donneurs d’ordre publics, des architectes, des promoteurs, des prescripteurs tels que le CAUE 84 (Le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement), la Chambre des métiers 84, la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics 84, le contractant général GSE. Près de 40 personnes étaient présentes.

L’entreprise Batipac est entreprise installée à Saint-Aignan de Grand Lieu (44) et développe, notamment, des panneaux autoportants et isolants thermique, phonique, acoustique pour constituer les murs, le toit, les planchers et les cloisons de distribution d’un bâtiment des matériaux à partir de carton recyclés et de l’entreprise.

Le Pavé, installée à Aubervilliers –et dotée de deux usines en Ile-de-France et en Bourgogne- fabrique quant à elle des panneaux ‘SoftSurface’ composés de déchets plastiques et du mobilier déjà utilisés dans 1 600 projets d’aménagement.

Les eco-matériaux
Dans le milieu de la construction, les écomatériaux sont des matériaux bas carbone qui répondent à des critères de performances techniques et fonctionnelles, de durabilité, de résistance au feu… Des critères environnementaux ou socio-environnementaux permettent également de les qualifier avec une attention particulière apportée à leur cycle de vie, allant de leur production à leur élimination ou recyclage.
Leur production permet la création d’emplois en local et non-délocalisables, a de faibles répercussions sur l’environnement, veillant à une utilisation raisonnée des ressources naturelles. Il s’agit donc de réduire l’empreinte écologique et la production des gaz à effet de serre. Si les écomatériaux peuvent être parfois plus chers, ils auront une durée de vie plus longue et un impact moindre sur l’environnement.

Vaucluse Provence Attractivité
Vaucluse Provence Attractivité promeut les territoires et ses différentes composantes afin d’attirer des entrepreneurs, des investisseurs et des talents. Sur le volet Invest, son rôle est de détecter puis d’accompagner les projets d’implantation d’entreprises en s’appuyant sur la richesse et la diversité des différents écosystèmes du territoire. Du déploiement d’actions de prospection promotion à la mise à disposition d’une ingénierie de projets, VPA se positionne ainsi sur toute la chaîne comme un facilitateur. Son expertise et sa connaissance du territoire lui permettent, en lien avec les intercommunalités et les différents partenaires, de faire des propositions foncières ad hoc aux investisseurs et d’aider les entrepreneurs à accélérer leur démarche d’implantation. Depuis plus de deux ans, VPA s’engage activement dans la prospection de projets dits à impact.


Cavaillon : l’école Castil Blaze fait peau neuve pour la rentrée scolaire 2024

En vue d’offrir les meilleures conditions aux élèves et enseignants de leur commune, la Ville de Cavaillon a entamé durant la période estivale 2024 de nombreux travaux de rénovation dans les établissements scolaires. Le mardi 3 septembre, Gérard Daudet, maire de Cavaillon a présenté la « nouvelle » école Castil Blaze qui a subi d’importants changements et des travaux de rénovation. 

Le mardi 3 septembre 2024, les élèves de l’école Castil Blaze, qui se trouve dans la commune de Cavaillon, ont eu le plaisir de découvrir les nouveautés qui ont été intronisées au sein de leur établissement scolaire lors des vacances estivales. Le lieu a en effet subi de nombreux travaux de rénovation et de réagencement du groupe scolaire qui ont été présenté le maire de la ville, Gérard Daudet lors de sa traditionnelle visite aux écoliers pour la rentrée des classes. 

Ce projet qui a coûté à la ville la somme de 1.164.000 € permet avant tout de réunir les élèves de l’école maternelle Marie Signoret et ceux de l’école élémentaire Castil Blaze dans un seul et même établissement. Une avancée majeure qui permettra une continuité et une cohérence pédagogique qui démarrera dès le plus jeune âge. Avec les travaux, l’école Castil Blaze a désormais la capacité d’accueillir plus de 300 élèves qui vont de la petite section de maternelle au CM2. 13 classes sont d’ores et déjà à la disposition des enseignants et de l’équipe pédagogique ainsi que deux classes UPE2A (Unités Pédagogiques pour Élèves Allophones Arrivants), une classe ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire), et un RASED (Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté).

Les principales améliorations apportées 

Pour la maternelle, les enfants sont à présent accueillis au rez-de-chaussée dans des classes fraîchement rénovées, avec la création de sanitaires adaptés, un dortoir et une salle de motricité. Pour ce qui est de la section élémentaire, les élèves sont accueillis à l’étage où certaines classes ont été entièrement rénovées, ainsi que les sanitaires.

Les travaux de rénovation viennent également apporter des changements bénéfiques au niveau de la circulation et de l’accessibilité. La coursive du rez-de-chaussée est maintenant fermée par des baies vitrées, garantissant une circulation sécurisée pour les élèves de maternelle. L’école est également accessible aux enfants porteurs de handicap grâce à l’installation d’un ascenseur desservant le premier étage.

Des travaux complexes et un défi logistique 

Pour effectuer ces travaux indispensables à la bonne marche de l’école, la Ville de Cavaillon a dû faire face à un véritable défi logistique. C’est le déménagement de l’école maternelle Marie Signoret vers l’élémentaire Castil Blaze qui a nécessité le plus de complications mais son orchestration par les agents du Centre Technique Municipal (CTM) qui ont permis une transition en douceur et la mise en place d’un cadre accueillant pour les élèves et les enseignants.

Nouvelle école et nouvelle direction donc avec la nomination de Nathalie Jagoury qui vient accompagnée de 17 enseignants, 3 ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), 10 AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), 3 agents d’entretien et 1 concierge, tous pleinement engagés dans ce nouveau projet pédagogique. 

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