11 septembre 2026 |

Ecrit par le 11 septembre 2026

Chiffre d’affaires : les restaurateurs vauclusiens paient l’addition  

Selon l’Observatoire économique de la restauration le chiffre d’affaires des restaurants traditionnels est en net recul dans la quasi-totalité des département de la Région Paca.

Au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires de la restauration traditionnelle recule de 6,9% en Provence-Alpes-Côte d’Azur par rapport au même trimestre de 2025. Sur les six premiers mois de l’année, la baisse atteint 7,3%.

Ces données sont issues du tout nouvel Observatoire économique de la restauration réalisé par l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) en partenariat avec l’Ordre national des experts-comptables. Cet outil dévoilé en août dernier s’appuie sur les données comptables réelles issues directement de l’activité des entreprises. Objectif, connaître au mieux la réalité de la situation de 180 000 entreprises françaises en croisant les comptes 2025 avec les déclarations de TVA des deux premiers trimestres 2026.

« Vingt-cinq fermetures par jour. »

Franck Chaumès, président national UMIH Restauration

« Vingt-cinq fermetures par jour, plus de la moitié des restaurateurs dont le résultat recule en 2025, un chiffre d’affaires qui décroche dans 95 départements sur 98 au deuxième trimestre 2026 ; la profession alertait depuis des mois, sans disposer de chiffres objectifs pour démontrer le malaise du secteur. C’est désormais chose faite », précise Franck Chaumès, président national UMIH Restauration afin d’expliquer la création de ce nouvel outil de diagnostic de la santé des entreprises de restaurations qui sera désormais décliné chaque mois dans tous les départementaux de France.

Le Vaucluse résiste mieux que les Bouches-du-Rhône
S’appuyant sur les déclarations de TVA de 3 329 entreprises de restauration traditionnelle et de 1 937 entreprises de restauration rapide en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Umih observent notamment que le recul du CA touche cinq des six départements de la région.
Cette baisse est de -3,3% en Vaucluse durant le dernier trimestre. La chute encore plus marquée lors du semestre écoulé (-4,4%). La situation est encore plus alarmante dans les Alpes-Maritimes (-4,7% au trimestre et -4,6% sur six mois), le Var (-7,6% au trimestre et -8,5% sur six mois), les Alpes-de-Haute-Provence (-8,8% au trimestre et -8,9% sur six mois) et surtout les Bouches-du-Rhône (-10,3% au deuxième trimestre et -10,9% sur six mois).
Au final, dans la Région seules les Hautes-Alpes restent dans le vert avec une progression de 5,3% au deuxième trimestre et de 1,9% sur les six premiers mois de l’année.

La restauration rapide en première ligne
La restauration rapide régionale n’est pas épargnée par ces difficultés. En effet, son chiffre d’affaires recule aussi de 3,8 % en Paca deuxième trimestre et de 4,7% sur six mois, alors qu’elle progresse de 3,8% au niveau national sur le trimestre. Tous les départements de la région enregistrent une baisse de la restauration rapide au deuxième trimestre.

Autre motif d’inquiétude pour l’Umih : que ce soit pour le restauration rapide comme pour la restauration traditionnelle, ces données, arrêtées au deuxième trimestre, ne mesurent pas encore les effets des épisodes de canicule et des incendies de l’été sur l’activité des établissements de la région.


Chiffre d’affaires : les restaurateurs vauclusiens paient l’addition  

Le Tribunal des activités économiques (TAE) d’Avignon vient de prononcer la liquidation du Quai des saveurs, le restaurant de la CCI de Vaucluse placé en redressement judiciaire depuis début mai. La décision prise le 8 juillet dernier a été publié ce mardi 21 juillet par le greffe du TAE de la cité des papes.

Le jugement met ainsi fin à la mission des administrateurs Me Bruno Bertholet et Me Charles de Saint Rapt et désigne comme liquidateur judiciaire l’étude avignonnaise Balincourt représentée Me Frédéric Torelli et Me Cyrielle Deleuze.

Si un temps d’éventuels repreneurs semblaient sur les rangs, finalement personne ne reprendra l’établissement bistronomique situé le nouveau parvis de la gare centre d’Avignon réaménagé il y a bientôt 2 ans maintenant. Inauguré en décembre 2024 ce restaurant devait constituer la vitrine du savoir-faire gastronomique consulaire et tout particulièrement de sa prestigieuse Ecole hôtelière d’Avignon.

Première conséquence de cette décision, les salariés et les apprentis du restaurant n’ont pas été reclassés et la totalité du mobilier extérieur a dû être évacué à la demande de SNCF gares & connexions car il était squatté.

