Isle sur la Sorgue Tourisme : Éric Bruxelle réélu président à l’unanimité
Président d’Isle sur la Sorgue Tourisme depuis 2020, Éric Bruxelle a été réélu ce mardi 9 juin par le comité de direction qui est composé de 21 membres issus des collectivités locales et du tissu socio-professionnel.
Ce mardi 9 juin a eu lieu la séance d’installation d’Isle sur la Sorgue Tourisme durant laquelle les membres du comité de direction ont élu leur président et leur vice-président. « Cette nouvelle gouvernance aura pour mission d’accompagner les orientations stratégiques de l’Office de Tourisme au service de l’attractivité du territoire », indique l’organisme de promotion touristique.
Les membres ont unanimement décidé de renouveler leur confiance envers Éric Bruxelle, président de l’office de tourisme intercommunal depuis 2020, qui repart donc pour un nouveau mandat. À ses côtés, Olivier Laurient, propriétaire de l’Hôtel du Poète à Fontaine-de-Vaucluse, a quant à lui été élu vice-président. Ensemble et avec le reste du comité de direction, ils poursuivront le travail en faveur d’un tourisme ambitieux, structuré, et quatre saisons.
Au total, ce sont 21 membres qui composent le comité de direction d’Isle sur la Sorgue Tourisme. Les membres sont issus des collectivités locales ou sont des professionnels du territoire, ce qui permet de mobiliser diverses compétences en faveur du tourisme et de l’attractivité des cinq communes sur lesquelles exerce l’office du tourisme : Châteauneuf-de-Gadagne, Fontaine-de-Vaucluse, L’Isle-sur-la-Sorgue, Saumane-de-Vaucluse et Le Thor.
Les membres du comité de direction : • Florence Andrzejewski – conseillère communautaire, vice-présidente de la communauté de communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse (CCPSMV), 1re adjointe à la Ville du Thor • Yves Bayon de Noyer – vice-président de la CCPSMV, maire du Thor • Alain Beaumont – conseiller communautaire, adjoint à la Ville de Châteauneuf-de-Gadagne • Éric Bruxelle – vice-président de la CCPSMV, conseiller municipal délégué au tourisme et aux questions économiques en lien avec la CCPSMV à la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue • Genseric Candeau – directeur Belambra Club Mousquety à L’Isle-sur-la-Sorgue • Valérie Canillas – conseillère communautaire, adjointe à la culture et au patrimoine à la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue • Laurence Chabaud-Geva – vice-présidente CCPSMV, maire de Saumane-de-Vaucluse • Marco De Almeida – Grand Hôtel Henri, Grand café de la Sorgue à L’Isle-sur-la-Sorgue • Céline Doussot Morel – conseillère communautaire, conseillère municipale déléguée au commerce à la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue • Juliette Durand – Moulin à Papier Vallis Clausa à Fontaine-de-Vaucluse • Bruno Erre – Vice président CCPSMV, maire de Fontaine-de-Vaucluse • Cathy Fermanian – directrice de Vaucluse Provence Attractivité • Dominique Ferreia Da Silva – Mas de la Sorgue au Thor • Pierre Gonzalvez – président de la CCPSMV, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue, président de Vaucluse Provence Attractivité • Émilie Hédiard – Camping de la Sorguette à L’Isle-sur-la-Sorgue • Olivier Laurient – Hôtel du Poète à Fontaine-de-Vaucluse • Marie Legars-Lavaure – conseillère communautaire, conseillère municipale déléguée à la filière Antiquités, Brocante et nouveaux arrivants à la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue • Éric Marrion – Camping Fontisson à Châteauneuf-de-Gadagne • Pascale Rolland – conseillère communautaire, adjointe à la Ville de Châteauneuf-de-Gadagne • Sylvain Tamisier – Domaine Trelus à Saumane-de-Vaucluse • Estelle Vexlard – Ferme du Bourguet au Thor
Isle sur la Sorgue Tourisme : Éric Bruxelle réélu président à l’unanimité
Racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia, le château de Thézan, situé en plein centre du village de Saint Didier, dans le Vaucluse, a connu diverses époques. Après cinq années d’ouverture, ce site historique ouvert au public a trouvé son rythme de croisière avec l’ouverture de l’orangerie et de quatre nouvelles pièces pour cette saison touristique 2026.
Niché dans le centre ancien du village de Saint-Didier, au pied des Monts de Vaucluse, dans le Comtat Venaissin, le château de Thézan est désormais ouvert au public pour la cinquième saison. « Nous avons connu une belle première année avec une fréquentation de 6 000 visiteurs, ce qui nous satisfait. Depuis, nous avons eu de plus en plus de visiteurs, 10 000 pour l’année 2025. Nous sommes ouverts six jours sur sept d’avril à octobre. Nous avons également ouvert une boutique d’accueil. Cette affluence en croissance est obligatoire pour assurer nos charges d’investissement et de fonctionnement qui sont très importantes pour un tel lieu », explique Pierre de Beytia, un des deux propriétaires de ce lieu qui existait déjà à l’époque romaine. Un site gallo-romain existait en effet sur l’emplacement du château. Les romains avaient choisi cet emplacement pour la richesse des eaux de Saint -Didier qui s’est d’ailleurs appelé Saint-Didier-les -bains jusqu’au XXe siècle. Ce château a ensuite été construit à l’époque médiévale, au XVe et XVIe siècles. À la période Renaissance, la demeure commence à se développer sous l’impulsion de Siffreine de Venasque et d’Elzéar de Thézan. Au XIXe, le lieu devient un centre d’hydrothérapie, avec 58 chambres et plusieurs salles de soins. Le château deviendra ensuite une clinique psychiatrique jusqu’en 1980. Laissé à l’abandon pendant 30 ans, il est racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia.
