6 novembre 2026 |

Ecrit par le 6 novembre 2026

Liquidation de Fibre excellence à Tarascon : l’appel de la forêt

Alors que le site de fabrication de pâte à papier de Fibre excellence à Tarascon est en liquidation, la filière forêt-bois régionale se mobilise face aux conséquences économiques et forestières de cette décision.

« La fermeture de l’usine de pâte à papier Fibre Excellence à Tarascon fragilise l’ensemble de la filière forêt-bois de Provence-Alpes-Côte d’Azur., explique Fibois Sud, l’interprofession de la filière en région. Face aux difficultés rencontrées par les entreprises de la récolte forestière, Fibois Sud et les organisations professionnelles régionales se mobilisent, aux côtés des pouvoirs publics, pour soutenir l’activité et développer de nouveaux débouchés pour les bois régionaux. »

Des répercussions majeures pour la filière
« La liquidation judiciaire de l’usine Fibre Excellence, prononcée le 27 juillet 2026, a des répercussions majeures sur la filière forêt-bois régionale, poursuivent les représentants régionaux du secteur sylvestre. Au-delà de la perte de 270 emplois directs, elle fragilise les entreprises de la récolte forestière : selon une enquête réalisée par Fibois Sud, 73% des entreprises répondantes déclarent être impactées et 84% d’entre elles rencontrent déjà des difficultés de trésorerie. »

Fibre Excellence Provence absorbait jusqu’alors 30 à 35% des volumes de bois récoltés en région, soit environ 200 000 tonnes par an. En offrant un débouché aux bois de qualité d’un type ‘industrie’, l’usine contribuait à l’équilibre économique de nombreuses coupes forestières et au financement d’une gestion durable des massifs régionaux.

Urgent de trouver de nouveaux débouchés
« Face aux arrêts de chantiers, aux stocks de bois immobilisés et aux difficultés économiques des entreprises, la priorité est de trouver rapidement de nouveaux débouchés et de préserver les capacités de récolte forestière régionales, dont la reconstitution serait difficile en cas de disparition, alerte Fibois Sud. Les moyens régionaux de récolte forestière sont essentiels à une sylviculture résiliente, notamment face à l’aggravation du risque d’incendies de forêt. »

En conséquence, l’interprofession s’est mobilisée aux côtés des organisations professionnelles (comme la Fédération nationale du bois Paca, EDT Paca ainsi que les entreprises du paysage de l’Unep Méditerranée) pour apporter des réponses à court terme, en lien avec les services de l’État et de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.

En particulier, un arrêté préfectoral modificatif d’urgence signé le 15 septembre 2026 va permettre d’augmenter la part de bois régional dans l’approvisionnement de la centrale biomasse Gazel Energie de Gardanne et sauvegarder ainsi l’activité des entreprises forestières. Cette mesure prévoit 35 000 tonnes supplémentaires d’ici fin 2026 et 150 000 tonnes supplémentaires en 2027, portant l’approvisionnement régional à 230 000 tonnes par an, sur un volume total d’approvisionnement de la centrale maintenu à 450 000 tonnes.

Parallèlement, Fibois Sud a recensé, « dans le cadre du guichet unique d’accompagnement de la filière qu’elle anime, les dispositifs mobilisables pour soutenir les entreprises en difficulté ou souhaitant diversifier leur activité ».


Fibre excellence à Tarascon : l’État ‘liquide’ le liquidateur

Placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse depuis le 29 juillet dernier, le site de fabrication de pâte à papier de Fibre excellence à Tarascon présente de forts risques pour l’environnement. L’État s’en inquiète car pour lui le liquidateur ne remplit pas sa mission. Heureusement d’anciens salariés sont venus remettre bénévolement en fonction certains équipements critiques.

Face à la défaillance des liquidateurs de Fibre excellence et au vu de la situation du site de Tarascon, classé Seveso, l’État a décidé de faire intervenir l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie désormais appelée Agence de la transition écologique) en urgence impérieuse afin de prévenir les risques d’incendie, de déversement de produits dangereux et de pollution du Rhône.

