3 juillet 2026 |

Ecrit par le 3 juillet 2026

Grand Prix de la SMLH 84 : des raisons d’espérer avec les jeunes qui sont la fierté des aînés

C’est à l’Auditorium Jean-Moulin du Thor, mis à disposition par la Présidente de l’exécutif vauclusien Dominique Santoni, que s’est déroulée la cérémonie annuelle de la Société des Membres de la Légion d’Honneur samedi après-midi. Une salle créée en 1984 par l’ancien Président du Conseil Général, Jean Garcin en pleine nature. Là où depuis de sont succédés Montserrat Caballe, Barbara Hendricks, Fanny Ardant, Louis Chédid, André Dussolier, Charélie Couture, Pierre Perret, Catherine Lara, Michèle Torr et Agnès Jaoui, réalisatrice de L’objet du délit. Bernard Pivot y était même venu pour une « Dictée » !

Dans cette salle de 592 places fort heureusement climatisée, le Président de la SMLH 84 Jean-Pierre Messin a rappelé que le Prix des Apprentis avait été créé en 2007. « Depuis, près de 700 jeunes ont été récompensés, avec 3 grades, prix d’Honneur (200€), du Mérite (300€) et d’Excellence (500€), plus  médaille et diplôme, sans oublier le coup de pouce de leur ‘parrain’ de la SMLH, de ses conseils et de son carnet d’adresses. » Et cette année, en plus, un ordinateur a été remis aux 25 lauréats grâce à la Fondation Crédit Agricole présidée par Franck Alexandre

Ces jeunes ont d’abord été sélectionnés par leur professeur ou maître de stage des centres de formation de tous les métiers. Florentin Mouret à Avignon pour le BTP, le Conservatoire du Grand Avignon pour les musiciens, l’Académie Vaucluse-Provence de la CCI pour la restauration et l’hôtellerie, le Centre de la Bastide-des-Jourdans pour les filières de la forêt, du paysage et du bûcheronnage, le Campus Provence-Ventoux au Lycée Louis Giraud de Carpentras pour l’agriculture et l’horticulture, le Campus Vincent de Paul d’Avignon pour la gestion, le commerce et la vente, l’IFRIA pour les filières alimentaires à Agroparc, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat pour la mécanique, l’électricité, la plomberie, les métiers de bouche, les boulangers ou bouchers, le GRETA-CFA pour le secteur large de la santé, l’informatique, la chimie, la robotique et la comptabilité et enfin le Lycée viticole d’Orange

Mais c’est d’abord au maire du Thor qu’est revenu le mot d’accueil. Yves Bayon de Noyer, réélu avec 57,37% des suffrages en mars dernier, a fait ses études à la Fac de Droit d’Aix-en-Provence avant de devenir journaliste au Provençal, au service des sports dirigé par Jean-Louis Levreau qui devint ensuite bras droit de Bernard Tapie à la tête de l’OM. Yves Bayon de Noyer, c’est avant tout un entrepreneur, qui a créé en 1986 à Châteauneuf-de-Gadagne, Agis, une société spécialisée dans les plats cuisinés de qualité. Avec notamment une longue collaboration aux côtés du regretté chef étoilé Bernard Loiseau. Mais le succès l’a amené à s’agrandir et à s’installer en 2000 en Courtine où l’usine a été inaugurée notamment par Elisabeth Guigou, alors Garde des Sceaux. Aujourd’hui, Agis emploie 700 salariés. Mais Yves Bayon de Noyer a aussi à son actif la fondation de l’IFRIA, dont certains apprentis sont distingués aujourd’hui, également le  Pôle de Compétitivité Fruits et Légumes à l’époque où Marie-Josée Roig était maire d’Avignon, maintenant, il est maire à temps complet.

Les Prix Inter-Générationnels

Avant le Grand Prix des Apprentis, ont été remis les Prix Inter-Générationnels (créés il y a 2 ans) à destination des séniors bénévoles qui donnent de leur temps et de leur savoir aux plus jeunes. Comme Alain Parent et Cédric Lefebvre pour l’association ‘L’outil en main‘ qui les initient aux métiers manuels tous les mercredis, Olivier Gautherot du club de basket USAP Avignon-Le Pontet, qui soutient les enfants hospitalisés, Sylvie Marchal présidente de Zou Vaï, une entreprise à but d’emploi créée dans le cadre du dispositif zéro chômeur de longue durée, ou Philippe Herzog, qui accompagne les jeunes artisans. Et parmi les jeunes distingués, Ylona de Andrade qui est à la fois sapeure-pompier 1re classe et porte-drapeau lors des cérémonies du souvenir, 8 mai, 14 juillet, Libération ou 11 novembre. Mais aussi le jeune Victor Seigner-Bacquet, passionné d’histoire qui a réalisé, grâce à des archives et l’interview de René Lambert, un ancien résistant du Maquis Vasio, un film qui sera projeté dans l’ensemble des établissements scolaires du Rectorat d’Aix-Marseille pour initier tous les jeunes au devoir de mémoire de ceux qui se sont battus, parfois au péril de leur vie, pour que nous vivions libres.

