13 octobre 2026 |

Ecrit par le 13 octobre 2026

‘Ma pensée creuse’ ou l’expérience sensible de la pensée au théâtre des Halles

La Scène nationale La Garance de Cavaillon s’associe au Théâtre des Halles pour présenter la dernière création de Kristina Chaumont, ‘Ma pensée creuse’.

Dans ce spectacle de Kristina Chaumont, trois personnages, clownesques et passionnés, se débattent avec leurs pensées, leurs souvenirs, leurs oublis et toutes ces petites choses qui peuvent prendre beaucoup de place dans nos têtes. Et si un jour je n’arrivais plus à penser ? Comment faire confiance à mon cerveau et à ses chemins ? L’oubli n’est-il qu’un ennemi ? Comment ne pas être en lutte contre le temps ? Sur scène, le décor devient peu à peu un véritable espace mental : ça se construit, ça s’accumule, ça part dans tous les sens… jusqu’au chaos. Les corps, eux aussi, se mettent à penser et à chercher leur chemin. 
C’est drôle, intime, un peu bancal et franchement poétique. 

Une autrice et metteuse en scène dans la Cité et dans nos têtes

Kristina Chaumont est une artiste que l’on aime suivre, dans les méandres de ses pensées, dans celles de son corps et dans son travail de défrichage de l’invisible et quelquefois de indicible. 

Lors du Festival Off 2026, on a pu apprécier ‘La tête loin des épaules’ dans les Jardins du Carmel, son premier spectacle écrit et  mis en scène et dont elle était l’interprète. Cette déambulation néanmoins intime est dans la logique de son intérêt et de ses recherches sur les rapports entre l’espace et le public. Depuis 11 ans au sein du Collectif 49701, elle participe à la création de la série théâtrale ‘Les 3 Mousquetaires – la série’, mise en scène par Clara Hédouin et Jade Herbulot qui sont venus également faire escale, en itinérance, dans le Vaucluse à la Garance de Cavaillon les saisons passées. 

Texte et mise en scène : Kristina Chaumont
Avec Kristina Chaumont, Cécile Raulet-Descombey et Loïc Renard
Dramaturgie et écriture : Cécile Raulet-Descombey, collaboration artistique : Lou Chrétien-Février 
Création lumière et régie générale : Lola Delelo, scénographie et costumes : Camille Lemonnier, création sonore : Vincent Geoffroy 
Travail corporel : Yoann Boyer et Chloé Saffores

Jeudi 15 octobre. 20h. 10 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. Avignon. 04 32 76 24 51.


‘Evangile de la nature’ par Stanislas Nordey au Théâtre des Halles

Nous entrons dans un univers épuré et noir. Au sol un cercle, un disque en rotation, où va évoluer Stanislas Nordey qui incarne Lucrèce. 

Le metteur en scène Christophe Perton a choisi de mettre en scène une traduction inédite de De rerum natura du philosophe et poète Lucrèce, né et mort vers 97 – 55 avant J.-C. Ce grand poème antique  exalte la nature et le cosmos sans dieux ni maîtres. Il est d’une modernité folle : déjà il invitait l’humanité à refuser la peur, les dogmes et prônait l’importance de la connaissance et l’amour de la vie. Christophe Perton a envisagé ce spectacle  comme « un festin de poésie », une grande fête de l’atome à l’origine de la création de l’univers. Ce merveilleux texte  est au centre de ce spectacle mais il l’a sublimé par une mise en scène,  une mise en lumière et en sons qui nous immergent au-delà du propos dans une bulle sensorielle où notre corps devient un réceptacle en apesanteur de tant de poésie et de lyrisme.

Pour cela il s’est entouré de la traduction de l’écrivaine Marie Ndiaye, et a choisi l’acteur et metteur en scène Stanislas Nordey pour incarner ce texte millénaire. Il fallait en effet le regard pétillant et captivant de cet acteur pour accepter de s’émerveiller sans cesse avec lui des bienfaits de Dame Nature, sa diction impeccable même quand les mots et les vers se bousculent pour nous inviter à le suivre dans ce cosmos qui nous donne le vertige. 

Une belle réussite qu’un spectacle qui par une approche sensible nous éveille sans nous malmener, nous remet à notre place d’humain tout en nous connectant les uns aux autres. Ce fut une belle célébration !

Jusqu’au 25 juillet. Relâche le 22. 16h40. 15 et 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


‘La tête loin des épaules’, un regard critique sur le système psychiatrique au Théâtre des Halles

‘La tête dans les épaules’, un texte écrit, mis en scène et interprété par Kristina Chaumont.