En effet, depuis l’arrêt de l’activité et la mise en liquidation de l’usine Fibre excellence Provence d’importants volumes de bois et de produits chimiques demeurent stockés à proximité immédiate du Rhône. En conséquence, les services de l’État ont pris des arrêtés de mesure d’urgence suivi de mise en demeure et de réquisition sans obtenir, à ce jour, l’exécution des prescriptions imposées aux liquidateurs (remise en service de la station d’épuration et du réseau de lutte contre les incendies notamment).

Dans la foulée, une visite conjointe de l’inspection des installations classées et de l’Ademe a été réalisée le 15 septembre 2026. À cette occasion, il a été constaté la présence de bois, de produits dangereux et de déchets répartis sur l’ensemble du site, dont des déchets dangereux liquides. Une situation appelant notamment la remise en service rapide du réseau de lutte contre les incendies.

« Depuis des semaines, l’incurie des liquidateurs fait obstacle à la mise en œuvre des arrêtés de mesures d’urgence. »

Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique

Dans la foulée, Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la transition écologique, a donné la semaine dernière son accord au préfet des Bouches-du-Rhône pour que l’Ademe conduise la réalisation d’opérations de mise en sécurité, afin de protéger les populations, et l’environnement.
« La situation n’a que trop duré ; tranche le ministre. Depuis des semaines, l’incurie des liquidateurs fait obstacle à la mise en œuvre des arrêtés de mesures d’urgence puis de mise en demeure et de réquisition. Dès lors qu’il s’agit d’un site industriel sensible, avec des utilités à l’arrêt, des déchets dangereux et un risque de pollution du Rhône, l’État agit pour protéger les personnes et l’environnement. Notre priorité est la protection des personnes et de la nature. La décision d’engager l’Ademe dans le cadre d’une urgence impérieuse répond à cet impératif. Le montant de la facture sera évidemment adressé aux liquidateurs. »

Difficultés récurrentes et inquiétude de la filière sylvicole
Jusqu’alors l’un des principaux sites industriels du Pays d’Arles, cette usine de fabrication de pâte à papier et d’électricité employait près de 270 salariés. Cela faisait des années que ‘la cellulose du Rhône’, l’ancien nom du site rencontrait des difficultés ainsi qu’une forte opposition des associations de protections de l’environnement ainsi que des riverains.
Dernier épisode en date : début juillet, l’homme d’affaires Mathieu Pigasse, avait déposé une offre de reprise globale du groupe, avec des projets de diversification de la production. Sans succès. En attendant, les désormais ‘anciens’ salariés de Fibre excellence, soutenues par les syndicats, ont pris la décision de redémarrer la station d’épuration et des pompes afin de sécuriser les populations alentours.
Figurant parmi les derniers fabricants de pâte à papier en France, le groupe Fibre excellence consommait jusqu’à 2 millions de tonnes de bois par an. Une demande qui permettait notamment de trouver des débouchés afin d’entretenir la forêt hexagonale. Une situation qui inquiète maintenant l’ensemble de la filière sylvicole.


(Vidéo) Sorj Chalandon, Tournées générales en librairie, Le livre des Kells

Sorj Chalandon, journaliste et écrivain de grand renom sera reçu à la Librairie Lettres vives, chez Eric Dumas à Tarascon mercredi 27 août où il présentera Le livre des Kells.

Le livre des Kells est le 12e roman de Sorj Chalandon. C’est aussi celui de sa renaissance alors qu’il a fui sa famille et surtout un père violent-le minotaure-. Sorj a 16 ans et part de Lyon pour arriver à Paris où durant un an, il connaitra la misère, la rue, le froid, la faim, la soif et la peur. Il va dormir partout, dans les caves, dans les greniers, dans les recoins de rues avec, toujours un couteau à portée de main au cas où. « La plus grande difficulté ? N’être ni une proie et ne pas devenir un prédateur. » Il livre, ici, le maillon manquant de son existence. Un exercice difficile et très intime.

La gauche prolétarienne
Une nouvelle famille, des militants de la gauche prolétarienne, l’extrême gauche, va lui tendre la main, pour partager, ensemble, solidarité et valeurs. Il rejoint en 1973 Libération, après la dissolution de la gauche prolétarienne et la mort de Pierre Overney, tué par un vigile de l’usine Renault qui sera ensuite à son tour assassiné par un commando des Nanap –noyaux armés pour l’autonomie populaire-.

