18 décembre 2025 |

Ecrit par le 18 décembre 2025

Fanny Ardant nous parle d’amour à l’auditorium du Thor

Fanny Ardant incarne seule sur scène le personnage de Madame de Clermont

On est au XVIIe siècle et cette femme, élevée dans un couvent, que l’on a mariée à un homme trois fois plus âgé, va connaître le coup de foudre et se frayer un chemin entre les passions de la chair et la loi de Dieu. 30 années durant, les amants vont s’aimer, se perdre, vivre éloignés sans jamais s’oublier. La comédienne, qui campe ici une femme qui brûle d’amour, donne la plus belle incarnation qu’on pouvait imaginer à ce monologue dramatique, où une femme tente de triompher du temps et de la séparation. Une belle leçon de vie et d’optimisme malgré ce qu’elle appelle « les fatalités désespérantes ». Une adaptation du beau roman La Blessure et la Soif,

Adapté du beau roman La Blessure et la Soif de Laurence Plazenet dans une mise en scène de Catherine Schaub 

Le roman est bouleversant et poétique. Encore fallait-il l’adapter pour le théâtre. Laurence Plazenet n’a pas hésité à élaguer son livre pour resserrer l’intrigue amoureuse autour de Fanny Ardant. La metteuse en scène Catherine Schaub signe également une mise en scène minimaliste pour mieux sublimer cette amoureuse ardente.

Fanny Ardant a répondu aux questions de l’Echo du Mardi

Tenaillée par le trac, elle s’était jurée de ne plus remonter sur les planches. Heureusement, elle a changé d’avis. Après quatre années de tournages, Fanny Ardant revient au théâtre qu’elle avait quitté depuis 2020. 

  • Qu’est-ce qui vous fait revenir au théâtre : le texte  » La Blessure et la Soif » ? La metteuse en scène Catherine Schaub ? Le thème ?

Revenir au théâtre est toujours mystérieux, comme si se mettait en place une alchimie entre un moment particulier de votre vie, un texte, un personnage. C’est l’appel de la forêt, impossible à définir en termes logiques et raisonnables. Le livre de Laurence Plazenet m’avait passionné. J’ai longtemps gardé dans mon cœur et dans ma tête deux des personnages de ce roman : Madame de Clermont et Monsieur de La Tour. Alors j’ai demandé à Laurence Plazenet si elle pouvait en faire un texte pour le théâtre. Laurence a dit oui. Et je me suis jetée dedans. Je savais que j’aimerais être Madame de Clermont tous les soirs et dire tout ce qu’elle dit.

  • Ce qui vous a attirée dans cette pièce ?

C’est un amour qui résiste à tout. Une langue qui suit les méandres de la passion et du combat intérieure. Un personnage irréductible.

  • Est-ce votre premier seul-en-scène ?

Non. J’avais déjà joué des monologues :  « L’année de la pensée magique » de Joan Didion , « La maladie de la mort » de Marguerite Duras, « Hiroshima mon amour » de Marguerite Duras, « Le Navire Night » de Marguerite Duras, avec Sonia Wieder Atherton.

  • Comment avez-vous travaillé ce texte ? Votre implication dans la mise en scène ?

Nous nous sommes lancées comme on entre dans la mer. Je l’écoutais, Catherine [Schaub, la metteure en scène], m’écoutait.

Dimanche 23 novembre. 16h. 17 au 42€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80. www.vaucluse.fr


Fanny Ardant nous parle d’amour à l’auditorium du Thor

Pierre Richard sera à l’Autre Scène et promis : il ne sera ni distrait ni maladroit !

Il compte en faire un moment privilégié et le dit tout net : « Je compte prouver de manière irréfutable et définitive que je ne suis pas distrait, tordre le cou des mauvaises langues – ce qui, entre parenthèses, est un tour de force anatomique -, bref, mettre enfin un terme à un demi-siècle de malentendu. »

« Je suis là mais je ne suis pas là », un seul en scène attendu

Pour son quatrième Seul en Scène, à 89 ans, le grand blond prendra son temps, tranquillement installé dans son fauteuil club pour nous livrer des anecdotes de sa vie foisonnante qui ne se résume pas à faire le clown. Nous embrasserons avec lui plus de 50 ans de carrière théâtrale et cinématographique. Un pur moment de proximité avec un grand monsieur.

La navette Avignon <> Vedène : un bus Orizo vous emmène gratuitement au spectacle !