Kristina Chaumont propose une pièce autofictionnelle, une sorte d’enquête. Kristina a six ans lorsque sa mère est diagnostiquée maniaco-dépressive. L’institution psychiatrique la désigne comme malade, la société l’exclut et leurs deux vies basculent. Kristina Chayumont décide alors de créer cette pièce autofictionnelle comme une sorte d’enquête. Elle nous livre ses réflexions, de manière directe et intime, avec humour et fulgurance autour de la place accordée à la souffrance psychique dans notre société. Ce seul en scène propose d’exploser le cadre, pour ouvrir des pistes, rêver à d’autres regards, rendre justice à ces histoires passées sous silence,  défendre l’idée qu’elles nous concernent toutes et tous.

Suivre un cheminement de pensée de l’intime au politique

Peu à peu, l’histoire individuelle interroge l’histoire collective. À mesure que la pensée se construit, le regard se politise et nourrit un désir de transgression et d’action. Il faut alors s’échapper pour chercher du côté de la marge ce qui nous rendra de l’oxygène. Le texte intègre des extraits d’œuvres de Sarah Kane, Virginia Woolf et Kae Tempest pour leur intimité avec le sujet, de Valère Novarina et Vladimir Maïakovski pour leur révolte, de Bonnie Banane pour sa fantaisie et de Lewis Caroll pour son goût de l’imaginaire.

Un échappatoire possible

À un moment, une déambulation dans le Jardin Sainte-Claire prend place, elle sert à trouver un espace réconfortant où terminer la représentation, avec l’intervention de volontaires qui n’ont pas ou peu d’expérience théâtrale. Ce sont avant tout des personnes qui se sont déjà senties exclues socialement, pas forcément en rapport avec la santé mentale. 

Célébrer la joie malgré tout

L’objectif est de célébrer la joie, de se permettre de faire ce qu’on ose pas faire habituellement en public. Ça peut être du chant, de la danse, la lecture d’un texte, … Ces intervenants ont travaillé avec Kristina en amont pour préparer ce moment.

Texte, mise en scène et interprétation : Kristina Chaumont / Compagnie Hypothèse Vapeur
Collaboratrice artistique : Justine Bachelet
Régie générale : Yannick Gonzales Altmann

Vendredi 10 avril. 19h. Samedi 11 Avril. 19h. Dimanche 12 Avril. 16h. 5 à 23€. A partir de 15 ans. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


‘Zola… pas comme Émile’ ou l’enjeu de la naturalisation au Théâtre des Halles

Dans le cadre de la 20e édition de Festo Pitcho, la compagnie Mantrap propose un diptyque récit/rap, interrogeant les enjeux d’identité et de naturalisation.

Zola-Forbon, soit « Le bien aimant Forbon » en Lingala, c’est le prénom de l’artiste, transmis dans sa famille depuis 4 générations. Forbon a dû l’abandonner à ses 13 ans lors de son oral de naturalisation, nom jugé pas suffisamment « français ». Le diptyque récit/rap du spectacle s’appuiera sur ce processus de naturalisation ainsi que sur une récolte de paroles menée auprès d’adolescents ayant vécus ou en passe de vivre cette même expérience.

Face A et face B

‘Zola … Pas comme Émile !’ contient deux formes comme deux faces d’une même cassette audio, l’une en salle (Face A), l’autre en espace public (Face B_Street Version). Sur cette Face A, à travers l’écriture d’une autofiction, Forbon déroule le fil du parcours emprunté pour récupérer son prénom complet. Déconstruire la francisation du prénom comme une injonction à l’intégration. 

Franciser son nom pour devenir français ?

Si les deux parents d’un enfant né en France sont étrangers, l’enfant pourra devenir français s’il en fait la demande entre ses 13 et 18 ans. Il est convoqué au tribunal de grande instance pour passer un entretien oral de naturalisation pour motiver sa démarche devant un juge. S’il réussit cet oral, il pourra obtenir sa naturalisation et la possibilité de franciser son prénom.

Honte et colère

 Ce que Forbon souhaite explorer à travers des témoignages de ce processus, c’est la construction des sentiments de honte et/ou de colère pendant l’enfance et l’adolescence des personnes non blanches envers une institution qui souhaite empiéter sur leurs identités culturelles.

Conception artistique, récit et interprétation : Forbon N’Zakimuena

La 20e édition de Festo Pitcho

Depuis 2006, Festo Pitcho est un festival qui propose un temps fort consacré au spectacle vivant jeune public. Il prend place tous les ans fin mars/début avril pendant une dizaine de jours en Vaucluse, réunissant plus de 15 partenaires (structures culturelles, éducatives et collectivités territoriales), coordonné par Le Totem – Scène conventionnée d’intérêt national Art, enfance et jeunesse à Avignon. Pour cette 20ème édition, Festo Pitcho se déroule du 28 mars au 12 avril.

