22 mars 2026 |

Ecrit par le 22 mars 2026

Goûtez aux ‘Fleurs du Mal’ au Théâtre du Chapeau Rouge

Dans le cadre du Printemps des Poètes et en avant-première du Festival Avignon Off 2026, le Théâtre du Chapeau Rouge reprend Les Fleurs du Mal de Baudelaire qui a connu un fort succès au Off 2025.

D’une sensualité assumée, ce spectacle explore différentes pièces du recueil, des vers de L’Albatros à la mélancolie de Spleen, en passant par la volupté des Bijoux, célèbre les amours saphiques avec Lesbos et culmine dans le terrifiant avertissement de L’Horloge.

Un format « goûter » pour déguster la poésie de Baudelaire

Un spectacle avec un goûter, loin de la fureur moderne, pour ressentir et célébrer la poésie. Plongez dans l’univers des Fleurs du Mal, une adaptation sensorielle et théâtrale de l’œuvre de Baudelaire. Sur scène, des comédiens donnent vie à un voyage poétique à travers le spleen, l’amour, le plaisir, la beauté et la mort.

Une performance poétique

Au son de musiques enveloppantes et chaleureuses, chaque poème devient une célébration des cinq sens. Corsets victoriens, instruments apaisants et encensoirs participent à cette immersion qui invite à ralentir et à méditer. Vous entendrez aussi des extraits de Mon cœur mis à nu, les notes quotidiennes du poète.

Un thé Curiousitea, Fleurs du Mal

Avant le spectacle, les interprètes serviront une collation aux spectateurs comportant des tartines de confiture et un thé Curiousitea, Fleurs du Mal, créé par le tea-blender Benjamin Sieuw.

Compagnie : Les Framboisiers 
Mise en scène : Imago des Framboisiers
Interprétation : Léa Duquesne, Julia Huber, Jean-Baptiste Sieuw, Delphine Thelliez
Tea Blender: Benjamin Sieuw

Dimanche 22 mars. 16h. 12 et 18€. À partir de 15 ans. Théâtre du Chapeau Rouge. Rue du Chapeau Rouge. Avignon. 04 90 84 04 03 / asso.chapeau.rouge@hotmail.fr


Goûtez aux ‘Fleurs du Mal’ au Théâtre du Chapeau Rouge

Ulysse toujours recommencé au Théâtre du Balcon

Et si Ulysse n’avait jamais cessé de voyager ? Serait-il heureux aujourd’hui ?

Si le titre « Le syndrome d’ Ulysse » peut laisser envisager une quelconque proximité avec le voyage d’Ulysse et L’Odyssée d’Homère, la création d’Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia va bien au-delà de ces questions et se garde bien de nous donner une réponse unique.

Bien sûr elle s’appuie sur l’épopée d’Ulysse et nos souvenirs de lycéens découvrant ce héros de la mythologie grecque. Mais en évoquant le « syndrome d’Ulysse » – syndrome ainsi dénommé par le psychiatre espagnol Joseba Achotegui pour définir le traumatisme des exilés n’arrivant pas à s’adapter à l’endroit où ils sont arrivés sans la possibilité de retourner d’où ils viennent – Serge Barbuscia choisit de s’intéresser aussi à ceux, qui comme lui fils d’exilés siciliens, peuvent  se retrouvent dans une espèce de dépression avec une perte de leur identité.

Tel un arbre sans racine

Par le récit choral des cinq comédiens, Ulysse est ici multiple. Il incarne le courage du départ mais aussi le traumatisme de la fin du voyage, quelle qu’en soit l’issue. S’il y a ceux qui migrent parce qu’ils le veulent, il y aussi ceux qui y sont contraints. Tel le poète argentin Juan Gelman qui évoque le déracinement comme un arbre sans racine, la pièce rappelle fort opportunément qu’il y a des migrations choisies mais aussi contraintes ou imposées par la force. Sont évoquées ainsi ( peut être un peu rapidement) les enlèvements d’enfants réunionnais entre les années 60 et 80 pour repeupler la Creuse. Les traumatismes, causes du départ ou subis à l’arrivée – viols, famine, errances, humiliations et désillusions de tous les exilés et exilées – nous seront rappelés avec une précision journalistique, chiffres à l’appui, car rien ne sert d’édulcorer une réalité effroyable.

