25 août 2026 |

Ecrit par le 25 août 2026

En France, le Vaucluse montre l’exemple en matière de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote

Au début du mois de juillet, Suez et la préfecture de Vaucluse ont inauguré à Entraigues-sur-la-Sorgue un dispositif inédit en France visant à sécuriser le traitement des bouteilles de protoxyde d’azote pour lutter davantage contre leur usage détourné.

L’usage détourné du protoxyde d’azote est un phénomène identifié depuis plusieurs décennies, notamment dans le milieu festif. Ce « gaz hilarant », vendu sous forme de cartouches ou de bonbonnes et souvent utilisé en cuisine, est inhalé par le biais d’un ballon, notamment par les adolescents et jeunes adultes cherchant l’effet rapide, euphorisant et les distorsions sensorielles provoqués par ce produit.

Mais ils le font souvent sans prendre compte des risques que présente ce gaz, comme l’asphyxie par manque d’oxygène, la perte de connaissance, la brûlure par le froid du gaz expulsé, la désorientation, les vertiges, ou encore les chutes, et plus gravement les troubles neurologiques, hématologiques, psychiatriques ou cardiaques.

Le Vaucluse lutte activement contre l’usage détourné de ce gaz

Si cet engouement pour les effets du protoxyde d’azote ne date pas d’hier, la France a tout de même observé une recrudescence de ce phénomène ces dernières années. Le Vaucluse, lui, n’échappe pas à la règle. C’est pourquoi, l’année dernière, le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a pris un arrêté préfectoral publié le 21 novembre 2025 interdisant sur l’ensemble du département, de 19h à 7h, la détention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote à des fins récréatives détournées. Une première mesure qui était applicable jusqu’au 15 mai 2026.

Les restrictions ont finalement été renouvelées au travers d’un nouvel arrêté préfectoral pour la période du 1er mai 2026 au 31 octobre, qui, cette fois-ci, interdit la détention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote à des fins récréatives détournées 24h/24. Le Vaucluse fait parti des premiers départements où la préfecture a pris de tels engagements et agit désormais activement dans la lutte contre l’usage détourné de ce produit. Cette lutte s’ajoute à la loi du 1er juin 2021 tendant à prévenir les usages dangereux du protoxyde d’azote.

Un nouveau dispositif pour sécuriser le traitement des bouteilles de protoxyde d’azote

Ainsi, le Vaucluse fait finalement figure de pionnier en terme de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote avec l’expérimentation d’un nouveau dispositif industriel, inédit en France. Et c’est à Entraigues-sur-la-Sorgue que ce dispositif combinant intelligence artificielle, solutions technologiques avancées et actions de sensibilisation a été lancé par la préfecture de Vaucluse et Suez.

« La consommation détournée du protoxyde d’azote engendre de nombreux défis de santé publique et environnementaux et fait peser un risque sur les collectivités et les opérateurs de tri et de valorisation, confrontés à des incidents techniques croissants liés à ces déchets. »

Xavier Girre, directeur général de Suez

Ce premier pilote industriel est destiné à la prise en charge et au traitement des bonbonnes de « gaz hilarant. » Au sein du territoire départemental, ce sont déjà plus de 3 000 bonbonnes qui ont été récupérées, mettant en évidence l’urgence d’apporter une réponse industrielle pour le traitement de ces déchets. Un projet déjà en route depuis mars 2025 lorsque la préfecture et Suez se sont réunis avec les collectivités locales et les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire du département pour apporter une réponse globale à ce phénomène considéré comme « un fléau sanitaire, sécuritaire et environnemental. »

©Suez

Un procédé d’extraction de gaz

C’est donc au cœur de l’Écopôle Suez, dans la zone d’activité du pont à Entraigues-sur-la-Sorgue que sont désormais traitées les bouteilles de protoxyde d’azote, plutôt que d’être jetées dans la nature ou dans les ordures ménagères. Ainsi, la nouvelle unité industrielle est basée sur la technologie de l’entreprise Medclair, une entreprise suédoise spécialisée dans la capture, la mesure et la destruction catalytique du protoxyde d’azote.