Désormais, la SNCF va s’efforcer de trouver un nouveau locataire pour ses lieux de près de 200m2 comprenant aussi une terrasse de 100m2. Pour la CCI 84, qui avait consacré 1,3M€ à l’aménagement du Quai des saveurs l’ardoise totale du passif devrait s’élever à près de 2M€ malgré une première année d’exercice affichant un chiffre d’affaires de l’ordre de 600 000€.

L.G.


Chiffre d’affaires : les restaurateurs vauclusiens paient l’addition  

Le 19 juin dernier, la préfecture de Vaucluse a procédé à la suspension administrative d’activité de deux établissements de restauration dans le département pour « manquements graves à l’hygiène. »

Chaque année, plusieurs centaines d’inspections sont réalisées dans les restaurants et commerces alimentaires du département, ce qui permet au territoire d’observer une diminution significative de fermetures pour non-respect des règles, et donc une progression constante du niveau global d’hygiène.

Cependant, certains établissements présentent encore des manquements à l’hygiène. Le 19 juin dernier, la préfecture a suspendu l’activité de deux établissements un snack-kebab et un restaurant routier. Ces derniers ont présenté des manquements graves à l’hygiène : présence de nuisibles, absence de maîtrise des températures de conservation de certains produits, et absence de nettoyage et de désinfection. Ces deux établissements resteront fermés tant qu’ils n’auront pas répondu aux exigences de sécurité sanitaire qui sont à respecter en matière de restauration.

Dans un objectif de transparence vis à vis de la santé des consommateurs, la plateforme Alim’confiance permet à chacun de consulter librement niveau d’hygiène des établissements qui ont fait l’objet d’une inspection sur les 12 derniers mois.


Chiffre d’affaires : les restaurateurs vauclusiens paient l’addition  

A peine désignée plus belle gare 2026 de France, la gare-centre d’Avignon va perdre l’un de ses fleurons : le Quai des saveurs. Au moins trois candidats seraient sur les rangs afin de reprendre cet établissement de restauration qui devait constituer la vitrine des savoir-faire de la prestigieuse école hôtelière de la CCI de Vaucluse.

‘Fermeture exceptionnelle’. C’est par un simple écriteau apposé sur la porte d’entrée depuis près d’une semaine que le Quai des saveurs vient d’informer ses clients qu’il avait définitivement tiré le rideau. A peine mis en redressement judiciaire le 7 mai dernier par le Tribunal des activités économiques (TAE) d’Avignon, l’établissement de restauration porté par la CCI de Vaucluse n’aura donc pas tenu bien longtemps.

« La situation n’était plus tenable »

La partie (perdue) semblaient donc déjà jouée avant même la décision du TAE. Il faut dire que « la situation n’était plus tenable » évoque un proche du dossier pour qui le passif « est plus proche des 2M€ que des 1M€ ».
Le restaurant porté depuis la fin 2024 par la CCI de Vaucluse afin de faire la promotion des savoir-faire de son école hôtelière n’aura donc pas eu le temps d’atteindre sa vitesse de croisière. A peine aura-t-il eu le temps de réaliser 600 000€ de chiffres d’affaires pour sa première année d’exploitation. Pas suffisant pour rentrer dans les clous d’un business plan prévoyant 1,2M€ par an, après 1,3M€ de travaux afin d’aménager cet établissement bistronomique.

Saïd Soumaila, le talentueux jeune chef issu de l’Ecole hôtelière d’Avignon, a déjà tiré sa révérence depuis la fin du mois de mai. En cela, il a suivi Naël Tamghart (son second, ancien élève de l’Ecole hôtelière lui aussi) qui avait déjà quitté le Quai des saveurs il y a quelques mois dans la foulée de sa médaille d’Excellence en cuisine lors du concours international des Euroskills 2025 au Danemark. Fin mai, l’établissement a honoré ses dernières réservations de groupe avant d’éteindre une dernière fois les fourneaux depuis une semaine.

Lettre morte pour l’appel à manifestation d’intérêt
L’histoire aurait pu être tout autre si la gouvernance de la CCI de Vaucluse avait été plus sereine. En effet, consciente des difficultés de décollage de l’activité du Quai des Saveurs, l’ancienne gouvernance de la CCI 84 avait souhaité redimensionner le projet. Pour cela, elle avait lancé le 12 décembre dernier un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour un contrat de sous-occupation des 194 m2 du restaurant et de ses 168m2 de terrasses.
L’un des critères de sélection était tout particulièrement le montant de la redevance fixe qui devait être reversé à la CCI et qui ne pouvait pas être inférieure à moins de 200 000€ par an.
L’ensemble de ces offres devaient être remise par les candidats avant le 27 février. Entretemps, la mise sous tutelle de la CCI de Vaucluse en janvier suite à un putsch d’une partie de ses élus a mis fin au processus de sélection… Nul ne sera jamais si la mesure aurait permis de réajuster le tir.
En attendant, la tutelle provisoire en a décidé autrement et n’a donc pas temporisé jusqu’à l’élection d’une nouvelle équipe prévue en juillet prochain afin que cette dernière puisse déterminer l’avenir de ce projet sur ce site qui vient d’être désigné plus belle gare de France 2026 par le magazine Ville, Rail & Transports dans le cadre de la 16e édition des Grands Prix des Régions.

