Bernard Lavilliers : « On the road again » à Orange pour une communion métissée et symphonique
Plein comme un oeuf le Théâtre Antique. Les 8 313 places étaient toutes occupées par un public grisonnant et soixante huitard qui assume. Et voyage sous le charme de la voix de velours de notre infatigable bourlingueur. A Bahia, Fortaleza, Recife, Copacabana, San Salvador, au Brésil, en Argentine, en Jamaïque, en Afrique du Sud.
Dans le sillage de Léo Ferré, l’artiste anarcho-rebelle était accompagné par les musiciens de l’Orchestre National Avignon Provence. A la baguette, un Raphaëll Merlin qui connaît la musique de Lavilliers sur le bout des doigts, les influences piochées au fil de ses destinations sud-américaines et africaines. Salsa, reggae, rock, tango, bossa nova. Lui qui avec « Noir & Blanc » lutte contre l’Apartheid quand Mandella était en prison, lui qui a avec « Fensch Vallée » soutenu les sidérurgistes de Lorraine pendant le démantèlement des laminoirs et hauts-fourneaux de De Wendel-Sidélor dans les années 80. Il a recommencé en 2011 pour les ouvriers d’ArcelorMittal à Florange en 2011 avec « Les mains d’or ». Entre opprimés et dictateurs, il a toujours choisi son camp, celui de la lutte, au Brésil comme en France. Quand MalIk Oussekine avait été matraqué à mort en 1986, à l’époque d’un mouvement étudiant opposé au projet de loi Devaquet (qui imposait la sélection à l’entrée de l’université) quand le duo Pasqua-Pandraud régnait en maître sur la Place Beauvau.
Au pied du Mur d’Auguste, entre les cordes et cuivres de l’orchestre symphonique d’Avignon, ses musiciens complices (guitare, contrebasse, claviers et accordéon) tiennent leur place acoustique. Et le chanteur (79 ans en octobre prochain), dans son pantalon de cuir noir, esquisse même quelques pas chaloupés et aériens sur une bossa et sous les applaudissements décuplés d’un public conquis avant même d’avoir franchi les gradins de pierre.
Entre « le goût amer de coco et de citron vert », « les cicatrices et les tatouages », « l’odeur de Camel et de Gauloise mêlée », Lavilliers taille sa route, sublime « le crescendo du vague à l’âme » et on le suit aveuglément jusqu’au bout de la nuit.
« Je t’aime encore » hurle-t-il à la foule qui lui répond à l’unisson, debout, sous le charme du « Dernier des Mohicans ». Maintenant qu’elle n’a plus les Ferrat, Ferré, Nougaro, Bécaud, Brel et Brassens que sur 33 tours en vinyle.
Bernard Lavilliers : « On the road again » à Orange pour une communion métissée et symphonique
Métamorphose ? C’est le nom du dernier album de Bernard Lavilliers sorti en 2023, composé de 13 titres dont 12 revisités avec un Orchestre Symphonique et 1 titre inédit. Entre Bernard Lavilliers et les grands orchestres c’est une histoire qui se poursuit. : hommage à Léo Férré au théâtre du Châtelet puis avec l’Orchestre Lamoureux au théâtre des Champs Elysées.
En 2024, après un concert unique à la maison de Radio France, l’idée d’une tournée avec un orchestre symphonique en revisitant son répertoire s’est imposée. Ni un regret, ni une relecture mais bien une métamorphose pour sublimer des titres phares de son répertoire. On the road again, le ménestrel reprend la route….
La musique est un cri qui vient de l’intérieur
Depuis plus de 50 ans, la voix chaude et envoûtante de Lavilliers nous fait chavirer, ses textes font mouche, ses histoires telles des moments de vie interpellent toutes les générations.
Infatigable voyageur, amoureux de la chanson française et de la poésie il est cependant à l’aise dans tous les styles de musique de la bossa nova au blues, du reggae au rock. Sur le plateau du Théâtre Antique d’Orange l’Orchestre National Avignon Provence révélera toute la puissance et la force de ses engagements.