Vendredi 14 novembre. 20h. 21 à 42€. L’autre Scène. Avenue Pierre de Coubertin. Vedène. 04 90 14 26 40 / www.operagrandavignon.fr


Fanny Ardant nous parle d’amour à l’auditorium du Thor

Le sujet est terrible, le titre insupportable mais ce spectacle est juste, drôle et cette confession nécessaire.

Odette est une enfant de huit ans victime de « chatouilles. » C’est ainsi que Gilbert, faux ami de la famille mais vrai pédophile, qualifiait les viols commis à son encontre. Reçue au Conservatoire National de Musique et de Danse pour poursuivre ses études et s’échapper au sinistre huis clos familial, Odette sera sauvée par la danse.

Molière du seule en scène pour Andréa Bescond

Artiste polymorphe, danseuse, chanteuse, comédienne, Andréa Bescond, seule sur scène, nous resitue avec une improbable énergie le parcours douloureux qui fut le sien, grâce à un texte rythmé dont elle est l’autrice. Un texte simple et sincère suppléé par la danse quand les mots sont impuissants. Molière 2016 du Seul(e)-en-scène, Les Chatouilles ou la danse de la colère a été adapté au cinéma et consacré par deux Césars.

Vendredi 7 novembre. 20h30. 15 à 35€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80. www.vaucluse.fr


Fanny Ardant nous parle d’amour à l’auditorium du Thor

Une salle de spectacle de 600 places pleine ? C’est ce dont rêve tout artiste. Mais cette même salle pleine pour une présentation de saison, c’est moins courant !

C’était pourtant le cas lors de la présentation de la Saison 4 de la Scala Provence par son directeur artistique Frédéric Biessy qui à lui seul — il faut l’avouer — est tout un spectacle : aisance, diction, humour, suspense et anecdotes, tous les ingrédients étaient là pour nous dévoiler la programmation 2025-2026. Nous étions cependant inquiets, en tenant dans nos mains le mince programme, vite feuilleté pour parcourir – seulement — 10 spectacles annoncés. Le visuel de la couverture contribuait à refléter le flou, l’incertitude de la programmation. Cependant en insistant, on devinait l’esquisse du corps de Julie Duval dans son spectacle plébiscité depuis maintenant 3 ans à la Scala ‘L’Odeur de la guerre’ et ce choix graphique confortait l’importance qui est donnée par Mélanie et Frédéric Biessy à l’accompagnement d’un artiste et à la coconstruction de son projet artistique.

Comme un défilé de haute couture

Frédéric Biessy a tout de suite levé nos doutes et nous a rassurés. « J’ai voulu cette programmation comme un défilé haute couture, en mettant toutes les bases de ce à quoi je tiens, le nectar de nos productions. J’aurai la liberté de combler au fur et à mesure que j’aurai trouvé des pépites. Pour tout vous dire, je n’ai pas vu grand-chose cet été qui me dise ‘ça, je veux absolument vous le montrer’. Alors je prends mon temps et grâce au QR code, on pourra découvrir la programmation complète au cours de la saison. Même si ce n’est pas l’argument principal, c’est aussi une économie de papier. »

Ce n’est pas la première fois qu’il assume ce choix ou plutôt ses non-choix, préférant garder du temps, de la place pour un coup de cœur futur, préférant également marquer sa fidélité à un artiste en l’accompagnant dans ses projets futurs. La confiance du public et sa curiosité feront le reste !

Le projet Scala ou la satisfaction de ne pas se tromper

« La Scala Provence se porte bien, avec ses 92 500 entrées au Off 2025, du jamais vu. Le public est fidèle, curieux. La Scala Paris de quatre ans son aînée affiche également une belle existence malgré une concurrence très présente à Paris. Nous sommes sur un petit nuage avec Le Lion d’Or à la Mostra de Venise décerné au film de Jim Jarmush, produit par Scala Films, le petit dernier.

Pour sa deuxième année d’existence, l’École Supérieure des Arts du Rire (ESAR) instaure une sélection plus rigoureuse, avec moins d’élèves et en choisissant de mélanger débutants et confirmés. Il y aura ainsi une soixantaine d’élèves sur les 2 années d’étude. Les élèves de deuxième année se produiront au Festival Off 2026. 