Cette technologie permet donc d’extraire le gaz résiduel contenu dans les bouteilles et le décomposer en N2 (diazote) et O2 (dioxygène), deux gaz naturellement présents dans l’air. Ces gaz sont ensuite relâchés dans l’atmosphère de manière contrôlée. Cette transformation permet ainsi d’éviter l’émission du protoxyde d’azote dans l’atmosphère, un gaz à effet de serre près de 300 fois plus réchauffant que le CO2. Enfin, les matériaux qui composent la bouteille (plastique, laiton, alliages de métaux) sont orientés vers les filières de recyclage dédiées, afin que la bouteille soit entièrement revalorisée.

Une première en France

Ce dispositif innovant et à la pointe de la technologie est une première en France. L’objectif est donc de le déployer au niveau national, afin de répondre durablement à l’augmentation des flux collectés par les services de l’État et les collectivités territoriales. En 2025, 30 000 bouteilles de protoxyde d’azote sont arrivées via les ordures ménagères à l’Unité de Valorisation Energétique de Novalie à Vedène.

À noter que dans les unités de valorisation énergétique, ces bouteilles peuvent provoquer des explosions et des arrêts d’exploitation. À l’échelle nationale, ces incidents représentent un surcoût estimé entre 35 et 40M€ en 2025 pour les exploitants et les collectivités. Ainsi, le succès de l’unité vauclusienne « ouvrirait la voie à une solution pérenne, sécurisée et vertueuse, pleinement inscrite dans une démarche d’économie circulaire », indique Suez.

©Suez

Du recyclage et de la prévention

Au-delà des aspects budgétaire et environnemental, le lancement de ce nouveau dispositif en Vaucluse permettrait de faire de la prévention. Suez déploie donc des solutions de détection par intelligence artificielle Qualiwaste pour identifier les bouteilles lors des collectes de déchets pour améliorer la caractérisation de ces derniers, équipe les bennes à ordures ménagères de caméras
connectées à une intelligence artificielle de vision par ordinateur.

Au fil de la collecte, l’algorithme détecte et géolocalise automatiquement chaque bouteille de protoxyde d’azote par reconnaissance d’image. Ces informations permettent de géolocaliser des poubelles contenant des bouteilles de protoxyde d’azote, permettant d’identifier les zones à risque et de mettre en place des actions concrètes de sensibilisation. Une sensibilisation dans laquelle Suez est déjà engagé, via son centre de recherche LyRE, avec une centaine d’entretiens sur le terrain qui ont été menés auprès de jeunes consommateurs et de diverses parties prenantes (forces de l’ordre, épiciers de nuit, structures médico-sociales), pour comprendre finement les usages et les dynamiques locales.

Un projet vauclusien qui a donc vocation à s’étendre dans le reste France…


En France, le Vaucluse montre l’exemple en matière de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote

Au début du mois de juillet, le Syndicat Rhône Ventoux a organisé une journée thématique dédiée à l’accueil et à la formation de ses nouveaux délégués, élus à l’issue des élections municipales en mars dernier.

Organisée en partenariat avec Suez, cette journée thématique a représenté une étape importante dans la prise de fonction des élus et dans le renforcement de la gouvernance du service public de l’eau. Ce rendez-vous a permis aux élus de se rencontrer et d’échanger entre eux et avec les équipes du Syndicat Rhône Ventoux et de Suez.

« Être délégué au syndicat, c’est porter une vision collective, défendre l’intérêt général et contribuer à des décisions essentielles pour notre territoire. »

Jérôme Bouletin, président du Syndicat Rhône Ventoux

La journée a été rythmée par différents temps forts comme la présentation des missions et des compétences du Syndicat Rhône Ventoux, le partage des projets structurants du territoire, des échanges autour du rôle et des responsabilités des délégués, mais aussi le décryptage des enjeux techniques, environnementaux et réglementaires liés à la gestion de l’eau et de l’assainissement.

« En tant que partenaire du Syndicat Rhône Ventoux, nous sommes pleinement engagés aux côtés des élus pour les accompagner dans la compréhension des enjeux techniques, environnementaux et réglementaires liés à leurs missions », a affirmé David Gruet, directeur de l’agence Vaucluse de Suez.