13 titres , 1 orchestre de plus de 30 musiciens et quatre compagnons de route
Xavier Tribolet aux claviers, Antoine Reininger à la basse, Michaël Lapie à la batterie et Vincent Faucher à la guitare sont du voyage pour clôturer cette tournée magistrale. On The road again, Traffic, Noir et Blanc, La Bandiera rossa parmi les quelques titres qui seront à ce rende-vous à ne pas manquer !
Direction musicale Raphaël Merlin Orchestre national Avignon-Provence Mercredi 25 juin. 21h30. 30 à 95€. Théâtre antique. Orange. 04 90 34 24 24. billetterie@choregies.com
Bernard Lavilliers : « On the road again » à Orange pour une communion métissée et symphonique
Will Smith, Artus, Patrick Fiori, Cloclo, rock fest, Positiv festival ou encore MMA… Le Théâtre Antique d’Orange va en voir de toutes les couleurs cet été, du mois de mai jusqu’à fin septembre 2025. Le maire Yann Bompard, entouré des représentants du service des fêtes municipal, de Spectacul’Art, de Sud Concert notamment, a listé toutes les propositions faites aux Orangeois et aux touristes.
Et il y en a pour tous les goûts, tous les âges et toutes les bourses puisque la plupart des fêtes en ville seront gratuites, comme ‘La fête de la famille’ le 17 mai qui accuille près de 10 000 personnes dans le centre de la Cité des Princes, parents – enfants – grands-parents ou ‘La java du cochon’, le 31 mai qui avait attiré 30 000 personnes l’an dernier, qui totalise une centaine de stands et de food-trucks, une forme de gastronomie populaire avec la participation notamment des Disciples d’Escoffier. Cette année on a aussi ajouté le 24 mai une soirée avec les élèves du Conservatoire pour mettre en avant les talents des jeunes musiciens orangeois.
Les 6 et 7 juin à 21h, hommage à Cloclo. Après Florent Pagny et France Gall pour les 20 ans de ‘Spectacul’Ar’, son fondateur Vincent Fuchs propose 2h de show sur le chanteur aux 70 millions de disques vendus, avec danseurs, musiciens, effets spéciaux, batucada et 4 000 choristes, « une soirée XXL de dance-floor », a-t-il dit dans le Vaucluse, avant l’Accor-Arena à Paris. Le 14 juin, grâce au patron de la Base Aérienne d’Orange-Caritat, le colonel Hugues Fouquet, concert de Musique de l’Air à 20h 30. Et n’oubliez pas les 28 et 29 juin, les deux jours de meeting aérien et de démonstrations de la Patrouille de France, avec les as de la voltige aérienne au-dessus de la BA 115. ‘Musique en fête’ aura lieu autour du 20 juin, avec une retransmission en direct et en prime-time sur les antennes de France TV et de France Musique. Autre style du 26 au 29 juin avec les 30 ans du l’Orange Jazz Festival gratuit également.
Artus, l’humoriste et réalisateur du fameux P’tit truc en plus au cinéma sera au Théâtre Antique le 15 juillet à 21h. Autre star, Will Smith les 31 juillet et 1er août, dans le cadre de ‘Positiv Rock’. L’acteur, scénariste, producteur et rappeur qu’on a vu dans la série Le Prince de Bel Air ou Men in Black viendra pour la 1ère fois à Orange.
Le groupe ‘Le Condor’ créé par Jean-François Gérold il y a 25 ans, viendra le 8 août, après Arles, avec ses 18 musiciens pour fêter son anniversaire. Pour les amateurs de testostérone, boxe et MMA les 11 et 12 août, ‘The Voice’ le 30 août et enfin Patrick Fiori le 6 septembre.
Et aussi tout l’été, les Mardis du Parc Gasparin en juillet et août, les concerts de la Place Clémenceau, les Jeudis d’Orange dans les rues et places du centre historique, ‘Positiv Festival’ à la mi-août avec notamment Amélie Lens, Argy, Nico Moreno au théâtre antique à 18h mais aussi Natasha St-Pierre le 4 juillet, ‘Bernard Lavilliers symphonique’ le 24 juin. De son côté, ‘L’Odyssée Sonore’ est prévue comme les autres années, pendant tout le mois de mai.