Un projet de vie
Férus de vieilles pierres et de vieux objets, ils décident de changer de vie. Ils étaient en effet tous les deux cadres sur Paris. « Nous avons mis quatre ans de réflexion pour acheter le château entre notre première visite et la signature. Nous voulions un site historique avec des décors conservés. Nous nous sommes décidés rapidement mais nous avions conscience de l’importance des travaux à commencer par la toiture sur une surface de 1 000m² pour un budget de 800 000€ », explique Pierre de Beytia. À cela s’ajoute la partie extérieure avec un magnifique parc à la française d’1,4ha qui a été créé fin 17e par le Nôtre.
« Nous avons réalisé de nombreux chantiers depuis notre acquisition en 2019. Cela a permis chaque année d’ouvrir de nouvelles pièces à découvrir pour les visiteurs. Pour l’édition 2026, l’orangerie est définitivement rénovée. De plus, quatre nouvelles pièces vont être ouvertes au public : la salle à manger historique et les appartements privés des marquis comprenant deux chambres et une salle de bain du XIXe siècle, explique Emmanuel Renoux. Le parc à l’anglaise s’améliore d’année en année. Le projet est de recréer des allées en le réorganisant. Pour cette cinquième année d’ouverture, nous sommes conformes à nos objectifs de mois d’ouverture qui était d’arriver à sept. La première tendance sur le mois d’avril est très positive. »
« Nous avons appris avec grande fierté la présence du Château de Thézan dans la nouvelle édition du Guide vert Provence sorti au printemps. En plus, la rédaction de ce guide touristique a décidé de nous mettre d’entrée une étoile, ce qui est un excellent signe de reconnaissance pour notre travail accompli toute l’année, explique Emmanuel Renoux. Un client mystère est venu en juin 2025 pour faire une visite exhaustive de notre lieu. » Le Château est par ailleurs présent dans tous les autres guides touristiques les plus consultés comme le Lonely Planet.
Des projets pour 2028
« Nous avons fourni beaucoup d’efforts ces dernières années pour ouvrir encore plus de pièces aux visiteurs. Nous allons faire une petite pause mais des projets sont encore dans les cartons avec l’ouverture au public du bureau des médecins et des infirmières situés dans la partie balnéo du château, avec du matériel médical », explique Emmanuel Renoux. L’ouverture de ce lieu est prévue pour 2028. Les propriétaires ont pour objectif de mettre encore plus en avant une partie du château qui était un centre d’hydrothérapie. Le village de Saint Didier était appelé d’ailleurs à cette époque, à savoir au XIXe siècle, Saint Didier-les-bains. Avant cela, la partie historique du château sera encore agrandie pour la visite avec l’ouverture de la cuisine en 2027.
La restauration de l’orangerie L’orangerie a vu le jour à la fin du XIXe siècle. C’était un lieu de botanique dans un premier temps avant de devenir un salon de thé pour les clients de l’hydrothérapie. « Nous avons rempli un dossier en collaboration avec la Fondation du patrimoine, pour pouvoir recevoir du mécénat venant des particuliers et des entreprises, explique Emmanuel Renoux. En parallèle, nous avons candidaté des à la fondation Airbnb qui abonde dans cette collecte de fonds de la Fondation du patrimoine. Nous avons ainsi obtenu 20 000 € fin 2023. » L’orangerie est aujourd’hui quasiment rénovée. Il ne reste que quelques finitions techniques. Un bassin a été ajouté et l’intérieur a été complètement refait. « Au total, le budget total de dépenses a été de 450 000€ venant de fonds privés, de subventions de l’État et du Département, de la Fondation du patrimoine et du Loto du patrimoine. » L’orangerie est ouverte au public depuis l’ouverture du Château au 1er avril. En parallèle, elle sert également de lieu de réception privée. Le premier mariage a été célébré fin avril dans ce lieu. Le Medef Vaucluse est également venu organiser une soirée autour de la découverte du patrimoine.
Ouvert du 1er avril au 31 octobre. Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le mardi. Deux visites guidées les samedis et dimanches à 15h30.
Isle sur la Sorgue Tourisme : Éric Bruxelle réélu président à l’unanimité
Depuis le 1er mai, le nouveau parcours thématique ‘Les clefs du Palais’ permet de découvrir le Palais des Papes, situé à Avignon, différemment.
Avignon Tourisme dévoile un nouveau parcours numérique au cœur du Palais des Papes. Le parcours ‘Les clefs du Palais’ permet aux visiteurs, à l’aide de leur smartphone, d’accéder à des contenus historiques et architecturaux détaillés, de consulter les points d’intérêt de chaque salle et de se repérer grâce à un plan interactif du monument. La visite devient donc libre pour les touristes et les locaux qui peuvent aller d’une salle à l’autre comme ils l’entendent. L’occasion de (re)découvrir le Monument historique le plus visité de Vaucluse autrement.
L’application qui encadre ce parcours, disponible en français, anglais, allemand, italien, espagnol et mandarin, permet également aux touristes étrangers de pouvoir mettre les sous-titres pour les contenus audiovisuels. Pour y accéder, il suffit siplement de se connecter au réseau WiFi ‘_LesClefsDuPalais’ et de suivre les instructions.
D’autres parcours à venir
L’implémentation de ce nouveau parcours s’inscrit dans un projet plus vaste de renouvellement de la valorisation du monument. À termes, le Palais des Papes devrait donc pouvoir proposer non pas un mais trois parcours thématiques, dévoilant sa richesse historique, architecturale et symbolique.
