18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

TPE-PME : l’économie régionale sous tension

L’activité est en recul en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les fragilités sectorielles semblent persistantes tandis que les signaux restent contrastés à Avignon. Le baromètre Image PME (petites et moyennes entreprises) du 4e trimestre 2025, publié par Le Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables de Provence-Alpes-Côte d’Azur, dresse un constat nuancé : l’activité des TPE-PME (Très petites et moyennes entreprises) recule de 2,6% en région sur un an, et de 2,8% en Vaucluse.

Si certains secteurs tels que la restauration, le bâtiment et les transports routiers continuent de se dégrader, d’autres résistent, à l’image de l’immobilier ou des pharmacies. À Avignon, la situation apparaît plus dynamique que la moyenne régionale. Au 4e trimestre 2025, les petites et moyennes entreprises françaises de l’échantillon affichent une baisse d’activité de 2,1% en glissement annuel, et de 0,8% en cumul depuis le début de l’année. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la contraction est plus prononcée : -2,6% sur le trimestre et -1,3% en cumul annuel. Il en résulte donc un recul régional plus marqué qu’au niveau national.

Un recul de 2,8% au 4e trimestre en Vaucluse
Le Vaucluse enregistre un recul de 2,8% au 4e trimestre et de 1,8% depuis janvier. À Avignon, la baisse est plus contenue (-1,4% sur le trimestre ; -0,2% en cumul), traduisant une relative résilience du tissu économique local. Ces chiffres s’appuient sur l’analyse des télédéclarations de TVA (Edi-tva) réalisées par les experts-comptables pour le compte de leurs clients, via la base Statexpert. L’échantillon est conséquent : environ 530 000 entreprises au niveau national, 65 500 en région, 7 000 en Vaucluse et 900 à Avignon. Les évolutions sont calculées en glissement annuel et corrigées des jours ouvrés, ce qui confère à l’indicateur une solidité statistique appréciée des conjoncturistes.

Copyright Croec paca /Image PME

Des secteurs durablement fragilisés
La restauration et les débits de boisson poursuivent leur dégradation, pénalisés par la hausse des coûts comme l’énergie, les matières premières, la masse salariale) et par une consommation des ménages plus prudente. Les transports routiers et le bâtiment subissent, eux aussi, un environnement défavorable, marqué par la contraction de la demande et la hausse des charges financières.

La coiffure en difficulté mais pas l’immobilier
La coiffure figure également parmi les activités en difficulté, révélant la sensibilité de ces métiers de proximité aux arbitrages budgétaires des ménages. À l’inverse, l’immobilier, l’aménagement paysager et les pharmacies montrent une capacité de résistance. Cette hétérogénéité sectorielle confirme des évolutions structurelles de l’économie régionale : montée en puissance des services liés à l’habitat, adaptation des modèles commerciaux, digitalisation accrue des TPE.

Avignon, un signal plus favorable
Un indicateur attire cependant l’attention : au 4e trimestre 2025, les TPE-PME d’Avignon affichent, dans certains segments comme le commerce de détail spécialisé, une progression de 4,4 % sur un an et de 4,3 % en cumul annuel. Une performance qui contraste avec la tendance régionale. Cette dynamique peut s’expliquer par la forte polarité commerciale et touristique de la ville, mais aussi par une base de comparaison favorable ‘l’effet de base’ rappelé dans la méthodologie, lorsque l’année précédente avait été marquée par un recul.

Copyright Croec paca /Image PME

Un climat encore incertain, mais des perspectives
Pour Nicolas Férand, président du CROEC Paca, l’année 2025 reflète « à la fois les défis auxquels sont confrontées les TPE-PME et leur capacité d’adaptation ». Egalement, l’instabilité politique et le contexte international ont pesé sur l’investissement et la confiance des dirigeants.

