30 août 2025 |

Ecrit par le 30 août 2025

3 entreprises vauclusiennes dans le top 10 des plus visitées de la Région Sud

Entreprise et découverte, association de la visite d’entreprise, et le Comité régional du tourisme (CRT) PACA dévoilent l’Observatoire 2025 de la visite d’entreprises qui révèle les 10 entreprises de la Région Sud les plus visitées. Trois d’entre elles sont en Vaucluse.

En 2024, Entreprise et découverte a recensé plus de 4 200 000 visiteurs dans 415 entreprises de la Région PACA, ce qui place cette dernière à la première du podium au niveau national en termes de tourisme industriel et de savoir-faire. La Région Sud comptabilise 18% du nombre total de visiteurs en France, qui s’élève à 22 millions.

L’attractivité des entreprises est souvent due à leur ancrage territorial, patrimonial et culturel. 40% d’entre elles ont plus de 50 ans. Ce sont ls entreprises de l’agroalimentaire qui attirent le plus (43%), suivies des entreprises de vins, bières et spiritueux (26%), d’artisanat et des métiers d’arts (14%), de mode et de cosmétique (10%), et enfin de l’industrie, de l’énergie et de l’environnement (7%).

Les entreprises vauclusiennes les plus visites de la région

À partir des données de 2024 communiquées par les entreprises de la Région Sud, Entreprise et découverte a pu dresser le classement des 10 entreprises les plus visitées dans la région, qui ont accueilli entre 23 585 visiteurs et 420 000.

Parmi ces 10, on trouve trois entreprises vauclusiennes :

  • Cristallerie de la Fontaine (SAS Au fil du verre) à Fontaine-de-Vaucluse, à la 6e position avec 43 000 visiteurs en 2024
  • Bastide du Laval (moulin à huile d’olive) à Cadenet, à la 7e position avec 35 000 visiteurs en 2024
  • Ôkhra (écomusée de l’ocre) à Roussillon, à la 9e position avec 26 235 visiteurs en 2024
©Entreprise et découverte / CRT PACA

Quel type de visiteurs pour ces entreprises ?

Les touristes étrangers constituent une grosse partie de ces visiteurs qui partent à la découverte des entreprises du territoire. En région PACA, ils représentent 40% des visiteurs, ce qui est bien supérieur à la moyenne nationale qui est à 18%. Cependant, plus de 40% des entreprises de la Région Sud déclarent recevoir régulièrement des visiteurs venant de la région, notamment sur les ailes de saison.

Ce sont les familles qui visitent le plus les entreprises dans la région (55%), suivies de près par les seniors (45%). Ainsi, le tourisme industriel et de savoir-faire constitue aujourd’hui un nouveau modèle économique pour les entreprises. Le tarif moyen de visite s’élève aujourd’hui à 9€, contre 5,50€ en 2019.


3 entreprises vauclusiennes dans le top 10 des plus visitées de la Région Sud

Il est des lieux, plus ou moins fréquentés qui recèlent d’oeuvres artistiques mésestimées, car le plus souvent invisibles aux yeux des usagers. Coup de projecteur sur un portrait de Stendhal signé d’un grand artiste espagnol contemporain à découvrir à Grenoble.

C’est évidemment à la cité scolaire Stendhal de Grenoble que le tableau est exposé, à l’abri de presque tous. Le tableau est signé du célèbre artiste contemporain espagnol, Eduardo Arroyo (1937-2018), réalisé au début des années 2000. Il s’agit d’un portrait peint de Stendhal que seuls les élèves ont la chance de pouvoir admirer. Le tableau est accroché en hauteur, au-dessus de la porte d’entrée de l’ancienne chapelle transformée aujourd’hui en centre de documentation et d’information.

L’oeuvre est construite en deux parties : la principale représente la tête de Stendhal cernée par des bandes aux tons foncés. Les contours du visage multicolore sont dessinés par la chevelure et la barbe noires tandis que le nez couleur ocre ressort tout particulièrement. Un bandeau vertical rouge vif sert d’écriteau avec le nom Stendhal écrit en lettres composées de minuscules taches de couleurs.

Méconnue du grand public, cette toile est propriété de la Région Auvergne-Rhône- Alpes qui l’aurait achetée pour près de 120 000 euros. Il s’agit d’une commande de la collectivité adressée à l’artiste espagnol afin de compenser la destruction d’une autre de ses oeuvres intitulée Le Marché aux chapeaux. Cette fresque de neuf mètres de haut et six mètres de large avait été réalisée sur une des façades de l’établissement scolaire en 1982 dans le cadre de l’opération nationale treize murs peints en France. Jack Lang, ministre de la Culture, avait même assisté à son inauguration. En 2000, Arroyo avait été alerté par le conservateur du Musée de Grenoble, que la fresque allait être détruite dans le cadre d’une opération de rénovation de l’établissement. L’artiste, avait fait valoir ses droits d’auteur et obtenu de la Région cette nouvelle commande en compensation. 

