À Avignon, l’île Piot muscle ses digues face au Rhône
Achevé à l’été 2026, le chantier de renforcement des digues de l’île Piot représente 3,4M€ d’investissementet protège5 500 personnes des crues du Rhône, tandis que les berges ont fait l’objet d’un réaménagement paysager.
À Avignon, l’île Piot dispose d’un rempart renforcé face aux débordements du Rhône. Achevés à l’été 2026, les travaux engagés par le Grand Avignon ont permis de rehausser et de consolider les digues sur ce secteur exposé, entre le pont de l’Europe et le chemin de la Traille. Un chantier à 3,4M€, financé par le Grand Avignon, l’État, la Région Sud, le Département de Vaucluse, la Ville d’Avignon et la Compagnie nationale du Rhône, et qui concerne aussi les équipements de loisirs, les activités économiques et les cheminements fréquentés par les habitants.
Des digues consolidées sur plus d’un kilomètre Située dans le lit majeur du Rhône, l’île Piot reste vulnérable aux montées des eaux. Les crues de 1856, puis celles de 2002 et 2003, ont rappelé la nécessité de renforcer les ouvrages existants. Les études de sécurisation engagées après ces derniers épisodes ont finalement débouché sur ce chantier d’ampleur. Le dispositif comprend 1 200 mètres de murs en béton, 130 mètres de merlon-digue, des protections amovibles et 405 mètres de voirie rehaussée. Deux niveaux de protection ont été définis selon les secteurs, en fonction des repères hydrauliques retenus : une crue vicennale entre le pont de l’Europe et le centre de loisirs de la Barthelasse, une crue biennale au-delà, jusqu’au chemin de la Traille. Ces références correspondent respectivement à une probabilité annuelle de survenue de 5 % et de 50 %. Cependant renforcer la digue ne signifie pas supprimer tout risque d’inondation, habitants et acteurs locaux restent vigilants.
De gauche à droite : Yvan Bourelly, vice-président délégué à la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations, Olivier Galzi, Président du Grand Avignon, Thierry Lagneau, Président par interim du Département de Vaucluse, Thibault de Cacqueray, sous-préfet de Vaucluse et Michel Bissière de la Région Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur Des digues renforcé Copyright Grand Avignon
Des berges plus accueillantes Les secteurs de Bagatelle, du chemin de l’île Piot et de la route départementale 228 ont également été réaménagés, en concertation avec la Ville d’Avignon. Revêtements repris, circulations repensées, cheminements améliorés et espaces de repos créés, l’opération est de concilier sécurité et qualité de vie. Douze arbres et près de 600 arbustes ont été plantés. Les finitions des ouvrages ont été choisies avec l’Architecte des Bâtiments de France, pour préserver l’harmonie de ce site situé face aux monuments historiques d’Avignon : les remparts, le pont Saint Bénézet, le petit palais, le palais des papes, le rocher des Doms…
Un effort qui dépasse l’île Piot Le Grand Avignon reste confronté à un défi plus vaste : plus de 100 000 habitants de l’agglomération vivent en zone inondable, 85km de cours d’eau et 75 km de digues parcourent son territoire. À la confluence du Rhône et de la Durance, la prévention repose autant sur l’entretien des digues que sur la préparation aux situations de crise et la prise en compte du risque dans l’aménagement urbain. Les études pour renforcer la protection de l’île de la Barthelasse doivent également être relancées. Dans la continuité des aménagements réalisés, de nouvelles liaisons cyclables sont par ailleurs prévues le long de la route de l’Islon, avec un raccordement vers le pont du Royaume.
Le financement en détail Le montant total de l’opération s’élève à 3,4 M€, financés par le Grand Avignon (268 952 €), l’État (1 340 000 €), la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (1 005 000 €), le Département de Vaucluse (335 000 €), la Ville d’Avignon (330 000 €) et la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) (176 048 €). Mireille Hurlin
Le salon de la signalisation fait le plein au Parc des expos d’Avignon
Marquages au sol et panneaux : des enjeux quotidiens pour les collectivités Ces derniers, dont de nombreux maires et élus, ont pu ainsi découvrir une trentaine d’exposants lors d’une journée rythmée par trois grandes séances plénières. L’occasion d’aborder ainsi que de d’échanger sur des enjeux essentiels pour les territoires comme la sécurité des déplacements, la conformité des équipements, la gestion et l’entretien du patrimoine routier (avec la participation du Conseil départemental de Vaucluse) ainsi que la transition écologique et l’analyse de cycle de vie des produits avec le ministère des Transports (DGITM) et le SER.
La journée a été inaugurée en présence d’Aly Adham, président du SER, de Thierry Lagneau, vice-président du Conseil départemental de Vaucluse, et de Daniel Léonard, président de la Fédération du BTP de Vaucluse. Crédit : DR
« Comment maintenir des marquages au sol lisibles et des panneaux conformes, tout en intégrant les impacts environnementaux des équipements ? Ces questions concernent directement les collectivités chargées de gérer et d’entretenir leur voirie, expliquent les organisateurs. La signalisation horizontale et verticale guide les usagers, rend les règles de circulation compréhensibles et contribue à la sécurité des déplacements. Son entretien et son renouvellement constituent donc des sujets concrets pour les gestionnaires d’infrastructures. »
Les échanges avec les exposants ont ainsi permis de rapprocher les besoins de terrain des visiteurs des savoir-faire des entreprises, tant pour les produits de marquage au sol que pour les panneaux et leurs supports.
