18 mai 2026 |

Ecrit par le 18 mai 2026

C’est reparti pour la 7e édition des Francophoniriques

C’est un petit festival avec la langue qui nous attend du 2 au 10 décembre dans plusieurs lieux d’Avignon à l’initiative du Théâtre des Doms.

Depuis 2015 , le Théâtre des Doms porte un petit festival avec la langue… française : les Francophoniriques, mot valise pour francophone/onirique. A sa création, le directeur des Doms Alain Cofino Gomez définissait ainsi la francophonie « ..un petit bout de nous, un peu partout dans le monde ». Et d’enchaîner aussitôt que ce festival n’est « pas seulement fait pour défendre la langue francophone, mais aussi et surtout, un festival de créations dans lequel on va inventer des langues ».

Sept ans après, le festival  continue de se réinventer, s’étend à des lieux amis et partenaires
La langue prend corps, la langue est chantée, slamée, dansée, revendiquée. L’idée de ce festival est aussi de poser la question de qu’est ce qui nous réunit ? Au delà de la langue française il y a aussi le plaisir de découvrir une francophonie artistique foisonnante et proteïforme et de rêver ensemble à un espace/territoire imaginaire.

Spectacles, lectures-performances, concerts, goûter, repas partagé, autant de moments conviviaux pour se partager ce bien commun qu’est la langue française
En ouverture, un concert griot au théâtre Artéphile avec le burkinabé Adama Cissoko et les Djakoros. Vendredi 2 décembre. 20h30. 10 et 12€. Théâtre Artephile.7, rue du Bourg Neuf. Avignon. 04 90 03 01 90. www.artephile.com

Du théâtre pour simplifier la langue française avec « la convivialité ou la faute de l’orthographe »

Un théâtre drôle qui va ébranler nos certitudes. Le spectacle sera suivi d’une rencontre avec le public. Samedi 3 décembre. 20h30. 7 et 10€. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. 04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu

Saint Nicolas s’invitera peut-être, avec le goûter à l’issue de la représentation jeune public « Rapa ». L’histoire vraie d’un enfant qui apprend dans ses rêves une langue inconnue.Dimanche 4 décembre. 16h. Dès 7 ans. 7 et 10€. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne.   04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu

Avec Crolles, on découvre la langue sonore et musicale. Ce duo à capella joue autant avec les mots qu’avec les harmonies variées : slam, jazz, rap..Dimanche 4 décembre. 19h. 7 et 10€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.  www.jazzalajmi.com

Double plateaux et double langues avec Crache ! Pour découvrir la langue douloureuse car étouffée et interdite en l’occurrence le créole pour l’autrice et interprète Valérie Paüs. Mardi 6 décembre. 19h. Entrée libre. Théâtre Episcene. 5 rue Ninon Vallin. Avignon. Puis Vacances, vacance, spectacle particulier car il parle et danse le vide, le rien…la vacance. Mardi 6 décembre. 20h30. 7 et 10€. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. 04 90 14 07 99.  lesdoms.eu

Le partenariat avec les Journées de l’édition théâtrale à la Chartreuse de Villeneuve-les-avignon continue avec «  Sous le noir de Tarmac », langue slamée, très urbaine, complexe. Ce texte de la  slameuse Marie Darah a été édité ce qui plutôt rare pour du slam. Vendredi 9 décembre. 18h30. Entrée libre. La Chartreuse. 17-5 allée des Mûriers. Villeneuve-les-avignon. 04 90 15 24 24. www.chartreuse.org

Le Centre de développement chorégraphique « Les Hivernales » accueille aussi ce festival de la langue avec le corps, avec un spectacle intimiste, très féministe «  Angles morts ». 3 femmes sur scènes , une danseuse hi hop/krump , une musicienne et Joëlle Sambi qui dit ses propres textes.Vendredi 9 décembre. 20h30. 7 et 10€. Les Hivernales.18 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu

Traces-discours aux Nations africaines viendra clôturer ce festival. Sur un texte de Felwine Sarr,économiste, penseur et poète sénégalais, le comédien Etienne Minoungoun s’adresse aux peuples d’Afrique mais nous parle beaucoup à nous occidentaux. La représentation sera suivie d’un repas proposé par le restaurant d’insertion «  Graines de piment »
Samedi 10 décembre. 19h. 7 et 10€. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne.   04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu


C’est reparti pour la 7e édition des Francophoniriques

Théâtre documentaire, théâtre fiction, « Paying for it » est avant tout un spectacle humaniste.

