29 avril 2026 |

Ecrit par le 29 avril 2026

Régime minceur pour les Chorégies dont le programme s’allège encore plus cet été

Décidément, on frôle l’anorexie aux Chorégies. Quand on jette un coup d’oeil dans le rétro, on se rappelle par exemple, en 2011, pour les 40 ans du plus ancien festival d’art lyrique de France (créé en 1869), qu’étaient programmés non seulement Aida avec Indra Thomas dans le rôle-titre, dirigée par Tugan Sokhiev, avec une chorégraphie de Jean-Charles Gil, une mise en scène de Charles Roubaud et une scénographie d’Emmanuelle Favre. Mais aussi Rigoletto avec Leo Nucci, Patrizia Ciofi, Vittorio Grigolo et  Marie-Ange Todorovitch, l’Orchestre National de France et une floppée de choristes des opéras d’Avignon, Marseille et Toulon. Sans oublier la IXe Symphonie de Beethoven avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse et 4 solistes dont Nathalie Stuzmann.

En 2016, toujours deux opéras à l’affiche. Madama Butterfly avec Ermonela Jaho, l’Orchestre Philharmonique de Radio France et les choeurs des trois opéras de la Région Sud. La Traviata avec, tenez-vous bien, Placido Domingo, mais aussi Le Requiem de Verdi avec notamment Ekaterina Gruberova et Joseph Calleja. Et également un concert Bernstein-Gerschwin avec Julie Fuchs et Benjamin Bernheim.

Il y a 3 ans, en 2023, la rock star du piano, Khatia Buniatishvili qui avait dû attendre la fin d’un terrible orage d’été pour entamer le Concerto N°1 de Tchaikowsky, mais aussi Carmen avec Marie-Nicole Lemieux et Jean-François Barras, un récital du pianiste Evgueny Kissin et enfin un Gala Verdi avec le couple le plus en vue du monde, à la ville comme à la scène, Anna Netrebko et Yusif Eyvazov. 

En 2024, le programme avait déja réduit avec le chanteur Mika pour un concert symphonique, « Les saisons » de Vivaldi et Guido avec le Malandain Ballet de Biarritz et un seul opéra à l’affiche, « Tosca » en version concert, sans décor ni mise en scène mais heureusement avec l’enfant chéri des Chorégies, Roberto Alagna. 

La programmation 2026

Cet été, contrairement à ce qui était prévu, pour Traviata de Verdi, le rôle-titre ne sera pas chanté par Nadine Sierra. Quand elle a découvert qu’il n’y aurait qu’une version « concert », c’est-à-dire allégée, elle s’est retirée de la distribution. Elle sera donc remplacée par la soprano Jessica Pratt. Mais elle viendra quand même chanter au Théâtre Antique le 27 juin des partitions des grands airs d’opéra. Ce soir-là étaient prévues les Black Legends dont la tournée européenne a été annulée. Autre modification, le violoniste Renaud Capuçon a changé la liste des musiques de films qu’il interprétera le 18 juillet. Sont prévus notamment Le dernier métro de Georges Delerue, Love Story de Francis Lai, Les Moulins de Mon Coeur (Affaire Thomas Crown) de Michel Legrand. Il a quand même conservé Les choses de la vie et Rabi Jacob.

Avec tous ces changements, ce programme allégé et bientôt le départ du directeur des Chorégies dont c’est la dernière programmation ultra-light pour des raisons budgétaires, certains se demandent si elles ont encore un avenir dans le domaine si apprécié du lyrique qui, il y a peu de temps, grâce à la richesse de leurs propositions chaque été, des stars qui y participaient — chanteurs, musiciens, chefs d’orchestre, solistes de renommée internationale — attiraient deux fois plus de spectateurs au cœur du Théâtre Antique d’Orange.


Régime minceur pour les Chorégies dont le programme s’allège encore plus cet été

La Ville d’Orange dévoile sa programmation pour la belle saison, qui commencera le 1er mai. Festivals, concerts et gastronomie sont prévus.

