Pas vraiment de suspense pour les Municipales à Sorgues, les 15 et 22 mars prochain. Deux mois avant le 1er tour, Thierry Lagneau, le maire aux commandes depuis 2010, a annoncé au restaurant L’Espresso, chez Serge Huard, qu’il repartait pour une nouvelle aventure au service de ses concitoyens.
Il est vrai que la politique, Thierry Lagneau est tombé dedans quand il était petit, vers 13-14 ans. Un jour, son papa l’accompagne chez le médecin de la famille, un certain docteur Alain Milon qui lui demande si, être candidat ça l’intéressait. Réponse négative du père, En revanche, le fiston dit oui ! Et il a beaucoup appris, au fil des ans, dans le sillage de celui qui est aujourd’hui encore, à 78 ans, sénateur après avoir été maire de Sorgues pendant 21 ans.
« Cette mandature a commencé bizarrement, explique Thierry Lagneau avec un 1er tour en mars 2020, le confinement et la France à l’arrêt brutalement, à cause du Covid et le second tour en juin. Un départ chaotique qui a freiné les élans de la ville, mais nous avons su répondre présent immédiatement. Grâce à une armée de bénévoles qui ont fabriqué 25 000 masques, concocté 4 000 paniers-repas, participé avec des soignants professionnels aux vaccination, près de la Plaine Sportive. Malgré la crise de l’énergie, la flambée des prix, le désengagement de l’Etat qui a fait porter le poids du déficit public aux collectivités locales, nous, on a tenu le coup et le cap. Plus de 75% de nos engagements ont été tenus, les projets réalisés. Pas moins de 50M€ ont été investis dans ce mandat au service de l’ensemble de la population, dont 32M€ via la communauté d’agglomération des Sorgues du Comtat. Et surtout sans augmentation d’impôts depuis 36 ans. C’est un record et sans doute unique en Vaucluse voire ailleurs, un exemple de gestion rigoureuse. »
Améliorer la vie des habitants
Thierry Lagneau égrène les travaux réalisés ces 6 dernières années : le Pôle Petite Enfance avec une crèche vers la caserne des pompiers, la Passerelle Himalayenne, le Pôle Départemental de Santé créé il y a 1 an et demi au cœur de la commune pour répondre aux déserts médicaux. « Nous avons aussi lancé une ‘Bourse d’études‘ en directions des futurs médecins. Nous leur versons 900€ par mois jusqu’ à la fin de leurs études. Trois ont signé ce contrat, ils vivent à Sorgues, j’espère qu’ils vont un jour y fonder leur famille et qu’ils resteront chez nous pendant toute leur vie professionnelle et personnelle. »
Le maire ajoute : « Nous faisons tout avec mon équipe, pour améliorer la vie des Sorguaises et des Sorguais, pour que leur ville soit moderne et attractive. Nous avons équipé les 37 écoles en numérique, planté 648 arbres alors qu’au début 500 étaient prévus. Pareil pour l’éclairage public : bien avant la crisé énergétique, on a mis sur pied un ‘Plan LED‘ qui nous a fait économiser 800 000€. Sécurité oblige, 177 caméras de video-protection ont été installées dans les rues. Nous sommes aussi une ville solidaire avec le ‘Pass’Ados‘ pour les élèves de 5ème, nous avons réhabilité le foyer-logement des anciens. Nous avons aussi les labels ‘3e Fleur‘ (pour les Villes et Villages Fleuris), nous sommes aussi reconnus comme ‘Terre engagée pour la Nature‘ et ‘Petite Ville de demain‘ ainsi que ‘Ville à Vélo‘ comme Bollène qui a été ville-étape du Tour de France le 23 juillet dernier. Sorgues a reçu également ‘La Marianne du civisme‘ et elle est la 7e commune de Vaucluse ‘Où il fait bon vivre‘. »
De la stabilité et du renouveau dans un contexte instable
Le maire évoque évidemment le contexte politique instable de la France depuis des mois et des mois. « Face à ce climat anxiogène, nous sur le terrain, nous représentons une forme de stabilité rassurante, de solidité, de fiabilité. On peut compter sur les élus municipaux, ils sont là, fidèlement à la disposition de la population. D’ailleurs, ma liste ‘Sorgues passionnément!’ sera renouvelée à 30% pour le prochain mandat. De nouveaux élus jeunes, dynamiques, compétents, énergiques vont se mêler aux aînés, plus expérimentés pour faire avancer notre ville avec sérieux, ambition et passion. Donc stabilité et renouveau pour les années 2026-2032. »