De nombreux outils de médiation devraient être déployés tels que des maquettes interactives, des films documentaires, des cartels explicatifs et une nouvelle signalétique. « L’objectif est d’offrir une visite augmentée, accessible et immersive, pour mieux comprendre à la fois la petite et la grande histoire du Palais des Papes », indique Avignon Tourisme. L’ensemble des parcours devrait être finalisé et mis en place d’ici le printemps 2027.
Isle sur la Sorgue Tourisme : Éric Bruxelle réélu président à l’unanimité
En 2026, les vacances de printemps ne disparaissent pas, elles se transforment. Plus proches, plus courtes et plus de contraintes par le budget. Entre la hausse du carburant et un calendrier de mai exceptionnel, les Français privilégient désormais des escapades accessibles et flexibles plutôt que de longues vacances planifiées. Le tout en s’adaptant aux réalités économiques. Une tendance qui impacte le niveau de réservations dans le Sud et, dans une moindre mesure, le Vaucluse qui s’en tirent cependant mieux que l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
« Après une année 2025 dynamique, les réservations reculent cette année. Ce n’est pas un effondrement, mais c’est un vrai signal, constate le site PAP (de Particulier à particulier) dans sa dernière étude* sur les vacances de printemps 2026. Les Français ne renoncent pas complètement aux vacances de printemps. Ils les recalibrent : plus près, plus courtes, plus raisonnables. Entre la hausse du carburant et un mois de mai truffé de ponts, les arbitrages sont clairs. Et ils se lisent directement dans les chiffres. »
« Les destinations qui progressent le plus sont aussi les plus accessibles et les moins éloignées des grands bassins de population. »
Des réservations générales en baisse Après une année 2025 en hausse de +4,4%), les réservations de vacances de printemps enregistrent un recul de 1,8% en 2026. Un léger repli qui ne traduit pas un désengagement des Français pour les vacances, mais plutôt une série d’arbitrages très concrets, dictés par le contexte économique et un calendrier de mai exceptionnel. « La hausse du prix de l’essence pèse directement sur les arbitrages, explique de particulier à Particulier. Avec un prix du gazole au plus haut depuis au moins 1985, le budget transport redevient un critère décisif pour de nombreux ménages et en particulier les familles. » Résultat : les destinations lointaines reculent, les séjours se raccourcissent et le choix se recentre sur ce qui est proche, simple et finançable. Cette pression économique se lit clairement dans la géographie des réservations. Les destinations qui progressent le plus sont aussi les plus accessibles et les moins éloignées des grands bassins de population.
Crédit : PAP
Les destinations du sud à la traîne À l’inverse, les destinations qui cumulent éloignement, tarifs élevés et coût de transport important enregistrent les baisses les plus marquées. La Côte d’Azur a de plus subi un début d’année particulièrement maussade, un paramètre que les vacanciers intègrent désormais dans leurs arbitrages. Quand le trajet coûte cher, la météo se doit d’être au rendez-vous.
Cette ‘désaffection’ s’étend à l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui affiche une baisse moyenne des réservations pour ces vacances de printemps de l’ordre de -13,1%. Au niveau départemental, le Vaucluse s’en tire cependant un peu mieux avec une baisse de -5,9%. Chez nos voisins, le Gard est davantage touché (-8,7%) alors que des destinations plus économiques comme la Drôme (-2,9%) et surtout l’Ardèche (-1,4%) limitent davantage les dégâts.
Crédit : PAP
Mai 2026 : des ponts qui remplacent les vacances ? « Le calendrier joue aussi un rôle décisif, complète l’étude de PAP. Entre Pâques, le 1er mai, le 8 mai et le week-end de l’Ascension, les week-ends prolongés s’enchaînent et les Français en profitent… mais autrement. Plutôt que de poser une semaine entière, beaucoup préfèrent opter pour les courts séjours, d’autant que le télétravail permet désormais d’étirer facilement un pont de quelques jours. Au final, moins de grandes escapades, davantage de formats courts, souples et compatibles avec un budget contraint. »
Les réservations en Espagne chutent de près de 10% Les réservations vers l’étranger reculent de -5,7%, et l’Espagne (destination européenne de choix pour les Français) chute de -9,5%, observe l’étude de PAP. Un repli qui illustre bien l’impact du contexte actuel sur les arbitrages des vacances. Ici, le billet d’avion vient aussi peser dans la balance. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le prix du kérosène a littéralement explosé (de 88$ le baril en début d’année à 116$ aujourd’hui), un coût qui est mécaniquement répercuté sur les nouvelles réservations. Et quand le directeur général de l’IATA (principale association mondiale de compagnies aériennes) annonce, courant mars, des hausses de prix ‘inévitables’, les voyageurs, eux, entendent bien le message… »
La montagne joue les prolongations Enfin constate Particulier à Particulier : « Portée par un enneigement abondant et prolongé, y compris dans les massifs de moyenne montagne, la montagne progresse de 5% ce printemps. Une bonne nouvelle pour les skieurs, qui bénéficient cette année d’une fenêtre de tir bien au-delà des vacances d’hiver. À cela s’ajoute un argument de poids : en avril, les tarifs d’hébergement et de forfaits sont sensiblement plus accessibles qu’en haute saison. »
L.G.
*Méthodologie : Étude basée sur 16 596 demandes de réservations effectuées pour la période du samedi 4 avril 2026 au lundi 4 mai 2026 inclus, comparées aux réservations effectuées pour les vacances de printemps 2025
Isle sur la Sorgue Tourisme : Éric Bruxelle réélu président à l’unanimité
L’office de tourisme (OT) Pays d’Apt Luberon a donné rendez-vous aux professionnels du territoire le mardi 7 avril pour le lancement de saison au Domaine de la Citadelle à Ménerbes. L’occasion de présenter le bilan de 2025 et les perspectives pour les mois à venir.