Démonstration techniques Une démonstration de pose de signalisation verticale a complété les rencontres sur les stands et les conférences. L’intervention du Cerema a permis d’aborder concrètement les normes et les exigences de conformité applicables, en reliant le cadre technique aux pratiques de mise en œuvre.
Ces employeurs qui permettent aux pompiers de nous protéger
Avec 198 conventions actives conclues entre le Service départemental d’incendie et de secours de Vaucluse (SDIS 84), des entreprises et des collectivités, le volontariat des sapeurs-pompiers bénéficie d’un soutien essentiel. Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse et Thierry Lagneau, président du SDIS remercient les employeurs dont l’engagement contribue directement à la sécurité des habitants et aussi au renfort des territoires confrontés à des crises majeures, car 80% des pompiers sont des volontaires.
Ils restent souvent dans l’ombre, pourtant leur contribution est indispensable au bon fonctionnement des secours. En permettant à leurs salariés, également sapeurs-pompiers volontaires, de quitter ponctuellement leur poste pour répondre à une intervention, des centaines d’employeurs vauclusiens participent concrètement à la protection de la population française. Thierry Lagneau, président du SDIS de Vaucluse, et Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, ont adressé un courrier de remerciement aux employeurs conventionnés du département alors que les sapeurs-pompiers font face aux incendies de forêt d’une façon particulièrement soutenue.
Un partenariat au service de l’intérêt général Dans leur message, les deux hommes soulignent que cette disponibilité accordée aux salariés volontaires a permis au SDIS 84 de répondre aux demandes nationales de renfort tout en maintenant un niveau de protection suffisant sur le territoire vauclusien. Ils rappellent également que ce partenariat traduit ‘un engagement citoyen concret’ et une responsabilité partagée face aux défis croissants de la sécurité civile. Cette coopération contribue à protéger les populations, mais également l’environnement et l’activité économique, particulièrement exposés lors des incendies estivaux ou des épisodes climatiques extrêmes.
198 conventions déjà signées en Vaucluse Le SDIS de Vaucluse compte 198 conventions actives conclues avec des entreprises privées et des collectivités publiques. Ces accords facilitent l’absence des salariés lorsqu’ils sont appelés en intervention, en formation ou en mission exceptionnelle. Ce dispositif constitue un levier majeur pour maintenir un maillage territorial efficace des centres de secours. En France, les sapeurs-pompiers volontaires représentent près de 80% des effectifs des services d’incendie et de secours. Leur disponibilité demeure donc un enjeu stratégique, dans les paysages ruraux de Vaucluse, où la rapidité d’intervention repose largement sur cet engagement citoyen.
Une reconnaissance qui dépasse le simple remerciement En saluant ‘la dynamique de confiance et de solidarité’ nouée avec les employeurs, le SDIS 84 met en lumière la décision d’un chef d’entreprise ou d’une collectivité qui autorise un collaborateur à répondre à l’appel.
Les principaux feux de forêt en France Près de 42 hectare en Gironde, en Nouvelle Aquitaine ; Le massif de Gros Bessillon, dans le Var sur 1 000 hectares ; Dans les Landes entre Biscarrosse et Parentis-en-Born ; Dans l’Aude aux portes de Carcassonne ; Dans la Drome, 80 hectares à Bellegarde-en-Diois ; en Cote d’or, à Couchey, plus de 90 hectares. Mireille Hurlin
L’Université d’Avignon joue collectif avec l’hôpital de Montfavet et le SDIS
Mardi 2 juin, à la Villa créative de l’Université d’Avignon, se sont réunis, pour une cérémonie de signature, les représentants du Centre Hospitalier de Montfavet (CHM), du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Vaucluse et de l’Université d’Avignon. Deux conventions ont été signées, pour travailler ensemble autour de la jeunesse, de la recherche et de l’innovation.
Un partenariat construit dans la durée Il y a un an, à l’occasion d’un colloque sur la santé mentale et l’intelligence artificielle, les équipes du CHM et de l’Université d’Avignon se sont rencontrées et ont découvert des intérêts communs. « Au départ, nous sommes rentrés par le colloque santé mentale et IA, a rappelé Marie-Laure Piquemal-Ratouit, directrice générale du CHM. C’était vraiment notre porte d’entrée. Nous avons découvert à quel point l’université est vraiment très avancée dans le domaine. »
Depuis, les échanges se sont multipliés : patrimoine, archives, culture, biodiversité… Comme cette demande d’accueil de stages et d’alternances au centre hospitalier qui a été acceptée ainsi qu’un projet d’exposition d’artistes de Montfavet à la Villa créative.
