Les Français sont les plus friands de cinéma en Europe
Avec une fréquentation des salles de cinéma qui est toujours bien supérieure à celle de ses principaux voisins, la France se distingue comme le pays le plus cinéphile d’Europe. Si les cinémas français peinent encore à renouer avec la fréquentation d’avant-Covid (plus de 200 millions d’entrées entre 2014 et 2019), ils ont néanmoins réussi à faire croître leur nombre de visiteurs l’an dernier, malgré les défis posés par les nouvelles technologies et les évolutions des habitudes de consommation. En 2024, la France a enregistré une fréquentation de 181,3 millions d’entrées (soit 2,6 entrées par habitant), en progression de près d’un million par rapport à 2023. Le succès du cinéma français est l’un des facteurs de cette bonne performance. Les films nationaux ont représenté près de la moitié (44,4 %) de la fréquentation totale en France l’an dernier, les plus populaires ayant été « Un p’tit truc en plus » d’Artus avec 10,8 millions d’entrées et « Le Comte de Monte-Cristo » de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière avec 9,3 millions d’entrées.
Comme l’indique notre infographie, basée sur les chiffres de l’Observatoire européen de l’audiovisuel, la France devance assez nettement le Royaume-Uni et l’Allemagne, qui complètent le podium en Europe avec respectivement 126,5 millions et 90,1 millions d’entrées dans les salles de cinéma l’an dernier (soit 1,8 et 1,1 entrées par habitant respectivement).
Les Français sont les plus friands de cinéma en Europe
L’exécutif s’attaque à la fonction publique. Dans une interview publiée dans le journal Le Parisien mardi 9 avril, le ministre de la Transformation et de la Fonction publique Stanislas Guerini a annoncé vouloir « lever le tabou du licenciement dans la fonction publique », remettant ainsi en question le principe d’« emploi à vie » qui caractérisait jusqu’ici le statut particulier des fonctionnaires en France. Si le licenciement existe déjà dans la fonction publique (pour trois motifs : l’inaptitude physique, la faute disciplinaire et l’insuffisance professionnelle), il est très peu appliqué : en 2022, seulement 235 fonctionnaires ont été licenciés en France.
L’annonce de Stanislas Guerini est intervenue à la sortie d’une réunion organisée le même jour avec les syndicats en vue d’un projet de réforme, prévu pour l’automne. Parmi les pistes étudiées figurent également la remise en cause des catégories historiques de la fonction publique (A, B et C), ainsi qu’une possible rémunération au mérite des agents. Sans surprise, le ministre s’est attiré les foudres des syndicats pour ses paroles, et pour un projet de loi qu’ils jugent « injuste », qui risque d’« accroître la division entre les agents publics ».
Comme le montre notre infographie, basée sur un rapport de l’OCDE, la France compte légèrement plus de fonctionnaires que la moyenne des pays de l’organisation : 21,1 % de la population active en France travaille en effet dans la fonction publique, alors que la moyenne de l’OCDE s’établit à 18,6 %. C’est dans les pays d’Europe du nord qu’on trouve la plus grande part de fonctionnaires : ils sont 30,9 % en Norvège, 29,3 % en Suède, 28 % au Danemark, et 24,5 % en Finlande. À l’inverse, l’Allemagne et le Japon avaient des secteurs publics relativement peu importants : l’Allemagne ne comptait que 11,1 % de fonctionnaires dans sa population active, et le Japon seulement 4,6 %.
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Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux critères tels que le respect de l’environnement, la santé et les conditions sociales de production dans leurs comportements d’achat. Dans ce contexte, les produits issus du commerce équitable ont connu ces dernières années un essor important en France.
En effet, comme le montrent les données du dernier rapport « Observatoire du commerce équitable » publié à ce jour par le collectif Commerce Équitable France, les ventes de produits issus du commerce équitable ont quadruplé en valeur entre 2014 et 2022, dépassant le cap des 2 milliards d’euros pour la première fois en 2021. Comme l’indique notre infographie, cette croissance fulgurante est en partie due à la création du label Agri-Éthique en 2014 – le premier label de commerce équitable de produits issus de filières françaises. Cette certification vise à garantir un prix rémunérateur pour les agriculteurs français en rémunérant la production agricole à sa juste valeur et compte aujourd’hui plus de 2 800 partenaires sur le territoire national (exploitants agricoles, entreprises agroalimentaires, artisans, boulangeries, etc.).
