5 novembre 2026 |

Ecrit par le 5 novembre 2026

Ibeliv : l’ouverture au monde et la bienveillance au service de l’artisanat

La société Ibeliv a fait un sacré chemin depuis sa création en 2013. Liva Ramanandraibe en est le créateur. L’entreprise confectionne des sacs, chapeaux et pochettes en raphia, dont la production se fait grâce un partenariat avec 4 000 artisans à Madagascar, dont est originaire Liva.

« Ibeliv caractérise la conviction de l’action que j’ai eu à créer mon entreprise. La promesse que j’avais faite aux artisans de Madagascar. Ibeliv est en moi depuis toujours. Nous avons accompli des miracles depuis 13 ans. J’ai eu la chance de pouvoir bâtir une école à Madagascar ainsi qu’une clinique destinée aux mères-filles, en partenariat avec les Nations unies », explique Liva Ramanandraibe.

Un projet pour la Provence

« La Provence est ma terre d’adoption, depuis mes études à Arles, Montpellier et Avignon. Mon bureau de création est situé sur le village de Saint-Didier. J’ai un véritable attachement à ce lieu et je milite pour l’art de vivre à la provençale. Malgré tous les voyages un peu partout dans le monde, quand je reviens, je me sens chez moi. J’ai un nouveau projet qui est de mettre en avant tous les objets d’artisanat et de savoir-faire de la Provence. » Liva est un grand passionné de brocante. Il désire mettre l’expérience de son aventure entrepreneuriale dans ce projet qui est aujourd’hui acté, à savoir l’ouverture d’une maison d’art de vivre, inspirée par la Provence, ouverte au monde, située dans le centre du village de Saint-Didier, sur le Cours, à la place de l’ancien fleuriste.

Valorisation des produits artisanaux locaux

Cela sera l’occasion pour Liva de valoriser les produits locaux faits de façon artisanale, y compris dans l’alimentaire comme la truffe ou encore le vin. « Les artisans sont souvent seuls face à des impératifs économiques. Ce lieu permettra de valoriser le territoire et de les mettre en avant. L’ouverture devrait se faire au printemps 2027. Cela me tenait à cœur de faire cela  au sein de mon village. J’ai rencontré à ce sujet le maire, Gilles Vève, avec qui j’entretiens d’excellents rapports », explique le designer malgache dont l’objectif est la valorisation des produits artisanaux du Vaucluse et de toute la Provence. Le fil conducteur de toute cette initiative sera la bienveillance, le collectif et la mise en lumière. « Ma vision cosmopolite du monde, mon expérience de designer serviront à la mise en place de cette boutique pour sublimer avec humilité l’art de vivre en Provence. » Liva ajoute ainsi une autre compétence à sa panoplie, toujours avec un grand respect de l’autre et humilité. A ses métiers de chef d’entreprise créateur, de directeur artistique pour des grands hôtels de luxe, ou encore de conseiller pour les défilés de mode comme la Fashion Week à Milan, il ajoute celui d’animer une maison créative d’art de vivre en Provence. « Quand on entreprend, ce n’est pas la taille qui compte, mais le cœur qu’on y met. La boutique sera éclectique avec des expositions temporaires et surtout aura pour mission de raconter l’histoire derrière chaque création. »

Une entreprise du monde

L’entreprise Ibeliv fabrique depuis sa création  des sacs, chapeaux et pochettes en raphia de Madagascar. « Ma mission est d’être l’ambassadeur du savoir-faire de mon pays. » Depuis, Ibeliv a bien grandi et gagné en notoriété, avec une vision à long terme dans sa stratégie. Ses produits sont aujourd’hui considérés comme de la haute couture et sont prisés par de nombreuses célébrités dans le monde. Afin d’enrichir l’expérience client, elle propose désormais des sacs en cuir tressé confectionnés par des familles dans le sud de l’Inde, avec une approche sociétale et humaine très respectueuse, dans le même esprit de ce qui a été fait à Madagascar.

« Autodidacte et passionné, j’ai eu la chance d’être formé par des gens qui cultivent l’excellence dans leur domaine comme pour la chapellerie ou la maroquinerie. »

Rachat de Jamin Puech

Ibeliv a racheté en 2025 la société parisienne Jamin Puech qui est une marque de sacs créatifs dont l’ADN est proche. « C’est un des dernières marques créatives au monde et un fleuron de la mode française. Cette entreprise défend également le savoir-faire artisanal, d’où mon rachat. Nous sommes en train de constituer l’équipe et il y a un projet de flagship store afin de renouer avec la clientèle. La société a une très forte notoriété. C’est la marque des artistes et des actrices. »

« Je ne suis pas un homme à la mode. Je désire que mon entreprise ait un impact positif sur la société, avec humilité, dans une démarche engagée. Une entreprise doit prendre soin de l’humain : consommateurs, producteurs, collaborateurs et partenaires. »


Saint-Didier : le Château de Thézan inaugure son orangerie

Racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia, le château de Thézan, situé en plein centre du village de Saint Didier, dans le Vaucluse, a connu diverses époques. Après cinq années d’ouverture, ce site historique ouvert au public a trouvé son rythme de croisière avec l’ouverture de l’orangerie et de quatre nouvelles pièces pour cette saison touristique 2026. L’inauguration de l’Orangerie avait lieu ce week-end.