Trois repreneurs sur les rangs ?
La décision de redressement judiciaire datant du 7 mai, Bruno Bertholet et Charles De Saint Rapt, les deux administrateurs désignés ont donc jusqu’au 7 juillet pour recevoir les demandes de créances. Par ailleurs, plusieurs repreneurs sont sur les rangs. Au moins trois dossiers auraient été pris en compte dont celui développé par Joannes Richard, champion du monde de burger multi récompensé, l’ancien rugbyman Sébastien Chabal et Tony Mathis, directeur général de la marque de vêtement Ruckfield. Baptisé Jo’s burger, ce concept s’est notamment installé à Marseille en début d’année.
« À la carte, des burgers américains avec un choix de recettes protéinées ou végétariennes. Un lieu combinant restauration et esprit sportif, qui s’annonce comme un nouveau repaire street-food », explique Emilie Camoin, notre consœur de Made in marseille dans son article consacré à cette ouverture.

Joannes Richard, champion du monde de burger multi récompensé, et l’ancien rugbyman Sébastien Chabal.. Crédit : Jo’s burger/DR

Un Jo’s burger par ville
« Le principe ? C’est des burgers que l’on va déplacer chez n’importe quel restaurateur de France . Ce sera un seul établissement par ville. Chaque restaurateur sera ainsi compagnon de Jo’s et disposera de l’exclusivité des burgers de Jo’s dans sa ville », explique Joannes Richard dans une présentation de son concept auprès du créateur de contenu vidéo FlorianOnAir.
Ce concept n’est cependant pas le seul à être en lice pour reprendre le lieu. Le groupe Blachère basé à Châteaurenard et qui possède l’enseigne Marie Blachère figurerait également dans cette ‘short list’ en compagnie d’une autre grande chaîne de restauration dont le nom n’a pas encore filtré.

Pas sûr que ceux qui dénonçaient la concurrence déloyale du Quai des saveurs y gagnent au change.

Laurent Garcia


Chiffre d’affaires : les restaurateurs vauclusiens paient l’addition  

Le Tribunal des activités économiques (TAE) d’Avignon vient d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire pour le Quai des saveurs. La décision concernant l’établissement de restauration porté par la CCI de Vaucluse a été prise le 7 mai dernier. Elle remet en question l’avenir de ce projet qui devait constituer une vitrine des savoir-faire de l’Ecole hôtelière d’Avignon. Première conséquence, le départ imminent du talentueux chef Saïd Soumaila.

L’aventure avait débuté dans l’unanimité suite l’assemblée générale de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse du 27 novembre 2023. A cette occasion, la totalité des élus présents (18 sur 33) avait voté pour la création d’un établissement de restauration sur le nouveau parvis de la gare centre de la cité des papes alors en fin de réaménagement.
Comme un seul homme, William Baud, Jean-Luc Becker, Alexandre Bressy, Dominique Damiano, François De Lepiney, Florence Duprat, Alexandra Farnos, Laure Gimno, Pierre Helias, Eugène Hermitte, Pascal Loubeyre, Roselyne Macario, Gilbert Marcelli (alors président jusqu’à son éviction fin janvier dernier), Catherine Panattoni, Cédric Ribeiro, Nordine Saihi, Florence Sentilhes et Dominique Toledo s’étaient alors déclarés totalement favorables à ce projet.

Main dans la main avec la municipalité pour une entrée de ville plus belle
Un dossier qui avait débuté quelques mois auparavant lorsque SNCF gares & connexions avait ouvert un appel à la concurrence d’une durée de 10 ans concernant « la gestion d’un bâtiment implanté sur le parvis de la gare centre d’Avignon dédié à un espace de restauration ».
56 restaurateurs locaux avaient décliné l’offre et ce sont des grandes enseignes de la restauration rapide qui tenaient la corde pour s’installer : Starbucks et Burger king en tête. Inenvisageable pour Cécile Helle, alors maire d’Avignon, dont la commune avait financé 27% des 20,25M€ de travaux destinés à rendre cette entrée de ville plus belle.

