17 septembre 2026 |

Ecrit par le 17 septembre 2026

Le Sud Luberon prend des accents de Pagnol

L’Office de Tourisme Sud Luberon propose une déambulation théâtrale en plein air à travers les villages du Luberon, dans l’univers de Marcel Pagnol, ses mots, ses paysages et son imaginaire… Ainsi après Grambois, cette série d’événements immersifs se déroulent à Peypin-d’Aigues, Beaumont-de-Pertuis et Cabrières-d’Aigues.

Portée par la Compagnie Les Faussaires, la création Dis-Marcel ! prend la forme d’un parcours théâtral en plein air mêlant lecture, jeu d’acteur et création sonore. Le spectacle se déploie en quatre stations et conduit progressivement le public jusqu’à l’ambiance d’un plateau de cinéma des années 1930.

Sur scène, les comédiens Sébastien Lauro Lillo et Jean-Marc Fort donnent vie aux textes de Pagnol, accompagnés par le musicien Vincent Calemard dont la création sonore enveloppe le spectacle d’une atmosphère méridionale et intemporelle.

La compagnie des faussaires se présente

Conçu pour être joué dans l’espace public, Dis-Marcel ! mise sur des formats intimistes pour offrir “une expérience différente du spectacle vivant”. Le village devient décor, et la Provence dépeinte par l’auteur et cinéaste provençal semble n’avoir jamais vraiment disparu.
Une démarche qui entend aussi valoriser les villages accueillant les représentations, en créant des événements accessibles où culture et découverte locale se croisent.

Zélie Bienaimé (stagiaire info com Avignon université)

Dis Marcel ! Quatre rendez-vous à 19h : Samedi 6 juin : Peypin-d’Aigues (Fontjoyeuse), Dimanche 7 juin : Beaumont-de-Pertuis, Samedi 27 juin : Cabrières-d’Aigues. Durée : environ 1h30. Dès 10 ans. Places limitées, réservation obligatoire sur boutique.sud-luberon-tourisme.fr


Le Sud Luberon prend des accents de Pagnol

La 71e saison des ATP d’Avignon s’achèvera ce jeudi 4 juin à 20h au Théâtre Benoît XII, avec le magistral Richard III de William Shakespeare, tout aussi magistralement mis en scène et interprété par William Mesguich.

Richard III, malheureux et laid, dévoré par l’ambition d’être roi, laissa mourir son frère régnant, le roi Édouard IV, et fit assassiner celui qui devait lui succéder, Georges, duc de Clarence. Décédé en 1485 à l’âge de 32 ans lors de la bataille de Bosworth Field, il fut le dernier roi d’Angleterre à mourir au combat (« Un cheval ! Un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! »). Sa mort mit fin à l’hégémonie de la famille Plantagenêt qui régnait sur l’Angleterre depuis 300 ans et ouvrit la porte à la dynastie des Tudor. Shakespeare met en scène l’ascension et la chute brutale du tyran et dresse de lui un portrait de despote assoiffé de pouvoir, de roi maudit tandis, qu’à la Cour règne une atmosphère empoisonnée. Un portrait, certes, excessif, car tributaire du récit élaboré par les Tudor, un portrait qui a été volontairement noirci puisque même les tableaux le représentant ont été retouchés afin de lui donner un aspect plus inquiétant.

Une mise en scène visionnaire de William Mesguich 

William Mesguich brosse une fresque dantesque, apocalyptique et effroyable et met en scène un terrifiant bossu, pervers, tant dans sa gestuelle que dans le timbre de sa voix ou dans son regard halluciné. Une fresque qui rappelle les agissements de tous les extrémistes assoiffés de pouvoir.

Mise en scène : William Mesguich
Avec Oscar Clark, Xavier Clion, Madeline Fortumeau, Alain Guillo,William Mesguich, Betty Pelissou, Nadège Perrier, Thibault Pinson. Théâtre de l’Étreinte.Compagnie William Mesguich.