La saison 2026 débutera dès le 1er mai avec L’Odyssée sonore, expérience immersive multi-sensorielle sur l’histoire deux fois millénaire du Théâtre Antique, une douzaine de soirées sont prévues. Candlelight, entre le 15 mai et le 13 juin, moments éclairés par des milliers de bougies avec les musiques du compositeur Hans Zimmer (Dune, Wonder Woman, Gladiator).

Suivront la Fête de la Famille (9 mai), le Conservatoire en Fête (29 mai), la Java du cochon (fin-mai-1er juin). Vincent Fuchs et les 2 000 choristes de Spectacul’Art seront les 5 et 6 juin au Théâtre Antique pour chanter les tubes de Michel Berger. Le concert de la Musique de l’Air et de l’Espace de la Base Aérienne 115 est programmé le 12 juin. Le 21 juin, la Fête de la Musique avec une soirée spéciale retransmise en direct du Théâtre antique sur France-TV qui attire entre 2,5 et 3 millions de téléspectateurs chaque année.

Entre le 25 et le 28 juin, Jazz Orange Festival sur la Place Clémenceau où viendront chanter le 3 juillet la Vauclusienne Michèle Torr et le 10 François Valéry. Le 27 juin au Théâtre Antique, Black Legend avec le Harlem Gospel Choir qui interprètera les chansons légendaires du label Motown créé par Quincey Jones et rejoint par Stevie Wonder, Diana Ross et les Supremes ou Marvin Gaye.

Samedi 4 juillet, ouverture des Chorégies avec La Traviata de Verdi mais en mise en espace — économies obligent — dirigée par Paolo Arrivabeni et avec dans le rôle-titre Nadine Sierra. Suivra l’iconoclaste Philippe Katerine le 7 juillet, puis le ballet Cendrillon le 13, le concert cinéma du violoniste Renaud Capuçon le 18 juillet avec les partitions mythiques du Parrain, Rabbi Jacob, Out of Africa, Cinema Paradiso, Les choses de la vie.

À l’affiche du Théâtre Antique aussi le 23 juillet, Génération Céline en hommage à l’icône canadienne, le lendemain, le gitan Kendji Girac, le dimanche 26, Véronique Sanson et enfin, la tournée de la Star Academy le 28 juillet. 

Août commencera fort avec Kool & the Gang, le groupe pop-rock-disco, le 1er, puis combats de MMA retransmis dans plus de 150 pays (les 7 et 8 août), Rock Fest (les 8 et 9), le Positiv Festival (14-16), le rappeur américain Macklemore (le 29) et enfin le Gardois Julien Doré le 5 septembre.

L’été dernier, Orange, son Théâtre Antique, ses places et ses jardins publics avaient accueilli 270 000 spectateurs. En 2026, on en escompte 300 000 avec cette programmation riche, éclectique, pour tous les âges et tous les publics.


Régime minceur pour les Chorégies dont le programme s’allège encore plus cet été

Cette année, les Chorégies d’Orange toucheront plus de 2 000 élèves de la Région Sud, de la maternelle au lycée.

Les enfants du 1er degré bénéficieront d’une matinée de visite commentée au Théâtre antique en juin, tandis que les élèves du second degré auront rendez-vous avec le Requiem de Mozart. Enfin, après une année de préparation, des élèves se produiront, lors de ‘Pop the opera’ sur la scène de l’Auditorium du Thor samedi 24 mai et vendredi 13 juin au Théâtre antique ainsi que lors de l’émission Musiques en fêtes.

En savoir plus
‘Pop the opera-Choeur’ regroupe plus de 1 140 collégiens et lycéens issus de 34 établissements de la région académique Provence Alpes Côte d’Azur. Un travail à l’année conclu par 8 jours de répétitions étalés sur un an. ‘Pop the opera-Chœur’ se déroulera au Thor le 24 mai et à Orange le 13 juin, ainsi que lors de ‘Musiques en fête’, en juin et en direct sur France 3 et France Musique.

