9 octobre 2026 |

Ecrit par le 9 octobre 2026

Pour la sécurité des Vauclusiens, le Département réaffirme son soutien « indéfectible » aux pompiers

Le Département de Vaucluse va renouveler son soutien au SDIS 84 au travers d’une nouvelle convention partenariale pour 2027-2028 qui sera soumise au conseil départemental lors du prochain débat sur les orientations budgétaires, mais aussi au conseil d’administration du SDIS 84.

Ce jeudi 8 octobre, Thierry Lagneau, président du SDIS 84, le Colonel Hors Classe Christophe Paichoux, directeur du SDIS 84, et Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse, ont présenté la nouvelle convention de partenariat entre les deux entités pour les deux années à venir, dévoilant le budget du Département pour le Service Départemental d’Incendie et de Secours.

Ce renouvellement du partenariat entre le Département et le SDIS 84 intervient dans un contexte particulier du côté des pompiers qui ont déposé un préavis de grève jusqu’au 20 octobre en raison d’une sollicitation opérationnelle croissante. En Vaucluse, le nombre d’interventions a augmenté de +25% ces cinq dernières années. « Ces revendications sont légitimes, affirme Thierry Lagneau. Elles dénoncent la nécessité des moyens et toutes les contraintes que ça impose dans le fonctionnement de justice. »

Le Département, un allié de taille

Si tous les Services Départementaux d’Incendie et de Secours de France sont concernés par le manque de moyens, celui du Vaucluse n’est pas trop mal loti. « Le SDIS 84, qui est classé en catégorie B, possède des moyens plus conséquents que beaucoup d’autres départements de même catégorie, notamment en termes de nombre de sapeurs-pompiers professionnels », explique Christophe Paichoux.

« C’est un choix budgétaire fort de donner des moyens aux pompiers pour qu’ils accomplissent leurs missions qui sont prioritaires. »

Dominique Santoni

Si le SDIS 84 possède ces moyens, c’est en partie grâce au budget alloué par le Département de Vaucluse, qui a été de 38,9M€ en 2026. Pour les deux années à venir, ce budget devrait augmenter, avec 41,2M€ en 2027, et 42,3M en 2028, soit 64% du budget de fonctionnement. Des chiffres qui sont susceptibles d’évoluer en fonction de l’inflation.

Un soutien non négligeable

Ainsi, le soutien financier du Département apparait comme étant indispensable, « indéfectible », comme le qualifie Dominique Santoni. « On sort d’une séquence éprouvante en termes de feux de forêts, rappelle le président du SDIS 84. On va entrer dans une période de risques d’inondation. C’est un soutien non négligeable que l’on obtient du Département de Vaucluse qui nous permet d’investir. »

« Le SDIS est une ressource pour le département, pour assurer l’équité dans la distribution des secours sur l’ensemble du territoire, que ce soit en zone urbaine ou en zone rurale. »

Colonel Christophe Paichoux

Dans la précédente convention (2025-2026), l’investissement s’est concentré en partie sur le déploiement du photovoltaïque sur les bâtiments du SDIS 84, l’achat de tablettes numériques opérationnelles pour la lutte contre les feux de forêt et le secours d’urgence aux personnes, et sur le commencement du renouvellement de la flotte de camions-citernes qui va se poursuivre avec un budget de 900 000€ par an soit 1,8M€ sur les deux années à venir.

Des moyens supplémentaires en discussion

Aussi, lors des échanges entre le Département et le SDIS, ont été mis en avant l’investissement dans des tuyaux allégés pour permettre aux pompiers en exercice de transporter moins de poids, mais aussi les matériels de protection contre les fumées toxiques, ainsi que le soutien à l’embauche de sapeurs-pompiers dans le cadre du passage des gardes en 12 heures.