Marie-Laure Piquemal-Ratouit, directrice générale du CHM, Georges Linarès, président d’Avignon Université. Crédit : Avignon Université/DR
La santé mentale des étudiants, une priorité partagée La santé mentale des jeunes est au cœur des préoccupations communes. Le Service de Santé Étudiante (SSE) d’Avignon Université, créé il y a un an, a pour vocation d’accueillir l’ensemble des étudiants pour tout problème de santé, dont la santé mentale qui se trouve être le premier motif de consultation chez les jeunes aujourd’hui.
Au fil des derniers mois, l’équipe du SSE s’est agrandie avec notamment : un psychologue, des sophrologues, une sage-femme, un kinésithérapeute, et une infirmière spécialisée en addictologie et tabacologie…
« Les étudiants avignonnais ont beaucoup de chance. »
Marie-Noëlle Petit, présidente de la Commission médicale d’établissement de l’hôpital de Montfavet
En relation avec le Centre Médico-Psychologique (CMP) de Montfavet, le SSE met un point d’honneur au dépistage, à l’orientation et à la prise en charge de diverses situations appelant un suivi médical. « L’enjeu, c’est que nos étudiants n’aient plus de tentatives de suicide, insiste la responsable du SSE, Alizée Susler. Qu’on puisse les prendre en charge pour qu’ils deviennent des adultes heureux et actifs plus tard. »
Pour le docteur Marie-Noëlle Petit, présidente de la CME (Commission médicale d’établissement) de l’établissement de Montfavet, cette articulation dépistage-traitement au sein même de l’université est très importante : « Les étudiants avignonnais ont beaucoup de chance d’avoir des médecins généralistes, un psychiatre, des infirmiers et des psychologues qui travaillent à leurs côtés. »
« Les défis les plus complexes nécessitent le croisement des savoirs et des expériences. »
Thierry Lagneau, président du conseil d’administration du SDIS
La deuxième convention associe l’Université d’Avignon et le SDIS de Vaucluse autour d’une idée partagée : « les défis les plus complexes nécessitent le croisement des savoirs et des expériences », selon Thierry Lagneau, président du conseil d’administration du SDIS. Dans cette perspective, les deux établissements ambitionnent de développer des projets de recherche conjoints, notamment dans les champs intéressant la sécurité civile et les enjeux associés. Ce partenariat repose ainsi sur la complémentarité de nos missions et expertises respectives. D’autre part, il vise également à accompagner des politiques publiques auxquelles le SDIS 84 peut être associé en lien avec l’Université.
Enfin, à travers ce partenariat, le SDIS 84 et l’Université souhaitent également favoriser la formation initiale et continue des étudiants, comme des agents du SDIS. Cela peut se traduire notamment par l’accompagnement d’étudiants par le SDIS84, tout comme l’accès aux formations universitaires pour des personnels du SDIS, en particulier dans les domaines d’enjeux actuels ou prospectifs du SDIS. Objectif : œuvrer conjointement pour rapprocher l’expertise universitaire de l’expérience opérationnelle.
« Qu’il s’agisse de la sécurité civile, de la résilience citoyenne, de la prévention des risques professionnels, de la protection du patrimoine ou des ressources en eau, les sujets qui font consensus sont nombreux, poursuit Thierry Lagneau. Ils représentent un intérêt commun pour le SDIS et l’université. Mais cela va encore bien au-delà : Cyber sécurité, IA, gouvernance de la donnée ou santé mentale sont autant de thèmes qui illustrent la diversité des enjeux stratégiques et émergeants auxquels nous devons apporter une réponse là aussi commune. »
« Sorgues passionnément! », c’est le slogan de Thierry Lagneau pour un 3e mandat entre stabilité et renouveau
Pas vraiment de suspense pour les Municipales à Sorgues, les 15 et 22 mars prochain. Deux mois avant le 1er tour, Thierry Lagneau, le maire aux commandes depuis 2010, a annoncé au restaurant L’Espresso, chez Serge Huard, qu’il repartait pour une nouvelle aventure au service de ses concitoyens.
Il est vrai que la politique, Thierry Lagneau est tombé dedans quand il était petit, vers 13-14 ans. Un jour, son papa l’accompagne chez le médecin de la famille, un certain docteur Alain Milon qui lui demande si, être candidat ça l’intéressait. Réponse négative du père, En revanche, le fiston dit oui ! Et il a beaucoup appris, au fil des ans, dans le sillage de celui qui est aujourd’hui encore, à 78 ans, sénateur après avoir été maire de Sorgues pendant 21 ans.