La Loi de finances 2026
L’adoption de la loi de finances 2026 (LOF 2026) et quelques signaux d’amélioration macroéconomique laissent néanmoins entrevoir une possible stabilisation. Le tissu entrepreneurial régional demeure dense et diversifié, mais la prudence reste de mise. Le baromètre Image PME, en analysant les tendances à partir de données fiscales réelles, offre ainsi un outil d’observation précieux pour mesurer l’évolution d’un écosystème économique qui représente l’essentiel de l’emploi privé régional.
Source : Baromètre Image PME – 4e trimestre 2025, Ordre des experts-comptables, base Statexpert, traitement Observatoire de la profession comptable.
Mireille Hurlin


TPE-PME : l’économie régionale sous tension

À Villeneuve-lès-Avignon comme au cœur d’Avignon, Maison Bronzini et Casa Bronzini incarnent une même vision : transformer un restaurant en véritable lieu de vie. Héritage patrimonial, convivialité contemporaine et sens aigu du rendez-vous rythment deux adresses complémentaires qui ont accueilli près de 110 000 couverts en 2025.

À l’origine, il y a un site chargé d’histoire. À Villeneuve-lès-Avignon, le Moulin de la Chartreuse plonge ses racines au XIVᵉ siècle, lorsque les Chartreux, installés sous la protection du pape Innocent VI, y développent la culture de l’olivier et la production d’huile. Un héritage ininterrompu depuis plus de 650 ans, en suspens, seulement le temps de la Révolution française, et reconnu par une inscription au patrimoine historique en 2009.

Philippe Bronzini Copyright Linkdin

Bistrot, jardin, boutique…
Repris en 2008 par Philippe Bronzini, le moulin devient progressivement bien plus qu’un outil de production. Modernisé, récompensé pour la qualité de ses huiles d’olive, il se transforme au fil des années en un ensemble hybride : bistrot, jardin, boutique, salon de thé, pâtisserie maison, showroom et salons privés. « On n’a pas créé un restaurant. On a réveillé un lieu », résume l’équipe, revendiquant une approche où le patrimoine nourrit l’expérience contemporaine. Le moulin propose 350 couverts sur 7 salles et 250 en terrasse.

Deux adresses, deux tempos
À cette Maison, destination en soi, répond depuis octobre 2024 la Casa Bronzini, installée place de l’Horloge à Avignon. Héritière d’une brasserie familiale autrefois tenue par les grands-parents de Philippe Bronzini, l’ancien Mistrau devenu la Casa, décline la même exigence dans un registre plus urbain : café dès le matin, déjeuner animé, apéritif et soirées rythmées. Une brasserie centrale, élégante sans être guindée, pensée pour suivre le pouls de la ville. L’endroit accueille 140 couverts sur trois salles, plus 120 en terrasse.

Maison Bronzini 74, rue de la République à Villeneuve lès Avignon Copyright Maison Bronzini

Une même philosophie et des ambiances différentes
Si les ambiances diffèrent, la philosophie reste identique : régularité, accueil et qualité, avec une capacité d’accueil conséquente : plus de 350 couverts par service à Villeneuve, 140 à Avignon, sans compter les terrasses. Un volume assumé, rendu possible par une organisation structurée et une équipe renforcée lors des périodes de forte activité.

Créer des habitudes plutôt que du ‘one shot’
Au cœur du projet, une programmation événementielle pensée comme un fil rouge. DJ sets, soirées signature, afterworks et temps forts saisonniers scandent l’année sans chercher le spectaculaire à tout prix. « On ne fait pas du bruit, on crée des rendez-vous », résume Pierre Giovannini, responsable communication et événementiel, arrivé en septembre 2025 pour structurer l’image digitale des deux établissements et transformer l’activité quotidienne en véritable expérience.

Casa Bronzini 13, place de l’Horloge à Avignon Copyright Casa Bronzini

Des soirées protéiformes
Alors que la fréquentation de la sphère restauration semble se fragiliser, Bronzini mise sur l’identité, l’ambiance et la fidélisation. Locaux, touristes, groupes ou professionnels : chacun y trouve un usage, du simple café matinal à la soirée thématique. Dernier exemple en date : une soirée casino immersive, à la Maison Bronzini, où les salles se sont métamorphosées le temps d’une nuit, confirmant cette volonté de renouveler sans cesse l’expérience.