« La convention démontre un dialogue constant entre le SDIS et le Département. »

Dominique Santoni

Si le Département ne va pas lésiner sur les moyens pour améliorer les conditions de travail des pompiers vauclusiens, Dominique Santoni, récemment élue sénatrice de Vaucluse, compte bien faire remonter leur revendications à Paris, en cherchant notamment de nouvelles sources de financements, qui sont aujourd’hui portés entièrement par les collectivités territoriales. « Je pense notamment aux assurances », déclare-t-elle, avec l’appui de Thierry Lagneau qui ajoute : « Il ne faut pas regarder seulement ce qui est détruit ou va potentiellement l’être, il faut aussi regarder ce qui est épargné grâce au travail des sapeurs-pompiers. »

Christophe Paichoux, Dominique Santoni et Thierry Lagneau. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Un SDIS reconnu aux niveaux national et international

Grâce, entre autres, à ce partenariat avec le Département, le SDIS 84 démontre une couverture opérationnelle du territoire optimale. Les sapeurs-pompiers vauclusiens ont d’ailleurs arrêté 99% des feux dans le département cet été avant qu’ils ne parcourent 5 hectares, notamment grâce à l’hélicoptère bombardier d’eau, dont la location de 300 000€ est prise totalement en charge par le Département de Vaucluse.

Et ils n’interviennent pas seulement sur leur territoire, ils étaient sur tous les fronts cet été, dans les Landes, dans le Var, à Fontainebleau, et à bien d’autres endroits, et ils sont reconnus aux niveaux national et international. « C’est cette force de frappe qui est reconnue, c’est aussi cet aguerrissement, cet engagement des sapeurs-pompiers de Vaucluse, dont pour ma part, je suis assez fier », a conclu Christophe Paichoux.


La préfecture de Vaucluse accélère l’expulsion des dealers de leurs logements sociaux

Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse avait été particulièrement clair ces derniers mois : ses services et les bailleurs sociaux seraient fortement mobilisés en matière d’expulsions locatives pour trafic de stupéfiants et troubles de voisinage.
Les premiers résultats viennent de tomber puisque la préfecture vient d’annoncer 5 expulsions locatives pour trafic de stupéfiants et troubles de voisinage depuis le début de l’année 2026.

Parmi ces personnes, expliquent les services de l’Etat dans le département,  « une expulsion locative pour un individu qui utilisait son logement social pour le stockage de plus de 3,5kg de stupéfiants et de 12 000€ liés à la vente de drogue. Le logement n’était pas habité, et était exclusivement occupé comme base arrière pour le trafic de stupéfiants ».

Autre cas : une expulsion locative pour un individu qui utilisait son logement comme un point d’appui logistique à proximité immédiate d’un point de deal. Le logement servait pour le stockage et le transit des stupéfiants, avec des mouvements réguliers.

Les logements ne sont pas les seuls concernés puisqu’une expulsion a été aussi menée dans une épicerie suite à la découverte d’importantes quantités de stupéfiants. « De nombreux rassemblements étaient régulièrement observés aux abords de l’épicerie, indique la préfecture. Des personnes impliquées dans le trafic de stupéfiants étaient également présentes à l’intérieur et devant l’établissement. »

Une vingtaine d’autres dossiers d’expulsion en cours
« Ces résultats permettent d’apporter une réponse concrète à des situations préoccupantes qui affectent la sécurité des quartiers : éloigner ceux qui mettent leurs appartements à la disposition du trafic, et éviter que ces individus bénéficient de la solidarité nationale, rappelle la préfecture de Vaucluse. Ils ont été rendus possibles par l’étroite coordination des différents acteurs : préfecture, services de police et de gendarmerie, tribunaux judiciaires et bailleurs sociaux. Ils le sont également grâce à la loi contre le narcotrafic du 15 juin 2025, qui facilite l’expulsion des locataires impliqués dans un trafic de stupéfiants. Ce travail porte ses fruits avec une vingtaine de dossiers d’expulsion actuellement suivis dans de nombreuses communes du département : Apt, Avignon, Carpentras, Orange et Sorgues. »

L.G.


Vue aérienne : Quand le Vaucluse devient flou

Si le droit à l’image existe dans certains cas pour les individus, on ne peut pas faire n’importe quoi non plus en matière de vue aérienne et d’image satellite. En effet, en France il existe des Zicad (Zones interdites à la captation aérienne des données). Elles figurent dans une liste fixant les lieux des zones interdites aux prises de vue aérienne. Sur les 561 que compte notre pays plusieurs se situent en Vaucluse.