Les lauréats des Prix Inter-Générationnels. ©Alain Quesada

Les Prix des Apprentis

Place ensuite à la remise des prix aux Apprentis, méritants et motivés qui, malgré les aléas de la vie, ont fait preuve de courage, de détermination, ont avancé, sans baisser les bras. Sans les citer tous (ils étaient 25), Louise Colvine du CFA Florentin Mouret, a passé son bac ingénierie, puis la crise sanitaire l’a amenée à partir pour l’Australie. Et soudain s’est révélé son goût pour le métier de la menuiserie qu’exerçait son grand-père. Lou-Ann Houchine, élève en management à l’Ecole hôtelière des Fenaisons est en alternance à l’Oustalet, établissement étoilé de Gigondas. À la rentrée, elle intègrera le 5 étoiles Plaza à Paris où vous imaginez bien que le prix du loyer n’est pas le même qu’en Vaucluse. Autre lauréate, une élève du Conservatoire de musique, dans la classe du professeur de cor Eric Sombret. Elle souhaite devenir musicienne professionnelle et, pendant une pause, elle a interprété une page de musique contemporaine du compositeur Gaston Barboteu qui avait créé l’ensemble de cuivres ‘Ars Nova’. 

Autre primée, Léa Pecher, qui pilote un bolide de 650cm2 de cylindrée et souhaite créer son propre garage de mécanique moto. Elle a l’audace de foncer dans un monde plutôt masculin. Elève du Lycée viticole du Château Mongin, Quentin Bayeux, 19 ans, lui a l’intention de reprendre les terres de ses grands -parents. En formation à l’IFRIA, Marcelo Franco est né en Bolivie, est allé ensuite travailler en Irlande pour gagner sa vie, et à 29 ans, il est aujourd’hui engagé dans la filière de bio-qualité chez Liebig. De son côté Anne-Licia Asencio fait des études en entreprise hippique pour ouvrir un jour son propre centre équestre.

Médailles et ordinateurs ont été offerts aux 25 apprentis lauréats du Prix de la SMLH 2026. ©Alain Quesada

Le Prix Excellence

Enfin est venu le moment de la remise du Prix Excellence à un jeune homme de 21 ans en formation de monteur en installations thermiques, Naël Saïd, papa d’une petite fille de 2 ans, qu’il élève seul, qu’il amène à la crèche avant d’aller au boulot. Heureusement, depuis peu, ses parents qui habitaient Mayotte sont venus le rejoindre à Avignon. Et son souhait, c’est de repartir sur l’île de ses ancêtres, à 8 000 km et 13h d’avion de la métropole pour y monter son entreprise. Nul doute qu’avec ce prix et le coup de pouce de Thierry Suquet qui était Préfet de Mayotte avant d’arriver dans la Cité des Papes, il réalisera son rêve bientôt. C’est d’ailleurs ce que lui a souhaité sa maman présente au Thor qui a dit à quel point elle était fière de son jeune fiston.

Naël Saïd a reçu le Prix Excellence. ©Alain Quesada

« Vous avez été choisis parce que vous avez su démontrer vos qualités dans un parcours de vie souvent cabossé et chaotique. »

Franck Alexandre

Après une nouvelle pause musicale avec le violoniste de 17 ans Sacha Méry, auréolé d’un Prix d’Honneur qui a interprété L’hiver des 4 Saisons de Vivaldi, Franck Alexandre, le président de la Caisse Régionale Alpes Provence du Crédit Agricole, a remis 25 ordinateurs aux lauréats et s’est adressé à tous ces jeunes qui font la fierté des adultes. « Vous avez été choisis parce que vous avez su démontrer vos qualités dans un parcours de vie souvent cabossé et chaotique. Vous avez montré votre courage, votre résilience, votre capacité à vous reconstruire, à aller de l’avant malgré l’adversité, quel exemple pour nous tous ! C’est grâce à vos professeurs qui ont détecté vos talents et votre pugnacité que nous avons pu vous rencontrer. Saluons le travail qu’ils font au quotidien. Nous croyons en vous et en votre capacité de trouver votre voie et être utiles à la société. »