Mardi 31 mars. 19h. 10€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


‘Je t’aime plus loin que toi’ ou l’autopsie d’un couple au Théâtre des Halles

Avec ce merveilleux titre ‘Je t’aime plus loin que toit’, le metteur en scène Olivier Lopez nous propose une mise en abyme d’un couple traversé par ses désaccords.

Depuis plus d’un an, un travail d’improvisation et d’écriture au plateau est mené avec Valentine Gérard et Fabrice Adde. Les acteurs amènent des textes, des envies, des obsessions, traversent différents auteurs et construisent progressivement un récit. Cette construction collaborative place l’acteur et l’actrice au cœur de la recherche d’Olivier Lopez, directeur de la Cité Théâtre qui conçoit la scène comme un lieu de turbulences et de bouleversements.

L’affrontement intime d’un couple

Fabrice et Valentine sont un couple d’artistes à la vie comme à la scène. Ils voulaient faire un spectacle puissant, moderne et engagé mais nos artisans contemporains sont instables, sensibles et profondément inadaptés. Lui sera le metteur en scène, elle la muse, la dramaturge. Mais très vite, les intentions se heurtent à l’épreuve du plateau. Ils ne sont d’accord sur rien : il a des idées, elle des sentiments. Il veut donner des conseils sur le couple, elle veut se relier à la nature. Il théorise, elle ressent. Les personnages de Fabrice et Valentine, à la fois proches des interprètes et entièrement imaginés, se retrouvent à s’expliquer, à se raconter, à trouver ensemble une issue.

Texte : Valentine Gérard, Fabrice Adde, Olivier Lopez
Avec Valentine Gérard et Fabrice Adde
Mise en scène et création lumière : Olivier Lopez / Régie : Nikita Haluch

Samedi 7 mars. 20h. 5 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


‘Là personne’ de Geoffrey Rouge-Carrassat au Théâtre des Halles

‘Là personne’, mis en scène par Geoffrey Rouge-Carrassat, explore subtilement la violence de l’emprise. 

C’est l’histoire de quelqu’un qui n’appelle pas la police alors qu’il y a des raisons de s’inquiéter. Imaginez que vous êtes chez vous, au calme, tout va bien… Imaginez maintenant qu’à travers la fenêtre, vous découvrez qu’une personne vous observe… Il y aurait des raisons de s’inquiéter, n’est-ce pas ? Mais si vous décidiez de continuer à vivre, comme si cela était tout à fait normal ? C’est l’histoire de Là Personne, un acteur raconte au public une belle histoire, jusqu’à ce que le public comprenne qu’il ne s’agît pas d’une belle histoire, mais le comédien, lui, continue de le croire. C’est la pièce du déni, une plongée dans les mécanismes de l’emprise, dans sa douceur apparente, dans sa violence sans éclats.

Le mystère résolu ?

Geoffrey Rouge-Carrassat présente un spectacle allégorique qui révèle les mécanismes de l’emprise, une expérience étonnante, captivante et énigmatique. Le spectacle est issu d’une situation réelle racontée à l’artiste. L’histoire d’une dame qui, lors de deux soirées consécutives, a aperçu que quelqu’un l’observait au travers de la fenêtre de sa cuisine. Geoffrey Rouge-Carrassat s’est inspiré de ce récit pour imaginer Là Personne. L’intention était de résoudre l’énigme de ce récit par l’écriture, d’épuiser toutes les hypothèses possibles.Après 2 années d’écriture, Là Personne prend sa forme finale pour résoudre ce mystère.

Texte, mise en scène, scénographie et interprétation : Geoffrey Rouge-Carrassat
Création lumière : Emma Schler
Création musicale et sonore : Nicolas Daussy
Compagnie La Gueule ouverte.

Jeudi 12 février. 20h. 5 à 23€. A partir de 14 ans. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


Fest’hiver, le Théâtre des Halles invite la Compagnie Microscopique ce vendredi

Que faut-il, que veut-on garder de la famille ? Que veut-on rejeter ? Ces interrogations sont traitées dans ‘Les Meutes’ sous forme de métaphore écologique et sensorielle. Nous allons nous perdre dans la forêt avec Lou et ce conte va devenir un véritable thriller qui nous tiendra en haleine. ‘Les Meutes’, est une histoire d’amour et de liens, d’appartenance et d’exclusion, d’engagement et de fuite. Une tentative de remonter nos héritages comme on piste les pas d’un animal.