Chaque année, l’office de tourisme Pays d’Apt Luberon organise une soirée de lancement de saison à l’arrivée des beaux jours dans un lieu touristique phare du territoire. Après le Domaine des Andéols à Saint-Saturnin-lès-Apt l’année dernière, c’est au Domaine de la Citadelle à Ménerbes, « l’un des plus beaux villages de France », comme l’a précisé le maire fraîchement élu de la commune Patrick Merle, que ce sont réunis les professionnels du tourisme du territoire.
Après une visite du domaine, acquis en 2022 par Valérie et Yannick Panagiotis, qui ont été séduits par le vin mais aussi par la diversité de l’offre œnotouristique que le domaine peut proposer avec son Musée du tire-bouchon et son jardin botanique, les participants à cette rencontre ont pu en apprendre davantage sur la fréquentation touristique de 2025 et les aspirations de l’office de tourisme pour 2026.
Une fréquentation en légère baisse en 2025
Pour commencer ce lancement de saison, Bettina Matias, directrice de l’OT Pays d’Apt Luberon, est revenue sur la fréquentation de l’année 2025. Celle-ci a enregistré au total 2,4M de nuitées, soit -4% par rapport à 2024, avec une légère baisse de la clientèle étrangère (48% en 2025 contre 51% en 2024). Une baisse de fréquentation peu inquiétante et surtout dûe au facteur météorologique. « En 2024, l’automne avait été particulièrement beau et chaud », souligne Bettina.
« Provence-Alpes-Côte d’Azur est la 2e région la plus touristique de France après Paris. »
Le nombre d’excursionnistes, c’est-à-dire les touristes qui viennent pour la journée mais qui ne dorment pas sur le territoire, quant à lui, reste sensiblement le même, à savoir 3,9M. Ces excursionnistes sont 57% originaires de France, notamment des Bouches-du-Rhône, des Alpes-de-Haute-Provence et de Paris. Pour les étrangers, ce sont globalement des Allemands, ou des touristes venant des États-Unis ou du Royaume-Uni.
Le territoire du Pays d’Apt Luberon comptabilise 17 719 lits touristiques marchands et 27 840 lits en résidence secondaire soit 61% en meublés de tourisme, 17% en hôtellerie de plein air, 9% en hôtellerie…
Un tourisme de plus en plus étalé sur l’année
À l’instar d’autres offices de tourisme du département, celui du Pays d’Apt Luberon travaille vers un tourisme quatre saisons et non plus sur un tourisme concentré sur la saison estivale. Ainsi, malgré la légère baisse de fréquentation en 2025, l’OT se félicite d’observer une répartition plus large des nuitées touristiques.
Si le cœur de saison, à savoir les mois de juillet et août, reste une part importante du tourisme avec 38% de fréquentation, le printemps (d’avril à juin) le talonne avec 33% de la fréquentation. Le territoire voit plus de la moitié (62%) de sa fréquentation touristique globale se faire en dehors de l’été.
Un travail continu sur le tourisme quatre saisons
L’OT Pays d’Apt Luberon veut poursuivre dans cette direction vers un tourisme quatre saisons. « L’année 2026 se concentre sur la commercialisation internationale », explique la directrice. L’objectif est d’encourager la fréquentation étrangère pour un tourisme toute l’année. Pour ce faire, l’office affiche une présence forte sur les salons français et internationaux pour démarcher les groupes, les comités d’entreprises, etc.
« De nombreux outils commerciaux sont à dispositions des professionnels comme des guides thématiques ou encore la charte graphique de l’office de tourisme », rappelle Bettina Matias. Cette année, l’OT travaille sur le renouvellement du plan du Pays d’Apt qui devrait aussi être disponible dans les prochains mois. Les professionnels peuvent aussi se tourner vers l’office ainsi que vers l’agence départementale Vaucluse Provence Attractivité (VPA) pour des questions de tourisme durable. « Aujourd’hui, il faut stimuler la demande touristique et accompagner l’évolution de l’offre touristique », affirme Yannick Le Magadure, directeur marketing du CRT PACA.
Si un territoire compte sur le bouche-à-oreille pour se faire connaître, à l’ère du numérique, il compte aussi sur les réseaux sociaux. Le Pays d’Apt Luberon met de plus en plus en lumière les spécificités qui rendent le territoire unique. L’OT met aussi en avant ses événements phares qui viennent rythmer l’année, de janvier à décembre, tels que la course cycliste Le Gran Fondo Luberon en septembre, les expositions de SCAD Fash Lacoste et de la Fondation Blachère, l’événement ‘Apt, Ville de Lumières’ en fin d’année, et bien d’autres.
« On a la chance d’avoir de nombreux étoilés sur le territoire. »
Bettina Matias
Aussi, en 2026, l’OT veut davantage miser sur le côté gastronomique du territoire, notamment les restaurants étoilés. Pour rappel, le Pays d’Apt compte quatre chefs chefs étoilés : Christophe Bacquié, Noël Bérard et Julien Allano à Bonnieux, ainsi que Xavier Mathieu à Joucas. À eux quatre, ils totalisent 5 étoiles au Guide Michelin. Pour les mettre en avant, l’office a réalisé une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux. Plusieurs autres vidéos sont à venir sur la lavande, la pierre sèche, l’huile d’olive… « J’invite les professionnels à partager nos vidéos sur leurs propres réseaux sociaux pour toucher un public plus vaste », ajoute Bettina Matias.