Le marché français du commerce équitable reste actuellement pour l’essentiel concentré sur l’alimentation, qui représentait 95 % de la valeur totale du marché en 2022. Si les deux produits alimentaires phares du commerce équitable, le café et le chocolat, se taillent toujours la part du lion avec environ un tiers des ventes (33,9 % en 2022), les produits de boulangerie, notamment grâce au label Agri-Éthique, contribuent désormais à environ un cinquième du chiffre d’affaires du marché (19,8 % en 2022). Parmi les autres produits équitables les plus achetés en France, on trouve également les bananes (9,9 % des ventes en 2022) et les fruits et légumes frais (6,7 %). Ensemble, ces quatre catégories de produits représentent plus de deux tiers des ventes du marché du commerce équitable en France.
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Mercredi 16 avril 2025, la Cour suprême britannique a pris une décision qui pourrait avoir des conséquences importantes pour les femmes transgenres au Royaume-Uni. La plus haute instance judiciaire du pays a en effet statué que la définition légale d’une femme repose sur le sexe biologique et non le genre. Comme le rapporte Le Monde, les effets concrets de ce jugement restent encore flous, mais les juges britanniques ont affirmé qu’il serait désormais légal d’exclure les femmes transgenres de certains espaces réservés aux femmes – comme des centres d’hébergement ou des hôpitaux – si cela est considéré comme « proportionné ».
Si les droits et l’inclusion sociale des personnes transgenres souffrent ou sont remis en cause dans plusieurs pays, comme aux États-Unis ou au Royaume-Uni, ces derniers ont toutefois globalement progressé en Europe. D’après l’ONG Transgender Europe, l’Espagne, la Finlande et l’Islande sont des exemples de pays ayant récemment amélioré la protection et les droits des personnes transgenres. L’Espagne et la Grèce ont notamment introduit de nouvelles interdictions des thérapies de conversion fondées sur l’identité de genre. En outre, l’Espagne et la Finlande ont adopté en 2023 une reconnaissance du genre basée sur l’autodétermination : elle repose exclusivement sur la volonté exprimée par la personne concernée, et n’implique aucun tiers (comme un juge ou un expert médical). Comme le montre notre carte, ces deux pays ont ainsi rejoint le Danemark (premier pays à avoir accordé ce droit en Europe en 2014), la Belgique, le Luxembourg, l’Irlande et Malte, où les personnes transgenres avaient déjà la possibilité de changer leur genre légal librement.
Cependant, certains pays d’Europe limitent toujours l’accès à la reconnaissance légale du genre pour les personnes transgenres, et celle-ci est parfois soumise à des condition médicales souvent jugées abusives. En Roumanie, en Slovaquie et en Tchéquie, par exemple, une personne transgenre doit être prête à subir une intervention stérilisante pour changer légalement de genre, une exigence pourtant condamnée par la Cour européenne en 2017 comme « violant les droits humains ».
Les Français sont les plus friands de cinéma en Europe
Il y a 80 ans, le 8 mai 1945, la Seconde Guerre mondiale prenait fin en Europe avec la capitulation inconditionnelle de l’Allemagne nazie. Depuis cette date, la paix a globalement régné sur une grande partie du continent, et pour la plupart des gens, la survenue d’une guerre interétatique sur le sol européen était devenue une perspective lointaine. Mais au cours des trois dernières années, la guerre d’agression contre l’Ukraine menée par la Russie en violation du droit international a changé la donne, faisant revenir le spectre d’un conflit militaire de grande ampleur en Europe.
Comme le montrent les enquêtes du baromètre mensuel « What Worries the World » publié par Ipsos, les préoccupations à ce sujet ont tendance à gagner du terrain dans les pays européens. En France par exemple, en avril 2025, un quart des personnes interrogées (25 %) ont déclaré qu’un conflit militaire entre États faisait partie de leurs plus grandes inquiétudes, en hausse de 9 points de pourcentage sur un an. Même au début de la guerre en Ukraine, en avril 2022, ce chiffre n’était pas aussi élevé (20 %). Outre dans l’Hexagone, les craintes liées à la survenue d’un conflit ont aussi particulièrement augmenté aux Pays-Bas : alors que 16 % des Néerlandais interrogés se disaient inquiets à ce propos en avril 2024, ce chiffre est passé à 29 % le mois dernier (+13 points).
Comme l’indique notre infographie, les Polonais font partie de ceux qui se montrent les plus inquiets à ce sujet – probablement parce que leur pays partage une frontière à l’est avec l’Ukraine et au nord avec la Russie (enclave de Kaliningrad). En effet, 39 % d’entre eux ont récemment déclaré qu’un conflit militaire interétatique était l’une de leurs plus grandes préoccupations. À l’inverse, la situation semble bien différente en Hongrie, qui affiche le niveau d’inquiétudes à ce sujet le plus faible des pays européens étudiés (moins de 10 % des sondés).
