20 mars 2026 |

Ecrit par le 20 mars 2026

À l’occasion de la semaine italienne, le Théâtre des Halles accueille ‘M. Un amour suprême’

La pièce dresse le portrait de Melina Riccio, une femme guidée par une mission, celle de reconstruire le Paradis sur Terre.

Après Nannetti, le colonel astral et Giovanni !… En attendant la bombe, Gustavo Giacosa dessine sur scène un nouveau portrait, celui de Melina Riccio, dite M., une femme guidée par une mission, celle de reconstruire le Paradis sur Terre. M., par ses interventions artistiques dans les villes où elle passe – chansons, poésie, graffiti, broderies — espère sauver la nature et l’humanité de la destruction. Elle veut « recoudre le monde… »

Melina Riccio Sauve

En lutte contre un monde gouverné par l’argent, cette italienne, née en 1951 près de Naples, partage sa vision critique de la société par l’expérience sensible d’une utopie anticapitaliste. Une femme qui refuse tout compromis avec le système pour poursuivre sa mission : « reconstruire le Paradis sur terre. » Entre combat écologiste et délire mystique, cette anti-héroïne truffe les murs des villes d’Italie de messages d’amour, d’écologie, de paix et de justice, toujours écrits en rimes et signés d’un « Melina Riccio Sauve. » Protagoniste de nombreuses expositions internationales, le travail de Melina est depuis peu intégré à d’importantes collections publiques, comme celle du Centre Georges Pompidou à Paris.

Gustavo Giacosa sur scène avec le pianiste Fausto Ferraiuolo

Gustavo Giacosa a recueilli et archivé pas-à-pas les traces fragiles laissées par cette artiste d’art brut pour en faire un spectacle librement inspiré de leur rencontre et de leur relation. Il joue tous les personnages, en six chapitres, il raconte la transformation de Melina Riccio. 

Samedi 12 octobre. 20h. 5 à 22€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. Avignon. 04 32 76 24 51.


À l’occasion de la semaine italienne, le Théâtre des Halles accueille ‘M. Un amour suprême’

Jusqu’au 20 octobre, la 8ᵉ édition de ‘La bella Italia’ s’installe dans Avignon pour célébrer l’Italie, son art de vivre, sa gastronomie, sa culture, sa dolce Vita.

Cette Semaine à l’Italienne est toujours un événement très attendu. Force est de constater que le succès aidant, la semaine est devenue beaucoup plus qu’une semaine et cette 8ᵉ édition ne dément pas un succès qui se mesure à l’accroissement des partenaires et des propositions tant artistiques que culinaires.

Les scènes avignonnaises se sont mises à l’heure italienne pour nous offrir théâtre, concerts et danse. Avec deux thèmes principaux qui s’entrecroisent : le centième anniversaire de la mort de Giacomo Puccini et la danse contemporaine.

Les spectacles du soir cette semaine

L’Art d’accommoder les restes de la compagnie Rocking Chair Théâtre
Ce spectacle rend hommage aux femmes, à la vieillesse et à ce qu’il reste d’une vie dédiée à la musique. Très attachées à leurs racines siciliennes et à ses chants populaires, Esther, Rebecca et Emmanuelle nous transmettent l’émotion de ces chansons. Manipulant deux marionnettes à taille humaine, elles accompagnent le spectateur dans l’univers de ce concert à la fois émouvant et burlesque, le « privilège de l’âge » donnant aux deux interprètes la liberté d’exprimer leur caractère bien trempé. La musique est jouée sur scène, en live, avec synthétiseur, guitare, tombasse et deux voix. Avec : Emmanuelle Ader, Rebecca Marlot, Esther Marlot.
Mercredi 9 octobre. 20h. 5 à 18€. Théâtre du Balcon. Cie Serge Barbuscia. Scène d’Avignon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org 

