6 février 2026 |

Ecrit par le 6 février 2026

Nîmes invente le triathlon monumental

Le 31 mai prochain, Nîmes accueillera, pour la première fois, un triathlon d’un genre inédit, reliant le Pont du Gard aux arènes nîmoises. Pensé comme une épreuve sportive autant que patrimoniale, le Triathlon Monumental Nimes – Pont du gard entend conjuguer performance, exigence logistique et mise en valeur d’un territoire d’exception. Près de 1 500 athlètes sont attendus pour s’essayer à trois parcours : la natation, le vélo et la course à pied.

À l’origine du projet, une idée simple mais ambitieuse : créer un triathlon qui ne soit pas interchangeable. «Il ne s’agissait pas de faire un triathlon de plus, mais le triathlon qui manquait à la région», résume Frédéric Moline, organisateur de l’événement et lui-même triathlète. En Occitanie, aucune épreuve internationale de cette ampleur n’existait jusqu’alors. Encore moins un parcours intégralement scénographié autour de monuments bimillénaires.

Quand le patrimoine devient terrain de jeu
Le point de départ donne le ton : une nage dans le Gardon, au pied du Pont du Gard, monument classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Les athlètes traverseront les arches de l’aqueduc avant de rejoindre Nîmes, où vélo et course à pied les mèneront au cœur d’un centre-ville transformé, le temps d’un dimanche, en arène sportive à ciel ouvert. Pour l’occasion la vile de Nimes prêtera plus de 4 000 barrières pour sécuriser les parcours en centre ville.

Deux formats, une même exigence
L’épreuve se décline en deux distances : un format dit ‘M’ pour la distance olympique, et un format ‘L’, équivalent à un half Ironman. Dans les deux cas, la difficulté ne tient pas seulement à l’effort physique ; jusqu’à 1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21 km de course à pied, mais aussi à la technicité des parcours, mêlant routes de l’arrière-pays nîmois, reliefs du pays d’Uzès et traversées urbaines.

Les parcours cyclistes
Les parcours cyclistes empruntent notamment des routes déjà foulées par le Tour de France, tandis que la course à pied serpente autour des grands marqueurs de la ville tels que la Maison Carrée, les Jardins de la Fontaine, le Temple de Diane, la Tour Magne, avant une arrivée sur le parvis des Arènes de Nîmes.

Un événement sportif… et territorial
Au-delà de la compétition, l’événement est pensé comme un rendez-vous économique et touristique. Les triathlètes, majoritairement européens pour cette première édition, arrivent plusieurs jours à l’avance pour reconnaître les parcours, mobilisant hébergements, restauration et services locaux. Environ 300 bénévoles seront mobilisés pour assurer l’accueil et la logistique.

De l’ambition et apporter de la visibilité à sa ville
Autre marqueur de cette ambition : la retransmission télévisée. L’épreuve fera l’objet d’un programme diffusé sur La Chaîne L’Équipe, offrant une visibilité nationale à l’événement et, par ricochet, au territoire nîmois.

Une organisation au long cours
Derrière cette première édition, plus de deux ans de maturation et près d’un an de travail opérationnel. Le budget, compris entre 300 000 et 350 000€, repose sur un équilibre entre investissements privés, partenariats, collectivités et droits d’inscription des athlètes. «À la fin, ce qui comptera, c’est que chaque triathlète reparte avec le sentiment d’avoir vécu une expérience unique», conclut Frédéric Moline.

Les infos pratiques
Triathlon Monumental Nîmes – Pont du Gard. Dimanche 31 mai 2026 avec un départ à 8h. Rendez-vous au Pont du Gard, pour le départ natation et en centre-ville de Nîmes pour l’arrivée aux Arènes. Formats sportifs : M (distance olympique) et L (format half Ironman). Tarifs d’inscription : Format M : à partir de 92€ et Format L : à partir de 220€. Participants attendus : 1 500 athlètes et 300 bénévoles pour encadrer la course. Inscriptions : via la billetterie en ligne ici.
Mireille Hurlin


Nîmes invente le triathlon monumental

Le groupe Edeis, qui a la gestion des monuments romains de Nîmes depuis 2021, annonce être reconduit comme gestionnaire pour les huit prochaines années.

Le groupe Edeis est en charge depuis trois ans des monuments romains de la ville de Nîmes, à savoir : les Arènes, la Maison Carrée et la Tour Magne. La mission du groupe à l’époque était de « magnifier le passé pour mieux construire l’avenir. »

Suite à une procédure d’appel d’offre initiée en 2023 et à une délibération du conseil municipal au début de ce mois de juillet, Edeis a été reconduit par la Ville de Nîmes comme gestionnaire de ces monuments pour encore huit ans. Désormais, le gestionnaire sera aussi aux commandes de la Maison Saurel qui va faire l’objet d’un projet de rénovation en cohérence avec le projet d’exploitation touristique et culturel de la ville.

« Cette reconduction est une marque de confiance pour notre projet et pour tous nos collaborateurs engagés au quotidien pour les Nîmoises et les Nîmois, a déclaré Jean-Luc Schnoebelen, président d’Edeis. Notre ambition est renforcée : valoriser le riche patrimoine historique de la ville, faire revivre à tous la romanité et offrir aux habitants et aux visiteurs de nouvelles expériences inoubliables tout au long de l’année. »

Quel avenir pour les monuments romains ?

Si le groupe présentera sa feuille de route pour les prochaines années à la rentrée, Edeis a déjà révélé quelques-uns de ses axes de travail concernant les monuments nîmois :

  • Diversifier les offres de visites aux Arènes et à la Tour Magne, en proposant des supports de médiation adaptés à tous les publics et particulièrement les familles.
  • Augmenter les horaires de visites des monuments afin que le plus grand nombre puisse en bénéficier tout au long de l’année.
  • Faire évoluer la muséographie actuelle de la Maison Carrée afin de mieux valoriser son caractère historique et architectural, en cohérence avec le travail remarquable réalisé par la Ville de Nîmes à l’initiative de son maire Jean-Paul Fournier, qui a permis l’inscription de la Maison Carrée au
    patrimoine mondial de l’Unesco.
  • Proposer en août un nouveau spectacle exceptionnel mêlant histoire locale et arts scéniques qui, à travers des projections multimédias et des performances artistiques, offriront une expérience émotionnelle et mémorable, célébrant l’histoire et la beauté de Nîmes.
  • Transformer la Maison Saurel afin d’offrir une expérience complète alliant restauration et immersion dans l’histoire de l’eau à l’époque romaine.

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