Les afterworks de la French Tech Grande Provence sont de retour
Le rendez-vous mensuel de l’écosystème tech et innovant est de retour avec une première édition qui aura lieu mercredi 28 septembre chez Créativa.
Après une pause estivale, les afterworks de la French Tech Grande Provence, en association avec le Grand Avignon, sont de retour.
La première édition de l’année, coorganisée avec Créativa, aura lieu le mercredi 28 septembre. Elle clôtura la journée portes ouvertes et l’inauguration des nouveaux espaces de la pépinière.
Digital Evolution : cette startup, qui réunit une vingtaine d’experts en communication et marketing digital, ambitionne de révolutionner le domaine de la transformation digitale des entreprises françaises.
Nik Air Solutions : cofondée par Amélie Campino et Vincent Baccam, cette startup propose une solution disruptive pour le traçage de la faune (sauvage et domestique) et à terme pour la flore.
Mercredi 28 septembre de 17h30 à 20h30, chez Créativa au 81 rue du Traité de Rome, Avignon – gratuit sur inscription : cliquez ici.
J.R.
Izyshow : le Airbnb de la salle de répétition
Présente au Culture Tech Corner de la CCI de Vaucluse, à l’occasion de ‘Spectacle vivant, scènes numériques’, la start-up Izyshow, lancée en avril dernier, propose une plateforme de recherche et de location de salles de répétitions pour tous les artistes du spectacle vivant.
« Pour un spectacle, il y a à peu près 50 heures de répétition en moyenne et pour trouver des salles de répétition partout en France, c’est hyper compliqué », explique Cyrille Perrin, président de la start-up Izyshow. Après avoir fait une école de commerce et travaillé en entreprise pendant 15 ans, Cyrille Perrin se lance dans la comédie. Il constate qu’il n’existe pas de répertoire généralisé pour trouver des salles de répétition et décide de lancer sa start-up pour répondre cette demande. Présente au Culture Tech Corner de la CCI de Vaucluse, à l’occasion de ‘Spectacle vivant, scènes numériques’, la start-up Izyshow, lancée en avril dernier après une préparation de quatre ans, propose une plateforme de recherche et de location de salles de répétitions pour tous les artistes du spectacle vivant.
Le principe d’Izyshow est similaire à celui de Airbnb, mais s’adresse aux professionnels du spectacle vivant qui recherchent des salles de répétition. Le concept prend la forme d’un site internet sur lequel les artistes peuvent réserver des salles adaptées à leurs besoins, qu’il s’agisse de danse, de musique, de théâtre ou de cirque. Tout se passe sur le site, du choix des dates de réservation, au paiement.
Du côté des structures qui souhaitent mettre à disposition un lieu, la démarche est presque identique. Il suffit de s’inscrire, d’entrer toutes les informations concernant le lieu, les créneaux disponibles et Izyshow s’occupe du reste. Etant lui-même comédien, Cyrille Perrin connaît les besoins des intermittents du spectacle et souhaite leur faciliter la recherche de salle et la location. « Les artistes ont souvent besoin de travailler une semaine, deux semaines au même endroit pour faire leurs répétitions, pour rester ensemble, et ce sont des lieux qui sont difficiles à trouver » explique-t-il.
« L’envie pour Avignon est d’ouvrir la ville à la culture autrement que pendant le festival »
Actuellement présent à la CCI de Vaucluse pour présenter et faire connaître sa start-up, Cyrille Perrin profite également du festival pour démarcher des compagnies, des théâtres, qui seraient aptes à louer leurs locaux pour des répétitions. « L’envie pour Avignon est d’ouvrir la ville à la culture autrement que pendant le festival, ouvrir les théâtres qui le veulent avec Izyshow, pour que les artistes parisiens puissent venir répéter tout au long de l’année. En venant répéter dans les théâtres partenaires à Avignon, cela leur coûtera moins cher qu’à Paris ». Pour le moment, deux théâtres ont répondu positivement pour mettre à disposition leur structure sur la plateforme.
