18 août 2026 |

Ecrit par le 18 août 2026

(Vidéo) Quand Hamlet fete les 50 ans de GSE

En accueillant une représentation d’Hamlet au cœur de son siège avignonnais, Roland Paul, président de GSE a transformé, le temps d’une soirée, ses bureaux en salle de spectacle. Une initiative inédite qui a réuni 160 spectateurs à guichets fermés et marqué un point pour ce spécialiste de l’immobilier d’entreprise qui vient de fêter ses 50 ans.

Un siège social peut-il devenir un théâtre ? À Avignon, Roland Paul, président de GSE a dit oui. Le 22 juillet dernier, le groupe, spécialiste de l’immobilier d’entreprise, a ouvert les portes de son siège pour une représentation exceptionnelle ‘d’Hamlet’, mise en scène par Thibault Perrenoud, dans le cadre du 80e Festival d’Avignon mené par son directeur artistique, Tiago Rodrigues. L’espace, habituellement dévolu à la routine quotidienne et aux réunions, a été entièrement reconfiguré pour recevoir 160 collaborateurs, clients, partenaires et festivaliers. Les spectateurs ont assisté, à guichets fermés, à une version itinérante de la tragédie shakespearienne, portée par trois interprètes. Un dispositif volontairement épuré pour jouer de la proximité avec le public.

Roland Paul président de GSE, Thibault Perrenoud metteur en scène et Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon Copyright GSE

Le mécénat comme prolongement de l’ancrage territorial
Cette soirée était l’aboutissement d’un partenariat noué entre GSE et le Festival d’Avignon à l’occasion des cinquante ans de l’entreprise, à l’occasion d’un projet de mécénat et afin de  participer plus activement à la vie culturelle du territoire.

Un groupe international aux racines avignonnaises
Fondé en 1976 à Avignon, GSE conçoit et réalise des bâtiments industriels, logistiques, tertiaires et commerciaux. Le groupe emploie aujourd’hui plus de 600 collaborateurs répartis dans six pays européens, dispose de 15 implantations en France et appartient, depuis 2019, au groupe allemand Goldbeck, leader européen de la construction clé en main. Son chiffre d’affaires dépasse désormais le milliard d’euros.
Mireille Hurlin


(Vidéo) Quand Hamlet fete les 50 ans de GSE

L’édition belge du magazine Paris Match vient de sortir un numéro spécial consacré au plus belles escapades gourmandes en Provence.

A la une de cette édition spéciale de 32 pages : Glenn Viel, le chef triplement étoilé du restaurant l’Oustau de Baumanière niché dans le cœur des Alpilles aux Baux-de-Provence.
« Au fond, ce que j’aime, c’est créer de l’émotion avec des produits justes et sincères », explique le juré de l’émission Top chef dans son interview réalisé par Florestan Touzeau.
Des Taillades à Aix-en-Provence en passant par Avignon, Gordes, Bonnieux ou bien encore Mazan ce hors-série spécial déniche ‘les tables qui font l’été provençal’ ainsi que ‘les plus beaux refuges de Provence’. Une sélection d’artisans du sud complète cette découverte.
Côté culture, le magazine propose également un sujet sur l’entrée en scène d’Avignon avec son festival de théâtre ainsi qu’un entretien avec Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon.

Des paysages pour tout horizon
A lire aussi, la rencontre avec Vincent Bouget, nouveau président de Nîmes Métropole et nouveau maire de Nîmes, ainsi que des suggestions de randonnée et de magnifiques photographies de la région.
Au sommaire également de ce numéro spécial Provence : la comédienne Philippine Delaire qui se produira lors du prochain festival d’Avignon, le présentateur Michel Denisot, le chanteur Bénabar, l’animatrice de télévision Cendrine Dominguez et la blogueuse culinaire Mercotte.

La Provence comme un trésor
« La Provence est une terre de mémoire vivante, explique Guillaume Bazaille dans l’éditorial de cette édition de Paris Match. À travers les pages de ce numéro, nous avons voulu partir à la rencontre de celles et ceux qui font vivre cet héritage sans jamais le figer. Car la Provence n’est pas un décor. Elle est une mémoire en mouvement. Une terre qui continue d’inspirer, de créer, de partager et de transmettre. Et c’est sans doute là son plus beau trésor. »


(Vidéo) Quand Hamlet fete les 50 ans de GSE

Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon, et Aurélien Ficot du café-librairie Youpi !, organisaient une rencontre avec Gisèle Pelicot, à l’occasion de la parution de son livre Et la joie de vivre, écrit avec Judith Perrignon.

