14 février 2026 |

Ecrit par le 14 février 2026

Mormoiron, une nouvelle station d’épuration 100% green

Mormoiron, le petit village juché sur sa colline, entouré de vignes, vient de s’offrir une nouvelle station d’épuration toute green, comprenez par-là, plantée de roseaux, pour le bien être sanitaire de ses 1 869 âmes. Coût de l’installation ? 1,350M€ dont 450 000€ subventionnés par l’Agence de l’eau. Une station d’épuration des eaux usées nouvelle génération initiée par le Syndicat Rhône Ventoux.

Cette nouvelle station d’épuration, économique et écologique, recueillera les eaux usées de tout le village pour une capacité de 2 150 équivalents habitants. Dans le détail, sa capacité hydraulique est de 515 m3/jour avec un débit de pointe par temps sec de 36 m3/heure maximum.

Une STEP green et paysagée nouvelle génération
D’une surface de 10 000 m², la plantation de roseaux assure son intégration paysagère. Economique, écologique et d’un fonctionnement simple, cette Step  (Station d’épuration des eaux usées) réduit ses coûts de 60% par rapport à une station mécanisée. Comment cela est-il possible ? En partie grâce au moindre emploi d’appareils électromécaniques puisque la ventilation se fait, en grande partie, naturellement, exit également les produits chimiques et le conditionnement des boues.

Visite de la Station d’épuration à l’occasion de l’inauguration qui a eu lieu le 22 juin dernier

En savoir plus
Les systèmes d’assainissement collectifs fonctionnant sur la base de filtres plantés de roseaux ont commencé à se développer en France au début des années 1990. Un mode de traitement des eaux usées particulièrement préconisé pour les communes rurales dotée d’une population peu importante puisque le dispositif nécessite beaucoup de surface.

Comment ça marche ?
L’arrivée des eaux usées de la commune se fait à près de 4m de profondeur. Elles sont ensuite collectées dans un poste de relevage et ‘dégrillées’ afin d’en extirper les déchets les plus volumineux puis dirigées sur des lits.

Un massif filtrant
Les eaux traversent ensuite deux étages de massifs, traversant les graviers et sables, associés aux racines des roseaux qui filtrent et assèchent les boues. Ainsi l’eau s’écoule le long des racines tandis que les boues sont retenues en surface, avant que les micro-organismes, présents dans le massif filtrant, dégradent la matière organique. Les roseaux sont faucardés (coupe des roseaux fanés) annuellement et les boues extraites tous les 10 ans ce qui limite le trafic routier de leur évacuation.

La station est plantée de roseaux naturellement filtrants

Les eaux usées, traitées et épurées,
sont ensuite acheminées vers une zone d’infiltration de 500 m3 permettant l’affinage du traitement sur les paramètres azote, phosphore et bactériologie. Cette nouvelle étape constitue une zone tampon qui augmente le lissage du débit en sortie de STEP avant le rejet à l’Auzon.

Grâce à eux
Le Maître d’ouvrage est le Syndicat Rhône Ventoux ; le Maître d’œuvre : le Cabinet Tramoy pour les études, la définition du projet, la consultation des entreprises et le suivi de la réalisation. Les entreprises intervenantes sont la société Isteep pour l’ingénierie, la coordination de la réalisation et la plantation des roseaux ; Gasnault TP pour le terrassement, la pose des réseaux et génie civil et l’entreprise Michelier pour les équipements. L’exploitation est réalisée par le délégataire Suez.

Le Syndicat Rhône Ventoux
Le Syndicat Rhône Ventoux assure la gestion du service de l’eau potable, de l’assainissement collectif et de l’assainissement non collectif pour les communes situées des portes d’Avignon au Mont Ventoux. Pour l’eau potable, Rhône Ventoux regroupe 37 communes et assure la production et la distribution de l’eau potable à plus d’un quart des habitants du Vaucluse, soit plus de 180 000 habitants. Pour l’assainissement, le Syndicat regroupe 31 communes et assure la collecte et la dépollution des eaux usées de 110 000 habitants. Le Syndicat Rhône Ventoux, propriétaire de l’ensemble des ouvrages et en charge des investissements, a confié l’exploitation du service à la société Suez.