Pendant 2h, nous allons être hypnotisés par les 10 comédiens de la Compagnie La Brute qui donnent la parole aux travailleurs du sexe qui veulent être considérés avant tout comme des personnes. Ce collectif d’artistes belges a recueilli les témoignages de tous les acteurs de la prostitution : clients, police des mœurs, prostitués et en ont fait un spectacle passionnant : on s’étonne, on compatit, s’insurge, on rit aussi un peu.

Des questions sont posées et nos représentations changent
Au delà de «  payer pour baiser » c’est toute notre société moralisante et liberticide qui est interrogée. Et le sexe dans tout ça ? Service ou travail ? Les questions sont posées et les réponses feront leur chemin longtemps après avoir quitté le théâtre.

Jusqu’au 28 juillet. Relâche le 24. 21h30. 10 et 15€.Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. 04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu


C’est reparti pour la 7e édition des Francophoniriques

Comment dit-on colonisation en arabe ?
A partir de cette simple interrogation Salim Djaferi va persévérer car la première réponse donnée ‘Koulounisation’ ne le satisfait pas. Il y a effectivement  l’impossibilité de prononcer certains sons et donc d’arabiser le mot mais la réponse n’est pas là. Un enquête est alors rondement menée auprès de membres de la famille, d’amis, d’universitaires, et si enfin d’autres réponses surgissent les sens diffèrent.

Où on comprend que si on ne nomme pas ou mal les choses on ne peut pas les penser
Et quand colonisation peut signifier : construire, posséder sans autorisation, remplacer, combler le vide, mettre en ordre, donner, détruire. etc… selon les différents vécus, l’enquête risque d’être longue ! Le langage alors devient une arme et le propos dépasse le seul thème de la colonisation.

Une modélisation de la pensée
Grâce à quelques bouts de ficelle, une bouteille et une éponge, tout devient évident : et si la guerre était en fait une révolution ? Et si un débarquement n’était pas une délivrance ? Et si on changeait de point de vue ? Et si les simplifications administratives n’étaient pas anodines? Et s’il suffisait de trouver le mot juste ?

La force de ce spectacle est tout d’abord la sincérité et l’intelligence de la recherche.
Théâtre documentaire oui mais théâtre ludique et plein d’humour aussi. Théâtre accessible également pour comprendre à la fois la «guerre » ( mot justement à manier avec précaution) d’Algérie car très bien documenté mais surtout très bien modélisé. Il y a aussi tout au long du spectacle la bienveillance et les talents de conteur de Salim Djaferi qui nous permettent de pénétrer dans les méandres de la pensée et du langage et ça, c’est très fort.

Koulounisation. Jusqu’au 28 juillet. 12h. Relâche les 12,19 et 24. 10 et 15 euros. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne.   04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu 


C’est reparti pour la 7e édition des Francophoniriques

Le noir se fait, on comprend peu à peu que l’on est dans une salle de classe et que la prof de français qui nous fait face n’est pas forcément la prof rêvée, ni celle de notre adolescence. Puis une autre se substitue, charmeuse, bienveillante. En quelques minutes, nous sommes transportés dans nos souvenirs d’ados, à l’heure des émois des premières rencontres littéraires ou charnelles : les poètes et auteurs qui nous ont fait chavirer, grandir, le prof qui nous les a fait découvrir.

Mourir d’aimer d’Antigone à Gabrielle Russié
Souvenez vous, Gabrielle Russié, cette jeune prof de français qui s’est suicidée après avoir été condamnée pour avoir aimé un de ses élèves. L’affaire fit grand bruit dans les années 1960. André Cayatte en tira un film «Mourir d’aimer» et Charles Aznavour une chanson. Antigone connut le même destin qu’elle choisit aussi face à la haine et aux contingences. Ces deux personnages seront le fil conducteur du spectacle pour pousser un cri d’amour universel.