Si certains esprits chagrins ont pu – encore une fois – s’étonner de l’invitation du Festival d’Avignon à l’adresse de Gisèle Pelicot à l’occasion de la sortie de son livre Et la joie de vivre, cette invitation de concert avec le café-librairie Youpi ! est cependant en cohérence avec la mission du Festival d’être à l’écoute du bruit du monde et de particulièrement s’interroger sur la banalisation du viol et des violences faites aux femmes. Après le chœur des Déferlantes qui a accueilli dans la cour de la FabricA celle que désormais tout le monde nomme simplement « Gisèle », c’est Tiago Rodrigues qui a introduit cette rencontre historique, un an après le Procès de Mazan : « vous êtes ici chez vous et vous serez jusqu’en 2030 – fin de mandat du directeur – l’invitée d’honneur du Festival d’Avignon ! » Les six cents places de la FabricA ont été prises d’assaut : beaucoup de femmes, beaucoup de jeunes et surtout une émotion palpable. Pour animer cette rencontre autour du livre co-écrit avec la journaliste Judith Perrignon  également présente sur le plateau, Aurélien Ficot du café-librairie Youpi ! d’Avignon, lieu de conférence et de rencontres citoyennes, et Muriel Trichet, psychologue clinicienne. 

La 81e question du Festival d’Avignon : comment continuer à vivre, à aimer, à avancer, après l’impensable ?

On l’a traitée d’icône, de symbole, de star, elle préfère le terme d’amie, de sœur ou d’éveilleuse. Éveilleuse des consciences collectives car en levant le huis clos au bout de 4 ans de réflexion, elle a permis de mettre au grand jour et de faire le procès d’un système, le patriarcat. « En décidant de rendre public le procès de ses agresseurs, elle a refusé la honte et choisi la lumière. Son histoire, intime et universelle, raconte la sidération, la faille, la reconstruction et la reconquête d’une joie possible. À travers cette parole rare, c’est une question essentielle qui nous rassemble : comment continuer à vivre, à aimer, à avancer, après l’impensable ? » Des éléments de réponse ont été donnés très simplement et humblement par Gisèle Pelicot tout au long de cette rencontre d’une heure et demie : « J’ai tenu grâce à vous les femmes qui m’attendaient au tribunal chaque jour, aux messages de soutien, aux chants des Déferlantes… J’ai eu une aide et un soutien psychologique indispensable pour me réapproprier ma vie… Obligation de vaincre sa peur car ça empêche d’avancer… J’ai rencontré l’amour d’un nouveau compagnon… J’ai eu la chance d’être crue grâce aux preuves des vidéos donc la justice a été rendue. » Sous ces faits glaçants, la preuve vivante sous nos yeux d’une Gisèle Pelicot sereine et gaie était sans appel. 

©Michèle Périn / L’Echo du Mardi

Le murmure d’une voix face au tsunami d’une vie

‘Pourquoi un livre ?’, était une des premières questions. « Pendant 4 mois, le monde entier a entendu parler de Gisèle Pelicot mais finalement personne ne me connaissait. Ce livre a été une manière de me connaître, ma famille, ma mère, ma grand-mère, faire entendre ces voix de femmes. Je voudrais par ce livre mettre des mots sur ce que j’ai traversé. Dire que je n’ai plus peur d’être seule, que j’ai retrouvé la joie de vivre. Dire que je suis vivante. » Judith Perrignon a voulu que ce livre soit un murmure mais aussi une voix forte. Quand elle a lu des extraits, ce n’était plus Gisèle Pelicot  parlait mais bien des milliers de femmes qui se reconnaissaient. 

S’autoriser au bonheur

« Car si je n’aime pas c’est le vide qui gagne et je ne suis rien ! » Ainsi se termine sur cette dernière phrase le livre co-écrit avec Judith Perrignon. Phrase lue dans un silence bouleversant pour conclure cette rencontre qui a été d’une haute tenue, dans la dignité mais aussi dans la joie d’une parole libérée. 

Et la joie de vivre. Gisele Pelicot co-écrit avec Judith Perrignon. Édition Flamarion.


(Vidéo) Quand Hamlet fete les 50 ans de GSE

Clémentine Aubry sera la prochaine directrice déléguée du Festival d’Avignon. Elle vient d’être désignée par la direction et le conseil d’administration du ‘In’ afin d’épauler Tiago Rodrigues, directeur du festival dont la mission a été reconduite pour 4 ans en septembre dernier. Clémentine Aubry prendra ses fonctions dans le courant du printemps 2026.

20 ans d’expérience
« Forte de plus de vingt années d’expérience dans la direction et l’administration de structures culturelles, Clémentine Aubry a accompagné et développé les projets d’institutions pluridisciplinaires de premier plan, animées par la même idée du service public de la culture, ayant en commun l’accompagnement des artistes et la relation aux publics et au territoire », explique le Festival de théâtre.

