19 février 2026 |

Ecrit par le 19 février 2026

Un samedi soir hors du commun au Théâtre du Balcon

Devenir SpectActeur le temps d’une soirée

« Depuis le début du XXe siècle, des artistes comme Marcel Duchamp, John Cage et les membres de Fluxus ont bouleversé les frontières de l’art. Avec ses ready-mades, Duchamp transforme des objets du quotidien en œuvres, interrogeant : ‘Peut-on faire des œuvres qui ne soient pas d’art ?’ En 1952, John Cage et ses complices inventent ‘Theatre Piece No.1’, un événement sans scénario, où le hasard et la participation du public deviennent les matériaux mêmes de la création. Plus tard, Fluxus pousse cette logique encore plus loin : l’art n’est plus un objet à contempler, mais un moment à vivre, éphémère et partagé.Ces mouvements ont un point commun : l’art sort du cadre. Il n’est plus réservé aux musées ou à la scène, mais se glisse dans le quotidien, se joue des règles, et invite le spectateur à devenir un spectActeur. »

Un cabinet d’art et de curiosités

Cette soirée Cabinet de curiosités, proposée par le Trio SPOC (Christian Chiron, Eric Chalan, Philippe Cornus) et rejoint par Roland Conil (piano) et Serge Barbuscia (textes), s’inscrit dans cette lignée de happening et performances. Ici se mêle musique, textes et lumières et projections pour créer une expérience immersive et unique. Pas de narration linéaire, mais un cabinet de curiosités vivant : des paysages sonores, des textes poétiques, des jeux de lumière et d’image qui transforment la scène en un espace de découvertes. Le public n’est plus un simple observateur, mais un participant actif, libre de s’émerveiller, de s’interroger, ou de se laisser porter par l’inattendu.

Clarinette et machines : Christian Chiron
Contrebasse et machines : Eric Chalan
Percussions : Philippe Cornus
Piano : Roland Conil
Textes : Serge Barbuscia
Lumières et effets techniques : Sébastien Lebert

Samedi 7 février. 20h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy,. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


Un samedi soir hors du commun au Théâtre du Balcon

Né de la nécessité d’écrire aussi le texte, la metteuse en scène Marie Provence présente ‘La stupéfaction’ créé à Marseille en 2025.

Peter, Fred et Mathilde, chacun marqué par un drame, échouent dans un lieu hors du temps et tentent de se reconstruire, transformant leurs blessures en récit. Ils ne se connaissent pas mais le drame traumatique respectif qu’ils ont subi les réunit dans un lieu non identifié où le temps s’arrête. On peut tout imaginer et c’est ce qui fait la force de ce spectacle où la mise en mots de leur douleur,  les sons, la lumière et la musique accompagnent leur renaissance. Nous suivons leur sortie des ténèbres au prix de fragiles tâtonnements qui offrent une belle leçon d’humanité.

Poésie, résilience et humour
Cette fable explore avec humour et délicatesse notre capacité à retrouver de l’élan et du désir. La fragilité devient force et l’imaginaire, un refuge.

Ecriture et mise en scène : Marie Provence ; Dramaturgie : Pierre Chevallier et Thomas Pondevie ; Jeu : Johanna Bonnet, Leslie Granger, Franck Manzoni.
Pièce de théâtre : La stupéfaction. Samedi 31 janvier. 17h. Dimanche 1er janvier. 16h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80. contact@theatredubalcon.org


Un samedi soir hors du commun au Théâtre du Balcon

Un deux en un bouleversant

Le spectacle est construit autour de deux œuvres majeures, quoique courtes de Marguerite Duras. Les mains négatives, court roman écrit en 1974 et devenu court métrage en 1979 et L’homme atlantique, paru en  1982 mais écrit en 1981 pour le film Agatha ou les lectures illimitées. Cette rencontre avec Duras, ce bouleversement engendré, le comédien Didier Luttenbacher a voulu nous les transmettre en demandant à Laurent Montel de l’accompagner dans une mise en scène qui privilégie les mots, le souffle, l’autrice, sans pour autant épargner un énorme travail de renoncement du comédien seul en scène. Que l’on choisisse de se perdre dans ses yeux clairs ou se laisser happer par ses mains immenses, le texte fait régulièrement surface en un roulis tantôt implorant, tantôt fracassant. 