« Objectif pour la Ville : éviter l’implantation d’un symbole de la malbouffe en vis-à-vis des remparts du XIVe siècle. »

L’élue suggère au président de la CCI de se positionner avec une vitrine des savoir-faire de la formation consulaire vauclusienne dont l’Ecole hôtelière d’Avignon (EHA) en est le fleuron internationalement reconnu. Objectif pour la Ville : éviter l’implantation d’un symbole de la malbouffe en vis-à-vis des remparts du XIVe siècle.
Pour la CCI, cette demande de la municipalité tombe également à point nommé. En effet, la Chambre est en pourparlers avec la municipalité pour qu’elle lui cède des terrains jouxtant son campus de l’allée des Fenaisons afin de pouvoir étendre l’offre et la capacité d’accueil de son Académie Vaucluse Provence. Le projet ‘gagnant-gagnant’ est alors mis sur les rails avec la bénédiction de la SNCF qui y voit là une démarche inédite éventuellement duplicable dans d’autres gares hexagonales.

Une vitrine des savoir-faire culinaire et gastronomique de la CCI
« Il nous est apparu que cet équipement présentait plusieurs intérêts pour notre CCI, expliquait Gilbert Marcelli en préambule du vote ayant approuvé cette initiative. D’abord, poursuivre l’évolution de notre école hôtelière et de nos enseignements puisque ce restaurant accueillera nos apprenants et les servira, à travers la société que l’on va créer. Ensuite, faire une vitrine ouverte sur la ville, pour les passagers qui fréquentent la gare et les avignonnais, de notre savoir-faire culinaire et gastronomique. Enfin, faire de ce lieu un lieu de valorisation à travers des expositions de nos entreprises et de nos produits qu’ils soient agricoles, viticoles, industriels ou autres. »

Après avoir remporté l’appel d’offres de la SNCF en janvier 2024, la CCI 84 espère alors ouvrir le Quai des saveurs avant l’été de la même année. Les travaux d’aménagement, d’un montant de 1,3M€ environ, prennent plus de temps que prévu et finalement, l’établissement de près de 200m2 comprenant aussi une terrasse de 100m2 est inauguré en décembre 2024. Plus d’une vingtaine de salariés sont sur le pont dont plus de la moitié d’apprentis. Dans le même temps, la cuisine est confiée à Saïd Soumaila, un jeune chef prometteur et ancien élève de l’EHA. Son second est le carpentrassien Naël Tamghart, lui aussi ancien élève de l’Ecole hôtelière (voir aussi encadré : ‘Une cuisine en partance’). L’équipe bénéficie du soutien de Xavier Mathieu, chef étoilé du Phébus à Gordes, et également formé à l’École Hôtelière d’Avignon, et de Patrice Leroy, directeur technique de l’Ecole.

Une cuisine en partance
A gauche sur la photo Naël Tamghart, second de cuisine, a remporté la médaille d’Excellence pour le métier Cuisine au Euroskills 2025 en septembre dernier. Depuis, l’ancien élève de l’Ecole hôtelière d’Avignon, a quitté les cuisines du Quai des saveurs dans la foulée de son prix international obtenu au Danemark.
Pour sa part, Saïd Soumaila, le prometteur chef de l’établissement (à droite sur la photo), en fera bientôt de même. Après avoir posé sa démission fin avril, celui qui a été notamment distingué aux Worldskills abandonnera définitivement les fourneaux du Quai des saveurs à la fin du mois de mai 2026.
Crédit : Quai des saveurs/DR

Un business plan défaillant ?
Côté finances, les services de la direction de la CCI établissent un ‘business plan’ d’un montant de plus de 1,2M€ par an. Une estimation très (trop) ambitieuse ? La marche semble en tout cas démesurément grande pour l’établissement bistronomique.
Cela se complique en tout cas lorsque les professionnels locaux de la restauration y voient une soudaine concurrence déloyale. De leur côté, les opposants à Gilbert Marcelli y trouvent surtout le prétexte de se débarrasser d’un bouillant président devenu ‘gênant’ dans plusieurs dossiers ‘sensibles’ comme la future DSP (Délégation de service publique) de l’aéroport d’Avignon, le rachat du centre de formation Nextech ou bien encore le lancement d’une procédure disciplinaire à l’encontre du directeur général de la CCI de Vaucluse pour faute grave (ndlr : dossier actuellement toujours sous investigation du ministère de l’Economie dont dépend notamment les organismes consulaires).

Et pour ne rien arranger, le modèle économique n’a pas pris en compte l’ouverture, à quelques dizaines de mètres, d’un Marie Blachère qui ‘grignote’ l’activité petit-déjeuner. A cela s’ajoute l’incompatibilité de la réglementation concernant les amplitudes des horaires d’ouverture d’un restaurant d’application (comme initialement prévu), même si de nombreux apprentis sont embauchés par l’établissement.
Malgré tout, le Quai des saveurs a réalisé un chiffre d’affaires de près de 600 000€ pour sa première année d’activité en 2025. Pas si mal pour un projet ex nihilo. Pas suffisant cependant pour faire face aux dépenses.

Le jugement d’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire du Quai des saveurs.

