9 octobre 2026 |

Ecrit par le 9 octobre 2026

À Arles, le tourisme mise sur le local avec ‘Place Pro’

Le 12 octobre, le Palais des Congrès accueillera ‘Place Pro’, puis les Assises du tourisme. Producteurs, artisans et professionnels du secteur y exploreront des solutions concrètes pour renforcer les approvisionnements de proximité et préparer la saison 2027.

À Arles, le circuit court quitte les déclarations d’intention pour entrer dans le quotidien des professionnels. Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Pays d’Arles et le Département des Bouches-du-Rhône, la nouvelle édition de ‘Place Pro’ réunira, lundi 12 octobre de 16h à 19h, plus de 30 exposants du territoire.

Des rencontres pour passer du discours aux commandes
Hôteliers, restaurateurs, gérants de campings, chambres d’hôtes et propriétaires de gîtes pourront y rencontrer des producteurs, artisans, fabricants et prestataires locaux. Vins, huiles d’olive, bières artisanales, miels, cosmétiques, objets décoratifs, services de communication ou encore circuits touristiques en tuk-tuk électrique : l’offre sera aussi diverse que les besoins du secteur. L’enjeu ? Pour les visiteurs, un produit ou vivre une expérience prend une autre dimension lorsque les professionnels racontent leur territoire. Une huile des Alpilles, un miel récolté dans la région ou une découverte de la Camargue marquent l’entrée des visiteurs dans un nouvel univers où se dévoilent une nouvelle culture.

Copyright Place Pro

Quand le producteur rencontre directement le professionnel
Le Moulin de la Levade, producteur et transformateur de Foin de Crau AOP (Appellation d’origine protégée), participe à ‘Place Pro’ depuis la 1re édition. L’entreprise a développé une gamme gastronomique originale : gelées, sirops et produits culinaires, qui détourne ce produit emblématique, le foin de la plaine de la Crau, en véritable herbe aromatique provençale. « ‘Place Pro’ nous permet de faire connaître nos produits, explique Marie-Christine Salabert, présidente du Moulin de la Levade, et de contacter des professionnels qui pourront eux-mêmes les diffuser ». La démarche a déjà porté ses fruits : une dizaine de nouveaux clients, restaurateurs et revendeurs notamment, ont été conquis au fil des éditions. Même constat chez les Ruchers du Renard, présents depuis quatre ans. Les apiculteurs y présentent leurs miels, leurs produits de la ruche, leurs activités de pollinisation et d’élevage. « Ce sont les professionnels qui viennent chercher quelque chose, souligne Laurence Le Briquier, des Ruchers du Renard. Ce ne sont pas les mêmes types de ventes ni les mêmes types de clients.» La formule a surtout le mérite de renverser la prospection traditionnelle : « Ce n’est plus nous qui faisons le démarchage », résume-t-elle

À 19 heures, place aux Assises
La seconde partie de la soirée sera consacrée aux Assises du tourisme, organisées avec Provence Tourisme. Leur fil rouge ? « Mieux s’approvisionner local : mission possible pour les pros du tourisme ». Isabelle Bremond, Directrice générale Provence Tourisme – Animatrice de la commission tourisme responsable ADN tourisme – Vice présidente ADN tourisme – Présidente club APM massilia @venir, animera une première séquence avant une table ronde consacrée aux atouts et aux obstacles du circuit court. Lionel Escoffier, maire d’Aureille, éleveur bio et membre du PETR du Pays d’Arles (Pole d’équilibre territorial et rural), Quentin Lepilliet, chef de L’Oriel Restaurant, et Gilles Bertrand, de l’Actium Grand Marché de Provence, partageront leurs expériences. Les échanges devraient porter sur des questions très concrètes : régularité des volumes, prix, logistique, disponibilité des producteurs ou adaptation des offres aux contraintes des établissements. Car acheter local ne se décrète pas. Cela se construit, souvent au prix d’une meilleure coordination entre ceux qui produisent et ceux qui accueillent les visiteurs.