Métamorphoses, les dates
2008 : reprise du Moulin de la Chartreuse par Philippe Bronzini ; 2012 : création du Bistrot du Moulin avec la cuisine de saison et l’ouverture du jardin ; 2016 : nouvelle dimension “lieu de vie” avec son bar/salon de thé, sa pâtisserie, sa boutique agrandie : naissance de l’univers Maison Bronzini ; 2017 : lancement de l’oléo-cosmétique, des soins à base d’olivier ; 2018/2019 : trituration externalisée pour des raisons sanitaires et des contraintes patrimoniales, cuverie et mise en bouteille conservées sur place ; 2020 : aménagement d’un showroom et de salons privés dans l’ancien espace du moulin ; Une phrase qui résume l’ADN : “On n’a pas créé un restaurant. On a réveillé un lieu.” Casa Bronzini, Avignon – Place de l’Horloge, est la continuité de cette exigence… dans un autre tempo. Ouverte en octobre 2024, après le rachat de Lou Mistrau « car nous voulions être présent au cœur d’Avignon ». De plus la brasserie appartenait aux grands-parents de Philippe Bronzini entre 1938 et 1951. La Casa Bronzini porte la même signature : accueil, qualité, ambiance, régularité, avec une énergie plus urbaine, plus spontanée, plus rythmée.

Les infos pratiques
Maison Bronzini, 74, rue de la République à Villeneuve lès Avignon. Moulin de la Chartreuse, à la même adresse. Casa Bronzini, 13 Place de l’Horloge, Avignon.
Mireille Hurlin


TPE-PME : l’économie régionale sous tension

La société Brunet frères propose des prestations de traiteur pour des mariages ou d’autres événements. Son siège se situe à Monteux. L’entreprise a fêté ses 60 ans en 2025.

L’histoire commence en 1965 rue Vigne à Carpentras. Jean-Pierre et Max Brunet sont deux frères et ouvrent leur boucherie-charcuterie.  » À cette époque, il y avait cinq boucheries dans cette rue. Le commerce dans cette ville était florissant à l’époque  » explique Jean-Pierre Brunet. Le commerce grandit et propose des plats cuisinés en traiteur dans les années 80.  » Mes cousins, Marc et Laurent, sont alors rentrés dans la boucherie  » explique Christian Brunet, dirigeant actuel.  » Pour ma part, après un cursus de formation en cuisine, j’ai travaillé pour Christian Étienne et le restaurant le Clos de la Violette à Aix-en-Provence notamment « .

« Monteux nous a accueillis les bras ouverts.  »

Christian Brunet

Ouverture à Monteux
L’activité traiteur de l’entreprise a commencé à se développer dans la boucherie en centre-ville à Carpentras.  » Nous commencions à être à l’étroit. Nous avions pour objectif de moderniser notre activité, avec de nouvelles normes d’hygiènes qui sont arrivées. Une opportunité s’est présentée sur la zone des Escampades à Monteux en 2001. Monteux nous a accueillis les bras ouverts  » explique Christian Brunet qui intégré l’entreprise dans les années 90.

Christian Brunet, dirigeant de l’entreprise.

Création de Brunet traiteur
L’entreprise se dissocie en 2001, entre la boucherie reprises par les fils de Max et des activités traiteur gérées par ceux de Jean-Pierre. L’investissement à Monteux d’un million d’euros comprenant le laboratoire et un restaurant sur une surface totale de 800 m².

L’info : Christian Brunet obtenu un prix en 2025 à l’occasion du premier Trophée national des traiteurs à Nantes, dans la catégorie Transmission du savoir-faire.  » J’ai obtenu ce prix avec grande fierté en essayant de transmettre ma passion et mes compétences à une équipe de jeunes traiteurs à l’occasion ce concours « .

Une année 2025 compliquée
 » Nous avons depuis toujours la confiance de nos clients, avec une image impeccable de notre cuisine et de notre service. Néanmoins, la concurrence est plus forte que par le passé. Les coûts de matières premières, de frais de personnels, d’énergie ont énormément progressé depuis cinq ans. Ceci a eu un fort impact sur notre rentabilité qui a baissé. Mon objectif n’est pas forcément d’augmenter le chiffre d’affaires mais de rester sur le même travail qualitatif qu’aujourd’hui. Il y a également la problématique du personnel difficile à trouver, que ce soit en cuisine ou en service. Le point positif est que notre métier n’est pas délocalisable. Comme d’autres métiers de l’artisanat, il n’est pas concerné par l’intelligence artificielle  » explique Christian Brunet.