• Puccini Opéra, voix de femmes, une chorégraphie de Monica Casadei
La Compagnie Artemis Danza consacre son projet artistique aux trois fascinantes héroïnes du compositeur Giacomo Puccini : Tosca, Madame Butterfly et Turandot. Dans les trois tableaux qui composent ce spectacle, la lecture personnelle de la chorégraphe Monica Casadei place le thème du féminin au centre d’un processus de réinterprétation chorégraphique, visuelle et musicale. L’amour tragique, l’amour contrasté, l’amour cruel qui anéantit, la soif de possession qui mène à la destruction, vivent dans les visages, les corps, les gestes de la Compagnie et ne cessent de nous faire réfléchir sur l’actualité des histoires qui ont ému le public du monde entier.
Jeudi 10 octobre à 19h. Vendredi 11 octobre à 19h. 10 à 25€. Théâtre du Chêne Noir. 8 bis, rue Sainte-Catherine. Avignon. 04 90 86 74 87 /     contact@chenenoir.fr

La Traviata de Puccini
Le célèbre opéra de Giuseppe Verdi sera filmé et retransmis à 20h sur la Place Saint-Didier à Avignon. Un événement lyrique gratuit, qui s’adresse à tous les publics, à toutes celles et à tous ceux qui ne peuvent assister au même moment à la représentation, à l’Opéra Grand Avignon.
Vendredi 11 octobre. 20h. Gratuit. Place Saint-Didier. Avignon. 

M. Un amour suprême de Gustavo Giacosa 
La pièce dresse le portrait de Melina Riccio, une femme guidée par une mission, celle de reconstruire le Paradis sur Terre. Après Nannetti, le colonel astral et Giovanni !… en attendant la bombe, Gustavo Giacosa dessine sur scène un nouveau portrait, celui de Melina Riccio, dite M., une femme guidée par une mission, celle de reconstruire le Paradis sur Terre. M., par ses interventions artistiques dans les villes où elle passe – chansons, poésie, graffiti, broderies — espère sauver la nature et l’humanité de la destruction. Elle veut « recoudre le monde »…
Samedi 12 octobre.20h. 5 à 22€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


À l’occasion de la semaine italienne, le Théâtre des Halles accueille ‘M. Un amour suprême’

Dans le cadre de la Semaine Bleue, qui met à l’honneur les retraités et des personnes âgées du lundi 30 septembre au dimanche 6 octobre, la MSA Alpes-Vaucluse, le comité action sociale AGIRC ARRCO-Paca Corse et le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) d’Apt, propose un théâtre-forum sur le thème du rôle des aidants ce mardi 1ᵉʳ octobre.

Un aidant est une personne qui accompagne de façon régulière un proche dans les actes de la vie quotidienne du fait d’une dépendance liée à l’âge, à la maladie et /ou au handicap. La France en compte 11 millions. Et c’est ce rôle qui sera mis à l’honneur ce mardi 1ᵉʳ octobre à la salle des fêtes d’Apt.

‘Les Z’aidants’ est une saynète mettant en scène une femme âgée en perte d’autonomie et ses deux filles qui prennent soin d’elle. Les comédiens de la Compagnie des Autres mettront en avant les situations problématiques et les difficultés que peuvent rencontrer les aidants et résoudront ces situations, afin de soulager les personnages, avec l’aide du public. L’occasion d’en apprendre plus sur le rôle d’aidant au travers d’échanges ludiques et conviviaux.

La journée nationale des aidants est l’occasion pour la MSA Alpes-Vaucluse d’effectuer une enquête auprès des aidants, pour connaître leurs besoins et recenser les ressources existantes sur le Pays d’Apt. Cet évènement sera l’occasion de restituer la synthèse de cette enquête, et de proposer à tous, professionnels et aidants familiaux, de participer à l’élaboration du plan d’action, pour soutenir concrètement les personnes qui apportent une aide à un proche.

‘Les Z’aidants’. Mardi 1er octobre. 14h. Entrée libre et gratuite. Salle des fêtes. Place Gabriel Péri. Apt.


À l’occasion de la semaine italienne, le Théâtre des Halles accueille ‘M. Un amour suprême’

Trois jours pour réaffirmer que la culture est un droit et non pas un luxe

Ce festival hébergé au cœur de la cité des Papes, initié par la Fondation Abbé Pierre, La Garance Scène Nationale de Cavaillon et l’association Le Village, a lieu tous les 2 ans. Ce festival hors norme, qui aura lieu du vendredi 27 au dimanche 29 septembre, réaffirme que la culture est un droit et non pas un luxe. Il conjugue l’art sous toutes ses formes et place au cœur de son projet les personnes en grande précarité.