Le livre des Kells
Le livre des Kells fait référence à un ouvrage, chef d’œuvre du christianisme irlandais, inachevé, un manuscrit enluminé, rédigé en langue latine par des moines de culture celtique, autour de l’an 800, contenant les 4 évangiles du nouveau testament, visible à Dublin en Irlande.
Source ici.

Que fait-on lorsque l’on trouve le monde injuste ?
«On quitte le monde de la violence pour créer un journal : Libération. En septembre 1973. Kells -le héros du livre- comme moi est passé d’un enfant battu à un homme droit. Enfin je l’espère.» Sorj sera fondateur, journaliste, chroniqueur judiciaire, puis rédacteur en chef adjoint de Libération de 1973 à février 2007. Il a été formateur au centre de formation des journalistes entre entre 2007 et 2009 puis journaliste au Canard enchaîné.

Sorj Chalandon
Sorj Chalandon est cet immense journaliste et écrivain français qui a reçu un grand nombre de distinctions comme le prix Goncourt des lycéens en 2013 pour ‘Le 4e mur’, ‘Retour à Killybegs’ grand prix du roman de l’Académie française en 2011 qui est le 2e livre que Sorj Chaladon consacre à Denis Donaldson après ‘Mon traitre’. Denis Donaldson -1950 à Belfast-avril 2006 à Glenties-, membre de l’Ira provisoire (Armée Républicaine Irlandaise), organisation paramilitaire qui militait pour l’indépendance de l’Irlande du Nord et l’instauration d’un État républicain libre sur l’ensemble de l’ile : la nouvelle Irlande. Sorj Chalandon a reçu le prix Médicis avec ‘Une promesse’, en 2006 ; Le prix Albert Londres pour ses reportages sur l’Irlande du nord et le procès de Klauss Barbie. Tous ses livres sont publiés chez Grasset.

Il est aussi un ami de Pierre Goldman
Il a couvert le 1er procès de Pierre Goldman, le demi-frère de Jean-Jacques Goldman le chanteur-compositeur et musicien-, en tant que dessinateur de presse. Pierre Goldman (juin 44-septembre 1979) fut militant d’extrême gauche. Il fut accusé de trois agressions à main armée et du meurtre en décembre 1969 de deux pharmaciennes lors d’une tentative de hold-up. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre 1974. Le jugement est cassé en 1975 pour vice de forme et Pierre Goldman est acquitté en 1976. Il écrit, durant sa détention, ‘Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France’ qui obtient un vif succès. Il a collaboré en tant que journaliste à Libération. Il est assassiné en 1979. L’acte est revendiqué par ‘Honneur de la Police’, un groupuscule d’extrême droite, mais son assassinat n’a pas été élucidé.

Les infos pratiques
Sorj Chalandon. Tournées générales en librairies. Le livre des Kells. Mercredi 27 août. 18h ouverture des portes. 18h30 rencontre et dédicaces. Chez Eric Dumas. Librairie Lettres vives. 60, rue des Halles à Tarascon. Réservation obligatoire. 04 90 91 00 10.


A la rencontre du plus scandinave des auteurs français, Olivier Truc

Eric Dumas, patron de Lettres vives, librairie bien connue des Tarasconnais, propose une rencontre, mercredi 23 avril à 19h, avec l’un des meilleurs auteurs de polars nordiques : Olivier Truc, journaliste, romancier et scénariste vivant à Stockholm, capitale de la Suède. Il présentera son dernier ouvrage paru, ‘Le premier renne’, aux éditions Métailié, collection Noir.

Avec ce 5e volume de la Police des rennes, nous découvrons la vie des Samis, peuple autochtone minoritaire de Suède, Norvège, Finlande et de Laponie –péninsule de Kola en Russie- appelée par eux Sàpmi- pécheurs mais surtout éleveurs de rennes.

