4 juillet 2026 |

Ecrit par le 4 juillet 2026

Bourses crypto : malgré les scandales, Binance restait roi sur le marché

Même si la période de crise traversée par les crypto-monnaies semble être passée, avec les deux cryptodevises phares, le Bitcoin et l’Ethereum, qui rebondissent actuellement à leurs niveaux de mai 2022, le secteur continue de faire face à des défis réglementaires et juridiques. Après que le PDG de FTX (aujourd’hui disparue), Sam Bankman-Fried, ait été reconnu coupable de blanchiment d’argent et de fraude plus tôt ce mois-ci, Changpeng Zhao, ancien directeur de la bourse crypto Binance, a démissionné dans le cadre d’un accord annoncé mardi dernier avec les autorités américaines. Il a notamment accepté de plaider coupable de violation des lois états-uniennes contre le blanchiment d’argent. 

Comme le montre notre graphique basé sur les données compilées par les analystes spécialisés de The Block, les déboires juridiques de Binance (dont certains remontent à plus d’un an) n’ont pour le moment pas nui à la domination de la plateforme d’échange en matière d’activité commerciale. Avec un volume d’échanges de 3 300 milliards de dollars entre le 1er janvier et le 23 novembre 2023, la bourse crypto fondée en 2017 conserve toujours une très nette longueur d’avance sur ses plus proches concurrents : Upbit, OKX et Coinbase, qui enregistrent entre 300 et 600 milliards d’échanges sur la période.

Il est important de noter que, même si toutes ces bourses de crypto-monnaies affichent des mouvements de fonds massifs en 2023, les échanges ont tout de même considérablement diminué en volume par rapport à l’année précédente pour la plupart des acteurs majeurs du marché. Par exemple, entre janvier et juillet 2022, Binance avait déjà dépassé les chiffres accumulés de janvier à novembre 2023.

Depuis sa création, le secteur des cryptomonnaies reste considéré comme un « Far West de la finance » aux yeux des législateurs, en raison de sa nature décentralisée et fortement non réglementée. Pour le procureur général des États-Unis, Merrick Garland, les décisions concernant FTX et Binance sont d’excellents exemples du fait que ce secteur ne peut pas fonctionner en dehors des directives établies pour les entreprises et les produits financiers sans subir de répercussions. « Au cours du mois dernier, le ministère de la Justice a poursuivi avec succès les PDG de deux des plus grandes bourses de crypto-monnaies au monde dans deux affaires pénales distinctes », a déclaré Garland dans un communiqué de presse. « Le message ici doit être clair : utiliser les nouvelles technologies pour enfreindre la loi ne fait pas de vous un perturbateur, cela fait de vous un criminel« .

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Bourses crypto : malgré les scandales, Binance restait roi sur le marché

Dans l’Union européenne (UE), il existe des différences significatives en ce qui concerne les acteurs détenant la dette des administrations publiques. Parmi les pays de l’UE pour lesquels les données étaient disponibles en 2022, la part de la dette publique détenue par les sociétés financières résidentes était la plus élevée au Danemark (75 %), suivi de la Suède (74 %), de la Croatie (67 %), de l’Italie (64 %), de la Tchéquie (63 %) et de Malte (60 %).

À l’inverse, la part la plus importante de la dette détenue à l’étranger (tous secteurs du reste du monde) était enregistrée à Chypre (93 %), devant l’Estonie (74 %), la Lettonie (64 %), l’Autriche et la Lituanie (61 % chacun), puis la Belgique (55 %). En France, la part de la dette publique détenue à l’étranger était de 47 % en 2022, tandis que les sociétés financières résidentes en détenaient 51 %. 

En général, dans les pays de l’UE, moins de 10 % de la dette était détenue par les secteurs non-financiers résidents (sociétés non financières, institutions sans but lucratif au service des ménages), à l’exception notable de la Hongrie et de l’Allemagne (22 % chacun), de Malte (18 %), du Portugal (14 %), de l’Irlande et de la Suède (11 % chacun).

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Bourses crypto : malgré les scandales, Binance restait roi sur le marché

Alors que la transition écologique est plus que jamais un sujet d’actualité, de nombreux citoyens ont déjà modifié leurs usages, notamment en ce qui concerne les déplacements. Bien que la part du vélo dans les trajets quotidiens en France reste encore assez faible (couramment utilisé par 12 % des adultes), ce mode de transport séduit de plus en plus d’habitants en ville et nombre de communes ont décidé d’aménager des pistes cyclables ou de repenser la voirie pour permettre aux cyclistes de circuler à moindres risques. Depuis l’année dernière, plusieurs grands plans vélos ont ainsi fleuri dans les métropoles françaises. C’est dans ce contexte que nous nous sommes penchés sur l’indice de cyclabilité des métropoles publié par l’initiative citoyenne Villes.plus. Les territoires étudiés regroupent environ 40 % de la population française et sont les épicentres de l’utilisation du vélo au quotidien en France.

