13 février 2026 |

Ecrit par le 13 février 2026

(vidéo) La Région Sud va soutenir l’IHU Méditerranée Infection du professeur Raoult

Le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur va apporter un soutien financier de 189 000 € à l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille dans le cadre de la mise en place d’une cellule de suivi des patients atteints de Covid-19. L’établissement dirigé par le professeur Didier Raoult a déjà testé plus de 50 000 patients et en a soigné plus de 4 000. Le suivi de ces derniers, au moment où l’intensité de l’épidémie décroît, semble devenir un enjeu majeur, alors que les inconnues restent nombreuses quant aux séquelles de l’infection au Covid-19.

« Nous voulons assurer une prise en charge complète de tous les patients que nous avons diagnostiqués et traités lors de la crise épidémique, insiste Didier Raoult. C’est à ce titre que nous avons sollicité l’aide de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui est un soutien majeur de l’IHU Méditerranée Infection depuis sa création. »

« Un pôle d’excellence de dimension mondiale. »

Pour cela, l’unité de recherche Vitrome du professeur Philippe Parola de l’IHU s’est associée à l’Observatoire régional de santé afin de mettre en place une cellule pluridisciplinaire dédiée au suivi des personnes testées positives. Le tout soutenu par la Région qui considère que durant cette pandémie, « Marseille et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur auront constitué un pôle d’excellence de dimension mondiale, à la fois en termes de recherche, de dépistage et de soins. »

Les objectifs de la cellule seront d’apporter un soutien technique et une expertise épidémiologique pour décrire l’évolution clinique des patients infectés, identifier les facteurs prédictifs de la survenue de séquelles post-infection et analyser les données cliniques et biologiques des patients traités au sein de l’IHU.

« Depuis le début de la crise, l’IHU du Professeur Raoult a montré sa capacité à tester, isoler et soigner les malades de la région, explique Renaud Muselier, président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il était essentiel que la Région, partenaire institutionnel depuis sa création en 2011, soit aux côtés de l’IHU pour le suivi de ces patients. »

« Après les pieds nickelés, les Marx brothers. »

Par ailleurs, dans une nouvelle vidéo, le professeur Raoult fait le point sur l’étude Recovery. Après la pantalonnade de la publication dans la revue scientifique médicale britannique ‘The Lancet’ remettant en cause le recours à l’hydroxychloroquine dont les auteurs ont été qualifiés de pieds nickelés par le patron de l’IHU, c’est au tour des conclusions préliminaires de l’essai européen Recovery de passer à la ‘moulinette’ de l’infectiologue phocéen. Ce dernier s’étonne que, dans ces statistiques, puisse apparaître un certain nombre de personnes malades qui n’ont pas été testés préalablement. « Du coup, ils étaient malades mais on ne savait pas ce qu’ils avaient. Au final, on ne sait pas combien étaient réellement atteints par le Covid-19 ! »

En conclusion, « l’arbitre de toutes ces polémiques sera de savoir où il y aura eu le plus de morts. Et pour l’instant, il semblerait que ce soit dans les pays les plus riches, où l’on était obsédé de faire des essais thérapeutiques avant même de connaître la maladie, que la mortalité est la plus élevée. »

« Dès le 20 mars, notre priorité a été de soigner les malades, pas de faire de la recherche. »

Dans le même temps, le professeur Philippe Brouqui, directeur du pôle des maladies infectieuses et tropicales à l’AP-HM (Assistance publique – Hôpitaux de Marseille) est revenu (dans cette vidéo) sur le fait que l’IHU n’a pas mené une étude randomisé*.

« Il s’agit d’essais lourds qui ne donnent pas de résultat avant la fin de l’épidémie. Par ailleurs, cela n’est pas adapté à une réponse scientifique rapide lors d’une situation d’urgence liée à une épidémie. Cela nous posait également un problème éthique de ne pas traiter une partie des patients. »

Une urgence où il est apparu « plus raisonnable de regarder dans les médicaments déjà disponibles que d’essayer de développer de nouveaux médicaments, poursuit Philippe Brouqui. Nous avons observé ce que les Chinois avaient publié et il a semblé que l’hydroxychloroquine pouvait être efficace. »

S’appuyant notamment sur des groupes ‘contrôle’ (ndlr : dans les hôpitaux d’Avignon et de Nice) où le traitement n’avait pas été donné sur des patients infectés auparavant, l’IHU a pu comparer avec ses patients traités ensuite à hydroxychloroquine notamment.