En France, le Vaucluse montre l’exemple en matière de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote

Le Syndicat Rhône Ventoux et Suez déploient depuis juin une technologie de télérelève qui transformera, d’ici 2026, le suivi de la consommation d’eau de 87 000 foyers. Avec déjà 58 000 compteurs installés, ce virage numérique vise à réduire durablement le gaspillage d’eau, en rendant chaque usager acteur de sa consommation dans un contexte de tensions croissantes sur la ressource.

Alors que les épisodes de sécheresse se multiplient en Vaucluse, le Syndicat Rhône Ventoux, qui assure l’alimentation en eau de plus de 185 000 habitants sur 37 communes, mise sur une modernisation d’envergure : la télérelève des compteurs. Inscrite dans le contrat de délégation de service public signé en 2025, cette technologie doit contribuer à l’objectif fixé par le syndicat : économiser 28 millions de m³ d’eau en dix ans, soit deux années de production.

Une technologie invisible mais décisive
La télérelève repose sur la transmission quotidienne et automatique des index de consommation via un réseau sécurisé de 34 antennes. Plus besoin de relève manuelle ; les données remontent en temps réel, permettant aux usagers de consulter leur consommation, de suivre des courbes d’évolution ou d’activer des alertes personnalisées.

Devenir consom’acteur
Cette autonomie nouvelle transforme l’abonné en “consom’acteur”, capable de détecter une fuite en quelques heures, de limiter le gaspillage et, in fine, de mieux maîtriser sa facture. Ce mouvement s’accompagne d’initiatives complémentaires : distribution de kits hydroéconomes, ateliers numériques dans les France Services, et accompagnement renforcé pour les publics éloignés du digital.

Compteur télérelevé Copyright Norman Kergoat

Un déploiement massif et encadré
Piloté par Suez, le déploiement mobilise trois entreprises partenaires (EAE, Godin et SN Eurocom) pour installer les 87 000 compteurs d’ici fin 2026. Les techniciens intervenant au domicile sont systématiquement identifiables et missionnés par Suez, garantissant une installation sûre et transparente.

En amont, une information aux habitants
Chaque étape est cadrée : courrier préalable, fiche d’intervention, puis confirmation de mise en service invitant l’usager à activer son espace personnel. À ce jour, 58 000 compteurs sont déjà opérationnels, illustrant la cadence soutenue du chantier.

Proximité et accompagnement renforcé
Le dispositif s’appuie également sur un service de relation usagers très structuré avec un accueil téléphonique élargi, des agences physiques au Pontet et à Carpentras, des rendez-vous possibles en visioconférence, des permanences post-facturation, et des ateliers de prise en main des outils numériques dans quatre communes du territoire.

La télérelève soit accessible à tous.
Cette dynamique collective a été saluée par Jérôme Bouletin, président du Syndicat Rhône Ventoux, pour qui l’enjeu est clair : « Il est impératif d’agir dès aujourd’hui pour garantir l’accès à l’eau à long terme. Les compteurs connectés permettent une gestion fine, partagée entre le réseau et les habitants. » Même constat du côté de  David Gruet, directeur de l’Agence Vaucluse de Suez : « Parce que l’on maîtrise mieux ce que l’on connaît, la télérelève donne un pouvoir concret aux usagers. » Les 43 salariés Suez dédiés au contrat, appuyés par les équipes régionales et nationales, portent cette transformation jugée structurante pour le territoire.

Synoptique Télérelève Copyright Suez

Une modernisation déterminante
Le territoire du Rhône Ventoux engage une transition profonde vers une gestion intelligente de l’eau. En s’appuyant sur une technologie éprouvée, un accompagnement de proximité et une implication active des habitants, cette initiative trace la voie d’un modèle durable, fondé sur la sobriété, la réactivité et la responsabilité partagée.

