11 juin 2026 |

Ecrit par le 11 juin 2026

Vaucluse : les gendarmes démantèlent une filière en ‘or’

Après deux années d’enquête, les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Marseille, de l’antenne de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) de Toulouse et du groupement de gendarmerie départementale de Vaucluse, sont parvenus à démanteler un groupe criminel organisé spécialisé dans le vol et le recel de bijoux en or entre la France et la Belgique.

Placée sous l’autorité d’un juge d’instruction du tribunal judiciaire de la cité des papes, cette enquête a débuté en 2024 lorsque les gendarmes et OCLDI étaient informés de l’existence d’un receleur d’or localisé dans la région d’Avignon. Les enquêteurs travaillaient alors déjà sur une possible filière d’acheminement en Belgique d’or provenant de cambriolages.

L’or été fondu sur place avant d’être envoyé en Belgique
Sur cette base, une enquête était ouverte par le parquet d’Avignon et une cellule nationale d’enquête était constituée permettant de confirmer l’existence d’une filière de revente d’or structurée. Des équipes d’individus originaires de pays de l’est commettaient des cambriolages sur l’ensemble du territoire national afin de dérober des bijoux dans des résidences huppées. Les bijoux étaient ensuite récupérés par le receleur qui les fondaient avant de les acheminer en Belgique sous forme de lingots.
Les investigations menée en coopération avec les autorités judiciaires belges ont aussi permis de déterminer que la quasi-totalité des revenus délictueux était blanchie au travers d’investissements immobiliers et d’achats de bijoux, de vêtements et de montres de luxe.

Au moins une quarantaine de trajet avec la Belgique
« Au cours des 18 mois d’investigations particulièrement approfondies, les enquêteurs ont mobilisé l’ensemble des techniques d’enquête et de renseignement, mené de très nombreuses surveillances physiques, procédé à d’importants recoupements factuels et réalisé des analyses criminelles poussées, permettant de définir l’organisation criminelle de ce réseau structuré ainsi que de mettre en évidence une quarantaine de trajets – a minima – vers la Belgique, destinés à l’écoulement des bijoux dérobés », explique Stéphanie Aouine, la nouvelle procureure de la République d’Avignon

3M€ de bijoux en or perquisitionnés
Le lundi 26 janvier 2026, quinze individus étaient simultanément interpellés en France et en Belgique. Les perquisitions réalisées permettaient la saisie de près de 3M€ de bijoux en or et de près de 800 000€ d’avoirs criminels, notamment composés d’articles de maroquinerie et de joaillerie de luxe. À l’issue des présentations, les quinze mis en cause étaient placés en détention provisoire.
« Le mardi 5 mai, une seconde opération était menée, complète la procureure de la République d’Avignon. Cinq individus agissant comme cambrioleurs et blanchisseurs du réseau étaient interpellés dans les départements du Vaucluse, de l’Hérault et du Gard. Les perquisitions réalisées conduisaient à la saisie d’articles de maroquinerie, de montres et d’accessoires de luxe ainsi que de comptes bancaires et cryptoactifs pour un total de plus de 100 000€. Des armes et munitions étaient également saisies. »
Présentés à un juge d’instruction les mercredi 6 et jeudi 7 mai, quatre mis en cause ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Le cinquième a été placé en détention provisoire à l’issue de sa mise en examen.

L.G.


Vaucluse : les gendarmes démantèlent une filière en ‘or’

Après avoir enquêté depuis l’été, les gendarmes Vauclusiens viennent de passer à l’action pour démanteler un réseau de trafiquants de drogue dans le Comtat.

