Accompagnée par Vaucluse Provence Attractivité, avec l’aide de Business France Canada et Rising Sud depuis maintenant deux ans, la start-up canadienne ‘Stimulation déjà vu’ choisit Carpentras pour implanter sa filiale française.

L’entreprise spécialisée dans la création d’expériences olfactives de destinations mariant créativité et data, a rejoint les locaux de ‘Mon premier bureau‘ à Carpentras, la pépinière d’entreprises de la Cove, où elle a installé son laboratoire des sens. Stimulation déjà vu est née d’une recherche scientifique dans le domaine de la santé visant à comparer l’impact émotionnel de l’aromathérapie et l’odeur née d’un souvenir. L’entreprise développe, grâce aux sciences cognitives, méthodologie et créativité, des expériences générant des émotions ciblées pour les destinations touristiques et culturelles.

Une histoire qui sent bon la réussite. Crédit photo: Stimulation déjà vu.

Le concept s’adresse autant aux offices de tourisme, aéroports, grands restaurants que salles de spectacle, festivals ou grandes marques. « Notre choix d’explorer le tourisme s’inscrit dans notre démarche créative basée sur la data scientifique et culturelle en créant, ou en recréant des odeurs liées à des lieux ou à des évènements. Nous pouvons vous projeter dans des destinations futures ou encore vous faire revivre des moments remarquables et inoubliables », déclare la société. L’inauguration de la filiale France aura lieu le 20 octobre en présence Pierre Gonzalvez, vice-président du Conseil départemental de Vaucluse, Président de la Commission attractivité territoriale, Jacqueline Bouyac, présidente de la CoVe et Audrey Bernard, fondatrice de ‘Stimulation déjà vu’.

La fondatrice Audrey Bernard au Palais des Festivals, Cannes. Crédit photo: Stimulation déjà vu.


Plusieurs offices de tourisme, implantés en Drôme, Vaucluse, Gard et Ardèche, ont souhaité créer une carte touristique commune. Une mutualisation des moyens qui permet de découvrir un territoire dans son intégralité.

Pour cette saison estivale 2021, l’Office de tourisme intercommunal Provence Côté Rhône (dont le siège est situé à Bollène), l’Office de tourisme Drôme Sud Provence (Pierrelatte), l’Office de tourisme Porte Sud Ardèche (Le Teil), l’Office de tourisme Du Rhône Aux Gorges de l’Ardèche (Bourg-Saint-Andéol), l’Office de tourisme Provence Occitane (Bagnols-sur-Cèze), la Communauté de communes Aygues Ouvèze Provence (Camaret-sur-Aigues), l’Office de tourisme Pays d’Orange Châteauneuf-du-Pape (Orange), et l’Office de tourisme de Montélimar Agglomération (Montélimar), ont décidé de jouer collectif. Ces différentes structures ont en effet travaillé ensemble à la création d’une carte touristique commune.
Ce sont ainsi tous les territoires qui se situent de part et d’autre du fleuve Rhône qui sont mis à l’honneur. « Cette carte, c’est une grande nouveauté. Nous sommes arrivés à fédérer 8 offices de tourisme des régions avoisinantes afin de développer un support touristique interdépartemental. L’idée est montrer les points d’intérêts situés sur les deux rives du Rhône. En moins d’une heure, le touriste peut faire le plein de découvertes », confirme souligne Marc Rousseau, président de l’Office de tourisme Drôme Sud Provence, à l’initiative de cette collaboration.