L’accueil du site de l’entreprise a été refait en 2025.

Un projet de RSE
L’entreprise a toujours travaillé dans une démarche qualitative. Dans ce sens, elle a pour projet d’obtenir le label RSE.  » Nous avons commencé pour cela un gros travail autour du traitement des déchets et des cartons. Nous avons également un sourcing pointu auprès de nos fournisseurs locaux. Nous sommes désormais équipés de panneaux photovoltaïques et de lumières LED. À la fin des cérémonies, pour éviter le gaspillage alimentaire, nous effectuons des dons des produits sortis du froid à la Banque alimentaire. Nous effectuons également un travail autour de la santé au travail. J’ai par exemple fait l’acquisition d’un transpalette électrique en 2024.

O.M.

Brunet en chiffres
Chiffre d’affaires : 1,8 millions d’euros en 2025, idem à celui de 2024
Répartition du chiffre d’affaires : 70 % mariages, 20 % événements professionnels et 10 % pour le restaurant se situant sur le site.
Salariés : 20 équivalents temps plein sur l’année.
Investissements en  2024 : accueil du public pour un budget de 60 000 €, ombrière pour le stockage des camions, deux nouvelles chambres froides (une positive et négative) pour un budget de 120 000 €

Disciple d’Ecoffier
« J’ai été parrainé en 1998 dans la catégorie Echarpe rouges et cela été une grande fierté pour moi « . Lancé par Auguste Escoffier, ce mouvement a eu pour objectif la transmission du savoir-faire de la cuisine française dans le monde entier, grâce un guide des bonnes pratiques. Il existe d’autres couleurs d’Echarpes, avec la violette pour la reconnaissance des services ou encore l’orange pour les jeunes talents.


TPE-PME : l’économie régionale sous tension

La restauration de la porte de l’église Saint-Jean-Baptiste, rendue possible par une mobilisation citoyenne exemplaire, illustre la vitalité de l’engagement patrimonial en Vaucluse. Un concert viendra célébrer cette réussite collective.

À Châteauneuf-de-Gadagne, la sauvegarde du patrimoine n’est pas qu’une affaire de pierres. Elle est aussi celle d’un élan collectif. La municipalité annonce le succès de la souscription publique lancée avec la Fondation du Patrimoine pour restaurer la porte monumentale de l’église Saint-Jean-Baptiste, datée de la fin du XIXᵉ siècle. Une campagne qui a dépassé ses objectifs initiaux, portée par la générosité des habitants et des donateurs.

Une porte, témoin d’une histoire locale singulière
Œuvre originale réalisée autour de 1870, la porte de l’église se distingue par son placage métallique clouté et ses motifs décoratifs rares en Provence. Elle constitue l’un des éléments les plus singuliers de cet édifice roman du XIIᵉ siècle, profondément remanié au fil des siècles. Fragilisée par le temps, la porte nécessitait une restauration complète, mêlant savoir-faire artisanal et respect du patrimoine ancien. Le chantier, engagé à l’automne 2025, vise à consolider la structure en bois, restaurer le revêtement métallique et redonner à l’ensemble sa cohérence esthétique. Le montant total des travaux s’élève à 24 200€, dont une part significative a pu être financée grâce à la souscription.

Copyright ville de Châteauneuf-de-Gadagne

Un engagement local aux retombées concrètes
Au-delà de la préservation d’un élément architectural, l’opération s’inscrit dans une dynamique plus large. Selon une étude menée par la Fondation du Patrimoine, 1€ investi dans la restauration génère en moyenne 21€ de retombées économiques locales, en soutenant l’emploi, les artisans et l’attractivité des centres anciens. Un enjeu particulièrement sensible dans le Vaucluse, où de nombreuses communes rurales et périurbaines cherchent à valoriser leur identité et leur cadre de vie. À l’échelle départementale, les projets soutenus par la Fondation participent aussi à la revitalisation des centres bourgs, en renforçant le lien entre patrimoine, culture et développement local.