L’an dernier le programme de la municipalité a attiré 240 000 spectateurs, nombre d’Orangeois et des milliers de festivaliers venus du monde entier. Un record à battre cet été !
Bernard Lavilliers : « On the road again » à Orange pour une communion métissée et symphonique
L’été dernier, le Théâtre Antique avait accueilli 34 000 spectateurs pour Les Chorégies, soit 6 000 de plus qu’en 2023. Cette année, la progression devrait se poursuivre grâce au programme des 13 soirées concocté par Jean-Louis Grinda entre le 13 juin et le 25 juillet.
A commencer par ‘Le Trouvère’ de Verdi et des stars comme Anna Nebretko et Yusif Eyvanov en haut de l’affiche le 6 juillet. Le 12, ‘Le lac des cygnes’ de Tchaikovsky revu par le chorégraphe Angelin Preljocaj installé depuis des décennies dans son Pavillon Noir d’Aix-en-Provence. Créé en 2020, ce ballet considéré comme ‘L’Everest de la danse’ met en scène 26 danseurs entre préoccupations affairistes et environnementales.
Autre opéra verdien ‘La Force du Destin’ le 20 juillet, mais aussi Mozart et son ‘Requiem’ le 28 juin, le violoniste Renaud Capuçon en duo avec le pianiste Guillaume Bellon le 9 juillet et des sonates de Beethoven et Brahms, le 17 juillet, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée en coproduction avec le Festival d’Aix-en-Provence. Le 5 juillet, Michele Spotti dirigera ‘La symphonie fantastique’ de Berlioz avec, notamment le harpiste Xavier de Maistre.
Une date à retenir également, le 22 juillet pour le ciné-concert ‘Fantasia’ de Walt Disney avec des tubes comme la ‘5ème symphonie’ de Beethoven, ‘Casse-Noisette’ de Tchaikowsky, ‘Le Clair de lune’ de Debussy, la ‘Danse des heures’ de Ponchielli, ‘L’Apprenti sorcier’ de Paul Dukas et le fameux ‘Carnaval des animaux’ de Saint-Saëns qui émerveilleraont petits et grands.
A noter que la soirée ‘Johnny symphonique’ n’aura pas lieu, mais un ‘Lavilliers symphonique’ a été programmé le 25 juin à Orange. Le chanteur stéphanois, éternel bourlingueur, qui a métissé salsa, reggae, bossa, rock, qui a écumé la Jamaïque, le Brésil, le Nordeste, l’Amazonie, qui a mis en musique Ferré, Verlaine, Baudelaire et Apollinaire. Lui le ‘Gringo’ qui a chanté ‘La Fensch Vallée’, l’enfer de la Lorraine coeur d’acier désindustrialisé sous Mitterrand et dont le cortège de milliers de salariés s’est retrouvé sur le carreau et à l’ANPE. Il leur a rendu hommage, quelques années plus tard dans ‘Les mains d’or’ (« Je voudrais travailler encore »…).
Enfin une date à retenir sur votre agenda, le 25 juillet pour le ‘Liverpool Oratorio’ composé par le Beatle Paul Mac Cartney et créé dans la Cathédrale de sa ville natale en 1991 avec notamment la soprano Kiri Te Kanawa. Une oeuvre-somme grandiose en 8 actes qui retrace la vie du chanteur-auteur-compositeur. Au pied du Mur d’Auguste d’Orange,il y aura un monde fou : l’Orchestre Symphonique de Monte-Carlo, le Chorus of Birmingham et le Choeur d’enfants de l’Académie Rainier III de Monaco. Un moment unique à partager!
Bernard Lavilliers : « On the road again » à Orange pour une communion métissée et symphonique
Floriane Hasler et Julien Henric, remarqués lors de leur prestation ‘Révélation artiste lyrique de l’année’ organisée par les Chorégies d’Orange ont été nominés aux Victoires de la musique classique 2025, dont la 32e édition se déroulera ce mercredi 5 mars.
