Saisies record de tabac et de drogue à l’actif de la Brigade des Douaniers d’Avignon
Ils ne chôment pas les 24 agents de la Douane de Vaucluse, dont 4 motards. Sous la houlette de leur chef Alfredo, ils ont d’abord, en octobre dernier, arrêté dans la nuit du 23 au 24 septembre à un péage autoroutier d’Arles un ensemble routier polonais qui faisait le trajet Portugal – Allemagne en passant par la Provence. À bord, deux chauffeurs de nationalité biélorusse transportant officiellement « des pièces hydrauliques. »
Or en relevant la bâche, ils constatent d’abord la présence de palettes avec nombre de cartouches de cigarettes de contrefaçon. En fouillant, dans les racks supposés contenir des pièces mécaniques, du tabac aussi. En tout 4,39 tonnes représentant la somme de 2 743 750€.
Les contrevenants ont été jugés par le Tribunal de Tarascon. Ils ont été condamnés à une amende douanière solidaire de 1 662 932€, plus 3 ans de prison dont 1 avec sursis, la confiscation des cigarettes de contrebande et 5 ans d’interdiction du territoire.
2e affaire, le 1er décembre sur le ‘Marché d’un Jour’ du site de Châteaublanc à Avignon-Sud où étaient vendus des articles interdits par la Convention de Washington, qui protège les espèces d’animaux menacées d’extinction. Là ils ont saisi une valise en peau de crocodile, un bénitier, des statuettes en ivoire d’éléphant et de morse et un pommeau de canne en ivoire d’éléphant.
Enfin, last but not least, sur l’année écoulée, les douaniers vauclusiens ont contrôlé une trentaine d’épiceries, 23 ont fait l’objet d’une fermeture administrative. Ils ont mis la main sur 350kg de cannabis et surtout sur 63,5 kg d’ectasy soit 140 000 cachets d’une valeur de 1,4M€. Auxquels s’ajoutent 4 amendes pour un montant global de 3 312 096€, 5 peines de prison prononcées et 4 interdiction de territoire français (ITF).
Les limiers, jusqu’ici hébergés dans le Commissariat de Villeneuve-les-Avignon vont bientôt s’installer dans les locaux de la CRS 60 à Montfavet, à Avignon.
Saisies record de tabac et de drogue à l’actif de la Brigade des Douaniers d’Avignon
Le 1er Régiment étranger de génie (1er REG) de Laudun-l’Ardoise vient d’organiser l’exercice ‘Terra Nostra 26’. Durant 10 jours, du 16 au 25 mars, les képis blancs gardois ont fait face à différent scénarii mobilisant plus de 300 militaires et une soixantaine de véhicules.
L’exercice ‘Terra Nostra 26’ qui vient de s’achever avait pour objectif d’entraîner les légionnaires du 1er Régiment étranger de génie (1er REG) à défendre un territoire face aux attaques ennemies. Se déroulant en terrain libre cette simulation conduite dans plusieurs communes du Gard Rhodanien proches de Laudun l’Ardoise visait « à entraîner l’ensemble des unités au combat de haute intensité en conditions proches du réel, tout en perfectionnant les savoir-faire individuels et collectifs dans le domaine du génie », explique le 1er REG.
Crédit : Michel GriseyCrédit : Michel GriseyCrédit : Michel Grisey
Protection de la caserne puis des alentours Dans ce cadre Terra Nostra s’est tenu en plusieurs phases. Dans un premier temps, du 16 au 18 mars, dans le cadre de l’exercice, les unités du régiment se sont entraînées à la protection des infrastructures militaires. Face à une montée progressive de menaces simulées, les unités ont été engagées dans la défense du quartier régimentaire : gestion d’incidents multiples, mise en alerte graduée, combat terrestre et déploiement d’une cellule de crise. Cette phase avait pour objectif de tester et renforcer le plan de défense face à un ennemi menant des actions de harcèlement. Après la défense de la caserne et de ses abords, l’exercice s’est ensuite étendu à la protection et à la sauvegarde des populations vivant aux alentours.
