4 juillet 2026 |

Ecrit par le 4 juillet 2026

Les licornes françaises les mieux valorisées

Lundi 11 décembre, la start-up française spécialisée dans l’intelligence artificielle générative Mistral AI a officialisé une levée de fonds de 385 millions d’euros, comme le rapporte le quotidien d’information économique Les Échos. Six mois après son lancement, Mistral AI est désormais valorisée à 2 milliards de dollars et rejoint le club des quinze licornes les mieux valorisées de France, ces jeunes sociétés non cotées en Bourse dont la valorisation atteint ou dépasse le milliard de dollars.

Comme le montre notre graphique, Mistral AI partage le onzième rang du classement avec la plateforme de covoiturage BlaBlaCar, fondée en 2006, et Exotec, une start-up spécialisée dans la robotique créée en 2015. Le podium des licornes françaises les mieux valorisées se compose de Doctolib (e-santé), Back Market (e-commerce) et Contentsquare (logiciels) — trois jeunes entreprises non cotées en Bourse dont la valorisation se situe entre 5,6 et 6,4 milliards de dollars, selon les derniers chiffres connus en date de décembre 2023. Un secteur se distingue particulièrement en tête du classement : le e-commerce, avec quatre représentants dans le top 10.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les licornes françaises les mieux valorisées

À l’occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption, qui se tient chaque année le 9 décembre, nous avons choisi de revenir sur les chiffres clés de ce fléau en France avec les données de Transparency International. Si la corruption affecte le plus fortement les pays pauvres et instables politiquement, l’ONG a pointé du doigt ces dernières années la stagnation de plusieurs pays occidentaux dans les progrès réalisés contre ces pratiques illégales. La France en fait notamment partie, avec un score dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International qui n’a pas évolué depuis 2018. Mais quel est le visage de la corruption dans l’Hexagone ? 

Sur plus de mille affaires de corruption recensées en France par l’ONG en date du 25 juillet 2023, on remarque que ces activités illicites semblent particulièrement répandues dans le milieu politique, et en particulier à l’échelon municipal (maires, adjoints et conseillers), qui concentre 39 % des affaires. En seconde position, on trouve les entreprises et leurs dirigeants, représentés dans 22 % des affaires recensées, suivis des employés de la fonction publique (18 % en combinant la fonction publique d’État et territoriale). Quant aux infractions les plus fréquentes, c’est le détournement de fonds publics qui arrive assez largement en tête, puisqu’il concerne 27 % des affaires de corruption. Suivent ensuite le conflit d’intérêt et l’ingérence (19 %), l’escroquerie et la fraude (18 %), ainsi que le faux et usage de faux (17 %).

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les licornes françaises les mieux valorisées

Même si les semi-conducteurs font partie intégrante de l’industrie automobile et informatique depuis des décennies déjà, la course à l’IA et le transfert d’une part croissante des infrastructures numériques vers le cloud ont considérablement exacerbé le besoin de centres de données de grande capacité et de puces électroniques, produites par des entreprises telles que Samsung ou TSMC. Cependant, même si des entreprises américaines comme Intel occupent les premiers rangs en matière de ventes mondiales, il en est tout autre concernant la production de ces composants stratégiques.

Selon les données de l’organisation professionnelle des semi-conducteurs SEMI, environ 70 % de la capacité de production mondiale se trouve en Corée du Sud, à Taïwan et en Chine. Les Amériques (8 %) se classent au cinquième rang mondial, derrière le Japon, dont la part s’élevait à 13 % en 2022. La situation était bien différente il y a de ça quelques dizaines d’années, puisque les États-Unis couvraient 37 % de la capacité mondiale de fabrication en 1990, l’Europe 44 % et le Japon 19 %. 

Le pays du Soleil-Levant était considéré comme une puissance des semi-conducteurs dans les années 80, puisqu’il représentait 51 % des ventes mondiales en 1988. Mais l’éclatement de la bulle économique japonaise dans les années 90 lui a fait perdre son rôle de leader dans ce domaine au profit des économies occidentales, puis de ses rivaux régionaux.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les licornes françaises les mieux valorisées

La tradition des marchés de Noël remonte au Moyen Âge. C’est en Europe centrale que sont nées ces célébrations festives mettant en valeur l’artisanat local et la gastronomie. Selon l’Institut allemand d’homologation des records (Rekord-Institut für Deutschland), les marchés de Noël de Bautzen et de Dresde, démarrés respectivement en 1384 et 1434, sont les plus vieux d’Allemagne (et probablement du monde). Le plus célèbre et le plus visité de France est le marché de Noël de Strasbourg, dont la première édition remonte à 1570.