‘Pop the opera-danse’
Pop the opera-danse
présentera cette année ‘Breathe Breathe’ conduit par 144 collégiens et lycéens de la 5e à la seconde, issus de 7 établissements de la région académique de Provence Alpes Côte d’Azur, conclusion d’un travail mené sur un an et pour une production à Orange le 13 juin.

Sensibilisation des enfants et élèves
L’opération de sensibilisation à la scène, à la musique et au chant cible, cette année, 463 élèves issus de 22 classes de la petite section de maternelle au CM2, venus de 5 écoles du Vaucluse. Cette même opération, dévolue au second degré, enchantera 189 élèves de la 6e à la 3e venus de 5 collèges vauclusiens.


Régime minceur pour les Chorégies dont le programme s’allège encore plus cet été

Tout au long de l’automne, la communauté de communes Vaison Ventoux organise Les Automnales, un nouveau festival avec dix rencontres mettant à l’honneur le partage et la convivialité. Ce jeudi 21 novembre, le théâtre antique de Vaison-la-Romaine accueillera l’Automnale de Bacchus.

L’Automnale de Bacchus est le sixième événement des Automnales en Vaison Ventoux. Ce rendez-vous se tiendra ce jeudi 21 novembre au théâtre antique de Vaison-la-Romaine qui ouvrira ses portes au public à la tombée de la nuit pour une soirée mémorable.

Les Jeunes Agriculteurs de Vaucluse seront à l’honneur et feront déguster leurs vins sur fond d’ambiance musicale. Des planches de fromage et de charcuterie seront proposées, ainsi que de bons plats chauds. Le verre sera en vente sur place pour 3€.

Comme chaque soirée des Automnales, un défilé de lampions sera organisé afin de transmettre le flambeau au village qui accueillera le prochain événement du festival. Il s’agira de la commune de Saint-Roman-de-Malegarde, qui accueillera la Soupe au chaudron d’antan ce vendredi 22 novembre. Les familles qui souhaitent participer au défilé seront attendues à 19h devant la Ferme des Arts. Un lampion sera remis gratuitement à chaque participant.

L’automnale de Bacchus. Jeudi 21 novembre. De 18h à 22h30. Théâtre antique. Rue Bernard Noël. Vaison-la-Romaine.


Régime minceur pour les Chorégies dont le programme s’allège encore plus cet été

Ce « Samedi soir sur la terre », c’est comme hier, vendredi 13 septembre : carton plein pour le troubadour d’Astaffort. Sur les parkings de la Cité des Princes, des véhicules venus de partout : Suisse, Italie, Allemagne, Espagne, mais aussi Isère, Bretagne, Ariège, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Hérault, Drôme, Savoie, Nord, Puy-de-Dôme, Lot-et-Garonne. Le département où, justement, se trouve la tannière de Francis Cabrel.

Celui qui, depuis Petite Marie (1974), Les murs de poussière (1977), Je l’aime à mourir, La Dame de Haute-Savoie, L’encre de tes yeux, pose ses petits cailloux sur le chemin de nos vies, continue depuis un demi-siècle. Avec SOS Ethiopie (1985), Il faudra leur dire (1986), Sarbacane (1989), un hymne au bien-être animal (la corrida), un hommage à son père Te ressembler (2020), en passant par La cabane du pêcheur, Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai, Hors-Saison ou Des roses et des orties, Francis Cabrel, l’homme tranquille nous observe, « Assis sur le rebord du monde. »

Et la foule compacte, davantage de femmes que d’hommes, chante, applaudit, avec un regard nostalgique sur sa jeunesse. Entouré par quatre choristes, un pianiste tour à tour à l’accordéon et au bandonéon, un guitariste, un batteur parfois aux maracas ou au violon tzigane, sans hausser le ton, Cabrel pose notamment un regard sur les migrants. « Est-ce qu’on va m’arrêter contre un grillage ? Est-ce que l’Europe est bien gardée ? Est-ce que les douaniers vont tirer ? On verra bien… »

Le mistral a soufflé fort sur le Théâtre Antique d’Orange vendredi soir, mais il n’a pas entamé l’ardeur des fans de Francis Cabrel. Mais le froid a conduit le chanteur, à regret, à écourter son concert au bout d’une heure et demie.