60 créations, 750 artistes amateurs et professionnels, 30 lieux, 5000 spectateurs attendus

Ce temps de rencontres unique en son genre est le résultat de plusieurs mois d’ateliers sur tout le territoire de l’Hexagone avec des amateurs en situation de grande précarité et des artistes professionnels. Parmi eux, cette année, de grandes figures de la culture comme le chorégraphe Christian Rizzo, Didier Ruiz, Christophe Loiseau ou encore le jeune artiste Massimo Fusco, qui se joignent à plus de 600 participants pour offrir au public des spectacles de danse, de théâtre, des films et proposer encore plein d’ateliers !

Un foisonnement de propositions avec quelques temps forts

Pendant 3 jours, il s’agit de se laisser surprendre, au fil d’une libre déambulation dans plus de 30 lieux avignonnais. L’équipe d’organisation le souligne dans son édito « …Une couronne sur l’affiche 2024 de C’est pas du luxe !, comme un clin d’œil à la richesse et à la profusion des propositions artistiques réalisées pour ces 3 jours de rencontres, de fête, de découvertes et de partage. » Il y aura de la danse, du cirque, du théâtre, de la musique, des arts visuels, des ateliers… Il y aura surtout un autre regard sur la précarité tant la qualité des prestations d’amateurs impressionne.

L’exposition ‘Le grand tour’ à la Collection Lambert

Comment habiter et s’emparer véritablement de nos lieux de culture ? Accompagnés de trois chorégraphes dont le chorégraphe Christian Rizzo, ces commissaires d’exposition se sont aventurés dans trois capitales européennes. 
Vernissage de l’exposition de 18h30 à 21h. Vendredi 27 septembre. Samedi de 11h à 18h. Dimanche de 11h à 17h. Cette exposition collaborative se poursuivra jusqu’au 29 janvier 2025. Collection Lambert.

Un projet participatif ‘Le grand bazar des savoirs’

Une expérience un peu folle : réunir 80 passionnés pour un speed-dating des savoirs sous la houlette du metteur en scène Didier Ruiz. Des journées placées sous le signe de la curiosité.
Samedi 28 septembre. 14 à 18h. Dimanche 29 septembre. 10h à 13h30. Église des Célestins.

Une grande fête ‘The Big Party’

Un karaoké géant, des défilés, des DJ set, un concours de construction de marionnettes, des tirages de cartes et bien d’autres surprises. Paillettes et marionnettes !
Samedi 28 septembre. 18h30. La FabricA.

Un spectacle ‘Un beau jour’

À travers la transmission de leurs danses et leurs portés acrobatiques, les artistes de la Compagnie Le Doux Supplice interrogent le déséquilibre et la singularité des corps pour créer de nouveaux espaces d’attention et de soin de l’autre.
Dimanche 29 septembre. 17h. Place St-Didier.

Le festival côté pratique

Restauration et buvette sur place. Le festival est accessible sur présentation du bracelet-pass à prix libre.
Accueil général au Square Agricol Perdiguier, Avignon.
C’est pas du luxe ! Jeudi 26 septembre de 14h à 19h. Vendredi 27 septembre de 10h à 20h30. Samedi 28 septembre de 10h à 19h. Dimanche 29 septembre de 10h à 17h. contact@cestpasduluxe.fr / 04 90 78 64 64      


À l’occasion de la semaine italienne, le Théâtre des Halles accueille ‘M. Un amour suprême’

Pour ce week-end de rentrée, l’équipe de Deraïdenz — Pôle Théâtre et Marionnette — a préparé deux journées et soirées autour de la marionnette ces samedi 14 et dimanche 15 septembre.