La station d’épuration des eaux usées lors des travaux avant qu’elle ne soit finalisée

Sensibiliser les jeunes générations
Dans le cadre de l’accompagnement de ce projet, le Syndicat Rhône Ventoux est également intervenu auprès des classes du professeur des écoles Quentin Rouvière de CE2, CM1 et CM2, à la Roque-sur-Pernes qui ont suivi le projet jusqu’à son aboutissement. Clément Gawinak, ingénieur eau et assainissement collectif au Syndicat Rhône Ventoux et Céline Cerezo, responsable d’agence au Cabinet de maîtrise d’œuvre PrimaGroupe sont allés à la rencontre des enfants, dans leur classe, pour leur présenter le projet de la future station d’épuration de Mormoiron. Les enfants ont également pu visionner un film déroulant les étapes d’un chantier de ce type et ont également visité la station de Carpentras et de la Roque-sur-pernes. A travers ces ateliers et visites, les écoliers ont pu appréhender les différentes étapes du traitement des eaux usées, du dimensionnement des stations d’épuration et des différents procédés choisis d’une commune à l’autre.


Mormoiron, une nouvelle station d’épuration 100% green

Vingt-deux élèves de la classe de CM1/CM2 de l’Ecole Nord B de Carpentras viennent de visiter la station d’épuration (Step) des eaux usées de la ville. L’occasion de participer à une animation pédagogique sur les thèmes de la gestion de l’eau potable, des eaux usées et de la protection des milieux aquatiques.

Guidés par les agents du groupe Suez, les 22 élèves carpentrassiens ont pu d’abord découvrir cette station d’épuration traitant les eaux usées des 26 600 habitants de Carpentras et des 4 530 habitants de Mazan ainsi que les effluents des activités industrielles locales.
Cette visite leur a notamment permis de découvrir les 7 étapes principales du traitement des eaux usées de la commune (le pré-traitement, avec le dégrillage et le dessablage/dégraissage, le traitement biologique, le procédé membranaire, le traitement des boues, le traitement de l’air, la supervision et enfin le rejet dans la rivière l’Auzon).

Un atelier sur la biodiversité des milieux aquatiques, notamment de l’Auzon, a également été animé par les intervenants du Naturoptère. Afin de préparer cette visite, cette classe avait participé quelques jours plus tôt à une animation assurée par France Nature Environnement Vaucluse sur le Cycle de l’Eau.
Proposé aux enfants de cycle 3 des écoles de Carpentras, ce programme de sensibilisation, est le fruit d’un partenariat entre le Syndicat Rhône Ventoux, la Ville de Carpentras, Suez, France Nature Environnement Vaucluse et le Naturoptère.

J.G.


Mormoiron, une nouvelle station d’épuration 100% green

Le Syndicat Rhône Ventoux, la ville de Carpentras et Suez organisent une distribution gratuite de compost ce vendredi à la station d’épuration de Carpentras.

L’opération, qui s’inscrit dans une volonté de sensibiliser sur l’assainissement et ses enjeux, s’adresse aux habitants des communes raccordées à la station d’épuration, à savoir Carpentras et Mazan.

Le compost normalisé sera mis à disposition pour les Carpentrassiens et les Mazanais en vrac sur le site de la station d’épuration, située 490 chemin de Marignane à Carpentras, ce vendredi 24 mars de 14h à 17h et le samedi 25 mars de 9h à 13h.

Les habitants sont invités à prévoir un contenant.

J.R.


Mormoiron, une nouvelle station d’épuration 100% green

Suez lance ‘Mon Eau’, une application gratuite pour s’informer de la qualité de l’eau, partout en France.

Selon le dernier baromètre CI EAU / Kantar ‘Les Français et l’eau’ 2021, 85% des Français ont confiance en l’eau du robinet, 68% la boivent quotidiennement et 34% souhaitent obtenir plus d’informations sur sa qualité. Par ailleurs, ils sont également conscients que le changement climatique bouleverse le cycle de l’eau et 64% craignent d’en manquer.

