6 avril 2026 |

Ecrit par le 6 avril 2026

‘Le Syndrome d’Ulysse’, à la frontière de tous les possibles au Théâtre du Balcon

Ulysse toujours recommencé au Théâtre du Balcon

Et si Ulysse n’avait jamais cessé de voyager ? Serait-il heureux aujourd’hui ?

Si le titre « Le syndrome d’ Ulysse » peut laisser envisager une quelconque proximité avec le voyage d’Ulysse et L’Odyssée d’Homère, la création d’Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia va bien au-delà de ces questions et se garde bien de nous donner une réponse unique.

Bien sûr elle s’appuie sur l’épopée d’Ulysse et nos souvenirs de lycéens découvrant ce héros de la mythologie grecque. Mais en évoquant le « syndrome d’Ulysse » – syndrome ainsi dénommé par le psychiatre espagnol Joseba Achotegui pour définir le traumatisme des exilés n’arrivant pas à s’adapter à l’endroit où ils sont arrivés sans la possibilité de retourner d’où ils viennent – Serge Barbuscia choisit de s’intéresser aussi à ceux, qui comme lui fils d’exilés siciliens, peuvent  se retrouvent dans une espèce de dépression avec une perte de leur identité.

Tel un arbre sans racine

Par le récit choral des cinq comédiens, Ulysse est ici multiple. Il incarne le courage du départ mais aussi le traumatisme de la fin du voyage, quelle qu’en soit l’issue. S’il y a ceux qui migrent parce qu’ils le veulent, il y aussi ceux qui y sont contraints. Tel le poète argentin Juan Gelman qui évoque le déracinement comme un arbre sans racine, la pièce rappelle fort opportunément qu’il y a des migrations choisies mais aussi contraintes ou imposées par la force. Sont évoquées ainsi ( peut être un peu rapidement) les enlèvements d’enfants réunionnais entre les années 60 et 80 pour repeupler la Creuse. Les traumatismes, causes du départ ou subis à l’arrivée – viols, famine, errances, humiliations et désillusions de tous les exilés et exilées – nous seront rappelés avec une précision journalistique, chiffres à l’appui, car rien ne sert d’édulcorer une réalité effroyable.

À l’abordage 

Serge Barbuscia a choisi de ne pas partir seul pour sa dernière création. Écrit à quatre mains avec Ali Babar Kenjah, il a constitué son équipage tout au long de son périple de création pour affronter nos démons contemporains : le racisme, l’inhospitalité, le rejet et/ou la peur de l’Autre, les tracas administratifs, les frontières réelles ou symboliques. Il ne boude pas son plaisir de revenir sur scène pour incarner ce voyageur contemporain. Fort de cette formidable équipe, il nous livre ici un magnifique traité d’humanité, et crée dans son théâtre un espace hospitalier qui efface les blessures de l’exil et nous réconcilie avec l’humanité.

Un parti pris formidable, celui de choisir la joie malgré tout

Serge Barbuscia a choisi son camp. Il a choisi de parler de ceux qui restent, pas de ceux qui retournent. La mise en scène a opté pour la couleur des costumes, des lumières et non pour la grisaille. A la douleur transperce aussi la joie dans les visages. La musique formidablement crée et dirigée par Jérémy Bourges vient à bon escient rappeler son langage universel et son indispensable présence dans nos rituels quotidiens et défie le silence. Les langues ne font plus qu’une et qu’importe si on ne comprend pas le perse, l’espagnol ou l’arabe, leur mélange nous comble. Les femmes se réapproprient l’espace et leurs chants sont puissants. Il n’y a pas de récit linéaire, mais de très beaux tableaux, vivants, car vivre malgré et envers tout,  est bien le message.

Briser le « quatrième mur » … et les frontières 

En brisant le « quatrième mur », cette joyeuse troupe de saltimbanques abolit symboliquement toutes les frontières et par un aller retour constant entre rêve et  réalité, en choisissant la poésie plutôt que le pamphlet, l’espoir plutôt que la résignation, nous entraîne dans une nécessaire réflexion universelle sur l’exil et notre propre identité.