Au programme, des initiations et ateliers de construction pour tous, un spectacle, une soirée Kabaret-Scène Ouverte, une soirée apéro-projection, etc ! Le Pôle Théâtre et Marionnette sera également ouvert en continu pendant tout ce week-end de 11h à 21h pour visiter les ateliers et l’exposition permanente et pour boire un verre sur place en profitant de la terrasse, sur l’île de la Barthelasse. Une belle occasion de découvrir que Deraïdenz c’est un projet artistique, mais également un lieu culturel convivial ouvert à tous.

Déraïdenz, une compagnie consacrée à l’Art de la marionnette

Depuis sa fondation à Avignon en février 2017 et son installation en 2020 sur l’île de la Barthelasse, Deraïdenz crée des spectacles, des déambulations, des événements, des petites formes et des soirées uniques. Son univers singulier s’exprime également lorsqu’elle dispense ateliers, stages, et qu’elle construit marionnettes, masques et autres curiosités. La compagnie a su s’inscrire dans le paysage vauclusien en créant ses spectacles – La Dame Blanche, InKarné, les derniers jours de Pierre — aussi bien lors du festival d’Avignon, dans les théâtres avignonnais, que pendant les journées du patrimoine à Bollène, les déambulations de Noël à Avignon, sans oublier des représentations scolaires à l’auditorium du Thor.

Mais aussi un centre de rencontres artistiques, d’ateliers et de convivialité 

En témoigne la volonté de proposer des week-ends de découverte et de convivialité. Vous pensiez que la marionnette était réservée à un public jeune ? L’exposition et la découverte des ateliers séduiront les plus grands aussi. Vous pensiez venir en tant que spectateur ? La soirée Kabaret vous invite à monter sur scène également et les ateliers à fabriquer, vous aussi, votre marionnette.

Programme du week-end

Samedi 14 septembre

‘René Forever’ de Lital Tyano, un spectacle déambulation créé par la Compagnie Neshikot.
Martine est une femme âgée, elle a perdu son René avec qui elle a vécu depuis toujours. Elle se balade avec la pantoufle de son amour, à la recherche de quelqu’un qui pourrait peut-être la chausser… Mais est-ce possible de remplacer René ? C’est l’histoire de celui qui reste. C’est l’histoire d’un amour éternel.
16h et 20h. 5€ (sur réservation).

Soirée Kabaret-Scène Ouverte.
Artistes, musiciens qui répètent sous la douche, conteurs, etc. La formule reste la même : vous avez 3 minutes sur une scène de 3m x 3m !!  Conte, théâtre, marionnette, danse, chant, etc. ; toutes les propositions sont les bienvenues !
20h. Pour participer à la scène ouverte ou faire partie du public, la réservation est maintenant obligatoire pour tous, par mail : contact@compagniederaidenz.com !
Sur adhésion à partir de 5€.

Dimanche 15 Septembre

Atelier fabrication d’une marionnette marotte, à faire en famille, et à partir de 8 ans.
De 10h à 13h. Prix libre à partir de 5€ (réservation obligatoire).

Atelier stop-motion avec l’argile, pour ado-adulte, pour créer un petit film d’animation avec un personnage en argile.
De 15h à 18h30. Prix libre à partir de 30€ (réservation obligatoire).

Apéro-projection, film d’animation slave pour adolescents et adultes.
19h. Sur adhésion à partir de 5€ (réservation obligatoire).

Une nouveauté, un atelier “Marionnette-Texte-Objet” 

Deux fois par mois, Vanessa Clément de la compagnie Divine Quincaillerie animera des ateliers ‘Marionnette-Texte-Objet’. Cet atelier s’adresse à toutes les personnes âgées d’au moins 12 ans désireuses d’avoir une pratique théâtrale tournée vers la création. La manipulation et l’assemblage d’objets seront la source d’inspiration du comédien/créateur afin d’inventer de petites histoires, des contes ou des saynètes. Les ateliers dureront trois heures de 9h30 à 12h30 et auront lieu un samedi sur deux (sauf pendant les vacances). Début des cours le 5 octobre. 

Pour plus d’informations et pour les réservations : 06 18 78 39 98 / contact@compagniederaidenz.com
Deraïdenz. Pôle Théâtre et Marionnette. (PTM) 2155 chemin de la Barthelasse. Avignon.