Le plus scandinave des auteurs français
Olivier Truc a grandi en région parisienne et démarre sa carrière de journaliste au Midi Libre avant d’intégrer La gazette de Montpellier, Télésoleil, Libération et TF1 où il traite des sujets de société. Parti vivre à Stockholm en 1992, il devient correspondant pour le Point, Libération, le Monde, documentariste où il collabore avec la télévision, et aussi réalisateur, notamment avec Arte avec ‘Les bâtards du Reich’ et ‘La dernière plongée pour France 5’. Homme de grand talent, Olivier Truc, cumule les prix et les distinctions pour ses enquêtes et écrits. il est spécialiste des pays Nordiques et Baltes.

Un auteur prolifique
Il est l’auteur de L’Imposteur, du Cartographe des Indes boréales, et de la série sur la police des rennes : Le Dernier Lapon (prix des lecteurs Quais du Polar et prix Mystère de la critique), Le Détroit du Loup, La Montagne rouge et Les Chiens de Pasvik.

En savoir plus
Laponie suédoise. Des corbeaux et des loups. Des rennes et des rêves. En pleine période du marquage des faons, un troupeau de rennes est décimé le long de la voie ferrée qui transporte le minerai de fer. Nina Nansen et Klemet Nango, enquêteurs de la police des rennes, se retrouvent au cœur d’un conflit qui déchire un clan d’éleveurs Sami. Il y a aussi Anja, une jeune Sami marginalisée, à qui on a confié le pouvoir de tuer. Anja, celle qui voulait écouter les pierres de la toundra. Celle qui ne veut plus se taire. Celle qui ne veut plus plier. Celle qui voudra inventer le grand récit. Face à une colonisation qui ne dit pas son nom, elle va entrer en résistance. Avec ses propres méthodes. Et ses démons vont croiser ceux de Klemet. Les enjeux énormes des terres rares et de la survie des Sami en tant que peuple se télescopent. Pour assurer la transition énergétique, faudra-t-il sacrifier ce peuple d’éleveurs de rennes ? Dans le paysage incroyable d’un solstice d’été dans le Grand Nord, Olivier Truc témoigne avec talent les luttes du pays sami. Un thriller décoiffant.
Le premier renne. Olivier Truc. Editions Métaillé Noir. Publié en août 2024. 544 pages. 22€ en grand format. 12,99€ en numérique.

Les infos pratiques
Librairie Lettres vives. Rencontre avec Olivier Truc. Mercredi 23 avril 2025 à 19h. 60, rue des Halles. 13 150 Tarascon.


Midi Auto conserve Citroën et DS automobiles à Avignon et Tarascon

Le groupe Midi Auto vient de consolider son partenariat stratégique avec Stellantis. Dans ce cadre, ce nouvel accord conclu pour une durée indéterminée, confirme la place centrale de Midi Auto dans le réseau de distribution du groupe automobile et permet de poursuivre la représentation des marques du groupe Stellantis avec Peugeot, Citroën et DS Automobiles.

Avignon et Tarascon maintenus, pas Cavaillon
Pour Midi Auto, qui célèbre cette année son 50e anniversaire, cette décision concerne tout particulièrement les concessions d’Avignon et Tarascon  qui gardent leur contrat Citroën et DS automobiles. En revanche la concession de Cavaillon et son annexe à Apt perdraient le panneau Citroën. Les murs restant la propriété du groupe Midi Auto.
Cette réorganisation devrait notamment permettre à Midi Auto de distribuer à moyen terme, d’autres marques automobiles du réseau.

Crédit : DR

Un changement de direction dans la continuité
Fondé en 1975 par Bernard Hory, Midi Auto a débuté avec une seule concession Citroën à Digne-les-Bains. Le groupe est aujourd’hui un acteur incontournable de la distribution automobile en France avec plus de 30 concessions (1 300 salariés et 650M€ de chiffre d’affaires).

À l’occasion de ces 50 ans, Midi Auto annonce aussi l’amorce d’une transition générationnelle avec l’arrivée d’Isabelle Hory à la présidence. Fille du fondateur, qui reste présent dans la structure elle entend conjuguer respect de l’héritage familial et vision innovante pour l’avenir du groupe. Cette dernière a nommé Olivier Beylot, qui était directeur de la plaque bretonne depuis 2015, comme directeur du groupe.