L’Orangerie a vu le jour à la fin du XIXe siècle
C’était un lieu de botanique dans un premier temps avant de devenir un salon de thé pour les clients de l’hydrothérapie. « Nous avons rempli un dossier en collaboration avec la Fondation du patrimoine, pour pouvoir recevoir du mécénat venant des particuliers et des entreprises», explique Emmanuel Renoux. « En parallèle, nous avons candidaté des à la fondation Airbnb qui abonde dans cette collecte de fonds de la Fondation du patrimoine. Nous avons ainsi obtenu 20 000€ fin 2023 » A cela, 90 000€ ont été reçus dans le cadre du Prix Loto du patrimoine en 2024.
L’Orangerie est aujourd’hui rénovée. Un bassin a été ajouté et l’intérieur a été complètement refait.  » Au total, le budget total de dépenses a été de 450 000 € venant de fonds privés, de subventions de l’État et du Département, de la Fondation du patrimoine et du Loto du patrimoine.

Une grande fierté
« Ce soir, nous ne sommes pas simplement réunis pour inaugurer un bâtiment. Nous sommes réunis pour célébrer le patrimoine, pour célébrer le Château de Thézan et surtout la renaissance de cette Orangerie, qui, il y a encore quelques années, était menacée de disparaître. Alors, avant de parler de cette restauration, nous aimerions vous raconter un peu comment nous en sommes arrivés là. Notre histoire avec le Château de Thézan a commencé il y a maintenant plus de onze ans. En 2015, nous découvrons une annonce présentant le château, avec quelques photographies qui laissent entrevoir un potentiel incroyable. Piqués par la curiosité, nous venons le visiter pour la première fois, en février 2015, avant de l’acheter en 2019 » a expliqué Pierre de Beytia lors de l’inauguration.

Pierre de Beytia, au centre à gauche, et Emmanuelle Renoux.

« Quand on parle de patrimoine en péril, cette Orangerie était malheureusement un exemple particulièrement parlant. »

Emmanuel Renoux

L’Orangerie complètement refaite
« Lorsque nous l’avons découverte, elle était dans un état particulièrement préoccupant. Quelques années encore, et elle aurait peut-être disparu. Quand on parle de patrimoine en péril, cette Orangerie était malheureusement un exemple particulièrement parlant. Restaurer un bâtiment ancien, ce n’est pas simplement réparer des murs, refaire une toiture ou remplacer des fenêtres. Restaurer, c’est comprendre ce que le bâtiment était, comment il avait été construit, ses matériaux, ses proportions, ses usages, ses transformations. Ensuite essayer de lui redonner sa cohérence, sans effacer son histoire tout en l’adaptant aux usages contemporains. Nous avons donc étudié, réfléchi, programmé, planifié, cherché les financements et imaginé ce que pourrait être cette Orangerie retrouvée. Les études patrimoniales et l’accompagnement de notre architecte du patrimoine nous ont permis de définir une véritable feuille de route. Le bâtiment que vous avez aujourd’hui devant les yeux est le résultat de cette réflexion collective » a expliqué Emmanuel Renoux au public présent.

Une aventure collective
Cette Orangerie est le fruit d’une aventure collective. Une aventure qui réunit des propriétaires, un architecte, des institutions, des entreprises, des artisans, des mécènes, des donateurs. L’orangerie est ouverte au public depuis l’ouverture du Château au 1er avril. En parallèle, elle sert également de lieu de réception privée. Le premier mariage a été célébré fin avril dans ce lieu. Le Medef Vaucluse est également venu organiser une soirée autour de la découverte du patrimoine.

Olivier Muselet

Site :www.chateaudethezan.com. Ouvert du 1er avril au 31 octobre. Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le mardi. Deux visites guidées les samedis et dimanches à 15h30.