À l’occasion de la semaine italienne, le Théâtre des Halles accueille ‘M. Un amour suprême’

L’édition 2024 du Festival des Nuits de l’Enclave des papes organisé par le centre dramatique des villages du Haut Vaucluse s’est déroulé du 18 au 28 juillet sur le département vauclusien. Il a une nouvelle fois attiré un public nombreux puisque c’est plus de 3.000 personnes qui ont été attiré par la programmation riche et variée de cet évènement annuel. 

Cirque, danse et surtout du théâtre, il y en avait pour tous les goûts lors du festival qui s’est tenu lors de cet été 2024. Une mention spéciale pour la pièce « L’école des femmes » de la compagnie Le Commun des Mortels qui a su susciter l’intérêt du public lors de la tournée des villages. C’est plus de 420 personnes qui sont venus assister à cette pièce dans l’Enclave des Papes. 


À l’occasion de la semaine italienne, le Théâtre des Halles accueille ‘M. Un amour suprême’

Un peu d’histoire

On connaît Napoléon Bonaparte, officier, général, premier Consul puis Empereur des français en 1804. S’il fut pour beaucoup l’artisan du redressement de la France après la Révolution, il reste associé ensuite à une France en état de guerre permanent, contre le Royaume-Uni,  la Russie, la Prusse, l’Autriche, et aux victoires d’Austerlitz, Iéna ou défaites telles Trafalgar ou Leipzig. On connaît moins le général Jean-Victor Moreau qui combattra aux côtés de Napoléon avant d’être incarcéré par celui-ci, accusé de conspiration.

Un peu de fiction

Ces deux hommes hors du commun méritaient de se rencontrer ailleurs que sur un champ de bataille. Ainsi en a décidé Soizik Moreau, universitaire et femme de lettres qui a imaginé une rencontre, plutôt une confrontation dans la prison du Temple. Nous assistons alors à une joute verbale extrêmement crédible, car nourrie de faits historiques avérés, dits par des personnalités exceptionnelles à leur manière. On s’attache au début à l’histoire des conquêtes guerrières que l’on connaît mal, aux diverses conspirations, aux faits reprochés à l’un et à l’autre. Soudain, comme une évidence, on est ailleurs : aussi près des révolutions, des guerres actuelles que de nos récentes élections législatives en France. Tout fait sens : la lutte pour garder le pouvoir, les stratégies employées, les trahisons débusquées, les personnalités qui émergent, le sens du devoir face aux valeurs de la République… ou le contraire.

Beaucoup de théâtre

Il fallait beaucoup de talents pour que cette fiction historique puisse nous tenir en haleine. Or, bien que connaissant l’issue, la confrontation est passionnante. Au-delà d’un texte extrêmement précis et rigoureux, l’interprétation de Jean-Louis Cassarino et Arnaud Arbessier est brillante, car juste de sobriété. Ils ont su à la fois s’effacer devant le texte tout en donnant de la chair à leur personnage. La mise en scène est surtout rythée par le ton de la rencontre qui varie entre le tutoiement et le vouvoiement, l’admiration ou pas réciproque, la familiarité qui surgit quelquefois. 

Un beau moment d’histoire qui présente deux visions du monde et qui devient ainsi universel.

Jusqu’au 21 juillet. 13h30. 12 à 20€. Théâtre des Corps Saints. 76 Place des Corps Saints. 04 84 51 25 75.


À l’occasion de la semaine italienne, le Théâtre des Halles accueille ‘M. Un amour suprême’

Jamais la Cour d’Honneur n’avait aussi bien porté son nom. Pendant près de 4h, elle honore une vie fictive dans une mise en scène sublime aux dispositifs scéniques grandioses servie par des acteurs d’une grande virtuosité.

Pourtant, les gradins se vident à chaque représentation, dès la première heure ou à l’entracte qui intervient au bout de deux heures. 

Mais qui a peur d’Elizabeth Costello ?