« Prendre la direction de Midi Auto à un moment clé de son histoire est un défi passionnant, explique ce dernier. Avec le renouvellement de notre partenariat avec Stellantis, nous renforçons notre ancrage territorial et consolidons notre position sur le marché. Mon rôle sera d’accompagner cette transition en structurant nos activités, en optimisant nos performances et en préparant le groupe aux évolutions du secteur. »


Tarascon, Les nuits de la lecture auront lieu vendredi 24 et samedi 25 janvier

La Médiathèque de Tarascon propose Les nuits de la lecture ‘Les patrimoines’, vendredi 24 et samedi 25 janvier. Vendredi 24 janvier à partir de 18h sera donnée une lecture contée ‘Carnets de voyage Tarascon’, restitution de la résidence artistique du photographe Thomas Bohl.

Samedi 25 janvier, exceptionnellement ce jour,
tous les espaces de la médiathèque seront ouverts jusqu’à 19h30. Au programme, à 11h, Poulette Sabrina conte les albums de Claude Ponti, à partir de 3 ans. De 10h30 à 14h30 : Lecture-atelier ‘Le petit prince voyage dans le temps’, à partir de 5 ans ; 16h30 Atelier ‘Joue ton livre’ à partir de 3 ans. 17h30, Spectacle ‘Les trois brigands’ Théâtre d’ombres à partir de 3 ans pour les tout-petits avec la présence requise de Doudou. 17h-19h30, Jeux de société tous publics. 10h30-12h30 et 14h-16h30 Découvrez le patrimoine autrement avec le secteur numérique : Discovery tour de l’Egypte antique sur PS5 avec Assassins’s Creed origins, casque de réalité augmentée, dispositifs numériques ludiques.

«Cette année la nuit de la lecture a pour thème « les patrimoines »
relate Eric Dumas, le libraire de Lettres vives à Tarascon –depuis 2008- et de la Crognotte rieuse à Avignon –depuis 2017. Avec la nouvelle médiathèque de Tarascon, la Librairie Lettres vives, située 60, rue des Halles, propose de redécouvrir le patrimoine littéraire local : ‘Tartarin’, d’Alphonse Daudet, que nous croyons connaître, et pour en être sûrs, que nous allons écouter, ensemble.Ce samedi 25 janvier, à partir de 18h30, c’est donc à la médiathèque qu’auront lieu les lectures d’extraits des trois volumes de Tartarin choisis et mis en voix par Eric Poirier.»

Au programme
18h30, lecture choisie de Tartarin de Tarascon ; 19h30 Apéritif dînatoire participatif ; 20h30 Lecture choisie de ‘Tartarin sur les Alpes’ et 21h30, Lecture choisie de ‘’Port-Tarascon’. A partir de 22h30 et jusqu’à minuit, lectures participatives : Piochez un livre dans la médiathèque, apportez votre livre préféré… Venez partager avec l’assemblée vos lectures choisies.

Sur inscription à l’accueil ou auprès du 04 90 91 51 52. Horaires exceptionnels le samedi 25 janvier de 10h30 à 12h30 et de 14h à 19h30.


(Inédit) il y a 80 ans, les bombardements reprennent à Avignon, Tarascon et Beaucaire

L’avignonnais Grégory Pons, spécialiste de l’aviation américaine durant la seconde guerre mondiale, nous dévoilent une nouvelle série de photos inédites issues notamment des archives de l’US air force (Usaf). Des clichés qui datent des bombardements du 2 et 6 août 1944 sur Avignon, Tarascon et Beaucaire.

