18 juillet 2026 |

Ecrit par le 18 juillet 2026

Ruckfield c’est beau la vie, pour les grands et les Chabal

Ruckfield, la marque de prêt-à-porter lancée en 2008 au Pontet en partenariat avec Sébastien Chabal s’associe à Haribo pour proposer une nouvelle collection très acidulée pour cet été.

Cet été, Tony Mathis, directeur général de la marque Ruckfield de vêtement conçu autour de Sébastien Chabal, et l’ancien rugbyman international tricolore s’offrent une parenthèse sucrée en s’associant avec Haribo, la célèbre marque de confiserie allemande particulièrement bien implantée dans le sud de la France.

Un univers décalé et acidulé
La collection fusionne l’ADN des deux marques en intégrant les codes visuels d’Haribo dans un univers sportif décalé. Des pièces, allant des tee-shirts aux polos et chemises, proposent des graphismes où les emblématiques bonbons remplacent les motifs traditionnels du rugby. On retrouve ainsi des silhouettes de joueurs stylisées, des numéros de maillots revisités ou des motifs all-over. « Le shooting, réalisé au Musée Haribo à Uzès, qui fête ses 30 ans cette année, ajoute une touche encore plus symbolique à la rencontre entre ces deux marques », explique Tony Mathis, lauréat en octobre dernier du prix du courage de la CPME 84 remis à l’occasion de la 6e édition des Trophées des entrepreneurs positifs en Vaucluse.

Tony Mathis, directeur général de la marque Ruckfield, et Sébastien Chabal. Crédit : DR/Ruckfield/Haribo

Une gamme pensée pour le plus grand nombre
La collaboration se décline en une gamme variée, elle comprend un sweat à capuche, une chemise à manches courtes, deux modèles de polos et quatre t-shirts. Des accessoires ont également été développés : short de bain, bob, casquette, chaussettes, porte-clés et ballons de rugby aux couleurs de la collection. La marque s’inscrit dans une démarche de mode inclusive, cette dernière propose un large choix de tailles, du S au 6XL selon les modèles. Cette démarche vise à rendre la collection accessible au plus grand nombre, en phase avec l’esprit convivial et populaire des deux marques.

Vers une mode plus éco-responsable
Par ailleurs, de nombreuses pièces sont confectionnées en coton biologique certifié GOTS, tandis que certains articles intègrent des matières recyclées.
La collaboration entre Ruckfield et Haribo se prolonge avec de nombreux accessoires estivaux : short de bain, bob, casquette, chaussettes, porte-clés et ballons de rugby aux couleurs de la collection.

Chabal transforme son image en capital
Ce qui rend cette collaboration intéressante, c’est ce qu’elle révèle sur la façon dont Sébastien Chabal construit sa marque depuis plusieurs années.
Beaucoup d’anciens sportifs se contentent de prêter leur nom à un produit. Qu’il s’agisse d’une ligne de vêtements, de parfums, ou bien même de simples publicités; Tout cela revient à monnayer une notoriété tant qu’elle dure : ça rapporte certes mais elle s’épuise avec le temps et la mémoire du public. Chabal, lui, a fait les choses autrement : il a transformé son image que ce soit par sa carrière, son physique imposant contrastant avec la bienveillance dont il fait preuve ou encore son lien au rugby, en un véritable levier pour la marque. Concrètement, Ruckfield ne vend pas un ‘t-shirt signé Chabal’, il vend une identité de marque ‘bon vivant’, qui pourrait par ailleurs continuer d’exister même sans lui.

Le choix des grandes tailles (jusqu’au 6XL) illustre bien cette logique. C’est un segment du marché du vêtement que bien des marques évitent, souvent jugé trop compliqué à produire ou peu valorisant en termes d’image. Que Chabal, lui-même un grand gabarit, ait identifié ce besoin tôt n’est pas un hasard. En effet, il transforme une caractéristique personnelle en idée pour sa marque, sur un terrain que peu de concurrents occupent.
La multiplication des collaborations (comme avec du saucisson et du fromage) va dans le même sens. Ce ne sont pas des coups marketing isolés, mais une stratégie cohérente : chaque partenariat vient renforcer la même image de marque, populaire et sans prétention.

Une présence remarquée dans le Grand Avignon
Outre Ruckfield, dont le siège est la première boutique sont aux Angles après avoir vu le jour dans les locaux de la société vauclusienne Norprotex, Sébastien Chabal est particulièrement présent sur le territoire économique du Grand Avignon. En effet, il a élaboré sa propre cuvée en partenariat avec le Cellier des chartreux de Pujaut. Une collaboration qui a débuté il y a près de 10 ans maintenant grâce notamment à Tony Mathis, qui était alors joueur du RCARG (Rugby club les Angles Gard rhodanien). Pour cela, Sébastien Chabal avait notamment acquis près de 3 hectares de vignes sur les hauteurs de Pujaut afin de devenir à cette occasion le 81e coopérateur du cellier des Chartreux.