À la découverte des richesses du territoire
La carte, éditée à plusieurs milliers d’exemplaires (et que l’on peut aussi télécharger gratuitement sur les sites internet des offices de tourisme concernés), s’étend ainsi de Vallon-Pont-d’Arc aux contreforts des Baronnies, et de Châteauneuf-du-Pape à Cruas. Les différentes curiosités y sont indiquées, à l’instar des points de vue, des villages perchés, etc.
Des thématiques communes sont aussi évoquées, à l’image des produits du terroir (huiles d’olive, fromages de chèvre, nougat…), des sites inscrits à l’Unesco (grotte Chauvet, théâtre antique et arc de triomphe d’Orange), l’œnotourisme ou encore les randonnées. « Pour nous, il s’agit de montrer la Vallée du Rhône dans son intégralité. Un touriste ne va pas rester cantonner à son hôtel ou dans sa chambre d’hôtes. Il va vouloir visiter le territoire dans lequel il séjourne », note encore Marc Rousseau.

Il est possible de télécharger gratuitement cette carte touristique interdépartementale sur https://www.drome-sud-provence.com/pratique/brochures-et-plans.


L’office du tourisme d’Avignon affiche dans ses locaux du 1er au 30 octobre, 9 clichés réunis dans une micro-exposition qui mettent à l’honneur Avignon et son patrimoine. Ces photos ont été prises suite  au concours Instagram  #myphotoavignon ayant eu lieu du 15 août au 15 septembre2021. Les artistes ont remporté le plus grand nombre de suffrages de la part de la communauté, vous pourrez tout au long du mois retrouver sur les réseaux sociaux des focus vous permettant de faire connaissance avec ces photographes en herbe. Instagram : @avignontourisme. Facebook: /OTavignon.

Plus d’informations, cliquez ici.

L.M.


Le bilan estival de la fréquentation touristique en Vaucluse est plutôt satisfaisant même s’il ne compense pas encore la baisse de l’activité du secteur sur l’ensemble de l’année. Ce rebond enregistré dans le département est particulièrement dû à la présence de la clientèle française même si une partie de la clientèle étrangère a aussi répondu présent.

Malgré un contexte incertain, l’acte II de la saison estivale touristique sur fond de crise sanitaire a été plutôt satisfaisant en Vaucluse. C’est ce qui ressort du bilan que vient de dresser VPA (Vaucluse Provence attractivité), l’agence de développement touristique du Conseil départemental.
En juillet et août, le Vaucluse a ainsi enregistré 11% de nuitées globales supplémentaires par rapport à 2019 (année référence ‘normale’ d’avant Covid).
Un bon résultat que l’on doit avant tout à la clientèle française particulièrement présente cet été (+22% par rapport à 2019, +10% par rapport à 2020). Il faut dire que les restrictions de mobilité en France et à l’étranger ont grandement poussé à l’arrivée en nombre de touristes hexagonaux. A cela s’ajoute, confinement oblige, une envie irrépressible de ces derniers de nature et d’authenticité à laquelle la destination Vaucluse répondait parfaitement que ce soit en termes de réservation, de transport et même de camping-cars. Le rebond des clientèles françaises en juillet (+20% par rapport à 2019) trouve également des éléments d’explication, dans l’organisation du Tour de France et le retour des festivaliers à Avignon mais aussi aux Chorégies d’Orange.
Quant au mois d’août, période de fréquentation traditionnelle des touristes hexagonaux, il enregistre un niveau de fréquentation des clientèles françaises supérieur à celui de 2019 (+24%). Le Top 5 des clientèles françaises reste inchangé : Paris, Bouches-du-Rhône, Hauts-de-Seine (en forte hausse par rapport à 2019), Rhône, Nord. Les touristes provenant de l’Ile-de-France représentant ainsi 31% des nuitées et ceux d’Auvergne-Rhône-Alpes 16%.

