17 septembre 2026 |

Ecrit par le 17 septembre 2026

‘Les enfants de la vallée’ au Théâtre des Doms

Le 15 juillet 2021, des inondations frappent la Belgique, touchant les vallées de la Vesdre et de l’Ourthe… 

Les artistes de ce spectacle ont recueilli la parole des enfants qui ont vécu ces inondations et qui en ont été traumatisés. Ils ont effectué des ateliers de création, des entretiens et certains enfants ont intégré le spectacle, sur scène ou en vidéo. Leur vallée était devenue la vallée des larmes avec des pertes humaines et matérielles, la vallée du désespoir avec tous les tracas administratifs à venir et la reconstruction à assurer mais aussi la vallée de l’espoir pour comprendre et remonter aux sources de l’incompréhension. Il s’est agi de transformer cette matière en un théâtre à la fois documentaire et poétique. Tous les thèmes sont joliment abordés, sans pathos mais sans acceptation pour autant, à travers le regard ou plutôt le silence d’un enfant. 

Un spectacle pour tous qui donne la parole aux enfants

C’est l’histoire d’une enfant Camille qui ne parle plus : tristesse d’avoir perdu son chien dans cette catastrophe, colère contre la rivière. C’est l’histoire de tous les enfants qui ont pu décrire le grondement effrayant de l’eau, le silence des objets qui flottent, les voitures renversées, les déchets qui ont envahi la cour d’école, l’effondrement des adultes. La première partie évoque la tristesse, la colère et le traumatisme au sein de la famille de Camille. C’est très documenté et réaliste. Peu à peu, à mesure que Camille cherche à comprendre et à remonter aux sources de cette catastrophe, le propos se décentre et est traité d’une manière plus onirique alors que le thème abordé est bien réel et concret : celui du dérèglement climatique. La vérité apparaît peu à peu hauteur d’enfant : le fleuve est vivant, s’ il est sorti de son lit  c’est que la nature a repris ses droits, bafoués par les hommes. 

C’est l’histoire émouvante d’une réconciliation malgré l’adversité, malgré les fautes et le chagrin. Un spectacle tout public joliment mené et efficace. 

Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 8, 15 et 22. 10h30. 10 à 21€. Théâtre des Doms. 1 bis Rue des Escaliers Saint-Anne. 04 90 14 07 99. 


‘Les enfants de la vallée’ au Théâtre des Doms

Rêver sa vie ou vivre ses rêves ?

La question se pose pour Christelle qui ne sait pas dire non à sa mère qui nourrit des ambitions pour elle. Elle ne sait pas dire plus oui à ses rêves les plus fous : devenir artiste.

Dès les premières minutes la confrontation entre le personnage de la mère possessive et toute puissante et la  «  reine des folles » comme Christelle se nomme pose un des premiers thèmes de la pièce :  la charge que font peser ceux qui nous aiment mais qui ont des ambitions pour nous :  tu seras médecin ma fille ! Ou avocate ? La difficulté de dire non dans sa vie professionnelle, aux amis…

Christelle Korichi, à défaut d’avoir été médecin a réellement été infirmière et elle nous le prouve dans cette autofiction seule en scène: par des anecdotes désopilantes mais aussi des séquences poignantes : les invitations douteuse du chef de service, les  gardes de nuit , les changements de planning. Qu’importe, puisque son rêve existe toujours : devenir artiste.

La force de ce spectacle c’est l’énergie déployée sur scène qui n’a d’égale que le « parcours de la combattante » pour en arriver là mais aussi l’humour, la tendresse envers les personnages qu’elle interprète magnifiquement même si elle a eu à les combattre. 

Le bégaiement de l’enfance, le désarroi de l’adolescente font place petit à petit à une libération salvatrice où la femme comme l’actrice prend et rentre dans la lumière. Ses propos deviennent  un plaidoyer , une incantation à oser faire ce qu’elle a fait et  la preuve vivante est sur scène : regardez moi , je voulais être artiste je le suis, je viens de vous raconter ma vie, si j’ai pu le faire, vous aussi !

Fort à parier que beaucoup de vocations ou rêves trouveront leur chemin pour  dire oui à « un autre monde » aux infinis possibles.

Du 8 au 22 juillet.Uniquement les mercredis à 13h20. Théâtre des Brunes.32 Rue Thiers. 04 84 36 00 37


‘Les enfants de la vallée’ au Théâtre des Doms

Comme chaque année, L’Echo du Mardi recense pour vous les spectacles du Festival d’Avignon, qui a lieu du 4 au 25 juillet 2026, dans une carte interactive mise à jour quotidiennement.