« Cette mandature a commencé bizarrement, explique Thierry Lagneau avec un 1er tour en mars 2020, le confinement et la France à l’arrêt brutalement, à cause du Covid et le second tour en juin. Un départ chaotique qui a freiné les élans de la ville, mais nous avons su répondre présent immédiatement. Grâce à une armée de bénévoles qui ont fabriqué 25 000 masques, concocté 4 000 paniers-repas, participé avec des soignants professionnels aux vaccination, près de la Plaine Sportive. Malgré la crise de l’énergie, la flambée des prix, le désengagement de l’Etat qui a fait porter le poids du déficit public aux collectivités locales, nous, on a tenu le coup et le cap. Plus de 75% de nos engagements ont été tenus, les projets réalisés. Pas moins de 50M€ ont été investis dans ce mandat au service de l’ensemble de la population, dont 32M€ via la communauté d’agglomération des Sorgues du Comtat. Et surtout sans augmentation d’impôts depuis 36 ans. C’est un record et sans doute unique en Vaucluse voire ailleurs, un exemple de gestion rigoureuse. »
Améliorer la vie des habitants
Thierry Lagneau égrène les travaux réalisés ces 6 dernières années : le Pôle Petite Enfance avec une crèche vers la caserne des pompiers, la Passerelle Himalayenne, le Pôle Départemental de Santé créé il y a 1 an et demi au cœur de la commune pour répondre aux déserts médicaux. « Nous avons aussi lancé une ‘Bourse d’études‘ en directions des futurs médecins. Nous leur versons 900€ par mois jusqu’ à la fin de leurs études. Trois ont signé ce contrat, ils vivent à Sorgues, j’espère qu’ils vont un jour y fonder leur famille et qu’ils resteront chez nous pendant toute leur vie professionnelle et personnelle. »
Le maire ajoute : « Nous faisons tout avec mon équipe, pour améliorer la vie des Sorguaises et des Sorguais, pour que leur ville soit moderne et attractive. Nous avons équipé les 37 écoles en numérique, planté 648 arbres alors qu’au début 500 étaient prévus. Pareil pour l’éclairage public : bien avant la crisé énergétique, on a mis sur pied un ‘Plan LED‘ qui nous a fait économiser 800 000€. Sécurité oblige, 177 caméras de video-protection ont été installées dans les rues. Nous sommes aussi une ville solidaire avec le ‘Pass’Ados‘ pour les élèves de 5ème, nous avons réhabilité le foyer-logement des anciens. Nous avons aussi les labels ‘3e Fleur‘ (pour les Villes et Villages Fleuris), nous sommes aussi reconnus comme ‘Terre engagée pour la Nature‘ et ‘Petite Ville de demain‘ ainsi que ‘Ville à Vélo‘ comme Bollène qui a été ville-étape du Tour de France le 23 juillet dernier. Sorgues a reçu également ‘La Marianne du civisme‘ et elle est la 7e commune de Vaucluse ‘Où il fait bon vivre‘. »
De la stabilité et du renouveau dans un contexte instable
Le maire évoque évidemment le contexte politique instable de la France depuis des mois et des mois. « Face à ce climat anxiogène, nous sur le terrain, nous représentons une forme de stabilité rassurante, de solidité, de fiabilité. On peut compter sur les élus municipaux, ils sont là, fidèlement à la disposition de la population. D’ailleurs, ma liste ‘Sorgues passionnément!’ sera renouvelée à 30% pour le prochain mandat. De nouveaux élus jeunes, dynamiques, compétents, énergiques vont se mêler aux aînés, plus expérimentés pour faire avancer notre ville avec sérieux, ambition et passion. Donc stabilité et renouveau pour les années 2026-2032. »
Un énorme chantier va être lancé dans quelques jours, la réhabilitation du Pont des Arméniers, 157 mètres d’ossature métallique entre le Rhône et l’Ile de l’Oiselay, « Il a été construit en 1926, il y a un siècle, mais il a vieilli, il a été abandonné et il est fermé à la circulation depuis 1975, mais a été classé Monument Historique depuis 2001. Sa rénovation va coûter cher, 8M€. Heureusement nous sommes aidés par la Région, l’Agglomération et le Conseil Départemental de Vaucluse qui l’a validé comme élément de paysage de la Via Rhona. Du coup, nous, la Ville, ne dépenserons que 200 000€ ce qui est peu pour ce site magnifique qui va permettre de développer encore plus le tourisme à Sorgues, et s’ajouter aux autres atouts comme les cabanes sur l’eau, les vignes qui font partie de l’Appellation d’Origine Contrôlée Châteauneuf-du-Pape et les propriétés et châteaux de renom (Saint-Hubert, Gigognan, Brantes, Gentily). »
Autre quartier de Sorgues, les Griffons, symbole de l’urbanisme bétonné et débridé des années 60. Depuis plus de 30 ans, une démolition méthodique des tours HLM a été réalisée par les tractopelles. Mais il reste encore 55 appartements sur les 254 d’origine. « J’espère convaincre les derniers propriétaires réticents pour qu’ils acceptent d’être relogés ailleurs et mieux. Nous le faisons en douceur, à l’amiable, en négociant longuement, sans les brusquer, en expliquant qu’ils seront plus heureux ailleurs. Une page doit se tourner pour un renouveau de Sorgues et un vivre ensemble de qualité. »
Une commune à 20 000 habitants
Car Sorgues, avec ses 20 000 habitants est une commune agricole et viticole à 51%, urbaine à 21% et industrielle à 20%. Avec ce que les riverains appellent « La poudrerie », la SNPE et Eurenco qui fabriquent des explosifs et avec les conflits internationaux, la production « explose ». Egalement Valérian, filiale de Spie-Batignolles, spécialisé en génie civil, très grands travaux (TGV, autoroutes). Elle accueille aussi plus de 300 entreprises sur ses zones comme Le Fournalet, Sainte-Anne et le Village Ero. Sans oublier, le bâtiment de bureaux hyper-contemporain Pixel, œuvre iconique de l’architecte sorguais Rolland Serlin, qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme et qui est implanté sur l’immense Zone Commerciale d’Aushopping Avignon Nord.