Des idées pour la saison 2027
La soirée se poursuivra avec une conférence de Guillaume Cromer, expert du tourisme et fondateur d’ID-Tourisme. L’occasion de prendre de la hauteur sur les évolutions du secteur et sur la place croissante accordée à l’authenticité, à la responsabilité et à l’ancrage territorial dans les choix des voyageurs. Un cocktail clôturera la rencontre. Mission ? Repartir avec des contacts, des pistes d’action et, pourquoi pas, de nouveaux fournisseurs. La participation est gratuite, mais l’inscription est recommandée via la billetterie Billetweb dédiée à Place Pro et aux Assises du tourisme 2026. Rendez-vous lundi 12 octobre au Palais des Congrès d’Arles. Réservation Place Pro ici. Je m’inscris ici.
Mireille Hurlin


Le Luberon retenu parmi les 30 ‘Destinations France à vélo’

Le Luberon fait partie des 30 destinations* retenues dans le cadre de l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) ‘Destination France à vélo’ dévoilé lors des dernières Rencontres du réseau vélo et marche.

Le territoire vauclusien a été choisi parmi 88 candidatures déposées, via l’association Vélo Loisir Provence. Basée à Robion, cette dernière contribue depuis 1996, en partenariat avec les collectivités, le Parc naturel régional du Luberon, les offices de tourisme et les professionnels, à structurer l’offre cyclable et faire du Luberon une destination de référence pour le tourisme à vélo.
À travers cet AMI, l’État souhaite mettre en lumière des destinations françaises disposant d’une offre vélo structurée et présentant un potentiel de développement important, afin d’accompagner leur rayonnement en France et à l’international.

« Une reconnaissance du travail réalisé collectivement par les acteurs du territoire. »

Sylvie Palpant directrice de Vélo Loisir Provence

Une dynamique de 30 ans récompensée
« Cette sélection est une reconnaissance du travail réalisé collectivement par les acteurs du territoire », explique Sylvie Palpant directrice de Vélo Loisir Provence. Elle vient conforter une dynamique engagée depuis 30 ans et nous donne aujourd’hui l’opportunité d’aller encore plus loin dans la structuration et la promotion du Luberon comme destination vélo. »

Pour Vélo Loisir Provence qui soufflera ses 30 bougies en décembre prochain à l’occasion d’une rétrospective de ses actions, la sélection du Luberon à vélo vient ainsi reconnaître la qualité et la diversité de l’offre développée sur le territoire : itinéraires cyclables, services dédiés, professionnels engagés, hébergements et équipements adaptés aux cyclotouristes, mais également richesse patrimoniale et paysagère.

« Le tourisme à vélo ne se résume pas aux itinéraires. »

Franck Delahaye, co-président de Vélo Loisir Provence et directeur de Destination Luberon

« Le tourisme à vélo ne se résume pas aux itinéraires, confirme Franck Delahaye, co-président de Vélo Loisir Provence et directeur de Destination Luberon. C’est une expérience globale qui associe mobilité, hébergement, restauration, découverte du patrimoine, services et accueil. La force du Luberon est justement de pouvoir s’appuyer sur un réseau d’acteurs engagés pour construire cette expérience collectivement. »

Le début d’une nouvelle étape ?
Pendant deux ans, l’accompagnement prévu par l’AMI permettra de renforcer la visibilité du Luberon à vélo en France et à l’international, notamment grâce aux actions d’Atout France via des kits de communication ainsi que la mise en réseau des destinations lauréates et des entreprises du tourisme.
Ce soutien sera ainsi valorisé au niveau national mais aussi au niveau européen par le biais de la DGE (Direction générale des entreprises), ainsi que d’une offre de service gratuite proposée par des partenaires du projet.

Le Luberon à vélo en chiffres
– 1000km d’itinéraires cyclables inscrits aux schémas départementaux et régionaux
– 240km pour la boucle Autour du Luberon aménagée progressivement depuis 1996
– 113 professionnels dont 95 labellisés en réseau au sein d’Accueil Vélo, marque nationale créée en 2012
– 47 hébergements engagés dans cette démarche qualité
– 18 loueurs et réparateurs de vélos Accueil Vélo
– 1 espace VTT labellisé par la Fédération Française de Cyclisme
– 63 itinéraires VTT balisés sur plus de 1500km
– 2 grandes itinérances VTT labellisées : Grande Traversée de Vaucluse, Grande Traversée l’Alpes-Provence)

Pour Vélo Loisirs Provence, la nouvelle étape consiste désormais à changer d’échelle, « sans perdre ce qui fait sa force : un développement construit collectivement et au plus près du territoire ».
Pour cela, trois objectifs principaux sont mis en avant : Faire du vélo un levier d’attractivité pour découvrir le Luberon autrement, au-delà de la saison estivale, tout en préservant le territoire et ses habitants, poursuivre le travail collectif entre collectivités, professionnels, organismes de tourisme et acteurs du vélo ainsi, qu’enfin, faire du vélo une composante durable du territoire en articulant au mieux tourisme à vélo, mobilité et pratiques du quotidien.

