28 septembre 2026 |

Ecrit par le 28 septembre 2026

Gordes : une affaire criminelle locale au cœur du nouveau spectacle du collectif Luminagora

Après avoir présenté le spectacle ‘Si la Provence m’était contée’ l’année dernière à l’occasion de ses 10 ans, le collectif Luminagora dévoilera ‘La Vénus de Gordes’ ce vendredi 11 septembre à Gordes. Un projet financé principalement par la municipalité de Gordes.

Un soir de décembre 1861, une histoire d’amour interdite a conduit à un meurtre qui a bouleversé tout un village. Pour son nouveau spectacle son et lumière ‘La Vénus de Gordes’, le collectif vauclusien Luminagora revient sur ce fait divers qui a marqué la commune de Gordes et plus largement le Vaucluse.

Comme pour chacun des projets proposés par le collectif, spectacle vivant et vidéomapping ne vont faire qu’un. Cette année, l’équipe va relever un nouveau défi : rendre vivant ce fait divers sous forme de chronique judiciaire en live. Scénarisé par Jean Michel Bayard et storyboardé par Olivier Durand, d’après les archives compilées par Cathy Mifsud, guide conférencière de l’office de tourisme Destination Luberon et spécialiste du sujet, ce spectacle sera présenté au Château de Gordes.

Un spectacle nécessite la mobilisation d’une quinzaine de personnes. Chaque année, une dizaine de spectacles sont proposés dans toute la France. Sur les façades de bijoux d’architecture sont projetés des photos, des vidéos, des fonds qui servent souvent de décors à des comédiens qui, ensemble, font vivre un récit et mettent en lumière les histoires et les cultures des territoires dans lesquels ces spectacles sont donnés.

La Vénus de Gordes, une affaire qui a secoué le village

Au milieu du XIXe siècle, Fortunée Béridot, une jeune femme dans la vingtaine était mariée à Théophile Auphan. Tous deux habitaient à Gordes. Tout allait pour le mieux pour le couple jusqu’au jour où Fortunée entama une relation extra-conjugale avec François Denante, un homme plus âgé, marié et père de famille.

Alors que la liaison des deux amants prenait de l’ampleur, la jeune femme envisagea plusieurs scénarios pour se débarrasser de son mari Théophile, jusqu’à tenter de l’empoisonner. Ce fut finalement François, l’amant, qui le tua le soir du 24 décembre 1861 de deux balles dans la poitrine. Les deux amants furent arrêtés et le procès s’ouvrit en mai 1862 devant la Cour d’Assise de Carpentras.


Kosh, du beatbox immersif dans une mise en scène de l’humoriste Pascal Légitimus

Dans tout festival, dont le Festival Off d’Avignon, il y a un OVNI et Kosh en est un lui qui voit et sent avec ses oreilles, entendez qu’il est atteint du syndrome HPS : Haut Potentiel Sonore.

Bruiteur, vocaliste, jongleur de (bons) mots et de sonorités improbables, le beatboxer Kosh nous propose ici, sa dernière création à Avignon Off 2026, un seul en scène explosif et drôle où ses performances vocales servent un discours plein d’humour et de tendresse. Sa bonne humeur nous conquiert immédiatement et passée la surprise d’un langage sonore déroutant, on se laisse aller à un voyage original dans le monde des ondes invisibles. 

Du théâtre, du beatbox mais pas que…

Kosh met ses multiples talents pour dérouler un récit polyforme qui nous entraîne dans ses galères, ses amours,  ses rêves mais aussi l’observation du quotidien qui devient hilarant. Ce n’est pas un concert ni une succession de techniques cependant remarquables. Chaque histoire a un bruit, chaque son crée une émotion qui nous irradie et provoque une interaction authentique avec le public. C’est drôle, inventif, rythmé.

Quand le monde devient une boîte à musique, caisse de résonance de notre quotidien

La vitesse du son n’a d’égal ici que la fulgurance de nos rires et de notre bonne humeur. Un spectacle familial qui réhabilite l’importance du son, de l’écoute dans notre quotidien, qui nous incite à imaginer notre propre empreinte sonore ou à entendre le monde pour mieux le voir ?

Séance de rattrapage le 8 octobre 2026 à Romans-sur-Isère


‘Neige, neige, neige’ de Lee Jaram, révélation rafraîchissante du Festival d’Avignon

La star du pansori Lee Jaram sur la scène de l’Opéra Grand Avignon

Elle entre sur scène et s’adresse à nous directement, simplement pour se présenter, heureuse d’être pour la septième fois en France, connaissant déjà le Festival d’Avignon pour y avoir déjà joué dans le Off mais présentant sa création ‘Neige, Neige, Neige’ pour la première fois ici en France.