Régime minceur pour les Chorégies dont le programme s’allège encore plus cet été

Après ses mégas concerts très courus de juillet au Théâtre antique, le Positiv festival continue sa percée dans l’électro vendredi 16, samedi 17 et dimanche 18 août et ses soirées Afterlife samedi 24 et dimanche 25 août. Près de 25 artistes proposeront un voyage immersif de 43h dans l’électro et la techno en cette saison estivale 2024 autour et dans un Théâtre antique complet !

DR Positiv Festival

Le Positiv Festival en août

• Vendredi 16 : Charlotte De Witte – Trym – Nico Moreno – Inox Traxx
•  Samedi 17 : Apashe – Tchami X Malaa – Mandragora – Mr tout le monde
• Dimanche 18 : Carl Cox – Kölsch – Nicolas Cuer – Kaive

Les scènes Afterlife d’Août
En plus de cette scène principale, le Positiv propose deux autres scènes : Samedi 24 et dimanche 25 avec les Frères Mounet, devant le théâtre, pour les Before de chaque soirée en accès gratuit et Hall des expositions -avenue Charles Dardun- pour les After des soirées du vendredi et samedi à 22€ en prévente. Informations et Réservations ici. Le Pass trois jours 157,30€. Le Pass deux jours vendredi et samedi 110€. Le pass deux jours samedi et dimanche 104,50€. Vendredi 16 août 66€. Samedi 17 août 60,50€. Dimanche 18 août 60,50€. After officiel à partir de 22€.

En savoir plus
Positiv Festival est un festival de musique électronique qui se déroule chaque été dans le cadre magique du Théâtre Antique d’Orange, monument vieux de 2000 ans classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Depuis sa création en 2012, il a accueilli quelques-uns des plus grands noms de la scène électronique française et internationale, tels que DAVID GUETTA, PAUL KALKBRENNER, TIMMY TRUMPET, BORIS BREJCHA, MARTIN GARRIX, PEGGY GOU, ELROW, AFTERLIFE, et bien d’autres… Positiv Festival s’efforce d’aller au-delà du concert proposant des shows musicaux visuels immersifs.
MMH

DR Positiv Festival


Régime minceur pour les Chorégies dont le programme s’allège encore plus cet été

Deep Purple lâche les watts à Orange : les papys du rock font de la résistance au Théâtre Antique.

A 79 ans, le bassiste Ritchie Blackmore est considéré, avec sa fidèle guitare Fender qui donne des rafales de vibrato uniques, comme un héro au même titre qu’Eric Clapton ou le regretté Jeff Beck. Ses potes sur la scène du Théâtre Antique affichent 72 ans pour David Coverdale et 68 ans pour Joe Satriani. Quant au plus jeune, le nouveau venu dans le groupe de légende, le chanteur Simon Mac Bride, il n’a que 45 ans. N’allez surtout pas leur parler pas de la retraite, pas plus qu’à Mick Jagger (81 ans) ni à Paul Mac Cartney (82ans), ils détestent, eux qui ne vivent que de passion, de rock et de décibels face à une foule en transe.