Sorgues, c’est aussi là qu’ont vécu deux artistes majeurs du XXème siècle, Picasso et Braque. C’est là que des cheminots résistants, le 18 août 1944, ont fait le maximum pour sauver de la déportation les occupants du ‘Train Fantôme’ en provenance de Roquemaure.
En route vers les Municipales 2026
Dans cette ville où le RN arrive systématiquement en tête des scrutins nationaux (57,37% à la Présidentielle de 2017, 60,81% à celle de 2022 et 64,61% aux Législatives qui ont suivi), en revanche aux dernières municipales, le parti frontiste a atteint un score de 8,88% en 2020, alors que la liste du maire sortant a grimpé à 75,56%. « C’est un paradoxe, mais aux échéances locales, le facteur personnel des candidats domine, la personnalisation fait la différence », explique Thierry Lagneau.
« Sous la dernière mandature, plus de 8M€ de travaux ont été réalisés dans la commune, modernisation des réseaux souterrains sur la route de Châteauneuf-du-Pape, embellissement de l’entrée sud de la ville avec des trottoirs élargis, de nombreuses alvéoles de stationnement, des pistes cyclables, des équipements de sécurisation pour les piétons, de la végétalisation », ajoute Thierry Lagneau.
« Le mandat de maire, c’est le plus beau, le plus concret. »
« Le mandat de maire, c’est le plus beau, le plus concret. On a dans ses mains les moyens de changer la vie des habitants, d’apporter des réponses immédiates à leurs préoccupations. J’ai un attachement indéfectible, viscéral à la ville où je suis né. Ma liste n’est pas celle d’un parti mais d’une équipe qui a envie d’éméliorer le quotidien de chacun. C’est notre philosophie à tous, femmes et hommes qui la composons. Depuis que je suis maire, aucun membre ne m’a quitté, zéro démission, c’est la preuve de cet attachement, de cette fidélité. Ensemble, nous voulons accentuer cette dynamique. Je vais bientôt inaugurer ma permanence 136 Cours de la République, présenter mes co-listiers, détailler le programme, aller à la rencontre des habitants, faire des réunions publiques.
Thierry Lagneau qui est aussi président des pompiers du SDIS 84, vice-président du Conseil Départemental et de la Communauté d’Agglomération des Sorgues du Comtat, et un jeune papa d’Antoine (3ans) et de Rose (9 ans). Et il se représente à 63 ans pour donner du sens à ce qu’il appelle « la vie publique. » Une ambition dédiée à toute la population.
C’est parti pour le chantier de la nouvelle caserne de pompiers de Robion
La pose symbolique de la première pierre du futur centre d’incendie et de secours de Robion vient de se tenir route des Alpes. L’opération s’inscrit dans le cadre du programme annuel des travaux de restructuration et de rénovation du Service départemental d’incendie et de secours de Vaucluse (SDIS 84). La nouvelle caserne représente un investissement de 1,7M€ financé par les communes de Robion (184 204€), Maubec (63 684€), Oppède (42 779€) et Ménerbes (32 974€) jusqu’à hauteur de 25% du coût total. Le reste étant pris en charge par le SDIS 84 sur son propre budget d’investissement pour les années 2025-2026. Par ailleurs, la commune de Robion a également mis à disposition gratuitement le terrain.
« Construire un tel bâtiment n’est pas une opération anodine. »
Thierry Lagneau, président du conseil d’administration du SDIS 84
« Construire un tel bâtiment n’est pas une opération anodine. Surtout par les temps qui courent, a expliqué Thierry Lagneau, président du conseil d’administration du SDIS de Vaucluse. Les réductions des dépenses induites par un contexte économique tendu, la hausse des coûts des matériaux et les équilibres budgétaires à maintenir ont été autant de freins à l’élan qui a pourtant été impulsé dès le départ. Mais la volonté des maires des 4 communes, alliée à celle du SDIS et à celle du conseil départemental de Vaucluse, qui a participé indirectement à l’effort consenti, a eu raison de tous ces obstacles. »
Crédit : SDIS 84
Une mise en service prévue fin 2025 Conçu par l’architecte Bucco-rhodanien Bernard Cervellini après des études lancées en 2022, le nouveau centre de secours sera aménagé sur un terrain d’environ 4286 m². Il s’étendra sur 539m² et comprendra un espace de vie de 269m², un espace intervention de 270m² ainsi que des espaces dédiés aux équipements techniques. L’ensemble doit être opérationnel en décembre 2025.