Texte : Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia
Mise en scène : Serge Barbuscia
Interprétation : Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem, Aïni Iften
Direction musicale : Jérémy Bourges
Vocal : Théodora Carla
Lumière : Sébastien Lebert
Costumes : Annick Serret. 

Vendredi 20 mars. 20h. Samedi 21 mars. 20h. Dimanche 22 mars.16h. Durée 1h15. 10 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


‘Le Syndrome d’Ulysse’, à la frontière de tous les possibles au Théâtre du Balcon

‘Le syndrome d’Ulysse’ entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique

Une troupe de saltimbanques s’engage dans un véritable cabaret musical et théâtral autour d’une relecture de l’Odyssée. Ulysse l’éternel voyageur : Conquérant ou migrant ? Dans ce nouveau monde plus vaste que la Méditerranée, les nouveaux dieux ont inventé le passeport, internet, l’intelligence artificielle…Alors à quoi rêve Ulysse ? Y a-t-il encore un peu de place pour la poésie, pour l’utopie ? 

À quelques jours de la première, rencontre avec le directeur du Théâtre du Balcon, Serge Barbuscia, auteur, metteur en scène et interprète du ‘Syndrome d’Ulysse’

Syndrome d’Ulysse ? Mais quelles est donc cette nouvelle maladie ? « C’est la maladie des exilés, des migrants. Ça touche énormément de gens, à des niveaux plus ou moins importants. C’ est la maladie des personnes qui sont dans un endroit où ils ne sont pas nés, ils n’arrivent pas à s’adapter à l’endroit où ils sont arrivés, et en même temps, ils n’ont plus la possibilité de retourner d’où ils viennent. Ils se retrouvent dans une espèce de dépression et surtout d’une perte de leur identité. Fils d’émigrés, ça me concerne. J’ai eu envie d’en faire  une épopée poétique et musicale. J’ai repris, au pied de la lettre l’Ulysse d’Homère, et je me suis demandé comment ce Ulysse écrit et imaginé il y a 3000 ans par Homère, ce qu’il serait dans le monde d’aujourd’hui. »

Votre parti pris pour la mise en scène ? 

« De l’humour d’abord car même si on vit dans un monde en plein désarroi, même si on est tous en sidération sur tout ce qui se passe, je ne voulais pas en faire un spectacle donneur de leçons. C ‘est un spectacle qui parle de l’humain. Je suis un artiste, donc je ne donne aucune réponse au monde, mais par contre, je le questionne. On sort de là je pense avec beaucoup d’enthousiasme, d’énergie. Je parle de l’humanité, de la naissance de la philosophie, du sport (les Jeux Olympiques sont nés en même temps que L’Odyssée d’Homère) de la politique. »

Le voyage de ce spectacle écrit avec Ali Babar

« J’avais ce projet dans ma tête depuis très longtemps, parce que je pense que ma maman chanteuse bien que formidable artiste, avait le syndrome d’Ulysse. Je suis né en Tunisie, on est d’origine sicilienne on a vécu l’immigration, la crise d’identité. Donc j’avais ça dans la tête, mais je me suis dit, est-ce qu’aujourd’hui, le mythe d’Ulysse, se place uniquement en Méditerranée ? Ce n’est plus possible aujourd’hui, en 2026, d’imaginer Ulysse seulement dans la Méditerranée, le monde s’est ouvert, le Nouveau Monde est arrivé, et donc j’ai voulu vraiment l’imaginer sur tous les continents. 