Bon spectacle !




‘Les enfants de la vallée’ au Théâtre des Doms

Un huis clos savoureux mais glaçant qui traite du sujet universel de la délation. Universel car rien n’est daté. Il y a bien un juke box , des tenues vestimentaires mais tout est fait au début pour nous perdre. Qui sont ces 2 hommes dans ce bar ? Que fait cette étrange serveuse à la fois désoeuvrée et sur le qui-vive qui traverse de temps en temps le plateau ? Elle veille ? Elle surveille ?

Par ce texte écrit en 2002, alors que Jean Marie Le Pen accédait au deuxième tour de l’élection présidentielle, l’écrivain et acteur français Jean-Claude Carrière voulait tirer une sonnette d’alarme sur la montée de l’extrême droite et alerter sur la démocratie en danger. Dans cette confrontation entre un commissaire et un indic, les dialogues se densifient, le ton monte, les rôles se renversent car en effet, le délateur est bien un citoyen ordinaire qui a fait son job : dénoncer. Que peut on lui reprocher ? Les situations deviennent absurdes,  l’étau se resserre, la naissance ou plutôt la genèse du totalitarisme se dessine sans discours grandiloquent. Il fallait pour porter ce texte étonnamment limpide et ciselé des acteurs remarquables que sont Stéphane Bierry et Yan Collette. A la fausse bonhomie et aisance de l’un répondent la rigidité et les faux fuyants de l’autre. Leur jeu est juste et approprié. Ils incarnent complètement le processus de la manipulation, ils ne font qu’un dans un engrenage machiavélique. 

Du 3 au 25 juillet. 13h35. 18 et 26€. Relâche les mercredis. Théâtre du Girasole. 24 bis, rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 82 74 42. 


‘Les enfants de la vallée’ au Théâtre des Doms

Quand un avocat brillant ne comprend pas son procès, quand la situation lui échappe, quand il est à court d’arguments, quand il doit plaider pour lui-même ? On est forcément au théâtre… quoique que. C’est ce qui arrive à Henri Dutertre, verbe haut et carrure sûre quand il débarque pour une convocation croyant défendre un client . Peu à peu, on comprend que ce rendez vous est celui du Jugement Dernier et que l’interrogatoire va tourner à une confrontation spirituelle pour solde de tous comptes. Face à un Dieu incarné par un Yves Sauton soufflant le chaud et le froid et à la Mort flamboyante (Hélène Péquin) dont il tombe malgré lui amoureux, il croit tout maîtriser mais tombe en plein cauchemar. Heureusement le texte co-écrit par Thierry Desouche et Gregoire Aubert (‘La Parenthèse du Mimosa’, Off 2024) est plein d’humour, les situations pleines de rebondissements et finalement il (on) s’en sort plutôt bien puisque l’humain triomphe. Un texte servi sur un plateau par d’excellents interprètes.

Du 4 au 25 juillet. 14h55. Relâche le jeudi. 10 à 21€. Optimist Théâtre. 50 rue Guillaume Puy. 04 65  87 92 15


‘Les enfants de la vallée’ au Théâtre des Doms

La Chapelle du Verbe Incarné présente dix spectacles irrigués par les mémoires, les luttes et les imaginaires des pays ultra-marins.

La Chapelle du Verbe Incarné fête son 29e anniversaire. Ce lieu a été créé par Greg Germain et Marie-Pierre Bousquet pour faire entendre les artistes de Guadeloupe, Martinique, Guyane, Nouvelle Calédonie, Polynésie, Réunion. Mission superbement accomplie. Cette édition s’inscrit pleinement dans cette exigence. Greg Germain précise : « Notre programmation se déploie en archipel, nous avons voulu que les œuvres présentées composent un paysage artistique riche, indiscipliné, où les formes dialoguent autant que les histoires et où chaque proposition vient déplacer les lignes, questionner les récits dominants et faire surgir d’autres manières de dire le monde. Mais cette édition est aussi profondément ancrée dans le présent. Elle interroge nos sociétés contemporaines, leurs fractures, leurs tensions, leurs espoirs ».

Le Pass Toma
Comme l’an dernier, La Chapelle du verbe incarné propose le Pass Toma avec les dix spectacles pour 30€.