Une start-up fraîchement créée Lancé il y a trois mois, Cyrille Perrin décrit son site comme une « version zéro ». Plusieurs fonctionnalités sont à ajouter, dont notamment un système de grille tarifaire adaptée au moment de la journée où la salle de répétition est louée. « Ce que j’aimerais faire avec Izyshow, c’est un tarif le matin, un l’après-midi et un le soir. Cela permettrait vraiment de pouvoir faire la place aux artistes professionnels, qui eux peuvent travailler le matin et l’après-midi, et aux amateurs le soir ». Start-up fraîchement lancée, Cyrille Perrin recherche actuellement des salles de spectacle à mettre en location sur Izyshow pour enrichir son offre. Seul aux commandes pour le moment, il souhaite recruter un commercial, un communicant et un alternant en développement web. Egalement, une levée de fonds sera organisée en septembre sur le site wedogood.co.
Cinq projets vauclusiens finalistes des Trophées de l’innovation
Les membres du jury technique viennent de sélectionner 11 projets innovants pour la finale des Trophées de l’innovation du Salon des agricultures de Provence, et 5 d’entre eux sont vauclusiens.
Les 11 projets finalistes seront présentés du vendredi 3 au dimanche 5 juin prochainssur le pôle Innovation Crédit Agricole du Salon des Agricultures de Provence, au Domaine du Merle de Salon-de-Provence. Pour cette 3ème édition, le concours distingue quatre catégories d’innovation : les produits et services, les nouvelles pratiques culturales, les processus de transformation, les modes de distribution. La grande nouveauté de cette année est le prix spécial ‘Innovation Biodiversité agricole’. A la clef, il y aura 8 000€ de prix à gagner.
Les 5 projets de Vaucluse
La société civile d’exploitation agricole (SCEA) Loik de Feraudy, basée à Aubignan, cultive des agrumes festifs tels que le yuzu, le citron caviar ou encore la main de bouddha sous serre non chauffée, pour la restauration et l’agroalimentaire. Une production qui est en lutte intégrée et adaptée au changement climatique. L’entreprise est également en passe d’obtenir la certification Haute valeur environnementale (HVE) de niveau 3 qui mesure les seuils de performance environnementale en matière de biodiversité et de faible dépendance aux intrants.
L’entreprise Déshyderata, située à Avignon, oeuvre en faveur de la consommation de légumineuses et de céréales avec ses préparations alimentaires déshydratées à base de graines de céréales et de légumineuses germées. La fabrication se fait sans cuisson et associe la germination et la déshydratation.
La start-up Azuvia, basée à Montfavet, développe le dispositif ‘SETEIA’, une serre filtrante de traitement des effluents liquides et de dépollution des eaux par voie écologique, destinée à la filière viti-vinicole, aux compostières ainsi qu’à l’industrie agro-alimentaire. Le procédé repose sur l’association des technologies d’hydroponie, de phytoépuration et d’environnement contrôlé.
Les jardins de Solène, à Pernes les Fontaines, constituent une interface directe entre les agriculteurs locaux et la restauration collective pour créer un écosystème alimentaire local, résilient, durable et inclusif. L’entreprise qui emploie des personnes en situation de handicap achète aux agriculteurs des fruits et légumes déclassés, en conventionnel et en bio, puis les valorise pour fournir à la restauration collective des produits prêts à cuisiner..
La coopérative oléicole La balméenne, à Beaumes-de-Venise, vient d’adopter un nouveau processus de transformation utilisant la technologie de champ électrique pulsé, qui offre à la fois un gain en rendement d’extraction et un gain sur la qualité nutritionnelle de l’huile.
V.A.
Brad : la sonde qui surveille les salades
La jeune entreprise avignonnaise Brad et l’association Semailles, également basée au sein de la cité des papes, ont décidé d’unir leurs forces en implantant deux sondes connectées au milieu des salades pour analyser les données du sol et de l’air où elles sont plantées.
Depuis 1997, l’association Semailles favorise l’insertion professionnelle au travers de l’exploitation de 16 hectares de terres en maraîchage bio et la mise en œuvre d’actions d’éducation à l’environnement et au développement durable. Dans cette même dynamique de respect de l’environnement, la société Brad a décidé de s’allier à l’association.