J’ai décidé d’écrire avec Ali Babar-Kenja, qui est un poète et un chercheur en sociologie, qui a beaucoup travaillé sur les thèmes de l’esclavage. On a écrit ensemble en Martinique, invité par l’Organisation du Tourisme des Caraïbes (OTC), ensuite on est parti au Sénégal, où il y a eu tout un travail fait avec  le festival de Casamance, où on ira d’ailleurs jouer le spectacle. On a fait une première lecture au Festival 2025 dans le cadre du Souffle d’Avignon au Palais des Papes. »

Un théâtre musical

« La musique est un langage permanent dans le spectacle. On parle en musique, on parle dans la musique, on chante et ça démarre par un chant de femme, c’est un hommage à ma mère qui était chanteuse opéra mais aussi aux sirènes de la mythologie ? J’ai imaginé un  piano au milieu d’autres instruments avec l’idée que le spectacle parle, se décompose et se recompose à l’intérieur de la musique et une troupe de saltimbanques questionnant joyeusement le monde. »

Un bel équipage convaincu par cette épopée moderne

Pour Serge Barbuscia, il n’est pas question de casting mais de rencontres et surtout de personnes convaincues par le projet avec envie de le partager et d’apprendre l’un de l’autre. « Je crée un équipage en quelque sorte. Avec le comédien sénégalais Bass Dhem,  ça a été un coup de foudre immédiat, j’ai pensé aussi immédiatement à Aïni Iften avec qui j’avais déjà travaillé ( Chants d’exil), l’accordéoniste Jérémy Bourges s’imposait aussi ainsi que la musicienne Théodora Carla, remarquée dans le spectacle de Pierre Rabhi ‘La confession d’un colibri’. »

Un spectacle né du voyage… pour voyager

La pièce sera jouée au Luxembourg (la pièce est coproduite par le le Théâtre National du Luxembourg) au  Sénégal dans le cadre du  festival de Casamance, il y a la Corse et évidemment en Caraïbes. C’est un spectacle francophone mais la musique étant un véritable langage, il peut être vu partout dans le monde. Il y aura aussi l’invitation aux scolaires avec des « bords-plateaux » que Serge Barbuscia affectionne. Et évidemment il sera présent à Avignon Off 2026. 

Jeudi 12 mars. 20h. Vendredi 13 mars. 20h. Samedi 14 mars. 20h. Dimanche 15 mars.16h. Vendredi 20 mars. 20h. Samedi 21 mars. 20h. Dimanche 22 mars. 16h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon – Cie Serge Barbuscia – Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


‘Le Syndrome d’Ulysse’, à la frontière de tous les possibles au Théâtre du Balcon

Devenir SpectActeur le temps d’une soirée

« Depuis le début du XXe siècle, des artistes comme Marcel Duchamp, John Cage et les membres de Fluxus ont bouleversé les frontières de l’art. Avec ses ready-mades, Duchamp transforme des objets du quotidien en œuvres, interrogeant : ‘Peut-on faire des œuvres qui ne soient pas d’art ?’ En 1952, John Cage et ses complices inventent ‘Theatre Piece No.1’, un événement sans scénario, où le hasard et la participation du public deviennent les matériaux mêmes de la création. Plus tard, Fluxus pousse cette logique encore plus loin : l’art n’est plus un objet à contempler, mais un moment à vivre, éphémère et partagé.Ces mouvements ont un point commun : l’art sort du cadre. Il n’est plus réservé aux musées ou à la scène, mais se glisse dans le quotidien, se joue des règles, et invite le spectateur à devenir un spectActeur. »

Un cabinet d’art et de curiosités

Cette soirée Cabinet de curiosités, proposée par le Trio SPOC (Christian Chiron, Eric Chalan, Philippe Cornus) et rejoint par Roland Conil (piano) et Serge Barbuscia (textes), s’inscrit dans cette lignée de happening et performances. Ici se mêle musique, textes et lumières et projections pour créer une expérience immersive et unique. Pas de narration linéaire, mais un cabinet de curiosités vivant : des paysages sonores, des textes poétiques, des jeux de lumière et d’image qui transforment la scène en un espace de découvertes. Le public n’est plus un simple observateur, mais un participant actif, libre de s’émerveiller, de s’interroger, ou de se laisser porter par l’inattendu.

Clarinette et machines : Christian Chiron
Contrebasse et machines : Eric Chalan
Percussions : Philippe Cornus
Piano : Roland Conil
Textes : Serge Barbuscia
Lumières et effets techniques : Sébastien Lebert

Samedi 7 février. 20h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy,. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


‘Le Syndrome d’Ulysse’, à la frontière de tous les possibles au Théâtre du Balcon

Né de la nécessité d’écrire aussi le texte, la metteuse en scène Marie Provence présente ‘La stupéfaction’ créé à Marseille en 2025.