Les acteurs qui ont aidé à la rénovation
– La Direction régionale des Affaires culturelles de la région Sud, pour son soutien et les subventions accordées.
– Le Département de Vaucluse, et notamment la Direction des Patrimoines, pour son accompagnement dans le cadre du dispositif départemental en faveur du patrimoine.
– La Fondation du Patrimoine, ainsi que son antenne départementale, qui, depuis notre rencontre en 2022, est devenue un véritable moteur dans cette restauration.
 » La Fondation du Patrimoine nous a accompagnés de plusieurs manières. En 2023, nous avons eu la chance d’être lauréats du Prix Patrimoine et Tourisme local, de la fondation Airbnb, grand mécène de la fondation du patrimoine. En 2024, le Château de Thézan a été retenu comme site départemental du Vaucluse pour le Loto du Patrimoine. La Fondation du Patrimoine est également devenue mécène de cette restauration.
– Une collecte de dons, ouverte au mécénat public et privé, a permis de mobiliser jusqu’à aujourd’hui près de 38 000€.
Un bassin a été ajouté au bâtiment. Crédit : Olivier Muselet

L’histoire du château
« Nous sommes ouverts six jours sur sept d’avril à octobre. Nous avons également ouvert une boutique d’accueil. Cette affluence en croissance est obligatoire pour assurer nos charges d’investissement et de fonctionnement qui sont très importantes pour un tel lieu », explique Pierre de Beytia, un des deux propriétaires de ce lieu qui existait déjà à l’époque romaine. Un site gallo-romain existait en effet sur l’emplacement du château. Les romains avaient choisi cet emplacement pour la richesse des eaux de Saint -Didier qui s’est d’ailleurs appelé Saint-Didier-les -bains jusqu’au XXe siècle. Ce château a ensuite été construit à l’époque médiévale, au XVe et XVIe siècles. A la période Renaissance, la demeure commence à se développer sous l’impulsion de Siffreine de Venasque et d’Elzéar de Thézan. Au XIXe, le lieu devient un centre d’hydrothérapie, avec 58 chambres et plusieurs salles de soins. Le château deviendra ensuite une clinique psychiatrique jusqu’en 1980. Laissé à l’abandon pendant 30 ans, il est racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia.


Henri Reynaud & Fils : 128 ans de savoir-faire autour de la distillation

Henri Reynaud & Fils est une entreprise familiale exportatrice de matières premières aromatiques. Installée depuis plus de 120 ans, elle est un des leaders de la production et de la commercialisation d’huiles essentielles françaises, et partenaire de grands groupes dans le monde autour des projets aromatiques (ingrédients naturels, parfums, arômes et menthes). Son site de production est situé à Saint-Didier.

« Henri Reynaud était mon arrière-arrière-grand-père. Il a fondé la société à Montbrun-les-bains dans la Drôme. Le siège social est d’ailleurs toujours présent sur cette commune », explique Gabriel Lalande, jeune patron de l’entreprise depuis 2025, représentant la cinquième génération. Le créateur de l’entreprise au XIXe siècle était à l’origine hôtelier. Il était l’un des premiers à distiller de la lavande sauvage avec une distillerie mobile. Après la première guerre mondiale, il y a eu un boom de la demande d’huile essentielle de lavande sur les marchés anglais et américain. Les sociétés comme Palmolive et Procter & Gamble ont désiré mettre de l’huile essentielle de lavande dans la composition de leurs savons. L’entreprise a alors connu un essor important en rajoutant dans sa gamme d’autres huiles essentielles comme l’estragon et la sauge puis la menthe. 

Importation de gommes arabiques

« Mon grand-père a développé l’importation de gommes arabiques qui sont ensuite distillées dans nos ateliers pour en faire des huiles essentielles. Ces dernières sont ensuite commercialisées dans la parfumerie haut-de-gamme. L’entreprise a un vrai savoir-faire dans ce domaine », explique Gabriel Lalande. Dans les années 70 et 80 se sont développés le second pôle avec la parfumerie et le troisième avec les arômes alimentaires, complétant ainsi le premier constitué des huiles essentielles et ses dérivés. Tout cela est répertorié dans un cahier de recettes qui existent depuis 120 ans.

