22 mars 2026 |

Ecrit par le 22 mars 2026

Sécuriforce : une diversification dans la technologie

L’entreprise Sécuriforce, créée en 1997, propose de nombreux pôles d’activités autour de la sécurité : surveillance humaine, alarme vidéosurveillance, technologies, prévention incendie et centre de formation. La société propose à ses clients une technologie de plus en plus avancée grâce notamment à l’intelligence artificielle.

Sébastien Camus commence son aventure seule, dans un local Avenue Kennedy à Carpentras. Deux ans après, il embauche un salarié. En 2000, il a l’opportunité d’acheter un mas avec du terrain appartenant à la société Ducros. Cette acquisition lui permet de développer l’entreprise et d’être plus à l’aise. La maison visible depuis l’avenue des Marchés sert pour l’administratif. Les locaux annexes servent de salles de repos pour les agents de sécurité et de salles de formation.

De nombreux métiers

Sécuriforce propose de nombreuses prestations. De nombreux métiers sont en effet représentés dans l’entreprise. Au début de l’aventure, cela a commencé avec des patrouilles cynophiles. Sébastien Camus est en effet maître chien. Il avait deux clients, dont Carpensud, zone sur laquelle il tournait. Il a d’ailleurs été un des membres fondateurs de cette association d’entreprises. Petit à petit, il développe sa clientèle. Ferren Fers, Gyma font partie de ses nouveaux clients. En 1999, il décroche un contrat important avec la surveillance des locaux d’EDF route d’Avignon. Après le déménagement en 2000, son marché se développe encore avec des concessions automobiles, toujours à Carpentras avec Peugeot Carpentras, mais également des zones d’activité comme Agroparc à Avignon. 

Des métiers différents en sécurité

A ce jour, l’entreprise utilise des véhicules patrouilles qui surveillent une zone d’activités économiques. Cela a commencé avec la zone de Courtine à Avignon. Elle en a maintenant une dizaine sur tout le département, réparties en 5 zones de contrôle. « Notre métier concerne les interventions sur alarme dans des entreprises et auprès des particuliers, moins de 30 minutes suite à une intrusion. »

Sécuriforce s’occupe également de la gestion des postes de garde, à savoir surveiller les entrées et sorties des entreprises comme Ducros, Florette ou encore Socopa, dans le département.

En plus de tous les métiers autour de la sécurité, la société assure la sécurité incendie avec la maintenance des extincteurs et la gestion des alarmes incendie. Elle vend également du matériel de sécurité.

L’entreprise vend des nouveaux appareils comme des barrettes anti-incendie et des extincteurs portatifs au potassium. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Le pôle technologie

Parmi les différentes prestations proposées par l’entreprise, la technologie est celle qui se développe le plus. Lancée en 2018 avec l’arrivée de Jean-Philippe Weill, responsable nouvelles technologies, cette activité s’est caractérisée par la mise en place de robots sur les sites permettant de surveillance en toute sécurité. « Les agents ont de plus en plus de risques. La nouvelle technologie a donc permis à l’entreprise d’assurer une meilleure sécurisation des lieux et mettre à l’abri nos agents », explique Jean-Philippe Weill. Au départ l’entreprise a mis en place des robots Rover sur les sites. Ils sont pilotables à distance et ont même pour certains la capacité monter les escaliers. Ils assurent ainsi la surveillance.

L’autre innovation a été la mise en place de drones sur les sites sensibles, comme le futur centre de détention d’Entraigues. Ce marché est très prometteur car, en plus de la surveillance, il permet de nombreuses autres tâches comme l’inspection des ouvrages. « Nous travaillons avec de nombreuse start-ups française de matériels. Le marché des drones va également s’étendre à l’agriculture et à la cartographie, avec des programmes d’intelligence artificielle intégrés, comme par exemple la surveillance des vignes. Nous nous intéressons particulièrement à toutes ces opportunités qui constitueraient une diversification pour l’entreprise », explique Sébastien Camus.

Un détecteur IA 

Les détecteurs mis à disposition dans les entreprises constituent une autre avancée technologique. Ils peuvent être solaires ou à batterie sans fil. « Ces détecteurs sans fil prennent des photos qui sont analysées au centre de sécurité par un algorithme informatique qui utilise l’intelligence artificielle. Ce dernier a la capacité de reconnaître une silhouette en fonction des données qui ont été rentrées dans la machine », explique Jean-Philippe Weill. Ceci permet aux agents de sécurité avant d’arriver sur le site de savoir exactement à quoi s’attendre. Le temps d’analyse entre la prise du détecteur et le centre de sécurité de deux minutes.

