6 juillet 2026 |

Ecrit par le 6 juillet 2026

C’est reparti pour les Vantaggioli avec la 44e participation du Théâtre du Chien qui fume au Festival Off d’Avignon

Certes il y a du Brecht, du Pessoa et du Pagnol mais aussi des créations contemporaines jusqu’au 25 juillet chez Danielle et Gérard Vantaggioli au Théâtre du Chien qui fume.

‘Marius’ mis en scène par l’un des fidèles du couple, Jean-Philippe Daguerre joué la troupe du Babouchka Théâtre du Ranelagh à 9h50. À 12h05 ‘Le cercle de craie caucasien’ où hui comédiens interprètent une cinquantaine de personnages.

À 14h10, Tom Novembre et Guilhem Fabre dans ‘L’accord des dissonances’ de Jean Marsan avec des lumières somptueuses de Jacques Rouveyrollis. Il a travaillé pour Barbara, Léo Ferré, Michel Sardou, Jean-Michel Jarre et Johnny Halliday et vient au Chien par pure amitié ! À 16h10 ‘Vagabond’, création de Gérard Vantaggioli. La vie ou plutôt la survie d’un couple de SDF qui luttent dans la rue contre la faim, le froid, la soif et s’en sortent grâce à la poésie et l’humanisme.

Suivra à 18h05 une habituée des lieux, Clémentine Célarié, autrice et actrice de ‘Mon cow-boy’, « ou comment l’imaginaire nous sauve du pire, le mental nous éloigne du toxique. » Où le mot « cancer » n’est jamais prononcé. À 20h05, ‘La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob’, 2e proposition de Jean-Philippe Daguerre, d’après une histoire vraie. Celle de Danielle Cravenne, épouse de Georges Cravenne, le producteur de cinéma qui a notamment créé les César. En plein conflit israélo-palestinien en 1973, elle trouve que c’est une très mauvaise idée de sortir ce film de Gérard Oury avec Louis de Funès. Et elle tente de détourner le vol Paris-Nice pour obtenir l’annulation de sa sortie. Elle sera abattue par la police. Enfin à 22h, ‘Jesus & Jesus’, une comédie avec l’inoxydable Jean-Paul Farré, un prédicateur épuisé par 30 ans de prêche qui se retrouve face à un concurrent, un nouvel évangéliste branché et charismatique qui fait vibrer les foules. 

Le Théâtre Le Petit Chien

Voilà pour la programmation côté Chien qui fume, 75 Rue des Teinturiers. Dans l’autre salle, celle du Petit Chien, 76 Rue Guillaume Puy, 1er spectacle à 10h, celui de l’humoriste Jean-Jacques Vanier qui a son rond de serviette chez les Vantaggioli. ‘À la recherche’, Prix Humour 2025 de la SACD (Société des auteurs compositeurs dramatiques), part à la … recherche de Marcel Proust.

A 11h40 ‘Chienne de vie’ du regretté Claude Duneton, amoureux des mots, chroniqueur au Figaro littéraire, il a aussi signé nombre de chroniques dans L’Humanité, Le comédien Aladin Reibel a adapté et joue ce texte. En pleine guerre de 14, entre père farfelu et mère acariâtre, un gamin survit grâce à sa petite chienne Rita, qui fait office de « petite soeur. » À 13h05, ‘L’intranquillité’ du Portugais Fernando Pessoa dont certains disent qu’il n’est pas un auteur mais une bibliothèque à lui tout seul. Dans ce texte, il observe le monde entre poésie, humour et vertige intérieur.

À l’affiche à 14h50 une création de la Cie Clin d’Oeil, ‘Aux marges du Palais’, d’après Marcus Malte. Tour à tour farce, pamphlet, satire politique sur le pouvoir et le contre-pouvoir, adapté et mis en scène par Aurélie Audas. À 16h50, ‘L’oiseau vert’ d’après Carlo Gozzi avec hui comédiens sur scène pour une pièce facétieuse et jubilatoire. Suivra à 18h50 ‘Elia, généalogie d’un faussaire’ de Jean-Loup Horowitz. Sur les traces d’un faussaire qui a compris que c’est plus lucratif que vendre ses propres oeuvres. Enfin, à 20h45 ‘L’Homme et le Pêcheur’ par le Teatro Picaro et le duo irrésistible formé par Ciro Cesarano et Paolo Crocco. »Entre la Coupe du monde de foot et la canicule on a une sérieuse concurrence. Alors, faites-nous confiance, venez nous voir ! »


C’est reparti pour les Vantaggioli avec la 44e participation du Théâtre du Chien qui fume au Festival Off d’Avignon

Eros et Thanatos, comment scruter, analyser, observer ce lien à la fois fort et ténu qui unit l’amour à la mort ? Eh bien, n’en jetez plus, parce que c’est ce qu’a précisément fait Boulègue production avec ‘Amor à mort’. Quatre comédiens jouant quatre possibilités de couples d’amoureux meurtriers.