Les utilisateurs de Google Earth, Google maps, Mappy mais aussi ceux de Géoportail, le site de cartographie l’IGN, ou tout simplement les amateurs de vues aériennes y sont habitués : des zones floutées où l’on ne peut pas voir le détail de ce qui s’y trouve. En France, ces sites sont définis par un arrêté du 17 novembre 2025 fixant la liste des zones interdites à la captation et au traitement des données recueillies depuis un aéronef.

La sécurité avant tout
Ce texte, rédigé en 2017 et amendé 8 fois depuis, dresse la liste des Zones interdites à la captation aérienne des données (Zicad) recensées en France et en Outre-Mer. Ainsi, au total, on dénombre 561 Zicad (pour une superficie de l’ordre de 50km2) sur l’ensemble du territoire national.

Sur Google, le centre pénitentiaire du Pontet a été flouté à la demande du ministère de la Justice. Crédit : Google maps

Ces sites sont principalement floutés pour des raisons sécuritaires. Des secteurs sensibles comme les bases militaires (211 sites), les prisons (234) ou bien encore les centrales nucléaires (36). Selon nos confrères des Echos, des bâtiments officiels (36), des sites industriels (29), des data center (4) et même les imprimeries de la Banque de France complètent cette liste d’images floutées ou largement dégradées.
Si l’atoll de Mururoa et le site spatial de Kourou en Guyane constituent les deux Zicad françaises les plus étendues, c’est la base aérienne d’Istres qui dispose du site ‘flouté’ le plus grand de Métropole.

3 sites liés à la défense, 2 à la Justice
En Vaucluse, on dénombre 5 sites concernées par cette réglementation. Trois le sont à la demande du ministère de la Défense : la base aérienne 115 d’Orange-Caritat, les cantonnements du 2e Régiment étranger du génie à Saint-Cristol ainsi que le site industriel d’explosifs et d’additifs carburants d’Eurenco à Sorgues.
Côté ministère de la Justice, le centre pénitentiaire du Pontet mais aussi le chantier de la future prison d’Entraigues-sur-la-Sorgue dont la construction devrait s’achever d’ici la fin de l’année complète ce Vaucluse pixelisé.

Sur Mappy, plutôt que le floutage comme sur Google, on a choisi l’option de la pixélisation pour ‘dégrader’ l’image de la BA 115 à Orange. Crédit : Mappy

Ne pas oublier le nucléaire
A cela, s’ajoute le site nucléaire de Tricastin recensé par l’Etat dans les sites Drômois mais dont une partie se situe en Vaucluse et plus particulièrement sur la commune de Bollène. Le plus grand site industriel nucléaire d’Europe y est référencé par le ministère chargé de l’Energie. Ce dernier a aussi demandé le floutage d’autres installations nucléaires limitrophes au Vaucluse : Marcoule sur la commune de Chusclan, en face de Piolenc, et le centre du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) à Cadarache, à quelques encablures de Mirabeau dans le Luberon.


Travaux à Carpentras : trois semaines pour refaire les marquages au sol près des écoles

Dès ce lundi 10 août, la Ville de Carpentras va débuter des travaux aux abords des écoles afin de les sécuriser juste avant la rentrée des élèves.

Les grandes vacances sont l’occasion idéale pour faire les travaux au sein et aux abords des écoles pendant que celles-ci sont vides. Ainsi, dans le cadre de l’entretien et de la sécurisation des abords des établissements scolaires, la Ville de Carpentras va réaliser des travaux du lundi 10 au lundi 31 août.

Ce sont des travaux de marquage au sol qui vont être effectués. Ils concernent douzaine d’écoles de la ville :

  • La Roseraie
  • Misé Pouzol
  • Gandié
  • La Quintine
  • Des Soupirs
  • François Jouve
  • Émile Bouche
  • Nord A et B
  • Les Amandiers
  • Les Garrigues
  • Alice Reynaud
  • Cité Verte

La circulation aux abords de ces établissements scolaires devrait être légèrement perturbée à cause d’une chaussée rétrécie où la vitesse sera limitée à 30km/h. La circulation pourra même être alternée par feux tricolores à certains moments. Le stationnement sera interdit pour les besoins des chantiers. En ce qui concerne les piétons, une déviation leur sera proposée si nécessaire.