La musique pour célébrer une réussite collective
Pour marquer la fin de la campagne et le retour de la porte restaurée, la municipalité organise un concert de musique classique le dimanche 11 janvier 2026 à 16h, dans l’église du village. Le Quatuor Girard, en partenariat avec les Musicales de Gadagne, proposera un programme autour de Bach, Mozart et Beethoven, dont le Quatuor op.130-133. À l’issue du concert, un moment convivial réunira le public autour d’un verre de l’amitié et de galettes des rois, prolongeant l’esprit de partage qui a animé toute la souscription.

Une mobilisation qui se prolonge
Si la campagne a déjà permis d’atteindre ses objectifs, la souscription reste ouverte tout au long du mois de janvier. Les dons peuvent encore être effectués en ligne, permettant à chacun de contribuer, même après coup, à la préservation de ce patrimoine communal.

Les infos pratiques
Eglise Saint-Jean-Baptiste. Dimanche 11 janvier 2026 à 16h. Place de l’Église à Châteauneuf-de-Gadagne. Tel : 04 90 38 04 78. Réserver ici
Calista Contat-Dathey


TPE-PME : l’économie régionale sous tension

Après 7 mois de travaux, le Mercure Arles Centre Arènes vient officiellement d’être inauguré. Situé rue Emile Fassin dans l’ancien hôtel Atrium, l’établissement 4 étoiles appartenant au groupe Accor est dirigé par Wilfried Tardy, auparavant directeur d’exploitation des Mercure Pont d’Avignon et Palais des papes.

Une rénovation dans le respect de l’histoire arlésienne
Construit en 1987 autour d’une ancienne maison arlésienne du XIXᵉ siècle, le Mercure Arles Centre Arènes a été rénové en profondeur pour offrir un cadre plus chaleureux et contemporain.
« L’hôtel a été repensé et rénové pour devenir aujourd’hui un établissement 4 étoiles de caractère, profondément ancré dans sa ville, précise le nouveau directeur. Plus qu’un simple hôtel, il se veut un lieu d’accueil, de rencontre et de partage, reflétant l’esprit de la marque Mercure qui offre à ses visiteurs une expérience authentique, véritablement ancrée dans son territoire, ouverte sur la ville et ses habitants, en lien étroit avec les artisans et producteurs locaux. »

Crédit : Thermed interior design/DR

L’architecte d’intérieur parisien Nicolas Thermed, à l’origine du projet, explique avoir voulu créer un hôtel où l’on se sent « vraiment à Arles ». Il décrit un lieu qui rend hommage à la ville, à son architecture et à son ambiance, entre histoire et modernité : « un hôtel où on s’y sent bien, où il y a de la chaleur. Dans une ville merveilleuse qui est très inspirante, je crois, pour beaucoup de gens, même pour ceux qui y vivent d’ailleurs. J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler sur ce projet. »

Crédit : Thermed interior design/DR

Capacité de 91 chambres
L’établissement compte désormais 91 chambres et suites. Il dispose également de plusieurs salles modulables destinées à accueillir des séminaires et des événements professionnels jusqu’ 350m2 pour une capacité de maximale de 180 personnes. Autre atout de l’hôtel : son ‘rooftop’, une terrasse avec piscine perchée au-dessus des toits d’Arles, offrant une vue panoramique sur la ville.

Crédit : Crédit : Audrey KOKODOCO

Saveurs locales pour le restaurant bistronomique
Côté cuisine, c’est le chef Adrien Gentilucci qui est à la tête du restaurant de 60 couverts du Mercure Arles Centre Arènes. Passé notamment par les cuisines du restaurant Bernard Loiseau, de La Chassagnette d’Armand Arnal ou bien encore des Maisons d’Arles, ce dernier propose une cuisine bistronomique locale et de saison. Pour cela, le chef entend proposer à l’année une carte mettant tout particulièrement à l’honneur les produits du terroir et les producteurs régionaux.