Les infos pratiques
Le service client Suez est disponible et joignable par téléphone au 0977 408 464, du lundi au vendredi de 8h à 19h, et le samedi de 8h à 13h. Il est également possible de contacter le service via le site internet rhoneventoux.toutsurmoneau.fr
Les usagers peuvent se présenter sans rendez-vous au Centre de Relation Clients du Pontet, ouvert du lundi au vendredi de 13h à 17h. À l’Agence Suez de Carpentras, l’accueil sans rendez-vous se fait du lundi au vendredi de 8h30 à 12h, tandis que l’accueil sur rendez-vous se fait du lundi au vendredi de 13h à 17h. Une option de rendez-vous en visioconférence est également disponible. Les usagers peuvent consulter les disponibilités et prendre rendez-vous directement sur le site ici.
Enfin, des permanences post-facturation et des ateliers numériques sont organisées dans les Espaces France Services de Bédoin, Malaucène, Monteux et Mormoiron, pour offrir un accompagnement de proximité, notamment aux publics qui ne peuvent pas se déplacer.
Mireille Hurlin

Copyright Suez

En France, le Vaucluse montre l’exemple en matière de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote

Ingénieure engagée et experte des dynamiques territoriales, Caroline Dupeuble est nommée Directrice territoriale Services aux Collectivités pour les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle aura pour mission de renforcer le partenariat de Suez avec les collectivités locales et de consolider le rôle du Groupe comme acteur majeur de la transition écologique.

Novembre 2025 marque une nouvelle étape dans le parcours de Caroline Dupeuble. À la tête de la direction territoriale Services aux Collectivités de SUEZ pour les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle prend les rênes d’une activité essentielle à la vie des territoires : la collecte, le recyclage et la valorisation des déchets. Forte de son expérience au sein du Groupe, elle s’apprête à accompagner 750 collaborateurs répartis sur 18 départements, dans un contexte où les défis climatiques et environnementaux appellent des réponses locales, concrètes et innovantes.

« Face à l’enjeu majeur du changement climatique, s’engager aux côtés des territoires est primordial et fait partie de notre mission de service public », souligne Caroline Dupeuble. « Je souhaite mettre mon expertise et mon engagement au service de cette ambition, pour favoriser un avenir plus résilient grâce à des solutions adaptées et à une mobilisation collective. »

Diplômée de l’École des Ponts ParisTech, Caroline Dupeuble débute sa carrière chez Vinci Energies où elle pilote, durant huit ans, plusieurs projets d’infrastructures urbaines et de transport. En 2019, elle rejoint Suez en tant que Directrice de l’Agence Vallée du Rhône – Saint-Étienne Métropole, dans l’activité Eau. Elle y encadre 170 collaborateurs et gère la production et la distribution d’eau potable, l’assainissement et la gestion des eaux usées pour plusieurs collectivités du bassin rhônalpin.

Copyright Caroline Dupeuple Linkdin

Sa nouvelle fonction s’inscrit dans la continuité de ce parcours au service des territoires. Ancrée en Auvergne-Rhône-Alpes et désormais en Provence-Alpes-Côte d’Azur, elle pilotera un réseau structuré autour de six installations de stockage, six centres de tri, cinq unités de valorisation énergétique et quatorze bases de collecte. Son objectif : renforcer la coopération avec les collectivités pour accélérer la transition vers une économie circulaire, développer le recyclage, la production d’énergies renouvelables et la sensibilisation des citoyens à la réduction des déchets.

Depuis plus de 160 ans, Suez accompagne les collectivités et les entreprises dans la gestion durable de l’eau et des déchets. Présent dans 40 pays et fort de 40 000 collaborateurs, le Groupe contribue à faire émerger des solutions locales pour des enjeux globaux, plaçant la protection des ressources au cœur de son action.

Avec cette nomination, Suez intensifie son ancrage territorial et renforce son rôle d’acteur clé de la transition écologique dans le Sud-Est de la France, un territoire où la résilience environnementale devient un impératif collectif.
Mireille Hurlin


En France, le Vaucluse montre l’exemple en matière de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote

Samedi 11 octobre, à l’occasion de la Fête de la Science, le Sidomra et Suez ont convié le grand public à découvrir Novalie, l’écopôle de valorisation des déchets à Vedène. Entre visite guidée, explications techniques et échanges avec les équipes, la journée a mis en lumière les procédés de tri, recyclage et valorisation énergétique qui transforment les déchets du territoire en ressources utiles. Plus de 200 personnes ont répondu à cette invitation en mode science.

