8 février 2026 |

Ecrit par le 8 février 2026

Monteux : un Centre Médical Municipal Transitoire va ouvrir ses portes

Le Centre Médical Municipal Transitoire (CMMT) de Monteux ouvrira ses portes le lundi 2 février. Installé au rez-de-chaussée du bâtiment le Saphir, il a été conçu pour répondre, dans une situation de crise médicale, aux attentes des Montiliens les plus fragiles et rencontrant des difficultés d’accès aux soins. Il a vocation à être transitoire, en attente d’une Maison de Santé Pluriprofessionnelle.

 » Je suis ravie d’intégrer ce nouveau pôle médical transitoire qui est une innovation. Le bâtiment est très bien adapté avec deux cabinets médicaux. Deux autres sont en projet. Il y a bien sûr une salle d’attente, un accueil et une salle de réunion pour la coordination de l’ensemble des médecins  » explique Marielle Lafont, médecin retraité installée à Morières, qui sera la coordinatrice de ce pôle médical.  » Emue par les patients qui sont au bord de la route, sans médecin traitant, je reprends du service dans cette belle aventure médicale et humaine. Je voulais proposer à mes collègues médecins un lieu où on soit content d’y venir, avec enthousiasme. Notre énergie est toujours là. On ne peut pas laisser des patients sans médecin. De plus, ce projet innovant va permettre d’alléger la charge de travail des médecins généralistes du secteur « . Cette structure est un tremplin transitoire qui doit permettre de répondre aux besoins médicaux du moment. Les patients n’auront pas toujours le même médecin traitant car les médecins tournent dans la semaine.

Des patients sans médecin traitant

Le CMMT accueillera en priorité des patients sans médecin traitant, résidant à Monteux, et âgées de plus de 65 ans ou reconnus en ALD (Affection longue durée). Le centre n’a pas vocation à prendre en charge les urgences médicales. Le CMMT fonctionnera avec des médecins généralistes vacataires, salariés par la commune. La majorité d’entre eux sont des médecins retraités ayant choisi de poursuivre une activité à temps partiel.  

Marielle Lafont, médecin retraitée, reprend du service. Elle assurera le rôle de coordinatrice ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Un projet de Maison de santé pluridisciplinaire

Depuis de nombreux mois, élus et professionnels de santé montiliens ont travaillé avec l’Agence régionale de Santé (ARS) et la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) à la création d’une Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) pour favoriser le travail en équipe entre professions médicales et paramédicales. Ce regroupement répond à une double problématique : d’un côté, l’accès aux soins pour les patients est facilité, de l’autre, les soignants bénéficient d’un cadre plus structuré, d’une organisation plus fluide.

Un projet de Maison de santé pluridisciplinaire

Pour concrétiser cela, la commune de Monteux a acheté et rénové un bâtiment, 9 avenue de la Libération. Il appartenait précédemment à Grand Delta Habitat qui l’utilisait en tant que bâtiment administratif. En attendant la labellisation par l’ARS et les dotations et subventions qui vont avec, la Ville a décidé de mettre en place ce CMMT, pour apporter une solution concrète, car partout en France, à Monteux comme ailleurs, trouver un médecin traitant devient de plus en plus difficile.

Il a été pensé pour offrir des consultations médicales de premier recours, avec une organisation simple et efficace. La commune a recruté huit médecins retraités, salariés par la commune, qui vont se relayer pour assurer des consultations régulières. Par ailleurs, le centre médical a déjà accueilli un nouveau médecin généraliste, en pratique libérale à la mi-janvier.

Ce projet devrait être dupliqué dans d’autres villes qui ont manifesté leur intérêt pour cette innovation unique en région Paca. Des villes se sont déjà manifestées pour connaître les modalités d’organisation de cette initiative.