Le site de Saint-Didier

Le site de Saint-Didier comprend la production, la logistique, le commercial et l’administratif. Sont ainsi produits les essences végétales commercialisées hors de France, la parfumerie et les arômes alimentaires. Une extension administrative et commerciale est en cours, pouvant accueillir plus d’employés. Un troisième site de production et de recherche et développement est à l’étude dans le Vaucluse. Il pourrait se situer sur un périmètre proche de Saint-Didier, sur Carpentras, Cavaillon, Entraigues ou encore L’Isle-sur-la-Sorgue. Des pourparlers sont en cours. « Ceci permettra d’inscrire entreprise dans les 25 prochaines années assurer sa croissance. »

Une présence internationale
Grâce à un réseau propre de 5 filiales et 2 bureaux de représentation ainsi que des distributeurs dans plus de 18 pays, la société propose une gamme étendue d’huiles essentielles, de résines et de dérivés naturels issus des terroirs les plus riches. « De la culture à la distillation, nous travaillons en lien direct avec nos producteurs, garantissant traçabilité, qualité supérieure et respect des engagements environnementaux. A cet effet, H. Reynaud & Fils est certifiée si Ecocert depuis 2007. En outre depuis 2008, notre adhésion à la démarche CENSO pour les huiles essentielles Françaises témoigne de notre volonté de construire des filières durables et responsables », explique Gabriel Lalande.


Journée des associations : Saint-Didier, un village où il fait bon vivre

Comme de nombreux villages dans le Vaucluse, Saint-Didier a organisé samedi dernier sa journée des associations permettant à ses habitants de connaître toutes les activités possibles. Une matinée d’accueil des nouveaux arrivants était également a programme.

Le parking de la mairie de Saint-Didier était en ébullition samedi matin l’occasion de la journée des associations qui s’étaient mises sur leurs 31 pour présenter toutes leurs activités à la population du village, dans diverses catégories (loisirs et animations, culture, sport et bien-être, solidarité). Une belle dynamique associative y est en place que ce soit sur le centre du village ou sur l’autre pôle de population constituée par le quartier des Garrigues situées à 1 km du centre. En parallèle, les nouveaux arrivants durant l’année ont été accueillis par le maire, Gilles Vève, et toute son équipe d’élus. Les néo-saintdidierois sont une trentaine pour 2026 et ont pu découvrir les différents aspects du village expliqué par le Maire. Chacun est reparti avec un sac rempli de documents et d’un ouvrage de photos. Un apéritif dînatoire était proposé à ces nouveaux habitants, offert par les commerçants du village.

Niché au creux des Monts-de-Vaucluse, appartenant à la CoVe, le village de Saint-Didier est très apprécié de ses habitants. Ses atouts sont nombreux : patrimoine, douceur de vivre, dynamique des commerces locaux, environnement. Gilles Vève en est le maire depuis quatre mandats et demi.  » Nous sommes profondément attachés à préserver notre patrimoine, notre environnement, notre art de vivre et notre identité, tout en faisant évoluer nos services et nos équipements afin de répondre aux besoins des habitants et d’améliorer sans cesse leur quotidien  » explique le premier magistrat.

Un village attractif

Le village est caractérisé par une forte proportion de résidences principales, à hauteur de 90 %. Vu son emplacement touristique, il comporte de nombreux gîtes et chambres d’hôtes. La force du village réside sans conteste sur la dynamique de ses commerces situés sur l’artère principale, le Cours, bordée de platanes et qui était autrefois le lieu de négoce des fruits et légumes des agriculteurs locaux. Les commerces drainent les habitants du village mais aussi le bassin de vie constitué par Saint-Didier, Venasque, le Beaucet et la Roque-sur-Pernes. Son patrimoine est attractif avec un vieux Saint-Didier, comprenant l’église et le château de Thézan qui est en rénovation depuis 2019 avec succès. C’est désormais un lieu de visite incontournable sur le Vaucluse, avec les pièces du château, le jardin la française et l’orangerie qui vient d’être terminée.

« Nous sommes ouverts six jours sur sept d’avril à octobre. Nous avons également ouvert une boutique d’accueil. Cette affluence en croissance est obligatoire pour assurer nos charges d’investissement et de fonctionnement qui sont très importantes pour un tel lieu », explique Pierre de Beytia, un des deux propriétaires de ce lieu qui existait déjà à l’époque romaine. Un site gallo-romain existait en effet sur l’emplacement du château. Les romains avaient choisi cet emplacement pour la richesse des eaux de Saint -Didier qui s’est d’ailleurs appelé Saint-Didier-les -bains jusqu’au XXe siècle. Ce château a ensuite été construit à l’époque médiévale, au XVe et XVIe siècles. A la période Renaissance, la demeure commence à se développer sous l’impulsion de Siffreine de Venasque et d’Elzéar de Thézan. Au XIXe, le lieu devient un centre d’hydrothérapie, avec 58 chambres et plusieurs salles de soins. Le château deviendra ensuite une clinique psychiatrique jusqu’en 1980. Laissé à l’abandon pendant 30 ans, il est racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia.