Toutes les situations sont passées en revue de l’homme à la femme volage, au couple qui veut se suivre… ou pas dans la mort. Au fil de saynètes savoureusement noires, nous observons l’âme humaine dans l’illusion qu’elle se fait d’elle-même, dans ses vrais faux sentiments, mais surtout dans l’exercice de la manipulation, passé au rang d’art majeur.

La mise en scène est ingénieuse et dynamique.
Le jeu des acteurs va crescendo du plus subtil sourcillement à la moue la plus exubérante. Les meurtriers, comme les victimes sont tout aussi convaincants, faisant allusion à des situations –moins paroxystiques- que ce que l’on a peut-être nous-mêmes vécu, vu, entendu.

Chaque contexte développe
ses plus abjects mobiles déroulant d’inextricables et mortels destins. Mais, là, sur scène, c’est intelligent, rapide, oserions-nous dire radicalement clivant ? Oui, aussi. Un photomaton géant signe le tableau de chaque saynète, nous percutant un peu plus. On sort ravis d’avoir scruté l’ambiguïté qui nourrit cette mystérieuse alliance entre Eros et Thanatos richement illustrée par quatre formidables comédiens aussi volubiles que bondissants. Le résultat est là, la salle fait quotidiennement le plein.

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Grâce à eux
Auteurs : Nelly Bêchetoille, Didier Landucci et Jean-Marc Michelangeli ; Mise en scène : Elric Thomas ; Interprètes : Nelly Bêchétoille, Anne Decis, Didier Landucci, Avy Marciano ; Création musicale Roland Catella ; Création lumières : Jean-Bastien Nehr et Eric Valentin ; Création sonore : Mickaël Roche ; Création décors : Aymeric Louis.

Les infos pratiques
‘Amor à mort’. Jusqu’au 21 juillet 2024. Relâche les 9  et 16 juillet. 21h15. Durée 1h30. A partir de 12 ans. De 12€ à 23€. Théâtre Le petit chien. 76, rue Guillaume Puy à Avignon. 04 84 51 07 48. Théâtre Le petit chien.

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C’est reparti pour les Vantaggioli avec la 44e participation du Théâtre du Chien qui fume au Festival Off d’Avignon

On retrouve avec un immense plaisir la grande et très discrète Myriam Boyer. Cheveux en cascade, vêtue de noir, un immense sac à la main, la comédienne revisite son passé, empruntant la plume des grands, en résonnance avec son temps : Cocteau, Queneau, Trenet, Vian, Mouloudji…

La vie et l’amour
Parfois, ses amants apparaissent, -excellent Philippe Vincent- subrepticement sortis de l’ombre, empreints d’une élégante et cruelle distance où les volutes de leurs cigarettes signifient en réalité, plus que leur présence. Si ce n’est, peut-être, cette tessiture de la voix, à la fois grave et onctueuse qui confère à ces hommes qui passent, cet habit de mystère.

L’appel des planches
Myriam Boyer occupe la scène avec ravissement, pénétrée de ses retrouvailles avec le public dans cette ambiance si propre au Festival d’Avignon. Son visage qui a conservé les contours de l’enfance, l’éclat de ses yeux, et sa voix aussi gracile que forte offrent autant de profondeur que de légèreté aux poèmes choisis des grands artistes qui ont emmaillé une époque, la sienne, la nôtre.

Enfin, le final, plein de tendresse
finit d’emporter le public tout près du cœur de Myriam Boyer. La présence de la comédienne et de Philipe Vincent ainsi que la mise en scène raffinée de Gérard Vantaggioli sans oublier le méticuleux travail des lumières de F. Michalet, opèrent du tout début du spectacle jusqu’à la dernière note. Myriam est le rayon de soleil et la tranquille rebelle essentiels au festival d’Avignon. Le public en est sorti conquis.  

Les infos pratiques
‘Juste un souvenir’. Myriam Boyer et Philippe Vincent. Jusqu’au 21 juillet. 19h30. Durée 1h10. Tout public à partir de 12 ans. Relâche les 9 et 16 juillet 2024. Théâtre Le petit chien. Tarifs 23€ et 16€.76, rue Guillaume Puy à Avignon. 04 84 51 07 48.

Philippe Vincent et Myriam Boyer Copyright MMH

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