Armement : les dépenses militaires explosent dans le monde Alors que les conflits se multiplient dangereusement ces dernières années, le monde se réarme à vive allure. Selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), les dépenses militaires mondiales ont atteint 2 718 milliards de dollars en 2024, soit une croissance annuelle de 9,4% en termes réels. Il s’agit de la plus forte hausse sur un an jamais enregistrée depuis au moins la fin de la guerre froide. SIPRI souligne que les dépenses militaires ont augmenté dans toutes les régions du monde, avec une hausse particulièrement rapide en Europe et au Moyen-Orient.
Les États-Unis, la Chine, l’Inde, la Russie et l’Allemagne figurent en tête de liste des pays qui affichent les dépenses militaires les plus élevées. Ensemble, ils représentent plus de 60 % des dépenses mondiales dans ce domaine. Quant à la France, elle se classe au dizième rang derrière l’Arabie saoudite, avec un budget de défense de près de 65 milliards de dollars l’an dernier. L’industrie française de l’armement a su tirer partie de la hausse de la demande dans ce secteur ces dernières années : ses exportations ont augmenté de près de 50 % entre la période 2014-2018 et 2019-2023, faisant du pays le deuxième exportateur mondial d’armes.
Les Français sont les plus friands de cinéma en Europe
La dette mondiale a augmenté de 7,5 billions (ou 7 500 milliards) de dollars au cours des trois premiers mois de l’année 2025, pour atteindre un niveau record d’environ 324 billions de dollars, selon un rapport publié le mardi 6 mai par l’Institut de finance internationale (IIF). D’après l’organisme bancaire, la dette totale des marchés émergents a augmenté de 3,5 billions de dollars au premier trimestre 2025 (dont 2 billions attribués rien qu’à la Chine), pour atteindre un niveau record de plus de 106 billions de dollars. L’IIF a également précisé qu’en plus de la Chine, la France et l’Allemagne ont été les principaux contributeurs à l’augmentation de la dette mondiale au cours du premier trimestre 2025. L’infographie ci-dessous retrace l’évolution de la valeur de la dette mondiale depuis le premier trimestre 2014.
Comment évolue la dette publique des pays ? Selon les derniers chiffres publiés en 2025 par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la dette publique française a progressé de 203 milliards d’euros en 2024, pour atteindre 3 305 milliards à la fin de l’année dernière. Le niveau d’endettement public est alors monté à 113 % du PIB en décembre 2024, ce qui constitue un record hors période de crise (pandémie de Covid-19, crises financières, etc.).
Avec le réarmement qui continue de se profiler en Europe, devant conduire à des dépenses étatiques supplémentaires, le gonflement de la dette risque de se prolonger. Alors que les perspectives de croissance économique se sont également assombries un peu partout dans le monde, le Fonds monétaire international (FMI) s’attend, dans ses prévisions dévoilées en avril dernier, à ce que le niveau d’endettement public de la France grimpe à 116 % du PIB à la fin de l’année 2025, soit +4,3 points de pourcentage par rapport à 2022.
Comme le montre notre infographie, d’autres grandes économies mondiales sont également confrontées à une dégradation substantielle de leur niveau d’endettement ces derniers temps, comme la Chine, avec une dette publique attendue par le FMI à 96,3 % du PIB en 2025 (+18,9 points depuis 2022), le Canada (112,5 %, +5,2 points sur trois ans), le Royaume-Uni (103,9 %, +3,5 points) ou encore les États-Unis (122,5 %, +2 points).
À l’inverse, l’Espagne fait partie des exemples de pays parvenus à réduire significativement leur niveau d’endettement. La dette publique espagnole a continué de reculer l’an dernier pour s’établir à 101,8 % du PIB et le FMI prévoit que ce taux descende à 100,6 % à la fin de 2025 (soit -8,8 points depuis 2022). Ce reflux du ratio de la dette par rapport au PIB en Espagne s’explique en partie par la forte croissance économique du pays, qui a atteint plus de 3 % l’an dernier, soit 4,5 fois plus que la moyenne de la zone euro.