Peter, Fred et Mathilde, chacun marqué par un drame, échouent dans un lieu hors du temps et tentent de se reconstruire, transformant leurs blessures en récit. Ils ne se connaissent pas mais le drame traumatique respectif qu’ils ont subi les réunit dans un lieu non identifié où le temps s’arrête. On peut tout imaginer et c’est ce qui fait la force de ce spectacle où la mise en mots de leur douleur,  les sons, la lumière et la musique accompagnent leur renaissance. Nous suivons leur sortie des ténèbres au prix de fragiles tâtonnements qui offrent une belle leçon d’humanité.

Poésie, résilience et humour
Cette fable explore avec humour et délicatesse notre capacité à retrouver de l’élan et du désir. La fragilité devient force et l’imaginaire, un refuge.

Ecriture et mise en scène : Marie Provence ; Dramaturgie : Pierre Chevallier et Thomas Pondevie ; Jeu : Johanna Bonnet, Leslie Granger, Franck Manzoni.
Pièce de théâtre : La stupéfaction. Samedi 31 janvier. 17h. Dimanche 1er janvier. 16h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80. contact@theatredubalcon.org


‘Le Syndrome d’Ulysse’, à la frontière de tous les possibles au Théâtre du Balcon

Un deux en un bouleversant

Le spectacle est construit autour de deux œuvres majeures, quoique courtes de Marguerite Duras. Les mains négatives, court roman écrit en 1974 et devenu court métrage en 1979 et L’homme atlantique, paru en  1982 mais écrit en 1981 pour le film Agatha ou les lectures illimitées. Cette rencontre avec Duras, ce bouleversement engendré, le comédien Didier Luttenbacher a voulu nous les transmettre en demandant à Laurent Montel de l’accompagner dans une mise en scène qui privilégie les mots, le souffle, l’autrice, sans pour autant épargner un énorme travail de renoncement du comédien seul en scène. Que l’on choisisse de se perdre dans ses yeux clairs ou se laisser happer par ses mains immenses, le texte fait régulièrement surface en un roulis tantôt implorant, tantôt fracassant. 

Ces « mains négatives » — qui est la définition en art pictural de la technique du pochoir qui applique un pigment autour de la main — préfigurent ce qui est, inexorablement : l’instant présent qui se lit dans la douleur du futur à vivre, le passé qui se révèle en creux par le silence. Ici le comédien Didier Luttenbacher tourne le dos à cette douleur mais ne la renie pas par l’aplat régulier de ses immenses paumes qui se cognent à la falaise, au mur « atlantique. » Un intermède chorégraphique permet de lier ces deux textes en un glanage de souvenirs éparpillés sur le plateau. 

Le texte, rien que le texte… et John Cage

Il fait noir, car la peine et le deuil d’un amour finissant l’exigent. La mise en scène est sobre car l’histoire est aussi d’une triste banalité où seuls les mots de Duras peuvent donner cette force singulière. Le texte est une énigme, on se perd dans les ressacs de l’âme en peine, dans l’écume au bord des lèvres, dans cette circonvolution à la fois hésitante puis finalement réaliste.

On retrouve les thèmes chers à Duras comme la solitude, l’amour, le deuil, la perte. On les retrouve sans les chercher, sans fil narratif.  Seule la musique de John Cage vient à point scander les souvenirs nous permettant une respiration qui fait effraction dans le réel. 

Un parti pris cinématographique

On assiste aussi à une formidable leçon de cinéma, un puissant traité sur la puissance d’évocation, sur le point de vue ou le parti pris c’est selon, un plan séquence où le chagrin survient enfin, où l homme atlantique se révèle, perdu à jamais à l’infini. Nous sommes nous-mêmes interpellés dans une mise à distance qui nous happe cependant car les mots de Duras sont toujours aussi hypnotiques. Sans connaître l’œuvre, on est frappé par le rythme imposé et en feuilletant les textes on s’aperçoit que tout était dit déjà dans la mise en page ou la calligraphie. Le travail d’adaptation théâtrale de ces 2 textes qui n’étaient pas écrits pour du théâtre, au contraire tirés d’un court métrage (ce qui est rare) a dû être passionnant : travailler les espaces en silence, les retraits en souffle, la prose en litanie incantatoire ou désespérée.

