La 19ième édition des Rencontres de l’Eloquence organisées par le Barreau d’Avignon a eu lieu vendredi 27 octobre au Théâtre du Chêne Noir
C’est tout un spectacle qui revient chaque année depuis près de 20 ans sur la scène du Théâtre du Chêne Noir. « Assurément la place de ces Rencontres ne peut être que dans un théâtre » comme aime à le rappeler son Directeur Julien Gelas. C’est un lieu privilégié pour accueillir les joutes oratoires de ces avocats du Barreau ayant prêté serment cette année. Ce concours permet à de jeunes avocats volontaires, de montrer leur talent d’orateur devant leurs pairs mais également devant le public régulier du Théâtre du Chêne Noir, et là l’auditoire , est devant eux et non pas derrière comme dans une salle d’audience !
Le Bâtonnier Maître Jean-Maxime Courbetdans son discours d’ouverture donne en creux les critères de ce concours Maître Jean-Maxime Courbet définit les Rencontres de l’Eloquence comme « une manifestation de la culture orale de notre profession, partie de nous-mêmes à laquelle nous sommes viscéralement attachés, une tradition qui résiste et qui continue à prospérer malgré la volonté de certains. Chaque année, les participants ont su capter l’attention de l’auditoire, inspirer la réflexion, incarner la puissance de la parole…. également avec humour. Ils deviennent quelquefois des orateurs aguerris ou des comédiens malgré eux.
Maître Mickaël Viéra, lauréat de la précédente édition en Maître de Cérémonie C’est à Maître Mickaël Viéra, lauréat de la précédente édition qu’ a incombé la lourde tâche de présenter les candidates et l’ unique candidat. Il n’a rien perdu de son panache et de son humour qu’il nous avait révélé l’année dernière avec « La Justice est elle une balance ? » Il nous prédit rire et émotion pour « ce carré d’As, déterminés à être l’As de trèfle qui piquera vos cœurs et vos esprits » : Maître Johanne Lescop ( Le Silence), Maître Guilaine Michel ( Erreur 404), Maître Kim Rodriguez ( Le temps passe t-il vraiment?) Maître Théo Secondi ( Bref, j’ai prêté serment).
Les Rencontres de l’Eloquence ? Un passage initiatique pour les 3 femmes et 1 homme qui ont eu le courage d’y participer Peu d’effets de manche pour cette édition, manque de souffle peut-être ( mais l’exercice est périlleux) mais sûrement pas manque d’imagination. Et il en faut de l’imagination pour broder, argumenter, déployer des trésors de circonvolutions et ce pendant près de 15 minutes autour de ces 4 sujets aussi farfelus pour un juriste et pouvant se synthétiser ainsi : se demander ce qui pousse à devenir avocat, pour laisser le temps ( des dossiers) passer en faisant les 100 pas dans la salle des pas perdus devant le silence éloquent de son client qui est peut être victime d’une erreur judiciaire.
L’Art du seul en scène récompensé Plaidoiries construites , sujets argumentés, dramaturgie respectée, humour présent : personne n’a démérité mais c’est un concours ! Après une demi-heure de délibération c’est Maître Guilaine Michel qui a remporté ce prix de l’éloquence 2023 avec son « erreur 404 », rapprochant les erreurs judiciaires à ce fameux message sibyllin qui s’invite sur nos ordinateurs quand une ressource ou une page Web n’est pas trouvée. La fête de la parole a continué autour d’un verre dans la Salle Coltrane du Chêne Noir où nous pouvions, nous public parler à notre tour et à notre aise avec les candidates et le candidat encore plus loquaces et enfin libérés…de la parole.
La 19ième édition des Rencontres de l’Eloquence organisées par le Barreau d’Avignon a eu lieu vendredi 27 octobre au Théâtre du Chêne Noir
Après avoir emmené une nouvelle équipe au cœur de la vénérable institution «d’un théâtre tenu par des artistes pour des artistes et où l’on vit la culture», Julien Gélas a en charge de continuer et renouveler la belle aventure du Chêne noir. Comment ? En l’ouvrant aux nouvelles technologies, en mixant les approches culturelles, en faisant émerger, sur les planches, de nouveaux talents, en séduisant les nouvelles générations… Et, aussi , en continuant à appréhender un monde multiculturel où tout s’accélère. Dans cet océan de propositions, d’informations, le directeur du Théâtre du Chêne noir propose le temps de la réflexion, le goût pour la musique, les beaux textes, la poésie et le nécessaire ancrage de repères.Plus de 150 personnes étaient présentes pour cette présentation de la saison 2023-2024 qui a eu lieu à l’Hôtel d’Europe.