Tout savoir sur l’eau partout en France
L’application ‘Mon Eau’ permet d’accéder aux informations sur l’eau partout en France. Elle est téléchargeable depuis App Store et Play Store, que l’on soit ou non clients de Suez. On y trouve la qualité et la composition de l’eau là où l’on se trouve : lieu d’habitation, de travail, de vacances. On y localise les points d’accès à l’eau tels que les fontaines publiques dans un rayon de 5, 10 ou 20 km, les lieux de baignade sécurisés à proximité -3 000 lieux sont actuellement recensés- et connaître le prix de l’eau. De nouvelles fonctionnalités devraient élargir le champ d’information.

Information, les sources
Les données collectées pour le fonctionnement de l’application sont consolidées et mises à jour quotidiennement. Elles sont issues de sources officielles et mises à disposition en Opensource  par DATA-GOUV, pour la qualité, le prix de l’eau et les points d’accès à l’eau, Et EEA (European Environment Agency / Agence européenne pour l’environnement) pour les baignades surveillées et la qualité des eaux de baignade.

Centraliser l’information sur l’eau sur le territoire
Avec ‘Mon Eau’, nous centralisons des données existantes sur une seule application, permettant de connaître la qualité de l’eau sur tout le territoire, en une consultation aussi simple que la météo, souligne Arnaud Bazire, directeur général des activités Eau de SUEZ en France, et ainsi sensibiliser les citoyens aux enjeux et à la nécessité de protéger l’eau.»  

A Avignon 
Pour la 3e année consécutive, Eau Grand Avignon a mis en place, fin juin, des kiosques de brumisation qui diffusent, après avoir appuyé sur un bouton, une fine pluie rafraîchissante. Ils se situent Parc Colette avenue Eisenhower et avenue de la Croix des Oiseaux. Un 3ème îlot a été mis en place parc Champ Fleury.

Ces installations ont également vocation à lutter contre le streetpooling
Le ‘street pooling’ consiste à ouvrir –illégalement- les bornes incendie pour en faire jaillir l’eau en geyser en bordure de route et de trottoir avec l’émission de 750 litres par minute.Les municipalités espèrent que les îlots de fraîcheur constituent une solution de rafraichissement, permettant de détourner les habitants du streetpooling.

En savoir plus sur Suez
SUEZ, accompagne les collectivités et les industriels dans la gestion des services de l’eau, des déchets et de l’air. A ce titre, le Groupe produit de l’eau potable pour 66 millions de personnes dans le monde, créé 2 millions de tonnes de matières premières secondaires par an et 3,1 TWh d’énergie renouvelable à partir des déchets. Le groupe accueille 35 000 collaborateurs, notamment en France, en Italie, en Europe Centrale, en Afrique, en Asie et en Australie. Avec un chiffre d’affaires de plus de 7,5 milliards d’euros en 2021 avec de fortes perspectives de croissance. Le groupe s’appuie sur un Consortium d’investisseurs constitué de Meridiam et GIP – à hauteur de 40 % du capital chacun – et du Groupe Caisse des Dépôts et Consignations à hauteur de 20 % du capital dont 8 % pour CNP Assurances, pour poursuivre son développement en France et à l’international.
MH


Mormoiron, une nouvelle station d’épuration 100% green

La multiplication des explosions de bouteilles de protoxyde d’azote pose de plus en plus de problème au sein de l’Usine de valorisation énergétique (UVE) de Vedène. Ce gaz, aussi connu pour ses propriétés hilarantes, ne semble pas faire rire les responsables du site dont les fours d’incinération sont régulièrement mis à l’arrêt, perturbant ainsi le bon fonctionnement du traitement des déchets du territoire.