Ainsi, les petits Carpentrassiens pourront retourner à l’école en toute sécurité le mardi 1er septembre prochain.


Agression de commerçants dans le Pays d’Arles et le Vaucluse : la CCI en appelle aux victimes

Ces faits concernent les gérants d’une boulangerie de Tarascon et à Saint-Rémy-de-Provence. Ces derniers ont fait l’objet de menaces de mort répétées par téléphone. Les auteurs présumés auraient exigé le versement de 1 500€, sous peine de s’en prendre physiquement aux commerçants et à leurs proches.

Les auteurs présumés de cette agression ont été rapidement identifiés et interpellés par les forces de l’ordre. Cinq suspects au total doivent être jugés le 4 septembre prochain devant le tribunal de Tarascon, notamment pour des faits d’extorsion en bande organisée.

La CCI du Pays d’Arles monte au créneau
À la suite de l’agression dont ont été victime ces commerçants du Pays d’Arles, Stéphane Paglia, le président de la CCI du Pays d’Arles, leur a adressé un courrier de soutien et souhaite aujourd’hui lancer un appel aux autres professionnels qui auraient subi des faits similaires.

En effet, au cours de l’enquête, il est apparu que d’autres commerçants, notamment dans les départements de l’Ardèche, du Gard et du Vaucluse, auraient également été ciblés par les mêmes individus. Certains n’auraient pas déposé plainte, d’autres n’auraient pas vu leur affaire aboutir.

« Aucun acte de violence ne doit rester sans suite. »

Face à cette situation, la CCI du Pays d’Arles invite toutes les personnes susceptibles d’avoir été victimes de ces mêmes auteurs à se rapprocher des services de police ou de gendarmerie afin de déposer plainte ou de compléter leur dossier si des faits ont déjà été signalés. Une mobilisation des victimes pourrait permettre de consolider les procédures judiciaires en cours et d’établir l’ampleur des agissements reprochés.

« Dans cette démarche, la CCI du Pays d’Arles se mobilise aussi aux côtés des Chambres de commerce et d’industrie des territoires concernés afin de relayer cet appel et de sensibiliser le plus grand nombre, précise l’établissement consulaire arlésien. La CCI du Pays d’Arles réaffirme son engagement aux côtés des commerçants et entrepreneurs du territoire et rappelle qu’aucun acte de violence ne doit rester sans suite. »


Vaucluse : 31 étrangers incarcérés expulsés au 1er semestre

Au premier semestre 2026, 31 étrangers incarcérés au centre pénitentiaire du Pontet ont été éloignés du territoire français à la fin de leur peine.

« Parmi ces personnes plusieurs présentaient un profil particulièrement sensible », indiquent les services de la préfecture de Vaucluse.
Parmi eux un ressortissant marocain présent en France depuis 20 ans, a été condamné à une peine de 6 ans de prison pour des faits d’agression sexuelle, séquestration et enlèvement. Durant sa détention, il est passé devant la commission d’expulsion. À sa libération, il a été placé en centre de rétention puis expulsé vers son pays.

Autre exemple cité par les services de l’Etat dans le département : un autre « ressortissant marocain présent en France depuis 29 ans, a été condamné 15 fois par la justice française. Il a été placé en CRA (Centre de rétention administrative) à sa sortie de prison puis expulsé ».

Dernier profil détaillé par la préfecture : un ressortissant tunisien pris en charge par le service de l’Aide sociale à l’enfance en qualité de mineur non accompagné. Devenu majeur, il a été condamné à 2 ans de prison pour des faits de violence. Il a fait l’objet d’un arrêté portant obligation de quitter le territoire français et reconduit à sa libération.