Photo : ©Grenoble Alpes Tourisme

Photo : ©Thomas Richardson

Photo : ©Caroline Thermoz-Liaudy

Photo : ©PxHere

Thomas Richardson (Tout Lyon), membre du Réso Hebdo Eco


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Avignon occupe la 5e place devant la ville d’Antibes et derrière la ville de Toulon avec près de 53 500 passagers débarqués de BlaBlaCar Bus, à la gare routière d’Avignon, depuis 2019Depuis sa création en 2015, Blablacar bus aura transporté 18 millions de voyageurs parmi lesquels 17% déclarent qu’ils n’auraient pas voyagé sans ce mode de transport collectif  30% moins cher qu’un autre bus et 60% moins cher que le train. 

«Des chiffres qui témoignent d’un engouement croissant des consommateurs pour une mobilité à la fois flexible et économique, souligne un responsable de la plateforme. BlaBlaCar Bus relie aujourd’hui 350 destinations, en France et à l’international, proposant l’accès aux voyages longue distance. Les billets de bus y sont jusqu’à 60% moins chers que le train et le réseau décentralisé, est organisé en liaisons interrégionales dont 70% des lignes ne passent pas par Paris.»

BlaBlaCar Bus Communication

Une clientèle principalement jeune
S’il attire principalement un public jeune -2/3 des passagers ont moins de 35 an- la part des retraités ou des familles augmente. Les étudiants sont attirés par les tarifs avantageux des billets, et les familles apprécient la possibilité de voyager avec de nombreux bagages, valises ou autres équipements sans frais supplémentaires.

Quel usage du BlaBlaCar Bus en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
Marseille occupe la 1ère place des destinations les plus prisées en BlaBlaCar bus, devant les villes de Nice et Cannes avec près de 1,100 million de passagers débarqués depuis 2019, soit l’équivalent de plus de 16 stades Orange Vélodrome pleins. Respectivement, les destinations de Nice et Cannes occupent la 2e et 3e place avec près de 406 000 et 102 000 passagers débarqués. Au départ de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, des nouvelles lignes de bus ont été mises en service pour l’été, avec pour destination Angers, Nantes, Brussels, Grenoble et le Luxembourg.

Copyright BlaBlaCar Bus Communication

À propos de BlaBlaCar
BlaBlaCar est la première application de transport fondée sur une communauté. Elle transporte, chaque année, 29 millions de membres actifs de partager un trajet dans 21 pays. La plateforme met en relation –via sa plateforme Internet de voyages partagés- des conducteurs ayant des places libres avec des passagers se rendant dans la même direction, afin qu’ils puissent partager les frais du trajet. Elle rassemble, sur une seule application, du covoiturage et les trajets en bus via 5 000 opérateurs pour des solutions de transport abordables et durables.

BlaBlaCar
En 2024, la communauté de BlaBlaCar a connecté 2,6 millions de points de rencontre dans le monde et 119 millions de rencontres entre les voyageurs. Les conducteurs ont économisé 538M€ en covoiturant, et ont contribué à éviter l’émission de 2,5 millions de tonnes de CO2.

Copyright BlaBlaCar Bus Communication

Les villes les plus demandées au niveau national
Les Villes les plus utilisées par BlaBlaCar Bus en 2024 sont : 1. Paris avec près de 973 000 passagers débarqués en 2024 ; 2. Lyon avec 432 000 passagers ; 3. Toulouse avec 214 000 passagers ; 4. Marseille avec 209 000 passagers ; 5. Grenoble avec 188 000 passagers ; 6. Bordeaux avec 180 000 passagers ; 7. Lille avec 174 000 passagers ; 8. Montpellier avec 173 000 passagers ; 9. Annecy avec 136 000 passagers ; 10. Rennes avec 126 000 passagers.


3 entreprises vauclusiennes dans le top 10 des plus visitées de la Région Sud

Sur l’île de Nantes, d’antiques nefs industrielles des anciens chantiers navals Dubigeon abritent un bestiaire fantastique : éléphant, héron, chenille, créatures marines… Chaque machine, imaginée par François Delarozière, fait vibrer l’imaginaire grâce à une chorégraphie lente, sensorielle et enveloppante. Une expérience poétique et participative, entre théâtre de rue et ballet d’ingénierie.

En ce début de matinée d’une grise journée de juillet, l’air est lourd et humide. Le ciel, sans être menaçant, diffuse une lumière laiteuse sur le parvis des Nefs. C’est ici que débute la visite. Au fond de la halle, 145 mètres plus loin, en provenance de l’esplanade des Riveurs, au sud, un son étrange fend l’atmosphère : un barrissement puissant, presque animal. Puis une trompe émerge, des défenses, enfin la tête massive d’un éléphant. Le public retient son souffle. Comme dans un western mécanique, l’arachnée géante du Dr Loveless laisse place ici à un pachyderme majestueux, de bois et d’acier. Les enfants s’élancent, les adultes dégainent leur smartphone. Le Grand Éléphant vient d’entrer en scène.

Le géant mesure 12 mètres, pèse 48 tonnes, sa peau est en tulipier huilé, ses articulations en métal luisant. Il avance sans trembler, glissant doucement sur ses roues. Il traverse le vaste hangar dans toute sa longueur avant de s’arrêter à son extrémité nord pour faire descendre les passagers. Puis, après une courte pause, il embarque de nouveaux voyageurs et repart.