+13,4% d’interventions en 2024 Dirigé par le lieutenant Michel Pianetti secondé par le lieutenant Jérôme Castellan, le centre actuel déjà situé à Robion regroupe 22 sapeurs-pompiers volontaires (14 personnels masculins et 8 personnels féminins). Il dispose d’un parc comprenant 4 véhicules d’intervention : un Véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV), un Camion-citerne feux de forêt (CCFM), un Camion tout usage (CTU) et un Véhicule léger hors route (VLHR).
Rentrée politique de la Présidente du Département de Vaucluse
C’est au Domaine Gigognan, à Sorgues que Dominique Santoni, aux côtés de Thierry Lagneau (respectivement présidente et vice-président du Conseil départementale de Vaucluse), a fait sa rentrée après s’être prise aux Jeux Olympiques et surtout aux Jeux Paralympiques auxquels elle est allée assister à Paris et à Saint-Denis. « C’était magnifique ce dépassement de soi des athlètes, cette ferveur des spectateurs, cette ambiance de fête, cette fraternité! »
Tour de France Et d’enchaîner sur Le Tour de France 2025 « Nous sommes candidats pour qu’il passe par le Ventoux » a -t-elle confié. La dernière fois qu’on a vu la caravane arriver au sommet du Géant de Provence, c’était en 2016 et le dernier passage des champions sur ces lacets c’était en 2021, dans l’étape Sorgues-Malaucène après une double ascension. Réponse le 29 octobre pour le tracé dessiné par Christian Prudhomme, le directeur du Tour et son équipe.
Dette de l’Etat et dette des départements Aussitôt après, il a été question de politique avec une polémique partie de Paris, alors que la France est en apesanteur depuis 3 mois, depuis la dissolution du 9 juin. Selon certains grands argentiers de l’Etat, les problèmes de déficit publics seraient dûs aux collectivités locales… Alors que la dette de l’Etat s’élève à 3 600 milliards d’euros et que celle des collectivités (dûe notamment à la non-compensation des frais induits par le RSA, la réduction de la Dotation Globale de Fonctionnement, la perte de la part départementale de la Taxe Foncière et tout au transfert de charges de l’Etat vers les collectivités territoriales) n’est que de 44 milliards d’euros soit 1,22% de la dette totale….
Le RSA est une aide au retour à l’emploi « Laissez-nous travailler, laissez-nous vivre, nous gérons à l’euro près, nos budgets ont l’obligation d’être à l’équilibre alors que celui de l’Etat est en déficit, que chacun balaie devant sa porte. En plus, l’Etat ne cesse de nous imposer des dépenses qu’il ne compense jamais » martèle la présidente. « Oui, nous voulons aider les gens qui en ont vraiment besoin, l’argent doit aller à qui de droit. Le nombre de bénéficiaires du RSA est passé en Vaucluse de 17 000 à 15 700 et le département a pu récupérer 10 millions d’euros en luttant contre la fraude. Alors que la charge nette pour le Vaucluse est passée de 24,2 millions d’euros en 2014 à 41,7 millions d’euros en 2024 pour le RSA. Mais l’important, c’est surtout le retour à l’emploi des Vauclusiens laissés sur le bord de la route. Leur taux a grimpé de 5% à 34% avec une étude au cas par cas de chacun, un suivi, des stages. D’ailleurs, nous sommes dans ce secteur le département le plus performant de la Région Sud » précise Dominique Santoni.
Les recettes baissent mais surtout les dépenses initiées par l’Etat augmentent Elle poursuit : « Nous avions anticipé, mis de l’argent de côté, réduit l’endettement. Avec l’Association des Départements de France, nous constatons une baisse des DMTO (Droits de mutation à titre onéreux), un renchérissement des coûts dû au Ségur de la Santé qui fait grimper de façon rétroactive le salaire de chaque soignant de 183€, ce qui est bien pour tous ces agents si dévoués envers les malades. Mais c’est encore à nous de mettre la main à la poche, l’Etat ne bouge pas. On nous demande aussi, dans les 41 collèges publics du département, de financer des casiers pour que les élèves déposent leurs smartphones. Pour un établissement moyen de 450 élèves, leur coût se situe entre 10 000 et 18 000 euros alors que l’Etat réduit son personnel de surveillance ».
L’investissement ne s’arrêtera pas Nombre de chantiers sont en cours : « Memento » à Agroparc, le pôle des Patrimoines avec les services des Archives et de l’archéologie, le réaménagement du Carrefour des Bonpas, la déviation de la Nationale 7 à Orange, le lancement des travaux de la future Maison de l’Autonomie. Mais aussi 38 millions d’euros ont servi à rénover les collèges et certains bâtiments du patrimoine. » Un sujet de satisfaction : le vélo. Il existe 152,5km de vélo-routes en Vaucluse. Des dizaines de milliers de personnes les ont empruntées, touristes, familles, pour les loisirs ou le travail.
Rester au service des vauclusiens Malgré la morosité ambiante, l’inflation, le département investit, garde le cap. Avec un budget primitif de 767 millions d’euros pour les personnes âgées, les handicapés, les vauclusiens les plus démunis, les pompiers, la culture, l’éducation, le sport, les paysans, l’aménagement du territoire, les entreprises, le logement, la santé. Et derrière leur présidente, les 2 727 agents du département ont tous la même mission : être au service des Vauclusiens.
