6 novembre 2026 |

Ecrit par le 6 novembre 2026

Entre New York et la Provence, il n’y a qu’un vol

À partir du 5 juin 2027, la compagnie aérienne américaine United Airlines proposera une nouvelle liaison directe entre les aéroports Marseille Provence à Marignane et Newark Liberty à New York.

Dans moins d’un an, la Provence et la ville de New York seront directement liées par avion grâce l’émergence d’une nouvelle liaison directe proposée par United Airlines. Jusqu’à présent, la compagnie aérienne américaine proposait seulement des vols directs depuis l’aéroport Paris-Charles de Gaulle ou bien celui de Nice selon la saison et la demande. Ainsi, la Région Sud va devenir la seule de France à disposer de deux portes d’entrées directement connectées aux Etats-Unis.

De cette nouvelle liaison entre New York et l’aéroport de Marseille ressortent plusieurs bénéfices. Les Sudistes vont pouvoir aller visiter le pays de l’oncle Sam plus facilement sans escale à bord d’un Airbus A321XLR, notamment les Vauclusiens et les Bucco-Rhodaniens qui n’auront plus à faire la route jusqu’à Nice ou à se rendre à l’aéroport de la capitale quand il n’y a pas de vol pour New York depuis la Côte d’Azur.

Une aubaine pour le tourisme régional

Cette liaison va aussi représenter un atout considérable pour le tourisme de la Région Sud, qui accueille chaque année 800 000 séjours de visiteurs américains, pour une durée moyenne de 8,4 jours, avec un panier moyen de 134€ par jour et par personne, générant près d’1 milliard d’euros de retombées économiques directes pour le territoire. Cette clientèle est donc sur la 1re marche du podium du tourisme, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni.

« Cette liaison directe avec New York est une nouvelle preuve de notre attractivité internationale. Dès juin 2027, la Provence sera plus que jamais ouverte sur le monde !« 

Si l’on ne compte que la Provence, sans les Alpes et la Côte d’Azur, ce sont plus de 500 000 nuitées américaines qui ont été enregistrées en 2025, soit une progression de 27% en un an. La tendance se poursuit en 2026, avec une hausse de 22% au premier semestre par rapport à la même période l’année dernière.

« Cette liaison qui va booster la fréquentation touristique de toute la Région Sud est le fruit de tout un collectif qui gagne avec les nombreuses actions de promotion du Comité Régional du Tourisme et des 30 partenaires du Contrat de Destination Provence », se félicite, à juste titre, le président du CRT François de Canson, par ailleurs vice-président du Conseil Régional.


Tourisme en berne en juillet à Avignon alors qu’en 2025, la Cité des Papes avait battu tous les records de fréquentation

Autres temps, autres chiffres… « Avignon Tourisme » vient de publier le baromètre de juillet et il fléchit notablement. – 31% au Pont d’Avignon (59 256 visiteurs), -12% au Palais des Papes (89 707 touristes). Même chute libre pour les sites internet de la ville : – 23,3% pour le Pont et – 18,8% pour le Palais. Sans oublier la fréquentation de l’Office de Tourisme, en bas de la Rue de la Ré (République) qui a reculé de -19,2% malgré la qualité et la compétence du personnel d’accueil.

La mairie donne quelques premiers éléments d’analyse pour ce recul abyssal en 2026 : l’exposition Jean-Michel Othoniel dans toute la ville qui, l’an dernier,  avait attiré un monde fou, les 25 ans d’Avignon, « Capitale Européenne de la Culture » et les 30 ans de l’inscription d’Avignon dans le Patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des nations Unies pour l’Education, la science et la culture). Et en face, cette année, la canicule, le contexte économique, le prix des carburants, l’inflation et la guerre autour de l’Iran.

Une meme conjoncture
Sauf que… Cet été, la chaleur, même précoce était comparable à quelques degrés près. Le Vaucluse avait été placé en « Vigilance orange canicule » par la préfecture dès le 28 juin 2025. Il y avait aussi l’ambiance anxiogène à cause de la guerre en Ukraine et au conflit sans fin entre Israël et la Palestine, auxquels s’est ajouté cette année le Détroit d’Ormuz. Sans parler de l’attrait donc de la concurrence de la Coupe du Monde de football qui a attiré des millions de télespectateurs pour France-Maroc en quarts de finale et pour Espagne-France en demi qui a vu l’élimination des Bleus…

L’astrolabe, oeuvre de Jean-Michel Othoniel, Copyright Andrée Brunetti

Deux festivals au top
Et pourtant, le Festival d’Avignon aussi, malgré tout a fait le plein en juillet 2026. Le « In » a vendu 123 000 billets au lieu de 118 000 en 2025, « Seul le taux de remplissage a légèrement reculé » a dit le directeur Tiago Rodrigues, « 85% au lieu de 96% ». Quant au « Off », ses 27 000 représentations ont attiré 1,41 million spectateurs et il a vendu  84 000 cartes d’abonnement contre 80 000 précédemment.