Des Bouffes du Nord aux Rencontre d’Arles en passant par le Louvre
Directrice adjointe et secrétaire générale du Centquatre-Paris depuis 2021, elle exerçait auparavant des fonctions de direction au Théâtre des Bouffes du Nord (administratrice), au Musée du Louvre (direction adjointe de l’auditorium et du spectacle vivant) et aux Rencontres d’Arles (direction de production et partenariats).

Titulaire d’un master d’Histoire de l’art et diplômée d’HEC, elle s’implique également dans la gouvernance d’institutions artistiques (Ecole supérieure d’art et de design – Le Havre-Rouen, Théâtre de la Cité Internationale).


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À l’occasion de l’ouverture de Fest’hiver, le spectacle « Catarina et la beauté de tuer des fascistes » de Tiago Rodrigues sera présenté à La FabricA  les 18 et 19 janvier 2025

L’auteur et metteur en scène Tiago Rodrigues pose des questions brûlantes d’actualité
Qu’est-ce qu’un fasciste ? Y a-t-il une place pour la violence dans la lutte pour un monde meilleur ? Pouvons-nous violer les règles de la démocratie pour mieux la défendre ? Autant de questions nécessaires à se poser à une époque où les idées d’extrême droite ont non seulement gagné du terrain mais se sont imposées à la tête de nombreux gouvernements.

Au tour de Catarina
Il va lui falloir tuer «son premier fasciste». C’est un rite de passage impératif dans la famille qui s’est donné pour mission, de génération en génération, depuis la naissance du fascisme, d’en éradiquer le maximum de représentants. Catarina, à ton tour !

Réunion de famille
Été 2020. Un jour de fête, de beauté et de mort. Le rassemblement familial a lieu dans une maison de campagne, au sud du Portugal, tout près de Baleizão, village où a été assassinée Catarina Eufémia, icône de la résistance à l’Estado Novo, régime corporatiste dictatorial et fasciste qui a sévi au Portugal dès 1933 et pris fin lors de la Révolution des Œillets, en 1974. La demeure est charmante, l’atmosphère légère, mais l’intention, meurtrière. Car il s’agit bien de sommer l’une des plus jeunes de la lignée de tuer un homme, fasciste, kidnappé à cet effet. Or, Catarina s’y refuse catégoriquement, faisant exploser un conflit latent entre les membres de la famille.

Distribution
Avec Isabel Abreu, Romeu Costa, António Fonseca, Beatriz Maia, Marco Mendonça, António Parra, Carolina Passos Sousa, João Vicente. Texte et mise en scène Tiago Rodrigues Collaboration artistique Magda Bizarro. Scénographie F. Ribeiro Lumière Nuno Meira. Costumes José António Tenente.

A propos du spectacle
Ce spectacle a été créé en septembre 2020 au Centro Cultural Vila Flor au Portugal. Nominé dans la catégorie Meilleur spectacle international des «Premis de la Crítica» de Catalogne. Prix UBU 2023 du meilleur spectacle étranger en Italie. Elu Meilleur spectacle étranger 2023 par le Syndicat de la Critique. Prix Virginia Reiter de la Meilleure Actrice Etrangère pour Beatriz Maia, pour le rôle de Catarina

Les infos pratiques
Rencontre avec Tiago Rodrigues à l’issue de la représentation du Dimanche 19 janvier. Samedi 18 janvier.19h30. Dimanche 19 janvier.15h. 10 à 25€. À partir de 16 ans. Portugais sous titré français.2h30. La FabricA. 11 Rue Paul Achard. Avignon. festival-avignon.com


(Vidéo) Quand Hamlet fete les 50 ans de GSE

La salle de la FabricA était comme à l’accoutumé comble, le public avignonnais impatient de découvrir la programmation de la 78ème édition du Festival d’Avignon dévoilée par son directeur Tiago Rodrigues, festival qui aurait pu être sacrifié pour cause de Jeux Olympiques mais qui finalement aura lieu avec une semaine d’avance, du 29 juin au 21 juillet soit 2 jours de plus qu’en 2023

Tiago Rodrigues ne nous a pas surpris en commençant encore son allocution par: » Bonjour je m’appelle Tiago Rodrigues et je travaille au Festival d’Avignon » une manière pour lui de rappeler qu’il est Un parmi les 750 salariés employés en Juillet mais que le Festival se travaille toute l’année car il faut du temps et des moyens humains pour préparer une fête, la fête de l’Art vivant.