Fabien Olicard
Les mystères de l’esprit humain, avec Fabien Olicard, Samedi 28 octobre à 20h. Pile ce qui nous fallait pour commencer avec Fabien Olicard pour ‘Les mystères de l’esprit humain. L’histoire ? Patrick Baud explore l’étrangeté du monde depuis plus de 15 ans. Sa chaîne youtube Axolot compte plus de 630 000 abonnés. Il sera l’animateur de la soirée.
Et sera là pour nous faire découvrir Fabien Olicard qui compte, lui, 5 millions d’abonnés et 1 milliard de vues. Ce touche-à-tout est ultra présent sur les réseaux sociaux et ses livres sont des best sellers. Mais surtout, en moins de 10 ans, il a su imposer avec humour et surtout pédagogie son travail sur les sciences et le cerveau. Ensemble, Patrick Baud et Fabien Olicard, nous feront approcher les mystères de l’esprit humain. Une production en partenariat avec Pandora.
Les infos pratiques Les mystères de l’esprit humain avec Fabien Olicard. Samedi 28 octobre à 20h, pour une durée 1h30 et pour tout le public. De 5 à 17€. Réservation ici.
Philippe Caubère
Les lettres de mon Moulin, D’Alphonse Daudet avec Philippe Caubère, Jeudi 16, Vendredi 17, et dimanche 19 novembre. On se régale de retrouver Alphonse Daudet que l’on a adoré étant enfant. Voici ces écrits ressuscités par le talent d’un Philippe Caubère talentueux en pleine effervescence aussi théâtrale que créative. On retrouve avec délectation Maître Cornille, Monsieur Seguin et sa chère chèvre Blanchette, le révérend père Gaucher, le curé de Cucugnan pris de gourmande frénésie en pleine messe, Saint Pierre, le diable…
Philippe Caubère y fait une prestation phénoménale qui fait hurler de rire les petits comme les grands, pourtant, sans trahir une ligne, un souffle des textes d’Alphonse Daudet. Et puis l’artiste présentera le dernier volet de son triptyque hommage au grand auteur avec –après la Chèvre, La mule- Les étoiles, texte moins connu et des plus romantique. Des écrits de voyages du golfe d’Ajaccio aux rives des îles Lavezzi, de la merveilleuse petite ville d’Arles, du ponton du Mas-de-Giraud aux contreforts du Luberon en passant par la Camargue, Eyguières et même Paris. Philippe Caubère présentera ainsi trois spectacles le temps de trois soirées.
Les infos pratiques Les lettres de mon moulin avec Philippe Caubère. La chèvre jeudi 16 novembre à 20h pour une durée de 1h30 à partir de 7 ans. La mule vendredi 17 novembre à 20h, pour une durée de 1h30 à partir de 7 ans et Les étoiles dimanche 19 novembre à 17h pour une durée de 1h30 à partir de 7 ans. De 5 à 30€. Réservation ici.
Alexandre Jollien
La sagesse espiègle Rencontre avec Alexandre Jollien, Samedi 25 novembre à 20h Nous voici repartis pour l’espiègle sagesse d’Alexandre Jollien, avec, en maître de séance Patrick Baud. Alexandre Jollien est ce philosophe et écrivain qui nous secoue en nous invitant, au quotidien, à vivre dans la joie. Il sait de quoi il parle puisque par trois fois, dans le sein maternel, le nourrisson s’est pris le cou dans le cordon ombilical ce qui le laissera en situation de handicap avec des souffrances que nous sommes loin d’imaginer. Aimé et soutenu par sa famille, grandi en institution de 3 à 20 ans, il veut, depuis sa rencontre avec Platon, ‘vivre meilleur plutôt qu’à vivre mieux’. Celui qui marchera, à force de pugnacité, à l’âge de 8 ans, passera une licence en lettres, deviendra père de famille et écrivain, partagera avec le public du Chêne noir sa philosophie de la joie. La soirée se fait au profit de l’association ‘C’est pour toi’ –enfants handicapés de Vaucluse-. Une conférence en partenariat avec Pandora création.
Les infos pratiques La sagesse espiègle avec Alexandre Jollien. Samedi 25 novembre à 20h, pour une durée d’1h30, tout public. De 5 à 17€. Réservation ici.
Les rencontres de l’Eloquence Vendredi 27 octobre à 20h Pour la 18e année consécutive, le Chêne Noir accueille dans la salle Léo Ferré «Les Rencontres de l’éloquence», qui voient s’affronter chaque année, des candidats-avocats -ayant 2 à 10 ans de barre- dans de superbes et totalement loufoques joutes oratoires, renouant ainsi avec la grande tradition de leurs aînés… Soirée en entrée libre, réservée en priorité aux détenteurs du Pass Saison du Théâtre du Chêne Noir.