Le bâtiment a été acquis par la Ville de Monteux à Grand Delta Habitat. Il a été complètement rénové ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une organisation médicale complète

Les consultations de médecine générale sont assurées par 8 médecins généralistes retraités qui ont repris du service en temps partiel en tant que vacataire salarié. D’autres ont fait acte de candidature. Le projet est d’arriver prochainement à 16. En plus des retraités, des contacts ont été noués avec des jeunes médecins désirant exercer leur profession avec le statut de salarié.

Des consultations spécialisées seront aussi progressivement proposées en néphrologie, en cardiologie et endocrinologie-diabétologie. D’autres spécialités pourront venir compléter cela.

La prise de rendez-vous toutes les 15 minutes sera possible soit par téléphone, soit directement sur place auprès du secrétariat.

Ouvert le lundi, mardi, mercredi matin, jeudi et vendredi


Monteux : un Centre Médical Municipal Transitoire va ouvrir ses portes

Gilles Vève et son équipe d’élus municipaux avaient convié le samedi 17 janvier l’ensemble des habitants du village de Saint-Didier à la traditionnelle cérémonie des vœux à la Salle des fêtes. Ce fut l’occasion pour le premier magistrat d’annoncer sa candidature aux élections municipales de mars prochain, pour un quatrième mandat.

Gilles Vève a commencé son intervention à la population sur le contexte géopolitique très compliqué de ce début d’année 2026, avec un affaiblissement de l’Europe et une montée de trois puissances mondiales, les États-Unis, la Chine et la Russie. « Cette cérémonie de vœux permet de partager ensemble un moment d’échange et de convivialité dans notre village qui se caractérise par une bonne qualité de vie. »

Le maire a ensuite remercié l’ensemble des commerçants qui répondent toujours présents aux sollicitations de la mairie et assure une dynamique permanente tout au long de l’année. Les bénévoles associatifs, indispensables à la bonne dynamique de la vie du village, ont également été mis en avant, autour des activités cultuelles, solidaires, cognitives, sportives, culturelles et artistiques comme la Bibliothèque du village qui a fêté ses 75ans en 2025, le Tennis club, le club des Mollets pétillants qui organise chaque année le renommé trail en octobre avec 600 participants en 2025 ou encore le Comité des fêtes qui a mis en place une soirée Téléthon en décembre dernier ayant rapporté pas moins de 5600 €. Sans oublier l’équipe féminine du Club de foot Saint Didier-Espérance pernoise qui est arrivé en 16e de finale de la Coupe de France et a joué contre l’équipe professionnelle du RC Strasbourg, ne s’inclinant que 2 à 0, après un très beau parcours.

Une nouvelle salle d’exposition

« Le village est connu et reconnu pour la qualité et la diversité de ses animations. » En 2025, la nouvelle salle des expositions municipale des Bains-douches acquise par la mairie située en haut du Cours a renforcé cela. Enfin, le maire a tenu à remercier Orietta qui perpétue la tradition de la crèche en Provence.

Des projets pour 2026

« Concernant le PLU, lors de la dernière réunion publique, Mr Poulain, l’urbaniste chargé du projet, et moi-même nous vous indiquions que l’État suite à l’avis de la CDPENAF, avait émis un avis défavorable. Nous consommons trop d’espace et de fait notre PLU n’était pas compatible avec la loi Climat et Résilience et notamment la ZAN, Zéro Artificialisation Nette. Ce dossier doit être repris et j’ai aussi entendu les inquiétudes de certains riverains. On va donc retravailler non seulement pour être en phase avec la ZAN mais pour aussi rassurer les riverains. Il y aura bien entendu d’autres réunions publiques pour échanger sur cette nouvelle version. » 

Gilles Vève a prononcé les vœux à la population en présence de son équipe municipale. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Trois chantiers à venir