Pourquoi faire cette fête au milieu du chaos du monde ?
Pourquoi faire encore et encore ce festival depuis 1947, geste fondateur de Jean Vilar ?
La réponse est dans le titre de l’éditorial du programme «  Chercher les mots » , il est tout simplement emprunté à la réponse d’une spectatrice venant pour la première fois au Festival d’ Avignon et à qui on demandait de définir cette expérience. L’équipe de Tiago Rodrigues s’est emparée de cette réponse «je cherche les mots » pour affirmer le soutien aux artistes « qui cherchent les mots, les sons, les gestes et les images pour dire et habiter le monde ». Pourquoi ce festival ? pour chercher ensemble les mots pour parler « d’un monde menacé par la guerre, les inégalités, les extrémismes et l’urgence climatique »

Un festival de promesses et de créations
Plus de jours et moins d ‘oeuvres présentées marquent une évolution du modèle : il s’agit de soutenir et d’accompagner les artistes en production, d’offrir plus de représentations donc plus de jauge. La moyenne des places par spectacle était de 2800 en 2023, elle sera de 3500 en 2024.

Le festival c’est :
23 jours
21 lieux dans Avignon
15 communes
37 projets artistiques dont 35 spectacles et 2 expositions
Plus de 300 rencontres : cinéma ; débat, expositions, lecture, concerts, formation
219 représentations
121 500 places en vente
83% de créations avec plus de la moitié en première mondiale
La parité absolue entre artistes
70% produit ou co-produit avec le Festival d’Avignon
51% théâtre, 49% de danse, cirque , musique
et une affiche d’ocre et de lumière qui invite à la découverte sous la chaleur du Sud.

L’artiste complice, le chorégraphe Boris Charmatz sera présent tout au long de cette édition
Il présentera 3 projets : une restitution d’ateliers «  Cercles » avec le défi de faire danser en cercle , amateurs ou professionnels, sur l’herbe du Stade Bagatelle de l’Ile de la Barthelasse à Avignon. Dans ce même lieu il proposera également «  Liberté Cathédrale » dansée et chantée par le Tanztheater Wuppertal Pinau Baush ( dont il est le directeur depuis 2022) et les danseurs de Terrain. Il sera également à La FabricA avec Forever d’après la pièce emblématique Café Muller de Pinau Baush. La pièce à l’origine dure 40min , elle est ici proposée dans une version de 7h vue comme une répétition jouée en boucle sur du Purcell afin de créer un autre rapport au temps et à l’espace. Boris Charmatz ajoute malicieusement que le temps nécessaire à cette immersion serait idéalement de 2h pour le spectateur…avant qu’il ne parte…s’il le souhaite.

Portrait de Boris Charmatz © César Vayssié

La Cour d’honneur accueillera 3 spectacles
L’ouverture de la 78e édition à la Cour d’honneur est confiée à la performeuse espagnole Angélica Liddell qui s’inspire dans «  Dämon, el funeral de Bergman » des funérailles du cinéaste Bergman.La metteuse en scène polonaise Marta Gornicka nous avait proposé en 2023 , dans la cour du musée Calvet, une lecture annonciatrice de son Mothers, A Song for a Wartime qui réunira un choeur de femmes d’Ukraine, de Pologne et de Biellorussie pour raconter la guerre. Le metteur en scène polonais Krzysztof Warlikowski est également très attendu avec sa création « Elisabeth Costello, Septs leçons et cinq contes moraux » qui installera un débat théâtral sur des questions inconfortables.

Portrait de Marta Górnicka © Esra Rotthoff

La Carrière de Boulbon recevra La Comédie Française dans «  Hécube, pas hécube » écrit et mis en scène par Tiago Rodrigues
Tiago Rodrigues s’empare du texte d’Euripide pour offrir à la troupe de la Comédie Française une adaptation moderne de cette tragédie : l’histoire d’Hécube vient percuter la vie personnelle de la comédienne qui l’incarne : Elsa Lepoivre.

La langue espagnole est la langue invitée
« Choisir une langue et non pas un pays permet de connecter le monde et non pas de le diviser par des frontières. »On voyagera donc en Argentine avec « Une ombre vorace » de Mariano Pensotti qui est le spectacle itinérant du Festival dans plus de 12 communes. L’argentin Tiziano Cruz interrogera le colonialisme et le triomphe du néo-libéralisme. Gabriel Calderon nous soumettra une variation singulière de Richard III ( Historia senglar..), la péruvienne Chela de Ferrari met en scène des mal-voyants d’après la Mouette de Tchekhov, le metteur en scène chilien Malicho Vaca Valenzuela nous propose une cartographie intime de Santiago. Il y aura aussi de la danse avec La Ribot qui évoquera Jeanne 1ère de Castille, du chant avec Silvia Pérez Cruz et du cirque avec “Qui som ?”de Baro d’evel.