Les infos pratiques Les rencontres de l’Eloquence. Vendredi 27 octobre à 20h. Entrée libre. En partenariat avec l’Ordre des avocats d’Avignon.
Patrick Baud
La veillée animée avec Patrick Baud et ses mystérieux invités, Vendredi 8 décembre à 20h Le principe ? Une scène, un public, des histoires vécues. La proposition ? Les gens –connus ou non- racontent des récits personnels. Lors de cette veillée l’on fera des rencontres, l’on partagera des histoires inoubliables, des parcours, des épreuves et des rêves. Une première au Théâtre du Chêne noir qui se fait le creuset d’expériences de vies, de moments émouvants, étonnants, et aussi inspirants.
Les infos pratiques La Veillée. Vendredi 8 décembre. 20h. A partir de 12 ans. De 5 à 25€. Réservation ici.
D’Oc y Cuba
D’Oc y de Cuba Concert et bal Vendredi 15 décembre à 20h. La rencontre de la Trova cubaine et des troubadours occitans. Il se pourrait qu’au 18e siècle les immigrants français de Saint-Domingue et d’Haïti soient arrivés à Cuba, intervenant même dans la Trova cubaine, en y apportant des poèmes et chansons d’amour des troubadours occitans. Les magiciens qui nous projetteront dans ce monde ? La Trova project, groupe dirigé par le pianiste de jazz Raphaël Lemonnier et la soubirane Trio vocal polyphonique féminin d’Occitanie. Ce spectacle a été créé en juin 2023, avec le soutien de la Région Occitanie, de la ville de Nîmes, de l’association Le point de fuite et le Petit théâtre de la placette.
Les infos pratiques D’Oc y de Cuba. Concert debout et bal en salle John Coltrane. Vendredi 15 décembre. 20h. Durée 2h. Tout public. De 5 à 25€. Réservation ici.
Compagnie Les pieds nus
Cyrano Vendredi 22 décembre à 20h Qui est ce héros solitaire, quadragénaire, au grand nez ? Cyrano interprété par trois femmes nous sert là une autre vision de sa pensée : ‘Il y a ceux qui gravissent la montagne, qui racontent leur périple et ceux qui narrent la beauté de celle-ci. Mais tout a-t-il été dit ? Vraiment ? Une production du Théâtre Les pieds nus.
Les infos pratiques Cyrano. Vendredi 22 décembre à 20h, pour une durée de 1h40 et à partir de 7 ans. Représentations scolaires les jeudi 21 à 10h et 14h et vendredi 22 décembre à 14h. De 5 à 25€. Réservation ici.
Les infos générales Le programme entier saison 2023-2024 ici. La billetterie ici. Les ateliers et pratiques théâtrales ici. Les scolaires ici. Le entreprises ici. Pour tout contact ici. Théâtre du Chêne noir. 8 bis, rue Sainte Catherine à Avignon. Réservation 04 90 86 74 87. Administration 04 90 86 58 11.
La 19ième édition des Rencontres de l’Eloquence organisées par le Barreau d’Avignon a eu lieu vendredi 27 octobre au Théâtre du Chêne Noir
Pour la 18e année consécutive, le Chêne Noir accueille dans la salle Léo Ferré ‘Les Rencontres de l’éloquence’, durant lesquelles s’affrontent, chaque année, des candidats-avocats -ayant de 2 à 10 ans de barre- dans de superbes et totalement loufoques joutes oratoires, renouant ainsi avec la grande tradition de leurs aînés… L’affiche a été réalisée par Fanny Rey, en Master Culture et communication à l’Université d’Avignon. Les rencontres de l’Eloquence seront présentées par le bâtonnier de l’Ordre, Jean-Maxime Courbet.
Théâtre du Chêne noir. Les rencontres de l’Eloquence. Soirée en entrée libre. Réservation obligatoire. Vendredi 27 octobre. 20h. Réservation. 8, rue Sainte-Catherine à Avignon. 04 90 86 74 87. MIreille Hurlin
La 19ième édition des Rencontres de l’Eloquence organisées par le Barreau d’Avignon a eu lieu vendredi 27 octobre au Théâtre du Chêne Noir
Un texte inédit de Louis-Ferdinand Céline édité en 2022 Vous n’avez jamais lu Louis-Ferdinand Céline ? Vous hésitiez à le lire : sa réputation sulfureuse, son antisémitisme, son écriture si particulière, argotique et réaliste à la fois. Avec « Guerre » qui est un manuscrit inédit édité en 2022, il reprend le personnage de Ferdinand dépeint dans « Mort à crédit » en 1936. À travers la convalescence du jeune blessé Ferdinand Destouches, il dénonce l’absurdité et l’atrocité de la guerre.