« Dès le 20 mars, nous avons décidé qu’il n’y avait plus lieu de faire de la recherche thérapeutique mais qu’il fallait passer à une phase de traitement car à cette date notre priorité a été de soigner les malades, pas de faire de la recherche. »

*Une étude randomisée est un protocole expérimental ayant pour but d’évaluer l’efficacité d’une thérapie. Elle compare un groupe expérimental, choisi de manière aléatoire, à qui l’on administre le traitement et un groupe témoin suivant un traitement standard ou prenant un placebo.

 


(vidéo) La Région Sud va soutenir l’IHU Méditerranée Infection du professeur Raoult

Alors que la pandémie fait rage en Amérique latine, l’Europe voit désormais le bout du tunnel et espère bientôt un retour à la normale. Selon les données des agences de santé compilées par les analystes d’Our World in Data, le taux de positivité des tests de dépistage du Covid-19 est maintenant descendu sous la barre des 2 % dans la plupart des pays européens.

Comme le montre cette infographie publiée par Statista, la part est même inférieure à 1 % en Italie, Suisse, Allemagne et quelques autres pays d’Europe centrale et du Nord. Dans l’Hexagone, un peu plus de 2 % des tests se sont avérés positifs au cours de la période étudiée arrêtée au 9 juin, soit un taux similaire à celui mesuré au Royaume-Uni, Pays-Bas et Portugal. À l’inverse, c’est actuellement en Suède que la positivité des tests est la plus élevée avec près de 14 %.

Néanmoins, il est important de noter que la comparaison entre les pays est susceptible d’être affectée par des différences dans la façon dont les autorités rapportent les données de tests.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

 


(vidéo) La Région Sud va soutenir l’IHU Méditerranée Infection du professeur Raoult

Selon les données de l’université Johns Hopkins, la Suède dénombrait plus de 40 000 cas confirmés de Covid-19 le 4 juin, mais le nombre de décès rapporté à la population est désormais le cinquième le plus élevé au monde. Avec 446 décès pour un million d’habitants, le taux de mortalité du pays scandinave vient tout juste de dépasser celui la France (443 décès par million). Les autorités sanitaires suédoises, qui avaient fait le choix de ne pas confiner le pays à l’inverse de leurs voisins, ont reconnu dernièrement un « potentiel d’amélioration » dans la façon dont elles ont géré la crise.

A ce jour, c’est toujours la Belgique qui affiche le taux de mortalité le plus élevé dans le monde avec plus de 800 décès recensés pour un million d’habitants, suivit par le Royaume-Uni (598) et l’Espagne (581). Toutefois, la mortalité poursuit sa baisse en Europe depuis plusieurs semaines et le point chaud de la pandémie s’est désormais déplacé en Amérique latine.

Ce graphique est destiné à fournir un aperçu global et il faut garder à l’esprit que les méthodes de comptage et d’identification des décès sont susceptibles de varier entre les pays.

Vous pouvez retrouver ICI les statistiques actualisées pour davantage de pays.


(vidéo) La Région Sud va soutenir l’IHU Méditerranée Infection du professeur Raoult

Après des décennies de croissance pour le commerce international, la mondialisation a rencontré quelques obstacles ces dernières années, dont, entre autres, la résurgence du protectionnisme économique dans certaines régions du monde. Après un ralentissement significatif du volume des échanges commerciaux en 2019, dû en grande partie aux tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, la pandémie de Covid-19 devrait provoquer une chute sans précédent des échanges à l’échelle internationale.

Selon les estimations de l’Organisation mondiale du commerce, le commerce mondial de marchandises devrait baisser de 13 % à 32 % cette année, suivant les différents scénarios d’endiguement de la pandémie et de reprise économique. Comme le montre le graphique publié par Statista, basé sur les données de la Banque mondiale, le volume des échanges commerciaux (exprimé ici en pourcentage du PIB mondial) a globalement stagné au cours de la dernière décennie. Après un déclin engendré par la crise financière en 2009, le commerce international n’a jamais retrouvé les niveaux de croissance des décennies précédentes. Ayant rappelé à de nombreux acteurs économiques la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement mondialisées, cette crise planétaire pourrait amener les entreprises à se tourner vers une approche relocalisée de la production et des flux logistiques, ce qui pourrait ainsi entraîner une baisse durable du commerce international.