L’apprentissage mis en lumière

Après avoir rendu hommage à tous les partenaires qui aident, accompagnent et financent ces Grand Prix de la SMLH 84 (BTP, CCI Vaucluse, Medef, Chambre d’Agriculture, Conseil départemental de Vaucluse, Fondation du Crédit Agricole, Préfecture, sociétaires de la Légion d’Honneur qui cotisent), Valérie Coissieux a signé une convention de partenariat. Elle a donné un coup de chapeau à Paul Gilles, un de ses prédécesseurs, boulanger devenu président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat qui était à l’origine de ces Prix de la SMLH avec le colonel Michel Grange. Chaque année ce sont 1400 apprentis qui sont formés par 75 professeurs et qui trouvent immédiatement un emploi dans la vie active. Ces métiers longtemps méprisés par ceux qui entraient à l’université pour y faire des études longues, on s’est enfin rendu enfin compte de leur incontournable utilité dans la vie de tous les jours. Que ce soient les plombiers, peintres, carrossiers, cuisiniers, coiffeurs, maçons, pâtissiers, ébénistes, mécaniciens, charpentiers, bijoutiers ou fleuristes. 

L’Association de danse ‘Up’N dance‘ de Monteux, multi-championne du monde de hip-hop a fait une démonstration sur la scène, avec en filigrane la voix du pasteur Martin Luther King, quand il avait prononcé son fameux discours « I have a dream » en 1963. Après avoir reçu le Prix Nobel de la Paix pour sa lutte non-violente contre le racisme, il avait été assassiné en 1968, à l’âge de 39 ans.

Au bout de deux heures, la cérémonie a été conclue par les deux invités d’honneur. L’Amiral Alain Coldefy, ancien ‘pacha’ du porte-avions Clémenceau et longtemps président de la SMLH puis le Préfet de Vaucluse. Il est vrai que depuis des années, entre les épisodes « Gilets » jaunes », « Crise du Covid », et l’épisode embrasement des banlieues, les préfets successifs n’avaient pas pu participer à cette remise de prix. Thierry Suquet comme Alain Coldefy ont rendu hommage à « tous ces jeunes qui sont l’honneur de la République, qui incarnent un avenir humain, responsable, engagé, citoyen, altruiste, généreux, à l’écoute des autres, malgré un monde agressif, égoïste, belliqueux où la force prime de plus en plus le droit. » En 2027, le Grand Prix de la SMLH aura 20 ans.


Grand Prix de la SMLH 84 : des raisons d’espérer avec les jeunes qui sont la fierté des aînés

Samedi 28 juin au cœur du Domaine de Mousquety à l’Isle-sur-La Sorgue, près de 500 personnes ont assisté à ce gala qui décerne ses prix aux élèves les plus méritants des Centres de Formations, qu’il s’agisse de futurs bûcherons, boulangers, ferronniers, carrossiers, menuisiers, électriciens, préparateurs en pharmacie, mais aussi musiciens, comédiens et pompiers.

Pour rappel, la SMLH (Société des Membres de la Légion d’Honneur), créée en 1921, compte 5 comités en Vaucluse (Apt-Pays de Sault, Avignon, Carpentras, Cavaillon-Sud Vaucluse, Orange-Haut Vaucluse) et soutient l’apprentissage, la formation professionnelle et favorise l’insertion, la cohésion sociale, l’égalité des chances et la promotion des métiers manuels souvent, et à tort, méprisés. Tous s’implique dans un lien transgénérationel qui relie jeunes et seniors.

La SMLH de Vaucluse a été la 1re de France à lancer ce Grand Prix en 2007. Depuis, il a distingué près de 700 apprentis. Ce qui signifie qu’ils ont un parrain membre de la Légion d’Honneur qui le suit, l’aide, l’encourage, le conseille, le fait bénéficier de son réseau de connsaissances. Mais aussi un diplôme, une médaille de la SMLH et un chèque de la fondation du Crédit Agricole de 300€ pour les Prix de l’Encouragement, 500€ pour celui du Mérite et 800€ pour l’Excellence.

27 lauréats

Cette année, 27 apprentis ont été récompensés, ils ont entre 16 ans et 30 ans, ils sont issus du centre Florentin Mouret d’Avignon, du Conservatoire à Rayonnement Régional de la Place Pie, de la CCI et de son pôle de formations des Fenaisons, du Centre Forestier de la Bastide des Jourdans ou de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

Les uns ont souffert d’une famille désintégrée, parfois de violences, d’échec scolaire, de problèmes de santé, d’accidents de la vie, mais tous se sont accrochés, ils se sont battus, ils ont retroussé les manches et leur résilience est devenue une force. Et leurs professeurs, qui ont remarqué leur détermination et leur courage, ont transmis leurs noms aux bénévoles de la SMLH qui, après avoir épluché leur trajectoire et leurs efforts, leur ont donc décerné un prix.