Le bois crisse, les vérins soupirent, les engrenages chantent. C’est une parade poétique et artisanale. Tout au long de sa déambulation, le machiniste caché dans ses flancs active sa trompe, fait jaillir des jets d’eau, interagit avec les enfants. Le spectacle n’est pas seulement sur l’animal, mais tout autour : éclats de rire, applaudissements, éclaboussures.

Dans la Nef, sur la droite, un escalier permet d’accéder à l’étage. Depuis la coursive suspendue, le regard plonge sur l’atelier de La Machine : une fourmilière d’artisans où naissent les chimères de demain. On y entend le choc du métal, le souffle des compresseurs, le martèlement régulier de la construction en cours. François Delarozière, diplômé des Beaux-Arts, formé au théâtre de rue, dirige cet atelier depuis 1999. À Nantes, il a conçu l’Éléphant, la Galerie, le Carrousel. Mais ailleurs, il est aussi le père d’autres animaux mécaniques, tous plus baroques et sophistiqués les uns que les autres : le Minotaure à Toulouse, le cheval-dragon Long Ma aujourd’hui à Pékin, La Gardienne des Ténèbres conçue pour le festival Hellfest, ou encore le Varan de Voyage, actuellement en chantier. Ce reptile urbain de 14,8 mètres de long et 22 tonnes présente des formes plus compactes que celles du Dragon de Calais, son aîné articulé. Tous deux évolueront sur la Côte d’Opale, où le Varan rejoindra son cousin draconique à partir du 7 novembre 2025.

Théâtre mécanique dans la Nef

Au bout de la coursive aérienne, l’expérience se prolonge à l’extérieur sur une immense branche métallique suspendue dans les airs : 20 mètres de long, 20 tonnes. Il s’agit du premier prototype de l’Arbre aux Hérons, un projet monumental resté à l’état de rêve, mais qui irrigue encore tout le site. Imaginé comme une œuvre totale de 35 mètres de haut et 50 mètres de diamètre, cet arbre d’acier aurait accueilli dans ses branches des créatures mécaniques, et au sommet, un couple de hérons.

Si l’Arbre ne s’est jamais élevé, sa présence est partout : dans la scénographie générale du lieu, dans l’imaginaire des visiteurs et surtout dans la Galerie des Machines, à laquelle on revient en redescendant sous la grande verrière. Elle prend la forme d’un atelier-théâtre. Le public circule d’un poste à l’autre, observant, questionnant, manipulant parfois. Spectateurs, mais aussi acteurs de l’instant, les visiteurs participent à la mise en mouvement des créatures issues de l’Arbre aux Hérons, rêve grandiose suspendu dont certaines chimères ont pourtant vu le jour. La Galerie fait aussi office de laboratoire : chaque mouvement y est testé, affiné, confronté aux réactions des gens. Un enfant pilote une chenille articulée ; deux intrépides s’envolent dans les nacelles d’un échassier de huit mètres d’envergure.
À chaque démonstration, les applaudissements jaillissent. Ce n’est pas un simple musée animé, c’est une scène. Et chaque machine y joue son rôle avec justesse et grâce. François Delarozière a imaginé ses créatures comme des fables mécaniques, un art vivant de l’ingénierie sensible. Cofondateur du projet avec Pierre Orefice, compagnon de route rencontré au sein de Royal de Luxe, il crée ensuite l’association La Machine, berceau de toutes ses œuvres.

©Alberto Rodriguez Pérez

Plongée fantastique au Carrousel des Mondes marins

À la sortie de la Galerie, le parcours se poursuit naturellement vers une autre fable mécanique. À quelques pas, en contrebas, à proximité des anciennes cales des chantiers navals et près de la Loire, se dresse un manège monumental : le Carrousel des Mondes marins. Il abrite une ménagerie aquatique : méduses translucides, poissons-lanternes, calmar à rétropropulsion, crabes articulés. Chacun de ses trois niveaux plonge dans un univers singulier : les abysses en bas, les fonds marins au milieu et la surface de la mer tout en haut. Les sons y varient, les lumières s’adaptent, les machines se manipulent. Ici aussi, le pachyderme majestueux s’avance lentement, fait une halte et invite de nouveaux passagers à embarquer. Le lien entre les mondes est assuré par cet éléphant : entre terre, eau et air, les frontières se dissolvent.