Un spectacle qui réconcilierait tout le monde autour de Louis-Ferdinand Céline ? Ce texte d’une actualité brûlante – guerre en Ukraine – a tout de suite interpellé le metteur en scène Benoît Lavigne. Il y a la révolte face à l’absurdité de la guerre et ses horreurs mais aussi la rage de vivre pour se sortir de cet enfer. Le récit peut être dérangeant mais cependant sincère et la langue de Céline tout simplement humaine.
Benjamin Voisin, un acteur à suivre Sensible, violent, fulgurant. Dans tous les registres il excelle. Sa gueule d’ange peut devenir démoniaque pour redevenir subitement candide et innocente. On le découvre à terre, blessé, jurant, pleurant. Tout est dit dès les premières minutes. Et de son talent d’acteur et de l’absurdité de la guerre. Le texte d’une violence inouïe nous percute et nous met à terre, comme Ferdinand. Nous sommes dans l’enfer de la guerre comme dans les méandres de la souffrance physique et psychique de Ferdinand. Grâce au jeu de l’acteur, mais aussi de la mise en scène suggestive des couleurs et la musique, nous pénétrons dans la dimension universelle de l’horreur et du chaos du monde. Guerre. Jusqu’au 29 juillet. Relâche les 17 et 24 juillet. 17h20.8 à 25€. Réservation ici.Théâtre du Chêne Noir. 8 bis, rue Sainte-Catherine . Avignon. 04 90 86 74 87. www.chenenoir.fr
Copyright Benjamin Voisin
La 19ième édition des Rencontres de l’Eloquence organisées par le Barreau d’Avignon a eu lieu vendredi 27 octobre au Théâtre du Chêne Noir
Gérard Gélas a créé Le Théâtre du Chêne Noir en 1967. En 1971, il l’a installé au cœur d’une ancienne chapelle de l’Abbaye Sainte-Catherine et en 2020, c’est son fils Julien qui en a pris les commandes.
« Il est temps de retrouver la fête ! L’insouciance et la connaissance, le plaisir et la rencontre de l’autre. Le monde va mal, oui (la dernière semaine d’émeutes le prouve…ndlc). Raison de plus pour nous d’aller bien. Si les crises que nous venons de traverser ont ébranlé nos certitudes, elles nous ont rappelé avec plus d’insistance qu’un monde qui va mal est un monde déshumanisé, où la technologie a remplacé l’homme » a dit en exergue Julien Gélas lors de la conférence de presse de présentation de l’édition 2023 du Off.
Et il a égrené le programme du 7 au 29 juillet de ce « théâtre populaire de mission de service public » qui est ouvert toute l’année, pas seulement l’été, comme les autres « Scènes – permanentes – d’Avignon » (Le Balcon, les Carmes, Le chien qui fume, les Halles, le Transversal). En dehors des lundis de relâche (10, 17 & 24), 14 propositions théâtrales sont offertes au public dans les 2 salles, Léo Ferré (disparu il y a pile 30 ans, le 13 juillet 1993) et John Coltrane.
A commencer (à 10h) par « un géant du théâtre, le plus grand », aux yeux de Julien Gélas, Shakespeare et « La tempête », sa dernière pièce, une tourmente intérieure et météo mise en scène par Sandrine Anglade. « J’ai voulu créer de l’homogène avec de l’hétérogène » a-t-elle expliqué au public, « Avec des musiques de Purcell, Johnson et Dowland ». A 10h15 : « Lettres à un jeune poète » écrites par Rainer-Maria Rilke à un poète en herbe de 20 ans, Franz Kappus, un voyage intérieur et poétique.
A 12h, « Geli », un texte et une mise en scène signés Diastème sur « la montée de l’extrême droite d’Hitler et le mystère qui entoure la mort de celle qui n’avait que 23 ans, qu’on surnommait Geli et qui était la nièce du Führer ». 12h50 : les fameuses « Variations énigmatiques » d’Eric-Emmanuel Schmitt avec Pierre Rochefort (le fils de Nicole Garcia et Jean Rochefort) et Hugo Becker mis en scène par Paul-Emile Fourny. Suivra à 13h50 : « Au risque de la joie » ou quand une psychanalyste se souvient de patients aux destins singuliers. 15h05 : reprise de « La Belle et la Bête », 7 comédiens sur scène avec vidéo, chant, danses, un univers fantastique et poétique mis en scène par l’hôte des lieux. 15h45, lever de rideau de la Salle Coltrane sur « Cyrano ». « Tout a déjà été dit, montré, vraiment ? Et si c’était joué par 3 femmes ? Cyrano aurait adoré » précise le metteur en scène, Bastien Ossart.