Le prix d’excellence

Les uns pourront ouvrir leur centre d’élévage de chevaux, leur entreprise de peinture, de carrosserie, les autres leur salon de thé, devenir élagueur ou créer leur entreprise multi-services. Le 1er prix, celui d’excellence, a promu Clara Nogier-Allemand, 20 ans, qui a perdu sa maman à l’âge de 12 ans, s’occupe de ses petits frère et soeur et poursuit des études au Lycée Agricole Pierre Le Roy de Boiseaumarié d’Orange, le fameux « Baron Le Royé » qui a créé l’INAO qui décerne ses AOC aux vignobles classés. Son rêve : devenir œnologue-sommelière. Nul doute qu’avec tous les domaines viti-vinicoles que compte le Vaucluse et avec son diplôme, elle va pourvoir bénéficier d’un coup de pouce pour arriver à ses fins !

Clara Nogier-Allemand, Prix d’excellence du Grand Prix des Apprentis 2025 de la SMLH 84. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Des prix inter-générationnels

Une nouveauté cette année à la SMLH, avec l’arrivée à la présidence de Jean-Pierre Messin qui a succédé à Michel Grange à la tête de l’antenne vauclusienne, des Prix Inter-Générationnels décernés à un binôme jeune-ancien. Ont été distingués par le Colonel Paichoux, patron du SDIS 84, un sapeur-pompier qui depuis des décennies forme des jeunes soldats du feu, un éducateur qui vit, grâce à l’Association Logitude, chez une retraitée qui a mis une chambre de sa maison à disposition pour un loyer modéré. « L’important entre elle et moi, c’est la relation, le partage, la solidarité. On se sent moins seul », a déclaré le jeune lauréat, Jeano Jérémie.

Une jeunesse motivée et exemplaire

Le 3e Prix a couronné un chef d’atelier de la Lustrerie Mathieu de Gargas qui forme des apprentis dans cette maison d’excellence qui a rénové la Salle des Glaces du Palais de Versailles, l’Opéra de Paris et les candélabres, lustres monumentaux de la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Et enfin a été distinguée, Marie-Amélie Louis-Gassman, une jeune femme pompier de 18 ans qui aide particulièrement les personnes âgées à Pertuis. Tous ont reçu le Prix des mains de l’Amiral Alain Coldefy, président de la SMLH, venu de Paris à l’Isle-sur-la-Sorgue pour remettre ces distinctions. « Je remercie tous les bénévoles de la SMLH de Vaucluse qui ont passé des heures à monter ce prix, étudier les dossiers, noter les apprentis. Mais surtout, je suis ravi de voir à quel point, malgré la crise, le climat international, ces jeunes sont motivés, ils avancent, s’impliquent dans la vie. Grâce à eux, existe un espoir en demain, c’est à eux désormais de prendre les choses en main, d’ouvrir la voie, ils sont des exemples pour nous tous. »

Alain Coldefy, président de la SMLH. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Grand Prix de la SMLH 84 : des raisons d’espérer avec les jeunes qui sont la fierté des aînés

C’est dans un amphithéâtre bondé de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Fenaisons à Avignon qu’a eu lieu la cérémonie en présence des présidents du Crédit Agricole Alpes-Provence, Franck Alexandre, du BTP Région Sud, Raymond Reyes, de la CCI 84 (Gilbert Marcelli), de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse, (Georgia Lambertin), du Commandant Geoffrey Casu (chef de corps des pompiers d’Avignon) et des membres des 5 comités (Apt – Avignon – Carpentras – Cavaillon – Orange) de la SMLH 84.

Ce Prix des Apprentis existe puis 2007. Il favorise l’autonomie et l’insertion professionnelle des jeunes qui sont en alternance dans un CFA (Centre de formation pour adultes) de Vaucluse mais aussi des Bouches du Rhône.
Depuis sa création, 650 jeunes ont reçu cette récompense qui valorise l’apprentissage et favorise l’égalité des chances. Une médaille de la Légion d’Honneur, un diplôme et un chèque (300€ pour le Mérite – 500€ pour l’Encouragement – 800€ pour l’Excellence) leurs sont décernés, ce qui rompt parfois leur isolement et leur permet de financer en partie leur ordinateur, leur caisse à outil, leur permis de conduire ou la caution de leur studio. Ils bénéficient également du carnet d’adresses de leur parrain ou marraine de la SMLH 84, de son réseau professionnel, une façon de renforcer le lien social inter-générationnel entre les seniors et les post-ados et de concourir à la cohésion sociale.

Pour le colonel Michel Grange, président de la SMLH 84 : « Cette action a été créée dans notre département, maintenant, nombre de comités l’ont adopté en France, mais nous étions des précurseurs pour rendre visible notre action, nous ne nous contentons pas d’épingler notre ruban rouge à la boutonnière, nous donnons un coup de pouce aux jeunes qui ont des difficultés à réaliser leur projet professionnel ».