Scala musique, qui a maintenant un catalogue conséquent, a enregistré beaucoup d’émergents et vendu l’intégralité des disques physiques. Le choix pour cette année est de laisser se développer ceux qui ont déjà été enregistrés comme par exemple les pianistes John Gade ou Jodyline Gallavardin. » 

Du théâtre, du cirque, de la musique et de l’humour

Dès octobre, c’est Ariane Ascaride qui nous raconte son enfance marseillaise dans ‘Touchée par les fées’, un texte écrit par Marie Desplechin et mise en scène par Thierry Thieû Niang. Le quatuor à cordes Elmire, en résidence en novembre, nous proposera un programme Beethoven. Après ‘Yé’, la Compagnie guinéenne Circus Baobab revient avec des circassiennes féminines pour ‘Yongoyely’ qui défend l’indépendance des femmes africaines en traitant notamment du thème de l’excision. On retrouvera pour la sortie de son nouvel album la pianiste Jodyline Gallavardin pour une ‘Nuit blanche’ intemporelle. Si ‘L’Histoire du soldat de Stravinsky’ peut sembler désuète, l’adaptation qu’en font le comédien Bertrand de Roffignac et le pianiste Rodolphe Menguy en un étonnant duo piano-voix va nous surprendre. Carole Bouquet sera sur le plateau de la Scala en mars avec ‘Le Professeur’ adapté d’un texte d’Emilie Frèche. Seule en scène, elle fera entendre tous les protagonistes du drame de Samuel Paty. Après son succès au festival Off, l’équipe de ‘Frantz’ sera de retour en mars dans un croisement flamboyant de mime et de bruitage. Le pianiste John Gade sera en duo avec le violoniste David Moreau avec un programme de Bach à Schubert. L’année se clôturera avec l’humour des apprentis de l’ESAR, la scène de la Scala devenant pour un soir Comedy Club.

Il faudra compter, comme l’a rappelé Frédéric Biessy, sur d’autres spectacles qui seront introduits au gré des découvertes. Il est donc prudent de s’inscrire à la newsletter pour ne rien rater. 

Ariane, l’artiste Scala par excellence

Ariane Ascaride est chez elle dans la maison Scala, en province comme à Paris. Théâtre et cinéma jalonnent sa carrière avec succès, mais c’est dans un seul en scène qu’elle se livre et nous livre le récit de ses années de lutte, de bonheurs et d’émancipation. . ‘Touchée par les fées’ — fada en langage méridional — est peut-être le rôle le plus difficile qu’elle a eu à interpréter dans sa belle carrière et elle le fait avec courage et lucidité. 

Samedi 11 octobre. 20h. 23 à 35€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90. lascala-provence.fr


Fanny Ardant nous parle d’amour à l’auditorium du Thor

Manuel Pratt, notre humoriste local aborde un thème difficile à traiter ce vendredi 14 février au Théâtre de l’Oulle.

‘Les volets clos’ aborde le thème de la prostitution. Peu de spectacles abordent ce thème, qui plus est par un homme, seul en scène. Choisir la date de la Saint-Valentin n’est pas la moindre de ses provocations ! Hormis ses spectacles « estampillés » humour qui font la joie des festivaliers du Off, Manuel Pratt excelle également dans le théâtre documentaire tels ‘Evadé d’Auschwitz’, ‘Couloir de la mort’, ‘Les Tranchées’, ‘Algérie, Contingent 56’. Ici, il ouvre les volets des bordels et nous convie avec justesse à entrer dans ces maisons dites de tolérance.

Manuel Pratt devient notre guide

À la fois client ou patronne de bordel, à la fois fille de joie ou politicien véreux, le public suit Manuel Pratt dans une maison de tolérance. Anecdotes réelles d’un quotidien que personne ne connaît derrière ces rideaux épais. On passe du rire à l’étonnement, une visite guidée qui ne tombe jamais dans l’indécence et la vulgarité. Point de voyeurisme mais le désir de connaître l’envers d’une réalité quelquefois fantasmée ou tronquée.  

Vendredi 14 février. 19h30.15 et 20€. La Factory/Théâtre de l’Oulle. Rue de la Plaisance. 09 74 74 64 90.


Fanny Ardant nous parle d’amour à l’auditorium du Thor

Ô Janis !

Le plaisir de découvrir Janis Joplin pour les plus jeunes peut-être, se souvenir de cette formidable rockeuse à la voix inimitable pour les autres. Rebelle et libre, aux performances vocales avec une présence scénique hors du commun, Janis Joplin, 27 ans, fait une entrée fracassante dans le monde du rock et bouscule les normes des années 60. Elle devient à tout jamais une légende.

Hélène Palardy, chanteuse rock et conteuse, seule en scène

Hélène Palardy, chanteuse rock et conteuse, a choisi, entre récit et concert en live, de nous faire partager l’histoire de cette légende des années 60. Seule, à la guitare, elle donne à ce biopic chanté, intime et décalé, une énergie survoltée.
L’occasion de révéler les nombreuses voies que Janis Joplin a ouvertes aux femmes et rappeler ce que son époque dit de la nôtre. La femme et l’artiste irradient à nouveau la scène dans une ode à la liberté. 