De Tristan Gaudiaut pour  Statista


(vidéo) La Région Sud va soutenir l’IHU Méditerranée Infection du professeur Raoult

La pandémie de coronavirus a imposé un lourd fardeau à certains des systèmes hospitaliers les plus avancés du monde. En Europe, des pays tels que l’Espagne, l’Italie ou encore la France ont connu une saturation des unités de soins dans certains de leurs centres hospitaliers, faisant émerger des questions sur les capacités à les maintenir afin de pouvoir faire face à des situations sanitaires exceptionnelles.

Comme le montrent les données publiées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le nombre de lits de soins curatifs (ou aigus) disponibles par habitant était très variable dans les pays d’Europe et il a également significativement diminué dans la plupart d’entre eux au cours de la dernière décennie. S’il faut garder à l’esprit que la définition des ‘soins curatifs’ peut quelque peu varier d’un pays à l’autre, il s’agit globalement de l’ensemble des équipements (publics et privés) dédiés aux soins aigus de courte durée, excluant notamment les lits dévoués à la rééducation et aux soins palliatifs.

L’Allemagne fait partie des pays de l’OCDE où la capacité est la plus élevée, avec 6 lits de soins curatifs pour 1 000 habitants en 2017, en baisse d’environ 12 % par rapport à 2010. En comparaison la capacité était deux fois moins élevée en France, avec 3 lits pour 1 000 habitants en 2017, et une réduction des équipements de 24 % par rapport au début de la décennie. Comme le montre l’infographie publiée par Statista, le ratio descendait autour de 2,5 lits pour mille en Italie et en Espagne, et certains pays ont même connu une baisse de la capacité des services de soins, plus drastique qu’en France. C’est notamment le cas en Suisse (-33 %) et en l’Italie (-38 %). Toujours selon les données de l’OCDE, la Grèce semble en revanche avoir globalement maintenu la même capacité d’accueil, avec environ 3,6 lits de soins curatifs pour 1 000 habitants en 2017 contre 3,8 lits 7 ans plus tôt.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

 


(vidéo) La Région Sud va soutenir l’IHU Méditerranée Infection du professeur Raoult

Alors que le déconfinement progressif se poursuit en Europe, les applications numériques de traçage des cas contacts de Covid-19 se développent malgré les inquiétudes et polémiques qu’elles suscitent sur le plan du respect des libertés et de la protection des données privées. Comme le montre l’infographie publiée par Statista, plusieurs pays européens ont déjà mis ce genre d’application à disposition de leurs citoyens. C’est notamment le cas de la Norvège, de l’Islande et de nombreux pays d’Europe de l’Est, dont l’Autriche, la Pologne, la République tchèque, l’Ukraine ou encore la Bulgarie. En revanche, certains pays comme l’Espagne et la Belgique ont pour le moment renoncé à développer ce type de projet.

L’architecture des applications ainsi que la manière de stocker les données varient selon les pays. La Norvège a par exemple opté pour une centralisation des données et pour le recours à la géolocalisation plutôt qu’à la technologie Bluetooth. À l’opposé, l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse ont choisi la décentralisation et le Bluetooth pour le traçage des contacts, en suivant une approche technologique recommandée par Google et Apple.

En France, l’application ‘StopCovid’ est prête et son déploiement vient d’être voté par l’Assemblée Nationale. Concernant le fonctionnement de cette application, le gouvernement a fait le choix d’un système de stockage centralisé des données et l’utilisation du Bluetooth pour identifier les cas contacts.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

 


(vidéo) La Région Sud va soutenir l’IHU Méditerranée Infection du professeur Raoult

Aucun parti politique n’avait prévu dans son agenda la gestion d’une pandémie mondiale et d’une crise sanitaire majeure, ou encore le sauvetage et le redémarrage de l’économie après un arrêt presque complet. Mais ce scénario a dû être affronté par la plupart des gouvernements à travers le monde, avec des résultats cependant très hétérogènes aux yeux de l’opinion publique.