23 apprenti.e.s ont été distingués dans la catégorie « Prix d’Honneur », un jeune boucher du Pont des 2 eaux à Avignon, Sébastien Ayme, un carreleur du CFA Florentin Mouret, Steven Debris, une peintre en bâtiment, Amandine Douce, un électricien du CFA d’Aix en Provence, Maxime Rautureau.

12 « Prix du Mérite » ont été attribués, dont un à Quentin Juvenal, qui aura 20 ans en octobre, qui est passionné de pâtisserie depuis tout petit mais qui souffre de « dyscalculie » (et arrive difficilement à compter). Or, dans les recettes tout est dosé au gramme prêt, il doit donc se concentrer davantage que les autres apprentis. En plus, ses parents ont divorcé quand il n’avait que 3 ans et c’est son beau-papa qui l’a élevé et encouragé avec sa maman, il a d’ailleurs entamé une procédure pour porter son nom. Autre lauréate, la valeureuse Cassandre Cubères, élève du Campus Vincent de Paul qui se déplace sur un fauteuil roulant et qui a un niveau 6 à l’IFRIA – Centre de formation agro-alimentaire à Agroparc – comme « Responsable et de projets marketing & communication). Autre distinction pour Elona Halgand, qui a eu 20 ans en juin, qui suit des cours de préparatrice-en-pharmacie aux Fenaisons et qui souhaite se réorienter vers l’ostéopathie mais qui a suivi son cursus tout en accompagnant jusqu’au bout, pendant 2 ans, sa maman atteinte d’un cancer. Sa maître de stage a souligné « Son courage, sa pugnacité, sa force de caractère, sa maturité. Elle a su relever la tête malgré son deuil ».

Enfin, « Le Prix d’Excellence » a été décerné à Jade Cotta du CFA Vincent de Paul. Cette jeune femme souffre de ce qu’on appelle ‘dys-‘, des troubles cognitifs liés à la lecture, au calcul, à la coordination de la motricité. « Ma fille n’a parlé qu’à 7 ans » explique son papa qui est enseignant. C’est dire les efforts de concentration et le travail sur elle que Jade a dû faire pour poursuivre des études. A l’avenir, avec ce qu’elle a vécu, elle souhaite s’occuper d’un centre de petite enfance.

« Ils sont motivés, déterminés, engagés. »

Deux des mécènes, le patron du BTP (Bâtiment travaux publics) de la Région Sud, Raymond Reyes, et Franck Alexandre, président du Conseil d’Administration du Crédit Agricole Alpes-Provence ont pris la parole pour insister sur le rôle majeur que joue l’apprentissage en alternance. Celui-ci a d’ailleurs été ému par l’engagement des jeunes lauréats de cette promotion 2023. « On voit bien à quel point ils se battent pour obtenir un résultat, ils sont motivés, déterminés, engagés. Et le contexte que nous vivons est plutôt compliqué, inflation, essence, matières premières plus chères, loyers en hausse. Moi je salue les 3 C (Cerveau – Coeur – Courage) et je suis ravi que ma banque, avec sa fondation, soutienne des projets de territoires, de préservation du patrimoine, mais aussi de vie. Elle agit en faveur des jeunes, souvent en situation de précarité. 3M€ sont mis de côté, chaque année sur notre chiffre d’affaires, pour leur donner un coup de main et rendre le sourire aux générations qui demain seront aux commandes ».


Grand Prix de la SMLH 84 : des raisons d’espérer avec les jeunes qui sont la fierté des aînés

En présence de l’Amiral Alain Coldefy, Président de la SMLH et de la Préfète de Vaucluse, Violaine Démaret, la cérémonie s’est déroulée samedi dernier dans la prestigieuse Salle de velours pourpre du Conclave, là où les cardinaux élisaient leur Pape, au XIVème siècle.

Créée en 1921, la SMLH qui a fêté son centenaire l’an dernier, a un seul but : aider les autres, les plus fragiles, les plus anciens, avec deux maîtres-mots, la solidarité et la générosité pour renforcer la cohésion sociale, au-delà de de l’idéal républicain et ainsi tendre la main aux jeunes grâce à ce lien inter-générationnel.