Depuis la fin de l’année 2020, les fours d’incinération de l’Usine de valorisation énergétique* (UVE) de Vedène doivent régulièrement faire l’objet d’arrêts en raison d’explosions de bouteilles de gaz de protoxyde d’azote.
Ce gaz, aussi connu sous les noms de ‘gaz hilarant’ ou ‘proto’, est un gaz d’usage courant utilisé dans la restauration (dans des cartouches pour siphon à chantilly notamment), les aérosols d’air sec ou les bonbonnes utilisées en médecine et dans l’industrie.
Détourné de son usage initial, il est parfois inhalé par des consommateurs qui recherchent un effet euphorisant et des ‘distorsions sensorielles’, ce qui présente des risques sanitaires avérés des risques immédiats comme l’asphyxie, la perte de connaissance, la désorientation comme l’explique la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

Vente interdite aux mineurs
« En cas de consommations répétées et à intervalles rapprochés ou à fortes doses, de sévères troubles neurologiques, hématologiques, psychiatriques ou cardiaques peuvent survenir », précisent les services de la préfecture de Vaucluse dans un communiqué commun avec le Sidomra (le Syndicat mixte pour la valorisation des déchets du pays d’Avignon et le groupe Suez en charge de la gestion de l’UVE pour le compte du Syndicat dans le cadre de l’éco-pôle Novalie. Pour ces raisons, la vente de ces produits est interdite aux mineurs depuis 2021.

Des arrêts répétés aux conséquences lourdes
Au-delà d’un risque sanitaire, la pression du gaz de protoxyde d’azote dans les bouteilles, dix fois plus importante que celles des bouteilles de gaz habituelles, génère des explosions violentes et aux dégâts lourds lorsqu’elles se retrouvent dans les fours à haute température de l’usine de valorisation énergétique vauclusienne.

Depuis début 2021, les fours de l’unité de Vedène ont connu 11 arrêts consécutifs suite à des explosions de bouteilles de protoxyde d’azote.

Le phénomène sur le site de Vedène s’intensifie mois après mois : des dizaines de milliers de bouteilles ont été retrouvées dans les mâchefers d’incinération et les explosions sont presque quotidiennes. Depuis le 1er janvier 2021, l’unité de Vedène a subi 11 arrêts de fours consécutifs à ces explosions.  Des arrêts qui peuvent durer entre 4 et 7 jours et qui ont des répercussions organisationnelles et financières importantes.
En plus des réels risques pour la sécurité des équipes, ces incidents nécessitent des alternatives pendant la réparation des fours. Beaucoup de déchets doivent être redirigés vers des sites d’enfouissement pendant ces opérations (arrêt du four, réparation, redémarrage du four).

Encadrer la gestion des bouteilles de protoxyde d’azote
Pour garantir la sécurité des personnels et permettre d’assurer la continuité du service public de traitement et de valorisation des déchets, la préfecture de Vaucluse, le Sidomra et  Suez considèrent impératif « d’encadrer la gestion de ces déchets en s’assurant que ces bouteilles, lorsqu’elles sont collectées, ne soient pas dirigées vers l’UVE qui n’est pas autorisée à recevoir ces déchets, classés en déchets dangereux par le Code de l’environnement, mais vers la filière dédiée. »

La préfecture de Vaucluse, le Sidomra et Suez souhaitent mieux encadrer la gestion des déchets contenant du protoxyde d’azote afin de garantir la sécurité des personnels et permettre d’assurer la continuité du service public de traitement et de valorisation des déchets

Pour cela, « les services techniques de chaque collectivité pourraient constituer un moyen fiable de regroupement et de reprise dès lors qu’ils puissent être dotés d’un point de collecte de déchets dangereux, au même titre que d’autres bouteilles de gaz » précisent les services de l’Etat et les gestionnaires du site.

Alice Durand

*L’unité de valorisation énergétique de Novalie compte 3 lignes d’incinération d’une capacité de traitement de 6 tonnes par heure et 1 ligne d’incinération de 9 tonnes par heure. Chacune de ces lignes est composée d’un four, d’une chaudière et d’un dispositif de traitement des fumées. Lorsque les déchets brûlent, ils produisent de la chaleur, des fumées et des mâchefers. La chaleur issue de la combustion est valorisée en énergie électrique ou thermique. Les fumées sont traitées et les cendres qu’elles contiennent, neutralisées. Les mâchefers sont triés et valorisés. L’unité de valorisation énergétique est autorisée à traiter un total de 225 400 tonnes de déchets par an. Sa capacité de production énergétique annuelle est de 100 000 MWh électriques.