Quatre jours plus tôt, le Mercredi 2 août 1944, une première alerte retentit vers 11h00, mais les appareils filent plus au Nord ver Orange. A 13h00 les sirènes retentissent à nouveau. La population se précipite vers les abris. La Flak allemande entre en action. Des bombardiers lourds B-24 du 461st Bomb Group sous le commandement du Lt-Col. Knapp frappent de plein fouet avec une remarquable précision le pont ferroviaire de Rognonas qui franchit la Durance avec près de 73% de ses projectiles sur l’objectif. Le pont est coupé net en deux endroits. D’autres objectifs étaient cependant visés lors de cette journée par d’autres formations d’appareils : les viaducs sur le Rhône et les dépôts d’essence du Pontet. Environ 25 soldats allemands furent tués au cours de ce raid. Du côté des civils, les pertes se ‘limitèrent’ à une vingtaine de victimes. Bien loin des 525 morts du raid du 27 mai dans la cité des papes.

2 août 1944 : les Liberator du 461st Bomb Group détruisent le pont ferroviaire sur la Durance entre Rognonas et Avignon. (Coll. de l’auteur)

Quatre jours plus tard, le 6 août 1944, tandis que les appareils du 461st Bomb Group opèrent de nouveau sur le Sud de la France et attaquent les installations ferroviaires de Miramas, plusieurs vagues de bombardiers américains de la 15th Air Force en provenance d’Italie vont se succéder sur Avignon et ses abords à partir de 8h30.
Les B-24 Liberator arrivent par le Sud et débutent leur attaque sur le pont métallique qui enjambe le Rhône. Ils frappent également la campagne avignonnaise entre la Durance et les bords du Rhône, ainsi que l’île Piot et la Barthelasse. Les objectifs étaient à nouveau les ponts et les dépôts de carburant du Pontet. Les B-24 du 464th Bomb Group en provenance de Pantanella en Italie ont pour objectif le dépôt d’essence du Pontet.

6 août 1944 : un Liberator du 464th Bomb Group survole Avignon. On distingue en arrière-plan les panaches de fumée au niveau des bords du Rhône au Pontet, tandis que la gare de Petite Vitesse est également noyée sous les bombes. (USAF)

Les appareils ont décollé d’Italie à 07h05 et se présentent sur l’objectif à 11h50. Selon le témoignage d’un des membres d’équipages, ce raid fut un des plus faciles et apparemment les cuves de stockage devaient avoir été vidées suite au raid du 2 août car les bombes n’ont pas provoqué de grands incendies. Après l’attaque du 2 août sur ce même objectif, le but de ce raid était de s’assurer qu’elles étaient bien mises hors d’usage. A 13h45, les sirènes annoncent la fin de l’alerte. Les Liberator d’une autre unité, le 465th BG, avaient pour leur part pour objectif le viaduc ferroviaire sur le Rhône, mais l’ouvrage a résisté et se trouve intact une fois la fumée dissipée (voir photo ci-dessus). Un Liberator est abattu sans plus de précisions quant à son unité et le sort de son équipage de 10 hommes.

6 août 1944 dans la matinée : les Marauder du 17th BG frappent le pont ferroviaire entre Tarascon et Beaucaire. (Coll. de l’auteur) 

Plus au sud d’Avignon, Tarascon et Beaucaire sont également bombardées. Les deux ponts qui relient ces deux villes forment une cible de choix et doivent être impérativement coupés. Ce sont des bombardiers moyens de type B-26 Marauder attachés à la 12th Air Force qui sont en charge de cette mission. Les appareils ont décollé de Sardaigne (voir photo principale) et vont effectuer deux frappes. La première attaque a lieu le matin sur le pont ferroviaire. Même si l’objectif est noyé sous les bombes, elles s’éparpillent largement vers le Sud (photo ci-dessus).

6 août 1944 : en fin d’après-midi vers 18h30, une seconde vague de Marauder du 17th BG frappent à nouveau, et cette fois-ci les explosions semblent plus concentrées autour des piles du pont ferroviaire qui sera finalement détruit. Le pont routier quant à lui est encore intact, mais ses jours sont comptés. (Coll. de l’auteur)

La deuxième vague d’attaque qui se présente à 18h30 est beaucoup plus précise et touche l’objectif (photo ci-dessus). Le pont routier est épargné, mais il ne faudra pas beaucoup de temps pour qu’il soit mis hors d’usage (photo ci-dessous). En préparation des opérations de débarquement en Provence, toutes les voies de communication et de repli doivent être coupées afin d’empêcher l’armée allemande de se disperser lors de son repli.