Dans le Vaucluse, avec le colonel Michel Grange qui est Président de la SMLH 84, l’entraide a pris la forme d’un coup de pouce aux apprentis en 2008, grâce à son amitié avec Paul Gilles, un boulanger passionné devenu président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. « Nous voulions trouver un terrain d’action pour aider les jeunes » explique-t-il, « C’est alors que Paul Gilles a dit pourquoi pas l’apprentissage?, banco! » Avec les 5 comités du département (Apt, Avignon, Carpentras, Cavaillon et Orange), nous avons contacté les CFA (centres de formation des apprentis) et les lycées professionnels pour que leurs professeurs détectent chaque année les jeunes les plus méritants qu’il fallait soutenir et récompenser. Depuis, plus de 600 apprentis ont été aidés et ont bénéficié de la compétence et du réseau de leur parrain ou marraine de Légion d’Honneur avec un un diplôme, une médaille et un chèque qui leur a permis de financer leur permis de conduire, leur boîte à outils ou leur ordinateur.

Maxime Vialat, prix d’excellence 2022 de la SMLH.

A cause de la pandémie, la cérémonie a dû être annulée pendant 2 années consécutives. En 2022, elle a dû faire face à la grève surprise des contrôleurs de la SNCF qui a obligé les récipiendaires et leur famille à des voyages de dix heures ou plus entre l’Ile de la Réunion, les Hauts de France, le Grand-Est, la Normandie et la Nouvelle Aquitaine pour rallier la Cité des Papes.

Dans la Salle du Conclave, dans un 1er temps, une quarantaine d’apprentis de Vaucluse ont reçu leurs récompenses, des élèves de l’Ecole Hôtelière d’Avignon, du Centre Forestier de La Bastide des Jourdans, du CFA de Travaux Publics de Mallemort, de Sud Formation Santé (pour les futurs préparateurs en pharmacie) des Fenaisons, du Conservatoire à Rayonnement Régional de la Place Pie pour les musiciens en herbe, du Centre Florentin Mouret d’Avignon (pour les métiers du bâtiment) ou du Centre St-Vincent de Paul (pour la gestion, la comptabilité, les contrôleurs de gestion, les ressources humaines).

Parmi les jeunes récompensés : un jeune Saïd né à Mayotte que les parents ont envoyé, tout seul à 15 ans en Métropole. Il a réussi à entamer des études de cuisinier à Avignon avant de trouver un emploi pour financer son minuscule studio de 16m2. Il rêve d’avoir son propre restaurant et s’entraîne pour les « Euro-Skills » de Pologne en 2023. Tout comme un autre apprenti en restauration-hôtellerie dyslexique, Mathis, qui, à force de travail a réussi à s’imposer, à trouver un emploi au restaurant gastronomique du Moulin de Valrugues à Saint-Rémy-de-Provence. Il veut lui aussi, porter haut les couleurs de la restauration. Marine, de Vaison, a été mise à la porte par ses parents dès qu’elle a atteint sa majorité. Heureusement, elle a trouvé un toit grâce à un ami et poursuit ses études de préparatrice en pharmacie. Le Grand Prix d’Excellence a été décerné à Maxime Vialat, 31 ans, apprenti-menuisier. Au départ cet amoureux du bois était élagueur, mais sa scie a tranché une ligne à haute-tension et il a frôlé la mort. Après des mois de soins intensifs et de réflexion, il s’est reconverti dans l’artisanat et a choisi le bon atelier : celui de Pascal Quoirin, facteur d’orgues à Saint-Didier, qui, tenez-vous bien, restaure en ce moment les orgues de Notre-Dame de Paris, dévastées par les flammes le 15 avril 2019.

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Le Grand Prix National des Apprentis a choisi Avignon pour 2022, car le Vaucluse est le 1er département de France à avoir lancé ce concours. Depuis, une soixantaine de départements lui ont emboîté le pas. Ils étaient donc des dizaines, présents samedi au Palais des Papes. Malgré les problèmes de transports en commun, ils ont réussi à arriver en temps et heures à Avignon, eux qui étaient parfois partis la veille, en voiture ou en bus, de la Manche, du Loir et Cher, de La Nouvelle Aquitaine, de Charente-Maritime, des Yvelines, d’Auvergne, des Hauts de France voire d’Outre-Mer en avion, pour le jeune Cédric, en provenance de l’Ile de la Réunion.

L’Amiral Alain Coldefy a expliqué les raisons d’être de la SMLH qu’il préside : « Elle est le symbole de la réconciliation nationale, entre civils et militaires. Ceux qui ont reçu la Légion d’Honneur ont des devoirs : servir les autres, être solidaires, entretenir la cohésion sociale, faire le lien avec les jeunes. Et l’apprentissage est une excellente occasion pour donner un coup de main, exercer cet altruisme. »

Les musiciens et chanteurs de l’académie Jaroussky qui ont animé la cérémonie.