En remontant doucement vers la Nef, le parcours retrouve la trace suspendue de l’Arbre aux Hérons. Juste en dessous de la branche monumentale, la boutique-librairie condense l’expérience : livres illustrés, croquis, objets et affiches y composent une galerie d’imaginaire à emporter. La visite se termine comme une parenthèse onirique. On a arpenté les allées d’un ancien chantier naval, effleuré des articulations mobiles, écouté le chant des pistons et ressenti une émotion brute. Les Machines de l’île, inventées par Delarozière, n’offrent pas des chimères décoratives, mais des fables en mouvement. L’Arbre aux Hérons, bien qu’il ne se soit jamais élevé, devait pourtant perpétuer ce songe à quelques centaines de mètres d’ici, dans la carrière Misery, sur la rive nord de la Loire. Il aurait fait face à l’ancienne minoterie, aujourd’hui en pleine transformation pour accueillir le futur musée Jules Verne. Deux mondes parallèles, pensés comme des vigies poétiques, unis par une même volonté de nourrir l’imaginaire. « Il n’y a pas de rêves inutiles », prônait l’écrivain nantais. À Nantes, ses rêves s’animent encore sous nos yeux.

Alberto Rodriguez Pérez (L’Informateur Judiciaire), membre du Réso Hebdo Eco


3 entreprises vauclusiennes dans le top 10 des plus visitées de la Région Sud

Et si cet été, vous découvriez la vraie capitale gauloise ? Pas Lutèce, mais la capitale des Éduens, peuple gaulois, qualifiée par Jules César d’« oppidum le plus grand et le plus fertile de la Gaule », aujourd’hui musée à ciel ouvert qui a permis de mieux connaître nos ancêtres et le monde celte. En route pour Bibracte !

Pour rejoindre Bibracte, perchée sur le Mont Beuvray dans le Parc naturel régional du Morvan, il faut s’armer de patience et d’un GPS. Cette ancienne capitale des Éduens, un peuple riche et influent grâce à son contrôle stratégique des grandes voies fluviales reliant le Rhône à la Saône et à l’exportation vers l’Angleterre, fut un centre politique majeur entre le Ier siècle av. J.-C. et l’an 15. En 52 av. J.-C., lors de l’unification des peuples gaulois pour résister à Jules César, Vercingétorix fut élu chef suprême à Bibracte, un choix symbolique renforçant son autorité car les Éduens étaient jusque-là alliés des Romains. Six ans plus tôt, en 58 av. J.-C., Jules César s’y était installé après sa victoire sur les Helvètes et y rédigea une partie de ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Et heureusement pour sa postérité comme on le verra par la suite…  Vercingétorix battu à Alesia (à une centaine de kilomètres) la capitale éduenne tomba ensuite dans l’oubli pendant près de 18 siècles.

©Antoine Maillier

La renaissance de Bibracte

Sa redécouverte commence en 1867, lorsque Jean-Gabriel Bulliot, archéologue amateur passionné, identifie le mont Beuvray comme le site probable de l’antique Bibracte grâce aux écrits de César. Il y conduit des fouilles pendant près de 30 ans, mettant au jour remparts, rues, habitations et objets précieux. Son neveu, Joseph Déchelette, archéologue renommé, lui succède et donne à Bibracte une place centrale dans la compréhension du monde celtique. Après son abandon en 1914, le site est relancé en 1984 grâce à François Mitterrand, ancien maire de Château-Chinon toute proche, devenu président de la République. Lors d’une visite sur le mont Beuvray, il décide de soutenir la création d’un grand projet scientifique et culturel autour de Bibracte. Engagé dans la construction de l’Europe, Mitterrand inscrit la France, comme Napoléon III 130 ans avant lui – l’Empereur figure d’ailleurs à Alise-Sainte-Reine en Côte-d’Or, à proximité du site d’Alésia puisque le sculpteur Aimé Millet s’est inspiré de ses traits pour le visage de sa statue géante de Vercingétorix ! – dans les pages d’un « roman national ».  Cela aboutit à l’inauguration, en 1995, du musée de Bibracte et d’un centre européen de recherche archéologique, toujours actif aujourd’hui, qui a non seulement permis de comprendra l’ingéniosité des Éduens et des Gaulois, mais aussi d’identifier d’autres Oppidum en Europe qui ont largement contribué à la compréhension par les savants de la civilisation celte. 

Laboratoire de recherche

Bibracte est un pôle scientifique et patrimonial européen majeur, accueillant chaque année près de 800 chercheurs et étudiants. Depuis 40 ans, les fouilles archéologiques se poursuivent sans interruption selon des plans validés scientifiquement, permettant d’enrichir un musée qui reçoit environ 50.000 visiteurs par an et conserve 1.820 objets, dont fibules, monnaies et tessons d’amphores. Les fouilles ont révélé 55 tonnes de fragments d’amphores, 3.700 pièces de monnaie et 800 fibules, essentielles pour la datation. Le site dispose aussi de neuf téraoctets d’archives numériques, 800 publications, 140.000 photos, des laboratoires, des espaces de conservation et une bibliothèque de 20.000 volumes, l’une des plus riches d’Europe en protohistoire. Pour faciliter la compréhension du site, Bibracte mise sur la médiation avec 470.000 participants à des visites et ateliers en 30 ans. Face au changement climatique menaçant la forêt du Morvan, un laboratoire environnemental étudie également les écosystèmes, dans le cadre de la labellisation « Grand Site de France » pour une gestion durable du patrimoine naturel.