Le Parc du Tinel qui comportera des stationnements paysagers, la rénovation de la salle des fêtes et celle des anciens locaux techniques. Tels sont les trois projets à venir, structurants pour la commune. « Nous avons travaillé en 2025 sur ces 3 dossiers avec des cabinets d’études. Ces derniers ont fait l’objet d’un chiffrage (locaux techniques : 690 500€, salle Polyvalente : 1 287 000€, et le Parc public Tinel : 911 170€). Nous avons délibéré lors du dernier Conseil municipal pour les demandes de subventions avec l’objectif d’obtenir un cofinancement à hauteur d’au-moins 50% sans quoi ces projets ne pourront être réalisés. Ces projets structurants pour Saint-Didier s’inscrivent complètement dans la démarche ‘Village d’Avenir’ pour laquelle Saint-Didier a été retenu par l’Etat. Les appels d’offre auprès des entreprises vont maintenant être lancés pour démarrer les travaux. »

Le maire (SE) a conclu son discours en annonçant sa candidature aux prochaines élections municipales en conduisant une liste en partie renouvelée. « Les communes sont robustes, elles sont à la fois le rempart mais aussi le dernier refuge », a conclu Gilles Vève.

La salle des fêtes de Saint-Didier était pleine pour l’occasion. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Monteux : un Centre Médical Municipal Transitoire va ouvrir ses portes

La confiserie Clavel continue son développement avec l’ouverture de deux nouvelles boutiques sur la commune de Saint-Didier. Cela va avoir un impact positif évident sur le chiffre d’affaires en 2026. Une grande partie de la fabrication de la société sera désormais assurée dans l’atelier d’une des deux boutiques.

La société Clavel travaille dans la confiserie depuis des lustres. Cela fait près de cent ans que la tradition familiale autour du sucre se perpétue. Serge Clavel et son frère Jean ont repris l’affaire en 2002. Ils ont travaillé auprès de leurs parents très jeunes avant cela. Une opportunité se présente avec la vente du matériel de fabrication de berlingots de la confiserie Saint-Siffrein qui fermait son site de Carpentras. Un local est loué sur l’avenue du Marché-gare et l’affaire est lancée sur le produit phare et symbolique de la ville de Carpentras. A savoir le bonbon de forme tétraédrique qu’est le berlingot. La suite est une croissance régulière de la société avec des diversifications dans la biscuiterie en 2008 et la glace en 2012. Cette même année, la société ouvre une boutique à Carpentras en face de la bibliothèque-musée L’Inguimbertine. « En 2019, j’ai vendu ma marque de berlingots Clavel à la Confiserie 1844 dont le site de fabrication est sur Monteux. Cette vente concernait ma marque pour la grande distribution », explique Serge Clavel, le co-dirigeant de l’entreprise.

René Clavel, toujours au travail
René Clavel a 87 ans. Bon pied bon œil, il continue de donner un coup de main à la confiserie tous les matins dès cinq heures.  » J’ai pris ma retraite à 75 ans mais j’aime encore travailler à la fabrication. J’ai créé la boutique Porte d’orange à Carpentras  en 1966. Nous avons aujourd’hui cinq générations de confiseurs. Mon grand-père Léon a créé la première confiserie à Avignon. Mon père Marcel lui a succédé. J’ai transféré le site sur Carpentras ensuite. Mes deux fils Serge et Jean ont rejoint l’affaire au début des années 80. Mes petits-enfants, Charly et Charlotte, sont à la vente de la boutique depuis une dizaine d’années « 

Deux achats en 2025

« J’ai eu l’opportunité de racheter deux fonds de commerce intéressants sur le Cours, dans une commune attractive, à Saint-Didier », explique Serge Clavel. La première boutique est l’ancienne pâtisserie Martichon, qui dispose d’un très bel atelier de fabrication au sous-sol de 100 m². « Nous avons transféré une grande partie de notre production dans ce bel outil de travail. Seule les glaces sont fabriquées à Carpentras. » La seconde boutique était une ancienne blanchisserie. « Nous allons proposer à la clientèle de la confiserie dans ce lieu, avec des démonstrations de fabrication. » Jean Clavel, le frère de Serge, tenait jusqu’alors la boutique de Fontaine-de-Vaucluse qui va fermer. Il va venir sur ce lieu assurer son savoir-faire. Pour tenir ces deux boutiques, trois personnes sont sur le pont, deux vendeuses et Charly, le fils de Serge.