« Le vœu que Mercure Arles Centre Arènes devienne un acteur du rayonnement touristique et culturel. »

Wilfried Tardy, directeur

De gauche à droite : Wilfried Tardy, directeur du Mercure Arles Centre Arènes, et Axel Lubin, directeur des opérations multi marques au sein d’Astan Hospitality

Selon son directeur, Wilfried Tardy, cette transformation reflète la volonté de créer un lieu vivant, ouvert sur la ville et ses habitants, en lien étroit avec les artisans et producteurs du territoire. Dans tout l’hôtel, des références à la culture locale s’invitent « des têtes de lit qui évoquent les arches des Arènes, une feuille de pierre rappelant les salins de Giraud, des teintes chaudes terracotta qui respirent la Provence, des matériaux nobles travaillés par des artisans locaux, notamment certains luminaires que l’on peut admirer ici, et bien sûr un hommage à la photographie, si présente dans cette région. Je forme le vœu que Mercure Arles Centre Arènes devienne un acteur du rayonnement touristique et culturel de cette ville exceptionnelle. Qu’il contribue à renforcer son attractivité, dans le respect de son histoire et dans l’élan de son avenir. »

Amaury Marie (stagiaire)


TPE-PME : l’économie régionale sous tension

Un vaste programme de restauration des espaces remarquables de l’Hôtel Dieu de Carpentras, devenu, désormais l’Inguimbertine, la bibliothèque-musée, va être lancé, révélant au grand public, la richesse historique des anciennes fonctions du bâtiment. Un précieux révélateur d’histoire dont les nouveaux travaux sont estimés à 4M€.

Classé en totalité Monument Historique en 1862, L’Hôtel-Dieu est le deuxième édifice le plus vaste de Vaucluse après le Palais des papes. La chapelle, l’escalier monumental, le hall des donatifs et l’apothicairerie (ouverture prévue en 2026) constituent les espaces historiques les plus remarquables. Le programme de restauration se déroulera dès cette année et jusqu’en 2030.

On commence par des études poussées
Il commence dès maintenant, à cheval entre 2025 et 2026, avec les études préalables aux restaurations complexes pour, ensuite, débuter la restauration de la pharmacie et du laboratoire attenant entre 2027 et 2028. 2028-2029 entamera la restauration du petit hall des donatifs –petits tableaux peints commémorant un don fait à une institution charitable, souvent un portrait du donateur.

Les donatifs ancêtre de la publicité ?
Le plus ancien donatif trouvé en Comtat Venaissin est daté de 1620 et pourrait s’apparenter à l’ancêtre de la publicité, flattant l’égo et amenant d’autres personnes à faire de même, selon Madeleine Ferrières dans ‘Les donatifs comtadins’. Une pratique tombée en désuétude en 1948. Puis les travaux se concentreront sur l’ancienne salle du Conseil. Enfin, il sera question de la rénovation du cœur des religieuses et de la chapelle entre 2029 et 2030.

Au chapitre des finances
Les soutiens de ce vaste programme de restauration sont la Direction régionale des affaires culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Région Sud et le Département de Vaucluse.


TPE-PME : l’économie régionale sous tension

Le Cru Vacqueyras propose d’admirer les dentelles de Montmirail depuis les jardins du château du village, à l’occasion d’une dégustation de vin baignée de musique électro alors que l’été continue de s’étirer.

Au programme : Peck, artiste à l’univers singulier, ouvrira le bal avec un set inspiré entre deep, house et techno ; Maggy Smiss, DJ montpelliéraine reconnue pour ses performances électrisantes et ses sets aussi éclectiques que percutants, prendra la relève avant de donner la main à Joris Delacroix, artiste de renommée internationale, pour un live immersif et planant, fusionnant musique électronique et piano.

Côté dégustation
La soirée mettra bien sûr à l’honneur les vins du Cru Vacqueyras, proposés à la dégustation en rouge, blanc et rosé tout au long de l’événement. Un moment de découverte et de partage autour des terroirs emblématiques de l’appellation. Pour accompagner les vins, l’équipe du 17 Place aux Vins proposera une offre de restauration sur place, avec une cuisine généreuse, locale et de saison.