Charpentes, carrosseries, cuisines, horlogerie, électricité, mécanique, coiffure, chaudronnerie industrielle, viticulture-oenologie, charcuterie, soins infirmiers, plaquistes, bûcherons, élagueurs, CAP de fonderie, BTS en fluides, énergie domotique option froid, grutiers, carristes, conducteurs d’engins de génie civil, tous les métiers ont été mis en vedette, puisque près de 100% des apprentis trouvent un emploi après leur formation en alternance, ce qui n’est pas forcément le cas de ceux qui suivent de longues études universitaires…

Le colonel Grange s’est vu remettre un « Diplôme d’Honneur » pour son coup de pouce aux jeunes sapeurs-pompiers, qui eux aussi sont en formation pour sauver la vie des autres. Il lui a été remis par le Colonel Michel Santamaria et le Commandant Geoffrey Casu. Quant à Jean-François Girardin Président National des M.O.F (meilleurs ouvriers de Fance), chef de cuisine du palace « Le Ritz » pendant 32 ans à Paris, il a insisté sur « Le talent, la noblesse et la valeur humaine de tous ces métiers, d’ailleurs, 87% des apprentis souhaitent ouvrir leur propre atelier, c’est dire! »

Le Colonel Michel Grange reçoit le diplôme d’honneur de la Fédération des sapeurs-pompiers du colonel Michel Santamaria et du commandant Geoffrey Casu.

Enfin, la Préfète Violaine Démaret, en poste depuis 3 mois en Vaucluse et en visite pour la 1ère fois dans cette imposante Salle du Conclave a salué « Ce lieu précieux et cet ordre – La Légion d’Honneur – le plus prestigieux de France, mais aussi le talent des musiciens et chanteurs lyriques de l’Académie Philippe Jaroussky qui ont interpété quelques intermèdes lors de la manifestation ainsi que tous ces jeunes qui sont montés sur scène pour recevoir leur prix. Elle a insisté sur « La diversité des territoires, des savoirs, des compétences, des métiers, des talents. Vous êtes la preuve que l’apprentissage est une voie d’excellence. Le triangle d’or c’est le formateur + le tuteur + le jeune apprenti et ça marche. Vous en êtes ici la preuve, vous êtes le miroir de la nation, vous êtes tous des braves! »

« La Marseillaise » avec soprano, baryton, violon, violoncelle et les 500 invités de la SMLH débout dans la Salle du Conclave a conclu cette cérémonie empreinte de passion et d’émotion.

L’amiral Coldefy, président national de la SMLH, et le colonel Grange, président de la SMLH 84.

Grand Prix de la SMLH 84 : des raisons d’espérer avec les jeunes qui sont la fierté des aînés

Il sait de quoi il parle le docteur Lucien Sokolowsky. Médecin depuis 1966, il a officié à partir de 1985 au service du grand âge de l’Hôpital Henri-Duffaut. Aujourd’hui à la retraite, il prodigue ses conseils lors de conférences comme il vient de le faire dans l’amphithéâtre de la CCI aux Fenaisons devant les membres de la SMLH (Société des Membres de la Légion d’Honneur).

Aujourd’hui, certains pratiquent un racisme anti-vieux
« C’était ma vocation. A l’époque, soigner les vieux qui, de toutes façons allaient mourir, était une cause perdue, ils finissaient dans un hospice » confie le docteur Sokolowsky. « Le vieillissement c’est un ensemble de modifications qui nous touchent dans notre chair, c’est l’action du temps sur les humains. Il faut savoir que la gériatrie concerne le soin aux personnes âgées quand la gérontologie, elle, est la science qui permet une approche physique, psychologique, sociologique d’une personne dans toute sa globalité. Or aujourd’hui, certains pratiquent un racisme anti-vieux, qui, selon eux, ils ne sont plus bons à rien, c’est ce que répètent François de Closets et le philosophe André Comte Sponville. »
Il poursuit : « C’est quoi la durée de vie? Selon la Bible, 120 ans ! Mais on n’est pas égaux. Certains sont chauves à 30 ans, d’autres sont à l’apogée de leur vie à 40 ans comme les coureurs de fond, ou 35 comme les danseuses classiques. Après la silhouette s’alourdit, le dos se courbe, les articulations sont moins souples, les muscles s’atrophient, la taille s’empâte, le rythme du pas ralentit…

Lucien Sokolowsky, ancien patron du Service Gériatrie de l’Hôpital Henri-Duffaut d’Avignon

Des recettes pour bien vieillir
Heureusement, il existe des recettes pour bien vieillir : “faire du vélo quand il y a des pistes cyclables sinon c’est trop dangereux, de la natation, des randonnées, du jardinage, du golf, de l’aquagym, s’alimenter correctement. C’est à dire peu d’alcool, pas de mets industriels, de charcuterie ni de gras. Préférer des fruits à coques (noix, noisettes, amandes), les boissons non sucrées, la viande ou le poisson une seule fois par semaine. Eviter les somnifères et les tranquillisants. Bannir le tabac qui provoque 80 000 morts par an ».