Plus près de nous, il semblerait qu’il fasse partie des potentiels repreneurs du restaurant du Quai des saveurs, sur le parvis de la gare centre d’Avignon. ‘Caveman’, son surnom quand il jouait dans le championnat d’Angleterre, serait associé à Joannes Richard, champion du monde de burger multi récompensé, ainsi que Tony Mathis pour ouvrir un Jo’s burger.

Zélie Bienaimé (stagiaire info com Avignon université) & Laurent Garcia


Ruckfield c’est beau la vie, pour les grands et les Chabal

A peine désignée plus belle gare 2026 de France, la gare-centre d’Avignon va perdre l’un de ses fleurons : le Quai des saveurs. Au moins trois candidats seraient sur les rangs afin de reprendre cet établissement de restauration qui devait constituer la vitrine des savoir-faire de la prestigieuse école hôtelière de la CCI de Vaucluse.

‘Fermeture exceptionnelle’. C’est par un simple écriteau apposé sur la porte d’entrée depuis près d’une semaine que le Quai des saveurs vient d’informer ses clients qu’il avait définitivement tiré le rideau. A peine mis en redressement judiciaire le 7 mai dernier par le Tribunal des activités économiques (TAE) d’Avignon, l’établissement de restauration porté par la CCI de Vaucluse n’aura donc pas tenu bien longtemps.

« La situation n’était plus tenable »

La partie (perdue) semblaient donc déjà jouée avant même la décision du TAE. Il faut dire que « la situation n’était plus tenable » évoque un proche du dossier pour qui le passif « est plus proche des 2M€ que des 1M€ ».
Le restaurant porté depuis la fin 2024 par la CCI de Vaucluse afin de faire la promotion des savoir-faire de son école hôtelière n’aura donc pas eu le temps d’atteindre sa vitesse de croisière. A peine aura-t-il eu le temps de réaliser 600 000€ de chiffres d’affaires pour sa première année d’exploitation. Pas suffisant pour rentrer dans les clous d’un business plan prévoyant 1,2M€ par an, après 1,3M€ de travaux afin d’aménager cet établissement bistronomique.

Saïd Soumaila, le talentueux jeune chef issu de l’Ecole hôtelière d’Avignon, a déjà tiré sa révérence depuis la fin du mois de mai. En cela, il a suivi Naël Tamghart (son second, ancien élève de l’Ecole hôtelière lui aussi) qui avait déjà quitté le Quai des saveurs il y a quelques mois dans la foulée de sa médaille d’Excellence en cuisine lors du concours international des Euroskills 2025 au Danemark. Fin mai, l’établissement a honoré ses dernières réservations de groupe avant d’éteindre une dernière fois les fourneaux depuis une semaine.

Lettre morte pour l’appel à manifestation d’intérêt
L’histoire aurait pu être tout autre si la gouvernance de la CCI de Vaucluse avait été plus sereine. En effet, consciente des difficultés de décollage de l’activité du Quai des Saveurs, l’ancienne gouvernance de la CCI 84 avait souhaité redimensionner le projet. Pour cela, elle avait lancé le 12 décembre dernier un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour un contrat de sous-occupation des 194 m2 du restaurant et de ses 168m2 de terrasses.
L’un des critères de sélection était tout particulièrement le montant de la redevance fixe qui devait être reversé à la CCI et qui ne pouvait pas être inférieure à moins de 200 000€ par an.
L’ensemble de ces offres devaient être remise par les candidats avant le 27 février. Entretemps, la mise sous tutelle de la CCI de Vaucluse en janvier suite à un putsch d’une partie de ses élus a mis fin au processus de sélection… Nul ne sera jamais si la mesure aurait permis de réajuster le tir.
En attendant, la tutelle provisoire en a décidé autrement et n’a donc pas temporisé jusqu’à l’élection d’une nouvelle équipe prévue en juillet prochain afin que cette dernière puisse déterminer l’avenir de ce projet sur ce site qui vient d’être désigné plus belle gare de France 2026 par le magazine Ville, Rail & Transports dans le cadre de la 16e édition des Grands Prix des Régions.

Trois repreneurs sur les rangs ?
La décision de redressement judiciaire datant du 7 mai, Bruno Bertholet et Charles De Saint Rapt, les deux administrateurs désignés ont donc jusqu’au 7 juillet pour recevoir les demandes de créances. Par ailleurs, plusieurs repreneurs sont sur les rangs. Au moins trois dossiers auraient été pris en compte dont celui développé par Joannes Richard, champion du monde de burger multi récompensé, l’ancien rugbyman Sébastien Chabal et Tony Mathis, directeur général de la marque de vêtement Ruckfield. Baptisé Jo’s burger, ce concept s’est notamment installé à Marseille en début d’année.
« À la carte, des burgers américains avec un choix de recettes protéinées ou végétariennes. Un lieu combinant restauration et esprit sportif, qui s’annonce comme un nouveau repaire street-food », explique Emilie Camoin, notre consœur de Made in marseille dans son article consacré à cette ouverture.