Petit moment de pédagogie quand elle nous présente le pansori, cet art vivant né au XVIIIie siècle en Corée  et nous prévient que ce spectacle comprend trois personnages : la narratrice, le percussionniste et le public. On apprend ensuite qu’elle a choisi de nous raconter une nouvelle écrite en 1895 par Léon Tolstoï : Maître et serviteur et que toutes réactions du public seront les bienvenues. La curiosité déjà largement aiguisée s’accroît. On se demande bien comment on va pouvoir intervenir ou interférer entre le coréen et la langue russe ! On peut même oser une crainte quant à l’intérêt du spectacle.. 

Un coup d’éventail, un sourire, un haussement d’épaule de Lee Jaram et le doute est dissipé : nous ne pourrons que nous plier aux rebondissement de cette nouvelle pourtant toute simple de Tolstoï : l’histoire d’un marchand cupide et de son serviteur pris dans une tempête de neige. Lee Jaram va nous tenir en haleine pendant plus de deux heures et sa performance physique et vocale est époustouflante.

Une belle découverte que le Pansori

Le pansori, art du récit ou du conte, est une manière de raconter une histoire. Celle-ci va être modulée, chantée, parlée, mimée, jouée,scandée, bruitée. Sur la scène dénudée, la récitante Lee Jaram  accompagnée de son « unique et indispensable partenaire » Lee Jun-hyoung  percussionniste discret mais néanmoins inspiré vont affronter les steppes russes. Les images se forment, disparaissent ou flottent dans un entre deux poétique ou quelquefois violent. Le froid commence à nous pénétrer malgré la canicule extérieure de juillet. Vassili, Nikita, le cheval, la tasse de thé nous conduisent peu à peu dans les tourments de l’humanité, les questions de vie ou de mort, de sagesse ou de cupidité. Pour rien au monde on ne quitterait cette histoire pourtant simple avec un rebondissement étonnant, gagné par l’humour de LeeJaram qui n’hésite pas à rajouter son point de vue malicieusement, à nous interpeller ou même à nous faire chanter avec elle. Elle le répète, elle a besoin du public, elle a besoin du soutien du tambour du percussionniste car la performance est physique. On sent que le spectacle pourrait s’arrêter là ou au contraire durer des heures mais Lee Jaram est une magicienne et renaît à chaque péripétie. 

Avec une humilité déconcertante elle nous a envoûtés, enchantés et l’Opéra d’Avignon a vibré à tous les balcons.


Cet été, Naruto s’empare des nocturnes du Parc Spirou

Après le succès du lancement de Konoha Land, zone dédiée au manga Naruto, le Parc Spirou, situé à Monteux, propose cinq nocturnes autour de cet univers.

Konoha Land a officiellement ouvert ses portes le 4 avril dernier et a attiré depuis de nombreux visiteurs cherchant à découvrir l’univers des personnages de Naruto, Sakura, Sasuke, et Kakashi. Le Parc Spirou étant le seul parc d’attractions en Europe à proposer un espace sur le thème du manga (le seul autre parc sur le thème étant situé au Japon), les équipes du Parc ont souhaité offrir une expérience différente de cette zone au public.

Cinq nocturnes jusqu’à la fin du mois d’août

Chaque année, le Parc propose des nocturnes lui permettant de rester ouvert jusqu’à 22h au lieu de 18h. Cette année, à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle zone, les nocturnes seront sur le thème de Naruto. Ce sont cinq nocturnes qui seront organisées les jeudi 13, mardi 18, samedi 22, mardi 25 et samedi 29 août. L’atmosphère nocturne permettra une expérience d’autant plus immersive dans Konoha Land avec des rencontres avec les personnages du manga, les attractions et les animations.

Un spectacle pour terminer la soirée

Lors de ces nocturnes, un spectacle inédit sera présenté pour clôturer la soirée. Élaboré par l’entreprise Ruggieri, dont la ville de Monteux a longtemps été le siège, le show mêlera lumière, lasers, flammes et effets visuels mis en scène dans l’esprit du manga. C’est un moment unique riche en émotion que promet le Parc Spirou.

Pour réserver sa place, cliquer ici.
13, 18, 22, 25 et 29 août. Jusqu’à 22h. 33€ (gratuit pour les enfants de -1m et les femmes enceintes). Parc Spirou Provence. 1 Rue Jean-Henri Fabre. Monteux.


Pop, jazz et humour vont rythmer le Festival de Gordes

Le Festival de Gordes reviendra pour une nouvelle édition du lundi 3 au lundi 10 août. C’est une programmation toujours plus éclectique qui attend le public au Théâtre des Terrasses.