De gauche à droite : Colonel Dorigny chef de corps 1er REG, lieutenant-colonel Romain directeur de l’exercice Terra Nostra et le capitaine Charles Commandant la compagnie engagée. Crédit : Michel Grisey
« Nous avons bien réagi face à l’ennemi. »
Colonel Dorigny, chef de corps du 1er REG
Sauvegarder les civils et se prémunir des infiltrations parmi eux Par la suite, Terra Nostra verra le déploiement de plusieurs véhicules de combat d’infanterie Griffon engagés pour extraire une vingtaine de civils visés par des tirs d’obus ennemis. Mis en sécurité au sein de la garnison, les blessés ont été pris en charge tandis que les autres civils ont fait l’objet de fouilles et d’interrogatoires. Leurs réponses renseignent le poste de commandement (PC) sur l’ennemi.
Crédit : 1er REG/DRCrédit : 1er REG/DRCrédit : Michel Grisey
Pour renforcer le réalisme de la manœuvre, les élèves d’une classe de défense parrainée par le régiment ont joué le rôle de la population civile. Au cours de l’exercice, un réserviste de la force adverse (FORAD), dissimulé parmi les civils, a créé une diversion. Son complice, lui aussi caché parmi les civils, a cherché à recueillir des informations sur la garnison. Grâce à leur vigilance, les légionnaires détectent la menace, maîtrisent l’individu armé d’un couteau puis interpellent son complice.
Sous l’œil de délégations étrangères Des délégations espagnoles et grecques étaient aussi présentes afin d’observer les modes opératoires des Explosive ordnance disposal (EOD) français, ces unités spécialisées dans la neutralisation d’engins explosifs. En échange, quatre EOD du 1er REG ont été envoyés en Grèce pour échanger sur les méthodes de déminage utilisées par le pays allié.
Le lendemain, une nouvelle exfiltration de population est conduite avec une Embarcation fluviale du génie (EFG). L’intégration de civils dans la manœuvre a notamment permis aux légionnaires de s’entraîner au plus près des conditions réelles d’engagement, en maintenant une vigilance permanente. « Nous avons bien réagi face à l’ennemi. C’est rassurant, constate le Colonel Dorigny, chef de corps du 1er REG. Terra Nostra 26 nous a aussi permis d’être très satisfait de nos savoir-faire du génie. »
Le véhicule blindé Griffon e décline en différentes versions : Santé, réparation matériel, transport de troupes… Crédit : Michel Grisey
Construction inédite d’un tunnel sous le feu de l’ennemi Par ailleurs, lors de Terra Nostra, la section travaux du 1er REG a expérimenté la construction d’un tunnel. En pleine forêt, une tranchée de six mètres de profondeur a ainsi été creusée pour construire un tunnel. Une pelleteuse hydraulique est intervenue pendant que la section travaux a découpé de larges poutres pour soutenir l’ouvrage. Deux mois plus tôt, le bureau opérations-instruction (BOI) avait chargé le lieutenant Kilian, commandant la section travaux, d’étudier les techniques de construction adaptées à cette infrastructure souterraine. Le tunnel mesure 15 mètres de long et 2 mètres de large et peut supporter le poids d’un char Leclerc de 54 tonnes.
Afin d’être le plus réaliste possible des conditions réelles d’un conflit moderne, ce chantier inédit a été attaqué par un drone lançant une grenade. Malgré la riposte, trois militaires sont blessés. Cette situation a permis aux képis blancs de s’entraîner au sauvetage au combat de niveau 1.
Au PC commandement, la ‘caisse à sable’ est une maquette tactique permettant de visualiser le terrain d’opération. Crédit : Michel Grisey
La logistique : le nerf de la guerre Dans le même temps, côté pratique le ‘train de combat n°2’ (TC2) a posé son bivouac en retrait de la ligne de front. Son rôle était de soutenir logistiquement tout le régiment en assurant le ravitaillement des compagnies du régiment en vivres, en munitions et en carburant.
Réseaux sociaux : la guerre 2.0 Pour entraîner les soldats à la haute intensité, le 1er REG a poussé le scénario à son maximum tout au long de ces manœuvres. Ainsi, les soldats, déjà sensibilisés à l’utilisation des téléphones en mission, ont été mis à l’épreuve durant l’exercice. Des spécialistes des réseaux sociaux ont échangé avec ces derniers à l’aide de faux comptes, afin de soutirer des informations sur les manœuvres.