Les nouveautés chez les professionnels en 2026
Comme chaque année lors du lancement de saison, la directrice de l’OT a procédé à la présentation des nouveautés sur le territoire. À commencer par le nouveau dépliant pour un nouveau balisage de découverte et le nouveau point de vue pour le Colorado Provençal à Rustrel.
Plusieurs établissements hôteliers vont se renouveler avec de nouvelles unités d’hébergement et une nouvelle proposition bistronomique pour le Domaine des Andéols à Saint-Saturnin-lès-Apt, un nouveau concept de restauration ‘La Guingette’ avec cuisson au brasero au Mas des Herbes Blanches à Joucas, l’installation d’une cabane perchée au Camping Le Colorado à Rustrel, de nouvelles expériences bien-être à la Distillerie Les Agnels à Apt, etc.
De nouvelles entreprises ont aussi vu le jour depuis le début de l’année comme L’Ocrillon à Roussillon qui propose des cosmétiques et produits senteurs, mais aussi Classic Lane qui propose des voitures de collection à la location, ou encore le service de séjour sur-mesure Sophie Escapes.
Un office de tourisme classé
L’OT Pays d’Apt Luberon étoffe de plus en plus ses services, que ce soit envers les touristes et les habitants qu’envers les professionnels du territoire. Il a d’ailleurs récemment été classé en catégorie II, qui distingue l’accueil et l’accessibilité de l’office, l’accessibilité à l’information pour la clientèle étrangère, l’exhaustivité de l’information touristique, la mise en œuvre de la stratégie touristique locale, et bien d’autres points sur lesquels l’équipe de l’OT travaille au quotidien pour rendre le territoire attractif.
Isle sur la Sorgue Tourisme : Éric Bruxelle réélu président à l’unanimité
Un incontournable du tourisme à L’Isle-sur-la-Sorgue, le petit train qui parcourt le cœur de la Venise Comtadine d’avril à octobre se remettra sur les rails ce samedi 4 avril.
Dès ce week-end, il sera de nouveau possible de prendre le petit train de L’Isle-sur-la-Sorgue. Après la pause hivernale habituelle, il reprend du service avec l’arrivée des beaux jours. Cette activité se veut ouverte à tous, que ce soit les touristes ou les habitants souhaitant (re)découvrir la ville.
Durant 35 minutes, le train, qui roule depuis 2024 au HVO, un biocarburant 100% renouvelable et certifié durable, parcourt le centre-ville et les quais, en faisant une courte halte au Partage des Eaux. L’occasion d’admirer la Sorgue, mais aussi d’en apprendre plus sur la ville et son histoire.
Informations pratiques
Du samedi 4 au mercredi 8 avril, le départ du petit train s’effectuera exceptionnellement à la gare SNCF de la ville en raison de la Foire Internationale aux Antiquités et Brocante. Ensuite, le départ se fera comme habituellement, au kiosque situé sur l’Avenue des 4 otages, et ce, jusqu’au 31 octobre prochain.
Un départ se fera toutes les heures sans réservation du mardi au samedi (sauf jeudi) de 10h à 12h et de 14h à 18h, et les lundis et jeudis de 15h à 18h. Le petit train ne sera pas mis en circulation les dimanche et le 1er mai. Les groupes, quant à eux, doivent réserver au 06 95 91 12 93.
Tarif plein : 7€ / Tarif enfant (4 à 12 ans) : 5€ / Gratuit pour les -4ans
Isle sur la Sorgue Tourisme : Éric Bruxelle réélu président à l’unanimité
Airbnb vient de dévoiler son top 10 des ‘tendances de printemps’ 2026. Dans ce classement des recherches de logement enregistrant la plus forte croissance de demandes effectuées par les voyageurs français entre le printemps 2026 et celui de 2025, c’est Bédoin qui affiche la plus grande progression. Sur cette période, la commune située au pied du Ventoux affiche ainsi une hausse des recherches de +70%.
« Bédoin attire les voyageurs en quête de grand air, de nature et d’authenticité. »
Airbnb
« Situé au pied du Mont Ventoux, Bédoin est un village provençal réputé pour être le point de départ emblématique de l’ascension du ‘Géant de Provence’. Il attire les voyageurs en quête de grand air, de nature et d’authenticité », explique la plateforme de location d’hébergement touristique chez les particuliers créée en 2007 à San Francisco.
Le Vaucluse devance la Vendée et la Dordogne En deuxième position derrière Bédoin, on retrouve l’Île-d’Yeu en Vendée (+70% de hausse du nombre de recherches) ainsi que Sarlat-la-Canéda en Dordogne (+65%). Juste après ce podium, Airbnb classe respectivement les communes de Le Crotoy dans la Somme (4e avec +65% de hausse du nombre de recherches), Noirmoutier-en-l’Île en Vendée (5e avec +65%), Les Epesses en Vendée (6e avec +65%), Berck dans le Pas-de-Calais dans les Hauts-de-France (7e avec +65%), La Bresse dans les Vosges (8e avec +60%), Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais (9e avec +55 %) et Bourges dans le Cher (10e avec +55%).
« Les Français privilégient de plus en plus des destinations de proximité, côtières comme rurales.
Clément Eulry, directeur d’Airbnb en France et en Belgique
« Dans un contexte international instable, les Français privilégient de plus en plus des destinations de proximité, côtières comme rurales. Cette tendance encourage la découverte de territoires moins fréquentés, tout en favorisant une dispersion des flux, y compris vers le littoral en dehors de la période estivale. Elle s’explique aussi par une recherche de séjours plus abordables, et la recherche d’hébergement qui permettent de voyager sans dépasser son budget. », explique Clément Eulry, directeur d’Airbnb en France et en Belgique.