Egalement, Victor Jacob, habitué du festival et “Révélation chef d’orchestre” 2023, dirigera l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie lors cette prestigieuse cérémonie. Le pianiste Guillaume Bellom accompagnera Renaud Capuçon pour un récital le 9 juillet prochain aux Chorégies, sera aussi présent lors de cet évènement. Ces quatre artistes retrouveront la scène du Théâtre antique : Floriane Hasler et Julien Henric se produiront lors de la Grande Scène Émergente, ce dernier participant également au récital Scène émergente. Victor Jacob, quant à lui, dirigera le ciné-concert Fantasia.
Pour mémoire Le Récital Renaud Capuçon aura lieu le 9 juillet au Théâtre antique d’Orange. Le Récital Scène émergente le 15 juillet au Palais des princes, La grande Scène émergente le 17 juillet au Théâtre antique d’Orange et le Ciné-Concert Fantasia le 22 juillet au Théâtre antique d’Orange. Tout le programme ici.
Les Victoires de la musique La cérémonie des 32e Victoires de la Musique Classique aura lieu mercredi 5 mars 2025 en direct de l’Opéra de Rouen Normandie avec l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie, dirigé par Ben Glassberg et Victor Jacob. Diffusion en direct sur France 3 et France Musique. Toutes les informations ici.
Bernard Lavilliers : « On the road again » à Orange pour une communion métissée et symphonique
L’agence REAL RP & Influence, fondée à Avignon en 2019 par Noëlle Réal, ancienne journaliste, vient de remporter, le 13 décembre dernier à Aix-en-Provence, le 3e prix des Trophées de la Communication 2024 dans la catégorie « Meilleure campagne relations presse et influence » pour son travail réalisé auprès de Plantin, leader de la truffe fraîche en France, installé à Puyméras.
Cette 3e place récompense une campagne innovante mêlant relations presse et influence digitale. Grâce à la mobilisation d’une quinzaine d’influenceurs, la campagne a permis à Plantin de toucher près d’un million de followers sur les réseaux sociaux et d’accroître sa notoriété dans la presse traditionnelle. Cette stratégie hybride a contribué à renforcer l’image de Plantin comme une entreprise innovante et légitime sur son marché.
En six ans, l’agence a séduit 70 clients à travers des missions variées, allant du lancement de produits au renforcement de la notoriété de ses clients auprès de la presse et, plus récemment, des influenceurs. L’agence est composée de deux professionnelles : Noëlle Réal, fondatrice et dirigeante, experte en stratégie de communication, plans médias et relations presse et Emma Pulze, pour le digital.
Les plus de l’agence de com L’agence de communication diversifie son champ d’action avec l’accompagnement presse et devient personnal branding de l’artiste Didier Gustin, de l’entrepreneur Alexandre Pierre-Nicolas pour ses salons et instituts de beauté pour Hommes, H et HADN.
Une distinction face à des agences prestigieuses Face à des agences historiques basées à Paris et Montpellier, l’agence REAL RP & Influence se distingue par son agilité et sa proximité avec ses clients. Ce 3e prix des Trophées de la Communication met en lumière le travail d’expertise traditionnelle des relations presse et la maîtrise des enjeux numériques. Dans un univers très concurrentiel, l’agence provençale affirme son identité : ancrée dans son territoire et proche de ses interlocuteurs. Sa vision du futur ? Développer des collaborations pour des projets et des marques engagées, porteuses de valeurs humaines et sociétales.
Bernard Lavilliers : « On the road again » à Orange pour une communion métissée et symphonique
D’abord, en ouverture de la conférence de presse, a été présenté le bilan de l’édition 2024 par le Président Richard Gally, conseiller régional et maire de Mougins. « Après avoir injecté 2,6M€ pour effacer la dette, la Région Sud a modifié les statuts des Chorégies, qui sont passées de SPL (Société Publique Locale) à EPCC (Établissement Public de Coopération Culturelle). Il faut se souvenir qu’en 2019 (pour les 150 ans des Chorégies, 1ᵉʳ Festival d’Art lyrique du monde né en 1869), malgré les subventions de 750 000€ par le Conseil Régional, de 300 000€ par le Conseil Départemental de Vaucluse et de 150 000€ par la Ville d’Orange, le déficit n’était pas totalement comblé. D’où la nécessité, depuis cette date, de réduire la voilure avec des productions opératiques moins coûteuses », précise le président Gally.