Dès l’entrée du site, le ton est donné : Novalie ne se contente pas de stocker les ordures, il les transforme. La visite, bien rythmée, emmène petits et grands au cœur des installations — du centre de tri aux fourneaux de l’unité de valorisation énergétique (UVE), en passant par l’unité de traitement des mâchefers.

Le tri, un geste inscrit depuis 2022
Camille Jullien, directeur du Sidomra, rappelle que depuis l’extension des consignes de tri fin 2022, les résultats sont encourageants : + 6,16 % de collecte sélective en 2023, + 6,44 % en 2024. «Les échanges avec le public sont précieux pour lever les zones d’ombre, en particulier sur les déchets dangereux encore trop fréquemment mal triés.»

Le tri du bac jaune
Gérald Chaumaz, directeur régional tri chez Suez, guide les visiteurs au plus près des installations : «Nous montrons comment le bac jaune est trié vers les filières de recyclage, tandis que les résidus, la poubelle grise, prennent la direction de l’énergie. A Novalie, nous couvrons l’équivalent de 17 000 foyers en électricité et fournissons de la vapeur renouvelable à une usine voisine.»

L’écopôle, un outil au service du territoire
Novalie, exploité par Suez pour le compte du Sidomra, regroupe plusieurs activités complémentaires : déchetterie, centre de tri, UVE (Unité de valorisation énergétique) unité de valorisation des mâchefers, et traitement des déchets de soins infectieux. Le site traite notamment plus de 95 % des déchets qui lui sont confiés, que ce soit via la valorisation matière ou énergétique. Ainsi, en 2024, plus de 108 000 tonnes de matières (plastiques, métaux, cartons, papier, déchets verts…) ont été envoyées vers des filières de recyclage ou de compostage.

Des déchets qui fabriquent de la vapeur
Mais Novalie ne se limite pas à la récupération : depuis 2019, il utilise un modèle de valorisation mixte. Une partie de la chaleur produite par combustion est livrée sous forme de vapeur à l’industriel Continental Foods (au Pontet), qui dépend largement de cette source pour son procédé de production.

Crédit photo S. Othomène

800 personnes accueillies en insertion
Le site a également une dimension sociale forte : depuis 2009, près de 800 personnes éloignées de l’emploi ont été accueillies au travers d’un dispositif d’insertion. Près de 60 % d’entre elles ont connu une sortie dynamique, c’est-à-dire un emploi durable, une formation ou un contrat de transition.

Innovation, sécurité et conversion énergétique
La visite ne néglige pas les enjeux techniques et sécuritaires : filtrage des fumées, maîtrise des émissions (acide chlorhydrique, poussières, monoxyde de carbone) sont régulièrement contrôlés. Les installations d’incinération se composent de 3 lignes de 6 t/h et une de 9 t/h, avec deux groupes turbo-alternateurs de 8,5 MW et 4,3 MW — soit une capacité annuelle de 100 000 MWh, équivalente à la consommation de plus de 17 700 foyers.

L’ouverture au public permet aussi de sensibiliser à la sécurité du personnel, aux risques des déchets dangereux, et aux bonnes pratiques de tri. Le dialogue est continu entre techniciens, ingénieurs et visiteurs.

Conclusion : comprendre pour agir mieux
La journée portes-ouvertes de Novalie a rempli plus qu’un rôle informatif : elle a rapproché les citoyens, et ses 216 visiteurs, du fonctionnement concret de leur système de gestion des déchets. En démystifiant les procédés : tri, recyclage, transformation en énergie, elle rappelle que chaque geste compte. Le bon tri à la source, la reconnaissance de ce que sont les déchets dangereux, la confiance dans les installations locales : tout cela compose la chaîne vertueuse de l’économie circulaire. À Vedène, Novalie incarne cette ambition : transformer un défi, celui des déchets, en opportunité pour le territoire.
Mireille Hurlin


En France, le Vaucluse montre l’exemple en matière de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote

Les 21 et 22 mars une opération de distribution de compost en vrac avait lieu à la station d’épuration Marignane de Carpentras à destination des habitants de 5 communes.