« Avoir une vision d’ensemble et assurer une coordination dans la durée. »

Frédéric Sacco, co-président de Vélo Loisir Provence et vice-président du Pays d’Apt Luberon

« Vélo Loisir Provence permet d’avoir une vision d’ensemble et d’assurer une coordination dans la durée, grâce à un partenariat public-privé qui fait le lien entre mobilité du quotidien en milieu rural et développement touristique », rappelle Frédéric Sacco, co-président de Vélo Loisir Provence et vice-président délégué au développement durable et au vélo de la Communauté de communes Pays d’Apt Luberon.

Crédit : DR/ Vélo loisir Provence

L’enjeu est de taille puisqu’à l’échelle nationale tourisme à vélo assure des retombées économiques directes annuelles estimées à 5 milliards d’euros par an. Une filière en croissance de +46% ces 10 dernières années et qui génèrerait près de 34 000 emplois, dont la moitié dans l’hébergement et la restauration.

Des chiffres encore plus importants dans le Vaucluse où le secteur connaît une forte dynamique depuis plusieurs années. En obtenant cette reconnaissance ‘Destination France à Vélo’, les savoir-faire vauclusiens en la matière démontre que ce territoire s’impose comme une destination de vélo référence. Pour preuve, Vélo Loisir Provence accompagne depuis 2014 un autre territoire dans la structuration de son offre vélo : celui du Parc naturel régional du Verdon et ses partenaires.

Laurent Garcia

Découvrir le Luberon à son rythme depuis 30 ans
L’histoire du Luberon à vélo commence au milieu des années 1990 avec la volonté de faire du vélo un moyen privilégié de découverte du territoire en particulier hors de la saison haute estivale. Dans cet optique, l’itinéraire autour du Luberon s’est construit progressivement à partir de 1995 avec une boucle de 240km. Un circuit qui permet aujourd’hui de découvrir le parc naturel régional du Luberon à travers des routes à faible fréquentation, des villages et des paysages emblématiques.

Au fil du temps, la démarche de l’association s’est donc considérablement élargie : itinéraires balisés, véloroutes, voies vertes, VTT, vélo de type gravel, réseau de professionnels, démarche Accueil Vélo, outils d’information, solutions d’itinérance…
De quoi progressivement contribuer à faire du Luberon une destination où le vélo dépasse la seule pratique sportive. Et de permettre dorénavant à ce territoire de disposer d’une diversité d’itinéraires favorisant sa découverte de ses villages, ses paysages, son patrimoine, ses marchés locaux ou bien encore ses savoir-faire selon son niveau, son envie et sa pratique.

« Trente ans d’existence, c’est l’âge de la maturité pour notre réseau, se félicite André Berger co-président & co-fondateur de Vélo Loisir Provence. En trois décennies, nous avons vu les pratiques évoluer et nous avons fait face à de nombreux défis. Ce trentième anniversaire marque le début d’un nouveau chapitre : nous nous appuyons sur 30 ans d’expérience partagée avec nos acteurs locaux pour continuer à faire du Luberon un pionnier des mobilités actives. »
Crédit : DR/ Vélo loisir Provence

* CA Arche agglo, CC Thiers Dore et montagne, Haut-Chablais interco, Hautes Terres communauté, SPL Maurienne Galibier tourisme, CC des lac et montagnes du Haut-Doubs, syndicat mixte du Parc régionale du Morvan, Auray Carnac Quiberon tourisme, Loches sud Touraine, syndicat mixtes Pays des châteaux, CA d’Épinal, Eurométropole de Strasbourg, OT intercommunautaire du Sundgau, SPL Destination cœur de Flandre, SPL Tourisme en pays de Saint-Omer, syndicat mixte Baie de Somme 3 Vallées, Paris je t’aime, OT Cognac, OT Tourmalet Pic du Midi, SPL agence d’attractivité Toulouse métropole, SPL Perpignan Méditerranée, syndicat mixte Pays Haut Languedoc vignoble, syndicat mixte du Parc naturel régional des Grands Causses, CA de la région nazairienne et de l’estuaire, CU Angers Loire métropole, Le Voyage à Nantes, Sud Estuaire et littoral, CA Provence Alpes-agglomération, Destination Mont-Ventoux Provence, Vélo loisir Provence (Luberon et Verdon).