« Ce ravitaillement se fait de plusieurs manières : soit le TC2 ravitaille les compagnies sur leurs positions, lorsque le conflit le permet, soit les compagnies viennent se ravitailler au TC2, explique le ministère des armées. Le train de combat n°2 assure également la maintenance des engins. Cela implique non seulement de réparer les véhicules mais aussi d’assurer l’approvisionnement en pièces détachées et en matériel complémentaire comme par exemple les protections Nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC). Pour accomplir sa mission le TC2 est équipé d’engin lourds de dépannage. Enfin, il assure le soutien sanitaire du régiment. Pour cela, une équipe sanitaire est intégrée au TC2. Equipé d’un Griffon en version sanitaire et d’une ambulance, il soigne aussi bien les blessés militaires que civils, et peut aussi être amené à prodiguer des soins à des personnels ennemis capturés. Sa mission s’étend aussi à la prévention d’épidémie ou d’accidents physiques au sein des compagnies. »
Michel Grisey et Laurent Garcia
A propos du 1er REG Le 1er Régiment étranger du génie compte plus de 800 hommes répartis dans 6 compagnies. C’est le régiment de génie d’assaut de la 6e brigade légère blindée (6e BLB). Il remplit des missions d’appui à la mobilité, à la contre mobilité et d’aide au déploiement d’urgence. Spécialiste amphibie, le régiment est notamment l’acteur principal dans les opérations d’aménagement des plages, de vérification de non pollution, l’organisation de l’embarquement et du débarquement de véhicules des unités de la brigade.
Une solide expérience opérationnelle Le 1er REG a vu le jour en 1984 sous l’appellation de 6e régiment étranger de génie avant de prendre son nom actuel en 1999 lorsqu’est créé un deuxième régiment de génie légion. Historiquement basé à Laudun peut se prévaloir d’une solide expérience opérationnelle : le régiment s’est illustré pendant la guerre du Golfe au sein de la division Daguet, puis au Koweït, en déminant les plages aux abords de la ville.
De nombreuses interventions humanitaires dans le monde mais aussi dans le Gard Capable de construire un pont comme de mettre en œuvre une unité mobile de traitement des eaux, le 1er REG ne compte plus également les interventions à caractère humanitaire : Somalie, Rwanda, République Centrafricaine, Érythrée, Indonésie en 2005 après le tsunami, ou encore au Liban lors de l’opération Baliste. Les sapeurs-légionnaires peuvent également être à l’œuvre sur le territoire national comme lors des inondations de la Somme, en 2001, dans le Gard, en 2002, 2003, 2005 puis en 2010 après la tempête Xynthia en Vendée et suite aux inondations dans le Var. Crédit photo : Michel Grisey
Saisies record de tabac et de drogue à l’actif de la Brigade des Douaniers d’Avignon
L’Apave, groupe spécialisé dans la maîtrise des risques annonce 133 recrutements en région Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2026, dont une part significative en Vaucluse. Une dynamique portée par un plan stratégique ambitieux et des métiers au cœur des transitions industrielles et environnementales.
Peu connu du grand public, le groupe Apave est pourtant omniprésent dans la vie économique. Inspection d’ascenseurs, contrôle d’installations industrielles, certification d’équipements, formation à la sécurité, audit énergétique ou cybersécurité : l’entreprise intervient partout où le risque doit être anticipé, maîtrisé et réduit.
Un acteur discret, mais essentiel de la sécurité quotidienne Fondé il y a plus de 150 ans, l’Apave intervient dans la prévention des risques techniques, humains, environnementaux et numériques. Son rôle ? Garantir la sécurité des personnes, des infrastructures et des organisations. L’Apave change d’échellepour mieux intervenir dans les risques industriels, climatiques, numériques… et, de fait, annonce pour 2026 un vaste plan de recrutements :2 800 postes à pourvoir dans le monde ;1 700 recrutements en France ;1 100 à l’international ; 133 postes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont 93 en Contrats à durée indéterminée.
Le Plan Amplifiy 2030 Une dynamique qui s’inscrit dans le plan stratégique Amplify 2030, visant à porter le chiffre d’affaires du groupe à 3 milliards € d’ici 2030, contre près de 1,9 milliard en 2025.En cinq ans, l’Apave a déjà doublé de taille, notamment grâce à une trentaine d’acquisitions ciblées, confirmant une stratégie de croissance externe offensive.
Des métiers au cœur des grandes transitions Derrière ces recrutements, des besoins très concrets, avec des profils variés, du jeune diplômé à l’expert confirmé, sur des métiers en forte tension comme ingénieurs en environnement et ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement)inspecteurs en contrôle technique du bâtiment et des infrastructures,experts en cybersécurité,consultants en prévention des risques professionnels, spécialistes de l’efficacité énergétique… Autant de compétences directement liées aux mutations en cours : décarbonation de l’économie, sécurisation des infrastructures critiques, transformation numérique ou encore performance énergétique.Des métiers techniques, somme toute très liés aux enjeux de société.