Cessation des paiements
Suite à la mise sous tutelle par le préfet de région de la CCI 84 après la démission d’une majorité d’élus consulaires, les administrateurs provisoires de l’organisme consulaire désignés ensuite avaient placé le dossier ‘Quai des saveurs’ en haut de la pile.
Depuis, les effectifs ont été largement revus à la baisse et l’établissement s’est imposé une chasse drastique aux dépenses. Dans le même temps, la Chambre de commerce et d’industrie a fermé les robinets dans ce dossier où le passif est estimé à presque 1M€.

Dans ces conditions, le Tribunal des activités économiques (TAE) d’Avignon vient d’ouvrir en date du 7 mai une procédure de redressement judiciaire à l’encontre du Quai des saveurs. Concrètement, la juridiction a fixé la date de cessation des paiements au 24 Avril 2026. En conséquence les créances sont à adresser dans les deux mois auprès du mandataire judiciaire ou sur le portail électronique prévu par les articles L. 814-2 et L. 814-13 du code de commerce.

Au-delà de ce délais, le restaurant de la CCI de Vaucluse va t’il rester à quai ? Ce sera certainement l’un des dossiers les plus urgents à traiter pour la nouvelle présidence qui devrait être élue cette été. Encore faut-il que le Quai des saveurs n’ait pas définitivement déraillé d’ici là. Autre inconnu : quelle sera la position de la nouvelle municipalité concernant la plus belle de ses entrées de ville ?

Laurent Garcia


Chiffre d’affaires : les restaurateurs vauclusiens paient l’addition  

L’activité est en recul en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les fragilités sectorielles semblent persistantes tandis que les signaux restent contrastés à Avignon. Le baromètre Image PME (petites et moyennes entreprises) du 4e trimestre 2025, publié par Le Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables de Provence-Alpes-Côte d’Azur, dresse un constat nuancé : l’activité des TPE-PME (Très petites et moyennes entreprises) recule de 2,6% en région sur un an, et de 2,8% en Vaucluse.

Si certains secteurs tels que la restauration, le bâtiment et les transports routiers continuent de se dégrader, d’autres résistent, à l’image de l’immobilier ou des pharmacies. À Avignon, la situation apparaît plus dynamique que la moyenne régionale. Au 4e trimestre 2025, les petites et moyennes entreprises françaises de l’échantillon affichent une baisse d’activité de 2,1% en glissement annuel, et de 0,8% en cumul depuis le début de l’année. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la contraction est plus prononcée : -2,6% sur le trimestre et -1,3% en cumul annuel. Il en résulte donc un recul régional plus marqué qu’au niveau national.

Un recul de 2,8% au 4e trimestre en Vaucluse
Le Vaucluse enregistre un recul de 2,8% au 4e trimestre et de 1,8% depuis janvier. À Avignon, la baisse est plus contenue (-1,4% sur le trimestre ; -0,2% en cumul), traduisant une relative résilience du tissu économique local. Ces chiffres s’appuient sur l’analyse des télédéclarations de TVA (Edi-tva) réalisées par les experts-comptables pour le compte de leurs clients, via la base Statexpert. L’échantillon est conséquent : environ 530 000 entreprises au niveau national, 65 500 en région, 7 000 en Vaucluse et 900 à Avignon. Les évolutions sont calculées en glissement annuel et corrigées des jours ouvrés, ce qui confère à l’indicateur une solidité statistique appréciée des conjoncturistes.

Copyright Croec paca /Image PME

Des secteurs durablement fragilisés
La restauration et les débits de boisson poursuivent leur dégradation, pénalisés par la hausse des coûts comme l’énergie, les matières premières, la masse salariale) et par une consommation des ménages plus prudente. Les transports routiers et le bâtiment subissent, eux aussi, un environnement défavorable, marqué par la contraction de la demande et la hausse des charges financières.

La coiffure en difficulté mais pas l’immobilier
La coiffure figure également parmi les activités en difficulté, révélant la sensibilité de ces métiers de proximité aux arbitrages budgétaires des ménages. À l’inverse, l’immobilier, l’aménagement paysager et les pharmacies montrent une capacité de résistance. Cette hétérogénéité sectorielle confirme des évolutions structurelles de l’économie régionale : montée en puissance des services liés à l’habitat, adaptation des modèles commerciaux, digitalisation accrue des TPE.

Avignon, un signal plus favorable
Un indicateur attire cependant l’attention : au 4e trimestre 2025, les TPE-PME d’Avignon affichent, dans certains segments comme le commerce de détail spécialisé, une progression de 4,4 % sur un an et de 4,3 % en cumul annuel. Une performance qui contraste avec la tendance régionale. Cette dynamique peut s’expliquer par la forte polarité commerciale et touristique de la ville, mais aussi par une base de comparaison favorable ‘l’effet de base’ rappelé dans la méthodologie, lorsque l’année précédente avait été marquée par un recul.