Voyager sans dépasser son budget Dans un contexte économique où les voyageurs restent attentifs à leurs dépenses, le rapport qualité/prix demeure un critère déterminant dans le choix des destinations. Sur Airbnb, près de 25% des hébergements disponibles en France pour ce printemps sont proposés à moins de 100€ la nuit.
« La maîtrise du budget constitue un véritable enjeu pour les familles qui réalisent – en louant un hébergement sur Airbnb – en moyenne 45% d’économies sur Airbnb par rapport à un séjour à l’hôtel, précise la plateforme. Alors que 62% des parents jugent les séjours en ville trop onéreux selon une étude du cabinet Verian pour Airbnb, beaucoup se tournent vers des destinations plus abordables hors des grands centres. Un choix qui permet non seulement de mieux maîtriser leur budget, mais aussi de découvrir de nouveaux territoires. »
Afin de permettre aux Français de rechercher des destinations abordables, Airbnb propose notamment la possibilité ‘Réserver maintenant, payer plus tard’. Elle permet aux voyageurs, dont le séjour bénéficie d’une politique d’annulation modérée ou flexible, de réserver un logement sans rien payer au moment de la réservation. Le montant total n’est dû que peu de temps avant la fin de la période d’annulation gratuite. « Les voyageurs peuvent ainsi sécuriser leur réservation sans paiement immédiat. Une fonctionnalité idéale pour les séjours en groupe ou pour planifier un voyage avec un budget maîtrisé’, insiste Airbnb.
Isle sur la Sorgue Tourisme : Éric Bruxelle réélu président à l’unanimité
L’agence départementale Vaucluse Provence Attractivité (VPA) a convié les professionnels du territoire, le jeudi 12 mars à l’hôtel Golden Tulip Le Paradou à Avignon, à un afterwork sur le thème du tourisme durable.
C’est au Golden Tulip Le Paradou, établissement hôtelier historique d’Avignon datant de 1985 et qui a récemment fait l’objet de travaux de rajeunissement, que les professionnels vauclusiens, quel que soit leur secteur d’activité, se sont donnés rendez-vous autour du sujet du tourisme durable.
Au total, une quarantaine d’invités ont pu en apprendre davantage sur ce que Cathy Fermanian, directrice générale de VPA, a qualifié de « tourisme de demain. » Plusieurs directeurs d’hébergements ont livré leur témoignage et ont partagé leur envie de proposer aux visiteurs une expérience provençale unique qui s’inscrit dans la transition écologique et environnementale.
Le tourisme, une filière importante en Vaucluse
Avant d’évoquer le lien entre tourisme et environnement, la directrice générale de VPA a tenu à rappeler l’importance de la place qu’occupe le tourisme dans l’économie du territoire. « Le tourisme est une filière très structurante avec de gros enjeux sur le département. Le tourisme en Vaucluse, ce sont 12 000 emplois et environ 1,6Mrds€ de retombées économiques chaque année. »
L’attractivité touristique du Vaucluse n’est donc plus à prouver. Cependant, les clientèles et les usages, quant à eux, évoluent. C’est la raison pour laquelle les professionnels du secteur travaillent main dans la main avec VPA pour faire face aux défis environnementaux et développer un tourisme davantage respectueux de la nature et des habitants. « Il faut travailler sur un tourisme dans le temps mais aussi dans l’espace », ajoute Cathy Fermanian.
Le Paradou, un hôtel qui a rajeuni
Les équipes de VPA ont choisi l’hôtel Golden Tulip Le Paradou à Avignon pour cet afterwork autour du tourisme durable. Cet établissement historique d’Avignon, situé près de l’aéroport, est un ancien Best Western. Repris en 2024 par le Groupe Sofra, qui détient de nombreux hôtels en France, mais aussi des sites culturels comme les grottes Chauvet et Cosquer, l’établissement avignonnais a bénéficié d’un coup de jeune.
« C’est un établissement qui était dans son jus, vieillissant », affirme Jérémie Achiardy, directeur de l’hôtel. Sur les 98 chambres, 42 ont déjà été refaite. L’hôtel 3 étoiles, qui vise les 4, a engagé ce projet de modernisation pour renforcer son attractivité, tout en se rapprochant des standards du tourisme durable. L’année dernière, Le Paradou a obtenu le label HSB (Hotel Sustainability Basics) qui atteste d’un ensemble d’indicateurs de durabilité. « L’objectif désormais est de décrocher les labels Clef Verte, Tourisme & Handicap, et Accueil Vélo », ajoute le directeur de l’hôtel avignonnais.
Le camping La Sorguette, un exemple de tourisme durable
À L’Isle-sur-la-Sorgue, il existe un établissement, qui semblait il y a plusieurs décennies être en avance sur son temps puisqu’il mise sur le tourisme durable depuis plus de 40 ans. Il s’agit du camping La Sorguette, situé en bord de Sorgue, qui compte 164 emplacements étalés sur 2,5 hectares.
« Le tourisme peut être utilisé comme un biais cognitif pour prendre de meilleures habitudes. »
Émilie Hédiard
L’établissement l’islois a obtenu le label Clef Verte, 1er label international de tourisme durable pour les hébergements touristiques et les restaurants, il y a quasiment 20 ans, et est aussi Refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Le camping fait figure d’exemple sur le territoire en matière de transition écologique et entend inspirer d’autres établissements vauclusiens à suivre cette voie. « Je crois beaucoup en cette force du réseau, explique Émilie Hédiard, directrice de La Sorguette et vice-présidente de la Fédération des campings de Vaucluse. Ensemble, on peut préserver le territoire et valoriser le Vaucluse. »
Sur ce même principe d’expérience provençale unique en adéquation avec la nature, un groupe hôtelier est en train de naître sur le territoire. Appelé « Villageois » , ce groupe hôtelier en devenir n’est pour l’instant propriétaire que d’un seul établissement : Le Signoret à Sault. « On a pour projet d’acquérir trois hôtels d’ici le printemps 2028 et 20 hôtels d’ici 2031 », développe Antoine Drecher, président fondateur de Villageois.