L’entreprise complète également son offre avec la vente de matériel de sécurité comme des barrettes anti-incendie qui sont installées dans des lieux sensibles comme les compteurs électriques, à l’origine de la majorité des incendies. Sécuriforce vend également des extincteurs au potassium portatifs très écologique et très pratique, grâce à une petite taille et un poids très réduit.

Les perspectives de l’entreprise sont de doubler le chiffre d’affaires d’ici fin 2027, avec notamment le déploiement de tout le pôle technologie. L’entreprise a également la ferme volonté de continuer sa démarche RSE dans toutes ces actions.

Photo : Sébastien Camus et son fils Valentin gèrent le centre de formation. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi


Sécuriforce : une diversification dans la technologie

Cette année, le plateau technique d’imagerie du centre hospitalier du Pays d’Apt a été largement étoffé et devrait se doter de nouveaux équipements de pointe à l’avenir pour permettre à la population d’obtenir des examens plus complets, précis et rapides.

Depuis sa création en 2015, le Fonds de dotation ‘Pour le Pays d’Apt un Hôpital d’Avenir‘ a réuni 650 000€ au travers de campagnes de dons ou encore de ventes aux enchères, permettant la rénovation et modernisation du centre hospitalier, notamment de son service d’imagerie.

En 2025, ce dernier s’est doté de nouveaux échographes spécialisés en cardiologie et en gynécologie-obstétrique, d’une salle de radiologie entièrement renouvelée et numérisée, avec des équipements adaptés aux patients non valides, ainsi que d’un scanner de dernière génération.

Le centre hospitalier voit un projet de modernisation plus grand pour le centre d’imagerie et souhaite aussi, dans les mois à venir, installer une IRM (imagerie par résonance magnétique) et un mammographe. Deux équipements pour lesquels l’hôpital a obtenu l’autorisation d’exploitation cette année et qui permettraient de renforcer l’équipe de radiologues afin de « garantir un accès durable à l’ensemble de la population à une imagerie de pointe sur le territoire du Pays d’Apt », comme le précise le Fonds de dotation.


Sécuriforce : une diversification dans la technologie

La société vauclusienne Ph3com, spécialisée dans les prestations techniques par drone, a récemment été mandatée par la société Citeos pour réaliser un relevé photogrammétrique de haute précision sur le site emblématique d’Avignon : le Palais des Papes.

L’objectif de cette mission était de fournir des mesures exactes, indispensables pour préparer les prochains travaux de mise en valeur de ce monument historique. Grâce à l’utilisation de drones professionnels et de caméras haute résolution, Ph3com a capturé l’ensemble des façades et de la place, générant un modèle numérique extrêmement détaillé.

La photogrammétrie par drone consiste à capturer une série de photographies aériennes d’un site sous différents angles à l’aide d’un drone équipé d’un capteur haute résolution. Ces images sont ensuite traitées par un logiciel spécialisé qui reconstitue en trois dimensions la scène observée. Cette technique permet de mesurer avec une grande précision les volumes, surfaces et distances, tout en générant des ortho-photos et des modèles 3D réalistes. Rapide, économique et non intrusive, elle remplace avantageusement les relevés topographiques traditionnels. Elle est aujourd’hui utilisée dans de nombreux domaines : BTP, génie civil, agriculture, environnement ou patrimoine.

Photogrammétrie – Palais des papes. ©Ph3com

Cette technologie permet de reconstituer la topographie des lieux en trois dimensions, offrant une vision complète et précise des volumes, des textures et des détails architecturaux. Les données recueillies servent à la fois à l’ingénierie des travaux et à la conservation du patrimoine, garantissant que toute intervention se fasse dans le respect strict de l’existant.

Le savoir-faire de télépilotes de drones accrédités par la direction générale de l’aviation civile, combiné à un équipement professionnel, ont permis de mener cette opération rapidement et sans perturber la fréquentation touristique des sites. Les drones ont survolé les zones difficiles d’accès, capturant des images impossibles à obtenir par des méthodes traditionnelles.

Cette collaboration avec CITEOS illustre l’intérêt croissant des solutions aériennes et numériques pour l’architecture et le patrimoine. Les relevés photogrammétriques assurent une précision inégalée allant jusqu’au au centimètre, réduisent les risques d’erreur et facilitent la planification des travaux futurs.

Les résultats de cette mission pourront également servir de base fiable pour les projets de restauration à venir, garantissant que chaque détail du Palais des Papes soit respecté et préservé pour les générations futures.