« Cette année, il y a eu les Jeux Olympiques et Paralympiques qui nous ont obligés à raccourcir l’édition qui s’est terminée dès le 21 juillet. Mais, malgré tout — sans doute grâce à Roberto Alagna et Kathia Buniashvili notamment — nous avons eu 6 000 spectateurs de plus que l’en passé, 36 000, dont 26 000 qui ont payé leur place. Du coup, 80% de notre déficit a disparu, un miracle ! Cette saison, qui était transitoire dans sa forme, a finalement été positive. Nous allons donc devenir un EPCC, ce qui permettra à l’État d’entrer dans le Conseil d’Administration ainsi que des donateurs privés. Et en 2025, le budget va passer de 3,2M€ à 4,8M€, une croissance non négligeable qui nous permettra d’afficher 13 spectacles au lieu de 10. Et je rappelle que nous proposons plus de 2000 billets à moins de 35€ pour un programme de grande qualité », conclut Richard Gally.
C’est au tour du directeur des Chorégies d’entrer en scène. « Le public est notre principal coproducteur. C’est pour lui que nous travaillons, que nous recherchons les meilleurs chanteurs, musiciens, orchestres, metteurs en scène pour le satisfaire tout en restant dans l’enveloppe de notre budget. En 2024, les résultats ont dépassé nos espérances », précise Jean-Louis Grinda. « Nous sommes seulement une équipe de sept personnes à l’année pour faire tourner les Chorégies, contenir les dépenses, équilibrer le budget et si possible donner du bonheur aux spectateurs. »
Et il égrène la saison 2025 qui débutera par ‘Pop the Opera’ le 13 juin, auquel participeront près de 900 jeunes vauclusiens et cette année au chant s’ajoutera de la danse. ‘Musiques en Fête’ en direct sur France TV sera proposé autour du 21 juin « C’est le 1ᵉʳ programme culturel du service public qui fasse un audimat aussi élevé en prime time », commente-t-il.
On entre alors dans le programme Chorégies stricto sensu : « ‘Mika Philharmonique’ a été un succés planétaire cet été avec toutes les reprises de podcasts, nous recommençons le 24 juin 2025 avec cette fois, ‘Johnny Symphonique’, écrit et dirigé par Yvan Cassar (pianiste, compositeur et arrangeur) avec le répertoire de Johnny Hallyday, sa voix, mais aussi des dizaines de choristes et un orchestre d’une centaine de musiciens. Le 28 juin, place au ‘Requiem’ de Mozart dirigé par le jeune chef italien Diego Ceretta. »
En juillet, le 5, ‘La symphonie fantastique’ de Berlioz avec Michele Spotti à la baguette. Le lendemain, ‘Le Trouvère’ de Verdi et la diva Anna Netrebko dans Leonora, son mari Yusif Eyvanov sera Manrico et Marie-Nicole Lemieux, Azucena. Place au duo Renaud Capuçon-Guillaume Bellom le 9 juillet, pour des sonates violon-piano de Beethoven, Brahms et Strauss. Le 12, de la danse avec ‘Le lac des cygnes’ de Tchaïkovski chorégraphié par Angelin Prelcocaj qui viendra en voisin d’Aix-en-Provence et de son ‘Pavillon Noir’.
Jean-Louis Grinda évoque alors la coproduction entre les Chorégies d’Orange et le Festival d’Aix-en-Provence qui se traduira en 2025 par un concert avec l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée et des chanteurs lyriques de demain, le 17 juillet. Le 22, ‘Fantasia’ de Disney avec les partitions célébrissimes de Beethoven, Debussy, Elgar, Ponchielli, Saint-Saëns et Dukas.