La startup Brad élabore des sondes autonomes connectées qu’elle implante au cœur des parcelles et dont elle récolte les données via l’application mobile ‘Brad Dashboard’. Cette dernière permet de voir en temps réelle la qualité de l’environnement des parcelles dans le but de faire une transition vers une agriculture plus respectueuse de l’écosystème aérien et souterrain. Les données regroupent notamment l’humidité et la température du sol et de l’air, la pression atmosphérique, ou encore les points de rosée.
C’est ainsi qu’une collaboration entre les deux entités est née avec la pose de deux sondes au sein des plantations de salades. L’association Semailles pourra donc tester plusieurs techniques différentes afin d’évaluer la performance de ses cultures et retenir, à terme, celle qui est la plus adaptée.
V.A.
Plus de 1 000 licornes dans le monde : où sont-elles réparties ?
Le monde compte actuellement 1 068 licornes, ces entreprises non cotées en bourse évaluées à un milliard de dollars ou plus, selon le recensement de CB Insights. Rien qu’en 2021, 519 sociétés ont rejoint cette catégorie et le troupeau mondial a franchi la barre des 1 000 représentants en février 2022.
Plus de la moitié des licornes (554) sont américaines et 180 autres sont basées en Chine (Hong Kong inclus). Avec 24 représentants actifs – OVH Cloud ayant quitté le club à son entrée en bourse l’an dernier – la France occupe la sixième place du classement des pays qui en comptent le plus, juste derrière l’Allemagne (26). Le leader de l’e-santé en Europe, Doctolib, est actuellement la mieux valorisée des licornes tricolores (6,4 milliards de dollars), suivie de la marketplace dédiée aux appareils reconditionnés Back Market et de la fintech Qonto. Aujourd’hui, on trouve des entreprises non cotées avec une valorisation d’un milliard de dollars ou plus sur tous les continents, mais un coup d’œil à notre carte montre qu’elles sont encore relativement peu nombreuses en Amérique du Sud et en Afrique.
French Tech : le palmarès des levées de fonds en 2021
La French Tech a explosé tous les records en 2021. Comme le dévoile le nouveau baromètre du capital-risque publié par EY, les entreprises innovantes tricolores ont réalisé 784 de levées de fonds l’année dernière, pour un montant total de 11,6 milliards d’euros, soit une croissance de 26 % en volume et de 115 % en valeur. Le montant moyen des opérations de financement est d’environ 15 millions d’euros.
Illustration de l’engouement pour les NFT (jetons non fongibles), c’est la plateforme de jeu basée sur la blockchain, Sorare, qui arrive en tête des levées de fonds en France en 2021, avec une opération record de 574 millions d’euros. Sur le podium, on retrouve ensuite le spécialiste français des marketplaces, Mirakl (472 millions d’euros), et l’éditeur de logiciel ContentSquare (408 millions). Comme le précise EY, outre les services Internet, les secteurs ayant attiré le plus d’investissements l’année dernière ont été la Fintech et l’édition de logiciels.
Avec l’entrée de Lydia dans le club des sociétés non cotées en bourse valorisées à plus de 1 milliard de dollars, la French Tech compte désormais 13 licornes supplémentaires cette année, ce qui porte le total à 22. Comme le met en évidence notre graphique basé sur les données de CB Insights, 2021 représente une année record pour les start-ups du monde entier.
Le financement mondial en capital-risque des entreprises innovantes a littéralement explosé ces douze derniers mois, passant de 77 milliards de dollars au troisième trimestre 2020, à 158 milliards lors de la même période en 2021, soit une hausse de 105 %. Dans le même temps, le nombre de licornes qui émergent chaque trimestre a plus que triplé.
‘Start tech’, un nouvel incubateur pas comme les autres en Grande Provence
Il y a quelques jours avait lieu l’inauguration du nouvel incubateur de la French tech Grande Provence. Son doux nom ? ‘Start tech’. Les candidatures pour bénéficier de l’accompagnement courent jusqu’au 31 octobre prochain.
La French tech Grande Provence, avec son équipe d’experts, a conçu un programme complet et accessible pour aider les startups et entrepreneurs à augmenter leurs chances de réussite, puis obtenir plus facilement des financements publics et privés. En d’autres termes : les aider à rentrer dans les 10% des créations d’entreprise qui réussissent sur la durée.