Les infos pratiques
Au menu non seulement des spectacles de théâtre, de danse, de musique, mais aussi des rencontres comme chaque année. Les samedi 11 et dimanche12 juillet : Les écrans du Tout-Monde : projections suivies d’un temps d’échange avec Christiane Taubira et Mathilde Damoisel ; les jeudi 16 et samedi 18 juillet Université d’été de la Sorbonne Nouvelle, les mercredi 15, lundi 20 et mercredi 22 juillet, lectures et le mardi 21 Karaoké littéraire. Chapelle du verbe incarné. Tout le programme ici. 21 G, rue des Lices à Avignon. Billetterie ici.
Marie-Hélène Loubatié


‘Les enfants de la vallée’ au Théâtre des Doms

Au Théâtre du Chêne Noir, la programmation a déjà séduit 20 000 spectateurs qui ont réservé leur place avant que débute la nouvelle édition du Festival Off.

Et le patriarche, Gérard Gélas, qui fêtera ses 79 ans le 7 juillet prochain, reprend ‘Zadig’ de Voltaire à 14h50. « La philo, c’est mon socle, d’ailleurs j’avais eu 19,5/20 au baccalauréat, la meilleure note de France, moi qui étais élève au Lycée Mistral. On l’a vu avec le Bataclan, la tolérance, la lutte contre tous les fanatismes sont toujours d’actualité. Le ciselé de ce conte voltairien, drôle, décapant, sa profondeur m’ont convaincu de le ré-écrire, de le mettre en scène pour en faire une pièce de sorte que la jeunesse d’aujourd’hui puisse se rafraîchir à une pensée que n’asserviront jamais les algorithmes dans les portables. Eteignons-les, levons la tête et que le spectacle commence. »

Son fils Julien Gélas, qui lui a succédé, a alors présenté un à un les spectacles de cette 59e édition du Festival Off. « C’est émouvant de vous voir ici, dans cette ancienne chapelle. Même si la création en France est malmenée, si les subventions se raréfient, vous nous faites confiance les yeux fermés, déjà 20 000 billets prévendus, merci. La culture, ce n’est pas un luxe, c’est vital, c’est une liberté, c’est le bien-être de la société française. »

La programmation

‘Walt, la folie Disney’ est programmé à 10h Salle John Coltrane. « Ce génie était prêt à se mettre sur la paille pour vivre son art. Il a mis 4 ans pour sortir Blanche Neige au terme d’un long processus créatif à la fois douloureux et laborieux. À 12h15, ‘Tout le bleu du ciel’ de Mélissa Da Costa (best-seller aux 10 millions de lecteurs) sera mis en scène par Mikaël Chirinian dont le papa, ancien adjoint de Marie-Josée Roig était dans la salle lors de la conférence de presse.

Suivra à 14h15, ‘Ubu Roi’ d’après Alfred Jarry mis en scène par Jean-Marie Galey. « Avec sa casquette MAGA, il sature les réseaux sociaux de sa sottise sans limite et sa méchanceté décomplexée. Il sature l’égoût de l’information en continu, draine dans son sillage des millions de gogos écervelés et extasiés. » A 16h 15, ‘Carnets d’Ukraine’ de Michel Hazavanicius mis en scène par Julien Gélas. Portraits de femmes et d’hommes qui se battent pour leur liberté, leur terre, leur famille. L’art face à l’obscurantisme. 

Place à ‘Antigone’ à 18h, le chef d’oeuvre de Jean Anouilh mis en scène par Andréa Bescond, auteure des ‘Chatouilles’ qui se se lève et se bat contre le patriarcat de Créon. A 20h, ‘L’harmonie des genres’ de Noémie Delattre. Entre hommes à la masculinité bienveillante et femmes fortes et épanouies.

Dans la Salle Léo Ferré, à 10h15, une fidèle du Chêne, Frédérique Lazarini metta en scène ‘L’école des femmes’. A 12h30, ‘Un conte d’hiver’ de Shakespeare, suivra à 17h, ‘L’avare’ repensé par Tigran Mekhitarian avec 8 comédiens. Puis place à la danse avec ‘Islands’ sur une chorégraphie de Carolyn Carlson à 19h 20. A 21h 15, ‘Intra Muros’ d’Alexis Mickalik.

Du 16 au 25 juillet, Thierry Lhermitte viendra pour ‘La rencontre’ de Charles Pépin à 19h 30, Andréa Bescond les 6 & 13 juillet pour ‘Les chatouilles ou la danse de la colère’, récompensées par le Molière 2016 du seul en scène et par deux César au cinéma. Enfin le 20 juillet Francis Huster célèbrera ‘Un cancre au paradis’.

Entre artistes et spectateurs, le Théâtre du Chêne Noir, et son équipe qui fêtera ses 60 ans en 2027, reste viscéralement un lieu de création et de dialogue malgré les fanatiques en tous genres, jusqu’à Poutine et Trump.