Bibracte s’impose aussi comme un modèle de « slow tourisme » attractif, mêlant patrimoine, nature et archéologie. Le site emploie une quarantaine de permanents et une vingtaine de guides saisonniers, et continue d’attirer des talents du monde entier passionnés par l’archéologie. Son budget de fonctionnement, de 5,5 M€ par an, repose majoritairement sur l’État (2,4 M€), avec des contributions de la région Bourgogne-Franche-Comté (145.000 €) et des départements de la Nièvre et de Saône-et-Loire (100.000 € chacun). 

Une plongée chez les Gaulois

Outre les vestiges de la ville (dont on estime que 10% ont été découverts) : remparts, rues, habitations et ateliers artisanaux reconstitués, le musée présente, à travers des objets issus des fouilles, des maquettes, des reconstitutions et des supports audiovisuels, l’artisanat, l’agriculture, le commerce, ainsi que la religion, l’art et la culture des Gaulois. Il met en lumière une civilisation bien plus raffinée que l’image « barbare » souvent véhiculée par Jules César. Le site comprend également des espaces d’expositions temporaires, une boutique-librairie, ainsi qu’un restaurant, Le Chaudron, proposant une cuisine inspirée des traditions gauloises.

Antoine Gavory (Journal du Palais), membre du Réso Hebdo Eco


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À l’arrêt depuis décembre 2022, l’authentique locomotive Mallet 403 mise en service pour la 1re fois en 1903 a officiellement repris du service mardi 1er juillet sur la ligne du Chemin de fer du Vivarais. Les touristes peuvent donc à nouveau vivre l’expérience unique d’un voyage à vapeur à travers les paysages spectaculaires des Gorges du Doux, à bord d’un train tractée par une machine classée monument historique. 

Mardi 1er juillet dernier. 12h00 tout pile. Comme prévu. Comme vendu. Après de très long mois d’attente et une restauration minutieuse de la plupart de ses organes vitaux à commencer par sa chaudière tubulaire sortie tout droit de l’imagination d’un certain Marc Seguin à la fin des années 1820, la locomotive Mallet 403 entre sous un soleil écrasant en gare de Lamastre dans un petit panache de fumée. 

Mise en service pour la 1re fois en 1903, la vénérable grand-mère n’a pas fait ce voyage seule puisqu’elle a parcouru en un peu plus d’une heure et demi les 28 kilomètres qui séparent la gare d’arrivée de son point de départ (Saint-Jean-de-Muzols) avec 5 wagons attelés à ses basques dont un dédié uniquement au transport des vélos, ce qui représente tout de même un ensemble de près de 200 tonnes. 

Perpétuer le train de l’histoire à travers le temps et l’Ardèche

Sans doute ne le savaient-ils pas au moment d’embarquer mais les déjà très nombreux touristes qui ont décidé ce jour-là de découvrir les Gorges du Doux à bord du petit Train de l’Ardèche viennent de vivre un moment historique. Totalement muette depuis décembre 2022, la Mallet 403 vient en effet de retrouver de la voix et par la même occasion, de renouer avec sa vocation originelle : assurer une desserte du plateau ardéchois depuis la vallée du Rhône. « La locomotive Mallet 403 incarne plus qu’un patrimoine technique. Elle est le témoin d’un siècle d’histoire ferroviaire ardéchoise. Sa remise en route moyennant un investissement de 287 000€ illustre l’engagement de la société Train de Ardèche en faveur de la préservation et de la transmission de ce riche héritage », a rappelé Kléber Rossillon qui exploite le site et donc le matériel roulant depuis 2013. Tout commence en réalité en 1886 quand est signée la déclaration d’utilité publique autorisant la création d’une ligne ferroviaire entre Tournon et Lamastre. L’exploitation en sera confiée à la société CFD (Compagnie des Chemins de Fer Départementaux) créée, elle, en 1881. Cinq ans de travaux mobilisant près de 1 000 ouvriers seront nécessaires pour poser les 28 premiers kilomètres de voies à flanc de montagne mais aussi pour construire 9 kilomètres linéaires de murs de soutènement, huit viaducs et un tunnel, le tout bien sur à la seule force des bras. Inaugurée en 1891, la ligne qui connait un franc succès – notamment parce qu’elle est utilisée pour transporter du public mais aussi des marchandises comme du bois ou bien encore du bétail- sera prolongée quelques années plus tard jusqu’au Puy-en-Velais (Préfecture du département voisin de la Haute-Loire) et desservira au passage les villes du Cheylard, de Saint Agrève et d’Yssingeaux, ce qui représente 200 kilomètres. Le trafic de passagers et le volume de fret ne cessant d’augmenter et les distances de se rallonger, l’utilisation de nouvelles motrices , à la fois plus puissantes (400CV) et plus maniables car articulées, s’impose. C’est dans ces conditions que vont être déployées une quinzaine de locomotive Mallet telles que la 403 (l’une des toutes dernières encore en vie), spécialement construites en Suisse pour le Chemin de fer du Vivarais. Le développement du réseau routier va progressivement sonner le glas de l’activité ferroviaire en Vivarais à la fin des années Soixante telle qu’on la connaissait jusqu’alors. Sous l’égide d’une association, l’exploitation de la ligne et du matériel va progressivement reprendre jusqu’en 2008 avant d’être confiée à un acteur privé, qui, accompagné de ses 25 collaborateurs, gère depuis l’activité avec un certain…entrain. Informations complémentaires et achat des billets sur les sites : www.trainardeche.fr ou www.velorailardeche.com

Un train d’activités pour rester sur les bons rails

Sélectionné en 2011 parmi plusieurs candidats pour assurer la relance de l’activité, le groupe Kléber Rossillon (également gestionnaire sur notre territoire de la Grotte Chauvet 2 et de la Tour de Crest est-il bon de rappeler) a développé de nombreux produits autour du « Mastrou » et cela, même si les paysages traversés et les communes desservies valent, à eux seuls, de vivre l’expérience. 