Des retrouvailles , des découvertes et des inattendus
Retrouvaille avec le metteur en scène Gwenael Morin qui pendant 4 ans propose une création autour de la langue invitée. En 2024 il s’attaque à Cervantes avec un Quichotte qu’il va jouer pratiquement tous les jours en nocturne dans les jardins de la Maison Jean Vilar.
Retrouvaille avec Caroline Guiela Nguyen qui retrouve après Saïgon (2017) le plateau du gymnase Aubanel pour Lacrima : secrets et savoir-faire autour de la confection d’une robe de mariée. L’actuelle directrice de la Comédie de Gebève est également très attendue avec Absalon, Absalon d’après William Faulkner, une première mondiale aux promesses électrisantes autour de la guerre de Sécession.“La Vie secrète des vieux”de Mohamed El Khatib sera présenté à la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon.

La soirée unique de clôture de cette 78ième édition sera cette année à l’Opéra Grand Avignon
C’est la chanteuse espagnole Silvia Pérez Cruz qui aura l’honneur de distiller à 23h59 les premières notes de son récital Toda la vida, un dia. Cette soirée est en partenariat avec Les Sud à Arles.Programme complet notamment pour les Territoires cinématographiques d’Utopia, les Fictions de France Culture, les expositions, les lectures, les débats etc….sur le site du Festival.

Portrait de Sílvia Pérez Cruz © Alex Rademakers

Une politique tarifaire attractive : on peut multiplier les commandes et conserver le tarif réduit tout au long du festival grâce à la carte festival ou la carte 3 clés. Après avoir acheté la carte lors de la 1ère commande, si on ne trouve pas de billets pour certains spectacles,on peut revenir régulièrement sur le site, et bénéficier du tarif réduit au fur et à mesure des achats .

Infos pratiques :
Carte Festival.
25€. Demandeur d’emploi. 1€. Professionnel du spectacle vivant. 20€.
Carte 3 Clés. 1€. réservée au moins de 25 ans. Ou étudiant. Bénéficiaire des minima sociaux.
Billetterie ouverte depuis le 6 avril
Site Internet : festival-avignon.com
Prévente chez Fnac Avignon-République et Le Pontet de 13h à 18h (adhérents uniquement) Site fnacspectacles.com
À partir du 22 mai par téléphone 04 90 14 14 14, du mercredi au samedi de 13h à 19h
Festival d’Avignon.Cloître Saint-Louis, 20 rue du Portail Boquier, Avignon.04 90 27 66 50.


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Il  s’en était expliqué lors de l’annonce du programme du festival 2023 : proposer By Heart en dernière journée du festival qui plus est, dans la Cour d’Honneur est pour lui une manière de laisser sa carte de visite, de partager sa vision du monde avec un public et une équipe avec qui il va vivre pendant les quatre ans de son mandat de Directeur du festival d Avignon.

Les premières fois de Tiago Rodrigues
Le spectacle By heart n’en est pas à sa période d’essai puisqu’il a été créé en 2013 au Théâtre Maria Matos de Lisbonne pour être ensuite présenté à l’Opéra Bastille de Paris en 2014.  By Heart est donc bien la première œuvre de Tiago Rodrigues présentée en France. C’est également la première fois que le nouveau directeur du festival monte sur les planches de la Cour d’honneur en tant que comédien. Pour nous spectateur avignonnais, pour la première fois, le sonnet n°30 des Sonnets de William Shakespeare sera appris avec la traduction inédite de Françoise Morvan. 

Le sonnet n°30 de William Shakespeare
«Comme vous voyez, il y a 10 chaises vides sur le plateau, le spectacle ne peut commencer que lorsque dix spectateurs les occupent, avec moi comme onzième personne… Elles devront apprendre par cœur un texte court, pas trop difficile, pas trop simple non plus : le sonnet n°30 de William Shakespeare.» Ce spectacle partage à la fois une histoire autobiographique – choisir pour sa grand-mère qui allait devenir aveugle un livre à apprendre par coeur- et ses rencontres littéraires avec Ray Bradbury, Georges Steiner etc…Il correspond au plaisir et à la nécessité qu’a Tiago Rodrigues d’écrire pour des acteurs, ici de faire apprendre, répéter avec des ‘acteurs éphémères’, véritable acte d’amour que de les inviter dans son processus de création. 

Séance unique et final d’une édition exceptionnellement réussie
Dire qu’on l’attendait au détour serait vulgaire. On connaît désormais son travail extraordinaire d’auteur  : sa parole comme acte de résistance, son engagement pour vivre pleinement ses libertés,  son désir de transmission, son exceptionnel sens de l’hospitalité, son envie «d’ajouter du bruit au monde . On était cependant curieux de le voir sur l’immense  plateau de la cour d ‘Honneur.

Il l’a dit lui-même,
la Cour d’Honneur n’est peut-être pas l’espace le mieux adapté à une pièce qui se voudrait plus intimiste. Il a relevé avec simplicité et gourmandise le défi de se dévoiler grâce à cette pièce qui est pour lui finalement «son passeport» car elle concentre tous ses questionnements sur le théâtre et le monde. Son humour, sa bienveillance et son art de l’improvisation ont fait le reste.