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Avignon et le Vaucluse, un ancrage opérationnel stratégique En région Paca, et notamment en Vaucluse, l’Apave dispose d’un maillage territorial dense, avec des agences qui interviennent auprès des entreprises industrielles, des collectivités et des acteurs du bâtiment.À Avignon, les équipes locales jouent également un rôle clé dans le contrôle technique des constructions neuves ou en rénovation, l’inspection d’équipements industriels : électricité, levage, pression, l’accompagnement réglementaire des entreprises,la formation à la sécurité et à la prévention des risques professionnels. Cette proximité permet à l’Apave d’intervenir sur des projets structurants du territoire, qu’il s’agisse d’infrastructures publiques, de zones d’activités ou de sites industriels. Dans un département comme le Vaucluse, ses activités s’exercent en agriculture, dans la logistique, l’industrie, le tourisme…
Former, accompagner, fidéliser : une stratégie de long terme En plus du recrutement, le groupe mise sur la fidélisation et l’évolution des compétences. Ainsi, chaque année, plus de 250 alternants ont été recrutés en France, dont une quinzaine en Paca, avec un taux d’embauche à l’issue de la formation avoisinant 50%.Egalement,près d’un tiers des postes pourvus en 2025 l’ont été en interne, et des parcours internationaux ont été mené dans près de 60 pays. La gestion du risquen’est plus une contrainte réglementaire, mais est devenue un facteur de compétitivité et la métamorphose des métiers techniques est au cœur des enjeux économiques contemporains.
L’Apave, un acteur clé de la sécurité en Vaucluse À Avignon, et plus largement en Vaucluse, l’agence de l’Apave intervient sur des missions à forte valeur ajoutée, au croisement des enjeux de sécurité, de conformité réglementaire et de performance des installations. Concrètement, les équipes vauclusiennes accompagnent les maîtres d’ouvrage, les collectivités et les entreprises sur plusieurs fronts : contrôle technique des bâtiments, vérification des installations électriques et des équipements industriels, audits de conformité, prévention des risques professionnels ou encore formations réglementaires à la sécurité au cœur de zones logistiques, du tissu industriel, de l’agriculture spécialisée, des infrastructures touristiques…
Au cœur des transitions L’agence d’Avignon joue également un rôle croissant dans l’accompagnement des transitions en cours. Performance énergétique des bâtiments, conformité environnementale des installations classées (ICPE), ou encore sécurisation des systèmes face aux risques numériques : autant de sujets qui montent en puissance et sur lesquels les entreprises locales sont de plus en plus attendues.
Saisies record de tabac et de drogue à l’actif de la Brigade des Douaniers d’Avignon
L’entreprise Sécuriforce, créée en 1997, propose de nombreux pôles d’activités autour de la sécurité : surveillance humaine, alarme vidéosurveillance, technologies, prévention incendie et centre de formation. La société propose à ses clients une technologie de plus en plus avancée grâce notamment à l’intelligence artificielle.
Sébastien Camus commence son aventure seule, dans un local Avenue Kennedy à Carpentras. Deux ans après, il embauche un salarié. En 2000, il a l’opportunité d’acheter un mas avec du terrain appartenant à la société Ducros. Cette acquisition lui permet de développer l’entreprise et d’être plus à l’aise. La maison visible depuis l’avenue des Marchés sert pour l’administratif. Les locaux annexes servent de salles de repos pour les agents de sécurité et de salles de formation.
De nombreux métiers
Sécuriforce propose de nombreuses prestations. De nombreux métiers sont en effet représentés dans l’entreprise. Au début de l’aventure, cela a commencé avec des patrouilles cynophiles. Sébastien Camus est en effet maître chien. Il avait deux clients, dont Carpensud, zone sur laquelle il tournait. Il a d’ailleurs été un des membres fondateurs de cette association d’entreprises. Petit à petit, il développe sa clientèle. Ferren Fers, Gyma font partie de ses nouveaux clients. En 1999, il décroche un contrat important avec la surveillance des locaux d’EDF route d’Avignon. Après le déménagement en 2000, son marché se développe encore avec des concessions automobiles, toujours à Carpentras avec Peugeot Carpentras, mais également des zones d’activité comme Agroparc à Avignon.