Comme le montre une étude conduite depuis le mois de mars par YouGov dans 26 pays, les Français expriment une très large défiance à l’encontre de la politique de gestion de crise qui a été menée. En effet, seul le tiers des personnes interrogées estime que le gouvernement français a « bien » ou « relativement bien » géré la crise du coronavirus, soit le taux le plus bas de l’ensemble des pays étudiés. Dans les pays où les gouvernements ont aussi été sous le feu des critiques, l’insatisfaction concerne également plus de la moitié de la population mais si elle n’est toutefois pas aussi élevée que dans l’Hexagone. En Espagne et aux États-Unis, 43 % des personnes interrogées estiment que la gestion de la crise par leur gouvernement a été bonne, et le taux s’élève même à 47 % au Royaume-Uni. En Europe, les gouvernements des pays du nord recueillent globalement les opinions les plus satisfaisantes de la part de leurs citoyens. Mais c’est au Vietnam que la population est la plus satisfaite, avec un score quasi-unanime de 97 %.

Selon Bruno Cautrès, chercheur au Centre national de la recherche scientifique, la confiance des Français à l’encontre du gouvernement (déjà peu élevée avant la crise) a notamment pâti des hésitations et erreurs de communication commises au début de l’épidémie. De manière générale, il est intéressant de noter que les Français entretiennent globalement une forte défiance vis-à-vis des institutions, qu’il s’agisse de l’Union européenne, des médias, ou encore de la santé.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

 


(vidéo) La Région Sud va soutenir l’IHU Méditerranée Infection du professeur Raoult

Depuis les débuts de la crise liée au Covid-19, le nombre la présence d’utilisateurs sur les réseaux sociaux a considérablement augmenté. Malheureusement, le confinement n’a pas fait taire la haine sur Internet, bien au contraire.

Statista, spécialiste mondial de statistiques et de données de marché, observe une forte recrudescence du nombre de propos haineux et discriminatoires sur les réseaux sociaux. Au premier trimestre de l’année 2020, Facebook a ainsi rapporté que ses modérateurs avaient supprimé 9,6 millions de messages haineux sur sa plateforme, soit un chiffre ayant plus que doublé par rapport à la même période l’année dernière (4,1 millions).

Afin de renforcer la modération des contenus, les députés français s’apprêtent à adopter un projet de loi sur la lutte contre la haine en ligne. De leurs côtés les réseaux sociaux, tels Facebook, pointent du doigt le manque de moyens et d’effectifs pour assainir leurs plateformes. La régulation des contenus en ligne pose également d’autres problèmes, comme celui des conditions de travail très difficiles des modérateurs. Ainsi, Facebook a récemment accepté de verser 52 millions de dollars pour pallier les traumatismes et souffrances psychologiques de plus de 11 000 de ses employés confrontés aux contenus haineux et violents à longueur de journée.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

 

 


(vidéo) La Région Sud va soutenir l’IHU Méditerranée Infection du professeur Raoult

A l’occasion de la dernière Journée internationale des infirmières, le portail de données Statista a choisi de revenir sur la rémunération des personnels soignants, un sujet vivement débattu l’année dernière durant le mouvement de grève des urgences publiques. Mais où se situent exactement les infirmiers hospitaliers dans l’échelle des revenus ?

Dans la plupart des pays de l’OCDE, le salaire des infirmiers et des infirmières à l’hôpital est au-dessus du salaire moyen de l’ensemble des travailleurs. Bien entendu, les salaires moyens cachent d’importantes disparités mais ils permettent d’établir des comparaisons. Comme le montre l’infographie, un infirmier hospitalier français perçoit une rémunération inférieure de 6 % au salaire moyen, alors que les soignants espagnols et allemands gagnent respectivement 29 % et 13 % de plus que la moyenne nationale. Au sein de l’OCDE, la France se classe 28e sur 32 et seuls quatre pays font pires en la matière, parmi lesquels la Suisse (-14 %) et la Lituanie (-26 %).

De Tristan Gaudiaut pour Statista

 

https://www.echodumardi.com/tag/statista/page/121/   1/1