Tous les territoires tirent leur épingle du jeu
Cette présence estivale irrigue tous les territoires de Vaucluse. Sur ces deux mois d’été le Luberon affiche un sursaut des nuitées françaises de +31% comparé à 2019, surpassant le record de fréquentation française de l’année dernière. Le Ventoux a connu lui aussi un bel été (+15% vs 2019) boosté par l’effet ‘grande boucle’ en juillet (+24% et une offre en adéquation avec les comportements post-Covid : nature, grands espaces). En août, la fréquentation française était supérieure à celle de 2019 (+8%).
Dans le même temps, la fréquentation de la Vallée du Rhône est, elle-aussi, en progression comparée à 2020.
Le Grand Avignon, fortement impacté l’an dernier, enregistre une progression de +29% des nuitées françaises comparé à 2020. L’été s’approche même du niveau de celui de 2019 (+1%) grâce aux festivals en juillet et surtout à un mois d’août bien plus fréquenté qu’en 2019 (+26%).
« Nous retrouvons globalement les mêmes chiffres que l’année dernière, même si il faut les nuancer en matière d’hébergement (ndlr : -26% des nuitées étrangères vs 2019), complète Cécile Wiertlewski, directrice d’Avignon-tourisme. Pour le Palais des papes, nous sommes toutefois encore loin de notre année record de 2019. Cependant, les perspectives semblent intéressantes dans les prochains mois avec le retour de la clientèle américaine et la reprise du tourisme d’affaires. »

Belgique connexion
« Bien que toujours en recul cet été (-7% des nuitées), la fréquentation étrangère évolue à la hausse jusqu’à retrouver des niveaux similaires à 2019 au mois d’août, explique Cathy Fermanian, directrice générale de VPA. Alors que les nuitées touristiques internationales étaient à la baisse l’été dernier (-30%), la saison 2021 est marquée par le retour des clientèles d’Europe du Nord et notamment des Belges, traditionnellement première clientèle étrangère, dont la progression est à souligner (+60% par rapport à 2019), suivis des Néerlandais (+28%) et des Allemands toujours présents bien qu’en recul (-13%). Le manque des clientèles britanniques est toujours à déplorer sur le cœur de saison alors que l’on observe dans le même temps un léger retour des clientèles américaines, première clientèle étrangère hôtelière en Vaucluse. » Une présence fondamentale pour l’économie touristique vauclusienne puisqu’en 2019 les étrangers représentaient près d’un touriste sur deux parmi les 21,8 millions de nuitées totalisées dans le département.

Pas suffisant pour rattraper le retard du début d’année
Malgré ce bon bilan estival, la fréquentation globale reste en retrait depuis le début de l’année. Elle atteint 90% par rapport à 2019. Et même si les Français sont plus nombreux sur les 9 premiers mois de l’année (+10%), l’absence des étrangers n’a pas été encore compensée (seulement 67% de la fréquentation normale). La faute à ‘un retard à l’allumage’ en début de saison qui débute traditionnellement lors du week-end de Pâques. Là, les étrangers ont réellement commencé à venir en Vaucluse qu’à partir de début juillet et, pour la première fois depuis la crise sanitaire, leur présence en août est quasi-équivalente au niveau post-Covid. Pour les Français, la saison 2021 a démarré pour l’Ascension et Pentecôte, quasiment 1 mois après celle de 2019.
Une tendance que confirme Franck Delahaye, directeur de Luberon Coeur de Provence Tourisme : « Nous aussi, nous avons constaté un bel été et un bon début de mois de septembre, grâce aux Français notamment. Tout en déplorant l’absence des Asiatiques et des Américains même si les Suisses et les Belges étaient très nombreux. Mais au bilan, nous sommes encore moins bons sur l’ensemble de l’année. »

Septembre sur la lancée ?
Au final, les bons résultats de l’été (le Grand Avignon a atteint 91% de sa fréquentation habituelle et le Ventoux et le Luberon ‘surperforme’) laissent entrevoir des perspectives intéressantes pour le reste de l’année.
« Nous constatons une hausse de 10% sur les 10 premiers jours de septembre, se félicite Cathy Fermanian. Avec toujours plus de Français (+34%) et des étrangers qui restent présents attirés par l’authenticité et les activités de pleine nature que l’on propose en Vaucluse en arrière-saison comme le vélo notamment. »
« C’est pour cela que devons continuer à travailler sur un tourisme ‘vrai’ qui fait la spécificité de notre territoire », insiste Pierre Gonzalvez, vice-président du conseil départemental.
« Pour répondre à cette tendance, nous travaillons sur une offre nature accessible sans voiture dans un rayon de 50 km autour d’Avignon, complète Claire Prost, directrice de l’office de tourisme du Grand Avignon.