Lucie Laquet est la nouvelle directrice d’Isle sur la Sorgue Tourisme

Lucie Laquet vient d’être nommée directrice d’Isle sur la Sorgue Tourisme, office de tourisme intercommunal (OTI) de la communauté de communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse. Elle succède à Xavier Feuillant, qui a fait valoir ses droits à la retraite.

L’OTI Isle sur la Sorgue Tourisme accueille sa nouvelle directrice Lucie Laquet. Après plus de 4 années passées au sein de la structure en tant que responsable Communication, Marketing et Evénements, Lucie Laquet succède à Xavier Feuillant, parti à la retraite après près de 10 ans de travail au sein de l’OTI en tant que directeur.

Cette prise de fonction intervient seulement quelques mois après la réélection du président de l’OTI, Éric Bruxelle. « Notre ambition est de faire de notre communauté de communes un territoire de référence pour un tourisme plus durable, utile aux habitants et créateur de valeur pour l’économie locale, affirme-t-il. L’arrivée de Lucie s’inscrit pleinement dans cette dynamique et permettra de poursuivre cette ambition avec une nouvelle impulsion. »

Diplômée de l’Institut d’Études Supérieures des Arts à Paris dans la Communication et l’Événementiel, la nouvelle directrice témoigne d’un parcours professionnel varié mêlant tourisme, attractivité, marketing, événementiel et développement économique. Après plusieurs expériences dans l’entrepreneuriat, la communication et l’événementiel, elle a dirigé un site œnotouristique pendant 7 ans avant de rejoindre l’équipe d’Isle sur la Sorgue Tourisme. « Ma connaissance du territoire et de ses acteurs sera un socle pour poursuivre la dynamique engagée et donner une nouvelle impulsion aux projets de l’Office », explique-t-elle.

Une nouvelle direction pour un même enjeu central : le tourisme

Bien que la direction se renouvelle, les objectifs de l’OTI, eux, restent les mêmes : développer un tourisme à l’année, mieux répartir l’activité et générer des retombées économiques plus régulières. Isle sur la Sorgue Tourisme se veut un réel coordinateur et facilitateur de l’écosystème touristique local.

Depuis plusieurs années, l’OTI a adopté une stratégie de tourisme quatre saisons, une initiative pionnière sur le territoire français. Une ambition qui devrait se poursuivre tout en maintenant un équilibre entre attractivité touristique, développement économique et qualité du cadre de vie. « Une destination attractive pour ses visiteurs doit d’abord être un territoire agréable à vivre pour ses habitants, conclut Lucie Laquet. Le tourisme peut contribuer à cette qualité de vie, à condition de le penser avec eux. »


Sud Luberon Tourisme reconnu pour son travail avec un classement en catégorie II

L’office de tourisme intercommunal Sud Luberon Tourisme vient d’être classé en catégorie II par la préfecture de Vaucluse. Une distinction qui témoigne du travail effectué par la structure tout au long de l’année.

Les offices de tourisme contribuent largement à l’attractivité et la compétitivité de la France en tant que destination. Dans le but de distinguer leur travail, mais aussi les inciter à développer leurs actions, le gouvernement a créé un classement, en catégorie I ou II, permettant d’obtenir la dénomination de commune touristique (catégorie II) ou de station de tourisme (catégorie I).

Luberon Sud Tourisme vient d’être classé en catégorie II, ouvrant la possibilité aux communes de prétendre à la dénomination de « commune touristique. » Ce classement récompense l’office de tourisme dans sa démarche en matière d’accueil des visiteurs, d’information touristique, de promotion et de développement de sa destination. « Cette distinction constitue une reconnaissance du travail engagé collectivement à l’échelle intercommunale et de la volonté de proposer une politique touristique cohérente entre les différentes communes du Sud Luberon », affirme Jean-Marc Brabant, président de l’office de tourisme.