Il n’est ainsi pas surprenant de constater que les Allemands font partie des plus enthousiastes à l’égard des marchés de Noël. D’après les enquêtes des Consumer Insights, 58 % des répondants allemands interrogés en octobre ont déclaré que ces marchés représentent une tradition essentielle de Noël, et près de la moitié affirment avoir hâte de s’y rendre. Les Français sont également attachés à leurs marchés de Noël : autour de 40 % estiment qu’ils constituent un élément central des fêtes et ont l’intention d’aller les visiter cette année. En revanche, les Britanniques et surtout les Américains présentent nettement moins d’intérêt pour ce genre d’activité.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les licornes françaises les mieux valorisées

Tous les trois ans, l’OCDE procède à une évaluation des systèmes éducatifs dans le monde en testant les compétences et les connaissances des élèves âgés de quinze ans en mathématiques, science et lecture. Baptisé PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), ce test d’une durée de 2 heures est réalisé auprès de près d’un million d’élèves dans 80 pays à travers le monde.

Comme le révèle l’édition 2022 de cette étude, repoussée d’un an en raison du Covid-19 et publiée mardi 5 décembre, la pandémie a fortement affecté les performances des élèves. Les résultats des tests font état d’une chute des résultats scolaires dans la plupart des pays étudiés. Si la crise sanitaire et ses effets sont pointés du doigt, d’autres facteurs expliquent cette baisse globale du niveau des élèves. L’OCDE cite notamment la crise d’attractivité de la profession d’enseignant, qui touche de plus en plus de pays, mais aussi le manque de soutien aux enseignants et aux élèves, ainsi que la baisse d’implication des parents.

Notre infographie montre le cumul des scores moyens d’une sélection de pays dans les trois principaux domaines évalués afin de comparer le niveau global de connaissances scolaires et ses évolutions. Avec un score total moyen de 1435 (-46 points depuis 2018), les élèves français se positionnent juste en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE, 1453 (-29 points sur quatre ans), en compagnie des élèves allemands à 1447 (-54 points depuis 2018) et italiens à 1430 (plus ou moins stable sur quatre ans). 

Parmi les meilleurs élèves toutes épreuves confondues, on trouve ceux de plusieurs pays et territoires asiatiques, comme Singapour, Taïwan et le Japon, qui affichent des scores totaux moyens d’environ 1600 ou plus – et, exceptions notables, en progression depuis 2018. Les pays occidentaux les mieux notés en 2022 sont l’Estonie (1547) et le Canada (1519).

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les licornes françaises les mieux valorisées

De tradition nordique et alpine, le ski est sans surprise un sport très pratiqué dans ces régions du monde. Si l’on exclut la principauté du Liechtenstein, nichée au cœur des Alpes et où 36 % des habitants pratiquent le ski, c’est son voisin, la Suisse, qui compte la plus grande part de skieurs dans la population, soit 35 % selon l’étude annuelle sur le tourisme de montagne de Laurent Vanat, consultant spécialiste du secteur. Tout comme la population helvétique, environ le tiers des Autrichiens sont adeptes de ce sport de glisse. On retrouve ensuite des pays nordiques et slaves parmi les grandes nations de skieurs. Ces derniers représentent un peu plus de 20 % de la population en Tchéquie, en Finlande ainsi qu’en Norvège (d’où le mot « ski » est originaire).