A 17h20, un inédit de Céline retrouvé en 2021, publié à 300 000 exemplaires par Gallimard. Il retrace la blessure de l’écrivain par un obus, sa convalescence, l’absurdité, l’atrocité de la guerre. Ce texte sera porté par Benjamin Voisin, 27 ans à peine et nommé « César » du meilleur espoir masculin pour son interprétation dans « Eté 85 » de François Ozon. A 18h, une surprise, l’animatrice de TV, Alessandra Sublet monte pour la 1ère fois sur les planches avec un texte qu’elle a écrit : « Tous les risques n’auront pas la saveur du succès ».
Roland Dubillard, né en 1923, aurait eu 100 ans. Pour lui rendre hommage, 2 pièces loufoques, « Les crabes » et « Je ne suis pas de moi » avec, notamment, Denis Lavant à 19h15 dans les 2 salles du Chêne Noir. Place au « Flamenco vivo » à 20h avec l’andalou Luis de la Carrasca, son souffle, son énergie et ses musiciens. 21h10, c’est « Barbe bleue » d’après Amélie Nothomb qui a imaginé un « ogre chic » face à une proie qui lui résiste, qui le pulvérise. Chansons de tous les suds à 21h 45 avec Christina Rosmini, sa voix vibrante, chaleureuse, enflammée.
Au programme enfin des soirées « exceptionnelles », les lundis de relâche : « Apocalipsync » de Luciano Rosso, Edgar-Yves et «L’aire poids lourds », une étape de travail avec Carole Errante. Basée sur un fait-divers ou comment des jeunes ados de 14-15 ans se prostituent sur une aire de routiers pour se payer des IPhone ou des fringues de marque…
La 19ième édition des Rencontres de l’Eloquence organisées par le Barreau d’Avignon a eu lieu vendredi 27 octobre au Théâtre du Chêne Noir
Jeudi 11 mai et vendredi 12 mai le Théâtre du Chêne noir propose de réserver ses places pour le festival off d’Avignon qui aura lieu du 7 au 29 juillet 2023 au tarif de 10€ pour les pièces qui se tiendront les vendredi 7, samedi 8 et dimanche 9 juillet dans la limite des places disponibles. Une offre valable du 11 mai à 10h au 12 mai à 18h. Toute la programmation du Théâtre du Chêne noir ici.
Les infos pratiques Théâtre du Chêne noir 8 bis, rue Sainte Catherine à Avignon. 04 90 86 74 87. contact@chenenoir.fr
Julien Gélas DR
Il est temps de retrouver la fête ! «L’insouciance et la connaissance, le plaisir et la rencontre de l’autre. Le monde va mal oui, raison de plus pour nous d’aller bien, entame Julien Gélas, directeur du Chêne noir, dans l’édito de présentation de la programmation du théâtre. Si les crises que nous venons de traverser ont ébranlé nos certitudes, elles nous ont rappelé avec plus d’insistance qu’un monde qui va mal est un monde déshumanisé, où la technologie a remplacé l’homme, où le visage s’est effacé au profit du masque, où notre sensibilité devrait être refoulée par le règne de l’abstraction et de la peur des autres.»
Joyeuse culture «C’est ici que le Gai savoir, la Culture joyeuse viennent jouer le rôle essentiel d’antidote, c’est par là que ce chemin nous conduit au festival, à Avignon, au Théâtre du Chêne Noir depuis 1967 à aujourd’hui. Cela revient à tenter de retrouver davantage de liberté dans un monde aux cadenas invisibles.»
Juillet 2023, l’année des grands auteurs «Cette année ce sera avec les grands auteurs, Shakespeare, Rilke, Céline, Dubillard, Diastème, Amélie Nothomb, Eric-Emmanuel Schmitt ; des virtuoses du plateau, Esther Ebbo, Benjamin Voisin, Hugo Becker, Denis Lavant, Pierre Rochefort, Cédric Colas, Guillaume Lanson ; des metteurs en scène admirables, Sandrine Anglade, Frédérique Lazarini, Benoit Lavigne, Franck Hoffmann pour ne citer qu’eux.»
La 19ième édition des Rencontres de l’Eloquence organisées par le Barreau d’Avignon a eu lieu vendredi 27 octobre au Théâtre du Chêne Noir
Sa vie est un roman, son destin hors du commun… Pauline Viardot est une artiste du XIXe siècle qui a influencé comme nulle autre le milieu musical et littéraire de son temps.
Julie Depardieu, comédienne, Mathilde Rogé-Brossollet, soprano, et Elena Soussi, pianiste, vous font découvrir son histoire et sa musique dans une conférence musicale unique en son genre, un récital lyrique et poétique.