Une exposition passée à la trappe
Mais là où le bât blesse, c’est la suppression contre toute attente de la grande exposition d’été au Palais des Papes par la nouvelle équipe élue à l’issue des municipales où Cécile Helle ne se représentait pas pour un 3ème mandat. « Les Choses divines – Inventaires fantaisiste », l’exposition conçue par Macha Makeïeff pour accompagner la 80ème édition du Festival d’Avignon 2026 a été annulée à deux mois de son ouverture « en raison de contraintes budgétaires, techniques et administratives » a précisé la nouvelle équipe municipale.

Les bains Pommer copyright Gregory Quittard et Christophe Aubry

Des rendez-vous artistiques très attendus
Or, ces dernières années, les expositions choisies par la ville, celles de Miss Tik, Eva Jospin et Sebastiao Selgado avaient attiré les foules au Palais des Papes. Sans oublier l’inoubliable expo-déambulation dans 10 sites et musées d’Avignon du plasticien Jean-Michel Othoniel. Grâce à ses « Astrolabes » en perles, ses bulles et pavés muticolores en cristal de Murano, il avait subjugué des milliers de touristes venus du monde entier admirer son travail dans l’écrin avignonnais Résultat 2025 : + 600% de fréquentation au Musée Lapidaire, + 130% au Petit Palais, + 26% au Musée Requien, + 20% au Pont d’Avignon.

Les bains Pommer absents du circuit touristique
Sans oublier, les Bains Pommer, dont la rénovation en musée avait coûté autour de 5M€, qui était aussi l’un des sites de l’exposition de Jean-Michel Othoniel et avait attiré 10 000 visiteurs en 4 semaines… Ils sont désormais fermés, en pleine saison touristique et jusqu’au 2 septembre « en raison d’une adaptation estivale des services de la ville » explique la maire. Ici où Jean Vilar avait lancé il y a 80 ans le Festival d’Avignon pour rendre la culture accessible au plus grand nombre.
Andrée Brunetti


La destination Provence prépare déjà la prochaine saison touristique

Le collectif Destination Provence associant le Comité Régional du Tourisme PACA, l’agence départementale Provence Tourisme, ainsi que 34 partenaires, ont tenu le 3 juillet dernier, un comité de pilotage élaborant leur feuille de route pour la saison touristique 2026/2027. Dans le Contrat de Destination mis en œuvre cinq axes de travail ont été définit, parmi eux le développement d’un tourisme responsable, le renforcement des actions en faveur d’un tourisme de proximité et l’élargissement de la saison touristique.

Si la région PACA reste  la destination préférée des Français (Baromètre Ipsos 2026 pour Europ Assistance) les agences publiques régionales de promotion touristique et leurs partenaires ne ralentissent pas leurs efforts pour développer l’économie touristique de la région. L’enjeu est de taille, le tourisme y représente  plus de 150 000 emplois et les retombées économiques directes sont estimées à 10 milliards d’Euros. Un acquis que tous entendre défendre et voir se développer, mais pas de n’importe qu’elle manière. Dans le cadre des Contrats de Destinations, mis en œuvre depuis 2015, le collectif Destination Provence a élaboré des plans d’actions visant au développement du tourisme sur les marchés internationaux en ayant pour soucis de le faire de manière maîtrisée. Au-delà des projets et actions mises en œuvre il est important de noter que le Contrat de Destinations Provence a su fédérer 34 partenaires situés pour certains au-delà des territoires administratifs actuels. Ce « nouveau territoire de Provence » inclut ainsi le Gard, une partie du Var (dont Saint-Tropez ) et une partie des Alpes-Maritimes. « Ce qui nous réunit c’est le mistral, il souffle chez nous tous » fait remarquer Isabelle Brémond, Directrice Générale de Provence Tourisme et porte-parole du collectif Destination Provence. Une façon de délimiter un territoire qui associe une logique simple et un peu de poésie. « Ainsi la Camargue n’est plus partagée entre les Bouches-du-Rhône et le Gard » fait remarquer Isabelle Brémond. CQFD.

La pratique du vélo est considérée comme un vecteur de croissance important pour le tourisme régional répondant par la même aux exigences environnementales actuelles