« Dans un contexte où les destinations doivent à la fois répondre aux nouvelles attentes des visiteurs, soutenir leur tissu économique local et préserver leur identité, ce classement constitue un levier supplémentaire pour accompagner les projets touristiques du territoire », conclut Luberon Sud Tourisme


Wave Island enregistre sa meilleure saison depuis sa création

Avec 172 000 visiteurs accueillis cet été, le parc aquatique Wave Island, situé à Monteux, signe la meilleure saison de son histoire. De son côté, le Parc Spirou Provence enregistre aussi une hausse de fréquentation cette année.

Au cours de l’été 2024, le Parc Spirou a fait l’acquisition de Wave Island. Une transaction plus qu’évidente, au vu de la proximité géographique des deux parcs, qui avait pour objectif de jouer sur leur complémentarité pour attirer davantage de visiteurs dans les années suivant le rachat.

Une année record pour Wave Island

Le pari du rachat réussit pour l’instant aux deux parcs, notamment à Wave Island qui vient d’enregistrer une saison record depuis sa création en 2015 (le parc s’appelait alors Splashworld jusqu’à sa refonte d’identité en 2018). Ce sont 172 000 visiteurs qui ont glissé sur les toboggans du parc aquatique cet été, soit plus de 20 000 de plus que l’année dernière (+13,5%).

« La fréquentation a notamment été soutenue par les fortes chaleurs estivales, mais également par l’élargissement de l’offre proposée aux visiteurs, qui peuvent désormais profiter d’une expérience complète associant parc aquatique, parc à thème et hébergement », explique le parc aquatique.

Wave Village dispose de 20 bungalows pouvant chacun accueillir jusqu’à six personnes. ©Wave Island

Qu’en est-il pour le Parc Spirou ?

Juste à côté, le Parc Spirou, lui aussi enregistre une fréquentation en hausse, alors que sa saison n’est pas encore terminé. Pour l’instant, le parc affiche une affluence en hausse de +35% par rapport à la même période de 2025. Ces résultats s’expliquent non seulement par la complémentarité des deux parcs, mais aussi par l’ouverture de la zone Konoha Land, sur le thème du manga Naruto, qui a permis au parc d’enregistré une fréquentation record en tout début de saison.

Si Wave Island a clôturé sa saison ce dimanche 6 septembre, le Parc Spirou, quant à lui, prend le relais et poursuit son activité jusqu’au mercredi 11 novembre avec de nombreux événements prévus ces prochaines semaines comme la transformation du parc en mode Halloween à partir du samedi 3 octobre, ou encore les nocturnes les samedis 17 et 24, le vendredi 30 et le samedi 31 octobre.

« Les résultats enregistrés cette année par Wave Island et le Parc Spirou Provence confirment la complémentarité des deux sites et renforcent les ambitions de développement de la destination, concluent les deux parcs. L’objectif reste de poursuivre la construction d’une offre touristique familiale complète, capable d’attirer les visiteurs sur plusieurs jours et de contribuer durablement à l’attractivité du territoire. »


Tourisme : les professionnels du Pays d’Apt inquiets face aux aléas climatiques

L’office de tourisme Pays d’Apt Luberon fait un bilan de mi-saison du tourisme sur le territoire et dévoile une fréquentation en recul, notamment ces derniers mois à cause des nombreux épisodes caniculaires.

Alors que l’office de tourisme Pays d’Apt Luberon applique désormais une politique de tourisme quatre saisons, il dévoile un bilan de mi-saison en demi-teinte. Globalement, le territoire observe une baisse de fréquentation, due à un recul de la clientèle française, notamment au mois d’août durant lequel elle est habituellement majoritaire.

Pour autant, les clientèles internationales sont toujours présentes et ont généralement un panier plus élevé que les Français, ce qui a permis aux établissements haut de gamme de faire une très bonne saison jusqu’ici. « Le contexte international incertain sur certaines destinations a également pu favoriser le choix de destinations européennes, dont le Luberon, très apprécié pour sa qualité d’offre et son côté nature préservé à mettre particulièrement en avant et répondant aux critères de découverte de ‘La Provence authentique’ », explique l’office de tourisme.

La chaleur devient le point noir du tourisme en été

Alors que le taux d’ensoleillement du Vaucluse fait partie de ses qualités en matière de tourisme, la hausse des températures d’année en année, couplée aux épisode caniculaires à répétition, inquiète de plus en plus les socio-professionnels qui font aussi face à des intempéries, lorsqu’il y en a, de plus en plus violentes.