©Ph3com

Sécuriforce : une diversification dans la technologie

Les centres dentaires mutualiste du Pontet d’Aésio santé dispose désormais de caméras numériques intra-orales miniaturisées. Grâce à cette technologie, les praticiens peuvent capturer des images haute-définition de la cavité bucale, facilitant le diagnostic, la planification des traitements et le suivi. Ces visuels permettent également aux patients de voir en temps réel leur état bucco-dentaire, améliorant ainsi leur compréhension des soins proposés.

« Une qualité d’image exceptionnelle. »

« Après ces premiers jours d’utilisation, je peux déjà dire que c’est un véritable gain de temps au fauteuil et un confort certain pour les patients, témoignent les premiers retours des dentistes. La précision est impressionnante, et cela facilite énormément la prise d’empreinte et la planification des cas. »
« Une qualité d’image exceptionnelle, un logiciel intuitif, une manipulation aisée,… », constate un autre professionnel.

« Ces témoignages confirment que cette technologie s’impose comme un outil de précision. Ces équipements s’inscrivent dans une démarche plus globale d’amélioration continue de la qualité des soins et de modernisation des pratiques, insiste Aésio santé qui vient aussi d’équiper son cabinet de Torremila à Perpignan. Les centres dentaires mutualistes réaffirment ainsi leur volonté de proposer des soins de qualité à la fois humains et technologiquement avancés, accessibles à tous. »

5 100 professionnels de santé et 200 établissements
Aésio santé est un acteur mutualiste majeur de santé en France. Il propose, à travers près de 200 établissements de santé, une offre de soins et de services, dans les domaines sanitaire (chirurgie, médecine, cancérologie, soins de suite et de réadaptation, hospitalisation à domicile, radiologie, centre de santé, dentaire), médico-sociale (accueils pour personnes âgées, en situation de handicap, petite enfance, services à la personne), biens et services (pharmacies, centres d’optique, d’audioprothèse, orthopédie générale et matériel médical) ainsi qu’en matière d’innovation, de recherche et de développement. Au total, 5 100 professionnels de santé accompagnent quotidiennement les patients d’Aésio Santé.


Sécuriforce : une diversification dans la technologie

Du 6 au 11 février s’est tenu à Paris le Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, y a annoncé un plan d’investissement de 200 millions d’euros pour le secteur de l’IA européenne, « le plus grand partenariat public-privé du monde ». Celui-ci s’accompagne cependant de conditions, telles qu’une simplification drastiques des règles européennes qui encadrent l’intelligence artificielle, ainsi qu’une « réduction des lourdeurs bureaucratiques ». En clôture de l’évènement, Emmanuel Macron a quant à lui déclaré : « Nous avons besoin de continuer à faire avancer une gouvernance internationale de l’intelligence artificielle ». 61 pays ont d’ores et déjà signé une déclaration pour une intelligence artificielle « ouverte », « inclusive » et « éthique » ; les États-Unis et le Royaume-Uni ne font pas partie des signataires.

D’après les prévisions publiées par les Market Insights de Statista, le secteur mondial de l’IA pourrait dépasser les 500 milliards de dollars de chiffre d’affaires d’ici 2028, soit une multiplication par quatre par rapport à la taille du marché estimée en 2023. Les segments qui devraient connaître la plus forte croissance entre 2023 et 2028 sont l’apprentissage automatique, la robotique basée sur l’IA et le traitement automatique des langues, avec une croissance de plus de 200% attendue par les analystes du marché sur cinq ans (plus de 400% pour l’apprentissage automatique). Comme le montre notre infographie, l’apprentissage automatique est de loin le segment le plus important du marché : il pesait environ 38 % du chiffre d’affaires total du secteur en 2023, et cette part devrait grimper à plus de 50 % d’ici 2028.

De Valentine Fourreau pour Statista


Sécuriforce : une diversification dans la technologie

Le groupe Egide vient de signer un nouveau contrat pluriannuel avec Lynred. Le premier, dont le siège est implanté à Bollène, est spécialiste mondial des boîtiers hermétiques et des solutions de dissipation thermique pour composants électroniques sensibles, le second, installé à Veurey-Voroize en Isère, est leader en développement et production de détecteurs infrarouges de haute qualité pour les marchés de l’aérospatial, de la défense, et de multiples applications industrielles.

Avec ce nouveau contrat cadre pluriannuel les deux acteurs renforcent leur partenariat stratégique dans le domaine de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française. Il s’inscrit dans la continuité d’une collaboration de plusieurs décennies entre les deux entreprises. Il réaffirme aussi leur volonté commune de développer des solutions technologiques toujours plus innovantes et adaptées aux besoins de leurs clients en conjuguant leurs expertises respectives dans un esprit de partenariat industriel.