Ces « mains négatives » — qui est la définition en art pictural de la technique du pochoir qui applique un pigment autour de la main — préfigurent ce qui est, inexorablement : l’instant présent qui se lit dans la douleur du futur à vivre, le passé qui se révèle en creux par le silence. Ici le comédien Didier Luttenbacher tourne le dos à cette douleur mais ne la renie pas par l’aplat régulier de ses immenses paumes qui se cognent à la falaise, au mur « atlantique. » Un intermède chorégraphique permet de lier ces deux textes en un glanage de souvenirs éparpillés sur le plateau. 

Le texte, rien que le texte… et John Cage

Il fait noir, car la peine et le deuil d’un amour finissant l’exigent. La mise en scène est sobre car l’histoire est aussi d’une triste banalité où seuls les mots de Duras peuvent donner cette force singulière. Le texte est une énigme, on se perd dans les ressacs de l’âme en peine, dans l’écume au bord des lèvres, dans cette circonvolution à la fois hésitante puis finalement réaliste.

On retrouve les thèmes chers à Duras comme la solitude, l’amour, le deuil, la perte. On les retrouve sans les chercher, sans fil narratif.  Seule la musique de John Cage vient à point scander les souvenirs nous permettant une respiration qui fait effraction dans le réel. 

Un parti pris cinématographique

On assiste aussi à une formidable leçon de cinéma, un puissant traité sur la puissance d’évocation, sur le point de vue ou le parti pris c’est selon, un plan séquence où le chagrin survient enfin, où l homme atlantique se révèle, perdu à jamais à l’infini. Nous sommes nous-mêmes interpellés dans une mise à distance qui nous happe cependant car les mots de Duras sont toujours aussi hypnotiques. Sans connaître l’œuvre, on est frappé par le rythme imposé et en feuilletant les textes on s’aperçoit que tout était dit déjà dans la mise en page ou la calligraphie. Le travail d’adaptation théâtrale de ces 2 textes qui n’étaient pas écrits pour du théâtre, au contraire tirés d’un court métrage (ce qui est rare) a dû être passionnant : travailler les espaces en silence, les retraits en souffle, la prose en litanie incantatoire ou désespérée.

Vendredi 16 janvier. 20h. Théâtre du Balcon. Cie Serge Barbuscia. Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org 


Un samedi soir hors du commun au Théâtre du Balcon

‘Au pas de course’, la dernière création de Serge Barbuscia du mercredi 19 au dimanche 23 novembre.

Projet né dans le cadre de la politique de la Ville et du dispositif Rouvrons le monde de la DRAC PACA, ce spectacle après sa création en janvier 2024 a circulé hors les murs et dans plusieurs établissements scolaires. Le thème abordé a permis depuis un an de riches débats et bords de scène. Il s’installe pour 5 dates en novembre au Théâtre du Balcon. L’occasion de redécouvrir la performance de l’actrice Camille Caraz qui endosse le portrait de sept jeunes femmes en quête de reconnaissance et de liberté.

Au pas de course ou l’urgence de la réflexion et de l’action

Nadia (Camille Caraz) va à la rencontre des femmes, de toutes les femmes et leur donne la parole au fur et à mesure qu’elles trouvent « chaussures à leur pied. » Il s’agit alors de raconter mais aussi de dénoncer. Le propos est limpide, servi par une mise en scène fluide.

Ce ne sont pas des fictions, ce sont des combats

De l’athlète éthiopienne Farida Abaroge à Camille Carraz en passant par Djamila, Sophie, Garance, Emilie, Franscesca  nous découvrons 7 instantanées de femmes abordant 7 grandes thématiques révélatrices de notre époque : les réseaux sociaux, la vision humanitaire des Jeux Olympiques, la pulsion de violence et le terrorisme dans la société civilisée, l’obligation d’excellence dans nos sociétés modernes et volonté de puissance, la violence conjugale, le harcèlement, la place de l’humain dans le cosmos.