Des professionnels satisfait mais…
« Il faut aussi noter la satisfaction d’une très grande majorité des professionnels du secteur, poursuit Pierre Gonzalvez. En effet, les résultats de l’enquête réalisée par VPA auprès de 371 professionnels locaux corroborent ce bilan satisfaisant. Ainsi, 92% d’entre eux s’estiment satisfaits de la saison dont 51% très satisfaits. Un taux qui a augmenté durant tout l’été (82% début juillet pour atteindre 93% de satisfaits lors de la seconde quinzaine d’août). Caves et domaines viticoles (97% fin juillet) et hôteliers (97%) étant toutefois bien plus contents que les restaurateurs (84%). Pour la suite, 42% des professionnels du secteur se montrent déjà confiants même s’ils manifestent (ndlr : surtout les musées et les restaurateurs) une certaine inquiétude en raison notamment du manque de visibilité pour les semaines à venir.

« La mise en place du Pass sanitaire a été une catastrophe. »

Patrice Mounier, président de l’Umih 84

Des craintes partagées par Patrice Mounier, président de l’Umih 84 (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) : « Jusqu’à la fin juillet la conjoncture était plutôt bonne, mais la mise en place du Pass sanitaire, début août, a été une véritable catastrophe. Il aurait fallu, au moins, permettre d’ouvrir les terrasses. A cela, s’ajoutent les difficultés pour recruter dans notre secteur. Et même s’il y a eu de bons résultats, il y a des établissements qui connaissent de très grandes difficultés. »

VPA : un outil à 360°
En complément de ce bilan, Dominique Santoni, nouvelle président du Conseil départemental a tenu également à souligner « le travail remarquable de VPA pour assurer la promotion de la destination Vaucluse durant toute l’année. Car c’est aussi un outil à 360° sur le département pour attirer des entreprises exogènes et de nouveaux habitants et ce que nous voulons, c’est créer une ‘envie de Vaucluse’ avec pour cible : les télétravailleurs. Et pour illustrer ce potentiel je prends régulièrement l’exemple de mon suppléant, Alex Berger (ndlr : notamment producteur de la série ‘Le bureau des légendes’) qui auparavant disait qu’il vivait à Paris et venait en Vaucluse le week-end. Aujourd’hui, grâce au déploiement du Très haut débit (THD), il dit désormais qu’il vit en Vaucluse et travaille à Paris 3 jours par semaine. »
« Notre travail de prospection touristique sur le marché belge, nous a ainsi permis, en parallèle, d’accompagner l’installation en Vaucluse de deux entreprises belges dans le secteur de l’agro-alimentaire », ajoute Cathy Fermanian. Et si le Vaucluse s’était enfin décidé à chasser en meute ?


Fly Sorgue Ventoux est l’école de pilotage d’ULM (Ultra léger motorisé) autogire de Carpentras qui, avec l’aide d’instructeurs qualifiés et aggréés, propose des formations pour passer le brevet de pilote d’ULM autogire, des qualifications (radio, emport passager…) ou encore du perfectionnement pour piloter cette extraordinaire machine en toute sécurité.

Un vol tout en douceur pour découvrir les villages typiques de : Caromb, Crillon-le-Brave, Bédoin, Flassan, Villes-sur-Auzon, Méthamis, vue sur le Mont-Ventoux et les Dentelles-de-Montmirail, ça vous tente ?