« À l’opposé des villages vacances, on veut proposer des vacances au village toute l’année. »
Antoine Drecher
Villageois est né après un constat : il existe un paradoxe entre le tourisme vert qui a pris de l’ampleur après le Covid et la fermeture de près de 200 établissements de village chaque année. Antoine Drecher souhaite donc créer une collection d’hôtels de village qui formeraient un parcours, avec des hôtels-restaurants modernes, des activités en pleine nature au pied de l’hôtel et une hospitalité plus humaine. L’objectif serait de mettre en lumière le patrimoine naturel, mais aussi de créer des emplois locaux quatre saisons.
Une transition accompagnée par VPA
Tous ces établissements vauclusiens qui souhaitent engager une transition écologique se font accompagner par VPA qui rappelle que le tourisme est responsable de 11% des émissions de gaz à effet de serre en France. « Le tourisme responsable a des enjeux environnementaux mais aussi sociaux et économiques », explique Émilie André, chargée de mission ingénierie pour VPA.
C’est pourquoi l’agence d’attractivité a développé un plan de transition en Vaucluse qui s’articule autour de quatre ambitions : favoriser un tourisme quatre saisons, accompagner les professionnels dans leur transition, faire monter l’offre en qualité ‘écoresponsable’, et développer les mobilités actives (marche à pied, vélo, etc) et l’accessibilité pour tous. « On a créé un dispositif pour les professionnels avec cinq étapes de transition : la prise de conscience, l’auto-diagnostic, le plan d’action, le suivi des actions, et la communication », ajoute Julie Bellon, aussi chargée de mission ingénierie pour VPA. L’accompagnement effectué par VPA est financé par l’ADEME.
Le développement durable a encore du sens
Pour terminer cet afterwork de VPA, Emmanuel Duval, délégué Méditerranée Atout France et responsable du programme France Tourisme Ingénierie Régions, a interrogé l’intérêt actuel pour le développement durable. « À l’ère où beaucoup de lois sur le développement durable régressent, est-ce que tout cela a encore du sens ? », a-t-il demandé à l’audience.
Selon lui, la réponse est oui, notamment en France où de plus en plus de Français font attention à leur usages et en attendent de même des établissements touristiques. C’est la raison pour laquelle a été créée la plateforme France Tourisme Durable, qui a pour objectif de faciliter la recherche d’informations aux professionnelles, mais aussi de les aider à progresser dans leurs démarches. Ainsi, les établissements vauclusiens, et plus largement français, peuvent plus facilement s’informer, se faire accompagner, se faire aider financièrement, ou encore évoluer dans leur désir de s’engager dans une transition vers un tourisme plus durable.
Isle sur la Sorgue Tourisme : Éric Bruxelle réélu président à l’unanimité
Stabilité de fréquentation, étalement de l’activité touristique et développement du tourisme d’affaires. Ce sont les trois éléments qui ont marqué l’année 2025 selon Isle sur la Sorgue Tourisme.
C’est au sein de du Grand Hôtel Henri, lieu emblématique de L’Isle-sur-la-Sorgue, que l’office de tourisme intercommunal (OTI) a choisi de présenter son bilan de l’année 2025. Comme chaque année, l’OTI a attendu que l’année soit révolue pour tirer les conclusions, estimant que le tourisme s’étale de janvier à décembre sur son territoire, et plus sur la belle saison uniquement.
Ce bilan touristique, qui concerne les communes de Fontaine-de-Vaucluse, Châteauneuf-de-Gadagne, Saumane-de-Vaucluse, Le Thor et L’Isle-sur-la-Sorgue, affiche une certaine stabilité, portée en grande partie par L’Isle, qui est la commune qui attire le plus de touristes tout au long de l’année.
Le Vauclusien, premier touriste du territoire ?
Au sein des trois bureaux d’information à Fontaine-de- Vaucluse, L’Isle-sur-la-Sorgue et Le Thor, l’OTI a accueilli près de plus de 24 700 visiteurs. « Il y a de ça 5 ans, on enregistrait environ 70% d’accueil physique et 30% numérique, alors qu’aujourd’hui c’est l’inverse », explique Xavier Feuillant, directeur d’Isle sur la Sorgue Tourisme.
Si les étrangers affluent sur le territoire, c’est contre toute attente le Vauclusien qui figure en première place des visiteurs, suivi du touriste venu d’Île-de-France, puis des Belges, des Allemands et des Américains. « C’est une très bonne nouvelle que le Vauclusien visite et s’approprie le territoire », ajoute le directeur. C’est d’ailleurs la grande stratégie de l’OTI pour 2025 : replacer les habitants au cœur de la valorisation du territoire. De cette stratégie est sortie, entre autre, la campagne ‘Voyagez chez vous’ qui invite les locaux à (re)découvrir les pépites du territoire. L’office de tourisme a aussi observé une montée de la clientèle provenant d’Aix-Marseille en 2025.
Afin de suivre les comportements adoptés par les touristes sur le territoire pour anticiper l’évolution du marché, l’OTI a signé un contrat ‘Flux Vision’ avec l’opérateur Orange. Ce dispositif permet à l’office de tourisme de mesurer l’attractivité du territoire et d’améliorer ses connaissances visiteur.