Les Français sont les plus friands de cinéma en Europe
À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse qui vient de se dérouler le 3 mai dernier, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) a publié son rapport annuel concernant l’état de la liberté de la presse en 2025. Ce dernier fait état d’une dégradation continue de la situation mondiale. Pour la première fois, l’organisation a classé la situation de la liberté de la presse comme « difficile » à l’échelle mondiale, le score moyen de l’ensemble des pays évalués étant passé sous la barre des 55 points ( « situation difficile »). Plus de six pays sur dix (112 au total) ont vu leur score reculer dans le classement cette année, dont plusieurs pourtant plutôt bien classés. Comme le souligne RSF, « si les exactions physiques contre les journalistes sont l’aspect le plus visible des atteintes à la liberté de la presse, les pressions économiques, plus insidieuses, sont aussi une entrave majeure […]. Sans indépendance économique, pas de presse libre ».
Comme le détaille notre carte, 42 pays, qui représentent plus de la moitié de la population mondiale, ont été classés dans la pire catégorie de l’indice – la situation de la liberté de la presse y est jugée « très grave » et exercer le journalisme y est particulièrement dangereux. En outre, 96 pays se trouvent dans une situation « difficile » ou « problématique », tandis que seulement 42 présentent une situation « plutôt bonne » ou « bonne ». Les pays classés dans la meilleure catégorie de l’indice sont tous européens et se comptent sur les dix doigts de la main : la Norvège, l’Estonie, les Pays-Bas, la Suède, la Finlande, le Danemark et l’Irlande.
La France a de son côté perdu quatre places au classement par rapport à 2024 et se classe désormais au 25e rang mondial. RSF note qu’une « part significative de la presse [française] est contrôlée par quelques grandes fortunes – une concentration croissante qui restreint la diversité éditoriale, accroît les risques d’autocensure et pose de sérieuses questions sur l’indépendance réelle des rédactions vis-à-vis des intérêts économiques ou politiques de leurs actionnaires ».
Parmi les pays où la liberté de la presse est la plus restreinte au monde, on trouve en grande majorité des pays d’Asie et du Moyen-Orient. Le trio de fin du classement est composé de l’Érythrée, de la Corée du Nord et de la Chine, qui reste l’une des principales prisons du monde pour les journalistes et un modèle pour les régimes autoritaires en matière de contrôle des médias. Suivent ensuite des pays comme la Syrie, l’Iran, l’Afghanistan, le Turkménistan et le Vietnam, où les situations sont également jugées critiques pour la pratique du journalisme.
Ailleurs dans le monde, la liberté de la presse a connu un recul important en Afrique subsaharienne, comme au Burkina Faso, au Congo et au Nigeria, mais également dans les Amériques, où plusieurs pays ont vu leurs indicateurs chuter. Par exemple, aux États-Unis, une dégradation inquiétante de la liberté de la presse est observée depuis le second mandat de Donald Trump, tandis qu’en Argentine, le président Javier Milei a stigmatisé les journalistes et démantelé les médias publics.
Quelles sont les sources d’information préférées selon les générations ?
De plus en plus de jeunes se tournent vers les réseaux sociaux comme source d’information principale. Selon la dernière enquête du Parlement européen sur la jeunesse, publiée en février 2025, les réseaux sociaux sont désormais la première source d’information pour les jeunes dans l’UE, dépassant la télévision et les médias imprimés et numériques. Ainsi, 42 % des Européens âgés de 16 à 30 ans ont déclaré s’appuyer principalement sur des plateformes comme TikTok, Instagram et YouTube pour s’informer sur la politique et les questions sociales, contre 39 % principalement sur la télévision.
Une enquête réalisée entre avril 2024 et mars 2025 par Statista dans le cadre des Consumer Insights confirme cette tendance et donne un aperçu du fossé existant désormais entre les générations dans leurs manières de consommer l’information. En France par exemple, plus de la moitié des répondants de la génération Z (nés après 1994) et des Milléniaux (1980-1994) ont déclaré avoir utilisé les réseaux sociaux pour s’informer au cours des quatre semaines précédant l’enquête, contre 35 % des représentants de la génération X (1965-1979) et 18 % des baby boomers (nés avant 1965). Inversement, la télévision a été utilisée comme source d’information par la majorité des répondants de plus de 45 ans, tandis qu’en dessous de cet âge, le taux d’utilisation tombe en dessous de 50 %.
Parmi l’ensemble des canaux étudiés en France, c’est la radio qui affiche le fossé générationnel le plus important : deux tiers (67 %) des baby boomers l’ont utilisé pour s’informer au cours des quatre dernières semaines, contre seulement 25 % des répondants de la génération Z. Les jeunes de moins de 30 ans semblent en partie avoir remplacé la radio par les podcasts en streaming, qui recueillent un taux d’utilisation de 25 % au sein de ce groupe d’âge (contre 12 % pour la génération X et les baby boomers).