Un premier été satisfaisant

« Le premier été 2025 a été satisfaisant avec une clientèle de locaux et de touristes bien présents sur la commune de Saint Didier. » L’objectif pour les deux boutiques et d’arriver en 2026 sur un rythme de croisière, en étant davantage connue de la clientèle. 

Les perspectives de l’entreprise sont de continuer son développement sur ses deux boutiques. La transmission de l’entreprise à la dernière génération, Charly et Charlotte, la fille de Jean, est en réflexion. Depuis début décembre, l’activité bat son plein pour les fêtes de fin d’année. Vient actuellement la traditionnelle brioche. « Nous avons la même recette depuis mon arrière-grand-père en 1930, sans aucun changement. Tout le mois de janvier sera bien évidemment consacré à la fabrication et à la vente de cette couronne briochée à la fleur d’oranger », explique Serge Clavel. 


Monteux : un Centre Médical Municipal Transitoire va ouvrir ses portes

Le Ténor Di Bettino, artiste lyrique avignonnais, réalise la 3e édition de sa tournée ‘Noelissimo’ qui passera par Cavaillon, Orange, Avignon et Saint-Didier au cours du mois de décembre.

Après un retour aux sources avec ‘Voyage en Méditerranée : Ténor et guitare’, le Ténor Di Bettino revient sur sa terre natale, le Vaucluse pour sa tournée de Noël, qui avait obtenu un immense succès lors des deux premières éditions en 2023 et 2024. Il sera de nouveau accompagné par le pianiste Maxime Buatier cette année.

Quatre concerts sont programmés en Vaucluse les prochaines semaines :

  • Au Temple de Cavaillon ce dimanche 7 décembre,
  • À la Cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth à Orange le samedi 13 décembre,
  • À l’Église Saint-Rue à Avignon le jeudi 18 décembre,
  • À la Chapelle Notre-Dame-de-Sainte-Garde à Saint-Didier le dimanche 21 décembre.

Monteux : un Centre Médical Municipal Transitoire va ouvrir ses portes

Porté par le ministère de la Culture, l’événement ‘Rendez-vous aux jardins‘ revient pour sa 22e édition du vendredi 6 au dimanche 8 juin. En Vaucluse, seul le Château de Thézan, à Saint-Didier, participe avec pour thème cette année ‘Jardins de pierres, pierres de jardins’.

Plus de 2 200 jardins publics et privés ouvriront leurs portes en France ce week-end, accompagnés de près de 600 jardins dans une vingtaine de pays européens, à l’occasion de la 22e édition des ‘Rendez-vous aux jardins’. Parmi eux, le jardin du Château de Thézan, à Saint-Didier, accueillera le public gratuitement.

Cette année, le thème met en lumière le rôle de la pierre dans l’art des jardins : murs en pierres sèches, calades, restanques, pavages, rocailles, grottes artificielles ou encore fabriques. Autant d’éléments minéraux qui structurent, décorent et façonnent les paysages, comme au cœur du jardin du Château de Thézan. La visite du jardin est libre de 10h à 13h et de 15h à 18h (8€ en incluant la visite du Château).

Sauvé de l’abandon en 2019 par Pierre de Beytia et Emmanuel Renoux, ce bijou architectural et historique vauclusien reprend des couleurs petit à petit au grès des rénovations. Depuis 2023, l’édifice peut accueillir le public, mais il lui reste encore quelques coins à rénover, comme son orangerie, qui a été sélectionnée l’année dernière par la Mission Patrimoine pour être réhabilitée.

Rendez-vous aux jardins 2025. Du 6 au 8 juin. Château de Thézan. 58 Rue du château. Saint-Didier.


Monteux : un Centre Médical Municipal Transitoire va ouvrir ses portes

En septembre dernier, l’orangerie du Château de Thézan, situé à Saint-Didier en Vaucluse, a été sélectionnée par la Mission Patrimoine pour être réhabilitée. La Fondation du Patrimoine vient de révéler le montant de l’aide qui va lui être attribué via le Loto du Patrimoine.