Enfin, last but not least, une œuvre classique de l’un des Beatles, Paul McCartney ‘Liverpool Oratorio’, créé en 1991. Une œuvre en huit actes avec grand orchestre, choristes, mais aussi soprano, mezzo, ténor et baryton-basse. « Un rêve de Paul McCartney, qui après ‘Yesterday’, ‘Eleanor Rugby’, a voulu donner la pleine mesure de son envie d’écrire une partition comme le ferait un compositeur classique », explique Jean-Louis Grinda. « Il y aura un monde fou au pied du Mur d’Auguste pour l’interpréter, c’est comme le ‘Requiem’ de Verdi. C’est la raison pour laquelle cet oratorio est rarement joué dans le monde, mais nous, nous aurons la chance de l’avoir à Orange. »
Avis aux amateurs, la billetterie est ouverte à partir du 27 novembre pour ‘Les Amis des Chorégies’ et à partir du 9 décembre pour les autres.
Contact : 04 90 34 24 24
Bernard Lavilliers : « On the road again » à Orange pour une communion métissée et symphonique
Le Positiv Electronic Festival a une nouvelle fois enflammé le Théâtre antique d’Orange, attirant 25 000 spectateurs pour sa sixième édition, qui s’est tenue du 16 au 18 août 2024.Mais ça n’est pas tout, en y ajoutant les 16 000 festivaliers de l’édition Pop Rock -qui a réuni des légendes telles que Deep Purple, Toto et The Dire Straits Experience- ce sont 41 000 festivaliers qui se sont réunis cet été à Orange, au cœur et autour du Théâtre antique romain.Objectif de l’été 2024 ? Séduire un public de plus en plus vaste. Résultat ? Une forte demande pour les pass multi-jours.
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Le Théâtre romain antique –datant du milieu du 1er siècle avant Jésus-Christ- a vibré au rythme de performances mémorables, dont l’une des rares dates en France de Charlotte de Witte en ouverture, et un set époustouflant de 3 heures de Carl Cox pour clore l’événement.
Pour l’occasion Positiv prod, en partenariat avec Edeis, a proposé aux festivaliers des vidéomappings particulièrement élaborés, illuminant le mur de scène et transportant chacun dans des univers uniques à chaque prestation. Les spectacles, enrichis d’effets pyrotechniques et de performances de circassiens, ont plongé le public dans une immersion totale, pour une expérience inédite.
Une édition réussie «Chaque année, nous surpassons nos records, tant en fréquentation qu’en diversité musicale et immersive, a relevé Julien Gaona, directeur général qui a félicité son équipe pour le succès de cette édition. Objectif ? Proposer une expérience mêlant musique, arts visuels et performances scéniques. Les artistes ont joué le jeu, et leurs vidéomappings ont véritablement émerveillé le public. Ce succès est également le fruit du précieux soutien des services de la Ville d’Orange, » a ajouté le manager.
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Charlotte de Witte, artiste de renommée internationale a enflammé la scène du Théâtre antique. Son set de deux heures a ravi des fans impatients, qui ont fait la queue des heures durant pour assister à sa performance complétée d’un vidéomapping qui a marqué les esprits.
Une programmation internationale Le festival a également proposé une programmation internationale avec des artistes tels que Carl Cox, Apashe, Mandragora, Kölsch et Inox Traxx ont partagé la scène avec des talents français comme Mr Tout Le Monde, Nico Moreno, Trym et Tchami X Malaa.
Carl Cox, ambassadeur de la Techno Le clou du spectacle a été la performance légendaire de Carl Cox, un véritable ambassadeur de la techno, qui a clôturé le festival avec un set d’anthologie de trois heures, plongeant le public dans un univers musical enivrant.
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L’immersion a été au cœur de cette édition, avec des shows pyrotechniques et des performances de circassiens qui ont plu au public. Des moments mémorables, comme le spectacle d’Apashe accompagné d’un orchestre de cuivres en live. Les spectateurs, munis de bracelets lumineux, ont également contribué à l’ambiance en illuminant les gradins au rythme des DJs.
Le Positiv Festival aspire à faire du Théâtre antique d’Orange un lieu de rassemblement et de partage où les festivaliers peuvent vivre une expérience de réalité virtuelle et bénéficier d’innovations pour améliorer leur confort. L’application du festival, qui permet de localiser les services et de suivre le déroulement des soirées, a été associée à un dispositif de sécurité efficace.