Des métiers différents en sécurité
A ce jour, l’entreprise utilise des véhicules patrouilles qui surveillent une zone d’activités économiques. Cela a commencé avec la zone de Courtine à Avignon. Elle en a maintenant une dizaine sur tout le département, réparties en 5 zones de contrôle. « Notre métier concerne les interventions sur alarme dans des entreprises et auprès des particuliers, moins de 30 minutes suite à une intrusion. »
Sécuriforce s’occupe également de la gestion des postes de garde, à savoir surveiller les entrées et sorties des entreprises comme Ducros, Florette ou encore Socopa, dans le département.
En plus de tous les métiers autour de la sécurité, la société assure la sécurité incendie avec la maintenance des extincteurs et la gestion des alarmes incendie. Elle vend également du matériel de sécurité.
Parmi les différentes prestations proposées par l’entreprise, la technologie est celle qui se développe le plus. Lancée en 2018 avec l’arrivée de Jean-Philippe Weill, responsable nouvelles technologies, cette activité s’est caractérisée par la mise en place de robots sur les sites permettant de surveillance en toute sécurité. « Les agents ont de plus en plus de risques. La nouvelle technologie a donc permis à l’entreprise d’assurer une meilleure sécurisation des lieux et mettre à l’abri nos agents », explique Jean-Philippe Weill. Au départ l’entreprise a mis en place des robots Rover sur les sites. Ils sont pilotables à distance et ont même pour certains la capacité monter les escaliers. Ils assurent ainsi la surveillance.
L’autre innovation a été la mise en place de drones sur les sites sensibles, comme le futur centre de détention d’Entraigues. Ce marché est très prometteur car, en plus de la surveillance, il permet de nombreuses autres tâches comme l’inspection des ouvrages. « Nous travaillons avec de nombreuse start-ups française de matériels. Le marché des drones va également s’étendre à l’agriculture et à la cartographie, avec des programmes d’intelligence artificielle intégrés, comme par exemple la surveillance des vignes. Nous nous intéressons particulièrement à toutes ces opportunités qui constitueraient une diversification pour l’entreprise », explique Sébastien Camus.
Un détecteur IA
Les détecteurs mis à disposition dans les entreprises constituent une autre avancée technologique. Ils peuvent être solaires ou à batterie sans fil. « Ces détecteurs sans fil prennent des photos qui sont analysées au centre de sécurité par un algorithme informatique qui utilise l’intelligence artificielle. Ce dernier a la capacité de reconnaître une silhouette en fonction des données qui ont été rentrées dans la machine », explique Jean-Philippe Weill. Ceci permet aux agents de sécurité avant d’arriver sur le site de savoir exactement à quoi s’attendre. Le temps d’analyse entre la prise du détecteur et le centre de sécurité de deux minutes.
L’entreprise complète également son offre avec la vente de matériel de sécurité comme des barrettes anti-incendie qui sont installées dans des lieux sensibles comme les compteurs électriques, à l’origine de la majorité des incendies. Sécuriforce vend également des extincteurs au potassium portatifs très écologique et très pratique, grâce à une petite taille et un poids très réduit.
Les perspectives de l’entreprise sont de doubler le chiffre d’affaires d’ici fin 2027, avec notamment le déploiement de tout le pôle technologie. L’entreprise a également la ferme volonté de continuer sa démarche RSE dans toutes ces actions.
Un centre de formation agréé Formosecours a été créé en 2010 pour répondre aux besoins des entreprises de toutes leurs formations obligatoires. (secourisme, incendie, évacuation, habilitation électrique, gestes et postures entre autres). Des formations sont ainsi dispensées dans ce centre agréé. Les métiers autour de la surveillance sont aussi assurés avec des CQP, certificats de qualification professionnelle. L’entreprise un partenariat avec France Travail, dans le cadre de la réinsertion. 11 stagiaires ont récemment effectué une formation avec 100 % de réussite. Cette activité est gérée par Sébastien Camus et son fils Valentin dans l’entreprise depuis 2019.