1er incubateur généraliste en Grande Provence
« Nous aidons les startups à se lancer avec succès grâce à notre expertise, notre accompagnement et notre réseau. 90% des startups échouent, passez dans les 10% ! » déclare la French tech Grande Provence. Augmenter significativement le taux de pérennité et la création d’emploi pour les startups qui se lancent sur le territoire de la Grande Provence, telle est la mission de l’incubateur Start tech.
« Etienne Laffaire nous a fait part de son rêve le 12 mars et nous avons immédiatement transformé cette envie en boule d’énergie créative avec Bertrand Ventadour. Dans notre atelier de co-création, nous avons utilisé mes techniques rodées pour trouver le bon positionnement : le 1er incubateur pour tester et optimiser la viabilité de son projet en Grande Provence ! Le nom ‘Start tech’ est alors sorti facilement avec également Laure Baudouin. Etienne a conçu un programme de qualité avec des experts complémentaires pour chaque étape, de l’idée au lancement », explique Odile Desbruères, spécialiste en accompagnement marketing et communication des PME et TPE.
La vocation de l’incubateur ? Sécuriser le parcours du porteur de projet, de l’idée à la commercialisation, en s’appuyant sur les outils no-code, le réseau d’experts et un savoir-faire en matière d’accompagnement des startups et des entreprises innovantes.
Crédit photo: French tech Grande Provence
Qui peut participer ?
Les publics sont variés. Vous êtes étudiant, entrepreneur, demandeur d’emploi et porteur d’un projet entrepreneurial innovant ? Vous souhaitez l’implanter sur le territoire de la French Tech Grande Provence (Vaucluse, Nord des Bouches du Rhône, Gard Rhodanien) ? Vous avez une ambition de croissance et de création d’emplois, ou vous êtes une entreprise et vous souhaitez lancer un nouveau projet innovant ou technologique ? Vous êtes inscrit comme demandeur d’emploi à Pôle Emploi Vaucluse ? Les frais de l’incubation peuvent être co-financés via le CPF (compte personnel de formation) par Pôle emploi.
Synergie des partenaires
Pôle emploi Vaucluse, partenaire de la French tech Grande Provence, a souhaité sécuriser le parcours des demandeurs d’emploi se dirigeant vers la reprise ou la création d’entreprise tech ou innovante. À ce titre, le programme d’incubation peut être co-financé par Pôle Emploi. Le Grand Avignon, aux côtés de l’association depuis sa création, met son bel espace le Living Lab le 9 à la disposition des sessions d’incubation. Ces soutiens sont précieux et les porteurs de projets en sont les bénéficiaires directs.
La French tech et sa puissance
La French tech Grande Provence fondée en 2014 et basée à Avignon opère le label French Tech initié par le ministère de l’Économie et des Finances. Elle porte trois missions principales : soutenir et accompagner le développement des startups et des entreprises innovantes jusqu’à l’internationalisation, animer et fédérer l’écosystème autour des entreprises et diffuser l’innovation. Les chiffres donnent le tournis : +140 startups accompagnées, +400 emplois créés grâce aux startups, +20M€ de fonds levés, +40 experts et intervenants et +15 mentors grands comptes et ETI (Entreprise de taille intermédiaire).
Les six premiers mois de l’année 2021 ont été très prolifiques pour la French Tech. Comme le révèle le dernier baromètre EY, les startups françaises ont levé 5,14 milliards d’euros via le capital-risque au cours du premier semestre seulement, soit presque autant que sur l’ensemble de l’année 2020. Dans le Top 5 des levées de fond cette année, on retrouve les licornes tricolores Contentsquare (408 millions d’euros), Ledger (312 millions), IAD (300 millions), BackMarket (276 millions) et Alan (185 millions).
Si un tel rythme de financement se poursuit pour les startups françaises ces prochains mois, le cap symbolique des 10 milliards de fonds levés devrait être franchi d’ici la fin de l’année. Comme l’expliquent les analystes d’EY, la France ne fait toutefois pas exception et les fonds récoltés grâce au capital-risque sont en progression un peu partout à travers le monde.