Les scores obtenus dans l’étude, dont la dernière édition se base sur les données d’OpenStreetMap extraites en novembre 2023, rendent compte plus précisément de la proportion de parcours cyclable d’une sélection d’itinéraires importants dans chacune des 22 métropoles de France. Comme le note l’auteur de l’analyse, « ces scores sont étroitement liés à la définition retenue pour qualifier de cyclable un itinéraire ». Ainsi, il est précisé que l’évaluation porte sur la présence de l’un ou l’autre des aménagements suivants : voie destinée aux vélos et séparée physiquement des voitures, vélorue à vitesse réduite où les cyclistes ont priorité sur les automobilistes, chemin partagé piéton/vélo, voie suffisamment large pour une cohabitation sans gêne (rue piétonne), ou voie dotée d’un marquage au sol de séparation piéton/vélo. 

Comme le met en avant notre carte, si l’on se base sur les critères cités plus haut, quatre métropoles françaises semblent sortir du lot en matière d’aménagements pour la sécurité et le confort des cyclistes. L’Eurométropole de Strasbourg arrive en tête du classement, avec un score de 4,4/10 en novembre 2023, suivie de la métropole de Bordeaux (4,2/10), puis de celles de Toulouse (3,5/10) et Grenoble (3,2/10). À titre de comparaison, et notamment afin de pouvoir juger de la sévérité des scores obtenus par les métropoles françaises (qui regroupent plusieurs communes), la capitale mondiale du vélo, Amsterdam, obtient un score de 7,5/10 en appliquant la même méthodologie.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Bourses crypto : malgré les scandales, Binance restait roi sur le marché

L’événement commercial du Black Friday tombe chaque année le quatrième vendredi du mois de novembre, même si plusieurs détaillants démarrent de nos jours leurs promotions la semaine précédant cette date (et qu’elles se poursuivent généralement jusqu’au lundi suivant, le Cyber Monday). En cinq ans, le chiffre d’affaires total réalisé à l’occasion du Black Friday en France a grimpé de 22 % pour atteindre 398 millions d’euros en 2022, selon les chiffres de Kantar Worldpanel publiés par Le Figaro.

Dans le cadre d’une enquête de Statista réalisée cet automne (du 18 au 21 septembre 2023), il a été demandé aux consommateurs français ayant l’intention de réaliser des achats lors de l’événement ce qu’ils comptaient acheter. Comme le détaille notre graphique, les vêtements et chaussures ainsi que l’électronique grand public figurent parmi les choix les plus populaires cette année, avec respectivement plus de 40 % et 20 % d’intentions d’achat.

En ce qui concerne la participation des Français au Black Friday, la même enquête a révélé que 35 % des adultes interrogés prévoyaient de faire des achats en ligne lors de l’édition 2023, alors que 24 % comptaient profiter des promotions dans les magasins et que 28 % restaient indécis à ce sujet.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Bourses crypto : malgré les scandales, Binance restait roi sur le marché

Nos voisins britanniques sont les plus nombreux d’Europe à ne pas parler une autre langue que leur langue maternelle. C’est ce que révèlent des données de l’institut statistique de l’Union européenne Eurostat, sur lesquelles se base notre infographie. En 2016, près de deux tiers des britanniques disaient ne pouvoir parler qu’une seule langue. En Roumanie et en Hongrie, plus de la moitié des personnes interrogées disaient également ne parler que leur langue maternelle.

Si la France compte un plus grand nombre de personnes polyglottes – seulement 39,9 % de nos compatriotes interrogés disaient ne parler que leur langue maternelle en 2016 – le pays se classait tout de même au dessus de la moyenne européenne, qui se situait à 35,4 %. C’est en Europe du nord qu’on trouvait les nations avec les plus importantes proportions de personnes parlant plus d’une langue : la Suède, la Lettonie, le Danemark, la Norvège et l’Estonie comptaient tous moins de 10 % de personnes ne parlant que leur langue maternelle.

Valentine Fourreau pour Statista


Bourses crypto : malgré les scandales, Binance restait roi sur le marché

En 2022, les commandes à l’exportation des entreprises françaises de défense ont atteint un niveau historique, soit environ 27 milliards d’euros, selon le rapport annuel du ministère des Armées. La France a ainsi conservé son rang de troisième plus gros exportateur d’armes au monde, derrière les États-Unis et la Russie. Les auteurs du rapport notent que ces chiffres s’inscrivent dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, qui a poussé de nombreux pays à augmenter leurs dépenses de défense.