Jeudi 4 juin. 5 à 20€. Théâtre Benoît XII. 12 rue des Teinturiers. Avignon.
Réservations  et informations : 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com – www.atp-avignon.fr


Le Sud Luberon prend des accents de Pagnol

« Nous avons souhaité partager des questions avec le public pour transformer ce 80e Festival d’Avignon en une grande fête des questions. »

Tiago Rodrigues a créé ainsi la surprise lors de la conférence de presse présentant la programmation du 80e Festival d’Avignon. Le public étant au centre du festival , c’est celui-ci qui était invité sur scène pour présenter cette 80e édition en 80 questions. Un groupe de 80 volontaires, hommes et femmes, fidèles du festival ou pas, jeunes ou seniors qui se sont interrogés face aux propositions artistiques. Le premier questionnement est venu de l’affiche qui représente un point d’interrogation noir qui tape du poing sur une table. Elle résume à elle seule ce que sera le 80e festival d’Avignon : une grande fête de questions posées par les artistes, des questionnements où des réponses ne seront pas forcément attendues. Le deuil, la transmission, les fantômes, l’amour, la mémoire, la place de la poésie, le devenir des corps….autant de thèmes qui nous laisseront cheminer dans un dédale de questions aux réponses diverses. Monstratif ? démonstratif ? En 2026 le spectacle vivant  sera aussi interrogatif !

Les chiffres en questions

Si ce 80e Festival d’Avignon se veut une Foire aux questions sans réponses unanimes, les chiffres cependant témoignent d’une certitude : pendant 22 jours, Avignon accueillera l’une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain.

Plus de 750 salariés mobilisés, 47 spectacles dont 30 créations qui représentent 64% de la programmation, près de 300 rendez-vous incluant spectacles, rencontres, lectures, débats et projections associant une dizaine d’acteurs culturels, 2 expositions, un spectacle itinérant dans 14 communes, 40 lieux investis… Pour 2026, les productions du Festival continueront de rayonner avec près de 165 représentations dans 12 pays et 40 lieux.

Quelques certitudes au-delà des chiffres

Si on se pose la question de la parité, elle est largement respectée, les femmes représentant 55% des artistes. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe, le coréen est la langue invitée. Le théâtre est toujours la première discipline. Le programme ‘Première fois’, permettant la découverte aussi bien logistique qu’artistique du festival est reconduit et la fidélisation de ce nouveau public est également envisagée pour 2027. Les territoires cinématographiques accueilleront au cinéma Utopia des réalisateurs et réalisatrices coréens. La chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues succède à Mathilde Monnier pour mettre en œuvre le programme ‘Transmission impossible’ qui permet à de jeunes artistes, étudiantes et étudiants en arts vivants post-diplômés, une immersion totale dans le Festival. Le Café des idées est reconduit chaque jour du Festival au Cloître Saint-Louis afin de « donner la parole aux questions » et d’engager des débats et conversations avec artistes ou personnalités telles que Han Kang, Prix Nobel de littérature 2024 ou Edwy Plenel ou d’accueillir des rencontres comme Foi et Culture avec le diocèse d’Avignon, Et bien sûr, le Festival poursuit et améliore ses engagements envers l’accessibilité pour tous, la mobilité durable et la réduction des déchets.

Deux spectacles investiront La Carrière de Boulbon

Une fois n’est pas coutume, la Carrière de Boulbon accueillera 2 spectacles. ‘Silence’, un concert chorégraphié de Lucie Antunes et  Mathilde Monnier et ‘1, 2, 3 Poquelin’ du collectif flamand Tg Stan qui nous apprendra tout sur Molière avec humour.

Dans la Cour d’honneur

Julien Gosselin ouvrira la foire aux questions avec ‘Maldoror’, un étrange mix de  Lautréamont et de l’écriture de Roberto Bolaño ou comment peut on être fasciné par le Mal. Avec ‘Oiseau’, Julie Deliquet , Isabelle Huppert et Hyeyoung Lee proposent une lecture-adaptation franco-coréenne d’un extrait du dernier roman de Han Kangva, Impossibles adieux. Pour ceux qui n’ont pas découvert Benjamin Clémentine dans le métro parisien, il sera en concert unique le 19 juillet. Le cirque sera – enfin- présent dans la Cour d’honneur grâce au Collectif XY qui interroge notre rapport au vivant et la solidarité dans ‘Le Pas du monde’.