Un énorme chantier va être lancé dans quelques jours, la réhabilitation du Pont des Arméniers, 157 mètres d’ossature métallique entre le Rhône et l’Ile de l’Oiselay, « Il a été construit en 1926, il y a un siècle, mais il a vieilli, il a été abandonné et il est fermé à la circulation depuis 1975, mais a été classé Monument Historique depuis 2001. Sa rénovation va coûter cher, 8M€. Heureusement nous sommes aidés par la Région, l’Agglomération et le Conseil Départemental de Vaucluse qui l’a validé comme élément de paysage de la Via Rhona. Du coup, nous, la Ville, ne dépenserons que 200 000€ ce qui est peu pour ce site magnifique qui va permettre de développer encore plus le tourisme à Sorgues, et s’ajouter aux autres atouts comme les cabanes sur l’eau, les vignes qui font partie de l’Appellation d’Origine Contrôlée Châteauneuf-du-Pape et les propriétés et châteaux de renom (Saint-Hubert, Gigognan, Brantes, Gentily). »
Autre quartier de Sorgues, les Griffons, symbole de l’urbanisme bétonné et débridé des années 60. Depuis plus de 30 ans, une démolition méthodique des tours HLM a été réalisée par les tractopelles. Mais il reste encore 55 appartements sur les 254 d’origine. « J’espère convaincre les derniers propriétaires réticents pour qu’ils acceptent d’être relogés ailleurs et mieux. Nous le faisons en douceur, à l’amiable, en négociant longuement, sans les brusquer, en expliquant qu’ils seront plus heureux ailleurs. Une page doit se tourner pour un renouveau de Sorgues et un vivre ensemble de qualité. »
Une commune à 20 000 habitants
Car Sorgues, avec ses 20 000 habitants est une commune agricole et viticole à 51%, urbaine à 21% et industrielle à 20%. Avec ce que les riverains appellent « La poudrerie », la SNPE et Eurenco qui fabriquent des explosifs et avec les conflits internationaux, la production « explose ». Egalement Valérian, filiale de Spie-Batignolles, spécialisé en génie civil, très grands travaux (TGV, autoroutes). Elle accueille aussi plus de 300 entreprises sur ses zones comme Le Fournalet, Sainte-Anne et le Village Ero. Sans oublier, le bâtiment de bureaux hyper-contemporain Pixel, œuvre iconique de l’architecte sorguais Rolland Serlin, qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme et qui est implanté sur l’immense Zone Commerciale d’Aushopping Avignon Nord.
Sorgues, c’est aussi là qu’ont vécu deux artistes majeurs du XXème siècle, Picasso et Braque. C’est là que des cheminots résistants, le 18 août 1944, ont fait le maximum pour sauver de la déportation les occupants du ‘Train Fantôme’ en provenance de Roquemaure.
En route vers les Municipales 2026
Dans cette ville où le RN arrive systématiquement en tête des scrutins nationaux (57,37% à la Présidentielle de 2017, 60,81% à celle de 2022 et 64,61% aux Législatives qui ont suivi), en revanche aux dernières municipales, le parti frontiste a atteint un score de 8,88% en 2020, alors que la liste du maire sortant a grimpé à 75,56%. « C’est un paradoxe, mais aux échéances locales, le facteur personnel des candidats domine, la personnalisation fait la différence », explique Thierry Lagneau.
« Sous la dernière mandature, plus de 8M€ de travaux ont été réalisés dans la commune, modernisation des réseaux souterrains sur la route de Châteauneuf-du-Pape, embellissement de l’entrée sud de la ville avec des trottoirs élargis, de nombreuses alvéoles de stationnement, des pistes cyclables, des équipements de sécurisation pour les piétons, de la végétalisation », ajoute Thierry Lagneau.
« Le mandat de maire, c’est le plus beau, le plus concret. »
« Le mandat de maire, c’est le plus beau, le plus concret. On a dans ses mains les moyens de changer la vie des habitants, d’apporter des réponses immédiates à leurs préoccupations. J’ai un attachement indéfectible, viscéral à la ville où je suis né. Ma liste n’est pas celle d’un parti mais d’une équipe qui a envie d’éméliorer le quotidien de chacun. C’est notre philosophie à tous, femmes et hommes qui la composons. Depuis que je suis maire, aucun membre ne m’a quitté, zéro démission, c’est la preuve de cet attachement, de cette fidélité. Ensemble, nous voulons accentuer cette dynamique. Je vais bientôt inaugurer ma permanence 136 Cours de la République, présenter mes co-listiers, détailler le programme, aller à la rencontre des habitants, faire des réunions publiques.
Thierry Lagneau qui est aussi président des pompiers du SDIS 84, vice-président du Conseil Départemental et de la Communauté d’Agglomération des Sorgues du Comtat, et un jeune papa d’Antoine (3ans) et de Rose (9 ans). Et il se représente à 63 ans pour donner du sens à ce qu’il appelle « la vie publique. » Une ambition dédiée à toute la population.





