Le monde du cinéma ne s’y est d’ailleurs pas trompé. À l’image de François Truffaut, Bertrand Tavernier, Jean Becker et Josée Dayan, notamment, nombreux sont les metteurs en scène à avoir choisi, sur les conseils de leur chef-décorateur, d’y planter leur caméras pour y tourner quelques scènes. Des longs métrages comme Le Juge et l’assassin, Les enfants du marais, Knock, Arsène Lupin, Les Cracks ou bien encore Verlaine et Rimbaud comportent plusieurs scènes tournées ici. Emprunter le Train de l’Ardèche et parcourir la vallée du Doux permet aux visiteurs  d’inscrire leurs pas dans ceux de Bourvil, Michel Galabru, Benoît Magimel, Omar Sy, Romain Duris, Kristin Scott-Thomas, André Dussolier, Jacques Villeret, Michel Serrault, Jacques Gamblin ou bien encore Jean Rochefort mais pas que.    

Terminus de la ligne du Chemin de fer du Vivarais, la Gare de Lamastre héberge également l’office du Tourisme. DR

En plus d’accueillir régulièrement  des équipes de tournage, plusieurs voyages thématiques (et gustatifs pour certains) ont ainsi été mis en place à destination des touristes par le gestionnaire du site. Citons le train de la bière axé sur la zytologie, le train du sommelier (événement labellisé Vignes et Découvertes animé par un œnologue ), le train western qui permet de redécouvrir ce que fut la conquête de l’Ouest au temps des cow-boys et des indiens ou bien encore le train Fantôme avec son énigme à résoudre sans oublier le train des lumières destinés aux amateurs de coucher de soleil et le  train des fêtes, spécialement illuminé, qui circule, lui,  uniquement en période de Noël. Les amateurs de petite-reine peuvent eux utiliser le cyclo-train et partir ainsi à la découverte de l’Ardèche depuis Lamastre protégés des gaz d’échappement en utilisant pour cela les anciennes lignes désaffectées reconverties depuis en voie douce comme par exemple la dolce via. La pratique du vélo-rail est  en effet également proposée. Les visiteurs prennent place à bord de vélorails à l’aspect rétro spécialement conçus et réalisés par un artisan local. 5 personnes peuvent prendre place à bord de ces engins adaptés aux enfants de moins de 4 ans. La montée jusqu’au village de Boucieu-le-roi (village de caractère qui tire son nom de son illustre fondateur, Philippe le Bel) s’effectue à bords d’autorails restaurés. Plusieurs parcours permettent ensuite de découvrir les richesses naturelles et architecturales de la vallée du Doux , trait d’union entre la Vallée du  Rhône et le Massif central avec de surprises à chaque virage.

Frédéric Rolland (Echo Drôme-Ardèche), membre du Réso Hebdo Eco


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Le Camping Provence Ventoux à Sault a rejoint cette saison le réseau Ushuaïa Villages. C’est le premier en Vaucluse à intégrer ce groupement de propriétaires indépendants visant à promouvoir un tourisme durable. Initié en 2024, le réseau regroupe désormais 34 campings en France (voir carte ci-dessous).

« Le concept d’Ushuaïa Villages repose sur une approche durable et respectueuse de l’environnement. Ces campings, ou glampings*, sont conçus pour s’intégrer harmonieusement dans leur environnement naturel, en favorisant un tourisme plus lent et authentique », explique Néocamp groupe qui est à l’initiative de la création d’Ushuaïa Villages et qui possède aussi l’enseigne Camping Paradis inspirée de la série de TF1.

100 emplacements d’hébergement en pleine nature
Situé route de Saint-Trinit, le ‘désormais’ Camping Ushuaïa Villages Provence Ventoux compte 100 emplacements d’hébergement dans un parc arboré de 8 hectares avec différents types de location : emplacements pour tentes, caravanes et camping-cars, tentes aménagées et mobil-homes.
Outre les animations et activités habituelles dans un camping, il propose une offre de restauration et d’achat de produits basée majoritairement sur les circuits courts et produits bio faisant la part belle aux spécialités locales. C’est ce que procure par exemple l’épicerie du camping vauclusien avec des produits locaux tels que du petit épeautre, du miel, des huiles essentielles de lavande, du lavandin… Par ailleurs, des food-trucks sont présents deux fois par semaine à l’entrée du camping.