Une économie présente

Quelques belles entreprises se trouvent sur ce village. Une entreprise du patrimoine, Les Orgues Quoirin, est connue dans le monde entier. Elle a effectué la restauration de l’orgue de la cathédrale de Paris suite à l’incendie. Dans un autre registre, l’entreprise Reynaud et fils est un des leaders de la production et de la commercialisation d’huiles essentielles françaises. Elle fabrique également des ingrédients naturels, parfums et arômes pour des grands groupes de cosmétiques. Enfin, Ibeliv fabrique des sacs et accessoires vendus dans le monde entier, en partenariat avec des sites de production à Madagascar.

Une agriculture dominante 

Comme de nombreux villages du Vaucluse, l’agriculture est bien présente à Saint Didier, avec la cerise, les raisins de table et de cuve. Pour le vin, il y a la coopérative viticole Clauvallis et des vignerons indépendants.

Des projets à venir

En mai 2025, la ville s’est dotée d’une salle d’exposition, les Bains douches permettant à de nombreux artistes de mettre en avant leurs œuvres. Les deux gros projets à venir sur le court terme sont l’installation du parking paysager du Tinée en face de la pharmacie et la rénovation de la salle polyvalente.

Le village jouit aujourd’hui d’une attractivité forte, en raison de ses atouts que sa douceur de vivre, son animation commerciale du Cours toute l’année, son patrimoine et ses paysages.  » Vous découvrirez ici un vrai esprit de village, où les voisins deviennent souvent des amis, où la richesse de la vie associative crée du lien et où les commerces de proximité contribuent chaque jour à la qualité de vie qui fait le charme de notre commune  » explique Gilles Vève.


Les Musicales de Saint-Didier reviennent pour un week-end de musique classique

Du vendredi 7 au dimanche 9 août, la musique classique s’installe en Vaucluse à l’occasion des Musicales de Saint-Didier.

Ce sont trois concerts qui sont prévus pour cette nouvelle édition des Musicales de Saint-Didier. Ce rendez-vous, qui réunit chaque année des artistes talentueux et contribue à la diversité de l’offre culturelle de la commune, proposera des moments uniques riches en émotion dans des lieux emblématiques de Saint-Didier.

Le programme

Les Musicales débuteront ce vendredi 7 août avec les Rencontres musicales du Ventoux, qui fêtent leur cinquième édition, à l’église de Saint-Didier où quatre jeunes musiciens issus des grands conservatoires européens vont s’unir pour former un quatuor à cordes et faire découvrir au public des trésors cachés de la musique classique, mais aussi lui faire redécouvrir des grands chefs-d’œuvre. Emma Errera et Alicia Girod Kusmeruk seront au violon, David Poro au violoncelle, et ils seront accompagnés de l’alto Eve-Melody Salom.

Ce samedi 8 août, ce sera au tour du jardin de Notre Dame de Sainte-Garde d’accueillir un concert avec cette fois-ci, seulement une musicienne et son instrument. Agnès Peytour invite le public à s’immerger au cœur de l’histoire de la harpe et de son répertoire autour des œuvres de Krumpholtz, Parish-Alvars, Hasselmans, Fauré, Debussy et bien d’autres.

Enfin, ce dimanche 9 août, les Musicales de Saint-Didier s’achèveront avec un récital de piano à 4 mains, de nouveau dans l’église de la commune. Noémie Berz et Noémi Foucard vont unir leurs sensibilités, comme dans l’intimité d’un salon parisien du début du XXe siècle, pour mettre en lumière l’univers de Mel Bonis, compositrice longtemps restée dans l’ombre.

Vendredi 7 août à 20h. Samedi 8 et dimanche 9 août à 20h30. 10€ à 20€ (billetterie en ligne). Saint-Didier.


Orgues Quoirin : un savoir-faire au service du son

Les orgues Quoirin existent depuis 1970. L’entreprise a bien évolué depuis avec de nombreuses réalisations ou rénovations. La plus notoire est le chantier de l’orgue de Notre-Dame de Paris commencé en 2021 et terminé en 2024. Raphaël Quoirin a pris la tête de l’entreprise qui a le statut de SCOP (société coopérative participative) en janvier 2026.

Pascal Quoirin a créé l’entreprise en 1970 à Carpentras. Il a commencé son premier chantier pour la cathédrale Saint-Siffrein de Carpentras, à l’âge de 20 ans. « Il a la chance de rencontrer un grand organiste européen, Francis Chapelet, qui a eu le mérite de refaire découvrir la musique ancienne. À partir de cela, les facteurs d’orgues ont pu réapprendre à faire de l’harmonie et des orgues dans l’esprit de la musique ancienne » explique Raphaël Quoirin.  » 
« Mon père est un des pionniers de ce mouvement à l’époque. Il s’appuie ainsi sur ce savoir-faire pour démarrer différents chantiers comme en Espagne ou encore la rénovation de l’orgue de Sainte-Croix de Bordeaux ».