Sécuriforce en chiffres – Une équipe de 50 salariés (de 1 salarié en 1997, l’entreprise est passée aujourd’hui à 50. Il y a 30 agents de prévention et sécurité, 15 salariés qui assurent les postes de garde et 5 administratifs) – Chiffre d’affaires 2025 : 2 millions en 2025 avec une croissance de plus 30 % versus 2024 – 2 000 entreprises clientes (privées et publiques) – 4 000 particuliers clients
Clients de Sécuriforce : – Mc Cormick – Spirou – futur Centre de détention d’Entraigues (Ministère de la Justice et Ministère de l’Intérieur) – Pôle santé de Carpentras – CoVe – Grand Avignon – CPAM
Saisies record de tabac et de drogue à l’actif de la Brigade des Douaniers d’Avignon
De grosses pluies se sont abattues sur plusieurs départements français ces dernières semaines avec, entre autres, le passage de la tempête Nils entre le 11 et le 14 février, sur le Sud et le Sud-Ouest, notamment dans l’Aude et le Lot-et-Garonne où des sapeurs-pompiers vauclusiens se sont rendus en renfort.
Du 11 au 13 février derniers, deux groupes tempête de 18 sapeurs-pompiers vauclusiens chacun ont participé à la colonne de renfort de la Zone Sud avec le Bataillon des Marins Pompiers de Marseille et des sapeurs-pompiers du Gard. Ils sont donc allés dans l’Aude, prêter main forte au SDIS (service départemental d’incendie et de secours) 11.
Entre missions de reconnaissance, d’assistance et de dégagement sur la voie publique, ce sont 140 interventions qui ont été effectuées au total avec les sapeurs-pompiers des casernes locales par le premier groupe de Vauclusiens. Le second groupe a pris la relève le 12 février. À 18h ce jour-là, le SDID 11 a compté plus de 410 interventions en lien avec la tempête Nils.
Une fois la tempête passée, les intempéries ont poursuivi dans certains départements, notamment le Lot-et-Garonne où 26 pompiers vauclusiens, du Groupe Polyvalent Inondation et de l’unité de sauvetage appui et recherche (USAR), ont été envoyés ce lundi 23 février aux côtés de sapeurs-pompiers du Gard et de l’Hérault pour 8 jours. Deux pompiers vauclusiens, spécialisés en risque bâtimentaire, étaient déjà sur place depuis le vendredi 20 février pour des missions de reconnaissance et d’évaluation des dégâts.
Saisies record de tabac et de drogue à l’actif de la Brigade des Douaniers d’Avignon
Le Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues (SMBS) a engagé des travaux d’urgence de soutènement sur l’Avenue du Partage des Eaux à L’Isle-sur-la-Sorgue pour préserver l’intégrité de la chaussée et garantir la sécurité des usagers.
Les nombreuses averses des dernières semaines ont déclenché des crues de la Sorgue qui ont fragilisé la berge le long de l’Avenue du Partage des Eaux à L’Isle-sur-la-Sorgue. Des fissures sont apparues en bordure de la chaussée révélant un début d’affaissement du terrain.
Ainsi, le SMBS a réalisé des travaux en urgence, du 17 au 19 février, pour préserver la chaussée et garantir la sécurité de tous. « Cette situation faisait peser un risque direct sur la structure de la voirie et sur les réseaux enterrés, dans un secteur particulièrement fréquenté et à usage plurimodal (automobilistes, cyclistes et piétons) », explique le syndicat.
Les techniques classiques comme l’enrochement n’étant pas possibles en raison des débits soutenus et de la profondeur d’eau de la Sorgue à ce niveau, le SMBS a donc opté pour la solution du battage de palplanches métalliques de 7 mètres de longueur, permettant une stabilisation rapide et efficace du terrain tout en intervenant depuis la berge. Le montant des travaux, réalisés par l’entreprise sorguaise RMB, se sont élevés à 46 965€, financés par le SMBS.
Bien que ces travaux aient été réalisés dans l’urgence, le syndicat assure que l’opération « s’inscrit dans une réflexion plus large de restauration hydromorphologique des berges sur l’ensemble de l’avenue du Partage des Eaux. »
Saisies record de tabac et de drogue à l’actif de la Brigade des Douaniers d’Avignon
La préfecture de Vaucluse vient de dévoiler le bilan des interpellations d’étrangers en situation irrégulière en Vaucluse en 2025.