Gérard Gelas. DR

‘Les enfants de la vallée’ au Théâtre des Doms

Si le(s) Festival(s) d’Avignon commence(nt) le 4 juillet, les théâtres, les compagnies et le public n’ont pas attendu pour investir la ville dès le mois de mai.

Au Théâtre Artéphile, le festival a commencé début juin

Depuis 9 ans déjà, Anne Cabarbaye et Alexandre Mange proposent en avant-première les créations de leur programmation de l’été.  Une programmation choisie et assumée pour satisfaire tous les publics autour des écritures contemporaines, présentée dans un élégant livret. Sur 14 spectacles dans les 2 salles d’Artéphile, 11 sont des créations que le public local a pu voir en juin à des tarifs très abordables, loin de la foule de juillet et avec un accueil « maison » idyllique pour se poser, discuter après le spectacle et même rencontrer les artistes. Ce n’est pas un thème qui a imposé la programmation mais de fait, c’est l’espoir (et Hope! ) qui en est – involontairement — le fil rouge. Les femmes, qu’elles soient interprètes ou metteuses en scène occupent également une place de choix, « accompagnées » souvent musicalement par un homme.

Deux grands textes ouvrent la matinée avec une adaptation de Jeanne d’Arc de Joseph Delteil et ‘Rêver de bout’ de Lydie Salvayre. Deux personnages de femmes volontaires, insoumises et en colère qui  livrent leur propre guerre. Dans un aurte genre ‘Mata hari titre provisoire’ tente de réhabiliter le mythe de l’espionne sulfureuse. À la mi journée, ‘Lichen’ mise sur la résistance à la modernité programmée tandis que Barbara Lambert dans ‘Algorythme’ essaie de survivre sans repères numériques. Quatre succès au OFF 2025 reviennent à Artéphile : ‘Avec plaisirs’, ‘Toutes les autres’ et ‘Le Choeur des femmes’ : le couple, le corps des femmes, la sexualité, autant de thèmes traités délicatement mais non sans humour, et ‘Rip’, ovni collectif adapté d’une nouvelle de Tolstoï. Encore deux face à face à la même heure : ‘La fileuse de nuit’ qui nous embarque dans les vertiges du non-dit pour réveiller les fantômes du passé tandis que ‘Les Gestes d’après’ les combattent pour mieux revivre. De même Séphanie Manus dans ‘Le cordon’ explore notre héritage transgénérationnel. Pour finir la soirée, ‘Et vivre était sublime’ adapté librement de Belle du Seigneur d’Albert  Cohen nous offre encore de beaux portraits de femmes en devenir tandis que ‘Sissi Von Hart’ nous plonge dans un huis clos bouleversant. 

Aux hasards des sorties de résidence ou des avant-premières

‘Discours aux animaux’ : Vu un soir de printemps dans les jardins du Carmel, ce spectacle est repris pour deux matinées et deux soirées seulement. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas Valère Valerina, écrivain dramaturge récemment décédé, la pièce a de quoi déconcerter. A l’originalité, à la singularité de la langue de Valère Valerina s’ajoute une mise en scène audacieuse car en plein air et en déambulation dans le magnifique espace du Carmel de la Respelido. Le public (jauge réduite nécessaire) va déambuler sur trois espaces en suivant l’étonnant Yannick Gonzalez dans les 11 promenades qui constituent cette adresse aux animaux c’est-à-dire à des êtres qui ne peuvent pas nous répondre. Un moment hors du temps assuré.
Vendredi 10 et 17 juillet. 8h20. 19H40. Le Train Bleu-Jardin du carmel.

‘Ma nuit à Beyrouth’ : Née de l’amitié entre le performeur Nadim Bahsoun et l’autrice et metteuse en scène Mona El Yafi, ‘Ma nuit à Beyrouth’, vu en 2024, prend encore plus de sens aujourd’hui : un danseur doit renouveler son passeport dans un Liban ravagé et une ville plongée dans le noir. L’une parle, l’autre danse face à un mur mais comment rester debout dans un pays détruit, comment rester digne face à des situations administratives kafkaïenne. Cette danse de l’attente qui explore un pays meurtri nous rassemble dans une quête malgré tout touchante et poétique.
Au 11. 19h15. Boulevard Raspail.