En septembre dernier, la Mission Patrimoine a dévoilé les 100 projets départementaux choisis pour la 7ᵉ édition du Loto du Patrimoine. Il y a quelques jours, elle a annoncé les dotations qui vont être attribuées par le Loto du Patrimoine aux six projets de Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont l’orangerie du Château de Thézan à Saint-Didier.

Ainsi, l’orangerie va bénéficier de 90 000€ du Loto du Patrimoine qui devrait permettre la démolition de l’appentis, la restauration des couvertures, le ravalement extérieur et la restauration du perron, et offrir à nouveau un jardin d’hiver et un lieu de détente au Château de Thézan qui a été racheté en 2019 par Pierre de Beytia et Emmanuel Renoux. Sur le site de la Fondation du Patrimoine, plus de 25 000€ ont été réunis sur 60 000€. Le montant total des travaux s’élève à 220 806€.

Pour contribuer à la restauration de l’orangerie du Château de Thézan, cliquez ici.


Monteux : un Centre Médical Municipal Transitoire va ouvrir ses portes

Ce mercredi 11 décembre, la mairie de Saint-Didier inaugurera la crèche d’Orietta qui présente, comme chaque année, un nouveau décor, des nouveaux personnages, ainsi qu’une ambiance conviviale. Cette crèche provençale représente la commune de Saint-Didier et ses commerçants, le château du Beaucet, et d’autres surprises. Différentes scènes de la vie rurale y sont représentées.

Installée depuis le 1ᵉʳ décembre Place Gilbert Espenon, il sera possible d’admirer la crèche jusqu’au 28 février prochain tous les matins (sauf le jeudi) de 10h à 12h et tous les après-midi de 14h30 à 18h.

Inauguration le mercredi 11 décembre. 17h. Place Gilbert Espenon. Saint-Didier.


Monteux : un Centre Médical Municipal Transitoire va ouvrir ses portes

Suite à l’incendie dont la cathédrale Notre-Dame de Paris a été victime les 15 et 16 avril 2019, cette dernière va enfin rouvrir ses portes ce dimanche 8 décembre après une remise en état colossale. Trois entreprises vauclusiennes ont participé aux travaux de restauration, dont l’Atelier Quoirin, situé à Saint-Didier, spécialisé dans la réparation et l’entretien d’orgues.

Quelques jours après l’incendie qui a ému la planète entière au-delà des religions, des croyances et des cultes, dès le 23 avril 2019, Pascal Quoirin, facteur d’orgues installé depuis les années 70 à Saint-Didier, était sur place, à Paris, au chevet de Notre-Dame pour estimer les dégâts. « C’est un miracle, l’orgue n’a pas souffert ». Entre poutres calcinées à terre, gravats, plomb fondu, odeur de suie, alors que la température avait grimpé à 1000°C en hauteur, elle est restée basse à hauteur du soubassement. « Grâce aux thermomètres à mémoire, on sait que la chaleur ne l’a pas trop endommagé. D’ailleurs, il suffisait de souffler sur la surface empoussiérée par une matière comparable à du sable pour l’enlever », commente Pascal Quoirin qui est en ce moment à Paris pour prendre part à la cérémonie d’inauguration avec une cinquantaine de chefs d’Etats venus du monde entier invités à assister à cette « renaissance. »

L’histoire de la Cathédrale Notre-Dame de Paris débute au XIIᵉ siècle sur l’Ile de la Cité. Et celle des orgues en 1733. Elle évolue et s’enrichit en claviers, tuyaux et ingénierie au fil du temps. Ils échappent à la tourmente de la Révolution en 1789 grâce, paraît-il, à l’interprétation de musiques patriotiques comme La Marseillaise et Ça ira. Modernisation aussi avec l’architecte Eugène Viollet-Le-Duc qui demande en 1860 au célèbre facteur d’orgues Aristide Cavaillé-Coll de créer un instrument à quatre claviers et pédalier « suffisant pour les dimensions de cette église. » Il lui commandera une autre modification pour ce grand orgue qui comptera jusqu’à 86 jeux répartis sur cinq claviers. L’histoire se poursuit avec l’organiste Pierre Cochereau qui restera titulaire de ce magnifique instrument de 1955 à sa mort en 1984, pendant une trentaine d’années et qui conseillera son électrification et sa réharmonisation. 