À l’abordage 

Serge Barbuscia a choisi de ne pas partir seul pour sa dernière création. Écrit à quatre mains avec Ali Babar Kenjah, il a constitué son équipage tout au long de son périple de création pour affronter nos démons contemporains : le racisme, l’inhospitalité, le rejet et/ou la peur de l’Autre, les tracas administratifs, les frontières réelles ou symboliques. Il ne boude pas son plaisir de revenir sur scène pour incarner ce voyageur contemporain. Fort de cette formidable équipe, il nous livre ici un magnifique traité d’humanité, et crée dans son théâtre un espace hospitalier qui efface les blessures de l’exil et nous réconcilie avec l’humanité.

Un parti pris formidable, celui de choisir la joie malgré tout

Serge Barbuscia a choisi son camp. Il a choisi de parler de ceux qui restent, pas de ceux qui retournent. La mise en scène a opté pour la couleur des costumes, des lumières et non pour la grisaille. A la douleur transperce aussi la joie dans les visages. La musique formidablement crée et dirigée par Jérémy Bourges vient à bon escient rappeler son langage universel et son indispensable présence dans nos rituels quotidiens et défie le silence. Les langues ne font plus qu’une et qu’importe si on ne comprend pas le perse, l’espagnol ou l’arabe, leur mélange nous comble. Les femmes se réapproprient l’espace et leurs chants sont puissants. Il n’y a pas de récit linéaire, mais de très beaux tableaux, vivants, car vivre malgré et envers tout,  est bien le message.

Briser le « quatrième mur » … et les frontières 

En brisant le « quatrième mur », cette joyeuse troupe de saltimbanques abolit symboliquement toutes les frontières et par un aller retour constant entre rêve et  réalité, en choisissant la poésie plutôt que le pamphlet, l’espoir plutôt que la résignation, nous entraîne dans une nécessaire réflexion universelle sur l’exil et notre propre identité.

Texte : Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia
Mise en scène : Serge Barbuscia
Interprétation : Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem, Aïni Iften
Direction musicale : Jérémy Bourges
Vocal : Théodora Carla
Lumière : Sébastien Lebert
Costumes : Annick Serret. 

Vendredi 20 mars. 20h. Samedi 21 mars. 20h. Dimanche 22 mars.16h. Durée 1h15. 10 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


Goûtez aux ‘Fleurs du Mal’ au Théâtre du Chapeau Rouge

Les Amis du Théâtre Populaire présente ‘Jean Anouilh – Souvenirs d’un jeune homme’ 

En 1987, l’année de sa mort, Jean Anouilh, un des auteurs les plus célèbres et les plus prolifiques de sa génération, publie La Vicomtesse d’Éristal n’a pas reçu son balai mécanique. Avec ce recueil, sous-titré Souvenirs d’un jeune homme, il jette un regard tendre et amusé sur ses débuts d’auteur sans le sou et plonge le lecteur dans un monde de publicitaires à la recherche de slogans et d’appareils ménagers ! Étonnament l’auteur d’Antigone et d’Eurydice avait commencé sa carrière au rayon quincaillerie d’un grand magasin ! Puis viennent la guerre, le cinéma, et enfin, bien sûr, le théâtre. 

Un spectacle tendre et poétique

Dans ce spectacle, sous forme d’une confession libre et joyeuse, Anouilh nous livre sa jeunesse – une jeunesse jalonnée de rencontres loufoques, où chaque anecdote devient sujet de comédie. Deux talentueux comédiens,  Gaspard Cuillé et Benjamin Romieux, se glissent tour à tour dans la peau du célèbre dramaturge. 

Spectacle imaginé et interprété par Gaspard Cuillé et Benjamin Romieux
Mise en scène : Emmanuel Gaury
Théâtre de Poche et Compagnie du Colimaçon

Mercredi 18 mars. 20h. 5 à 20€. Durée 1h05. Amis du Théâtre Populaire. Salle Benoit XII. 12 rue des Teinturiers. Avignon. 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com


Goûtez aux ‘Fleurs du Mal’ au Théâtre du Chapeau Rouge

Rencontre avec deux auteurs « échappés » de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, Loup Balthazar et Médessé Gbedjanhoungbo 

Le temps d’une soirée, deux auteurs échappés de l’enceinte de la Chartreuse de Villeneuve -les- Avignon viennent partager un moment d’exception dans leur parcours d’artistes avec le public.

L’occasion d’entrer dans la « cuisine » de l’écriture et les entendre lire leurs textes. Une heure pour plonger dans la découverte joyeuse des affres et engagements des artistes en résidence. Une soirée d’échange unique et privilégiée à partager ! 

Mardi 17 mars. 19h. Rencontre gratuite suivie d’un verre de l’amitié. 