Mercredi 11 décembre. 19h. Artéphile. 5bis – 7 rue Bourg Neuf. Avignon. 04 90 03 01 90.


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Un seul en scène de et par Kelly Rivière, au cœur d’une famille et d’un pays

C’est l’histoire de Kelly Rivière qui n’a pas connu son grand-père irlandais et qui, grâce à la magie du théâtre, retrace cette quête en incarnant tour à tour les personnages qu’elle évoque : sa mère, son père, son frère, sa grand-mère, ses amants, ses grandes-tantes, des policiers anglais, un chanteur dans un pub… Au total plus de 25 personnages ! Kelly Ruisseau nous raconte l’enquête qu’elle a menée pour tenter de retrouver son grand-père, Peter O’Farrel, né dans les années 30 en Irlande du Sud, parti s’installer en Angleterre dans les années 50 et qui disparaît dans les années 70.

Intime et universelle

Cette histoire intime rejoint l’histoire d’un pays, l’Irlande, des relations entre l’Irlande et le Royaume-Uni, des tensions entre catholiques et protestants. Elle évoque l’exil, les secrets, la pauvreté… l’absence. Et cela devient enivrant et captivant !  

Dimanche 1ᵉʳ décembre. 16h. 12 à 25€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.


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Avec Fatigué, Hakim Jemili revient au spectacle vivant

Dans sa génération, c’est l’un des plus doués. Révélé au grand public par YouTube, la télévision (HF) et le cinéma (Docteur, Chasse gardée), Hakim Jemili revient à son premier amour, le stand-up. Lui qui avait fait ses premiers pas voici dix ans, au Paname Café, renoue avec la scène qu’il considère comme son « espace de liberté. »

Des thèmes d’actualité

Laura Felpin, complice d’écriture de ce nouveau spectacle, l’avait incité « à mettre ses tripes sur la table. » C’est ainsi qu’est né Fatigué, second seul en scène où il évoque « tout ce qui se passe autour de lui », le non-sens de l’actualité, les conflits du Proche-Orient, la religion, la tradition, l’argent. « Je ne peux plus monter sur scène pour parler de mon réfrigérateur », lâche-t-il.

Humour décalé et mordant

Hakim Jemili, l’enfant des cités de Sélestat qui se revendique « franco-tunisien-alsacien », a gagné en maturité, mais n’a rien perdu de son humour subtilement décalé et mordant.

Samedi 12 octobre. 20h30. De 13 à 35€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80. www.vaucluse.fr


Fanny Ardant nous parle d’amour à l’auditorium du Thor

En tongs au pied de l’Himalaya

Marie est la maman d’Ali. À deux ans et demi, le diagnostic est établi. Ali est autiste. Marie se retrouve plongée dans un monde rempli d’initiales médicales qu’elle ne connaît pas, avec l’impression d’être en tongs au pied de l’Himalaya, une boussole cassée à la main. Sur un ton à la fois tendre et grinçant, mélangeant personnages et adresse au public, elle nous raconte cette ascension.

L’auteur et interprète Marie-Odile  Weiss nous en dit plus

« La Genèse de ce projet rempli d’amour est pourtant née d’une colère. À l’époque, mon fils était en maternelle, et je venais d’avoir un accrochage assez tendu avec sa maîtresse. De retour chez moi, j’ai écrit un paragraphe cinglant la concernant pour soulager mes nerfs. Cela m’a fait du bien. J’ai donc pris l’habitude de consigner ainsi les joies, les coups durs, les remises en question de mon quotidien. » Marie-Odile Weiss veut témoigner d’une manière universelle de la difficulté de prise en charge de l’autisme et d’une manière générale de tout enfant atypique. 

La metteuse en scène Julie Bargeton a accompagné dès le début ce projet

Avec ‘En tongs aux pieds de l’Himalaya’, Julie signe sa première mise en scène sur un sujet qui la touche profondément — le droit à la différence — dans la continuité de son travail : des thèmes forts et engagés, traités avec un humour grinçant et humaniste. Elle a choisi de traiter ce sujet avec une mise en scène épurée, un jeu sobre, un décor minimaliste, un jeu de lumière et un accompagnement musical délicats. 

En tongs au pied de l’Himalaya sera joué aussi pendant toute la durée du festival, dès le 29 juin, au théâtre du Chêne Noir. 

Samedi 4 mai. 20h. 12 à 25€. Théâtre du Chêne Noir. 8 bis, rue Sainte-Catherine. Avignon. 04 90 86 74 87 / contact@chenenoir.fr

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