L’initiative a concerné 106 visiteurs pour 23 tonnes de compost, soit une moyenne de 217kg par personne. Organisée par le Syndicat Rhône Ventoux (en charge des eaux), la Ville de Carpentras et l’entreprise Suez (gestionnaire de la station), l’action découlait d’un processus de valorisation des boues d’épuration dans le cadre d’une démarche de développement durable. Elle s’adressait aux habitants des 5 communes rattachées à la station Marignane (Carpentras, Mazan, Saint-Pierre-de-Vassols, Modène et Crillon-le-Brave) qui traite également les effluents des activités industrielles locales alentours.

Appelé ‘compost normalisé NFU 44095’, ce produit est issu du traitement des déchets d’une station d’épuration. Il répond à des normes spécifiques sur les matières d’intérêt agronomique. Passant du statut de déchet organique à celui de fertilisant, le compost normalisé concerne tant les terres agricoles que les jardins et potagers des particuliers. Pareil au fonctionnement du terreau, le compost normalisé doit être mélangé avec 5 fois plus de volumes de terre.

En 2024, la station d’épuration Marignane de Carpentras a produit 3 590 tonnes de boues brutes pour les 75 000 habitants concernés. En dehors de cette opération gratuite et ponctuelle s’adressant aux particuliers demandeurs, les tonnes de boues, si elles sont conformes, se réutilisent notamment dans le cadre agricole pour faire de l’engrais fin ou servir de combustible.

Amy Rouméjon Cros

Crédit : Suez

En France, le Vaucluse montre l’exemple en matière de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote

Un nouveau contrat de DSP (délégation de service public) a été signé pour 7 ans entre l’opérateur Suez et la Communauté de Communes du Pays d’Orange en Provence (CCPOP), entre Yann Bompard et la Directrice Région Sud Suez, Laurence Perez.

Ce contrat, qui concerne l’eau potable et l’assainissement et qui est entré en vigueur le 1ᵉʳ janvier dernier, concerne les communes de Caderousse, Courthézon, Jonquières et Orange, soit 20 000 abonnés et 45 000 habitants. Avec le changement climatique qui accroît la pression sur la ressource en eau (épisodes de sècheresse plus intenses et a contrario de pluies hivernales plus rares, mais indispensables pour recharger les nappes phréatiques), il est nécessaire d’avoir une gestion plus raisonnée et plus économe de ce bien précieux.

Du coup, ce contrat prévoit d’améliorer la performance des réseaux en eau potable et de limiter les fuites en renforçant la surveillance 24h sur 24. « Ainsi, 390 000 m³ seront économisés, précise la directrice de Suez. Sera également réduite l’intrusion des eaux pluviales parasitées dans le système d’assainissement en scannant les canalisations en identifiant les zones de fragilité. »

De son côté, le président de la CCPOP, Yann Bompard se réjouit que « le prix du m³ soit de 3,44€ pour les habitants de la Communauté de Communes, contre une moyenne nationale en France de 4,65€. » Il est vrai qu’on n’est pas égaux face aux tarifs qui concernent l’abonnement, la consommation, l’entretien et le coût de l’assainissement des eaux usées. Puisque, selon un rapport récent, le prix du m³ en Vaucluse est de 4,09€, dans le Gard de 4,60€, dans les Bouches-du-Rhône de 3,52€ et dans les Alpes-de-Haute-Provence, 3,36€.

Les deux partenaires se sont félicités d’avoir « un service de l’eau fiable, performant et durable au bénéfice des habitants de l’ensemble du territoire. »


En France, le Vaucluse montre l’exemple en matière de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote

A l’occasion de la semaine européenne de la réduction des déchets, le groupe Suez vient de publier son 5e baromètre annuel ‘Les Français et la réduction des déchets’. Selon cette enquête de l’institut de sondage Odoxa il apparaît que Vauclusiens ainsi que les habitants de la région Sud ont très majoritairement adopté le geste de tri et progressent dans le tri des biodéchets, mais qu’ils peinent encore à réduire leurs déchets.