Une pièce qui fait du bien en nous rappelant le Bien commun
C’est un choc de mise en scène, une performance d’actrice, une avalanche que dis-je un tsunami de mots, de cris, de vers et d’amour. Amour des mots, amour du métier, amour de vivre. On pourrait décliner à l’envi l’amour qui pousse cette merveilleuse actrice Edwige Baily à incarner Gabrielle Russié et Antigone mais aussi tous les passeurs de culture. La forme du spectacle qui tend quelquefois à l’étourdissement tant les mots et les émotions se bousculent est un concentré d’humanité. Nous sommes littéralement suspendus au rythme et au souffle de l’actrice, prêts à trébucher s’il le faut avec elle.

Oui la culture , les artistes, les passeurs, les rencontres  de notre enfance sont essentielles.

C’est un hommage bien sûr à la littérature, aux grands mythes fondateurs mais plus prosaïquement c’est un hommage aussi aux «premiers de cordée» que sont nos éducateurs.
Tout ça pour l’amour. Jusqu’au 28 juillet. Relâche les 12, 19 et 24 juillet. 14h15. 10 et 15€. Théâtre des Doms.1 bis, rue des Escaliers Saint-Anne à Avignon. 04 90 14 07 99.
www.lesdoms.eu


C’est reparti pour la 7e édition des Francophoniriques

Trois femmes, 3 Maria s’opposèrent à la dictature qui a sévi au Portugal dans les années 1970.

Pour s’emparer et raconter cette histoire, la metteuse en scène Coline Bouquet développe l’intrigue dans des allures de film d’action, les actrices passent de la fiction au réel de leur propre situation : Comment faire œuvre de théâtre collectivement à partir des textes que les trois poétesses nous ont légués ? Comment éclairer par le sensible la condition des femmes ?

Mariana, l’héroïne des “Lettres de la religieuse portugaise” entre aussi en jeu.

Elle surgit sur ce plateau pour faire entendre sa détresse. Femme, enfermée dans un couvent, abandonnée par un homme qui lui a donné tant de plaisir…

Vendredi 15 avril. 19h. Gratuit sur réservation obligatoire. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. 04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu resa@lesdoms.eu


C’est reparti pour la 7e édition des Francophoniriques

Rendez-vous  pour  «L’enfant Piaf» sortie de résidence de la compagnie Erodium
Et si nous vivions dans un monde sans enfants, sans animaux ? Juste les traces de leurs fuites ? Douce  quitte la ville mourante Jeudi 3 mars. 19h. Entrée gratuite sur réservation conseillée. au lever du jour. Comme la totalité de la jeunesse, elle fuit son foyer. Les cours de récréation se sont vidées des rires juvéniles et de la notion d’avenir. Elle avance, au pas, mue par on ne sait quelle force, en réponse à un mystérieux appel.

La metteuse en scène Sarah Seignobosc en parle ainsi
« Je veux donner à entendre le souffle de l’enfance, son rythme et ses interrogations concernant un monde de plus en plus déconnecté de toute interaction au vivant. Le paysage qui nous entoure est chamboulé, au même titre que nos paysages intérieurs : tout est sens dessus dessous, nous évoluons dans un printemps où les chants d’oiseaux sont mis en sourdine par le vacarme des activités humaines.”

L’enfant Piaf.Jeudi 3 mars. 19h. Entrée libre sur réservation conseillée. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne.   04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu


C’est reparti pour la 7e édition des Francophoniriques

Cette 44e édition accueillera, sur 17 jours, 25 équipes artistiques, 35 représentations, 5 spectacles jeune public, 3 masterclass, 8 stages, 3 films. Au-delà des chiffres ? Nous assisterons à des performances, des spectacles aboutis ou pas, des solis ou des collectifs, une vingtaine de partenariats, des rencontres scolaires… et forcément des spectateurs ravis de retrouver ce festival unique, malheureusement annulé en 2021.

EGD-LoveTrain copyright Julia Gat

Faisons corps, Place à la danse et au partage
Ce festival de danse contemporaine en plein cœur de l’hiver nous propose de (re)découvrir les chorégraphes : Nacera Belaza, Romain Bertet, Meytal Blanaru, Boris Charmatz, Wendy Cornu, Maxime Cozic, Flora Détraz, Alexandre Fandard, Emanuel Gat, Olivia Grandville, Mette Ingvartsen, Marta Izquierdo Muñoz, Jan Martens, Anna Massoni, Frank Micheletti, Nach, Julie Nioche, Ana Pérez, Maxence Rey, Noé Soulier, Ruth Rosenthal.