Un récital lyrique et poétique autour d’une femme qui aura influencé comme nulle autre le milieu artistique de son temps. Comme la plupart de ses contemporaines, Pauline Viardot tomba dans l’oubli du fait de sa condition féminine ; elle fut tout simplement effacée de l’histoire de la musique au profit de ses homologues masculins.
Sœur de Maria Malibran Fille du célèbre chanteur et chef d’orchestre Manuel Garcia, sœur de Maria Malibran, fameuse cantatrice notoire, Pauline Viardot est surtout l’une des figures les plus marquantes du monde artistique et littéraire de son siècle.
Elle inspire les plus grands écrivains A la fois compositrice, pianiste et cantatrice de talent, elle inspire les plus grands écrivains de sa génération : Georges Sand, Victor Hugo et bien sûr, Yvan Tourgueniev. Ses salons de Baden-baden et de la rue de Douai réunissent tous les musiciens d’alors : Liszt, Chopin, Fauré, Berlioz… jusqu’à Gounod, dont elle lancera la carrière.
Un récit comme un tourbillon artistique Autour d’un texte retraçant les grandes étapes et rencontres de la vie de Pauline Viardot, Julie Depardieu et le duo MaNa (Mathilde Rogé-Brossollet et Elena Soussi) vous content en récit et en musique le tourbillon artistique de cette artiste aux multiples facettes. Entre romance et tendresse, vous serez immergés dans l’univers fascinant de cette femme hors du commun.
Les infos pratiques Pauline Viardot, un destin extraordinaire. Vendredi 5 mai. Théâtre du Chêne noir. 20h. Durée 1h10. Salle Léo Ferré. Place numérotée. Réservation ici.
La 19ième édition des Rencontres de l’Eloquence organisées par le Barreau d’Avignon a eu lieu vendredi 27 octobre au Théâtre du Chêne Noir
La nouvelle création du théâtre du Chêne Noir, écrite et mise en scène par Julien Gélas, a été présentée pour la première fois cette semaine, aux scolaires, et le sera ce samedi et dimanche au grand public. Le spectacle affiche déjà complet mais sera joué lors du festival en juillet.
Les 8 représentations données cette semaine auront accueilli plus de 3 000 élèves et leurs accompagnants, du CE2 à la terminale. Quant aux représentations publiques, elles auront lieu ce samedi 28 à 20h et dimanche 29 janvier à 16h.
3 000 enfants ont assisté au spectacle de la Belle et la bête
18 mois de travail Julien Gelas, le directeur du Chêne Noir a travaillé sur La belle et la bête durant plus de 18 mois pour en faire un conte moderne naviguant entre deux univers esthétiques, l’un classique et l’autre mi-contemporain, mi-futuriste.
Un spectacle hors du temps Autre particularité, le spectacle est pluridisciplinaire mêlant théâtre, chant, musique, danse, cirque -cerceau acrobatique-, vidéo et escrime. Il est également immersif via des capteurs vidéo interactifs reliés au jeu des comédiens, et à leurs mouvements. Un travail réalisé avec le studio de création Theoriz, qui en a concocté les effets vidéo, projetés au sol et sur l’écran, permettant aux spectateurs de voyager au gré des champs médiéval et numérique.
Dans le détail La belle et la bête propose plus de 45 mn de compositions originales de Julien Gelas et de Romain Constant. L’artiste Emma Daumas, auteur-compositeur-interprète originaire d’Avignon a prêté sa voix au personnage de la fée et composé deux morceaux chantés. «Emma était venue me voir pour un projet, se remémore Julien Gélas. J’en ai profité pour lui montrer sur quoi je travaillais en lui disant que je ne voyais qu’elle pour interpréter la fée. Elle a écrit deux chansons pendant que je composais au piano. Nous allons concevoir, ensemble, un album de toutes les musiques du spectacle qui sera fin prêt pour le festival d’Avignon.»
Un conteur 3.0 Copyright Mireille Hurlin
Des costumes connectés Les costumes et masques contribuent largement à l’enchantement – réalisés par Chouchane Abello, directrice du Conservatoire Européen du Costume à Paris et créatrice de costumes pour le cinéma et le théâtre. Ils ont nécessité l’intervention de 6 personnes pendant plus de 2 mois. «Nous sommes partis des costumes, que nous voulions avec une touche très française, pour créer le spectacle,» a précisé Julien Gélas.
L’interview «J’ai, depuis toujours, une passion pour les contes et leur symbolique psychanalytique. La belle et la bête en fait partie. C’est aussi un récit très difficile car transgénérationnel et ouvert à tout le monde. J’avais envie de m’y confronter d’autant plus que j’en avais parlé au comédien Jacques Frantz (4.04.1947 et 17.03.2021- voix française de Robert de Niro, Mel Gibson, John Goodman et Nick Nolte) à qui je voulais confier le rôle de la bête, mais qui est hélas décédé.»