7e édition du festival de Théâtre amateur du 20 au 29 mars

Ce festival,  porté par les membres de l’Office Municipal de la Culture et du Patrimoine de Sauveterre sous la houlette de Christiane Cheruel aura cette année comme président et invité d’honneur, Gérard Gélas. Tous les jours, des spectacles, des rencontres, des animations, des Food trucks et de la convivialité ! Onze  pièces sont en compétition.

Programme complet : polecultureljeanferrat.com / Tarif unique 8€ (hors Pass’)

Gérard Gélas, parrain d’Honneur et Président du Jury, du  festival de théâtre amateur

Gérard Gelas, directeur du Chêne Noir, a fondé ce lieu emblématique d’Avignon en 1967. Sociétaire de la Société des Auteurs, son parcours, jusqu’à ce jour, compte une soixantaine de créations dont grand nombre de ses propres textes. Pour cette 7e édition il est Parrain d’honneur et Président du jury. 

Cérémonie d’ouverture le 22 mars 

La cérémonie d’ouverture la lieu le 22 mars à 16h suivie de La Femme du Boulanger et Cérémonie de clôture le 29 mars à 16h suivie de la pièce Les filles aux mains jaunes.

Entrée libre

Pôle Culturel Jean Ferrat.157 rue des écoles et du stade. Sauveterre. 04 66 33 20 12.


Goûtez aux ‘Fleurs du Mal’ au Théâtre du Chapeau Rouge

‘Le syndrome d’Ulysse’ entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique

Une troupe de saltimbanques s’engage dans un véritable cabaret musical et théâtral autour d’une relecture de l’Odyssée. Ulysse l’éternel voyageur : Conquérant ou migrant ? Dans ce nouveau monde plus vaste que la Méditerranée, les nouveaux dieux ont inventé le passeport, internet, l’intelligence artificielle…Alors à quoi rêve Ulysse ? Y a-t-il encore un peu de place pour la poésie, pour l’utopie ? 

À quelques jours de la première, rencontre avec le directeur du Théâtre du Balcon, Serge Barbuscia, auteur, metteur en scène et interprète du ‘Syndrome d’Ulysse’

Syndrome d’Ulysse ? Mais quelles est donc cette nouvelle maladie ? « C’est la maladie des exilés, des migrants. Ça touche énormément de gens, à des niveaux plus ou moins importants. C’ est la maladie des personnes qui sont dans un endroit où ils ne sont pas nés, ils n’arrivent pas à s’adapter à l’endroit où ils sont arrivés, et en même temps, ils n’ont plus la possibilité de retourner d’où ils viennent. Ils se retrouvent dans une espèce de dépression et surtout d’une perte de leur identité. Fils d’émigrés, ça me concerne. J’ai eu envie d’en faire  une épopée poétique et musicale. J’ai repris, au pied de la lettre l’Ulysse d’Homère, et je me suis demandé comment ce Ulysse écrit et imaginé il y a 3000 ans par Homère, ce qu’il serait dans le monde d’aujourd’hui. »

Votre parti pris pour la mise en scène ? 

« De l’humour d’abord car même si on vit dans un monde en plein désarroi, même si on est tous en sidération sur tout ce qui se passe, je ne voulais pas en faire un spectacle donneur de leçons. C ‘est un spectacle qui parle de l’humain. Je suis un artiste, donc je ne donne aucune réponse au monde, mais par contre, je le questionne. On sort de là je pense avec beaucoup d’enthousiasme, d’énergie. Je parle de l’humanité, de la naissance de la philosophie, du sport (les Jeux Olympiques sont nés en même temps que L’Odyssée d’Homère) de la politique. »

Le voyage de ce spectacle écrit avec Ali Babar

« J’avais ce projet dans ma tête depuis très longtemps, parce que je pense que ma maman chanteuse bien que formidable artiste, avait le syndrome d’Ulysse. Je suis né en Tunisie, on est d’origine sicilienne on a vécu l’immigration, la crise d’identité. Donc j’avais ça dans la tête, mais je me suis dit, est-ce qu’aujourd’hui, le mythe d’Ulysse, se place uniquement en Méditerranée ? Ce n’est plus possible aujourd’hui, en 2026, d’imaginer Ulysse seulement dans la Méditerranée, le monde s’est ouvert, le Nouveau Monde est arrivé, et donc j’ai voulu vraiment l’imaginer sur tous les continents. 