Avec 13 % de la population pratiquant le ski, la France fait partie de la douzaine de pays du monde où ce sport est le plus populaire (à égalité avec la Pologne). L’Hexagone est particulièrement bien doté en matière d’infrastructures de tourisme d’hiver et héberge les domaines skiables les plus fréquentés de la planète : Trois Vallées et Paradiski, avec respectivement plus de 5 millions et 4 millions de visites par saison. Mais il n’y a pas que les Européens qui apprécient descendre les pistes : 12 % des Canadiens, 9 % des Japonais et 8 % des Américains pratiquent le ski, faisant d’eux les plus gros adeptes de ce sport sur leur continent respectif, en Amérique et en Asie.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les licornes françaises les mieux valorisées

Les Suisses sont de loin les plus gros épargnants des pays de l’OCDE. D’après les statistiques de l’organisation de coopération économique, le taux moyen d’épargne des ménages suisses se situe autour de 19 % (donnée de 2022). En comparaison, ce chiffre s’élève en moyenne à 6 % dans l’Union européenne. Comme le montre notre graphique, la France et l’Allemagne se trouvent au-dessus de la moyenne européenne, avec un taux d’épargne des ménages d’environ 11 %, tandis que ce dernier descend autour de 2 % en Italie et au Royaume-Uni.

Le taux d’épargne des ménages indiqué dans l’étude représente le montant total de l’épargne en pourcentage du revenu disponible net, c’est-à-dire le salaire net augmenté des prestations sociales reçues et diminué des impôts versés. Il donne ainsi un aperçu de la part moyenne du revenu qui est épargnée par les ménages et qui accroit chaque année leur patrimoine financier.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les licornes françaises les mieux valorisées

Plusieurs annonceurs majeurs, comme IBM, Apple et Disney, ont annoncé suspendre leurs activités publicitaires sur X (ex-Twitter), après que le sulfureux patron du réseau social, Elon Musk, a relayé une théorie du complot à caractère antisémite sur la plateforme. Ce boycott n’a pas plu à Elon Musk, qui, après s’être excusé du post « peut-être le pire et le plus stupide [qu’il n’ait] jamais publié », n’a pas hésité à exprimer son mécontentement sans retenue. « Si quelqu’un veut me faire chanter avec de la publicité ou de l’argent, qu’il aille se faire foutre. Allez-vous faire foutre. Est-ce que c’est clair ? », a répondu l’homme d’affaires lorsqu’un journaliste lui a demandé mercredi dernier si sa récente visite en Israël avait eu pour but de rassurer les publicitaires.

Malgré cette posture combative, les conséquences potentielles d’un exode des annonceurs publicitaires sont claires pour le PDG du réseau social, ce dernier ayant notamment déclaré : « ce que ce boycott publicitaire va faire, c’est tuer l’entreprise ».

Un rapport publié par l’agence de marketing Gupta Media révèle à quel point X peine à générer des recettes publicitaires depuis son acquisition officielle par Elon Musk en octobre 2022. Le coût pour mille impressions (CPM) de la publicité payante sur X s’est effondré de plus de 75 % depuis que le réseau social est passé entre ses mains, tombant à 0,65 $ en août 2023 (contre 5,77 $ en septembre 2022), son niveau le plus bas depuis trois ans.

Comme le montre notre infographie, le CPM de la publicité sur X est nettement inférieur à celui de ses plus grands rivaux des réseaux sociaux, avec une moyenne de seulement 1,20 $ en 2023 (de janvier à novembre). À l’autre bout de l’échelle, la publicité sur Instagram et Facebook de Meta coûtait en moyenne 7,17 $ pour mille impressions.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Les licornes françaises les mieux valorisées

Leader de la production mondiale depuis déjà plus d’une décennie, la Chine est devenue cette année le premier exportateur de voitures dans le monde, dépassant le Japon. Ce tournant historique marque la fin de plusieurs décennies de domination des groupes automobiles européens, japonais, américains et sud-coréens sur les marchés internationaux.

Comme le révèlent les données compilées par le Financial Times reprises dans notre graphique, les exportations de voitures chinoises ont plus que triplé depuis le premier trimestre 2021, pour atteindre une moyenne de près de 362 000 unités expédiées en juin 2023 (moyenne glissante sur douze mois). À la même date, le deuxième et troisième exportateur mondial, le Japon et l’Allemagne, affichaient une moyenne mensuelle respective d’environ 342 000 et 251 000 unités exportées.

De Tristan Gaudiaut pour Statista

https://www.echodumardi.com/tag/statista/page/30/   1/1