Copyright Croec paca /Image PME

Un climat encore incertain, mais des perspectives
Pour Nicolas Férand, président du CROEC Paca, l’année 2025 reflète « à la fois les défis auxquels sont confrontées les TPE-PME et leur capacité d’adaptation ». Egalement, l’instabilité politique et le contexte international ont pesé sur l’investissement et la confiance des dirigeants.

La Loi de finances 2026
L’adoption de la loi de finances 2026 (LOF 2026) et quelques signaux d’amélioration macroéconomique laissent néanmoins entrevoir une possible stabilisation. Le tissu entrepreneurial régional demeure dense et diversifié, mais la prudence reste de mise. Le baromètre Image PME, en analysant les tendances à partir de données fiscales réelles, offre ainsi un outil d’observation précieux pour mesurer l’évolution d’un écosystème économique qui représente l’essentiel de l’emploi privé régional.
Source : Baromètre Image PME – 4e trimestre 2025, Ordre des experts-comptables, base Statexpert, traitement Observatoire de la profession comptable.
Mireille Hurlin


Chiffre d’affaires : les restaurateurs vauclusiens paient l’addition  

À Villeneuve-lès-Avignon comme au cœur d’Avignon, Maison Bronzini et Casa Bronzini incarnent une même vision : transformer un restaurant en véritable lieu de vie. Héritage patrimonial, convivialité contemporaine et sens aigu du rendez-vous rythment deux adresses complémentaires qui ont accueilli près de 110 000 couverts en 2025.

À l’origine, il y a un site chargé d’histoire. À Villeneuve-lès-Avignon, le Moulin de la Chartreuse plonge ses racines au XIVᵉ siècle, lorsque les Chartreux, installés sous la protection du pape Innocent VI, y développent la culture de l’olivier et la production d’huile. Un héritage ininterrompu depuis plus de 650 ans, en suspens, seulement le temps de la Révolution française, et reconnu par une inscription au patrimoine historique en 2009.

Philippe Bronzini Copyright Linkdin

Bistrot, jardin, boutique…
Repris en 2008 par Philippe Bronzini, le moulin devient progressivement bien plus qu’un outil de production. Modernisé, récompensé pour la qualité de ses huiles d’olive, il se transforme au fil des années en un ensemble hybride : bistrot, jardin, boutique, salon de thé, pâtisserie maison, showroom et salons privés. « On n’a pas créé un restaurant. On a réveillé un lieu », résume l’équipe, revendiquant une approche où le patrimoine nourrit l’expérience contemporaine. Le moulin propose 350 couverts sur 7 salles et 250 en terrasse.

Deux adresses, deux tempos
À cette Maison, destination en soi, répond depuis octobre 2024 la Casa Bronzini, installée place de l’Horloge à Avignon. Héritière d’une brasserie familiale autrefois tenue par les grands-parents de Philippe Bronzini, l’ancien Mistrau devenu la Casa, décline la même exigence dans un registre plus urbain : café dès le matin, déjeuner animé, apéritif et soirées rythmées. Une brasserie centrale, élégante sans être guindée, pensée pour suivre le pouls de la ville. L’endroit accueille 140 couverts sur trois salles, plus 120 en terrasse.

Maison Bronzini 74, rue de la République à Villeneuve lès Avignon Copyright Maison Bronzini

Une même philosophie et des ambiances différentes
Si les ambiances diffèrent, la philosophie reste identique : régularité, accueil et qualité, avec une capacité d’accueil conséquente : plus de 350 couverts par service à Villeneuve, 140 à Avignon, sans compter les terrasses. Un volume assumé, rendu possible par une organisation structurée et une équipe renforcée lors des périodes de forte activité.

Créer des habitudes plutôt que du ‘one shot’
Au cœur du projet, une programmation événementielle pensée comme un fil rouge. DJ sets, soirées signature, afterworks et temps forts saisonniers scandent l’année sans chercher le spectaculaire à tout prix. « On ne fait pas du bruit, on crée des rendez-vous », résume Pierre Giovannini, responsable communication et événementiel, arrivé en septembre 2025 pour structurer l’image digitale des deux établissements et transformer l’activité quotidienne en véritable expérience.

Casa Bronzini 13, place de l’Horloge à Avignon Copyright Casa Bronzini

Des soirées protéiformes
Alors que la fréquentation de la sphère restauration semble se fragiliser, Bronzini mise sur l’identité, l’ambiance et la fidélisation. Locaux, touristes, groupes ou professionnels : chacun y trouve un usage, du simple café matinal à la soirée thématique. Dernier exemple en date : une soirée casino immersive, à la Maison Bronzini, où les salles se sont métamorphosées le temps d’une nuit, confirmant cette volonté de renouveler sans cesse l’expérience.