‘Treize’ : Voici un chouette spectacle qui aborde d’une manière originale et efficace les relations mère/enfant. La comédienne Juliette Lapeyre, formée au théâtre du mouvement déploie des trésors d’ingéniosité pour dompter son fils, adolescent récalcitrant incarné par une marionnette. L’intensité et la fragilité de cette période de la vie sont mis en espace dans des acrobaties et des mouvements ayant pour seul appui une table rectangulaire aux pieds solides bien qu’un défaillant mais qui se stabilise un moment… Une belle mise en forme d’un sujet de fond.
Du 5 au 25 juillet. Jours impairs. 10 et 15€. Théâtre Isle 80. 18 Place des 3 Pilats. 06 42 69 00 26.

‘Warriors’ : Il sont sept sur scène et vont nous embarquer dans l’histoire de la guerre des gangs, de West Side Story aux Guerriers de la nuit. Sur un hip hop très narratif, puissant, énergique et inventif, la solidarité finit par triompher, l’adversité laisse place à la danse de la délivrance. Une chorégraphie d’enfer qui laisse pantois !
Du 4 au 25 juillet. Relâche les 9, 16 et 23. 12 à 24€. La Factory/Théâtre de l’Oulle. Rue de la Plaisance. 09 74 74 64 90.

À suivre…..

Festival Avignon Off. Du 4 au 25 juillet. Village du Off. 6 rue Pourquery Boisserin. Avignon.


‘Les enfants de la vallée’ au Théâtre des Doms

Les six scènes permanentes d’Avignon — le Balcon, les Halles, le Chêne Noir, Transversal, les Carmes et le Chien qui fume — n’ont pas attendu le Festival et pour cause : elles sont présentes toutes l’année, ont une programmation régulière et nous régalent de leurs créations que nous avons eu la chance de découvrir en exclusivité

Sur les neux spectacles qui seront présentés au Théâtre du Balcon, nous avons pu voir et apprécier les deux dernières  créations de la Compagnie Barbuscia : ‘Le syndrome d’Ulysse‘ créé par Serge Barbuscia  qui donne une belle version contemporaine de ce mythique voyageur et nous livre ici un magnifique traité d’humanité qui efface les blessures de l’exil. Avec ‘L’étrangère‘, Jean-Baptiste Barbuscia. propose une relecture féministe du chef-d’œuvre de Camus dans un huis clos alerte et sensible. Le Théâtre du Chêne Noir présente deux créations parmi 18 spectacles programmés: ‘Zadig’ réécrit et mis en scène par Gérard Gelas mise sur le rire pour pourfendre l’intolérance et le fanatisme dénoncé en son temps par Voltaire tandis que Julien Gelas signe la mise en scène et la musique de ‘Carnets d’Ukraine’. Au Théâtre du Chien qui fume, sur les 14 spectacle présentés (dont le  théâtre du Petit Chien), nous avons vu ‘Vagabond‘, la dernière création de Gérard Vantoggioli qui est une totale réussite et qui nous plonge dans une humanité retrouvée. Au Théâtre des Carmes, pas de création, mais la reprise formidable de ‘Parler Pointu‘ et ‘Crash’. Belle aventure que ce ‘Thelma, Louise et Nous‘ porté par Anna Pabst et Nolwenn Le Doth du Collectif Le Bleu d’Armand dont nous avons suivi les étapes de création et qui se produira au Théâtre des Halles. On retrouvera la directrice du théâtre Transversal, Laetitia Mazzoleni, dans la lecture de Minable Umain de Romane Nicolas à l’occasion des lectures du Souffle d’Avignon et les 16 spectacles programmés font la part belle à l’écriture contemporaine. 

Le Souffle d’Avignon 2026, la 7e édition

Initié en 2020 par Serge Barbuscia et le Théâtre du Balcon, porté par les six Scènes permanentes d’Avignon et le Festival d’Avignon, le Souffle d’Avignon est rejoint cette année par le Centre des Auteurs dramatiques du Québec. En 2020, il s’agissait d’affirmer que l’Art ne pouvait être confiné, c’était un acte de résistance face à la crise sanitaire. Gageons qu’en 2026, à l’heure des restrictions budgétaires et des attaques ou censures de tous ordres, ce Souffle est encore plus essentiel. Ce cycle de lectures met en lumière les voix contemporaines du théâtre. Ces lectures de textes inédits en présence des autrices et auteurs invitent à découvrir des écritures actuelles dans un cadre historique et symbolique du jardin du Palais des papes. 

Le Souffle d’Avignon 2026. Du 8 au 19 juillet. 19h. Jardins du Palais des Papes. Rue des Escaliers Sainte-Anne en face du cinéma Utopia Manutention. Les billets seront à retirer sur place 30 minutes avant le début de la lecture. Entrée libre (dans la limite des places disponibles). Réservations par mail uniquement : scenesdavignon@gmail.com

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