Le Coréen, langue invitée

Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe, le coréen une langue « faite de résistance et de résilience » se conjuguera à travers le théâtre, la gastronomie, le cinéma, la danse et la littérature. Si on connaît la culture coréenne par les séries k-drama, la K- pop ou la gastronomie coréenne, le festival va être l’occasion de découvrir le pansori, récit chanté, dans ‘Neige, neige, neige’ avec la chanteuse Lee Jaram. ‘Island Story’ de Kyung-Sung Lee rappellera la lutte des Coréens contre les Japonais en 1948. Jaha Koo présentera trois  de ses spectacles : ‘Cuckoo’, ‘The History of Korean Western Theatre’ et ‘Haribo Kimchi’. On parlera écologie avec la chorégraphe Sung Im Her avec 1 Degree Celsius et on s’immergera en apnée avec les plongeusese de Muljil.

Il sera aussi question de…

En danse, Boris Charmatz , Mathilde Monnier  Madeleine Fournier, Trajal Harrell et Katerina Andreou offriront leurs dernières créations. Tiphaine Raffier, programmée pour la première fois au Festival présentera le premier spectacle de la FabricA, ‘Hors présence’, un huis clos sur la mort et la fin de vie. On se réjouit plus de vingt ans après du retour du circassien Johann Le Guillerm avec ‘Terces’ qui aura l’écrin de la Plaine de l’Abbaye de Villeneuve-lès-Avignon pour nous étonner de son inventivité. On retrouvera Rebecca Chaillon (Carte Noire en 2023) dans ‘La parabole du Seum’ qui interroge la peur, un Hamlet itinérant de Thibaud Perrenoud. Valérie Dréville se produira dans une seule en scène ‘Thésée, sa vie nouvelle’. Le spectacle long qu’affectionnent les fidèles du festival sera celui de Carolina Bianchi et Cara de Cavalo pour une performance marathon forcément bouleversante et dérangeante de 10h à l’Opéra Grand Avignon.

La soirée de clôture devient un matin lumineux

Le Festival se clôturera par L’Aube des questions, lors de laquelle 80 questions seront formulées par des dizaines de personnalités artistiques, culturelles, politiques, associatives, de la société civile… dans la Cour d’honneur du palais des Papes. Habituellement le Festival se clôture à minuit. En 2026, de 5h à 7h du matin, la lumière naissante préfigurera l’édition anniversaire de 2027. 

Billetterie ouverte à toutes et tous sur festival-avignon.com et fnacspectacles.com
À partir du 20 juin, par téléphone et au guichet. Du mardi au samedi de 9h30 à 14h puis de 16h à 18h30.
Tous les jours aux mêmes horaires, dès le 1er juillet. 20 rue du Portail Boquier. Avignon. 04 90 14 14 14


Le Sud Luberon prend des accents de Pagnol

En 2026, on retiendra une édition stabilisée et structurée quant au nombre de spectacles et au projet associatif d’Avignon Festival et Compagnie (AF&C). L’inquiétude demeure cependant face à la crise du secteur culturel qui fragilise les compagnies et les structures de productions

60 ans, ça se fête et ça se commémore. L’occasion, comme l’a rappelé un des coprésident du Off, Raymond Yana, de relater quelques moments clés : l’acte fondateur du Off posé par le regretté André Benedetto en 1966, un programme et une carte Off initiés dès 1982 par le directeur Alain Léonard, arrive 2003 avec « la grève, l’annulation du festival, le Off qui se débat comme il peut, avec pour la première fois des commerçants qui considèrent que c’est peut-être bien de soutenir le Off aussi. » Puis une crise entre 2004 et 2006 où deux associations coexistent au grand désarroi des compagnies et du public : il y avait en effet deux programmes, deux cartes Off. 

En 2006, sortie de crise avec la création de l ‘association Avignon Festival et Compagnies (AF&C) avec  André Benedetto à la présidence fédératrice, épaulé par le vice-président Greg Germain qui prendra la présidence à la mort soudaine d’André Benedetto le 14 juillet 2009. Depuis 60 ans les statuts de l’association ont évolué, avec un collège des compagnies et un collège des théâtres, « les deux étant indissociables », le projet associatif se renforce et le soutien à la création artistique se structure. Depuis, ce festival n’en finit pas de grossir. De la quarantaine de spectacles dans les années 70, on atteint en 2026  près de 1 780 spectacles portés par 1 432 compagnies dans 141 théâtres de la ville. 