Il y avait  dans cette dernière soirée de l’édition 2023 quelque chose de magique
Le plateau blanc de la Cour s’invitait tel une immense page blanche à remplir de mots passés et à venir. Il fallait défier le vent qui s’était invité, les paroles s’envolaient un peu, il fallait encore plus répéter et nous spectateurs tendre l’oreille. Les pages des livres posés au sol virevoltaient, étaient feuilletées par un lecteur invisible et Tiago le facétieux s’amusait à essayer de les apprivoiser.

On peut penser que la standing ovation qui a eu lieu à la fin
n’était pas seulement pour saluer la qualité du spectacle ou les dix téméraires qui l’ont créé, ni  pour remercier les centaines de salariés ou bénévoles indispensables qui ont investi au final le plateau de la Cour. C’était aussi une manière pour nous spectateurs Avignonnais de dire enfin à «notre» directeur : Bienvenue l’Artiste, tu es chez toi ici. Nous sommes à tes côtés pendant ces 4 ans à venir avec sympathie et vigilance. «Ce n’est qu’un combat, continuons le début» (Bernard Lubat).

Le spectacle « By Heart » sera joué les 23 et 24 septembre 2023 au Théâtre Garonne à Toulouse.

BY HEART Texte, mise en scene et interpretation Tiago Rodrigues,
Texte avec extraits et citations de William Shakespeare, Ray Bradbury, George Steiner et Joseph Brodsky,
Traduction Thomas Resendes, Traduction du sonnet de William Shakespeare Francoise Morvan,
Scenographie, costumes et accessoires Magda Bizarro.

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Tiago Rodigues a dressé un 1er bilan de ‘la fête civique, artistique et de la démocratisation de l’accès à la création’ du 77e Festival d’Avignon pour lequel il proposait sa première programmation aux côtés de Pierre Gendronneau, directeur délégué. «Le festival a affiché 94% de remplissage des salles avec 15 000 places de plus que l’année dernière, ce qui est une augmentation considérable du public payant, a relevé Tiago Rodrigues. C’est le public qui fait le festival. Je salue la façon dont le public a porté ce festival, dont il défend les valeurs et incarne l’esprit. »

«Je suis un émigrant –parti du Portugal, mon pays- qui habite depuis 18 mois Avignon et où j’avais déjà vécu le festival en tant qu’artiste et spectateur. Je suis le 1er étranger à travailler à la direction du Festival d’Avignon ce qui parle de République, de ses valeurs et de la démocratie. J’ai été formidablement bien reçu par deux femmes. Ma présidente, Françoise Nissen, avec elle je me sens chez moi et Cécile Helle qui m’a reçu de façon exceptionnelle.» Le directeur du festival a ensuite remercié L’Etat, la Région Sud, le Département, le Grand Avignon et la Ville qui sont les principaux financeurs du Festival d’Avignon ainsi que les mécènes.

«Mener des combats
Nous avons l’opportunité, au Festival d’Avignon, de mener des combats pour la liberté artistique et la création. Le moment où une idée doit être concrétisée avec des ressources humaines, des financements et des prises de risque que l’on prend au nom du public. On sait, notamment dans l’art vivant, que la réussite ou l’échec, éphémères font de grandes œuvres qui changent les canons. Aujourd’hui on invente le patrimoine de l’avenir.»

«L’accès du plus grand nombre et du plus divers public à la culture
C’est le 2e plus grand combat du Festival d’Avignon. L’accès de ceux qui se sentent éloignés de la création artistique et qui doivent être traités comme les propriétaires légitimes du festival d’Avignon même s’ils n’y sont jamais venus. Ces deux combats sont menés en forme de fête en France et en Europe.»

«Une fête qui n’est pas aveugle
aux injustices et aux troubles du monde. Le fil rouge de cette édition ? La vulnérabilité humaine collective, sociale, économique, et aussi individuelle, intime, émotionnelle, familiale, biologique, et face à cela, construire, proposer de l’invention, de la créativité, d’autres visions du monde. Peut-être un monde ‘pas possible’, mais certainement à venir, même s’il est imaginaire.»  

Tiago Rodrigues DR

«Le retour du festival ?
Une multiplicité d’esthétiques et de visions du monde. Si nous sommes une fête des arts du monde, nous sommes aussi un forum qui parle du monde et au monde. C’est en possédant une mémoire que l’on peut bâtir les laboratoires de recherche de l’avenir.»