En une petite heure de vol, vous découvrirez également L’Isle-sur-la-Sorgue (colline Saint-Antoine), le Golf de Saumane-de-Vaucluse, Fontaine-de-Vaucluse (Vallis Clausa), Gordes, Roussillon, Bonnieux, Lacoste… Vue sur les Monts de Vaucluse avec le Mont Ventoux en arrière plan. « De quoi tout mettre dans la boite pour ensuite en faire profiter famille et amis. »

Partez à la découverte de magnifiques villages pittoresques comme Le Barroux, Suzette, Lafare. Un circuit qui en quelques battements d’ailes vous fait découvrir des merveilles du Comtat Venaissin.

L’activité est accessible pour tous si vous n’avez pas de contre-indication médicale connue (cardiaque, épilepsie, grossesse…) et que vous pesez moins de 100 kg. Les enfants sont acceptés partir de 11 ans, taille 1m20 minimum et autorisation parentale (signée des 2 parents).obligatoire.

232 chemin de Saint-Gens, 84210 Pernes-les-Fontaines. contact@fly-sorgue-ventoux.com, 06 42 54 92 76. Plus d’informations, cliquez ici.


Découvrez le secret bien gardé des vignes de « La Cavale », en 2CV et montgolfière. Une offre unique en Provence !

Au départ du domaine emblématique du Luberon, prenez place dans la 2CV privatisée pour l’occasion et rejoignez à travers des petites routes authentiques de vignes, le lieu de décollage de la montgolfière, elle aussi privatisée. Vous ferez parti des rares personnes à survoler le territoire, à la découverte des vignes de La Cavale, du terroir, de la culture de la vigne et des nombreux autres trésors du Sud Luberon. La 2CV vous suivra au sol pour vous récupérer sur le lieu d’atterrissage et vous déposer jusqu’à La Cavale où vous serez accueillis par la sommelière dans ce lieu de vie unique au projet oenotouristique et environnemental, pour continuer la découverte par la visite des chais et un atelier Initiation à la dégustation autour des 3 couleurs.

Prochaines dates

  • Mardi 14 septembre 2021 de 6h à 11h30.
  • Mardi 19 octobre 2021 de 6h à 11h30.
  • Mardi 23 novembre 2021 de 7h à 12h30.

Réservation auprès de La Cavale : 04 90 08 31 92, Oh my Deuche, location 2CV : 04 90 77 60 71. Prestation proposée par l’Office de Tourisme Luberon Sud Tourisme. Plus d’informations: https://www.domaine-lacavale.com et https://www.ohmydeuche.fr/.

L.M.


La dernière brochure de Luberon Coeur de Provence Tourisme, « Destination Luberon », vient de sortir ! Vous y trouverez des idées de balades, de sorties, des focus sur l’art et la gastronomie et tant d’autres choses encore .

Avez-vous envie d’un moment partagé entre amis sur un marché provençal ou d’un bon repas rempli des saveurs ensoleillées ? Vous rêvez de découvrir le Luberon en pédalant sur des petites routes bucoliques ? Est-ce que l’aspect vintage de la 2CV vous tente au cœur de la Provence sur les routes du Luberon ? Vous avez envie de sensations en VTT en alternant garrigue et forêts de cèdres ou encore faire du canoë sur une douce rivière comme la Sorgue ? Ou choisirez-vous simplement de vous ressourcer en Luberon Cœur de Provence ? Laissez libre cours à vos envies de bonheur.

Téléchargez la brochure sur https://www.luberoncoeurdeprovence.com/pratique/brochures.

L.M.


La présidente du Conseil départemental de Vaucluse s’oppose aux « législations toxiques » et exprime sa vive inquiétude face à un projet de révision de réglementation de la filière de la lavande et du lavandin, par la Communauté européenne.