Et c’était le cas, hier soir à Orange, dès 18h, ils sont arrivés d’un peu partout et pas seulement de leur mas du Luberon. De Belgique, Boston, Liverpool, Canada, Italie, Suisse, Dublin, Hollande, Allemagne. Alexandre est venu de Saint-Rémy-de-Provence. « C’était ma 1ère bouffée de rock, les Deep Purple, que du bonheur et de la nostalgie ». A ses côtés, son fils Victor 20 ans « Depuis que je suis né, j’entends leur musique. En plus ici, à ciel ouvert, ça va déchirer ». Deux Jean-Luc, sont attablés, face au Mur, l’un vient de Jonquières « C’est toute ma jeunesse, ils sont mythiques et en plus ils jouent à côté de la maison! ». L’autre, de Sainte-Cécile-les-Vignes, surenchérit « Je suis guitariste, je faisais partie du groupe les ‘Indé-Si » (comme la note)… Mais je ne leur arrive pas au petit doigt ».

Un couple de Liège, Luc et Lieve ajoute « La musique fait partie de nos jeunes années et ici elle va être transfigurée dans un cadre aussi majestueux qu’Orange. Du coup on fera d’une pierre deux coups entre ce groupe iconique et ces gradins de pierre deux fois millénaires ». Eric et Martine de Sauveterre sont addicts et ils arborent un T-shirt Deep Purple. « J’ai 65 ans, dit-il, et je suis fan depuis mes 14 ans. Leur disque Made in Japan m’avait filé une claque, depuis 1985 je ne les ai jamais quittés, je les ai déjà vus 5 fois. Une vraie passion, j’ai hâte, plus qu’une heure! ». 

Les fans arrivent par grappes, par centaines, avec souvent katogans poivre et sel et tatouages, casquette à l’envers, bandana et surtout T-shirts vintage et délavés dont la liste es longue, signe de leur appartenance à cette fratrie sans frontières du rock. Pêle-mêle, Metallica, Scorpions, Nirvana, Pink Floyd, Abbay Road, le studio mythique des Beatles, Billy Paul, David Bowie, Trust, Motorheand, AC / DC, Eagles et bien sûr Deep Purple. Plus de 5000 fans exultent dès les premières notes électro dans la nuit, à l’unisson avec un jeu de lumières vibrionnant et éblouissant. Pendant une heure trente, ils chanteront leurs tubes préférés, battront la mesure, applaudiront à tout rompre. Une mamy soixant-huitarde déchaînée, que son petit-fils ne reconnaît pas, hurle à tue-tête toutes les paroles sans exception. C’était ça le concert des Deep Purple. De larges sourires, des étoiles dans les yeux de ce public souvent au crépuscule de sa vie qui a vibré au son de « Smoke on the water », « Highway Star » ou « Child in Time ».


Régime minceur pour les Chorégies dont le programme s’allège encore plus cet été

Roméo et Juliette à la ville comme à la scène, le ténor Roberto Alagna et la soprano Aleksandra Kurzak ont conquis les 8 000 spectateurs du Théâtre Antique qui ont applaudi à tout rompre cet opéra du compositeur Giacomo Puccini dont on célèbre cette année le centenaire de la mort.

En version concertante, c’est-à-dire sans costumes, ni mise en scène, ni artifice, ni accessoire, cette unique représentation aurait pu déstabiliser un public habitué à certains fastes dans les costumes ou les décors et parfois à la créativité à tout crin de metteurs en scène en mal de reconnaissance, qui veulent à tout prix dépoussiérer la moindre partition qui leur tombe sous la main. « Ici, tout est à inventer », explique Roberto Alagna. « Nous devons donner à voir par notre seule voix », ajoute son épouse Aleksandra Kurzak. « En plus avec ce décor naturel, ce mur d’Orange, ce plateau, c’est magique ! », commente le duo à l’unisson.