Un Festival hors les murs
Pierre Gendronneau a évoqué « les pièces qui ont eu lieu en milieu naturel comme à Pujaut dans le Gard, Barbentane et Boulbon dans les Bouches-du-Rhône. Le territoire naturel d’Avignon s’affranchit naturellement des frontières administratives telles que les régions ou les départements, investissant 42 lieux. Notre souhait ? Proposer du spectacle en itinérance, production déléguée du Festival d’Avignon. Le projet ? Proposer, avec de grands artistes, un répertoire de poche qui peut s’adapter et tourner facilement sur le territoire local, puis en région avant d’aller en national. » Cette année ce furent 16 représentations données dans 11 communes. »

Changements d’horaires et de lieux
« Nous souhaitons poursuivre cela toute l’année et sur tout le territoire. Nous voulons travailler en espace naturels, nécessaire réflexion à la crise climatique et à la transition écologique dans laquelle nous devons nous engager. Nous avons multiplié les spectacles en matinée qui ont généré un très bon accueil du public. Nous ferons des propositions matinales, de fin d’après-midi et très tard dans la soirée. Rouvrir des lieux comme la carrière de Boulbon, après 7 ans de fermeture, s’est avéré complexe, notamment en raison du risque incendie. Nous avons été jusqu’à créer notre propre brigade anti-incendie à Boulbon, Barbentane et Pujaut, parce que c’est un rêve à la mesure de ce qu’est le festival d’Avignon. »

Le festival d’Avignon en chiffres
«Nous notons déjà une augmentation de jeunes dans le public, et aussi du public international. C’est une ouverture à des publics d’ailleurs et d’ici, notamment de l’extramuros d’Avignon et du dispositif ‘Première fois’ qui privilégie la présence de ces primo-festivaliers. Près de 2 800 jeunes ont profité d’activités de médiation culturelle, devenant, eux aussi, des narrateurs du festival d’Avignon.»

DR

La programmation
s’est ouverte sur 44 spectacles et une exposition, 106 débats et rencontres (Café des idées), 37 projections, 22 lectures en entrée libre, 73% des projets sont des créations 2023, 55 % des projets sont produits et coproduits, 56 % des projets sont portés ou co-portés par une femme, 33 % de la programmation est en relation avec la langue invitée, 42 % de porteurs de projets étrangers soit 13 nationalités représentées, 75% des artistes ne sont jamais venus, 11 équipes artistiques ont été en résidence

L’offre festivalière
a donné à voir 258 représentations et une exposition, 423 rendez-vous, 121 600 entrées à la vente (hors entrées libres)

L’Offre territoriale
S’est étendue sur 42 lieux, dont 22 extramuros avec une fréquentation atteignant les 94%
Quant à l’audience les Socionautes –utilisateurs des réseaux sociaux- ont représenté 200 000 abonnés (tous réseaux Festival d’Avignon confondus), Plus de 11 millions de vues sur les réseaux sociaux, 300 000 téléspectateurs pour les 3 captations à l’antenne, Site : 4 millions de pages vues et 40 000 téléchargements via l’appli.

Un Festival de Première fois
‘5 000 Première fois’ venus en groupe au spectacle dont 2 800 personnes avec des médiations et visites Première fois ; Un Festival carrefour des langues ; 33 % de la programmation est en relation avec la langue invitée (anglais) ; 42 % de porteurs de projet sont étrangers soit 13 nationalités représentées ; Une communication bilingue avec 64 % de la programmation surtitrée ou accessible à un public anglophone ; 17% du public est étranger (public, professionnels et journalistes internationaux).

Une aventure collective
33 permanents, 731 salariés en juillet, 581 artistes soient 1345 personnes et 110 partenaires.

Le Masque et la plume au Festival In d’Avignon
Pour la 1ere fois France Inter a conçu deux enregistrements en public samedi 15 à 14h au Cloître Saint-Louis présentés par Jérôme Garcin -depuis 1989- et diffusés le lendemain, ainsi qu’une 2e émission diffusée le 23 juillet. Cette émission légendaire, créée en 1955 est consacrée au critiques de livres, de pièces de théâtre et de films de cinéma. C’est l’une des émissions les plus anciennes d’Europe encore diffusée.

A venir

« La 78 e édition se déroulera du 29 juin au 21 juillet 2024. « Ce sera deux jours de plus que la précédente édition », souligne Pierre Gendronneau et aussi un défi en terme de programmes, plus particulièrement la première semaine -à cause du public scolaire, certains lieux étant des bâtiments de l’Education nationale- ce sera aussi l’occasion de travailler pour le public local qui représente 40% des festivaliers, chaque année, et notamment des jeunes, qui seront sur place. »

DR Pierre Gendronneau et Tiago Rodrigues


(Vidéo) Quand Hamlet fete les 50 ans de GSE

«Dans la mesure de l’impossible» de Tiago Rodrigues, proposé  suite à l’annulation des Emigrants de Krystian Lupa  arrivait déjà avec une belle réputation depuis sa création en 2022 et critique et du public. Celui d’Avignon lui a fait une ovation dès la première représentation.