Raphaël Quoirin a succédé à son père Pascal en janvier 2026.

Arrivée à Saint Didier
L’entreprise s’installe dans les années 90 Rue des artisans sur la commune de Saint Didier, suite à un projet de construction de l’atelier. L’entreprise connaît alors son apogée en termes d’activité. Elle peut réaliser en totalité un orgue ou s’occuper de sa restauration. Pour cela, elle a en interne des forces vives qui ont trois compétences : le bois, le métal et la connaissance musicale.  » L’harmoniste donne le son à l’orgue. Pour rénover ou construire un orgue, il faut plusieurs métiers : menuisier, charpentier, ébéniste, tuyautier et harmoniste qui règle le son au final « . L’entreprise s’occupe également de l’entretien des orgues pour les accorder régulièrement.

Crédit : Edwige Lamy/Orgues Quoirin

Le statut de SCOP
Raphaël Quoirin a pris la succession de son père en tant que gérant de la SCOP en janvier 2026. Il a connu un parcours composé d’expériences diverses depuis sa jeunesse.  » J’ai toujours accompagné mon père quand j’étais enfant et adolescent et cela m’a appris à former mon oreille. En 2014, il décide de rejoindre l’entreprise familiale. Il occupe différents postes. En décembre 2020, l’entreprise décide de prendre le statut de SCOP, avec une direction collégiale, dont l’objectif est de porter des valeurs humaines fortes au sein de l’entreprise.  
Orgues Quoirin est aujourd’hui un des cinq intervenants majeurs en France dans sa spécialité.  » Le volume d’activité depuis quelques années est en baisse depuis deux ans, avec des budgets du Ministère de la Culture qui sont moindres pour ce domaine  » explique Raphaël Quoirin.

Trois infos :
– L’entreprise a le label EPV, Entreprise du patrimoine vivant, depuis 15 ans
– Chiffre d’affaires 2025 : 939 000 € (1 million d’euros prévus en 2026)
– Détails du chiffre d’affaires : 10% entretien, 60% restauration et 30% fabrication d’orgues

La maîtrise des tuyaux est essentielle pour un bon fonctionnement de l’orgue.

Le chantier de Notre-Dame de Paris
Le chantier aura duré plusieurs années de 2021 au 9 décembre 2024. L’entreprise a eu l’honneur de participer à la rénovation de Notre-Dame de Paris.  » Cela été un honneur pour nous d’avoir était retenu dans ce projet. Sur cette période, l’activité l’entreprise se porte exclusivement sur Notre Dame. L’orgue est restée intact fort heureusement mais il a été endommagé en raison des intempéries car il était à l’air libre. Il a ensuite été démonté et acheminé vers trois lieux de rénovation « . Tout a été déplacé sauf le buffet et des tuyaux de 10 m de long.  » Nous avons énormément appris sur ce chantier qui comportait beaucoup de protocoles  » explique Raphaël Quoirin.

Orgues réalisés :
– Genève
– Eglise de Saint-Rémy de Provence
– Lambesc
– Temple à Montpellier
– Neuchâtel en Suisse
– Cathédrale Saint-Jean de Lyon
– Cathédrale d’Orange
– Notre-Dame de Paris
– Cathédrale de Reims
– Eglise de Pertuis (chantiers en cours)


Château de Thézan : une reconnaissance dans le Guide vert

Racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia, le château de Thézan, situé en plein centre du village de Saint Didier, dans le Vaucluse, a connu diverses époques. Après cinq années d’ouverture, ce site historique ouvert au public a trouvé son rythme de croisière avec l’ouverture de l’orangerie et de quatre nouvelles pièces pour cette saison touristique 2026.

Niché dans le centre ancien du village de Saint-Didier, au pied des Monts de Vaucluse, dans le Comtat Venaissin, le château de Thézan est désormais ouvert au public pour la cinquième saison. « Nous avons connu une belle première année avec une fréquentation de 6 000 visiteurs, ce qui nous satisfait. Depuis, nous avons eu de plus en plus de visiteurs, 10 000 pour l’année 2025. Nous sommes ouverts six jours sur sept d’avril à octobre. Nous avons également ouvert une boutique d’accueil. Cette affluence en croissance est obligatoire pour assurer nos charges d’investissement et de fonctionnement qui sont très importantes pour un tel lieu », explique Pierre de Beytia, un des deux propriétaires de ce lieu qui existait déjà à l’époque romaine. Un site gallo-romain existait en effet sur l’emplacement du château. Les romains avaient choisi cet emplacement pour la richesse des eaux de Saint -Didier qui s’est d’ailleurs appelé Saint-Didier-les -bains jusqu’au XXe siècle. Ce château a ensuite été construit à l’époque médiévale, au XVe et XVIe siècles. À la période Renaissance, la demeure commence à se développer sous l’impulsion de Siffreine de Venasque et d’Elzéar de Thézan. Au XIXe, le lieu devient un centre d’hydrothérapie, avec 58 chambres et plusieurs salles de soins. Le château deviendra ensuite une clinique psychiatrique jusqu’en 1980. Laissé à l’abandon pendant 30 ans, il est racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia.