L’an dernier, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de 1 069 étrangers en situation irrégulière dans le département. Ce chiffre est en hausse de 28% par rapport à 2024 et 2,5 fois et demi plus élevé qu’en 2019, année de référence avant Covid. Dans le même temps, les services de l’Etat en Vaucluse ont pris 1 265 mesures d’éloignement, type Obligation de quitter le territoire français (OQTF), contre 891 en 2024 (+41%) et 645 en 2019 (+95%). Dans les faits, ces décisions ont abouti à l’expulsion de 193 étrangers l’an passé, contre 223 en 2024 (−14%) et 173 en 2019 (+12%). « La diminution du nombre d’étrangers éloignés s’explique en grande partie par les difficultés d’identification et de délivrance de laissez-passer par les consulats », explique la préfecture de Vaucluse où une OQTF sur 6 est ainsi exécutée.
Des profils ‘sensibles’ Parmi les OQTF vauclusiens éloignés de France en 2025 figure notamment 40 étrangers en situation irrégulière, libérés du centre pénitentiaire du Pontet. Des individus au profil particulièrement sensible selon la préfecture de Vaucluse comme ce ressortissant algérien condamné à 20 ans de prison pour meurtre placé en centre de rétention puis expulsé après avoir purgé sa peine. Autres profils : un ressortissant guinéen âgé de 20 ans suivi pour radicalisation et tentative d’assassinat pour laquelle il a été déclaré irresponsable ainsi que deux ressortissants marocains, l’un radicalisé et fiché ‘S’, l’autre, condamné 17 fois par la justice française pour un total de 15 ans de prison
Accentuation des contrôles sur les personnes en situation régulière « L’accent a été aussi particulièrement mis sur l’expulsion d’étrangers en situation régulière représentant une menace grave pour l’ordre public, annonce la préfecture de Vaucluse. Ainsi, la délivrance ou le renouvellement des titres de séjour fait désormais l’objet d’un contrôle strict au regard des faits de délinquance. »
Saisies record de tabac et de drogue à l’actif de la Brigade des Douaniers d’Avignon
À Orange, la résidence de La Tourre, construite dans les années 1960, sort de sa mauvaise réputation grâce à une convention de coopération ambitieuse entre Grand Delta Habitat, les services de l’État et les forces de l’ordre. Sécurité renforcée, réhabilitation massive du patrimoine, nouveaux services et gros investissements : ce partenariat illustre une stratégie intégrée où rénovation urbaine et tranquillité résidentielle convergent pour améliorer concrètement la vie des habitants.
La visite officielle de la résidence de La Tourre, début décembre, a mis en lumière les avancées permises par la convention signée en juin dernier entre Grand Delta Habitat, la Préfecture de Vaucluse, les Procureures d’Avignon et de Carpentras, la Police nationale et la Gendarmerie. Ce dispositif institutionnel inédit vise à renforcer la communication entre partenaires, accélérer les interventions en cas de trouble et coordonner la prévention locale de la délinquance.
Une convention qui change la donne Pour le Préfet de Vaucluse, il s’agit «d’assurer d’abord la sécurité du quotidien» pour garantir la liberté et la fraternité dans les quartiers. Cette approche combine présence policière accrue et actions de terrain, notamment l’éradication de points de deal actifs.
Réhabilitation : des chiffres et des transformations visibles Au cœur du projet, une réhabilitation lourde de 13,17M€ HT, entièrement financée par Grand Delta Habitat avec l’appui de prêts institutionnels, remodèle profondément le quartier. Sur le plan du bâti, les chantiers affichent d’importantes avancées: Isolation thermique par l’extérieur terminée, avec une amélioration notable du confort et des charges énergétiques. 90% du bardage finalisé, offrant une nouvelle identité architecturale. 80% des parties communes rénovées, incluant sols, sanitaires, installations électriques et gaz. Sécurisation accrue avec changement des portes palières, renforcement des accès et extension du parc de vidéoprotection. La performance énergétique progresse également : la résidence passe du DPE (Diagnostic de performance immobilier) E au DPE C, ce qui allège durablement les charges pour les familles et valorise le patrimoine.
Une vie de quartier repensée La transformation de La Tourre ne se limite pas au bâti. Les espaces extérieurs ont été redessinés via des plantations, la création d’espaces de jeux, la pose de mobilier urbain, afin de favorisenr la convivialité et l’appropriation du lieu par les habitants.
Copyright Grand Delta Habitat
Une crèche de 24 places Parallèlement, une crèche de 24 places a été aménagée au sein du bâtiment A, financée à hauteur de 920 000€ en concertation avec la Ville d’Orange et la CAF (Caisse d’allocations familiales). Ce nouvel équipement, issu de la transformation de logements existants, illustre l’ambition de consolider les services de proximité dans le quartier et de répondre à des besoins quotidiens.