Donc, en 2020, un an après l’incendie, l’Atelier Quoirin est principalement choisi pour entamer la restauration de cet immense orgue qu’il connaissait déjà. Et pour cause : il l’avait remis en état lors de la grande restauration commandée par le Ministère de la Culture dans les années Mitterrand. En 1992, le Ministre de la Culture, Jack Lang, confiera au Cardinal Lustiger les clés de cet ‘Orgue 2.0’ et de ses 7 952 tuyaux gérés par sept ordinateurs.

Cette équipe d’artisans hors du commun (menuisiers, ébénistes, charpentiers, sculpteurs, tuyautiers, harmonicistes) est appuyée par des ingénieurs, mécaniciens, informaticiens et spécialistes de fonderie. Puisque les tuyaux de toutes tailles sont un mélange d’étain, de cuivre et de plomb, avec des formes multiples. Les soufflets et les mécanismes qui relient les milliers de pièces et inter-réagissent, à partir des impulsions des mains de l’organiste, mais aussi de ses pieds sur les claviers, boutons et pédales pour créer des sons qui invitent à la spiritualité et au recueillement. C’est à la fois sportif et artistique.

Avec une vingtaine de compagnons de l’Atelier vauclusien, la remise en état, entamée en 2020, a duré jusqu’à ces dernières semaines. Une longue dépose du matériel et un minutieux nettoyage de la poussière de plomb qui a recouvert les orgues le jour de l’incendie, ce fameux lundi 15 avril 2019. Puis l’équipe a participé avec Pascal Quoirin, le patron, au réaccordage du plus grand instrument de France, de ses 115 boutons, cinq claviers et 8 000 tuyaux répartis sur 3 étages et qui mesurent jusqu’à 10m de haut.

Pascal Quoirin, qui a créé son atelier dans le Comtat à Saint-Didier en 1970, affiche un bilan qui fait rêver. Sa 1ʳᵉ réalisation a été l’orgue de la Cathédrale Saint-Siffrein à Carpentras. Suivront celui du Temple Saint-Martial à Avignon, de la Collégiale de Roquemaure, de la Cathédrale de Montauban. Il a aussi créé de toutes pièces celui de la Salle de concerts de Hamamatsu au Japon, du Conservatoire de Genève, de l’Académie de Musique Ancienne de Mexico, de l’Église de l’Ascension à New-York comme d’autres lieux de cultes en Espagne et Bolivie. Mais aussi en France, à Bordeaux, Fréjus, Saint-Maximin, Lyon, Evreux, Saint-Rémy de Provence. De même, pour l’orgue de la Cathédrale Notre-Dame de Nazareth d’Orange, qui date de 1551 et avait été reconstruit en 1912. Avec ses 1 000 tuyaux, il a récemment fait l’objet d’une remise en état globale par la Manufacture Quoirin, réputée dans le monde entier pour la qualité de son travail. Grâce à Pascal Quoirin et la quinzaine d’artisans et techniciens hautement qualifiés qu’il a choisis et formés et qui font rimer tradition et modernité. Une entreprise devenue SCOP (Société Coopérative et participative) pour que la transmission de ce savoir-faire unique perdure éternellement, comme Notre-Dame de Paris. 

Contact : Rue des Artisans – 84 210 Saint-Didier / 04 90 66 04 16


Monteux : un Centre Médical Municipal Transitoire va ouvrir ses portes

Le festival ‘Par les sons qui courent‘, point d’orgue d’une saison musicale orchestrée par l’association ‘Le Collectif pernois’, aura lieu du vendredi 27 au dimanche 29 septembre.