Mais à qui la France vend-elle principalement des armes ? Comme le montre notre graphique, dix clients ont représenté 72 % des 113,9 milliards d’euros d’équipements militaires exportés au cours de la décennie écoulée (2013-2022). Les pays qui ont commandé le plus d’armes auprès de l’industrie française sur cette période sont les Émirats arabes unis (21,5 milliards d’euros), l’Égypte (12,3 milliards), le Qatar (11 milliards), l’Inde (10,9 milliards) et l’Arabie saoudite (9,5 milliards). Ensemble, ces cinq pays ont représenté 57 % de la valeur de l’armement français expédié à l’étranger ces dix dernières années.

Une grande partie de la valeur exportée par la France provient des avions de combat Rafale vendus par Dassault et des ventes de sous-marins et frégates construits par Naval Group.

Tristan Gaudiaut pour Statista


Bourses crypto : malgré les scandales, Binance restait roi sur le marché

Selon l’étude « Digital Quality of Life Index » publiée chaque année par Surfshark, la France est le pays qui offre la meilleure qualité de vie numérique à ses citoyens en 2023. Couvrant plus d’une centaine de pays, cette analyse se base sur plusieurs critères comme les performances du réseau Internet, la cybersécurité, le développement des infrastructures et services en ligne, mais aussi l’accessibilité pour la population en matière de prix.

Comme le révèle notre graphique, le coût d’un abonnement à Internet fixe haut débit peut peser très lourd dans le budget des ménages, en particulier en Afrique. Au Mali, si l’on se base sur le salaire net moyen, il faut une semaine entière de travail (40 heures) pour pouvoir se payer l’abonnement le plus abordable. Et qui dit cher ne veut pas forcément dire de bonne qualité, les infrastructures numériques du pays obtenant l’un des pires scores de l’étude.

L’accès à Internet haut débit est également relativement coûteux dans certains pays d’Amérique latine et d’Asie du Sud. Il faut par exemple plus de 10 heures de travail au salaire moyen pour se payer l’abonnement le moins cher au Salvador et aux Philippines.

À l’opposé de l’échelle, c’est en Roumanie que l’accessibilité financière est la meilleure : seules 18 minutes de travail au salaire moyen sont nécessaires pour couvrir les frais d’une connexion fixe dans ce pays. Le Japon (26 minutes) et l’Allemagne (35 minutes) font également partie des bons élèves en la matière.

On observe de grandes disparités entre les pays européens. S’abonner à Internet haut débit revient par exemple à plus de 3 heures de labeur en Grèce, près de 2 heures en Belgique (1 heures 46 minutes) et un peu moins d’une heure en France (54 minutes).

Tristan Gaudiaut pour Statista


Bourses crypto : malgré les scandales, Binance restait roi sur le marché

Dans les régions polaires, l’étendue de la banquise suit un cycle saisonnier. Le mois de septembre marque généralement le début de la période de reconstitution de la banquise arctique et, inversement, le début de la période de fonte pour la banquise antarctique. Indépendamment de ces variations saisonnières, les données de l’Agence américaine d’observation environnementale (NOAA) révèlent que l’étendue des banquises de la planète a atteint cette année son point le plus bas depuis le début des observations satellitaires en 1979.

En septembre 2023, l’étendue moyenne des banquises sur Terre était de 21,2 millions de kilomètres carrés, soit 3 millions de kilomètres carrés de moins que la moyenne mesurée à la même période de 1991 à 2020. Comme le met en avant notre graphique retraçant l’évolution de la superficie de mer gelée depuis 1980 (sélection d’années), après avoir battu un record d’étendue minimale en février dernier (16,1 millions de kilomètres carrés), les banquises n’ont pas suffisamment rebondi et sont restées à un niveau très inférieur aux normales de saison durant l’été de l’hémisphère nord.

Tristan Gaudiaut pour Statista


Bourses crypto : malgré les scandales, Binance restait roi sur le marché

Les néobanques ont le vent en poupe et poursuivent leur percée dans le paysage bancaire français. Ces établissements, dont les services sont 100 % digitaux et orientés sur le mobile, répondent aux nouveaux besoins et modes de consommation dans le secteur bancaire et séduisent de plus en plus de monde. Les analystes du département Market Insights de Statista prévoient que la valeur des transactions du marché des néobanques en France devrait atteindre plus de 250 milliards d’euros en 2023, soit une croissance annuelle de plus de 40 %.

Comme le détaille notre infographie, trois acteurs se partagent environ la moitié des parts de marché en France (données de 2022). Il s’agit de l’application mobile française Bankin’ (20 %), de l’allemande Stocard (16 %) et de l’appli britannique Revolut (15 %). Ma French Bank, néobanque du groupe La Banque Postale lancée en 2019, s’est hissée au quatrième rang l’an dernier (9 %), juste devant N26 et Nickel (chacun 7 %).

Tristan Gaudiaut pour Statista

https://www.echodumardi.com/tag/statista/page/31/   1/1