Le thème de la jeune-fille qui devient femme «C’est aussi un thème passionnant avec une jeune-fille qui devient jeune-femme, un sujet peu fréquent en littérature. C’est aussi un conte à la fois existentialiste et humaniste : Au-delà des apparences, faire tomber les masques, devenir soi-même grâce au regard et à l’amour de l’autre. Car la Belle, totalement vertueuse, est aussi prisonnière de l’amour qu’elle porte à son père et à sa famille. En les quittant, elle se confronte à ses peurs, à l’autre, à l’inconnu… La bête, elle-même, est prisonnière du sort, de sa condition. Un mythe dont on retrouve les racines dans psyché. Ce sont des archétypes intemporels.»
Un spectacle ouvert sur l’univers Copyright Mireille Hurlin
L’écoute active du spectateur «Le spectacle s’étend sur 1h30, l’autre pari était de subjuguer les enfants –de la moyenne section jusqu’à la terminale- et effectivement du début à la fin, ils nous offrent une parfaite écoute alors que le panel d’âge est large et les réactions très différentes. J’aime semer ces graines de l’imaginaire pour les générations futures. Je l’avais fait avec le Chaperon rouge avec des textes engagés et, là, travailler sur le futur citoyen, ce qui est pour moi une priorité.»
Beaucoup de techniques Musique, chant, vidéo, effets spéciaux, costumes, technologie interactive, poésie, acrobatie… C’est la première fois que vous mêlez, sur le plateau, autant de techniques. «Oui, c’est très inspiré d’une tradition issue de l’Opéra de Pékin et aussi enseigné par mon maître, Gao Xingjian prix Nobel de littérature 2 000 que j’ai traduit en français et qui évoque le ‘Théâtre total’. Les acteurs, en Asie, sont formés à tous les arts : arts martiaux, danse, chant, interprétation. Le théâtre est un endroit où les potentialités du corps doivent pouvoir s’exprimer avec le talent des acteurs. C’est la première fois que je le fais avec autant d’ampleur.»
Sur le plan vidéo «Sur le plan vidéo j’avais également ce souhait : travailler avec de nouvelles technologies interactives au plateau. C’était une première en France, au théâtre. Les comédiens commandent en direct, depuis leurs mouvements et sur le plateau, les effets visuels, au moyen de caméras thermiques positionnées en haut et sur les côtés, détectant les mouvements des comédiens, ce qui déclenche le paramétrage des images. Cette technique avait été utilisée en danse avec Mourad Merzouki. Les images sont projetées au sol et en fond, travaillant sur la perspective et la profondeur. C’est un spectacle immersif dans lequel le spectateur est plongé du premier au dernier rang. Inclure le spectateur dans l’histoire me parait nécessaire.»
Julien Gélas, lors du spectacle Copyright Mireille Hurlin
Julien Gélas Julien Gélas, époux de Liwen Lang qui interprète La belle –et avant cela Le Petit chaperon rouge– et Papa de Lorenzo 4 ans et demi et de Marianne, 18 mois confie attendre avec curiosité le retour de son fils ainé «C’est difficile pour lui car c’est un conte mais aussi sa maman qui est sur la scène. Il verra le spectacle dimanche, confie-t-il. Je leur lis beaucoup d’histoires et de contes, j’en profite pour nourrir mes réflexions, observer leurs réactions, j’improvise des phrases. Je m’amuse avec eux et ils m’inspirent.»
La vie d’un spectacle «La Belle et la bête est un spectacle familial qui s’adresse à tout le monde. Il sera repris lors du festival d’Avignon à 15h30 et tournera partout en France, dans les grandes villes et à Paris, dès octobre 2023 jusqu’en 2025. Le spectacle est également conçut pour vivre à l’étranger –il est pré-vendu au Qatar, Espagne-. Il sera traduit, en sous-titre, en anglais, en chinois.»