Vendredi 16 janvier. 20h. Théâtre du Balcon. Cie Serge Barbuscia. Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org 


‘Le Syndrome d’Ulysse’, à la frontière de tous les possibles au Théâtre du Balcon

‘Au pas de course’, la dernière création de Serge Barbuscia du mercredi 19 au dimanche 23 novembre.

Projet né dans le cadre de la politique de la Ville et du dispositif Rouvrons le monde de la DRAC PACA, ce spectacle après sa création en janvier 2024 a circulé hors les murs et dans plusieurs établissements scolaires. Le thème abordé a permis depuis un an de riches débats et bords de scène. Il s’installe pour 5 dates en novembre au Théâtre du Balcon. L’occasion de redécouvrir la performance de l’actrice Camille Caraz qui endosse le portrait de sept jeunes femmes en quête de reconnaissance et de liberté.

Au pas de course ou l’urgence de la réflexion et de l’action

Nadia (Camille Caraz) va à la rencontre des femmes, de toutes les femmes et leur donne la parole au fur et à mesure qu’elles trouvent « chaussures à leur pied. » Il s’agit alors de raconter mais aussi de dénoncer. Le propos est limpide, servi par une mise en scène fluide.

Ce ne sont pas des fictions, ce sont des combats

De l’athlète éthiopienne Farida Abaroge à Camille Carraz en passant par Djamila, Sophie, Garance, Emilie, Franscesca  nous découvrons 7 instantanées de femmes abordant 7 grandes thématiques révélatrices de notre époque : les réseaux sociaux, la vision humanitaire des Jeux Olympiques, la pulsion de violence et le terrorisme dans la société civilisée, l’obligation d’excellence dans nos sociétés modernes et volonté de puissance, la violence conjugale, le harcèlement, la place de l’humain dans le cosmos.

Texte et mise en scène : Serge Barbuscia
Avec : Camille Carraz
Création musicale : Sébastien Benedetto
Effets sonores : Éric Craviatto
Technique : Sébastien Lebert
Artistes complices : Aïni Iften, Gilbert Scotti, Jean-Baptiste Barbuscia et Fabrice LebertProduction Théâtre du BalconAvec la participation, sous forme d’enregistrement sonore, d’élèves de la classe de 3ème option théâtre du collège La Salle : Lyna, Elora, Juliette, Emmy, Elena, Charlotte, Aziliz, Elsa, Mélissa, Baptiste, Suzanne, Julie, Cloé, Loris, Waël, Louise, Léa, Amine et Noanne.

Mercredi 19 novembre. Vendredi 21. Samedi 22. 20h. Dimanche 23 novembre. 16h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. Cie Serge Barbuscia. Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


‘Le Syndrome d’Ulysse’, à la frontière de tous les possibles au Théâtre du Balcon

Le Théâtre du Balcon propose une soirée exceptionnelle, le dimanche 19 octobre, dans le cadre des Journées Européennes du Bandonéon initiées par Yvonne Hahn.

Passionnés du bandonéon, du Tango et de l’Argentine, réservez votre soirée de dimanche qui débutera dès 17h au Théâtre du Balcon avec deux concerts et une table ronde.

Lautaro Greco est sans doute un des bandonéonistes les plus talentueux de la nouvelle génération d’Argentine. Formé par les plus grands maîtres, il est actuellement bandonéon solo de la Orquesta National de Música Argentina Juan de Dios Filiberto, de la Orquesta Sinfónica Nacional Argentina, et de la Orquesta Filarmónica de Medellín. Il a joué avec l’orchestre de Leopoldo Federico, le Quintet Astor Piazzolla, le Quintet Revolutionario, le Sexteto Mayor et la Selección National de tango. Il remporte plusieurs Grammy dans diverses formations. Il se produira en solo sur la scène du Balcon
17h.