Métamorphoses, les dates
2008 : reprise du Moulin de la Chartreuse par Philippe Bronzini ; 2012 : création du Bistrot du Moulin avec la cuisine de saison et l’ouverture du jardin ; 2016 : nouvelle dimension “lieu de vie” avec son bar/salon de thé, sa pâtisserie, sa boutique agrandie : naissance de l’univers Maison Bronzini ; 2017 : lancement de l’oléo-cosmétique, des soins à base d’olivier ; 2018/2019 : trituration externalisée pour des raisons sanitaires et des contraintes patrimoniales, cuverie et mise en bouteille conservées sur place ; 2020 : aménagement d’un showroom et de salons privés dans l’ancien espace du moulin ; Une phrase qui résume l’ADN : “On n’a pas créé un restaurant. On a réveillé un lieu.” Casa Bronzini, Avignon – Place de l’Horloge, est la continuité de cette exigence… dans un autre tempo. Ouverte en octobre 2024, après le rachat de Lou Mistrau « car nous voulions être présent au cœur d’Avignon ». De plus la brasserie appartenait aux grands-parents de Philippe Bronzini entre 1938 et 1951. La Casa Bronzini porte la même signature : accueil, qualité, ambiance, régularité, avec une énergie plus urbaine, plus spontanée, plus rythmée.

Les infos pratiques
Maison Bronzini, 74, rue de la République à Villeneuve lès Avignon. Moulin de la Chartreuse, à la même adresse. Casa Bronzini, 13 Place de l’Horloge, Avignon.
Mireille Hurlin


Chiffre d’affaires : les restaurateurs vauclusiens paient l’addition  

La société Brunet frères propose des prestations de traiteur pour des mariages ou d’autres événements. Son siège se situe à Monteux. L’entreprise a fêté ses 60 ans en 2025.

L’histoire commence en 1965 rue Vigne à Carpentras. Jean-Pierre et Max Brunet sont deux frères et ouvrent leur boucherie-charcuterie.  » À cette époque, il y avait cinq boucheries dans cette rue. Le commerce dans cette ville était florissant à l’époque  » explique Jean-Pierre Brunet. Le commerce grandit et propose des plats cuisinés en traiteur dans les années 80.  » Mes cousins, Marc et Laurent, sont alors rentrés dans la boucherie  » explique Christian Brunet, dirigeant actuel.  » Pour ma part, après un cursus de formation en cuisine, j’ai travaillé pour Christian Étienne et le restaurant le Clos de la Violette à Aix-en-Provence notamment « .

« Monteux nous a accueillis les bras ouverts.  »

Christian Brunet

Ouverture à Monteux
L’activité traiteur de l’entreprise a commencé à se développer dans la boucherie en centre-ville à Carpentras.  » Nous commencions à être à l’étroit. Nous avions pour objectif de moderniser notre activité, avec de nouvelles normes d’hygiènes qui sont arrivées. Une opportunité s’est présentée sur la zone des Escampades à Monteux en 2001. Monteux nous a accueillis les bras ouverts  » explique Christian Brunet qui intégré l’entreprise dans les années 90.

Christian Brunet, dirigeant de l’entreprise.

Création de Brunet traiteur
L’entreprise se dissocie en 2001, entre la boucherie reprises par les fils de Max et des activités traiteur gérées par ceux de Jean-Pierre. L’investissement à Monteux d’un million d’euros comprenant le laboratoire et un restaurant sur une surface totale de 800 m².

L’info : Christian Brunet obtenu un prix en 2025 à l’occasion du premier Trophée national des traiteurs à Nantes, dans la catégorie Transmission du savoir-faire.  » J’ai obtenu ce prix avec grande fierté en essayant de transmettre ma passion et mes compétences à une équipe de jeunes traiteurs à l’occasion ce concours « .

Une année 2025 compliquée
 » Nous avons depuis toujours la confiance de nos clients, avec une image impeccable de notre cuisine et de notre service. Néanmoins, la concurrence est plus forte que par le passé. Les coûts de matières premières, de frais de personnels, d’énergie ont énormément progressé depuis cinq ans. Ceci a eu un fort impact sur notre rentabilité qui a baissé. Mon objectif n’est pas forcément d’augmenter le chiffre d’affaires mais de rester sur le même travail qualitatif qu’aujourd’hui. Il y a également la problématique du personnel difficile à trouver, que ce soit en cuisine ou en service. Le point positif est que notre métier n’est pas délocalisable. Comme d’autres métiers de l’artisanat, il n’est pas concerné par l’intelligence artificielle  » explique Christian Brunet.

L’accueil du site de l’entreprise a été refait en 2025.