La Compagnie Microscopique
La Compagnie Microscopique  – d’où son nom – s’attache aux détails, aux choses minuscules, qui parfois font basculer une existence ou le cours de l’histoire. Autour du duo formé par l’autrice et metteuse en scène Eloïse Mercier et le musicien vidéaste Vincent Berenger, elle excelle à nous immerger dans des univers poétiques et sensoriels où le paysage participe pleinement à l’histoire.

Vendredi 30 janvier. 20h. 5 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. Avignon. 04 32 76 24 51. www.theatredeshalles.com


‘Thelma, Louise et Nous’, un road movie au Théâtre des Halles

Quand le Thelma et Louise de Ridley Scott rencontre le Collectif Le Bleu d’Armand.

Tout en parcourant et rejouant les souvenirs et les images qu’elles ont du film Thelma et Louise de Ridley Scott et Callie Khourie, Anna Pabst et Nolwenn Le Doth du Collectif Le Bleu d’Armand tissent des liens entre les héroïnes emblématiques de ce road movie et elles-mêmes.

Des souvenirs comme inspiration

L’inspiration première est le film de Ridley Scott, ou plutôt le souvenir du film. Ces souvenirs sont une base qui donne naissance à une nouvelle œuvre. Nolwenn et Anna s’emparent de ces deux figures légendaires, presque mythologiques, et révèlent à quel point Thelma et Louise font encore écho aujourd’hui.

Une écriture collective

À partir de ces souvenirs s’est mise en place une improvisation guidée au plateau qui a constitué un premier canevas de texte. D’autres improvisations plus personnelles, liées aux thématiques soulevées par le film, s’inspirent de la vie des comédiennes, de leurs observations, de leurs rencontres. Cependant, l’improvisation n’a pas été le seul moyen d’écriture de cette pièce. Des documents plus théoriques sont aussi utilisés pour construire le récit : journaux, articles, essais, documentaires, extraits vidéos. Une part de collectage, avec des interviews de personnes touchées par les thématiques du film, a constitué également une ressource.

Le collectif Le Bleu d’Armand

Porté par la comédienne et metteuse en scène Anna Pabst, Le Bleu d’Armand se définit par sa dimension collective et militante. Dans le processus de création notamment, où la mise en scène est prise en charge par l’ensemble des acteurs et actrices, les plaçant ainsi au centre du travail. Anna Pabst réunit donc des artistes qui s’efforcent de trouver une dynamique commune et joyeuse pour défendre un théâtre politique, ludique et poétique, constamment en écho avec les questionnements et les paradoxes du monde.

Sur une idée originale de Nicolas Bonneau, Nolwenn Le Doth et Anna Pabst
Texte et mise en scène : Nicolas Bonneau, Nolwenn Le Doth et Anna Pabst
Avec Nolwenn Le Doth et Anna Pabst

Jeudi 8 janvier. Vendredi 9 janvier. 20h. 5 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


Soirée cabaret avec ‘Liliana Butter Not’ au Théâtre des Halles d’Avignon

Ljiljana Buttler et Margo Chou, deux femmes en plein questionnement

Margo Chou souhaite explorer son attachement pour la culture d’ex-Yougoslavie. Pour y parvenir, elle se travestit et devient Liliana Butter Not, le sosie de sa chanteuse bosniaque préférée. À travers un seul corps, une confidence dialoguée s’installe entre les deux femmes. Margo commence à interviewer son personnage sur les questions d’enracinement et d’exil. Liliana Butter Not se confie donc et prend plaisir à convoquer ses souvenirs jusqu’au moment où elle inverse l’interview et demande à son autrice qui elle est.

Ljiljana Buttler, une source d’inspiration

Pour écrire son personnage, Margo Chou s’est inspiréee de Ljiljana Buttler, une chanteuse yougoslave, devenue femme de ménage en Allemagne, après avoir fui en 1987 la pression nationaliste. D’une femme adulée à une femme de l’ombre, ce parcours de vie incarne précisément ce que Margo veut exprimer : le paradoxe d’une double vie.

Un plateau devenu cabaret

Le décor prend l’apparence d’un cabaret, où la musique et le chant se mêlent au récit, avec le fadorebetiko de la chanteuse pianiste Kalliroï Raouzeou, accompagnée du guitariste Jérémie Schacre. Le cabaret, lieu récurrent dans les œuvres de Margo Chou, crée une ambiance intimiste entre les personnages et le public.

Texte, direction artistique et interprétation : Marjorie Margo Chou Caillé
Avec la chanteuse Kalliroï Raouzeou, et le guitariste Jérémie Schacre.

Jeudi 4 décembre. 20h. 5 à 23€. A partir de 14 ans. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. Avignon. 04 32 76 24 51.

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