Mormoiron, une nouvelle station d’épuration 100% green

Guillaume Le Goff a été nommé directeur des territoires Provence-Alpes-Côte d’Azur-Auvergne-Rhône-Alpes pour l’activité ‘services aux entreprises’ de Suez.

Après 15 années passées dans le secteur du négoce, de la supply-chain et de la distribution de produits pétroliers, Guillaume Le Goff a rejoint le groupe Suez en 2014 en qualité de directeur d’agence de la Normandie pour l’activité recyclage et valorisation des déchets.

En remplacement de Bruno Lavigne, il dirige désormais une équipe de près de 600 collaborateurs engagées dans le recyclage et la valorisation des déchets à travers 5 agences régionales sur les deux territoires. Il a pour principales missions d’accompagner les entreprises et industriels dans leurs réflexions et à la mise en place d’actions concrètes en faveur de l’économie circulaire grâce aux solutions et services proposés par Suez.

« Je suis ravi d’accompagner nos clients et parties prenantes dans la réduction de leur empreinte environnementale, grâce à des solutions tangibles de valorisation sous forme de matières et d’énergies », a-t-il commenté dernièrement. Au total, l’activité ‘services aux entreprises’ recyclage et valorisation compte plus de 9 000 clients, artisans, TPE mais aussi de grands groupes. Ils sont répartis sur tous les secteurs d’activité, de l’industrie au BTP, mais aussi dans les services, la distribution, la santé ou encore la logistique.

L.M.


Mormoiron, une nouvelle station d’épuration 100% green

Le syndicat Rhône-Ventoux vient de renouveler avec le groupe Suez le contrat de DSP (Délégation de service public) de l’assainissement collectif de son territoire. Cet accord, portant sur une durée de 10 ans à partir du 1er janvier prochain, concerne 31 communes vauclusiennes regroupant 110 000 habitants.
« Ce nouveau contrat résulte d’une procédure de mise en concurrence qui a duré 2 ans, explique Jérôme Bouletin, président du syndicat Rhône-Ventoux. Des objectifs forts ont été fixés par le syndicat comme celui de renforcer la présence humaine sur le terrain et d’améliorer la compétence et la performance technique pour une meilleure réactivité et efficacité. Nous avions également l’ambition de développer des actions concrètes en matière de développement durable et de renforcer l’accès aux informations d’exploitation pour assurer le pilotage du contrat en toute transparence avec un contrôle permanent, au bénéfice des usagers. »
Dans le détail, cette DSP concerne la collecte, via 607 km de réseau, et la dépollution de 4 375 000m3 d’eaux usées pour le compte de 48 000 usagers. Pour cela, 32 stations d’épuration et 140 postes de relevage sont nécessaires.

Solidarité & Environnement
Ce contrat comprend notamment la création d’un fonds de solidarité de 25 000€ par an pour soutenir les familles en difficultés et la mise en place d’un numéro d’appel unique à compter du 1er janvier 2022.
Par ailleurs, une contribution à la transition écologique du territoire grâce à de nouvelles solutions environnementales telles que la réutilisation des eaux usées pour l’arrosage des terres agricoles, la mise en place de panneaux photovoltaïques sur les stations d’épuration de Monteux et de Carpentras, permettant une réduction de 25% des consommations d’électricité, et une valorisation de 100% des graisses et sables issus de la collecte et du traitement des eaux usées, sur le territoire d’ici 2024. Plus de 1 600 tonnes de sables seront ainsi revalorisées en matériaux de terrassement.
« Nous avons mis toute notre expérience et notre savoir-faire au service d’une ambition forte, à la hauteur de l’image de ce territoire et de notre histoire commune, se félicite Laurence Perez, directrice régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur de Suez. Cela se traduit par l’engagement des femmes et des hommes de Suez qui vivent sur ce territoire, participent à sa vie et sont fiers de contribuer à l’amélioration de leur cadre de vie. »