Après le député vauclusien Julien Aubert (LR) qui alerte le ministre de l’Agriculture, place à Dominique Santoni de s’emparer de la problématique. L’huile essentielle de la lavande, symbole de la Provence, pourrait être à l’avenir considérée comme un produit dangereux pour la santé au même titre que de nombreuses autres molécules chimiques et son usage pourrait en être restreint, voire interdit. « Le risque de voir classer l’huile essentielle de lavande, produit naturel aux nombreuses vertus, dans la liste des produits dangereux d’ici 2025 est une véritable menace pour l’ensemble de la filière lavandicole mais également, par ricochet, celle du tourisme », s’offusque Dominique Santoni.

De quelle législation parle-t-on ?

Dans le cadre du Pacte vert, un projet législatif permettant à l’Union européenne de respecter ses engagements pour lutter contre le réchauffement climatique, la Commission a publié une nouvelle stratégie dans le domaine des produits chimiques, vers un environnement sans substances toxiques.

D’ici fin 2022, l’exécutif européen doit présenter une révision du règlement relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances (CLP). Les huiles essentielles devraient alors être conformes à ces normes en tant que produits finis mis sur le marché mais aussi lorsqu’elles entrent dans la composition de produits cosmétiques.

Cette réglementation doit classer les molécules mises sur le marché et les répertorier comme allergènes, cancérigènes ou perturbateurs endocriniens, comme pour les produits chimiques. Surtout, les producteurs de lavande craignent qu’une mention obligatoire, indiquant que l’huile de lavande peut créer des allergies, dissuade les fabricants de cosmétiques d’utiliser ce produit. Selon les producteurs, l’huile est composée de centaines de molécules différentes et ne se résume pas à une unique composante. Une complexité à l’origine des maux provoqués par l’initiative européenne.

Lire aussi : Mise en péril des producteurs de lavande, le député Julien Aubert se mobilise

Monsieur le ministre de l’Agriculture ?

Dominique Santoni s’associe à la démarche portée par la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et son Président, qui a adressé un courrier au ministre de l’Agriculture. Le Département de Vaucluse demande également que la Communauté Européenne revoit ses critères d’évaluation en prenant réellement en compte le caractère naturel avéré de la lavande et du lavandin. Il réfléchit par ailleurs à l’organisation des états généraux des plantes à parfum concernées par la nouvelle réglementation visée par l’Union Européenne. « Les élus du Département tiennent à exprimer leur soutien aux lavandiculteurs vauclusiens et à cette plante à parfum qui constitue un élément essentiel de notre patrimoine. »

Selon le député Julien Aubert, « la loi pousserait les producteurs à revoir la composition de ces huiles à tel point qu’au mieux, leurs propriétés s’en verraient altérées et au pire, compte tenu de l’inadaptabilité des méthodes d’évaluation pour ces produits particuliers, elles pourraient être considérées à tort comme trop dangereuses et donc interdites. »


Quand la beauté s’accorde avec la nature. Au cœur de l’enceinte du fort Saint-André qui domine Villeneuve-lez-Avignon, l’abbaye royale de Saint-André ouvre aux visiteurs ses somptueux jardins en terrasses. A la lueur des lanternes d’un des plus beaux jardins de France, de style toscan et méditerranéen, les visiteurs pourront déambuler de nuit, le jeudi 12 août à 20h30. Une visite guidée organisée par l’office de tourisme.

Au VIe siècle une jeune femme dénommée Casarie se retire dans une grotte au sommet du mont Andaon pour se consacrer à la prière. A sa mort en 586, son tombeau devient un haut lieu de pèlerinage. Une communauté de moines bénédictins s’établit autour de sa sépulture, approuvée au Xe siècle par l’évêque d’Avignon. Les bénédictins dont la puissance s’accroit rapidement, érigent deux églises…

Informations pratiques: tarif : 9€ – tarif réduit : 8€. Renseignements et réservations au +33 (0)4 90 03 70 60. Site internet, cliquez ici.

Lire aussi : Les jardins de l’abbaye Saint-André, entre rococo et Méditerranée

L.M.