Joannes Richard, champion du monde de burger multi récompensé, et l’ancien rugbyman Sébastien Chabal.. Crédit : Jo’s burger/DR

Un Jo’s burger par ville
« Le principe ? C’est des burgers que l’on va déplacer chez n’importe quel restaurateur de France . Ce sera un seul établissement par ville. Chaque restaurateur sera ainsi compagnon de Jo’s et disposera de l’exclusivité des burgers de Jo’s dans sa ville », explique Joannes Richard dans une présentation de son concept auprès du créateur de contenu vidéo FlorianOnAir.
Ce concept n’est cependant pas le seul à être en lice pour reprendre le lieu. Le groupe Blachère basé à Châteaurenard et qui possède l’enseigne Marie Blachère figurerait également dans cette ‘short list’ en compagnie d’une autre grande chaîne de restauration dont le nom n’a pas encore filtré.

Pas sûr que ceux qui dénonçaient la concurrence déloyale du Quai des saveurs y gagnent au change.

Laurent Garcia


Ruckfield c’est beau la vie, pour les grands et les Chabal

Attila, l’Homme des cavernes, la Brute, il en a des surnoms, ce champion d’1,91m. Il a même été approché par Clint Estwood pour jouer dans son film Invictus, l’invincible, c’est dire ! Il a fait ses débuts à Valence où il est né avant de rejoindre Bourgoin-Jallieu, les Sale Sharks et Lyon OU. 

Vainqueur notamment de deux Tournois des 6 Nations dont un Grand Chelem, ce 3e ligne a su évoluer et après sa carrière internationale de sportif, il est devenu un entrepreneur multi-carte. Consultant pour le rugby sur Canal +, Sébastien Chabal a rejoint en 2009 le groupe textile Norprotex au Pontet dont il était « l’égérie » avec sa tignasse, sa barbe hirsute et son look de « Néandertal. » 

Pour les 10 ans de sa 1re boutique Ruckfield implantée aux Angles avec comme associé Tony Mathis, il explique le chemin parcouru. « Dans ce style vêtements, c’est Franck Mesnel, lui aussi champion de rugby, qui a créé en 1988 la marque Eden Park et qui a ouvert la voie. C’était plus citadin, plus haut de gamme. Nous, on est plutôt au bord du stade, du côté des supporters et surtout ce qui nous démarque c’est la gamme de tailles que nous proposons de S à 6XL. Notre ADN, c’est le rugby et son côté festif, bon vivant, partage, plaisir, 3e mi-temps. »

À 48 ans, ce géant aux yeux doux et au sourire ravageur est un homme heureux, un patron pragmatique. « L’important pour nous est de consolider le business malgré les incertitudes économiques. La crise est partout en France et ailleurs, on a une cinquantaine de salariés, il faut avancer avec eux, pérenniser la société. »

Et comme il ne met pas tous ses oeufs dans le même panier, Sébastien Chabal vient d’ouvrir un restaurant à Marseille, le JO’s Burger, Rue Sainte, à quelques encablures derrière le Vieux Port, un autre établissement devrait suivre en avril à Montpellier.

Quant à son associé, Tony Mathis, qui lui a joué au rugby comme 2e ligne aux club des Angles, longtemps présidé par Frédéric Chiara, le fils de l’ancien président de la Foire d’Avignon, il s’occupe de tout ce qui est opérationnel chez Ruckfield, des deux stylistes, du marketing, du commercial, des achats, de la com’, du site web.  « Nous sommes 100% éco-responsables, nous avons les labels Ecocert – Greenlife, GOTS  (Global Textile Organic Textile bio) et GRS (recyclé). Chez nous tout est traçable, le coton comme le lin pour les bermudas, blousons, chemises, marinières, T-shirts, pantalons. Nous avons des clients fidèles qui chaque saison guettent les nouveautés. »

Il ajoute : « Nous, on ne suit pas la tendance, mais notre instinct. On aime ce qui est coloré, flashy, positif, solaire, ce qui donne la pêche. On travaille par exemple avec les bonbons Haribo  et on a sorti un polo couleur ‘Fraise Tagada’, on a aussi imaginé une collection ‘2 CV’, symbole de populaire et de libre. On a revisité Asterix et son esprit gaulois. À ce jour, on compte 22 franchisés qui nous suivent aussi, surtout dans le Sud de la France nous en avons aussi un en Bretagne. »

Ruckfield (ruck = mêlée ouverte) allie élégance sportive et sobriété virile, une sorte de force tranquille, discrète mais réelle. Et ça marche : +120% de chiffre d’affaires en 5 ans, autour de 20M€ aujourd’hui. Les deux associés ne souhaitent qu’une chose, que ça continue mais sans se prendre au sérieux.

https://www.echodumardi.com/tag/sebastien-chabal-2/   1/1