Un projet de RSE
L’entreprise a toujours travaillé dans une démarche qualitative. Dans ce sens, elle a pour projet d’obtenir le label RSE.  » Nous avons commencé pour cela un gros travail autour du traitement des déchets et des cartons. Nous avons également un sourcing pointu auprès de nos fournisseurs locaux. Nous sommes désormais équipés de panneaux photovoltaïques et de lumières LED. À la fin des cérémonies, pour éviter le gaspillage alimentaire, nous effectuons des dons des produits sortis du froid à la Banque alimentaire. Nous effectuons également un travail autour de la santé au travail. J’ai par exemple fait l’acquisition d’un transpalette électrique en 2024.

O.M.

Brunet en chiffres
Chiffre d’affaires : 1,8 millions d’euros en 2025, idem à celui de 2024
Répartition du chiffre d’affaires : 70 % mariages, 20 % événements professionnels et 10 % pour le restaurant se situant sur le site.
Salariés : 20 équivalents temps plein sur l’année.
Investissements en  2024 : accueil du public pour un budget de 60 000 €, ombrière pour le stockage des camions, deux nouvelles chambres froides (une positive et négative) pour un budget de 120 000 €

Disciple d’Ecoffier
« J’ai été parrainé en 1998 dans la catégorie Echarpe rouges et cela été une grande fierté pour moi « . Lancé par Auguste Escoffier, ce mouvement a eu pour objectif la transmission du savoir-faire de la cuisine française dans le monde entier, grâce un guide des bonnes pratiques. Il existe d’autres couleurs d’Echarpes, avec la violette pour la reconnaissance des services ou encore l’orange pour les jeunes talents.


Chiffre d’affaires : les restaurateurs vauclusiens paient l’addition  

La restauration de la porte de l’église Saint-Jean-Baptiste, rendue possible par une mobilisation citoyenne exemplaire, illustre la vitalité de l’engagement patrimonial en Vaucluse. Un concert viendra célébrer cette réussite collective.

À Châteauneuf-de-Gadagne, la sauvegarde du patrimoine n’est pas qu’une affaire de pierres. Elle est aussi celle d’un élan collectif. La municipalité annonce le succès de la souscription publique lancée avec la Fondation du Patrimoine pour restaurer la porte monumentale de l’église Saint-Jean-Baptiste, datée de la fin du XIXᵉ siècle. Une campagne qui a dépassé ses objectifs initiaux, portée par la générosité des habitants et des donateurs.

Une porte, témoin d’une histoire locale singulière
Œuvre originale réalisée autour de 1870, la porte de l’église se distingue par son placage métallique clouté et ses motifs décoratifs rares en Provence. Elle constitue l’un des éléments les plus singuliers de cet édifice roman du XIIᵉ siècle, profondément remanié au fil des siècles. Fragilisée par le temps, la porte nécessitait une restauration complète, mêlant savoir-faire artisanal et respect du patrimoine ancien. Le chantier, engagé à l’automne 2025, vise à consolider la structure en bois, restaurer le revêtement métallique et redonner à l’ensemble sa cohérence esthétique. Le montant total des travaux s’élève à 24 200€, dont une part significative a pu être financée grâce à la souscription.

Copyright ville de Châteauneuf-de-Gadagne

Un engagement local aux retombées concrètes
Au-delà de la préservation d’un élément architectural, l’opération s’inscrit dans une dynamique plus large. Selon une étude menée par la Fondation du Patrimoine, 1€ investi dans la restauration génère en moyenne 21€ de retombées économiques locales, en soutenant l’emploi, les artisans et l’attractivité des centres anciens. Un enjeu particulièrement sensible dans le Vaucluse, où de nombreuses communes rurales et périurbaines cherchent à valoriser leur identité et leur cadre de vie. À l’échelle départementale, les projets soutenus par la Fondation participent aussi à la revitalisation des centres bourgs, en renforçant le lien entre patrimoine, culture et développement local.

La musique pour célébrer une réussite collective
Pour marquer la fin de la campagne et le retour de la porte restaurée, la municipalité organise un concert de musique classique le dimanche 11 janvier 2026 à 16h, dans l’église du village. Le Quatuor Girard, en partenariat avec les Musicales de Gadagne, proposera un programme autour de Bach, Mozart et Beethoven, dont le Quatuor op.130-133. À l’issue du concert, un moment convivial réunira le public autour d’un verre de l’amitié et de galettes des rois, prolongeant l’esprit de partage qui a animé toute la souscription.

Une mobilisation qui se prolonge
Si la campagne a déjà permis d’atteindre ses objectifs, la souscription reste ouverte tout au long du mois de janvier. Les dons peuvent encore être effectués en ligne, permettant à chacun de contribuer, même après coup, à la préservation de ce patrimoine communal.

Les infos pratiques
Eglise Saint-Jean-Baptiste. Dimanche 11 janvier 2026 à 16h. Place de l’Église à Châteauneuf-de-Gadagne. Tel : 04 90 38 04 78. Réserver ici
Calista Contat-Dathey

https://www.echodumardi.com/tag/restauration/   1/1