« Partager ma passion pour cette région exceptionnelle avec les vacanciers, c’est une vraie source de satisfaction »,

Jérémy Debaene, gestionnaire du Camping Ushuaïa Villages Provence Ventoux

« Ce qui me plaît dans ce métier, c’est sa diversité. Être en contact avec la nature, gérer des défis quotidiens, mais aussi partager ma passion pour cette région exceptionnelle avec les vacanciers, c’est une vraie source de satisfaction », explique Jérémy Debaene, 39 ans, gestionnaire du Camping Provence Ventoux depuis avril 2024.

Crédit : DR

Originaire du Nord, Jérémy s’est installé dans le sud de la France il y a 15 ans, séduit par les grands espaces et le cadre de vie provençal. Après une première carrière en tant qu’électricien il a été ensuite gardien du camping du Deffends à Sault avant d’en récupérer la gestion avec sa compagne Estelle Longue pour ensuite le renommer sous son nom actuel.

Aujourd’hui, c’est eux qui orientent les touristes vers les bonnes adresses locales comme la visite de la distillerie Aroma’Plantes, la maison des producteurs, le caviste Le Bonheur est dans le Chai, les restaurants O Pichoun et La Promenade ou bien encore la lavandicultrice Nathalie qui fait visiter son exploitation Ho !Bouquet de lavande et propose ses produits à la vente à Ferrassières.

L.G.

*Mode d’hébergement touristique en pleine nature, associant le confort au respect de l’environnement.


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Il est une localité en Savoie où le temps s’écoule à flux et à reflux, entre la grande et la petite histoire. La commune de Chanaz, dont le patrimoine immobilier s’agglutine aux pieds de la chaîne de l’Épine, se distingue par ses multiples charmes passés, présents et singuliers à souhait.

Chanaz. Première escale touristique de Savoie. Son centre historique contemple les eaux altières du canal de Savières, qui serpente à quelques mètres des façades. Gorgée d’eau en amont et en aval de son territoire, mais aussi d’est en ouest, la cité chautagnarde a gagné le surnom de Petite Venise de Savoie, allant jusqu’à assumer son rôle en organisant sa propre parade vénitienne au mois de mai.

Bucolique, la « commune rurale à habitat dispersé », selon le classement Insee 2024, capitalise sur ses atouts naturels : un décor de carte postale et une histoire royale, adossée à celle de la Maison de Savoie. Contemporaine surtout, par sa capacité d’accueil et le concentré de culture et de loisirs dont elle a su se parer.

Aussi, sa géographie et ses rues sont quadrillées par une foule de 300 000 visiteurs chaque année, sous le regard indulgent des six cents habitants permanents. Altitude, 250 mètres. Il faut grimper pour gagner le droit, par paliers successifs, de surplomber le panorama. Près de 60 % de forêts s’étendent au loin ; environ 9 % d’étendues d’eaux continentales et 20 % de terres agricoles dont les récoltes nourrissent un artisanat de bouche mis à l’honneur dans les boutiques du village…

Chanaz, en Savoie, surnommée la Petite Venise, ne compte pas uniquement sur son paysage de carte postale : elle a développé de nombreuses activités culturelles et sportives. ©Leïla Oufkir

Une forte valeur patrimoniale

Au milieu des compositions florales à profusion, un bouquet d’édifices à forte valeur patrimoniale. À commencer par celui qui aujourd’hui, abrite la mairie : la Maison de Boigne ou « Grand’maison ». Cette demeure est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1980. Bâtie au XIIIe siècle, comme en atteste une porte en tiers-point du rez-de-chaussée, elle a appartenu à la Maison de Savoie jusqu’au XVIe siècle. Elle passera ensuite de mains nobles en mains de maîtres jusqu’au comte de Boigne qui en délégua la gestion à son régisseur Jean Antoine Curtillet. La famille de ce dernier finit par acquérir la Grand’maison en 1889. Il faut attendre 1969 pour que la bâtisse devienne propriété de la commune.

Non loin de là, l’ancienne chapelle de la Miséricorde, de style gothique flamboyant du XVIe siècle, héberge depuis 2001, le musée des potiers gallo-romains de Portout. Dans cette petite localité, à 3 km en aval de Chanaz, des potiers s’étaient établis pour faire commerce de leurs céramiques jusqu’en Afrique depuis La Savière, ancienne rivière naturelle devenue canal de navigation après avoir été domptée par l’homo économicus.

Il se pratiquait, en son temps, un droit de pontonage : pas moins de quatre péages assuraient des revenus confortables à la châtellenie des comtes de Savoie.

Un fleuve à double sens

Un phénomène naturel rare auréole de mystère le canal de Savières. Tout comme le temps s’écoule sans emprise sur Chanaz, le courant peut inverser sa course au gré des intempéries. Le canal prend sa source au lac du Bourget pour se jeter dans le Rhône : il arrive que son débit reflue lorsque ce dernier entre en crue. Une écluse, construite au XIXe siècle et le barrage de Lavours, canalisent ce jeu de balancier et facilitent la navigation.