J’ai décidé d’écrire avec Ali Babar-Kenja, qui est un poète et un chercheur en sociologie, qui a beaucoup travaillé sur les thèmes de l’esclavage. On a écrit ensemble en Martinique, invité par l’Organisation du Tourisme des Caraïbes (OTC), ensuite on est parti au Sénégal, où il y a eu tout un travail fait avec  le festival de Casamance, où on ira d’ailleurs jouer le spectacle. On a fait une première lecture au Festival 2025 dans le cadre du Souffle d’Avignon au Palais des Papes. »

Un théâtre musical

« La musique est un langage permanent dans le spectacle. On parle en musique, on parle dans la musique, on chante et ça démarre par un chant de femme, c’est un hommage à ma mère qui était chanteuse opéra mais aussi aux sirènes de la mythologie ? J’ai imaginé un  piano au milieu d’autres instruments avec l’idée que le spectacle parle, se décompose et se recompose à l’intérieur de la musique et une troupe de saltimbanques questionnant joyeusement le monde. »

Un bel équipage convaincu par cette épopée moderne

Pour Serge Barbuscia, il n’est pas question de casting mais de rencontres et surtout de personnes convaincues par le projet avec envie de le partager et d’apprendre l’un de l’autre. « Je crée un équipage en quelque sorte. Avec le comédien sénégalais Bass Dhem,  ça a été un coup de foudre immédiat, j’ai pensé aussi immédiatement à Aïni Iften avec qui j’avais déjà travaillé ( Chants d’exil), l’accordéoniste Jérémy Bourges s’imposait aussi ainsi que la musicienne Théodora Carla, remarquée dans le spectacle de Pierre Rabhi ‘La confession d’un colibri’. »

Un spectacle né du voyage… pour voyager

La pièce sera jouée au Luxembourg (la pièce est coproduite par le le Théâtre National du Luxembourg) au  Sénégal dans le cadre du  festival de Casamance, il y a la Corse et évidemment en Caraïbes. C’est un spectacle francophone mais la musique étant un véritable langage, il peut être vu partout dans le monde. Il y aura aussi l’invitation aux scolaires avec des « bords-plateaux » que Serge Barbuscia affectionne. Et évidemment il sera présent à Avignon Off 2026. 

Jeudi 12 mars. 20h. Vendredi 13 mars. 20h. Samedi 14 mars. 20h. Dimanche 15 mars.16h. Vendredi 20 mars. 20h. Samedi 21 mars. 20h. Dimanche 22 mars. 16h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon – Cie Serge Barbuscia – Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


Goûtez aux ‘Fleurs du Mal’ au Théâtre du Chapeau Rouge

Le directeur de La Criée ravive La Leçon de Ionesco.

Écrite en 1950 par Eugène Ionesco, classée dans la catégorie théâtre de l’absurde, La Leçon retrouve une modernité terrifiante dans la mise en scène et l’interprétation de Robin Renucci. Dérision, absurde, humour noir tous les qualificatifs pour ce huis clos oppressant sont toujours d’actualités mais trouvent une résonance glaçante avec les autoritarismes et violences sexistes de notre XXIe siècle , bien au delà d’un simple pourvoir professoral. 

L’élève et le professeur

Dans ce texte écrit en 1950, le savoir est imposé. Un professeur reçoit une élève. Lui est d’abord  excessivement poli et très timide, tandis qu’elle, est  bien vivante, gaie et dynamique précise Ionesco dans la mise en scène de 1951. Mais à mesure qu’il l’interroge sur la géographie, l’arithmétique, la linguistique, l’homme entre dans un délire langagier qui devient instrument de torture. La jeune fille est chosifiée, manipulée, abusée et finalement anéantie. C’est ce que Robin Renucci désigne aussi par « l’emprise des cerveaux. »

Message à la jeunesse 

La Leçon s’inscrit dans  la programmation du Théâtre de la Criée – que dirige Robin Renucci depuis 2025 – qui se présente comme une Maison du Peuple et des Langages, ceux ci pouvant être dominateurs ou émancipateurs. Il y avait pour lui une urgence de mettre en scène La Leçon afin d’alerter la jeunesse sur la vigilance à avoir, même dans les lieux de transmission, sur le pouvoir du langage qui peut tuer. 

Mise en scène : Robin Renucci
Avec Christine Pignet, Robin Renucci, Inès Valarcher
Dramaturgie : Louise Vignaud
Scénographie : Samuel Poncet
Création lumière : Sarah Marcotte
Création son : Orane Duclos
Costumes : Jean-Bernard Scotto
Production : La Criée – Théâtre National de Marseille 

Mardi 10 mars. 20h. 17 à 27€. Théâtre du Chêne Noir. 8 bis Rue Sainte-Catherine. Avignon. 04 90 86 74 87 / contact@chenenoir.fr


Goûtez aux ‘Fleurs du Mal’ au Théâtre du Chapeau Rouge

Le Théâtre du Petit Monde revisite en toute originalité le chef-d’œuvre du compositeur franco-allemand.