Chaque été, ce sont de nombreux concerts et spectacles qui se tiennent au Théâtre des Terrasses à Gordes dans le cadre du Festival de Gordes. Organisé par l’association des Soirées d’été de Gordes, présidée par le célèbre chanteur Bénabar, cet événement promet des moments de partage et d’exception, avec une proximité privilégiée avec les artistes.

Après l’icône de la chanson française Sheila, le comédien Éric Métayer ou encore le musicien Thomas Leleu en 2025, d’autres artistes s’apprêtent à se livrer au public et à se succéder sur la scène, au cœur du Luberon.

©Didier Gemignani

La programmation

Cette année, ce sont encore de grands artistes qui se rendront à Gordes pour ce festival. À commencer par Yaël Naim qui ouvrira le bal le lundi 3 août. Elle présentera son nouvel album Solaire qui a été entièrement autoproduit et enregistré dans le studio de la chanteuse. Du jazz à la pop en passant par des harmonies classiques et des sonorités électroniques, ce concert en surprendra plus d’un.

Le mercredi 5 août, place aux rires avec Philippe Caverivière qui abordera la société avec un humour parfois piquant. Connu pour ses chroniques sur RTL et France 2, l’artiste, qui a écrit pour de nombreux humoristes dans le passé, mêle l’observation du quotidien à une plume ciselée.

Le jeudi 6 août, la salsa new-yorkaise s’invitera au Théâtre des Terrasses avec le chanteur colombien Yuri Buenaventura. C’est une salsa anguleuse et sensuelle, romantique et teigneuse qui attend le public.

Le samedi 8 août, c’est un trio qui se produira à Gordes. Le pianiste Fred Nardin sera entouré de Viktor Nyberg à la contrebasse et de Romain Sarron à la batterie pour une soirée jazz. Deux invités s’inviteront également au cours de la soirée : le saxophoniste Stefano di Battista et la chanteuse Anne Silla, que le public a connu dans l’émission The Voice.

Enfin, le Festival de Gordes s’achèvera le lundi 10 août avec le groupe Electro Deluxe. « Un groupe inclassable » selon l’association des Soirées d’été de Gordes. Jazz, soul et funk seront au programme de cette soirée.

Du 3 au 10 août. 21h30. À partir de 40€ (billetterie en ligne ou sur place). Théâtre des Terrasses. Gordes.


Blond and Blond and Blond – Domaj, un spectacle musical drôle et impertinent à l’Arrache-coeur

Qui y a t il de commun entre la Suède et la chanson française ? Trois fois rien…Trois fois Blond !

Après ‘Homajen’ en 2012, ‘Mariaj’ en 2019, ce trio de choc — Glär, Mar et To — nous revient avec ‘Domaj’, leur tout nouveau spectacle d humour musical. Ils n’ont rien de suédois si ce n’est leur nom de scène à l’alphabet suédois, des o barrés et des ° sur les a ! Leur look viking ou folklorique est bien loin de la mode vestimentaire simple et élégante de la Suède contemporaine. Mais  comme l’apocalypse nous est annoncée, tout est permis ! Les vikings annoncent la fin du monde,  l’intelligence artificielle( IA) commence le compte à rebours , l’espace du théâtre devient inquiétant soit… Mais on peut se lâcher en chansons et les chansons françaises sont prises pour cible avec juste ce qu’il faut de décalage, et dans l’accent et dans les mots, pour déclencher le rire. On reconnaît du Brassens , du Brel, du Cabrel, le catalogue d’un fabricant de meubles bien connu suédois s’immisce dans du Goldman ou Dassin, notre chauvinisme est gentiment chahuté, notre sur-consommation vilipendée.

Passées les premières minutes du spectacle pour s’habituer à cet improbable vrai-faux accent suédois  on se laisse emporter par les vannes, les flops, les délires, les extravagances de ce trio. Ils font rire certes mais ils n’en sont pas moins virtuoses et en chant et en pantomimes. On en redemande car notre patrimoine musical est immense mais ce sont les suédois qui auront le dernier mot. Une belle découverte !

Jusqu’au 25 juillet. Relâche le 22. 20h30. 17 à 24€. Théâtre Arrache Coeur. 13-15 Rue du 58e Régiment d’infanterie. 09 85 09 97 42.