« Certains professionnels ont par ailleurs subi des conséquences matérielles et des surcoûts, notamment liés à des problèmes techniques sur les équipements frigorifiques, fortement sollicités pendant les épisodes de chaleur », déplore l’office de tourisme qui affirme poursuivre les réflexions engagées avec les partenaires du territoire autour de l’adaptation du tourisme au changement climatique.

Les restaurateurs fortement touchés par la baisse de fréquentation

Les premiers impactés par cette baisse de fréquentation observée lors de cette première partie de saison, ce sont les restaurateurs du territoire. Plusieurs établissements enregistrent un fort recul de la fréquentation, jusqu’à -30% pour certains, mais aussi une baisse du panier moyen, notamment pour la clientèle française.

La chaleur reste l’une des principales raisons de cette baisse de fréquentation, les touristes estimant qu’il fait trop chaud pour sortir le midi, et même en début de soirée. Les établissements davantage en altitude, quant à eux, font figure d’exception, comme le Bistrot de Lagarde, situé à Lagarde-d’Apt et ouvert de mars à novembre, qui a enregistré une saison record.

Un espoir pour le reste de l’année

Comme les restaurateurs, les grands sites touristiques enregistrent une baisse de fréquentation, qui se situe quant à elle entre -7% et -10%, probablement due à la chaleur aussi. Pour les supermarchés, le mois de juillet est resté relativement stable, et une baisse a été observée en août, à cause du recul de la clientèle française.

L’office de tourisme invite cependant les professionnels à « relativiser le bilan à ce stade de la saison », l’automne pouvant stabiliser la fréquentation touristique grâce à des températures plus clémentes mais toujours une belle météo.


Entre New York et la Provence, il n’y a qu’un vol

À partir du 5 juin 2027, la compagnie aérienne américaine United Airlines proposera une nouvelle liaison directe entre les aéroports Marseille Provence à Marignane et Newark Liberty à New York.

Dans moins d’un an, la Provence et la ville de New York seront directement liées par avion grâce l’émergence d’une nouvelle liaison directe proposée par United Airlines. Jusqu’à présent, la compagnie aérienne américaine proposait seulement des vols directs depuis l’aéroport Paris-Charles de Gaulle ou bien celui de Nice selon la saison et la demande. Ainsi, la Région Sud va devenir la seule de France à disposer de deux portes d’entrées directement connectées aux Etats-Unis.

De cette nouvelle liaison entre New York et l’aéroport de Marseille ressortent plusieurs bénéfices. Les Sudistes vont pouvoir aller visiter le pays de l’oncle Sam plus facilement sans escale à bord d’un Airbus A321XLR, notamment les Vauclusiens et les Bucco-Rhodaniens qui n’auront plus à faire la route jusqu’à Nice ou à se rendre à l’aéroport de la capitale quand il n’y a pas de vol pour New York depuis la Côte d’Azur.

Une aubaine pour le tourisme régional

Cette liaison va aussi représenter un atout considérable pour le tourisme de la Région Sud, qui accueille chaque année 800 000 séjours de visiteurs américains, pour une durée moyenne de 8,4 jours, avec un panier moyen de 134€ par jour et par personne, générant près d’1 milliard d’euros de retombées économiques directes pour le territoire. Cette clientèle est donc sur la 1re marche du podium du tourisme, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni.

« Cette liaison directe avec New York est une nouvelle preuve de notre attractivité internationale. Dès juin 2027, la Provence sera plus que jamais ouverte sur le monde !« 

Si l’on ne compte que la Provence, sans les Alpes et la Côte d’Azur, ce sont plus de 500 000 nuitées américaines qui ont été enregistrées en 2025, soit une progression de 27% en un an. La tendance se poursuit en 2026, avec une hausse de 22% au premier semestre par rapport à la même période l’année dernière.

« Cette liaison qui va booster la fréquentation touristique de toute la Région Sud est le fruit de tout un collectif qui gagne avec les nombreuses actions de promotion du Comité Régional du Tourisme et des 30 partenaires du Contrat de Destination Provence », se félicite, à juste titre, le président du CRT François de Canson, par ailleurs vice-président du Conseil Régional.