Quatre travailleurs de l’humanitaire doivent témoigner de leur travail afin de fournir le matériau pour une pièce de théâtre.
Frontalement, ils nous le disent d’emblée : ils ont des doutes sur l’intérêt du projet ! Comment rendre compte du travail d’un humanitaire ? Une n’aime pas forcément le théâtre, n’en voit pas l’intérêt, l’autre se demande comment leur parole sera rendue, si leurs propos seront intéressants. Certains ont des exigences : votre pièce devra parler de…, devra montrer… Elle sera réussie si… Et ce leitmotiv : «Je ne suis pas un héros, nous ne sommes pas des héros». Nous sommes bien dans le méta théâtre cher au metteur en scène, la salle de l’Opéra est encore allumée, nous serons les récepteurs de cette parole, nous sommes bien dans le monde du Possible.

La simplicité de Tiago Rodrigues pour rendre compte de la complexité du monde
Pour  restituer ces paroles aussi bien publiques qu’intimes, Tiago Rodrigues a mené des entretiens avec une trentaine de collaborateurs du Comité International de la Croix Rouge et de Médecins sans frontière. C’est son ADN : partir d’une parole vraie, la livrer, l’offrir ensuite aux acteurs pour la triturer et rendre cette parole théâtrale. Lors d’une récente rencontre à la maison Jean Vilar, Tiago Rodrigues nous confiait «Je savais depuis tout petit que ma participation au monde serait à travers les paroles, les mots. J’écris au théâtre, pour qu’il y ait une parole.»  Il oublie peut-être humblement de rajouter que c’est aussi parce qu’il admire et aime ces porteurs de paroles – témoins comme acteurs- que son théâtre nous touche tant.

Copyright Christophe Raynaud de Lage

Une définition lumineuse du possible et de l’impossible
Le monde se divise entre le possible et l’impossible. Le travail des personnes travaillant dans l’humanitaire est de partir du monde du possible où ils vivent pour aller vers l’impossible : secourir un enfant, apporter de la nourriture, soigner, braver la guerre, découvrir un charnier. Dans ces allers-retours incessants, il ne s’agit pas de changer le monde, juste de changer un peu la vie des gens secourus. «Nous ne sommes pas des héros, nous faisons juste notre travail comme n’importe quel métier» L’exemple de la montagne à franchir pour secourir la population est simple mais efficace. «Franchir ces montagnes, c’est faire une incursion vers l’impossible.»

Une mise en scène sobre et subtile
Sur scène un voilage tendu qui va peu à peu se lever pour prendre la forme de montagnes puis de tentes pour réfugiés ou peut-être de quartier général d’une ONG (Organisation non gouvernementale). Le voile se lève également sur le travail des humanitaires. Au début  leur récit est confus, fait de généralités, minimisant l’importance de leur travail. Peu à peu les récits s’individualisent, prennent de l’épaisseur, des détails, ne nous épargnent rien et nous dévoilent, en creux quelquefois, le quotidien de leur travail fait d’échec ou de réussite. Les acteurs ont su s’emparer de cette parole fragile et complexe. Aucun pays n’est cité, aucun conflit n’est daté même si ces beaux voiles blancs nous font penser aux majestueuses montagnes de l’Afghanistan impossibles à franchir pour un étranger. Les franchir, c’est aller vers  l’impossible. Le mot est de nouveau lâché.

Comme une effraction dans l’impossible
Ce sont des héros qui peuvent, par leur lenteur à secourir un enfant, contribuer à imposer un couvre feu. Ils marchent lentement :  tant qu’ils ne sont pas arrivés au bout de cet éphémère couloir humanitaire, les tirs cesseront. Extraordinaire moment dans cet Opéra où l’angoisse est palpable. Nous sommes enfin une communauté prise dans ce silence que l’on serait prêt à faire durer longtemps pour arrêter toutes les guerres du monde. Les acteurs nous ramènent à la réalité, nous sommes au théâtre, leur intervention n’aura duré que quelques minutes : les tirs reprennent…

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De bruit et de fureur
Dans le silence assourdissant de notre culpabilité, de notre immobilisme de citoyen, de notre impossibilité à changer le cours du monde, dans l’absurdité de ce monde là, la batterie de Gabriel Ferrandini – présente sur scène pendant tout le spectacle – gronde pour nous et en nous. Dans ce final, rien n’est trop fort ni inutile. Ni l’intensité des percussions, ni la violence des éclairages pour prendre le temps de revenir lentement dans le monde des possibles.

Festival d’Avignon. Dans la mesure de l’impossible. Jusqu’au 22 juillet. 16h. 10 à 45 €.  Opéra Grand Avignon.

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