Grégory Pons

Nouvelle frappe sur les ponts de Tarascon et Beaucaire. La date de ce cliché n’est pas précisée mais ce raid a lieu entre les 6 et 16 août 1944. Les impacts de précédents raids sont bien visibles et le pont ferroviaire est bien coupé en deux endroits, tandis que le pont routier noyé sous les explosions dont on devine la précision, doit vraisemblablement être coupé. (USAF)

Sources : « AVIGNON 39/44 » de Robert Bailly – Archives du 461st Bomb Group – Archives du 464th Bomb Group – Archives du 17th Bomb Group.


(Vidéo) Tarascon, Lettres Vives, Rencontre avec l’auteure Amina Damerdji ce soir à 18h30

Eric Dumas, le fondateur de la librairie Lettre Vives à Tarascon recevra ce soir vendredi 15 mars à 18h 30, l’auteure Amina Damerdji pour son dernier livre paru ‘Bientôt les vivants’.

«Aïcha courut à travers le village. Ses jambes tremblaient et son cœur battait si fort qu’il semblait vouloir sortir de sa poitrine. Elle connaissait le mot, dhabahine, les égorgeurs. Dhabahine, dhabahine ! » Algérie, 1988. Après les premières émeutes sauvagement réprimées, le mouvement islamiste montre sa puissance grandissante. »

« La jeune Selma vit dans la proche banlieue d’Alger. Elle n’a qu’une passion, l’équitation, qu’elle pratique dans un centre non loin du village de Sidi Youcef, où se déroulera en 1997 l’un des épisodes les plus atroces de la guerre civile. Elle consacre tout son temps libre au dressage d’un cheval que tout le monde craint, tandis que les déchirements de l’histoire traversent sa famille comme toute la société algérienne : certains sont farouchement opposés aux islamistes, d’autres penchent pour le FIS (Front Islamique du Salut), d’autres encore profitent du chaos pour s’enrichir… »

«C’est dans ce contexte tragique que Selma apprendra à grandir, trouvant dans la relation avec son cheval et avec la nature un antidote à la violence des hommes. Bien que le martyre du village de Sidi Youcef éclaire d’une lumière terrible les trajectoires des divers personnages, ce roman reste constamment chaleureux et humain.»

Rencontre ce vendredi 15 mars à 18h30, avecAmina Damerdji pour son dernier livre paru ‘Bientôt les vivants’, à la Librairie Lettres vives. 60, rue des Halles, 13 150 Tarascon. 04 90 91 00 10 lettresvives@yahoo.fr et lettresvives.unblog.fr


(Vidéo) Irène Frain chez Eric Dumas c’est demain !

Le grand écrivain Irène Frain sera chez Eric Dumas le libraire de Lettres vives à Tarascon ce mercredi 29 novembre, pour y dédicacer son livre : ‘Ecrire est un roman’, paru chez Seuil, et s’il-vous-plaît, autour d’un thé. Elle est pas belle la vie ?

Irène Frain -de son vrai nom Irène Le Pohon- a été professeur de lettres ans le secondaire, journaliste – pour Paris-Match, Elle, Le JDD, VSD, l’Histoire…- et est romancière. Cette bretonne née à Lorient grandit avec 4 autres frères et sœurs dans un foyer rural et modeste où la mère est couturière et le père un ancien garçon de ferme devenu professeur pour adultes. Elle a publié plus de 42 ouvrages en 44 ans de carrière. Elle a obtenu de nombreux prix dont l’Interallié en 2020 avec ‘Un crime sans importance’, publié aux Editions du Seuil ; Le prix du Relay des voyageurs lecteurs en 2009 avec « Les naufragés de l’île Tromelin » et le prix des Maisons de la presse en 1982 pur ‘Le Nabab’.

Les infos pratiques
Rencontre avec Irène Frain, écrivain, mercredi 29 novembre, à 17h, chez Eric Dumas, à la Librairie Lettres vives, 60, rue des Halles, 13150 Tarascon 04 90 91 00 10. Dédicace de son dernier ouvrage en date paru : ‘Ecrire un roman’.

https://www.echodumardi.com/tag/tarascon/   1/1