En savoir plus
Vacqueyras est un village provençal historiquement vigneron, situé dans le Haut-Vaucluse, au sud de la Vallée du Rhône, rive gauche, proche d’Avignon. Le vignoble de Vacqueyras s’étend sur 1 460 hectares, répartis sur deux communes, Vacqueyras et Sarrians. Vacqueyras accède au rang de Cru des Côtes du Rhône en 1990.

Infos pratiques
Samedi 30 août 2025 de 19h à 1h du matin. Places limitées – réservation obligatoire en ligne ici. Tarif Ticket last chance : 27,30€/pers. Pas de vente de tickets sur place. Jardins du Château de Vacqueyras – Place de l’Eglise à Vacqueyras.


TPE-PME : l’économie régionale sous tension

En petit groupe, à la lueur des lanternes, venez découvrir, avec un guide, les jardins de l’Abbaye Saint-André où l’on observera les jeux de lumières se refléter dans les bassins et où l’on imaginera les ombres chinoises se dessiner…

Les infos pratiques
Visite au clair de lune des jardins de l’abbaye saint-André. Abbaye Saint-André, rue Montée du fort à Villeneuve-lès-Avignon. A partir de jeudi 14 et jusqu’au 18 août. 9€. Réservation obligatoire auprès de l’office de tourisme du Grand Avignon au 04 90 03 70 60, place Charles David à Villeneuve-lès-Avignon.

Egalement, visite gourmande avec la cheffe de la Chartreuse
Découverte de la cuisine des moines, suivie d’une dégustation de mezzés préparés par la cheffe franco-libanaise Aurore Ville-Renon Younès. La visite explore le lien entre les moines et leur rapport à l’agriculture et à l’alimentation.

Les infos pratiques
La Chartreuse. Visite gourmande des jardins d’été avec la cheffe. Samedi 16 août. A partir de 18h. Durée de la visite 1h45. Jusqu’au 23 août. 24€. La Chartreuse. 58, rue de la République à Villeneuve-lès-Avignon.


TPE-PME : l’économie régionale sous tension

Le Département de Vaucluse vient de démarrer les travaux de restauration du Pont sur l’Ouvèze qui présente des dégradations importantes. L’opération devrait s’étaler jusqu’au printemps prochain.

Classé au titre des Monuments historiques depuis 1997, le Pont sur l’Ouvèze, situé à Bédarrides, présente une condition vétuste qui nécessite une restauration importante. Le Département de Vaucluse débute donc une opération d’envergure pour lui donner une nouvelle jeunesse.

Ouvrage emblématique du patrimoine vauclusien, ce pont roman avec ses trois arches maçonnées en calcaire est situé sur une ancienne route départementale devenue communale mais il appartient toujours au Département qui assure son entretien. Long de 41,65m et largement de 5m, le pont présente des dégradations notables comme l’érosion des maçonneries, l’affouillement d’une pile, ou encore la dégradation des parapets.

Des précautions prises depuis 2023

Afin d’éviter que les choses n’empirent et empêcher l’effondrement du pont avant les travaux, le Département avait pris des mesures conservatoires en 2023 pour limiter les charges. Ainsi, une circulation alternée avec feux tricolores et une restriction de zonage à 3,5t avaient été mises en place.

Aujourd’hui, l’opération de restauration de l’ouvrage débute dans l’objectif de garantir la sécurité des usagers (véhicules, piétons, cyclistes), préserver ce Monument historique, mais aussi répondre aux normes environnementales. Les travaux, qui devraient s’achever au printemps 2026, comprennent la restauration des maçonneries, le renforcement structurel des voûtes, la consolidation d’une pie, la mise en place d’une nouvelle dalle et d’un système d’étanchéité, ainsi que la création de trottoirs et la restauration des parapets. Au début de l’année 2026, une fermeture totale du pont à la circulation sera requise à deux reprises, avec la mise en place d’une déviation.

Le coût total prévisionnel des travaux s’élève à 1 071 650€, financé à hauteur de 713 760€ par le Département de Vaucluse et 357 890€ par l’État au titre de la Dotation de soutien à l’investissement local.

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