Tourisme en berne en juillet à Avignon alors qu’en 2025, la Cité des Papes avait battu tous les records de fréquentation

Autres temps, autres chiffres… « Avignon Tourisme » vient de publier le baromètre de juillet et il fléchit notablement. – 31% au Pont d’Avignon (59 256 visiteurs), -12% au Palais des Papes (89 707 touristes). Même chute libre pour les sites internet de la ville : – 23,3% pour le Pont et – 18,8% pour le Palais. Sans oublier la fréquentation de l’Office de Tourisme, en bas de la Rue de la Ré (République) qui a reculé de -19,2% malgré la qualité et la compétence du personnel d’accueil.

La mairie donne quelques premiers éléments d’analyse pour ce recul abyssal en 2026 : l’exposition Jean-Michel Othoniel dans toute la ville qui, l’an dernier,  avait attiré un monde fou, les 25 ans d’Avignon, « Capitale Européenne de la Culture » et les 30 ans de l’inscription d’Avignon dans le Patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des nations Unies pour l’Education, la science et la culture). Et en face, cette année, la canicule, le contexte économique, le prix des carburants, l’inflation et la guerre autour de l’Iran.

Une meme conjoncture
Sauf que… Cet été, la chaleur, même précoce était comparable à quelques degrés près. Le Vaucluse avait été placé en « Vigilance orange canicule » par la préfecture dès le 28 juin 2025. Il y avait aussi l’ambiance anxiogène à cause de la guerre en Ukraine et au conflit sans fin entre Israël et la Palestine, auxquels s’est ajouté cette année le Détroit d’Ormuz. Sans parler de l’attrait donc de la concurrence de la Coupe du Monde de football qui a attiré des millions de télespectateurs pour France-Maroc en quarts de finale et pour Espagne-France en demi qui a vu l’élimination des Bleus…

L’astrolabe, oeuvre de Jean-Michel Othoniel, Copyright Andrée Brunetti

Deux festivals au top
Et pourtant, le Festival d’Avignon aussi, malgré tout a fait le plein en juillet 2026. Le « In » a vendu 123 000 billets au lieu de 118 000 en 2025, « Seul le taux de remplissage a légèrement reculé » a dit le directeur Tiago Rodrigues, « 85% au lieu de 96% ». Quant au « Off », ses 27 000 représentations ont attiré 1,41 million spectateurs et il a vendu  84 000 cartes d’abonnement contre 80 000 précédemment.

Une exposition passée à la trappe
Mais là où le bât blesse, c’est la suppression contre toute attente de la grande exposition d’été au Palais des Papes par la nouvelle équipe élue à l’issue des municipales où Cécile Helle ne se représentait pas pour un 3ème mandat. « Les Choses divines – Inventaires fantaisiste », l’exposition conçue par Macha Makeïeff pour accompagner la 80ème édition du Festival d’Avignon 2026 a été annulée à deux mois de son ouverture « en raison de contraintes budgétaires, techniques et administratives » a précisé la nouvelle équipe municipale.

Les bains Pommer copyright Gregory Quittard et Christophe Aubry

Des rendez-vous artistiques très attendus
Or, ces dernières années, les expositions choisies par la ville, celles de Miss Tik, Eva Jospin et Sebastiao Selgado avaient attiré les foules au Palais des Papes. Sans oublier l’inoubliable expo-déambulation dans 10 sites et musées d’Avignon du plasticien Jean-Michel Othoniel. Grâce à ses « Astrolabes » en perles, ses bulles et pavés muticolores en cristal de Murano, il avait subjugué des milliers de touristes venus du monde entier admirer son travail dans l’écrin avignonnais Résultat 2025 : + 600% de fréquentation au Musée Lapidaire, + 130% au Petit Palais, + 26% au Musée Requien, + 20% au Pont d’Avignon.

Les bains Pommer absents du circuit touristique
Sans oublier, les Bains Pommer, dont la rénovation en musée avait coûté autour de 5M€, qui était aussi l’un des sites de l’exposition de Jean-Michel Othoniel et avait attiré 10 000 visiteurs en 4 semaines… Ils sont désormais fermés, en pleine saison touristique et jusqu’au 2 septembre « en raison d’une adaptation estivale des services de la ville » explique la maire. Ici où Jean Vilar avait lancé il y a 80 ans le Festival d’Avignon pour rendre la culture accessible au plus grand nombre.
Andrée Brunetti


La destination Provence prépare déjà la prochaine saison touristique

Le collectif Destination Provence associant le Comité Régional du Tourisme PACA, l’agence départementale Provence Tourisme, ainsi que 34 partenaires, ont tenu le 3 juillet dernier, un comité de pilotage élaborant leur feuille de route pour la saison touristique 2026/2027. Dans le Contrat de Destination mis en œuvre cinq axes de travail ont été définit, parmi eux le développement d’un tourisme responsable, le renforcement des actions en faveur d’un tourisme de proximité et l’élargissement de la saison touristique.