« Le procès des assistants parlementaires du Rassemblement national » le 15 juillet à Hérisson 

Hérisson fait son festival

La maison Hérisson a ouvert début 2026 à Avignon : dans une démarche d’éducation populaire ce lieu se veut un Centre d’auto-défense juridique pour la justice sociale, les droits humains et l’environnement. Ouvert toute l’année, l’association propose des formations, des ateliers mais aussi des moments culturels et festifs. Pendant le Festival d’Avignon, elle accueille un spectacle d’actualité même si l’artiste n’a pas choisi de cibler un parti spécifiquement, mais tout simplement de parler d’une affaire d’abus d’autorité publique. Ce spectacle rentre complètement dans l’objectif de l’association Hérisson : former à appréhender un jugement, son ambiance et ses enjeux dans une société où l’accès au Droit et à la Justice est souvent en questionnement.  

Un « One woman show » d’Anne Corté : chroniques du procès des assistants parlementaires du Rassemblement National 

Et si le procès en appel des assistants parlementaires du Rassemblement national vous était joué ?
Dans une approche originale, c’est ce que nous propose l’artiste de théâtre contemporain Anne Corté avec sa chronique retraçant sous forme de spectacle le procès en appel dit des assistants parlementaires du Rassemblement national. Entre pièce de théâtre et « one woman show », elle fait revivre les protagonistes et moments forts de cette affaire judiciaire.

Par son spectacle, Anne Corté ne narre pas simplement le procès, elle lui donne vie en prenant la voix de chacun des protagonistes : Marine Le Pen, Catherine Griset, la juge,Guillaume L’Huillier, le procureur, Jean-Luc Schaffhauser, Marie-Christine Arnautu, Gérald Gerin…
Son jeu permet de mieux comprendre l’affaire, d’accéder aux stratégies qui habitent les discours de chacun, de restituer des détails, des langages corporels ainsi que l’ambiance des débats.

Dès 17h30 : Forum, stands associatifs sous les platanes

Théâtre en plein air

18h30 : le procès correctionnel
19h30 : le procès en appel

Mercredi 15 juillet. Dès 17h30. Entrée sur adhésion libre. Buvette et petite restauration. Hérisson. 8 Avenue de la Croix Rouge. Avignon.


(Vidéos) Le Ténor di Bettino prend part au Festival Off en juillet, mais pas que

Originaire d’Avignon, le Ténor di Bettino revient en Vaucluse pour présenter un spectacle musical au Festival Off les jeudis 16 et 23 juillet. Il sera aussi à Mérindol ce dimanche 12 pour un concert ‘Grands Airs d’Opéra et Chants Sacrés’.

Après avoir obtenu un franc succès lors des Festivals Off d’Avignon 2023, 2024 et 2025, le spectacle ‘Ténor in flamenco’ fait son grand retour cette année au Théâtre de l’Optimist. Deux représentations sont encore à venir : les jeudis 16 et 23 juillet. Mis en scène par le Ténor di Bettino, qui sera au chant, et Laura Ducros, qui s’occupera de la danse, le spectacle raconte l’histoire d’amour entre une danseuse flamenco et un ténor italien.

Jeudis 16 et 23 juillet. 20h30. Réservation en ligne. Théâtre de l’Optimist. 50 Rue Guillaume Puy. Avignon.

Un concert à Mérindol

L’artiste lyrique avignonnais sortira du Festival le temps d’un concert qui se tiendra à Mérindol ce dimanche 12 juillet. Il sera accompagné de son pianiste Maxime Buatier pour ce concert ‘Grands Airs d’Opéra et Chants Sacrés’. Au programme : Gaetano Donizetti, Charles Gounod, Wolfgang Amadeus Mozart, Giuseppe Verdi et bien d’autres.

Dimanche 12 juillet. 20h. Réservation en ligne. Temple de Mérindol. Rue du Temple. Mérindol.


’50 ans, présente !’, une chorégraphie de la cinquantaine épanouie au Théâtre Golovine

La danseuse et chorégraphe Carine Kermin a 50 ans et nous le fait voir et savoir.

La cinquantaine flamboyante – on est loin de la ménagère de plus de 50 ans chère aux (mauvais) médias — Carine Kermin a 50 ans et à défaut de l’assumer, elle nous l’assène dans une seule en scène énergique et virtuose. Virtuose car elle met son corps à l’épreuve (et fait un petit grand écart l’air de rien !) Carine Kermin s’étonne avec humour de son «  bon fonctionnement » Il faut dire qu’elle apprend la leçon : contrôles médicaux régulier, hygiène de vie, bonne alimentation… Vous saurez tout grâce à elle sur le «  bien vieillir » qu’elle nous déclare avec humour et gaité. Celle-ci nous gagne quand elle recherche l’interaction avec le public — largement féminin déjà acquis — qui en redemande. La scénographie mêle théâtre, danse, vidéo…bref un spectacle vitaminé !

Du 4 au 24 juillet. Relâche le lundi. 16h. 12 à 20€. Théâtre Golovine. 1 bis, rue sainte Catherine.

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