Un projet de vie

Férus de vieilles pierres et de vieux objets, ils décident de changer de vie. Ils étaient en effet tous les deux cadres sur Paris. « Nous avons mis quatre ans de réflexion pour acheter le château entre notre première visite et la signature. Nous voulions un site historique avec des décors conservés. Nous nous sommes décidés rapidement mais nous avions conscience de l’importance des travaux à commencer par la toiture sur une surface de 1 000m² pour un budget de 800 000€ », explique Pierre de Beytia. À cela s’ajoute la partie extérieure avec un magnifique parc à la française d’1,4ha qui a été créé fin 17e par le Nôtre.

Le château de Thézan été ouvert au public pour la cinquième saison. ©Olivier Muselet

Une nouvelle aile du château ouverte

« Nous avons réalisé de nombreux chantiers depuis notre acquisition en 2019. Cela a permis chaque année d’ouvrir de nouvelles pièces à découvrir pour les visiteurs. Pour l’édition 2026, l’orangerie est définitivement rénovée. De plus, quatre nouvelles pièces vont être ouvertes au public : la  salle à manger historique et les appartements privés des marquis comprenant deux chambres et une salle de bain du XIXe siècle, explique Emmanuel Renoux. Le parc à l’anglaise s’améliore d’année en année. Le projet est de recréer des allées en le réorganisant. Pour cette cinquième année d’ouverture, nous sommes conformes à nos objectifs de mois d’ouverture qui était d’arriver à sept. La première tendance sur le mois d’avril est très positive. »

Chaque année, de nouvelles pièces du château sont ouvertes au public. ©Olivier Muselet

Une étoile au Guide vert

« Nous avons appris avec grande fierté la présence du Château de Thézan dans la nouvelle édition du Guide vert Provence sorti au printemps. En plus, la rédaction de ce guide touristique a décidé de nous mettre d’entrée une étoile, ce qui est un excellent signe de reconnaissance pour notre travail accompli toute l’année, explique Emmanuel Renoux. Un client mystère est venu en juin 2025 pour faire une visite exhaustive de notre lieu. » Le Château est par ailleurs présent dans tous les autres guides touristiques les plus consultés comme le Lonely Planet.

Des projets pour 2028

« Nous avons fourni beaucoup d’efforts ces dernières années pour ouvrir encore plus de pièces aux visiteurs. Nous allons faire une petite pause mais des projets sont encore dans les cartons avec l’ouverture au public du bureau des médecins et des infirmières situés dans la partie balnéo du château, avec du matériel médical », explique Emmanuel Renoux. L’ouverture de ce lieu est prévue pour 2028. Les propriétaires ont pour objectif de mettre encore plus en avant une partie du château qui était un centre d’hydrothérapie. Le village de Saint Didier était appelé d’ailleurs à cette époque, à savoir au XIXe siècle, Saint Didier-les-bains. Avant cela, la partie historique du château sera encore agrandie pour la visite avec l’ouverture de la cuisine en 2027.

Ouvert du 1er avril au 31 octobre.
Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le mardi.
Deux visites guidées les samedis et dimanches à 15h30.


Saint-Didier : une exposition au cours de l’eau du Vaucluse

Ce vendredi 10 avril, la Ville de Saint-Didier inaugurera l’exposition ‘Le Vaucluse, une terre d’eau’ qui sera en place jusqu’au lundi 27 avril prochain.

Après Apt, Caumont-sur-Durance, Monteux, ou encore Vaison-la-Romaine, l’exposition itinérante ‘Le Vaucluse, une terre d’eau’, réalisée par le Département, s’installe à Saint-Didier. Ainsi, les photographies de David Tatin et Yannick Gouguenheim investiront l’Espace les Bains-Douches du 10 au 27 avril.

Le public pourra y découvrir les 2 000km de rivières qui traversent le Vaucluse, mais aussi l’histoire de ces paysages, la faune, la flore, ainsi que la fragilité des écosystèmes. Les enfants disposeront d’un quizz et d’un carnet pédagogique pour en apprendre et découvrir davantage.