©Michèle Périn / L’Echo du Mardi

Une édition sans surprise mais qui se veut cependant OFFensive

Une édition sans surprise car pour la deuxième année, les dates s’alignent sur le Festival d’Avignon (In),  c’est toujours le premier festival de spectacles vivants en France et le « plus grand théâtre du monde. » Les chiffres donnent le tournis et appellent toujours aux mêmes commentaires quand ce n’est pas à un appel à un contrôle quantitatif et qualitatif mais là aussi, l’édition 2026 se stabilise et le festival atteint un point d’équilibre aux dires des administrateurs et de leur nouveau directeur délégué Harold David. Le festival reste majoritairement francophone tout en renforçant son ouverture à l’international, la diversité géographique des Compagnies est stable, le théâtre occupe toujours avec près de 58% une place prépondérante et la diversité des disciplines ( musique, cirque, danse..) demeure.

Le Village du Off avec près de 400 rencontres prévues s’affirme toujours comme le lieu incontournable de débats et de rencontres. Le Son du Off entame sa 4e édition de musiques actuelles en accueillant pas moins d’une soixantaine d’artistes de 23h30 à 1h du matin pour le bonheur des jeunes pour qui ce sera peut-être le premier pas d’entrée vers le Off.

Le traditionnel invité d’honneur sera cette année La Méditerranée autour du projet « Lumière. » L’affichage restera maîtrisé car encadré, les dispositifs – lutte contre toutes les formes de violences à la prévention des risques, Off les Murs, Off sur de bon rails, Label Off, gestion des déchets – perdurent et se renforcent.

L’affiche créée par l’artiste avignonnais Jérôme Cosh fait sens – on est loin de l’incompréhension des tongs de 2023 ou du poisson de 2024 – avec la volonté de symboliser l’élan , l’audace et la persévérance des artistes et l’optimisme coloré, dans la même dynamique que 2025. La journée du 14 juillet sera exclusivement consacrée à célébrer les 60 ans du festival, celui-ci étant mis à l’honneur pendant trois semaines avec le concours de la Maison Jean Vilar et de la Bibliothèque Nationale de France (BNF).

L’affiche de l’édition 2026.

Côté artiste, volonté de renforcer le soutien à la création et diffusion

Laurent Domingos lance l’alerte quant au désengagement de l’Etat avec la suppression en janvier 2026, sans concertation, du Fonpeps, un dispositif national qui favorisait l’embauche des artistes en aidant les employeurs à payer les charges des artistes. « Ce dispositif a permis au fil des années à beaucoup de compagnies d’émerger et de proposer des spectacles plus solides,plus pérennes et surtout à payer au juste prix les artistes. Cette soudaine suppression met en péril la liberté de création artistique. »

En solidarité, AF&C, à l’occasion des 60 ans du Festival Off a choisi d’augmenter de 60 000€ son propre fonds ‘Émergence & Création’ afin de pouvoir redistribuer en 2026,  310 000€ soit 10% du budget du Off pour la rémunération des artistes aux spectacles éligibles à ce fonds de soutien.

Un nouveau temps fort : les Assises de la diffusion du spectacle vivant les 7, 9 et 10 juillet

Partant du constat, suite à une rapide enquête que 80% des compagnies ont vendu moins de 5 dates de tournées après leur venue au Off, il s’agit de trouver des solutions, de débloquer cette situation qui n’est pas viable. L’aide à la création et à la production existe mais le bât blesse pour la diffusion.

Pendant trois jours, le Village du Off réunira les acteurs de la filière concernée autour de différents formats : ateliers participatifs débat public et forum participatif afin de réfléchir aux réalités économiques et aux métiers de la diffusion et avec quelles politiques publiques. 

Une commission de médiation renforcée

Face à l’urgence de certaines situations dramatiques vécues par des compagnies ou des théâtres, une commission de médiation  composée de professionnels et de bénévoles se met en place en 2026 afin de rechercher une solution sans attendre les réponses judiciaires. 

La plateforme Ticket’Off

Le co-président Laurent Domingos a rappelé l’importance de commander les places de spectacles sur Ticket’Off car en dehors du côté pratique – acheter dans le même panier la carte de réduction et les billets quels que soient les théâtres – il s’agit de financer indirectement le fonds de soutien ‘Émergence & Création’ grâce aux frais de gestion collectés en ligne.