Des contes psychanalytiques «Tout conte de fées est un miroir magique qui reflète certains aspects de notre univers intérieur et des démarches qu’exige notre passage de l’immaturité à la maturité, évoque Bruno Bettelheim dans ‘psychanalyse des contes de fées’. Pour ceux qui se plongent dans ce que le conte de fées a à communiquer, il devient un lac paisible qui semble d’abord refléter notre image ; mais derrière cette image, nous découvrons bientôt le tumulte intérieur de notre esprit, sa profondeur et la manière de nous mettre en paix avec lui et le monde extérieur, ce qui nous récompense de nos efforts. »
La salle applaudit à tout rompre Copyright Mireille Hurlin
En savoir plus «Le mariage de la Belle et de l’ex-Bête est l’expression symbolique de la cicatrisation de la coupure qui sépare l’aspect animal de l’homme et son aspect supérieur ; explique Bruno Bettelheim, cette scission est décrite comme une maladie : dès qu’ils sont séparés de la Belle et de ce qu’elle symbolise, le père puis la Bête manquent de mourir. C’est aussi le point final d’une évolution qui va d’une sexualité égoïste, immature, (phallique-agressive-destructive) à une sexualité qui trouve son accomplissement dans le dénouement d’une relation humaine profonde : la Bête est moribonde parce qu’elle est séparée de la Belle qui est à la fois la femme aimée et Psyché, notre âme. Au terme de son évolution, la Belle doit s’engager librement dans leur relation amoureuse. C’est pourquoi la Bête, au début du conte, accepte qu’elle remplace son père dès qu’elle lui affirme qu’elle le fait de son plein gré ; c’est pourquoi, lui demandant avec insistance de l’épouser, la Bête essuie des refus sans protester ; c’est pourquoi la Bête ne fait pas un geste vers elle avant qu’elle déclare spontanément son amour.»
Les enfants, enchantés, félicitent les comédiens Copyright Mireille Hurlin
Une nouvelle création du Chêne noir Ecrit et mis en scène par Julien Gelas. Avec Liwen Gelas, Jacques Vassy, Guillaume Lanson, Océane Rucinski, Holly-Rose Clegg, Max Millet, Renaud Gillier. Avec la voix d’Emma Daumas. Musiques : Julien Gelas et Romain Constant. Assistant metteur en scène : Renaud Gillier. Scénographie vidéo et interactions : Studio Théoriz. Costumes : Chouchane Abello – Conservatoire Européen du costume. Habilleuse : Sophie Mangin. Création lumières : Florian Derval. Son : Noé Courbet. Chorégraphie cerceau aérien : Franck Cole Entrepôle.
Mon avis La belle et la bête offre là une formidable épopée parce que le conte est revisité et que la technologie de pointe défie l’histoire, la mise en scène et surtout le jeu des comédiens. Cette immersion dans l’histoire en 3D a enchanté les spectateurs. Le spectacle vit ses premières heures sur scène et est donc en rodage. Dans le public, Julien Gélas note tous les points qu’il reverra, en détail, avec les comédiens à l’issue de la représentation. Car le spectacle vivant demande sans cesse de se remettre à l’ouvrage pour tendre vers l’excellence. Si les comédiens, très vite, emportent le public, ils ont aussi à apprivoiser cette fabuleuse technologie qui s’empare de l’espace, du temps et de décors numériques aussi fabuleux que poétiques. Cela appelle les comédiens à se surpasser, à donner un jeu millimétré comme on intègrerait une à une les pièces d’un puzzle, d’abord entre eux, avec la technologie et avec le public. Celui-ci en est sorti conquis.
Les infos pratiques La Belle et la bête. Samedi 28 à 20h et dimanche 29 janvier à 16h.Théâtre du Chêne noir. 8, rue Sainte Catherine à Avignon. 04 90 86 74 87. Spectacle complet ne prend plus de réservations.
La 19ième édition des Rencontres de l’Eloquence organisées par le Barreau d’Avignon a eu lieu vendredi 27 octobre au Théâtre du Chêne Noir
Les membres du Conseil des représentants des langues et cultures provençales viennent de se réunir afin d’établir ensemble les grandes lignes de projets communs pour 2023 et 2024. Quatre axes de travail se dégagent de cette réunion, autour desquels plusieurs événements seront organisés au fil des mois :
-En premier lieu il y aura la réalisation d’une étude scientifique portée par un laboratoire universitaire pour déterminer précisément le niveau de pratique des trois langues appartenant à la région linguistique du Sud-Est : le provençal, le nissard et le gavot. Les résultats de cette étude devraient permettre d’établir comment dynamiser la pratique des langues régionales, notamment au niveau des jeunes publics.
-Les membres du Conseil ont ensuite évoquer les premières Assises des langues et cultures régionales en avril prochain, qui réunira l’ensemble des acteurs travaillant pour le maintien et la dynamique de la langue provençale.
-L’Observatoire de la langue et de la culture provençales souhaite également créer une pièce de théâtre basée sur le 120ᵉ anniversaire du Prix Nobel reçu par Frédéric Mistral pour son œuvre Mirèio en collaboration avec le Théâtre du Chêne Noir et le metteur en scène Gérard Gélas. Ce projet, bien qu’il ait été initié par l’Observatoire, sera porté par l’ensemble des membres du Conseil consultatifs.