Vernissage le vendredi 10 avril à 18h30. Jusqu’au lundi 27 avril. Espace les Bains-Douches. 5 Rue Tour du Pont. Saint-Didier.


Monteux : un Centre Médical Municipal Transitoire va ouvrir ses portes

Le Centre Médical Municipal Transitoire (CMMT) de Monteux ouvrira ses portes le lundi 2 février. Installé au rez-de-chaussée du bâtiment le Saphir, il a été conçu pour répondre, dans une situation de crise médicale, aux attentes des Montiliens les plus fragiles et rencontrant des difficultés d’accès aux soins. Il a vocation à être transitoire, en attente d’une Maison de Santé Pluriprofessionnelle.

 » Je suis ravie d’intégrer ce nouveau pôle médical transitoire qui est une innovation. Le bâtiment est très bien adapté avec deux cabinets médicaux. Deux autres sont en projet. Il y a bien sûr une salle d’attente, un accueil et une salle de réunion pour la coordination de l’ensemble des médecins  » explique Marielle Lafont, médecin retraité installée à Morières, qui sera la coordinatrice de ce pôle médical.  » Emue par les patients qui sont au bord de la route, sans médecin traitant, je reprends du service dans cette belle aventure médicale et humaine. Je voulais proposer à mes collègues médecins un lieu où on soit content d’y venir, avec enthousiasme. Notre énergie est toujours là. On ne peut pas laisser des patients sans médecin. De plus, ce projet innovant va permettre d’alléger la charge de travail des médecins généralistes du secteur « . Cette structure est un tremplin transitoire qui doit permettre de répondre aux besoins médicaux du moment. Les patients n’auront pas toujours le même médecin traitant car les médecins tournent dans la semaine.

Des patients sans médecin traitant

Le CMMT accueillera en priorité des patients sans médecin traitant, résidant à Monteux, et âgées de plus de 65 ans ou reconnus en ALD (Affection longue durée). Le centre n’a pas vocation à prendre en charge les urgences médicales. Le CMMT fonctionnera avec des médecins généralistes vacataires, salariés par la commune. La majorité d’entre eux sont des médecins retraités ayant choisi de poursuivre une activité à temps partiel.  

Marielle Lafont, médecin retraitée, reprend du service. Elle assurera le rôle de coordinatrice ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Un projet de Maison de santé pluridisciplinaire

Depuis de nombreux mois, élus et professionnels de santé montiliens ont travaillé avec l’Agence régionale de Santé (ARS) et la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) à la création d’une Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP) pour favoriser le travail en équipe entre professions médicales et paramédicales. Ce regroupement répond à une double problématique : d’un côté, l’accès aux soins pour les patients est facilité, de l’autre, les soignants bénéficient d’un cadre plus structuré, d’une organisation plus fluide.

Un projet de Maison de santé pluridisciplinaire

Pour concrétiser cela, la commune de Monteux a acheté et rénové un bâtiment, 9 avenue de la Libération. Il appartenait précédemment à Grand Delta Habitat qui l’utilisait en tant que bâtiment administratif. En attendant la labellisation par l’ARS et les dotations et subventions qui vont avec, la Ville a décidé de mettre en place ce CMMT, pour apporter une solution concrète, car partout en France, à Monteux comme ailleurs, trouver un médecin traitant devient de plus en plus difficile.

Il a été pensé pour offrir des consultations médicales de premier recours, avec une organisation simple et efficace. La commune a recruté huit médecins retraités, salariés par la commune, qui vont se relayer pour assurer des consultations régulières. Par ailleurs, le centre médical a déjà accueilli un nouveau médecin généraliste, en pratique libérale à la mi-janvier.

Ce projet devrait être dupliqué dans d’autres villes qui ont manifesté leur intérêt pour cette innovation unique en région Paca. Des villes se sont déjà manifestées pour connaître les modalités d’organisation de cette initiative.

Le bâtiment a été acquis par la Ville de Monteux à Grand Delta Habitat. Il a été complètement rénové ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une organisation médicale complète

Les consultations de médecine générale sont assurées par 8 médecins généralistes retraités qui ont repris du service en temps partiel en tant que vacataire salarié. D’autres ont fait acte de candidature. Le projet est d’arriver prochainement à 16. En plus des retraités, des contacts ont été noués avec des jeunes médecins désirant exercer leur profession avec le statut de salarié.

Des consultations spécialisées seront aussi progressivement proposées en néphrologie, en cardiologie et endocrinologie-diabétologie. D’autres spécialités pourront venir compléter cela.

La prise de rendez-vous toutes les 15 minutes sera possible soit par téléphone, soit directement sur place auprès du secrétariat.

Ouvert le lundi, mardi, mercredi matin, jeudi et vendredi

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