Texte et mise en scène : Serge Barbuscia
Avec : Camille Carraz
Création musicale : Sébastien Benedetto
Effets sonores : Éric Craviatto
Technique : Sébastien Lebert
Artistes complices : Aïni Iften, Gilbert Scotti, Jean-Baptiste Barbuscia et Fabrice LebertProduction Théâtre du BalconAvec la participation, sous forme d’enregistrement sonore, d’élèves de la classe de 3ème option théâtre du collège La Salle : Lyna, Elora, Juliette, Emmy, Elena, Charlotte, Aziliz, Elsa, Mélissa, Baptiste, Suzanne, Julie, Cloé, Loris, Waël, Louise, Léa, Amine et Noanne.

Mercredi 19 novembre. Vendredi 21. Samedi 22. 20h. Dimanche 23 novembre. 16h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. Cie Serge Barbuscia. Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


Un samedi soir hors du commun au Théâtre du Balcon

Le Théâtre du Balcon propose une soirée exceptionnelle, le dimanche 19 octobre, dans le cadre des Journées Européennes du Bandonéon initiées par Yvonne Hahn.

Passionnés du bandonéon, du Tango et de l’Argentine, réservez votre soirée de dimanche qui débutera dès 17h au Théâtre du Balcon avec deux concerts et une table ronde.

Lautaro Greco est sans doute un des bandonéonistes les plus talentueux de la nouvelle génération d’Argentine. Formé par les plus grands maîtres, il est actuellement bandonéon solo de la Orquesta National de Música Argentina Juan de Dios Filiberto, de la Orquesta Sinfónica Nacional Argentina, et de la Orquesta Filarmónica de Medellín. Il a joué avec l’orchestre de Leopoldo Federico, le Quintet Astor Piazzolla, le Quintet Revolutionario, le Sexteto Mayor et la Selección National de tango. Il remporte plusieurs Grammy dans diverses formations. Il se produira en solo sur la scène du Balcon
17h.

Une femme, un homme, deux villes, une même passion

Une table ronde avec Lautaro Greco et Carmela Delgado animée par Pedro Federico Quijano en collaboration avec Contraluz.
17h30.

Trio Tasis en concert final

Compagnons de longue date, Carmela Delgado, Emilie Aridon-Kociołek et Mathias Naon tissent une complicité profonde à travers des projets où le tango se réinvente sans cesse. En 2023, une nouvelle aventure s’écrit avec la création du Trio Tasis, un ensemble intimiste, où les sonorités du bandonéon, du piano et du violon se rencontrent dans un dialogue riche et surprenant. Carmela Delgado (bandonéon), Emilie Aridon-Kociołek (piano) et Mathias Naon (violon).
18h30.

Le p’tit bistrot du Balcon

Une heure avant et après chaque représentation, découvrez le P’tit Bistro du Balcon : l’endroit idéal pour partager un verre, manger un morceau, et échanger sur vos coups de cœur artistiques. Une ambiance chaleureuse et conviviale, pour prolonger votre expérience au théâtre. N’hésitez pas à réserver votre table car les places sont limitées !

Dimanche 19 octobre. Dès 17h. De 5 à 25€. Théâtre du Balcon – Cie Serge Barbuscia – Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


Un samedi soir hors du commun au Théâtre du Balcon

Pour la 9ᵉ année consécutive, la Bella Italia s’invite à Avignon du 4 au 19 octobre. À cette occasion, le Théâtre du Balcon programme ‘Io provo a volare’ de la Compagnie Gianfranco Berardi, un spectacle en italien surtitré français.

‘J’essaie de voler’ est une dramaturgie originale qui, à partir des notices biographiques de Domenico Modugno, raconte la vie de l’un des nombreux jeunes qui ont grandi dans la province qui cherche à réaliser le rêve de devenir des artistes. C’est autour de la description des attentes, des déceptions et des efforts que l’histoire est articulée.  Sous couvert de la vie cet artiste, le spectacle devient un hommage à la persévérance, au courage des travailleurs en général et au spectacle en particulier, qui, mu par la passion, se lancent constamment dans des aventures dans des expériences jugées indignes, uniquement parce qu’elles sont moins visibles.

Un univers poétique original entre narration, musique et danse

Seul en scène, l’extraordinaire acteur Gianfranco Berardi mêle poésie, musique, chansons de Modugno et danse. Il est accompagné par Davide Berardi à la voix seule et guitare et Bruno Galeone à l’accordéon. 