Si la région PACA reste  la destination préférée des Français (Baromètre Ipsos 2026 pour Europ Assistance) les agences publiques régionales de promotion touristique et leurs partenaires ne ralentissent pas leurs efforts pour développer l’économie touristique de la région. L’enjeu est de taille, le tourisme y représente  plus de 150 000 emplois et les retombées économiques directes sont estimées à 10 milliards d’Euros. Un acquis que tous entendre défendre et voir se développer, mais pas de n’importe qu’elle manière. Dans le cadre des Contrats de Destinations, mis en œuvre depuis 2015, le collectif Destination Provence a élaboré des plans d’actions visant au développement du tourisme sur les marchés internationaux en ayant pour soucis de le faire de manière maîtrisée. Au-delà des projets et actions mises en œuvre il est important de noter que le Contrat de Destinations Provence a su fédérer 34 partenaires situés pour certains au-delà des territoires administratifs actuels. Ce « nouveau territoire de Provence » inclut ainsi le Gard, une partie du Var (dont Saint-Tropez ) et une partie des Alpes-Maritimes. « Ce qui nous réunit c’est le mistral, il souffle chez nous tous » fait remarquer Isabelle Brémond, Directrice Générale de Provence Tourisme et porte-parole du collectif Destination Provence. Une façon de délimiter un territoire qui associe une logique simple et un peu de poésie. « Ainsi la Camargue n’est plus partagée entre les Bouches-du-Rhône et le Gard » fait remarquer Isabelle Brémond. CQFD.

La pratique du vélo est considérée comme un vecteur de croissance important pour le tourisme régional répondant par la même aux exigences environnementales actuelles

Pour le Contrat de Destination Provence portant sur la saison 2026-2027, plusieurs priorités ont été définies. Tout d’abord l’accent est mis sur le développement d’un tourisme durable et des mobilités douces. Ainsi la pratique du vélo est considérée comme un vecteur de croissance important pour le tourisme régional répondant par la même aux exigences environnementales actuelles. « C’est un énorme enjeu pour nous tous » explique Isabelle Brémond. « Il va nous falloir encore développer les aménagements, les hébergements pouvant accueillir les cyclistes et sécuriser d’avantage les parcours » complète-t-elle. Le deuxième axe vise à la mise en place d’actions spécifiques pour attirer des touristes de pays voisins comme l’Espagne. Des marchés plus faciles d’accès. Un autre axe porte sur les actions de promotion du territoire Provence, de sa marque et de son art de vivre. C’est notamment la création, dans l’aéroport de Marseille Provence, d’un pop up store proposant des produits régionaux labellisés. Le Contrat de Destination Provence cherchera également à encourager toutes les actions visant à l’élargissement de la saison touristique. Les actions menées ces 10 premières années ont permis de faire progresser le poids du hors-saison de 5 % côté hôtellerie. De son côté le poids de la saison d’été allant de juin à septembre est passé de 63% à 58%. De la même manière les actions entreprises dans le cadre du prochain contrat de destination devra chercher à rééquilibrer la fréquentation touristique sur tout le territoire. « Si le littoral conserve un pouvoir d’attraction fort nous devons favoriser le développement de l’arrière-pays qui ne manque pas d’atouts » précise Isabelle Brémond.

Le contrat de destination c’est quoi ?
Le Contrat de Destination est un dispositif impulsé par l’État, il a pour objectif de fédérer des acteurs du tourisme d’un même territoire pour en faire la promotion à l’international. Il ne s’agit pas d’une structure juridique supplémentaire mais d’une mise en commun de moyens humains et financiers de partenaires fédérés autour de structures comme les comité régionaux ou départementaux du tourisme. Organisé sous forme de comités techniques (promotion internationale, gestion de la marque, accueil et communication, outils d’évaluation…) le Contrat de Destination Provence mobilise un budget de 1,8 M€ sur 3 ans.

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