Au cours de l’été 2023, la COB (Communauté de brigades) de gendarmerie de Pernes-les-Fontaines (regroupant les brigades de Pernes-les-Fontaines et d’Entraigues-sur-la-Sorgue) a ouvert une enquête relative à un trafic de produits stupéfiants sur la commune de Pernes-les-Fontaines.
Les investigations réalisées ont permis d’identifier un réseau bien structuré et de localiser des lieux pouvant servir au stockage et au conditionnement de produits stupéfiants servant à alimenter des points de revente de produits stupéfiants à Carpentras, notamment dans les cités du Pous du Plan et du Bois de l’Ubac. Une information judiciaire était alors ouverte par le parquet de Carpentras.

Le 17 octobre, une vaste opération judiciaire mobilisant plus de 70 gendarmes et visant à démanteler ce réseau a été lancée avec au bilan :

– 14 individus étaient interpellés et placés en garde-à-vue des chefs de trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et détention d’arme (6 des personnes placées en garde à vue étaient mineurs dont 2 âgés de moins de 16 ans).

– 11 des gardés à vue ont été déférés et mis en examen. Parmi eux, 3 ont été placés sous contrôle judiciaire dont 1 placé en centre éducatif fermé, et 8 ont été placés en détention provisoire.

9kg de drogues saisies
Les perquisitions ont aussi permis de saisir plus de 4kg d’herbe de cannabis, près de 3kg de résine de cannabis, ainsi que 2kg de cocaïne. La plupart de ces produits stupéfiants étant conditionnés sous forme de plus de 3 000 capsules prêtes à la vente. La valeur de revente estimée de ces produits stupéfiants saisis était évaluée à 150 000€.
Dans le même temps, les gendarmes vauclusiens ont aussi saisi 2 véhicules ainsi que 6 000€ en liquide.

L.G.


Vaucluse : les gendarmes démantèlent une filière en ‘or’

Les rapports sur les saisies ou immobilisations de superyachts appartenant aux oligarques russes sanctionnés se sont multipliés à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie fin février. Mais ces palais flottants, désormais surveillés de près dans les ports européens, sont-ils de gros ou de petits poissons si l’on regarde la flotte de luxe détenue par les milliardaires russes ?

La réponse à cette question est : oui, en quelque sorte. En effet, selon les informations fournies par le « Russian Asset Tracker » (Suivi des actifs russes) et plusieurs articles de presse, quelques-uns des navires les plus gros et les plus chers ont déjà été saisis. Le Crescent, actuellement retenu à Tarragone, sur la côte méditerranéenne espagnole, appartiendrait au PDG du géant pétrolier Rosneft, Igor Setchine, qui a été sanctionné. D’une valeur approximative de 600 millions de dollars et d’une longueur de 135 mètres, il s’agit de l’un des plus grands yachts au monde. Il serait doté d’une grande piscine à fond de verre, d’un hangar à hélicoptères rétractable et d’un atrium en verre de deux étages.

Le Dilbar, propriété d’Alicher Ousmanov, fondateur du conglomérat Metalloinvest, est un autre gros poisson de la liste. Bloqué par les autorités allemandes alors qu’il était en réparation à Hambourg, il s’agit du plus grand yacht du monde si l’on se base sur le volume intérieur, avec une longueur impressionnante de 155 mètres. À sa livraison en 2016, il aurait coûté encore plus cher que le Crescent, qui a lui été terminé en 2019. Enfin, le plus grand voilier du monde, le trois-mâts SY A, est actuellement immobilisé à Trieste, en Italie. Il appartient à Andreï Melnitchenko, homme d’affaires lié au producteur d’engrais EuroChem et à la société de charbon SUEK.

Plusieurs autres des plus grands bateaux de luxe appartenant aux oligarques sanctionnés sont actuellement hors de portée des autorités occidentales. Ces navires se sont mis à l’abri aux Maldives, à Dubaï et en Turquie, des pays qui n’ont pas imposé de sanctions à la Russie et qui n’ont pas conclu d’accords d’extradition avec l’Occident. La Turquie héberge actuellement deux superyachts qui appartiennent au futur ex-propriétaire du Chelsea F.C., Roman Abramovich.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

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