Sorgues : 18ème édition du Forum des associations
Il n’y a pas que les écoliers et leurs parents qui sont concernés par la rentrée scolaire 2024. Pour les associations sportives, culturelles, patriotiques, scolaires des communes françaises, le mois de septembre est toujours une période très chargée avec un nombre d’interrogations et d’inscriptions qui affluent.
Ce samedi 7 septembre 2024 de 10h à 17h, la traditionnelle journée des associations sorguaises se tiendra au Parc municipal de la ville. Plus de 80 associations spécialisées dans plusieurs domaines (sport, culture, scolaire) se réuniront pour répondre aux questions du public et préparer les inscriptions des futurs adhérents.
Une journée dédiée au monde associatif
À 11h30, Thierry Lagneau, maire de Sorgues tiendra un discours qui sera accompagné par une remise des médailles d’honneur aux bénévoles méritants de sa commune ainsi qu’une remise du trophée Paul Pons et la remise du prix des Ambassadeurs du sport sorguais qui mettent à l’honneur les personnalités du monde associatifs. Ces distinctions viendront également récompenser les projets innovants mis en place par des associations pleinement investies.
L’association CAP Sorgues qui met en avant les savoirs faire des commerçants et artisans de la commune de Sorgues remettra ensuite les prix de son grand jeu de l’été. L’ensemble de cette journée se vivra au rythme des prestations de l’École Municipale de Musique et de Danse ainsi que des « shows » du Sorgues Basket Club, du judo club sorguais, des voyageurs du chant, des enfants de l’Ouzève. Une partie musicale sera assurée par Sorgues Rock & Swing.
Infos pratiques : 18ème édition du forum des associations. Samedi 7 septembre 2024, de 10h à 17h. Parc municipal de Sorgues. Entrée libre. Buvette et petite restauration sur place. Renseignements supplémentaires au : 04.90.39.71.00 et www.sorgues.fr .
Que faire des anciennes gravières ?
En France, chaque année, le secteur du BTP a besoin d’environ 400 millions de tonnes de granulats (sables et graviers). Ils sont à 75 % extraits de carrières, de rivières et de la mer. Une rivière comme la Durance offre une ressource importante pour les entreprises locales. Entre le barrage de Serre-Ponçon et Avignon, une bonne dizaine de carrières y sont installées. Mais que faire de ces sites lorsque l’exploitation en a cessé ?
L’extraction de granulats depuis le lit des rivières n’est plus autorisée depuis le début des années 90. Les carriers ont dû trouver des terrasses alluviales situées à proximité des cours d’eau. Mais en creusant pour extraire les granulats, l’eau des nappes phréatiques remonte naturellement et transforme ses carrières en plans d’eau. Si l’eau est une ressource essentielle à la vie et qu’elle est une force d’attraction naturelle pour l’homme, le devenir des gravières, après l’arrêt de leur exploitation, est loin d’être une « fin de carrière » paisible.
Christian Mounier, Maire de Cheval-Blanc
Mais les concessionnaires des carrières ne laissent pas toujours les sites dans le meilleur état en quittant les lieux Appartenant la plus part du temps au domaine public, ces gravières sont souvent récupérées par des collectivités qui en sont propriétaires et/ou en assurent la gestion. Ce qui est le cas, par exemple, du lac de Peyrolles géré la métropole Aix Marseille Provence, ou celui de la Lionne propriété de la ville de Sorgues. Mais les concessionnaires des carrières ne laissent pas toujours les sites dans le meilleur état en quittant les lieux. C’est ce qui se passe au plan d’eau de la Grande Bastide, à Cheval-Blanc, où son maire Christian Mounier a saisi la justice dans le différent qui l’oppose à l’ancien exploitant Durance Granulats. Sur ce dossier on pourrait d’ailleurs s’étonner que les associations écologiques, si prompt à se mobiliser, n’aient pas fait entendre leurs voix ?
Une opportunité ou une galère ? Quand ce n’est pas la justice qui est appelé à trancher, la question du devenir de ces plans d’eau n’en reste pas moins un vrai sujet pour ne pas dire une préoccupation pour les collectivités qui en ont la charge. A Sorgues, avant de devenir un lieu de détente et d’hébergement insolite, le lac de la Lionne était devenu un endroit insalubre et peu fréquentable. Même les pécheurs ne s’y risquaient plus beaucoup. La mairie, qui en est propriétaire a dû évacuer près de 100 m3 de déchets et sécuriser le site avant de le louer – pour une durée de 30 ans – à la société Coucoo Cabanes. Cette société qui exploite aujourd’hui 5 domaines en France, a investi à Sorgues 4 millions d’euros pour construire 20 cabanes sur ce plan d’eau de 10 hectares. Louées d’avril à octobre, ces cabanes flottantes ou sur pilotis sont totalement intégrées à la nature.