Accélération des mesures d’éloignement du territoire
« Au total, sur les 6 premiers mois de l’année, 115 étrangers ont été éloignés du territoire français par les services de l’État en Vaucluse, dont 48 représentaient une menace pour l’ordre public. Pour un quart, les faits déclencheurs de la mesure d’éloignement sont liés aux stupéfiants ; pour 21 %, il s’agit de violences intrafamiliales ou sexuelles. »

Ces résultats ont été notamment rendus possible suite aux évolutions législatives récentes, qui ont levé les protections dont pouvaient bénéficier auparavant les étrangers présents depuis longtemps sur le territoire.

L.G.


Pour les gendarmes de Vaucluse, la délinquance n’a pas de frontière administrative

Après avoir atteint un record d’abonné sur leur page Facebook il y a quelques jours, les gendarmes de Vaucluse ont signé un protocole de coopération avec leurs homologues de la Drôme. Cet accord passé entre les colonels William Mialon et Yoni Forest, commandants des groupements de gendarmerie des deux départements vise à renforcer tout particulièrement leur collaboration au quotidien.

Unir ses forces pour mieux protéger la population
« L’objectif est simple, expliquent les gendarmes locaux, agir encore plus efficacement sur les secteurs limitrophes en facilitant les échanges d’informations, en coordonnant les moyens engagés et en renforçant la coopération opérationnelle entre les gendarmes des deux départements. Disparitions de personnes, sécurité routière, lutte contre la délinquance, maintien de l’ordre ou interventions d’urgence : lorsque les enjeux dépassent les limites administratives, nos actions s’inscrivent dans une même dynamique. »


Jean Castex à Avignon pour signer une convention de sécurité pour les usagers de la SNCF

L’ancien Secrétaire Général de la Préfecture est de retour en Vaucluse. Aujourd’hui PDG de la SNCF, Jean Castex était ce jeudi 2 juillet aux côtés de la Procureure de la République Stéphanie Aouine, du Directeur Interdépartemental de la Sécurité Publique Emmanuel Desjars de Keranrouë et de Thibault de Cacqueray, Directeur de Cabinet du Préfet de Vaucluse.

Alors que se profile le 1er week-end intense de départs en vacances d’été avec 15 000 trains par jour, Jean Castex a rappelé à quel point la sécurité était une préoccupation majeure. « Nous devons, ensemble avec la justice, la police et la gendarmerie lutter pour une meilleure prise en compte des plaintes des victimes, faciliter la restitution des objets volés, répondre aux agressions, insultes, incivilités et outrages dont sont victimes les contrôleurs, les usagers comme les agents de la sécurité ferroviaire. »

« Avec la SUGE (Sécurité générale), a jouté la Procureure de la République d’Avignon Stéphanie Aouine, le Parquet a un objectif commun, apporter une réponse judiciaire, donc pénale rapide grâce à une procédure bien ficelée par les forces de l’ordre. Les 3 200 agents de cette brigade sont formée, assermentée et armée, au service des voyageurs de la SNCF. »

« Nous devons tout faire pour sécuriser la vie des usagers, simplifier les procédures pour rendre le train plus attractif. »

Jean Castex

Le PDG de la SNCF, ancien Premier Ministre de la République (2020-2022) qui, en sortant de l’ENA, avait entamé sa carrière en 1996 à Toulon comme DDASS (Directeur Départemental des Affaires Sanitaires et Sociales) est revenu en Provence (1999-2000), à la Préfecture de Vaucluse. « À l’époque, je me suis notamment occupé de l’arrivée du TGV-Med à Avignon qui bénéficie de deux gares, une en Centre-ville et l’autre en Courtine. Il a fallu créer la fameuse virgule entre les deux. Maintenant, par an, 4 300 000 voyageurs passent par la Cité des Papes, c’est un record. Nous devons tout faire pour sécuriser la vie des usagers, simplifier les procédures pour rendre le train plus attractif. L’an dernier, grâce à cette coopération avec la justice et la police, en France la SUGE a procédé à 6 800 interpellations et a dressé 112 000 PV. Un vrai ‘continuum sécuritaire’ est en place. Les bagages abandonnés sont un véritable poison pour la sécurité, comme les voyageurs agressifs et les auteurs de violences sexistes et sexuelles. »