« Cette 5e étude confirme une progression sociétale de fond que nous constatons partout sur le territoire : le tri est une pratique désormais très largement adoptée, qui s’est élargie avec le tri des biodéchets, explique François Pyrek, directeur Services aux collectivités Sud-Est chez Suez recyclage et valorisation France. Cependant, on mesure aussi la difficulté pour les citoyens de réduire véritablement leurs déchets. Ces évolutions soulignent l’importance de réengager les usagers dans certains domaines. »

« 92% des Vauclusiens jugent qu’il est facile de trier ses déchets. »

Ainsi aujourd’hui, les habitants du Vaucluse ont très majoritairement adopté le geste de tri, constate le groupe Suez leader des solutions circulaires dans les déchets. Ils sont 87% à reconnaître s’impliquer au quotidien pour limiter leurs déchets. Un engagement que les Vauclusiens expliquent à 53% pour réduire leur impact sur la planète, à 32% pour consommer mieux avec des produits plus sains et moins d’emballages ainsi qu’à 25% pour faire des économies.
Il faut dire que les Vauclusiens estiment à 92% (+8 points par rapport à 2023) qu’il est facile de trier ses déchets. Ils sont même 42% à juger que cela est très facile (+5 points). Alors forcément, ils sont 81% à constater que la quantité de déchets de leur poubelle grise (déchets résiduels) a diminué ces dernières années. 38% d’entre eux jugent même qu’elle a fortement diminué.

La Région Paca un peu en retrait du Vaucluse
Une prise de conscience en faveur du tri partagée par l’ensemble des habitants de la région Sud-Paca puisqu’ils sont, en moyenne, 8 sur 10 disent à s’impliquer au quotidien pour les limiter leurs déchets. Avec des motivations variées cependant : réduire leur impact sur la planète (51%,  +5 pts au regard de la moyenne nationale) mais aussi consommer mieux avec des produits plus sains et moins d’emballages (36,4%) et faire des économies (34%).

Dans le même temps, 83,3% des citoyens de la région déclarent qu’ils respectent bien les consignes de tri quelles que soient les catégories de déchets. Dans le détail, 89% respectent les consignes de tri des emballages papiers et plastiques, 85% pour jeter les équipements de la maison (mobilier, jouets…), 84% pour le verre, 82% pour les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Par ailleurs, 84% des habitants de la région Sud-PACA disent qu’il est facile de trier ses déchets (en recul de 2 points vs 2023). Pour autant, leurs efforts de tri portent leurs fruits : 75% d’entre eux disent que la quantité de déchets qu’ils mettent dans leur poubelle grise (déchets résiduels) a diminué ces dernières années. 30% jugent même que la quantité de déchets a «beaucoup » diminué. C’est un peu moins bien que dans le Var (40%) et le Vaucluse (38%, voir ci-dessus).

Réduction des déchets et tri des biodéchets : peut mieux faire !
Mais au-delà du tri, les habitants de Sud-Paca peinent encore à réduire leurs déchets, et seuls 64% d’entre eux jugent cela ‘facile’, un chiffre en retrait de 2 points vs 2023. Si certains écogestes réducteurs de déchets ont progressé, par exemple le renoncement aux produits jetables (68% en 2024, +3 points vs 2023), certains comportements ont reculé comme la revente sur les sites de seconde main, tels que Vinted ou Le Bon Coin (67% en 2024, -3 points vs 2023). Autant de signaux qui soulignent la nécessité d’identifier des leviers plus performants pour renforcer l’engagement citoyen à réduire ses déchets et le placer au même niveau que l’engagement pour bien les trier.

Sur un autre plan, le tri des biodéchets progresse, passant de 25% à 31% (+6 points en un an), boosté par l’entrée en vigueur de la nouvelle règlementation. En effet, depuis le 1er janvier 2024, conformément au droit européen et à la loi anti-gaspillage de 2020, le tri des biodéchets a été généralisé et concerne désormais tous les professionnels et les particuliers. Les collectivités locales sont tenues de mettre à disposition des particuliers des solutions de tri des biodéchets.