Une femme, un homme, deux villes, une même passion

Une table ronde avec Lautaro Greco et Carmela Delgado animée par Pedro Federico Quijano en collaboration avec Contraluz.
17h30.

Trio Tasis en concert final

Compagnons de longue date, Carmela Delgado, Emilie Aridon-Kociołek et Mathias Naon tissent une complicité profonde à travers des projets où le tango se réinvente sans cesse. En 2023, une nouvelle aventure s’écrit avec la création du Trio Tasis, un ensemble intimiste, où les sonorités du bandonéon, du piano et du violon se rencontrent dans un dialogue riche et surprenant. Carmela Delgado (bandonéon), Emilie Aridon-Kociołek (piano) et Mathias Naon (violon).
18h30.

Le p’tit bistrot du Balcon

Une heure avant et après chaque représentation, découvrez le P’tit Bistro du Balcon : l’endroit idéal pour partager un verre, manger un morceau, et échanger sur vos coups de cœur artistiques. Une ambiance chaleureuse et conviviale, pour prolonger votre expérience au théâtre. N’hésitez pas à réserver votre table car les places sont limitées !

Dimanche 19 octobre. Dès 17h. De 5 à 25€. Théâtre du Balcon – Cie Serge Barbuscia – Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


‘Le Syndrome d’Ulysse’, à la frontière de tous les possibles au Théâtre du Balcon

Pour la 9ᵉ année consécutive, la Bella Italia s’invite à Avignon du 4 au 19 octobre. À cette occasion, le Théâtre du Balcon programme ‘Io provo a volare’ de la Compagnie Gianfranco Berardi, un spectacle en italien surtitré français.

‘J’essaie de voler’ est une dramaturgie originale qui, à partir des notices biographiques de Domenico Modugno, raconte la vie de l’un des nombreux jeunes qui ont grandi dans la province qui cherche à réaliser le rêve de devenir des artistes. C’est autour de la description des attentes, des déceptions et des efforts que l’histoire est articulée.  Sous couvert de la vie cet artiste, le spectacle devient un hommage à la persévérance, au courage des travailleurs en général et au spectacle en particulier, qui, mu par la passion, se lancent constamment dans des aventures dans des expériences jugées indignes, uniquement parce qu’elles sont moins visibles.

Un univers poétique original entre narration, musique et danse

Seul en scène, l’extraordinaire acteur Gianfranco Berardi mêle poésie, musique, chansons de Modugno et danse. Il est accompagné par Davide Berardi à la voix seule et guitare et Bruno Galeone à l’accordéon. 

Dimanche 5 octobre. 17h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon.
04 90 85 00 80 – contact@theatredubalcon.org 


‘Le Syndrome d’Ulysse’, à la frontière de tous les possibles au Théâtre du Balcon

Découvrir la programmation pour « rêver autrement »

Dès 19h, la programmation de la saison 2025-2026 sera présentée autour d’un verre dans le P’tit bistrot du Balcon implanté dans le joli hall récemment refait. On peut déjà la découvrir sur le site du Balcon mais toute l’équipe du théâtre nous convie à une soirée conviviale pour échanger, débattre et choisir dès à présent les spectacles. 

Un spectacle en entrée libre ‘Ma nuit à Beyrouth’

En 2022, un an après l’explosion du port, un homme se rend à Beyrouth pour y refaire son passeport. Il est Libanais, cela ne devrait être qu’une simple formalité. Mais dans un pays ravagé par les suites de la guerre et une crise économique sans précédent, la simple formalité devient un chemin de croix : une nuit, deux nuits, trois nuits debout dans la nuit noire et les silhouettes balayées par les phares des voitures de la route toute proche. Alors il danse. Et Aïda, sa compatriote et amie, raconte. Ce spectacle poétique fait cependant écho à des actualités brûlantes. 

Un beau cadeau que ce spectacle hybride ( danse/théâtre) qui a été judicieusement choisi dans le cadre de la Semaine libanaise. 

Vendredi 12 septembre. 19h à 22h. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org 

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