Répondre aux besoins des familles Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, évoque ce projet comme une réponse concrète aux besoins des familles, symbole d’un renouvellement urbain pensé pour et avec les habitants.
Un modèle pour l’avenir La convention va au-delà de La Tourre : elle s’inscrit dans une politique plus large de Grand Delta Habitat qui, après la fusion de 2023, est devenue la première coopérative HLM de France, gérant près de 44 547 logements et accompagnant plus de 90 000 personnes dans leur parcours résidentiel.
Vers une modélisationduplicable Dans ce contexte, d’autres conventions et partenariats sont développés pour renforcer la sécurité, fluidifier les procédures administratives et encourager l’investissement dans des travaux structurants. L’expérience de La Tourre, où coopération institutionnelle rime avec progrès tangible, pourrait servir de référence pour des opérations similaires ailleurs en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Mireille Hurlin
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À l’approche de la Saint-Sylvestre, le préfet de Vaucluse renforce l’arsenal réglementaire pour prévenir les débordements. Vente de carburant et de produits inflammables strictement encadrée, artifices interdits sur la voie publique, rassemblements musicaux illégaux proscrits : l’objectif est clair, garantir la sécurité de tous durant les festivités de fin d’année.
À mesure que le compte à rebours du Nouvel An s’enclenche, l’État affine ses dispositifs de prévention. Dans le Vaucluse, le préfet Thierry Suquet a pris deux arrêtés préfectoraux instaurant une réglementation temporaire stricte du 30 décembre 2025 à midi jusqu’au 2 janvier 2026 au matin. En ligne de mire : les produits inflammables, les artifices pyrotechniques et les rassemblements festifs non autorisés, régulièrement sources d’incidents lors des réveillons.
Pas d’artifices de divertissement F2 et F3 sur la voie publique Première mesure phare, l’interdiction totale de la vente, de la détention, du transport et de l’utilisation des artifices de divertissement de catégories F2 et F3 sur la voie publique. Ces catégories, qui regroupent notamment des pétards et feux d’artifice à puissance intermédiaire, sont pourtant largement accessibles le reste de l’année. Jugés susceptibles de provoquer blessures, départs de feu ou troubles à l’ordre public, ils sont régulièrement encadrés par les autorités à l’approche des grandes fêtes. L’interdiction s’étend également aux achats effectués sur internet, une précision révélatrice de l’évolution des modes de consommation. Seuls les professionnels ou organisateurs disposant d’une autorisation préalable pour un feu d’artifice déclaré échappent à cette règle.
Pas de transport de produits inflammables Autre volet sensible : les carburants et produits chimiques. Durant la même période, la vente de carburant au détail dans tout récipient transportable : bidon, jerrican ou bouteille, est proscrite, tout comme leur transport. Une contrainte qui engage directement la responsabilité des gérants de stations-service, y compris celles fonctionnant en libre-service automatisé. S’ajoutent à cette interdiction la vente et le transport d’acides, d’alcools non alimentaires et de tout produit inflammable ou chimique, fréquemment détournés à des fins dangereuses lors de soirées festives.
Pas de rassemblements musicaux non-déclarés La nuit du 31 décembre fait également l’objet d’une attention particulière. Les rassemblements musicaux non déclarés : rave-parties, free parties ou teknivals, sont formellement interdits sur l’ensemble du département. La circulation de véhicules transportant du matériel de son à destination de ces événements est, elle aussi, prohibée. Une mesure qui s’inscrit dans une politique nationale de prévention des rassemblements illégaux, souvent organisés sans encadrement, ni dispositifs de sécurité adaptés.
Intensification des contrôles Sur le terrain, les forces de l’ordre ne seront pas en reste. Police et gendarmerie déploieront des dispositifs renforcés, avec une présence visible accrue et une intensification des contrôles routiers, notamment en matière d’alcoolémie et de consommation de stupéfiants. Un rappel appuyé des risques persistants liés à la conduite sous influence, alors que les nuits de réveillon demeurent statistiquement accidentogènes.
Appel à la responsabilité collective À travers ces mesures, le préfet de Vaucluse en appelle à la responsabilité collective. Loin de brider l’esprit festif, ces restrictions temporaires visent à permettre à chacun de célébrer le passage à la nouvelle année dans un cadre apaisé et sécurisé. Une vigilance accrue pour une nuit qui se veut, avant tout, synonyme de fête et de partage. Mireille Hurlin