Roberto Alagna, le chouchou des Chorégies est chez lui sur cette immense scène, au pied de la statue d’Auguste, qu’il a si souvent arpentée, au prix d’une entorse à la cheville une fois, et il a continué comme si de rien n’était. Il est vrai que c’est la 18ᵉ fois que ses fans (dont je suis, je le confesse) viennent l’applaudir. Cette histoire d’amour a débuté en 1993 dans La Traviata. Il est revenu, presque chaque été, en famille, pour  Rigoletto en 1995, un concert en 97, le Requiem de Verdi en 2001, Roméo et Juliette en 2002, Carmen en 2004, La Bohème en 2005, Aida l’année d’après. Puis dans l’ordre, Le Trouvère, Faust, Cavalleria Rusticana et Pagliacci en 2009, Tosca déjà en 2010, Turandot, Otello, encore Le Trouvère en 2015. Il avait aussi fêté ses 30 ans de carrière à Orange en 2016 tellement il est attaché à ce lieu, son acoustique et ses ondes positives, il avait participé à une ‘Nuit magique’ en 2020 en plein Covid et enfin, on l’avait revu en 2022 pour Samson et Dalila de Saint-Saëns.

Le public s’est arraché les 8313 places du Théâtre antique d’Orange pour Tosca.

Ce lundi soir, le mistral a fait des siennes, avec des rafales tourbillonnantes au cœur de l’hémicycle. Mais il n’a pas entamé la puissance de la voix du duo Tosca – Mario, qui est passée au-dessus de l’Orchestre Philharmonique de Nice dirigé par une Clelia Cafiero bondissante. Comme La Tebaldi, Régine Crespin ou Maria Callas avant elle, Alezksandra Karzak a su, dans un sanglot où se mêlaient passion et douleur, interpréter le fameux « Vissi d’arte. » Pendant que Roberto Alagna s’est imposé, sans surprise, dans « E lucevan le stelle. » 

Au terme de deux heures et quart, la représentation de Tosca (dont le livret a été écrit à partir d’une pièce de Victorien Sardou, le grand-père de Michel Sardou), a été marquée par d’innombrables « Bravo ! » à tout rompre, une standing ovation a duré plusieurs minutes pour remercier chanteurs, choristes et musiciens de ce moment suspendu, de cette version qui pourrait faire date dans les annales des Chorégies. Qui vivra verra. En tout cas, l’an prochain, Orange devrait renouer avec la programmation de deux opéras, puisqu’il s’agit du plus ancien festival d’art lyrique du monde, créé en 1869. On connaît l’un des deux, ce sera Lucia di Lammermoor de Gaetano Donizetti.


Régime minceur pour les Chorégies dont le programme s’allège encore plus cet été

Dès le 30 juillet, place aux Britanniques de Deep Purple, toujours debout depuis 1968 ! Le batteur Ian Paice n’a pas changé. Mardi, il sera entouré par Roger Glover à la basse, Ian Gillian le chanteur parfois à l’harmonica, Don Airey aux claviers et Simon Mac Bride, la dernière recrue depuis deux ans à la guitare. Successivement hard-rock, psychedelic, progressif, soul et funk, le groupe dont la rythmique laisse pantois interprètera cinq décennies de tubes dont Smoke on the water.

Place à Toto le vendredi 2 août, un groupe fondé en 1976 à Los Angeles. Le groupe pop rock, auteur de la musique du film de David Lynch Dune en 1984, qui totalise des millions d’écoutes sur internet, notamment avec Africa et Rosanna, fera le plein sur les gradins de pierre d’Orange.

Et enfin, le lendemain, le 3 août, place à un hommage à Dire Straits, les fameux Sultans of swing, créés en 1976, qui ont vendu plus de 130 millions de disques, sans parler des milliards de vues sur le net. Là, il s’agit d’une ‘Dire Straits Experience’, qui, 20 ans après la dissolution du légendaire groupe californien, fera revivre ses tubes.

Après Mika, Kathia Buniatishvili et Roberto Alagna dans Tosca pour les Chorégies 2024, place à une ambiance électrique, pop pour le Théâtre Antique d’Orange avec ces rafales de rock positif !

Contact : positivfestival.fr

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