Les chiffres L’édition 2024 du Positiv Electronic Festival avec ses Before et After a rassemblé 25 000 festivaliers, 24 artistes, une équipe de plus de 300 personnes, et 43 heures de musique, portant le total à 41 000 festivaliers sur l’été. Le Positiv Festival reviendra pour sa septième édition les 15, 16 et 17 août 2025.
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Bernard Lavilliers : « On the road again » à Orange pour une communion métissée et symphonique
Deep Purple lâche les watts à Orange : les papys du rock font de la résistance au Théâtre Antique.
A 79 ans, le bassiste Ritchie Blackmore est considéré, avec sa fidèle guitare Fender qui donne des rafales de vibrato uniques, comme un héro au même titre qu’Eric Clapton ou le regretté Jeff Beck. Ses potes sur la scène du Théâtre Antique affichent 72 ans pour David Coverdale et 68 ans pour Joe Satriani. Quant au plus jeune, le nouveau venu dans le groupe de légende, le chanteur Simon Mac Bride, il n’a que 45 ans. N’allez surtout pas leur parler pas de la retraite, pas plus qu’à Mick Jagger (81 ans) ni à Paul Mac Cartney (82ans), ils détestent, eux qui ne vivent que de passion, de rock et de décibels face à une foule en transe.
Et c’était le cas, hier soir à Orange, dès 18h, ils sont arrivés d’un peu partout et pas seulement de leur mas du Luberon. De Belgique, Boston, Liverpool, Canada, Italie, Suisse, Dublin, Hollande, Allemagne. Alexandre est venu de Saint-Rémy-de-Provence. « C’était ma 1ère bouffée de rock, les Deep Purple, que du bonheur et de la nostalgie ». A ses côtés, son fils Victor 20 ans « Depuis que je suis né, j’entends leur musique. En plus ici, à ciel ouvert, ça va déchirer ». Deux Jean-Luc, sont attablés, face au Mur, l’un vient de Jonquières « C’est toute ma jeunesse, ils sont mythiques et en plus ils jouent à côté de la maison! ». L’autre, de Sainte-Cécile-les-Vignes, surenchérit « Je suis guitariste, je faisais partie du groupe les ‘Indé-Si » (comme la note)… Mais je ne leur arrive pas au petit doigt ».
Un couple de Liège, Luc et Lieve ajoute « La musique fait partie de nos jeunes années et ici elle va être transfigurée dans un cadre aussi majestueux qu’Orange. Du coup on fera d’une pierre deux coups entre ce groupe iconique et ces gradins de pierre deux fois millénaires ». Eric et Martine de Sauveterre sont addicts et ils arborent un T-shirt Deep Purple. « J’ai 65 ans, dit-il, et je suis fan depuis mes 14 ans. Leur disque Made in Japan m’avait filé une claque, depuis 1985 je ne les ai jamais quittés, je les ai déjà vus 5 fois. Une vraie passion, j’ai hâte, plus qu’une heure! ».
Eric et Martine, fans venus de Sauveterre dans le Gard.Luc et Lieve, fans venus de Liège en Belgique.
Les fans arrivent par grappes, par centaines, avec souvent katogans poivre et sel et tatouages, casquette à l’envers, bandana et surtout T-shirts vintage et délavés dont la liste es longue, signe de leur appartenance à cette fratrie sans frontières du rock. Pêle-mêle, Metallica, Scorpions, Nirvana, Pink Floyd, Abbay Road, le studio mythique des Beatles, Billy Paul, David Bowie, Trust, Motorheand, AC / DC, Eagles et bien sûr Deep Purple. Plus de 5000 fans exultent dès les premières notes électro dans la nuit, à l’unisson avec un jeu de lumières vibrionnant et éblouissant. Pendant une heure trente, ils chanteront leurs tubes préférés, battront la mesure, applaudiront à tout rompre. Une mamy soixant-huitarde déchaînée, que son petit-fils ne reconnaît pas, hurle à tue-tête toutes les paroles sans exception. C’était ça le concert des Deep Purple. De larges sourires, des étoiles dans les yeux de ce public souvent au crépuscule de sa vie qui a vibré au son de « Smoke on the water », « Highway Star » ou « Child in Time ».