Emprise Copyright Moise de Giovanni

Des partenariats qui induisent des lieux
C’est ainsi que la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon accueillera Frank Michetti qui nous fera déambuler dans l’édifice à la recherche d’un rituel collectif et singulier interrogeant l’espace. Le grand plateau de l’Autre Scène (Vedène) permettra un dispositif en suspension pour le solo de Julie Nioche. L’Opéra du Grand Avignon ne sera pas en reste en proposant aux 14 danseurs de la compagnie d’Emmanuel Gat un écrin de sons et de lumière pour une fresque flamboyante. Le théâtre des Doms, vitrine de la francophonie belge a choisi la chorégraphe Meytat Bianaru basée à Bruxelles, pour interroger ses souvenirs et mémoire d’enfance. La salle BenoitXII permettra une rencontre à l’issue de la représentation avec les danseuses de la compagnie de la franco-algérienne Nacera Belaza. La salle de la Scierie sera tout à fait adaptée pour répondre à l’invitation de Mette Ingvartsen de la rejoindre dans ses excès corporels. La Garance de Cavaillon qui aime la transdisciplinarité recevra «Débandade» d’Olivia Grandville. Nos théâtres avignonnais (Les Carmes, le 11, Les Halles) se sont également impliqués dans cette programmation qui ne demande qu’à être déclinée pendant 17 jours entre découvertes et retrouvailles.

Volutes Copyright Nathalie Havez

Sans oublier les stages et les masterclass
Les stages sont faits pour tous : débutant, amateur, expérimenté ou professionnel. Ils sont adaptés à tous les niveaux, à toutes les sensibilités et à tous les budgets. De la danse contemporaine au butô, en passant par le krump et les techniques somatiques, ces moments sont autant d’occasions de se découvrir autrement et d’enrichir sa pratique de spectateur, en retrouvant les artistes du festival. Et des projections, des siestes-lecture, des playlists, une balade anthropocène, une librairie itinérante…

Les Hivernales. Jusqu’au 12 février. De 5 à 30€. Billetterie au 40 cours Jean Jaurès. Avignon. De 10h à 18h. 04 90 11 46 50. www.hivernales-avignon.com


C’est reparti pour la 7e édition des Francophoniriques

Le festival de la Francophonie continue son voyage de la langue cette semaine au théâtre des Doms, au théâtre des Halles et à la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon.

La traversée de la semaine dernière fut riche de rencontres, de talents et de générosité. La Compagnie Corpeaurelles nous en a mis plein les mirettes avec leur hip-hop féminin et énergique. Avec «Au fil du temps» les 4 jeunes danseuses ont créé un langage singulier mais universellement applaudi. La conteuse Ria Carbonez nous a susurré des histoires osées et incroyables au petit théâtre de l’Episcène et la métamorphose de Saadana Wannous s’est opérée grâce aux comédiennes de l’école de théâtre Actéon d’Avignon. Goûters, vin chaud, soupe ont ponctué généreusement cette semaine au fil des mots.

Koulounisation
Le théâtre documentaire s’invite avec «Koulounisation» pour la suite de ce festival. Comment dit-on colonisation en arabe? Koulounisation! A partir de cette interrogation et de ce mot, l’artiste algérien Salim Djaferi nous entraîne dans sa quête linguistique et enquêtes faites de rencontres et d’anecdotes. Un «seul en scène» documenté, efficace et néanmoins plein d’humour sur la guerre d’Algérie et la colonisation. Nous étions quelques professionnels a en avoir eu la primeur lors de sa création en résidence aux Doms l’année dernière. Hâte de voir la forme finale et aboutie ce jeudi.