Sous ce nom se cache un personnage créé par l’écrivain sud-africain JM Coetzee, Prix Nobel de littérature 2003. Un personnage complexe, fantasque, volubile, borderline qui parcourt le monde de conférences en conférences, en « sept leçons et cinq contes moraux. » À tel point qu’il ne faudra pas moins de cinq comédiennes et un comédien pour l’incarner.

Une réalité augmentée, des fantasmes assumés

Bien plus qu’une mise en abyme, le spectacle créé par le polonais Krzysztof Warlikowski est conçu en tableaux, comme des instantanés de vie, quelquefois déroutants, mais qui prennent sens dans la continuité du spectacle qui devient dans sa deuxième partie plus intime avec une Elizabeth Costello vieillissante, plus apaisée, mais néanmoins toujours aussi outrecuidante dans sa méditation sur la mort, la vieillesse, la famille, la sexualité.  

Ne pas confondre lassitude avec ennui

Alors oui, nous arrivons en retard quelquefois pendant ce voyage qui va de l’Antarctique en Pennsylvanie, les paroles se perdent, les prises de position excessives envers la cause animale peuvent agacer, les thèmes récurrents, solitude, liberté, place de l’artiste etc… nous interpellent.

La lassitude n’est pas l’ennui, c’est juste l’envie de quitter le personnage, mais pas le spectacle. Le fil d’Ariane autour de ce personnage s’use, s’effiloche ou est carrément perdu selon le puzzle de sa vie. Qu’importe, le spectacle reste magnifique, à la fragilité vieillissante de l’héroïne répond la beauté de la scénographie de Malgorzata Szczesniak. On entre peu à peu dans la complexité de l’âme humaine, un processus effectivement qui se mérite. 

Le vent, l’heure tardive, le sujet qui se mérite, la gymnastique pour lire les sous-titres selon votre placement, la fatigue de fin de festival peuvent peut-être expliquer le manque d’unanimité pour cette création qui reste cependant exceptionnelle.

Dernier jour de la 78ᵉ édition, première fois ! Tarifs réduits avec le code : 21juilletFDA

Vous connaissez l’expérience singulière de faire le Festival d’Avignon ? Emmenez une personne qui le découvre pour la première fois et bénéficiez d’un tarif réduit pour vous et votre accompagnant ! Ajoutez le code ? 21juilletFDA à votre commande. Offre valable sur l’ensemble de nos canaux de ventes (site internet, téléphone et guichet du cloître Saint-Louis) uniquement pour les représentations du dimanche 21 juillet.

Jusqu’au 21 juillet. 22h. De 10 à 45€. Palais des Papes. Cloître Saint-Louis, 20 rue du Portail Boquier, Avignon. 04 90 27 66 50. festival-avignon.com 


À l’occasion de la semaine italienne, le Théâtre des Halles accueille ‘M. Un amour suprême’

Le Club de la Presse du Grand Avignon et du Vaucluse a organisé la 18ᵉ édition de ses Coups de Cœur du Festival Off ce jeudi 18 juillet. Sur les dix pièces présélectionnées, trois ont reçu un prix :

  • J’aurais voulu être Jeff Bezos, du Collectif P4 au 11.Avignon, a obtenu une récompense de 500 € financée par les adhérents du Club de la Presse. Une satire déjantée de la société consumériste et de son empereur Jeff Bezos. La pièce a été récompensée pour la créativité de sa mise en scène et le jeu des acteurs.
  • Le Repas des Gens, de la compagnie L’Entreprise au Théâtre des Halles, délivre un véritable hommage au théâtre. Un directeur de théâtre invite Robert et sa femme à dîner. Mais le couple, qui n’est jamais allé au théâtre, ignore que le repas va se dérouler sur la scène, devant les spectateurs…
  • Sur le cœur, de la compagnie Le Théâtre du Baldaquin au Théâtre du Train Bleu, raconte l’histoire de femmes qui, un jour, perdent subitement la parole. Que se passe-t-il ? Cette étrange maladie préoccupe le monde scientifique. Cette pièce a été appréciée pour le talent des comédiens et l’originalité de la mise en scène.

https://www.echodumardi.com/tag/theatre/page/14/   1/1