C’est une forme d’abonnement sur la nuitée que l’OTI a pris pour L’Isle-sur-la-Sorgue, qui est la commune du territoire la plus affluente, et pour Fontaine-de-Vaucluse, notamment dans la stratégie de redynamiser la commune dont l’accès au gouffre est fermé depuis près de 2 ans. « Avec Flux Vision, on devient ‘propriétaire’ de la data, c’est ce qui est attendu des socio-professionnels », développe Lucie Laquet, responsable Communication, Marketing et Événements d’Isle sur la Sorgue Tourisme.
Comme l’a fait remarqué Xavier Feuillant, les visites numériques sont de plus en plus nombreuses et dépassent aujourd’hui le nombre de visites en présentiel. En 2025, le site internet de l’OTI a enregistré 800 000 visites (+5,1% par rapport à 2024) avec une durée moyenne de visite de 1,53 minutes (+39% par rapport à 2024). Concernant les pages vues, elles sont au nombre de 1,8M (+21,3% par rapport à 2024). L’OTI se félicite également d’avoir atteint les 30 000 abonnés sur Instagram (+30% au 31 décembre 2025 par rapport à 2024) au mois de février 2026.
« L’explosion du numérique préfigure les futurs métiers de l’office de tourisme. »
Xavier Feuillant
L’OTI choisit donc de vivre avec son temps et d’évoluer en même temps que le numérique. Cela passe notamment par le renouvellement des équipes mais aussi des ajouts de nouvelles compétences, avec un renforcement de la communication, un développeur web, etc. L’équipe compte aujourd’hui 14 membres. « On va devenir un office avec une offre beaucoup plus large que seulement l’accompagnement touristique », affirme Eric Bruxelle, président de l’OTI.
Archipel, une plateforme dédiée aux socio-professionnels
Avec la montée du numérique, Isle sur la Sorgue Tourisme choisit aussi de créer une plateforme pour les socio-professionnels, nommée ‘Archipel’. « L’idée était d’abandonner la newsletter qui était peu lue ou lue trop tard et de pouvoir donner l’information rapidement sans harceler pour autant les professionnels du territoire », explique Eric Bruxelle.
Ainsi, cette plateforme, désormais opérationnelle, va permettre aux socio-professionnels d’avoir accès aux derniers chiffres de l’office de tourisme, à leurs statistiques générées par le site de l’OTI, ou bien de pouvoir faire des mises à jour de leurs informations directement (horaires, contact, etc). « L’objectif serait de toucher les 800 professionnels du territoire avec une première vague de 100 pour tester la plateforme », affirme Fabien Quezel-Perron, directeur adjoint de l’OTI.
Une montée du tourisme d’affaires
L’année 2025 a aussi été marquée par le développement du tourisme d’affaires sur le territoire avec des lieu d’hébergements comme L’Isle de Leos, le Grand Hôtel Henri, Bellambra, ou encore le Domaine de la Petite Isle qui misent sur ce type de tourisme et qui garantissent une activité touristique haut de gamme toute l’année.
Pour Bellambra par exemple, après 24M€ d’investissements, le tourisme d’affaires représentent aujourd’hui 10 mois de son activité, contre 2 mois réservés aux familles. Ainsi, pour suivre cette forme de tourisme, l’OTI a créé le Pôle ‘MICE’ (Meetings, Incentives, Conferencing, Exhibitions).
De nombreux projets à venir
Depuis son positionnement sur un tourisme quatre saisons en 2021, Isle sur la Sorgue Tourisme ne cesse de se réinventer au quotidien. De nombreux projets vont venir rythmer ces prochains mois et prochaines années.
Premièrement, un déménagement des bureaux de L’Isle-sur-la-Sorgue devrait se faire début 2027. Avec une offre ferroviaire qui reprend doucement après deux ans d’arrêt, la SNCF a décidé de gérer le patrimoine que représente la gare et de la louer. En 2025, l’offre proposée par l’OTI a été acceptée par la SNCF. Ainsi, l’OTI investira la gare après la fin des travaux de remises aux normes du bâtiment. « Ça va permettre à l’office de tourisme d’être le premier interlocuteur des touristes qui arrivent par le train », explique le président. Le parking de la gare, lui aussi, va bénéficier de travaux et va être agrandi. L’avenir des locaux du centre-ville, qui appartiennent à la communauté de communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse, est quant à lui encore en réflexion.
2027 sera donc l’année de la nouveauté avec la naissance aussi d’un nouvel hôtel 5 étoiles, l’Hôtel de Palerme, près de l’hippodrome, qui participera lui aussi à la montée en gamme du tourisme. Et c’est sans oublier les plus ‘petits’ hébergements qui bénéficient tout autant de l’accompagnement et du soutien de l’office de tourisme. « Les chambres d’hôtes, tout comme les hôtels 4 ou 5 étoiles, fonctionnent toute l’année à L’Isle-sur-la-Sorgue », souligne Eric Bruxelle.
Côté Fontaine-de-Vaucluse, l’OTI y voit un peu plus clair concernant sa stratégie de redynamisation de la commune qui a été fortement impactée par la fermeture de l’accès au gouffre, qui a suscité de fortes inquiétudes auprès des commerçants. Le comité de pilotage, dont l’office de tourisme fait partie aux côtés de la commune et de ses commerçants, a défini un programme d’action sur le court terme, le moyen terme et le long terme comprenant : la mise en place d’un circuit d’information très interactif et numérisé pour découvrir la commune autrement au travers de son patrimoine notamment, la diffusion d’images qui dévoileront les secrets de la résurgence, la création d’une passerelle entre le musée Pétrarque et l’autre rive, le projet (qui est privé) d’amélioration de la galerie dans le prolongement du musée de papier, ou encore la création d’un nouvel accès à un point de vue du gouffre.
Tant de projets qui poussent l’office de tourisme à se renouveler, à se repenser et à repenser le territoire.