Ces frais ont d’ailleurs été revus afin d’être proportionnels au prix du panier afin de ne pas pénaliser par exemple les spectacles enfants à 6€ qui étaient impactés de la même commission qu’un billet à 24€. Une nouveauté cette année avec la possibilité de laisser des commentaires et pour les programmateurs  de découvrir les fiches pratiques des compagnies. 

Tadamm , le village des enfants et des familles

Projet cher au co-président Raymond Yana, le Village Tadamm, créé en 2025 et fort de son succès, ouvrira ses portes dès 10h en 2026, toujours rue des Écoles (ancien lieu du Village du Off) avec présentation d’extraits de spectacles, bibliothèque, aire de jeux et de repos, buvette et petite restauration. Les enfants ont aussi une carte Off Tadamm au prix de 6€. Cette carte permet à deux adultes accompagnants de bénéficier d’1€ de réduction . 

En pratique

Festival Off d’Avignon. Du 4 au 25 juillet 2026.

Village du Off. 6 Rue Pourquery de Boisserin – Avignon. Du 4 au 25 juillet, de 9h30 à 2h du matin. Fermeture à 19h30 les mercredis 8, 15, 22 et le 25 juillet.

Village TADAMM ! 1 Rue des Écoles – Avignon. Du 6 au 25 juillet, de 10h à 18h. Fermeture les jeudis 9, 16 et 23 juillet. 

La carte d’abonnement et les supports du festival (dont le programme) seront disponibles dans les points d’accueil et de vente du festival à partir du mois de juillet.


Le Sud Luberon prend des accents de Pagnol

Une pièce centrée sur Irène Kalder, dite Majola, veuve d’Amon Göth, le commandant du camp de concentration de Plaszow d’où ont été sauvés les prisonniers de « la liste de Schindler. »

Au début des années 80, dans l’intention d’élaborer un documentaire sur Oskar Schindler, considéré comme l’un des héros de la Seconde Guerre Mondiale, un journaliste américain, ancien combattant, et son jeune cameraman d’origine juive la rencontrent dans un palace de Munich.

Après un an de vie commune avec le « Boucher d’Hitler » et près de quarante années d’anonymat, Majola, avec des accents de sincérité qui ont bien du mal à cacher le déni, va leur livrer sa vérité et les forcer à dévoiler la leur. 

Un chassé-croisé d’affrontements riches d’ambiguïtés et de rebondissements autour d’un fait historique véridique

Est-elle une héroïne ? Une criminelle ? Une victime ? Un monstre ? Comment une femme partagea-t-elle la vie d’un criminel de cette ampleur ? Peut-on l’excuser ou la comprendre ?

Texte et mise en scène : Catherine Darnay
Avec Catherine Darnay, Marc Francesco Duret et Duncan Talhouët.
Compagnie L’Impertinente.

Mardi 5 mai. 20h. 5 à 20€. Durée 1h15. Théâtre Benoît XII . 12, rue des Teinturiers. Avignon. Réservations  et informations : 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com / www.atp-avignon.fr


Le Sud Luberon prend des accents de Pagnol

La compagnie La parole rouge met en scène Les Justes, l’un des textes les plus forts d’Albert Camus.

Une plongée dans le Moscou de 1905, où des révolutionnaires socialistes préparent un attentat contre le Grand-Duc Serge, membre de la famille royale. Entre idéaux et dilemmes moraux, les personnages principaux incarnent les tensions de la révolution et de la violence politique. 

Une œuvre complexe et radicale écrite en 1949

La pièce explore les thèmes de la violence politique, la révolution, la loyauté et la culpabilité. Camus interroge la justesse des actes de terrorisme et la nécessité de la violence pour atteindre un idéal politique. Les Justes est une œuvre complexe qui invite à la réflexion sur la moralité et les conséquences de l’action politique radicale. Cette pièce est une réflexion puissante sur l’éthique et l’action radicale.

Texte de : Albert Camus
Mise en scène : Loïc Beauché
Avec : Salvatore Franco, Marie Hurault, Valentin Pulicani, Tibor Bricalli, Renaud Gillier, Leonardo de Feo et Baptiste Hernandez 

Le p’tit bistrot du balcon

Les soirées au théâtre commencent plus tôt… et se prolongent après les spectacles ! Une heure avant et après chaque représentation, découvrez le P’tit Bistro du Balcon : l’endroit idéal pour partager un verre, manger un morceau, et échanger sur vos coups de cœur artistiques. Une ambiance chaleureuse et conviviale, pour prolonger votre expérience au théâtre. N’hésitez pas à réserver votre table. Places limitées !