Gaspard de Moustier l’un des deux dirigeants et fondateurs de Coucoon Cabannes
Pour Gaspard de Moustier, l’un des deux co-fondateurs de la société, son offre se construit autour du bien-être et du respect de la nature. Plus tendance c’est difficile. Se qualifiant volontiers « d’utopistes raisonnables », la démarche de ces entrepreneurs s’appuie sur des principes qui les engagent. Outre l’attention apportée au respect de la nature environnante, la société fait appel à des fournisseurs locaux et en particulier pour les repas qui sont livrés aux clients. Les cabanes ne sont pas équipées de cuisines, comme dans les hôtels. C’est aussi le moyen de limiter l’impact sur un environnement particulièrement fragile comme les milieux aquatiques. La société a créé, sur le site de Sorgues, 25 emplois et estime que les retombées économiques directes sur le commerce local sont de l’ordre de 0,5 M€ par an. Avec un taux d’occupation de 85 % la société annonce un CA annuel de 1,7 M€.
D’une vilaine cicatrice dans le paysage cette ancienne gravière est devenue un atout pour la ville Pour Thierry Lagneau, le maire de Sorgues, c’est un aménagement qui respecte la nature et qui est valorisant pour la ville. « C’est une reconversion pertinente et utile », précise-t-il. Au-delà des retombées économiques ce projet semble cocher toutes les cases, à commencer par la réhabilitation d’un lieu qui créait des nuisances de toutes sortes. D’une vilaine cicatrice dans le paysage cette ancienne gravière est devenue un atout pour la ville. Thierry Lagneau, estime qu’il s’agit là « d’un outil de communication et qui apporte de vraies retombées à l’économie locale ». La vélo route, baptisée ViaRhôna, qui relie les berges du lac Léman à celles de la méditerranée, a la bonne idée de passer à toute proximité du lac de la Lionne ce qui peut en faire un gite d’étape de choix. « Pertinent et utile » disait-il.
Thierry Lagneau, Maire de Sorgues
Entre la décision du projet et son ouverture il faut au minimum entre 3 et 4 ans Mais la réhabilitation d’une ancienne gravière nécessite une détermination et un investissement en temps importants. Entre la décision du projet et son ouverture il faut au minimum entre 3 et 4 ans. « C’est long, parfois épuisant quand on sait à quel point ce sont des petits projets à taille humaine très engagés et respectueux de l’environnement, mais c’est le temps nécessaire pour faire des projets exceptionnels » précise Gaspard de Moustier. Même son de cloche du côté de Cheval-Blanc où Christian Mounier, son maire, estime que plusieurs années seront nécessaires à la conduite du projet d’aménagement du plan d’eau de la Grande Bastide, et cela une fois que l’ancien exploitant aura remis le site en l’état… Sur cette ancienne gravière de 30 hectares dont l’exploitation a cessé en 2021, il est prévu sur une partie d’aménager une plage de 1km destinée à la baignade et à la pratique de sports nautiques non polluants. L’autre partie serait plutôt destinée à la création d’un espace naturel réservé aux promeneurs. Il est à noter que ce plan d’eau jouxte un camping de 500 places, ce qui constituerait un espace touristique d’importance pour l’économie locale.
Cabanes des grands cépages à Sorgues
En attendant la ville a fait l’acquisition d’un terrain de 6 hectares situé à proximité pour un futur parking Mais pour l’instant Christian Mounier reconnaît qu’il est encore difficile de se projeter dans le futur de son projet. « Nous devons d’abord régler le différend avec l’ancien exploitant de la gravière » précise-t-il. L’édile de Cheval-Blanc tient particulièrement à l’aménagement de ce plan d’eau. « Nous avons là un site exceptionnel : pas d’autoroute ou de ligne TGV à proximité encore moins de ligne à haute tension, et avec pour horizon d’un côté le petit Luberon et de l’autres les Alpilles, c’est unique ». En attendant la ville a fait l’acquisition d’un terrain de 6 hectares situé à proximité pour un futur parking. On est sur les starting-blocks. L’agence de développement économique Vaucluse Provence Attractivité accompagne la ville de Cheval Blanc dans ce projet qui ressemble, il faut bien le dire, à une course à obstacles.
Gravières de Mallemort
« Nous chercherons toujours à encourager les projets qui peuvent avoir une dimension écologique et de préservation du milieu naturel » De son côté le SMAVD (Syndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance) qui a la gestion du bassin de la basse Durance et pour mission la sauvegarde et la valorisation de cet espace naturel, voit ce type de projet d’un bon œil. « Nous chercherons toujours à encourager les projets qui peuvent avoir une dimension écologique et de préservation du milieu naturel » affirme Julien Gobert, directeur domaines administration finances et informatique du syndicat mixte.
L’eau peut être un atout important pour ne pas dire central dans l’attractivité touristique des territoires. La pratique d’activités nautiques en eau douce peut également constituer une vraie alternative à celles proposées par les stations balnéaires. De plus les eaux de ces anciennes gravières, qui en raison de leur charge minérale et/ou la présence d’un plancton particulier sont bleues turquoises, elles ont de quoi attirer en nombre les touristes mais pas que…