La station d’épuration des eaux usées de Carpentras. © Norman Kergoat

Mormoiron, une nouvelle station d’épuration 100% green

Les ruches Natupol de Koppert sont désormais fabriquées à partir de 85% d’emballages plastiques recyclés. «Cela nous rapproche un peu plus de notre mission, qui consiste à remplacer les plastiques non renouvelables par des matériaux écologiques et à éliminer les déchets pour les producteurs, déclare Jonathan Gerbore, responsable du service Innovation & Développement Koppert France. Notre fournisseur situé aux Pays-Bas déclare qu’il «réduit l’impact environnemental de plus de 55 % et diminue l’empreinte CO₂ de près de 52 %, par rapport aux produits traditionnels en plastique vierge». Le service R&D travaille actuellement sur la fabrication de ruche 100% recyclables ou compostables. Une solution innovante pour Koppert qui vise le zéro déchet à l’horizon 2030.

L’idée ?

L’idée est de récupérer –via la société Suez- et de revaloriser les déchets que les ruches peuvent générer et de répondre à la demande des producteurs qui doivent respecter un cahier des charges environnemental strict. Les processus systématiques de gestion des déchets et de recyclage minimisent la consommation de matériaux et réduisent la quantité de déchets à éliminer. «L’avantage pour les producteurs ? Ils n’ont pas à se soucier de la gestion de leurs déchets, puisque Koppert leur fournit une benne –qui peut contenir 600 ruches- que la société Suez prendra en charge une fois pleine pour entrer dans un réseau de revaloriser leur énergie –sous forme de chaleur ou d’électricité- et intégrer l’économie circulaire. La transformation d’une ruche en énergie produit 16h d’électricité. Depuis 2018, Koppert a revalorisé 30 000 ruches soit 9 000 ruches par an. Koppert veut également étendre ce dispositif aux petits producteurs.

Koppert vise la conception de ruches 100% recyclables

Dans le détail

La ruche Natupol standard est adaptée à une grande variété de cultures sur une superficie allant jusqu’à 2 000 m² et avec une floraison hebdomadaire de 25 à 35 fleurs par m². Les ouvrières –Bourdons- se mettent à polliniser la culture dès qu’elles sont libérées. Elles sont ensuite aidées d’autres ouvrières nées dans les semaines suivant leur introduction. Les ruches Natupol sont conçues selon le principe Beevision : la visibilité optimisée des ruches dans les cultures, basée sur la manière dont les bourdons voient les objets qui les entourent. Les bourdons peuvent ainsi retrouver plus facilement leur ruche et ont moins tendance à se perdre dans la serre pour une pollinisation accrue.

En savoir plus

Koppert Biological Systems est un des leaders mondiaux des biosolutions et de la pollinisation naturelle depuis plus de 50 ans proposant produits et services dans plus de 100 pays. Son siège social se situe aux Pays-Bas et compte plus de 1700 collaborateurs dans le monde. Koppert France a été créée en 1984 et couvre le territoire national via 5 agences situées à Cavaillon, Plan d’Orgon, Agen, Nantes et Villeneuve l’archevêque.

Autre article évoquant l’apiculture et les abeilles ici.


Mormoiron, une nouvelle station d’épuration 100% green

Faire ingénierie‘, spécialisée dans le conseil et les études techniques orientés vers la performance industrielle durable, investit en Vaucluse. Créée en Occitanie en août 2020, la start-up traverse le Rhône pour s’implanter dans le département afin d’y développer son activité grâce aux infrastructures logistiques et au tissu industriel du département.

De Bagnols-sur-Cèze à Sorgues

« Pour des raison de praticité et de réseau, nous souhaitions nous rapprocher du Vaucluse, le changement du siège social sera effectif à compter du mois de juillet », explique Sébastien Gavelle, président de ‘Faire ingénierie’ et cadre technique dans l’industrie. La société a vu le jour à Bagnols-sur-Cèze et outre la volonté de se rapprocher de ses clients actuels (Suez Rv, Iter.. ), ‘Faire ingénierie’ cible également de nouveaux marchés locaux, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire et des cosmétiques. L’entreprise, installée à Sorgues depuis le début de l’année, poursuit son déploiement, avec l’extension de ses bureaux au Saphir (90 m2) effective au 1er juillet.