Jeudi 30 avril. 20h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 – contact@theatredubalcon.org

https://www.theatredubalcon.org/wp-content/uploads/2026/03/Les-Justes-teaser.mp4

Le Sud Luberon prend des accents de Pagnol

L’autrice Céline Chariot Ninane, bien connue des Avignonnais

Après Marche salope, présenté au Théâtre des Doms lors du Festival Off 2023, Celine Chariot Ninane poursuit son engagement avec Tuons Pamela et installe sa compagnie en résidence au Théâtre des Doms jusqu’au 1er mai. Ce nouveau projet fait de la scène un lieu d’enquête et de réparation, où l’image de la femme-objet est renversée pour devenir une figure de résistance. Derrière le mythe médiatique, il s’agit d’écouter les voix étouffées et de rendre visible la mémoire collective des femmes disparues. 

‘Tuons Pamela’, un titre radical pour interroger l’image de la femme-objet

Pamela Anderson, icône façonnée par le regard masculin, devient dans Tuons Pamela le miroir d’un système de domination millénaire. En partant de l’imagerie hypersexualisée des années 90, deux femmes sur scène s’emparent de ce corps fantasmé pour en révéler la violence sous-jacente. Elles font surgir les voix des absentes : celles des femmes assassinées, effacées, brûlées ou jamais nées.

Une proposition, des échanges

Ces sorties de résidence sont un temps privilégié pour instaurer un dialogue avec le public qui est invité à participer à un « bord plateau » à la fin de la représentation. L’équipe du théâtre  propose ensuite de prolonger la discussion autour d’un verre dans la cour des Doms.

Jeudi 30 avril. 19h. Entrée libre. À partir de 15 ans. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. Réservation : accueil@lesdoms.eu / 04 90 14 07 99.


Le Sud Luberon prend des accents de Pagnol

Réalisée par Denis Podalydès et Dominique Thiel de la Comédie-Française, la célèbre œuvre Le Cid de Corneille sera jouée ce dimanche 26 avril au Théâtre de la Porte Saint-Martin et retransmise en direct au cinéma Le Rivoli à Carpentras.

Durant 2h35, le comédien Benjamin Lavernhe interprétera Rodrigue, dit Le Cid. Le public suivra se personnage qui est éperdument amoureux de Chimène, fille du comte Don Gomès. Mais une grave querelle oppose leurs familles, Rodrigue doit alors venger l’honneur de son père au cours d’un duel inévitable avec le comte… Un combat qui bouleverse son histoire d’amour avec Chimène.

Tarif : 18€ / +65ans : 16€ / -26ans : 10€. Pour réserver votre place, cliquez ici.
Samedi 26 avril. 15h. Cinéma Le Rivoli. 56 Avenue Victor Hugo. Carpentras.


Le Sud Luberon prend des accents de Pagnol

Sur scène, Alice, une marionnette-enfant

Alice, jeune neuroscientifique curieuse et fantasque, parcourt le monde pour révéler aux enfants les mystères du cerveau. À travers illusions, expériences interactives et premières inventions du cinéma, elle invite petits et grands à questionner leurs perceptions. ‘Cerebrum Kids’ mêle théâtre, magie et neurosciences pour éveiller la curiosité et nourrir l’esprit critique dès le plus jeune âge.

Un projet jeune public porté par Yvain Julliard

En imaginant Cerebrum Kids, Yvain Juillard poursuit son exploration des liens entre art et science. Comme dans Cerebrum, il s’agit de rendre accessible la complexité du cerveau sans la simplifier, en invitant les enfants à expérimenter, douter, comprendre. Le spectacle fait du savoir une aventure sensible, où illusion et découverte se confondent pour rappeler que la réalité est, avant tout, une construction de notre esprit.

À l’heure des écrans, des fake news, de l’IA, ce spectacle interroge le rapport aux images et aux récits du monde d’une manière ludique, visuelle et interactive.

Conception, texte et mise en scène : Yvain Juillard
Jeu et manipulation : Jeanne Guillou
Scénographie : Yvain Juillard et Jeanne Guillou

Jeudi 16 avril. 19h. Entrée libre. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. 04 90 14 07 99.

https://www.echodumardi.com/tag/theatre/page/3/   1/1