Dimanche 5 octobre. 17h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon.
04 90 85 00 80 – contact@theatredubalcon.org 


Un samedi soir hors du commun au Théâtre du Balcon

Découvrir la programmation pour « rêver autrement »

Dès 19h, la programmation de la saison 2025-2026 sera présentée autour d’un verre dans le P’tit bistrot du Balcon implanté dans le joli hall récemment refait. On peut déjà la découvrir sur le site du Balcon mais toute l’équipe du théâtre nous convie à une soirée conviviale pour échanger, débattre et choisir dès à présent les spectacles. 

Un spectacle en entrée libre ‘Ma nuit à Beyrouth’

En 2022, un an après l’explosion du port, un homme se rend à Beyrouth pour y refaire son passeport. Il est Libanais, cela ne devrait être qu’une simple formalité. Mais dans un pays ravagé par les suites de la guerre et une crise économique sans précédent, la simple formalité devient un chemin de croix : une nuit, deux nuits, trois nuits debout dans la nuit noire et les silhouettes balayées par les phares des voitures de la route toute proche. Alors il danse. Et Aïda, sa compatriote et amie, raconte. Ce spectacle poétique fait cependant écho à des actualités brûlantes. 

Un beau cadeau que ce spectacle hybride ( danse/théâtre) qui a été judicieusement choisi dans le cadre de la Semaine libanaise. 

Vendredi 12 septembre. 19h à 22h. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org 


Un samedi soir hors du commun au Théâtre du Balcon

Une libre adaptation du texte d’Alfred Jarry par Mohamed Kacimi
« J’ai conçu cette pièce comme un cri d’alarme. À travers les aventures grotesques d’Ubu, je veux montrer comment la démocratie peut basculer, d’un moment à l’autre, dans l’absurde et la violence quand la démagogie l’emporte sur la raison. » nous confie le metteur en scène Mohamed Kacimi . Le récit d’Albert Jarry date lui de 1896 !

Rire malgré tout
Le père et la mère Ubu, chômeurs patentés, s’étripent dans leur cuisine où il n’y a plus rien à manger. Une journaliste de Niouze en quête de fait divers vient les filmer et décide de les aider à réaliser la seule idée qui pourrait les sauver de leur décrépitude : devenir président(s) ! Avec : Stéphane Barrière, Michelle Brûlé, Stéphane Miquel, Clara Starkier, Virgile Vaugelade.

Samedi 24 mai. 20h. Dimanche 25 mai. 16h. 14 à 23€. Théâtre du Balcon. Cie Serge Barbuscia. Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80. contact@theatredubalcon.org


Un samedi soir hors du commun au Théâtre du Balcon

Bérénice : femme, reine, étrangère

Après huit jours de deuil suite au décès de l’empereur Vespasien, son fils, Titus, vient enfin d’être sacré empereur à son tour. Tous les yeux se tournent maintenant vers Bérénice, sa maîtresse, reine de Palestine.Et la même question flotte sur toutes les lèvres : Titus osera-t-il élever au trône des Césars une reine étrangère ?

Une adaptation originale : une version bilingue franco-arabe, surtitrée

Le collectif Nuit Orange revisite ce classique théâtral à travers un dispositif inédit, une version bilingue franco-arabe, mêlant alexandrins raciniens et arabe littéraire surtitré, qui porte au premier plan les enjeux politiques de la pièce.

La poésie réconciliatrice

Dans cette version où la xénophobie joue le premier rôle, la poésie – celle des alexandrins de Racine et celle de l’arabe littéraire – demeure un pont entre les êtres, entre les cultures, l’outil de l’amour et de la résistance.Samedi 10 mai. 20h00. Dimanche 11 mai. 16h00. 5 à 23€. 

Le Collectif Nuit Orange

Nuit Orange revendique l’appellation « collectif » en référence à son ambition de constituer un véritable réseau d’artistes et de propositions culturelles diverses et toujours pluridisciplinaires. 

Samedi 10 mai. 20h. Dimanche 11 mai. 16h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy,. Avignon. 04 90 85 00 80 – contact@theatredubalcon.org

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