Ce mouvement reste toutefois minoritaire : seuls 31% des habitants de la région le pratiquent systématiquement. Parmi les populations les plus ‘converties’, on trouve en premier lieu les habitants de communes rurales (54%) et de petites villes (39%), mais aussi les varois (42%) et les vauclusiens (43%).
Ces résistances subsistent car certains craignent des nuisances (nuisibles ou mauvaises odeurs: 31%), tandis que d’autres n’ont pas de solution de dépôt adaptée mise à leur disposition par la collectivité (50%) ou disent manquer de place pour ajouter une nouvelle poubelle de tri (44%)

François Pyrek

« À Vedène, dans le Vaucluse, nous transformons les ordures ménagères des habitants du département en énergie. »

François Pyrek, directeur Services aux collectivités Sud-Est chez Suez recyclage et valorisation France

« Suez est pleinement mobilisé pour accompagner les collectivités dans cette sensibilisation de leurs citoyens qui constitue un levier essentiel de leur transition écologique, rappelle François Pyrek. C’est en ce sens que, en région Sud-Paca, notre objectif est d’accompagner les habitants, les collectivités et les entreprises en les aidant à réduire leurs quantités de déchets d’une part, et à trier et valoriser au maximum les déchets qui restent d’autre part. Nous avons par exemple mis en place cette année pour la Métropole Aix-Marseille-Provence une solution de compostage des déchets alimentaires. Ces derniers sont compostés à Istres et valorisés chez les agriculteurs de la région. Avec 100 kg de déchets alimentaires, nous produisons 50kg de compost ! À Vedène, dans le Vaucluse, nous transformons les ordures ménagères des habitants du département en énergie : nous produisons ainsi de l’électricité pour 18 000 foyers et de la chaleur sur l’usine de valorisation énergétique du territoire. »

*Enquête réalisée par internet en partenariat avec l’institut de sondage Odoxa du 18 au 30 septembre 2024, sur un échantillon de 12 179 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, en termes de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de région, de département et de catégorie d’agglomération.


En France, le Vaucluse montre l’exemple en matière de lutte contre l’usage détourné du protoxyde d’azote

L’accueil client du service d’eau qui se trouve dans la commune de Cavaillon se trouve désormais 162 avenue de Provence, dans les locaux d’exploitation de SUEZ. Vous pouvez donc vous y rendre avec ou sans rendez-vous.  

Vous avez une question concernant votre contrat ou votre facture d’eau ? Le service de l’eau SUEZ a installé un nouvel accueil client dans la commune de Cavaillon, au 162 avenue de Provence qui permettra de répondre à toutes vos questions en direct avec des conseillers formés. Plusieurs places de stationnement sont à disposition devant le bâtiment.

Les usagers pourront s’y rendre sans rendez-vous tout au long de l’année les lundi et jeudi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30. Si vous souhaitez gagner du temps et prendre un rendez-vous en amont, ils seront effectifs tous les mardi et vendredi. Pour cela, il faudra appelez le 09.77.408.408, cette ligne est ouverte du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi de 8h à 13h.

Un lieu d’information et de services

L’accueil client de Cavaillon permet aux usagers de rencontrer un chargé de clientèle SUEZ, qui les aiguillera sur leur situation et leur fourniront des conseils et renseignements relatifs au service de l’eau potable. Ils peuvent ainsi demander l’ouverture ou la résiliation d’un abonnement, obtenir de l’information sur la facture et son règlement, formaliser une demande d’échéancier ou de mensualisation, ou encore présenter une demande de devis pour effectuer un branchement neuf.

C’est également un espace où les usagers peuvent avoir des informations sur la qualité de l’eau, les aides disponibles pour les aider à limiter le poids des charges liées à l’eau dans leur budget ou encore sur les bons gestes pour réaliser des économies d’eau et ainsi préserver la ressource.

Quelques chiffres sur le service de l’eau sur le territoire Durance-Ventoux

28 communes

-101 900 habitants >>> 122 000 habitants pendant le pic saisonnier

-54 700 abonnés

-5 zones de captage

-4 stations de pompage et 1 station de secours

-1 626 km de canalisations

-55 réservoirs

-11 000 000 millions de m3 d’eau produits chaque année

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