Penser aussi à muscler les neurones
Lucien Sokolowsky conseille aussi les occupations qui musclent les neurones et stimulent l’intellect : échecs ou bridge, lecture, concerts, bénévolat au service des autres, apprendre une langue. Etre particulièrement vigilant dans ses déplacements, notamment les escaliers. Prendre soin de son apparence, de son habillement, de l’esthétique, de sa peau, la protéger du soleil, cela évitera les taches de vieillesse, celles qu’on appelle les fleurs de cimetière. Il recommande aussi de vivre avec des jeunes, aux grands-parents de transmettre à leurs petits-enfants, d’échanger avec eux.
Et il cite une série de centenaires restés longtemps en pleine forme, comme Philippe de Gaulle, le fils du général, Simone Rozès qui avait été la première femme présidente de la Cour de Cassation, Antoine Pinay, l’inventeur du ‘nouveau franc’, René de Obaldia, doyen à 103 ans de l’Académie Française, le sociologue Edgar Morin, le peintre Pierre Soulages ou la Reine Elizabeth II (96 ans)dont on vient de fêter le Jubilé de platine en ce moment dans l’ensemble du Commonwealth…

Les membres de la SMLH (Société des Membres de la Légion d’Honneur) de Vaucluse.

Grand Prix de la SMLH 84 : des raisons d’espérer avec les jeunes qui sont la fierté des aînés

C’est début décembre, dans l’amphithéâtre de la Chambre de commerce et d’industrie des Fenaisons à Avignon, que s’est déroulée la cérémonie où sont distingués des élèves méritants.

Depuis qu’existe ce prix, en 2007, 550 apprentis ont été récompensés. « La SMLH (Société des membres de la Légion d’Honneur) lutte contre l’isolement des jeunes, leur apporte sa contribution, fait preuve de solidarité, favorise leur insertion dans le monde du travail, contribue à la cohésion sociale inter-générationnelle », explique le colonel Michel Grange, président de la SMLH 84 qui présentait la soirée de remise des prix. « Nous aidons à financer un permis de conduire, un ordinateur, une caution de studio, une boîte à outils. »

L’effort récompensé
Ces prix, une médaille de la Légion d’Honneur, un diplôme et un chèque de 150€ à 1 000€, du ‘label’ à ‘excellence’, en passant par ‘encouragement’ et ‘mérite’ ont été attribués à 31 apprentis cette année. Certains, victimes de la pandémie n’étaient pas là, ni la gagnante du Prix d’excellence, Chloé Scheiber, légèrement blessée lors d’un accident de la route sur l’A 9, entre sa faculté de droit à Montpellier et la cité des papes. Parmi les élèves distingués, une jeune femme dont la maman a disparu brutalement, un jeune homme qui se bat contre un cancer tout en poursuivant ses cours de mécanicien automobile par visioconférence, une future préparatrice en pharmacie sourde et dyslexique.

Soutien de la fondation du Crédit agricole
Franck Alexandre, président de la fondation Crédit agricole, mécène du Grand Prix des Apprentis, a rappelé que « 3% du chiffre d’affaires du CA (1, 5M€) sont consacrés à des actions caritatives. L’an dernier, 580 projets ont été aidés, pour un soutien psychologique des étudiants pendant la pandémie, un lieu d’accueil pour SDF, un coup de pouce à une association de lutte contre le suicide et le mal-être. » Il ajoute « Au cours de cette crise sanitaire, nous avons embauché 287 jeunes ».

Le palais des papes en 2022
Depuis son arrivée en Vaucluse, Bertrand Gaume, le préfet, n’a jamais pu assister à cette manifestation. D’abord c’était à cause des ‘gilets jaunes’, puis de la Covid et ce vendredi, il était Place Beauvau au Ministère de l’Intérieur. Lui qui est membre de la SMLH avait donc mandaté Marie-Charlotte Euvrard, sous-préfète, chargée de mission de la politique de la ville en Vaucluse, issue de deux écoles de prestige, Saint-Cyr et l’ENA. Elle a conclu la cérémonie en saluant « L’engagement des membres de la SMLH, tous bénévoles, qui donnent de leur temps, de leur expérience aux jeunes, les accompagnent avec bienveillance. C’est un lien intergénérationnel primordial, précieux qui sous-tend la cohésion nationale ».
En 2022, la Cérémonie aura lieu au Palais des Papes, avec le Grand Prix des Apprentis de Vaucluse puis le Grand Prix National. Une reconnaissance de la Chancellerie de la Légion d’Honneur pour le département de Vaucluse, leader en matière de solidarité, malgré un petit nombre de légionnaires, 370 en tout.

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