Cet héritage qui fonde Chanaz, auquel s’ajoutent le moulin à eau (lire encadré), l’ancien fort, le four à pain et l’église Sainte-Appolonie, lui vaut d’être labellisée Petite cité de caractère… Il en faut, du tempérament, pour apprivoiser les éléments et en extraire une identité forte. Cette identité s’exprime jusque dans les commerces, ambassadeurs d’une agriculture et d’un artisanat local marqué…

La Sale Gosse, péniche rouge vif fabriquée en Bretagne (300 000 € d’investissement) et amarrée depuis 2021 à Chanaz, se visite comme un sanctuaire dédié à l’abeille et au miel, où trône une authentique ruche en activité. Autre concept original situé au cœur du village, dans une cave restaurée du XVe siècle : la boutique Terroir café. Sur ses étagères, Didier Cornetti étale des cafés verts de gamme supérieure qu’il a torréfiés et conditionnés dans son unité de production à Grésy-sur-Aix (1,2 M€ de CA).

La Sale Gosse a accosté à Chanaz en 2021 : la péniche écarlate fait la part belle aux miels locaux sous toutes leurs formes, jusqu’aux cosmétiques et soins naturels. ©Leïla Oufkir

Dans un autre registre, les hébergements écologiques sur pilotis du camping municipal Les Îlots de Chanaz ajoutent du pittoresque au tableau. De là, l’accès est direct vers un éventail très large d’activités pédestres, cyclistes – sur la ViaRhôna – et aquatiques… Enfin, les croisières en bateau-mouche, commentées ou à thèmes, remontent les aiguilles du temps, l’espace d’une ou deux heures de flottaison mémorable.

Classé aux Bâtiments de France, il a connu trois mouliniers locataires depuis sa restauration. Aujourd’hui, Sébastien Milley travaille sur site avec son épouse de mars à novembre. « J’écrase 8 tonnes de noix et 7 tonnes de noisettes chaque année », lance le gérant, très démonstratif devant un public conquis. « Notre huile de noix pressée à froid contient une grande quantité d’oméga 3. Quant à l’huile de noisette, elle est très rare. Nous ne sommes pas nombreux à posséder ce savoir-faire », vante-t-il. Les résidus de sa production servent à préparer des farines sans gluten, de la bière, une moutarde miel noisette et des confitures. Autant de copeaux de Chanaz à emporter chez soi…

Photo : ©Leïla Oufkir

Leïla Oufkir (Eco Savoie Mont Blanc), membre du Réso Hebdo Eco


3 entreprises vauclusiennes dans le top 10 des plus visitées de la Région Sud

Recoupant 900 indicateurs issus de plus de 130 sources et jeux de données, la start-up Ville de rêve a établi un classement du nombre de bars et restaurants au km2 situés dans les cœurs de ville.

Sans surprises, en Vaucluse c’est à Avignon que l’on trouve la plus forte densité du département avec 430 établissements au km2 en centre-ville. Au niveau national, la cité des papes se classe en 22e position en se situant dans la même strate de chiffres que Lille, Grenoble, Cannes ou bien encore Ajaccio.

Dans le Vaucluse arrive ensuite Orange. La cité des princes totalise ainsi pour sa part 251 bars et restaurants au km2. Derrière, on trouve Apt 158 établissements au km2, Cavaillon (151) et Carpentras (95). Les grandes villes de la Région Sud caracolent en tête (voir paragraphe suivant), mais on constate que Nîmes (13e avec 527 établissements/km2) fait la course en tête au sein du triangle de la grande Provence. En effet, avec 252 bars et restaurants Arles est plutôt dans les pas d’Orange que de ses grandes voisines.
A noter que Pont-Saint-Esprit (153), Bagnols-sur-Cèze (135) et Beaucaire (92) tirent leur épingle du jeu (voir détail dans le tableau ci-dessous). Au final en France, la moyenne s’établit à 188 bars et restaurants par km².

La Région Sud en pole position
Si ce classement est forcément dominé par Paris (1 191 établissements/km2), la Région Sud est particulièrement présente avec Toulon (2e avec 775 établissements/km2), Marseille (4e avec 729 établissements/km2), Aix-en-Provence (7e avec 651 établissements/km2) et Nice (8e avec 602 établissements/km2). Le grand Sud est largement représenté puisque Bordeaux (5e avec 683 établissements/km2), Bayonne (6e avec 682 établissements/km2) ainsi que Montpellier (9e avec 590 établissements/km2) figurent dans ce top 10. Seules les villes d’Annecy (3e avec 738 établissements/km2) et Rennes (10e avec 541 établissements/km2) troublent ce presque grand schelem sudiste.

Le Grand Café Barretta à Avignon. Crédit : Alain Hocquel-VPA

« Cette hyper-concentration reflète la transformation de l’économie locale en faveur de l’accueil touristique, constate ville de rêve. Cette configuration génère des nuisances croissantes pour les habitants (bruits, flux piétons, livraisons, odeurs) et modifie profondément la composition commerciale traditionnelle. »
Pour la plateforme statistique, cette densité représente également un indicateur d’un potentiel surtourisme.

L.G.

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