« Ce nouvel accord avec Lynred est une étape importante dans notre histoire commune, précise David Hien, directeur général d’Egide. Il nous permet de poursuivre et d’intensifier notre travail collaboratif pour concevoir des solutions de pointe répondant aux exigences croissantes de nos clients dans le secteur de la défense. »

« Nous sommes ravis de renouveler notre partenariat avec Egide, complète pour sa part Xavier Caillouet, directeur général de Lynred. Ce contrat cadre pluriannuel témoigne de notre confiance mutuelle et de notre volonté commune d’innover pour rester à la pointe de la technologie. »

Xavier Caillouet, directeur général de Lynred (à gauche) et David Hien, directeur général d’Egide. Crédit : Linkedin/Egide/Lynred

Sécuriforce : une diversification dans la technologie

Les deepfakes (abréviation de « deep learning » et « fake ») sont des enregistrements vidéo ou audio réalisés ou modifiés à l’aide de l’intelligence artificielle (IA). Avec le développement et le perfectionnement des technologies d’IA générative ces dernières années, les cas de fraude par deepfake se multiplient dans le monde. Comme le montre notre carte basée sur les chiffres du rapport annuel de la société Sumsub, les tentatives de fraude à l’identité liées aux deepfakes ont explosé entre 2022 et 2023 dans de nombreux pays du globe. 

Par exemple, le nombre de cas de fraude de ce type a augmenté de 4 500 % d’une année sur l’autre aux Philippines, suivis par des pays comme le Vietnam (+ 3 050 %), les États-Unis (+ 3 000 %) et la Belgique (+ 2 950 %). Les capacités de l’intelligence artificielle étant susceptibles de continuer à augmenter significativement à l’avenir, les tentatives de fraude par deepfake pourraient s’étendre à de multiples domaines. « Nous avons vu les deepfakes devenir de plus en plus convaincants ces dernières années et cela ne fera que se poursuivre et s’étendre à de nouveaux types de fraude, comme on l’a vu avec les deepfakes vocaux », commente Pavel Goldman-Kalaydin, responsable du département couvrant l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique chez Sumsub, dans le rapport susmentionné.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Sécuriforce : une diversification dans la technologie

Même si les semi-conducteurs font partie intégrante de l’industrie automobile et informatique depuis des décennies déjà, la course à l’IA et le transfert d’une part croissante des infrastructures numériques vers le cloud ont considérablement exacerbé le besoin de centres de données de grande capacité et de puces électroniques, produites par des entreprises telles que Samsung ou TSMC. Cependant, même si des entreprises américaines comme Intel occupent les premiers rangs en matière de ventes mondiales, il en est tout autre concernant la production de ces composants stratégiques.

Selon les données de l’organisation professionnelle des semi-conducteurs SEMI, environ 70 % de la capacité de production mondiale se trouve en Corée du Sud, à Taïwan et en Chine. Les Amériques (8 %) se classent au cinquième rang mondial, derrière le Japon, dont la part s’élevait à 13 % en 2022. La situation était bien différente il y a de ça quelques dizaines d’années, puisque les États-Unis couvraient 37 % de la capacité mondiale de fabrication en 1990, l’Europe 44 % et le Japon 19 %. 

Le pays du Soleil-Levant était considéré comme une puissance des semi-conducteurs dans les années 80, puisqu’il représentait 51 % des ventes mondiales en 1988. Mais l’éclatement de la bulle économique japonaise dans les années 90 lui a fait perdre son rôle de leader dans ce domaine au profit des économies occidentales, puis de ses rivaux régionaux.

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Sécuriforce : une diversification dans la technologie

En 2023, la France est le pays qui offre la meilleure qualité de vie numérique à ses citoyens. C’est ce qui ressort de l’étude annuelle de la société de services VPN Surfshark, qui place l’Hexagone au premier rang de l’indice de qualité de vie numérique sur 110 pays analysés en 2023. Ce classement mondial se base sur plusieurs critères comme l’accessibilité financière et la qualité du réseau Internet, le développement des infrastructures, le niveau d’administration électronique, ou encore la cybersécurité. La France progresse ainsi de six places par rapport au classement de 2021, passant d’un score de 0,71 à 0,79 points.

Dans le détail, les principaux points forts de la France dans le domaine numérique restent l’accessibilité financière d’Internet, les lois sur la protection des données et la vitesse du haut-débit. L’Hexagone se situe dans la moyenne des pays développés concernant le développement de ses infrastructures numériques, mais obtient en revanche un score médiocre en matière de stabilité des connexions Internet (36ème sur 110).

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Valentine Fourreau, Statista.

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