Alors que le train Paris-Nice avait dû être stoppé dans la nuit de mercredi à jeudi à Avignon à cause d’un incendie à Rognac et les voyageurs transférés à bon port, Jean Castex a évoqué les épisodes de canicules et de feux de forêts qui concident avec un intense trafic ferroviaire dans le Sud de la France. « On fait le maximum pour que les voyageurs qui nous font confiance arrivent sans encombres sur leur lieu de vacances, c’est cela le service public dû aux usagers, tous les usagers. »

Il est ensuite reparti avec son équipe pour Aix-en-Provence pour participer aux Rencontres Économiques, un forum qui, depuis 2001, accueille début juillet des centaines d’experts internationaux au coeur du Parc Jourdan.

Thibault de Cacqueray, Stéphanie Aouine, Jean Castex et Emmanuel Desjars de Keranrouë. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Vaucluse : les gendarmes démantèlent une filière en ‘or’

Après deux années d’enquête, les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Marseille, de l’antenne de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) de Toulouse et du groupement de gendarmerie départementale de Vaucluse, sont parvenus à démanteler un groupe criminel organisé spécialisé dans le vol et le recel de bijoux en or entre la France et la Belgique.

Placée sous l’autorité d’un juge d’instruction du tribunal judiciaire de la cité des papes, cette enquête a débuté en 2024 lorsque les gendarmes et OCLDI étaient informés de l’existence d’un receleur d’or localisé dans la région d’Avignon. Les enquêteurs travaillaient alors déjà sur une possible filière d’acheminement en Belgique d’or provenant de cambriolages.

L’or été fondu sur place avant d’être envoyé en Belgique
Sur cette base, une enquête était ouverte par le parquet d’Avignon et une cellule nationale d’enquête était constituée permettant de confirmer l’existence d’une filière de revente d’or structurée. Des équipes d’individus originaires de pays de l’est commettaient des cambriolages sur l’ensemble du territoire national afin de dérober des bijoux dans des résidences huppées. Les bijoux étaient ensuite récupérés par le receleur qui les fondaient avant de les acheminer en Belgique sous forme de lingots.
Les investigations menée en coopération avec les autorités judiciaires belges ont aussi permis de déterminer que la quasi-totalité des revenus délictueux était blanchie au travers d’investissements immobiliers et d’achats de bijoux, de vêtements et de montres de luxe.

Au moins une quarantaine de trajet avec la Belgique
« Au cours des 18 mois d’investigations particulièrement approfondies, les enquêteurs ont mobilisé l’ensemble des techniques d’enquête et de renseignement, mené de très nombreuses surveillances physiques, procédé à d’importants recoupements factuels et réalisé des analyses criminelles poussées, permettant de définir l’organisation criminelle de ce réseau structuré ainsi que de mettre en évidence une quarantaine de trajets – a minima – vers la Belgique, destinés à l’écoulement des bijoux dérobés », explique Stéphanie Aouine, la nouvelle procureure de la République d’Avignon

3M€ de bijoux en or perquisitionnés
Le lundi 26 janvier 2026, quinze individus étaient simultanément interpellés en France et en Belgique. Les perquisitions réalisées permettaient la saisie de près de 3M€ de bijoux en or et de près de 800 000€ d’avoirs criminels, notamment composés d’articles de maroquinerie et de joaillerie de luxe. À l’issue des présentations, les quinze mis en cause étaient placés en détention provisoire.
« Le mardi 5 mai, une seconde opération était menée, complète la procureure de la République d’Avignon. Cinq individus agissant comme cambrioleurs et blanchisseurs du réseau étaient interpellés dans les départements du Vaucluse, de l’Hérault et du Gard. Les perquisitions réalisées conduisaient à la saisie d’articles de maroquinerie, de montres et d’accessoires de luxe ainsi que de comptes bancaires et cryptoactifs pour un total de plus de 100 000€. Des armes et munitions étaient également saisies. »
Présentés à un juge d’instruction les mercredi 6 et jeudi 7 mai, quatre mis en cause ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Le cinquième a été placé en détention provisoire à l’issue de sa mise en examen.

L.G.

https://www.echodumardi.com/tag/securite/   1/1