Ce festival propose depuis 2021, à Pernes-les-Fontaines et ses alentours, une programmation musicale et culturelle variée, tout au long de l’année. Le festival ‘Par les sons qui courent’ en est le point d’orgue. Pour sa deuxième édition, ce tout jeune et prometteur festival a choisi comme thématique les instruments à vent, et plus précisément la famille des bois au répertoire si varié et chaleureux. Ce week-end de musique qui se veut aussi des moments de partage permettra de découvrir des cadres magnifiques : le parc municipal de Saint-Didier, la cour du Château du Beaucet et le Château de Pichony à Pernes-les-Fontaines.

Trois jours de découvertes musicales 

Le vendredi, le quatuor ‘Au fil des cordes’ ouvrira le festival à 19h et nous fera voyager de Bach à Barbara en passant par Queen. Les cinq musiciens de Bal O’Gadjo nous embarqueront ensuite « au beau milieu d’un marché de Thessalonique ou dans les montagnes du Kurdistan, empruntant des routes sinueuses pour parler d’exil, de résistance ou de luttes intérieures. » 
Vendredi 27 septembre. 19h et 21h. Petite restauration. Parc Municipal. Chemin de Nice. Saint-Didier. En cas de pluie : repli dans la salle polyvalente (derrière la mairie).

Le samedi à 19h, les musiciens des Anches Hantées nous proposent ‘Un opéra sans diva’ suivi à 21h d’un film de Buster Keaton mis en musique par le quintet de Pioche.
Samedi 28 septembre. 19h et 21h. Château du Beaucet. Montée des Cendres. Le Beaucet.

Le dimanche, on retrouvera à 19h Emma la clown qui perturbera Guilhem Fabre, grand pianiste de 1,94m. À 21h, le « quatuor sous influences » le rejoindra pour un concert autour de la musique française de Caplet, Debussy, Fauré ou encore Poulenc. 
Dimanche 29 septembre. 19h et 21h. Château de Pichony. 203 Chemin du Canet. Pernes-les-fontaines. 

‘Un Opéra sans Diva’, une manière originale de mettre en lumière la musique quelquefois occultée par la prestance d’une diva, si talentueuse soit-elle

Les absents ont toujours tort, l’adage est connu. Que reste-t-il de l’opéra sans ses chanteurs et chanteuses qui le portent à bout de voix ? Tout ! Car c’est aussi le rôle de l’orchestre de porter la musique du compositeur. Qu’il encense leur prestation par des applaudissements ou la sanctionne par des huées, le public d’hier comme d’aujourd’hui réserve souvent son attention aux têtes d’affiche, faisant peu de cas du livret ou même de la musique. Le quatuor Anches Hantées, quatuor de clarinettes est là pour réparer cette injustice et réhabiliter ces belles mélodies.

J. Strauss. Baron Tzigane, Ouverture (arrangement Olivier Kaspar)
A. Dvorak. Russalka, Prière à la lune (arrangement Yann Stoffel)
J. Massenet. Le Cid, Madrilène (arrangement Cyrille Lehn)
J. Massenet. Élégie (arrangement Cyrille Lehn)
J. Massenet. Le Cid, Navarraise (arrangement Cyrille Lehn)
A. Bruneau.Romance
F. Lehar. Giuditta, Meine Lippen Sie Küssen so heiss (arrangement Yann Stoffel)
G. Bizet. Arlésienne, Adagietto Acte I (arrangement Bertrand Hainaut)
C. Saint-Saens.Samson et Dalila, Bacchanale (arrangement Bertrand Hainaut)
F. Lehar. La Veuve Joyeuse, Suite ( arrangement Olivier Kaspar)

Toutes les soirées du festival sont à prix libre et conscient. Chacun peut choisir le prix de sa place sans avoir à justifier de sa situation : 5€, 10€, 15€, 20€. Pas de réservation.

https://www.echodumardi.com/tag/saint-didier-2/   1/1