« Notre objectif est d’apporter une performance industrielle durable, aider les industries locales à améliorer leur productivité et optimiser leurs process tout en réduisant leur impact environnemental. Il s’agit concrètement de diminuer les émissions de gaz à effet de serre en proposant des solutions fiables et pérennes », explique le chef d’entreprise.

Des ingénieurs dédiés à l’ensemble du projet

« Nos convictions écologiques nous ont conforté sur le fait que, malgré la situation économique instable, nous devions nous lancer et aider les entreprises à initier la transition industrielle post-covid. » De jeunes ingénieurs avec une moyenne d’âge de 35 ans constituent principalement une équipe mixte de 10 personnes. La société prévoit par ailleurs le recrutement d’une vingtaine de nouveaux collaborateurs d’ici 3 ans. « Nous pouvons accompagner nos clients sur l’ensemble des projets en ingénierie, du conseil à l’étude en passant par la conception et le pilotage », explique Mathieu Molina, responsable des affaires commerciales.

Collaboration avec Suez

La société travaille actuellement pour Suez qui exploite, pour le compte du Sidomra, l’unité de valorisation énergétique des déchets à Vedène sur un projet d’amélioration de la gestion des eux de process. Le site est engagé dans une démarche de zéro rejet d’effluent liquide et de réduction de sa consommation d’eau. La convergence de ces deux sujets étant l’optimisation du recyclage des eaux de process.

« Nous les aidons à optimiser l’utilisation de leur eau de process, de façon à ce qu’ils les réutilisent au lieu de les rejeter. » ‘Faire ingenierie’ travaille également pour la société de tuyauterie industrielle Moscatelli, afin de rendre leurs équipements plus performants et vertueux pour l’environnement. La jeune structure, qui développe encore son réseau dans le Vaucluse, est à l’écoute de toutes les opportunités et est disposer à collaborer avec les acteurs phares du territoire, tel qu’Aroma Zone. « Nous rencontrons prochainement Sicaf cosmétiques à Carpentras et nous sommes en pourparlers avec Agapé Group à Sablet. »

4 axes de travail

L’activité de la société repose sur 4 axes distincts. Le premier consiste à intervenir dans la chimie et le mélange afin de réduire les rejets dans l’atmosphère et l’eau et ainsi améliorer le rendement. Axe numéro 2 : l’économie d’énergie. L’objectif est de travailler sur le système de production de façon à le rendre moins gourmand. « Nous aidons nos clients à établir une cartographie de leur consommation dans le but de l’optimiser ». Le troisième axe consiste à travailler sur l’outils de production en tant que tel, afin d’améliorer la fiabilité et le rendement des équipements. Dernier axe et non des moindres : accompagner les acteurs industriels dans leur transition digitale. « Nous installons par exemple des capteurs communicants. Ces derniers vont envoyer leurs informations à un système et l’analyse de ces données permettra une optimisation de l’utilisation de la machine. » Exemple concret : le capteur installé sur un moteur qui permet de connaitre la consommation instantanée et intervenir rapidement en cas de dysfonctionnement par le biais d’une alerte.

20 ans d’expérience

Pour réaliser à bien ses projets, la société peut s’appuyer sur la longévité et l’expertise aiguë de son président, ingénieur généraliste de formation. Fort de ces 20 années d’expérience dans le secteur industriel, dont 10 en tant que directeur maintenance et technique à Tetra Pak à Dijon, Sébastien Gavelle a par ailleurs exercé un temps à l’international. Après avoir occupé le poste de responsable de maintenance dans une fonderie en Mexique (FWF de Mexico), il devient chef de projet chez Eurenco, en charge de la modernisation du site du Sorgues. Un long curriculum vitæ que le président entend bien mettre à profit des entités industrielles vauclusiennes : « nous souhaitons nous inscrire comme acteur de l’ingénierie de développement durable en Vaucluse. » En savoir plus www.faireingenierie.fr.

https://www.echodumardi.com/tag/suez/page/2/   1/1