Les Français sont les plus friands de cinéma en Europe
En France comme dans de nombreux autres pays occidentaux, les médicaments psychotropes (antidépresseurs par ex.), principalement consommés dans le cadre d’une prescription médicale pour traiter des troubles mentaux, sont la troisième substance psychoactive la plus fréquemment consommée après l’alcool et le tabac. Si ces médicaments jouent un rôle important dans le traitement de certaines maladies mentales, leur utilisation abusive peut entraîner un risque d’abus et de dépendance du fait de leurs propriétés psychoactives.
À l’échelle mondiale, la taille du marché des médicaments antidépresseurs était estimée à près de 15 milliards de dollars en 2024, selon des données publiées par Verified Market Reports. D’après les prévisions des experts du secteur, ce marché devrait voir son chiffre d’affaires dépasser le cap des 20 milliards de dollars d’ici 2033, porté par un taux de croissance annuel composé de 4 %. L’Amérique du Nord représentait autour de 40 % des ventes mondiales en valeur en 2023, suivie par l’Europe avec 30 %. La région Asie-Pacifique représentait environ 20 % des ventes cette année-là et est considérée comme le principal moteur de la croissance du marché dans les années à venir. L’infographie ci-dessous présente une sélection de chiffres clés sur les ventes et les parts de marché de l’industrie mondiale des antidépresseurs.
Où consomme-t-on le plus d’antidépresseurs à travers le monde ? D’après les chiffres de l’OCDE les plus récents, parmi la trentaine de pays dans le monde pour lesquels ces données sont disponibles, c’est toujours en Islande que le niveau de consommation d’antidépresseurs est le plus élevé. Avec une consommation moyenne de 165 doses définies journalières pour 1 000 habitants en 2023, les Islandais devancent les Portugais (154 doses journalières pour 1 000 habitants), les Britanniques (136 doses, donnée de 2022) et les Canadiens (133 doses).
Autrefois identifié comme un pays où le recours à ce type de médicaments était excessif, la France ne fait plus partie, depuis plus d’une décennie déjà, des pays d’Europe où les antidépresseurs sont les plus consommés. Avec 61 doses définies de ce type de médicaments ingérées par jour pour 1 000 habitants (donnée de 2022), les Français se situent dans la moyenne basse des 31 pays de l’OCDE étudiés (environ 76 doses pour 1 000 habitants). Les populations analysées qui présentent les niveaux de consommation les plus faibles sont les Lettons, les Hongrois et les Coréens, avec des ratios allant de 26 à 34 doses journalières pour 1 000 personnes.
Les Français sont les plus friands de cinéma en Europe
Après des décennies de croissance presque ininterrompue du commerce, du tourisme et de la coopération internationale, la mondialisation se heurte ces dernières années à plusieurs obstacles. Après la stagnation de la croissance des échanges mondiaux dans le sillage de la crise financière de 2007-2008 puis sous la première administration Trump (2017-2021), lorsque les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont commencé à se manifester, la pandémie de Covid-19 a entraîné une forte baisse du commerce international, qui, mesuré en pourcentage du PIB mondial, a atteint en 2020 son niveau le plus bas depuis 2003. Bien que la pandémie ait rappelé les vulnérabilités des chaînes mondiales d’approvisionnement, le commerce international a ensuite rapidement rebondi, le ratio commerce/PIB mondial culminant à 62,8 % en 2022 avant de retomber à 58,5 % en 2023, selon les dernières données disponibles de la Banque mondiale.
Avec le regain des tensions géopolitiques et la montée des nationalismes et du protectionnisme observés à travers le monde ces dernières années, certains des progrès réalisés par le passé ont désormais été réduit à néant. Alors que la guerre commerciale 2.0 de la nouvelle administration Trump, entrée ces dernières semaines dans une nouvelle phase qui voit s’affronter directement les deux plus grandes économies mondiales (plus de 100% de droits de douane entre les deux pays à cette heure), menace de bouleverser l’économie mondiale, il se pourrait bien que nous ayons assisté à l’apogée de la mondialisation. Les nouveaux tarifs douaniers (pour certains temporairement suspendus) et surtout l’incertitude entourant la future politique commerciale des États-Unis pourraient amener les entreprises à repenser leurs chaînes d’approvisionnement afin de les rendre moins vulnérables aux perturbations internationales. Mais il reste encore à ce jour difficile de prévoir quels impacts durables la politique actuelle (et pour le moins erratique) de l’administration Trump aura sur le commerce mondial à long terme.