L’opéra-bouffe d’Offenbach créé en 1864 se moquait des mœurs bourgeoises de la cour de Napoléon III en les parodiant déjà et en les replaçant dans la Grèce antique, avec Hélène, fille de Zeus, épouse du roi de Sparte, et amante de Pâris, fils du roi de Troie. La série télévisée des années 90, Hélène et les garçons, a connu elle un succès foudroyant en relatant les frasques sentimentales d’un groupe d’étudiants et d’étudiantes.

Une adaptation de Martin Loizillon dans une mise en scène de Nicolas Rigas pour un remake jubilatoire

Tout en restant fidèle à la ligne musicale de cet opéra-bouffe créé en 1864, cette version endiablée se passe 3000 ans plus tard, en plein tournage de la 127e saison de La Belle Hélène et les garçons. Cette mouture réjouissante et pétillante qui magnifie l’esprit satirique et le génie d’Offenbach, a le même pouvoir qu’Hélène : elle séduira le plus grand nombre. 

Mise en scène : Nicolas Rigas
Adaptation : Martin Loizillon
Production : Théâtre du Petit Monde

Dimanche 8 mars. 16h. 15 à 35€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / www.vaucluse.fr


Goûtez aux ‘Fleurs du Mal’ au Théâtre du Chapeau Rouge

Avec ce merveilleux titre ‘Je t’aime plus loin que toit’, le metteur en scène Olivier Lopez nous propose une mise en abyme d’un couple traversé par ses désaccords.

Depuis plus d’un an, un travail d’improvisation et d’écriture au plateau est mené avec Valentine Gérard et Fabrice Adde. Les acteurs amènent des textes, des envies, des obsessions, traversent différents auteurs et construisent progressivement un récit. Cette construction collaborative place l’acteur et l’actrice au cœur de la recherche d’Olivier Lopez, directeur de la Cité Théâtre qui conçoit la scène comme un lieu de turbulences et de bouleversements.

L’affrontement intime d’un couple

Fabrice et Valentine sont un couple d’artistes à la vie comme à la scène. Ils voulaient faire un spectacle puissant, moderne et engagé mais nos artisans contemporains sont instables, sensibles et profondément inadaptés. Lui sera le metteur en scène, elle la muse, la dramaturge. Mais très vite, les intentions se heurtent à l’épreuve du plateau. Ils ne sont d’accord sur rien : il a des idées, elle des sentiments. Il veut donner des conseils sur le couple, elle veut se relier à la nature. Il théorise, elle ressent. Les personnages de Fabrice et Valentine, à la fois proches des interprètes et entièrement imaginés, se retrouvent à s’expliquer, à se raconter, à trouver ensemble une issue.

Texte : Valentine Gérard, Fabrice Adde, Olivier Lopez
Avec Valentine Gérard et Fabrice Adde
Mise en scène et création lumière : Olivier Lopez / Régie : Nikita Haluch

Samedi 7 mars. 20h. 5 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


Goûtez aux ‘Fleurs du Mal’ au Théâtre du Chapeau Rouge

En résidence au Théâtre des Doms, la Compagnie d’Héloïse Ravet s’empare d’une histoire familiale pour en faire matière de théâtre. 

Lors de cette résidence, elle nous ouvre les portes de son écriture, explore les rêveries, les violences et les vies multiples de sa sœur, toxicomane depuis plus de vingt-cinq ans. C’est une création qui explore l’intime et la complexité d’une relation familiale à partir d’archives personnelles

Théâtre et performance

‘Épuiser les soleil’ navigue entre archives personnelles, théâtre et performance. C’est un regard intime et sensible sur une vie qui échappe aux codes, qui refuse de se réduire à ses fragilités. 

Une mise en scène sensible 

Un spectacle qui cherche moins à comprendre qu’à entendre et à faire exister cette présence mystérieuse et bouleversante, laissant déjà percevoir la vitalité et la force d’une existence qui refuse de se taire. Mettre au centre le côté des mondes, sans servir la misère ni les larmes. Une plongée dans la complexité d’une existence, pleine de lumière malgré l’ombre.

Jeudi 5 mars. 19h. Entrée libre sur réservation conseillée. Théâtre des Doms. 1 bis Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 90 14 07 99.

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