Dégustation
Dégustation d’un plat du monde francophone offert à l’issue de la représentation. Jeudi 9 décembre. 20h.7 et 10€. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne.04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu

L’amour au-delà des frontières
Avec «Chasser les fantômes» le collectif ildi!eldi nous fait le récit d’une histoire d’amour écrite par le guinéen Hakim Bah. Deux voix, deux continents pour dépasser les frontières. Vendredi 10 décembre. 20h. 5 à 22€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51. www.theatredeshalles.com

Un après-midi de réflexion dans les murs de la Chartreuse
Il s’agira de s’interroger sur l’avenir de l’édition théâtrale. Les lecteurs et lectrices ne seront pas oubliés avec des lectures d’extraits de pièces éditées en 2021 et choisies par les invités. Samedi 11 décembre. 14H15. Durée 3h15. Entrée libre. La Chartreuse. 58 rue de la République. Villeneuve-les-Avignon. Www.chartreuse.org

La clôture de ce festival se fait en musique avec la chanteuse Yelli Yelli
Du folk kabyle pour une banlieusarde qui a demandé au multi-instrumentiste Piers Faccini de mettre en musique ses paroles de femme aux identités plurielles. Samedi 11 décembre. 20h. 7 et 10€. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne.04 90 14 07 99. www.lesdoms.eu


C’est reparti pour la 7e édition des Francophoniriques

Le théâtre des Doms s’ancre dans le réel après plus d’un an passé en apnée.Pôle Sud de la création en Belgique Francophone implanté en Avignon depuis 2002, il nous invite à respirer. Dans sa programmation du Off il abordera des thématiques majeures telles que l’ubérisation quotidienne, la société du spectacle, la vie dans les Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes),  l’alcoolisme, la vieillesse et l’amitié.

Un fil rouge : le théâtre documentaire

Six spectacles en salles, trois spectacles courts ‘Garden party’ dans un Jardin des Doms nouvellement rénové ; 10h. Home nom belge donné à nos Ehpad nous restitue dans une chorégraphie poétique l’étrange ambiance de ces lieux.13h. Un silence ordinaire égrène des récits de vie liés à l’alcoolisme.14h30. Lost in Ballets Russes. L’histoire des ballets russes par la parole de la danseuse -performeuse Lara Barsacq.15h30. Ouragan. La nuit d’insomnie d’un coursier à vélo.18h30. Parc. L’envers du décor de la société du spectacle dans un parc aquatique. 21h. Tchaïka. Un seul en scène pour actrice et marionnette.

Des gestes qui ne sont plus seulement barrières

Un geste vers les artistes.Rappelons tout d’abord que le Théâtre des Doms est le seul lieu du Off qui rémunère et accompagne en services (logement, restauration) les artistes et techniciens des spectacles de la programmation. Ceux-ci attendent de jouer depuis plus d’un an alors que les spectacles étaient pour la plupart  prêts pour l’édition annulée de 2020. Il a fallu reporter ces créations et les accompagner pendant le confinement.Comment ? En essayant de perpétuer le geste artistique pendant le confinement. Le directeur Alain Cofino Gomez et son équipe ont proposé aux artistes de parler de leur spectacle lors d’une visioconférence.Le résultat ? Une bande dessinée qui transcrit l’expression scénique en geste graphique. Un recueil de 73 pages témoignant de cette attente  historique : des artistes cloîtrés chez eux. En vente 19€ au Théâtre.

Vers le public

Avec une tarification populaire de 5 à 10€ maximum. On peut voir toute la programmation pour moins de 100€. On peut également réserver pour des générales gratuites les 3 et 4 juillet à resa@lesdoms.eu

Quand on va au Théâtre des Doms, on va à l’Essentiel

Alors c’est vrai : Il n’y aura pas la cour des Doms cette année, cour des Miracles ou havre de paix c’est selon. Le choix douloureux de n’ouvrir ni buvette, ni restaurant afin de limiter la circulation des spectateurs a été un choix réfléchi et respectueux et des spectateurs mais aussi des artistes qui vivent aux Doms pendant ces 3 semaines en immersion. La rencontre se fera avec les œuvres et les écritures du réel… et se prolongera dans la rue.Du 5 au 27 juillet. Relâche les 8, 15 et 22. Billetterie sur place à partir du 3 juillet. 1 bis Rue des Escaliers Sainte-Anne. Avignon. En ligne www.lesdoms.eu & www.avignonleoff.com

Présentation d’Alain Cofino Gomez lors de son arrivée en juillet 2015

https://www.echodumardi.com/tag/theatre-des-doms/page/2/   1/1