Pour le Contrat de Destination Provence portant sur la saison 2026-2027, plusieurs priorités ont été définies. Tout d’abord l’accent est mis sur le développement d’un tourisme durable et des mobilités douces. Ainsi la pratique du vélo est considérée comme un vecteur de croissance important pour le tourisme régional répondant par la même aux exigences environnementales actuelles. « C’est un énorme enjeu pour nous tous » explique Isabelle Brémond. « Il va nous falloir encore développer les aménagements, les hébergements pouvant accueillir les cyclistes et sécuriser d’avantage les parcours » complète-t-elle. Le deuxième axe vise à la mise en place d’actions spécifiques pour attirer des touristes de pays voisins comme l’Espagne. Des marchés plus faciles d’accès. Un autre axe porte sur les actions de promotion du territoire Provence, de sa marque et de son art de vivre. C’est notamment la création, dans l’aéroport de Marseille Provence, d’un pop up store proposant des produits régionaux labellisés. Le Contrat de Destination Provence cherchera également à encourager toutes les actions visant à l’élargissement de la saison touristique. Les actions menées ces 10 premières années ont permis de faire progresser le poids du hors-saison de 5 % côté hôtellerie. De son côté le poids de la saison d’été allant de juin à septembre est passé de 63% à 58%. De la même manière les actions entreprises dans le cadre du prochain contrat de destination devra chercher à rééquilibrer la fréquentation touristique sur tout le territoire. « Si le littoral conserve un pouvoir d’attraction fort nous devons favoriser le développement de l’arrière-pays qui ne manque pas d’atouts » précise Isabelle Brémond.

Le contrat de destination c’est quoi ?
Le Contrat de Destination est un dispositif impulsé par l’État, il a pour objectif de fédérer des acteurs du tourisme d’un même territoire pour en faire la promotion à l’international. Il ne s’agit pas d’une structure juridique supplémentaire mais d’une mise en commun de moyens humains et financiers de partenaires fédérés autour de structures comme les comité régionaux ou départementaux du tourisme. Organisé sous forme de comités techniques (promotion internationale, gestion de la marque, accueil et communication, outils d’évaluation…) le Contrat de Destination Provence mobilise un budget de 1,8 M€ sur 3 ans.


Isle sur la Sorgue Tourisme : Éric Bruxelle réélu président à l’unanimité

Président d’Isle sur la Sorgue Tourisme depuis 2020, Éric Bruxelle a été réélu ce mardi 9 juin par le comité de direction qui est composé de 21 membres issus des collectivités locales et du tissu socio-professionnel.

Ce mardi 9 juin a eu lieu la séance d’installation d’Isle sur la Sorgue Tourisme durant laquelle les membres du comité de direction ont élu leur président et leur vice-président. « Cette nouvelle gouvernance aura pour mission d’accompagner les orientations stratégiques de l’Office de Tourisme au service de l’attractivité du territoire », indique l’organisme de promotion touristique.

Les membres ont unanimement décidé de renouveler leur confiance envers Éric Bruxelle, président de l’office de tourisme intercommunal depuis 2020, qui repart donc pour un nouveau mandat. À ses côtés, Olivier Laurient, propriétaire de l’Hôtel du Poète à Fontaine-de-Vaucluse, a quant à lui été élu vice-président. Ensemble et avec le reste du comité de direction, ils poursuivront le travail en faveur d’un tourisme ambitieux, structuré, et quatre saisons.

Au total, ce sont 21 membres qui composent le comité de direction d’Isle sur la Sorgue Tourisme. Les membres sont issus des collectivités locales ou sont des professionnels du territoire, ce qui permet de mobiliser diverses compétences en faveur du tourisme et de l’attractivité des cinq communes sur lesquelles exerce l’office du tourisme : Châteauneuf-de-Gadagne, Fontaine-de-Vaucluse, L’Isle-sur-la-Sorgue, Saumane-de-Vaucluse et Le Thor.


Château de Thézan : une reconnaissance dans le Guide vert

Racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia, le château de Thézan, situé en plein centre du village de Saint Didier, dans le Vaucluse, a connu diverses époques. Après cinq années d’ouverture, ce site historique ouvert au public a trouvé son rythme de croisière avec l’ouverture de l’orangerie et de quatre nouvelles pièces pour cette saison touristique 2026.

Niché dans le centre ancien du village de Saint-Didier, au pied des Monts de Vaucluse, dans le Comtat Venaissin, le château de Thézan est désormais ouvert au public pour la cinquième saison. « Nous avons connu une belle première année avec une fréquentation de 6 000 visiteurs, ce qui nous satisfait. Depuis, nous avons eu de plus en plus de visiteurs, 10 000 pour l’année 2025. Nous sommes ouverts six jours sur sept d’avril à octobre. Nous avons également ouvert une boutique d’accueil. Cette affluence en croissance est obligatoire pour assurer nos charges d’investissement et de fonctionnement qui sont très importantes pour un tel lieu », explique Pierre de Beytia, un des deux propriétaires de ce lieu qui existait déjà à l’époque romaine. Un site gallo-romain existait en effet sur l’emplacement du château. Les romains avaient choisi cet emplacement pour la richesse des eaux de Saint -Didier qui s’est d’ailleurs appelé Saint-Didier-les -bains jusqu’au XXe siècle. Ce château a ensuite été construit à l’époque médiévale, au XVe et XVIe siècles. À la période Renaissance, la demeure commence à se développer sous l’impulsion de Siffreine de Venasque et d’Elzéar de Thézan. Au XIXe, le lieu devient un centre d’hydrothérapie, avec 58 chambres et plusieurs salles de soins. Le château deviendra ensuite une clinique psychiatrique jusqu’en 1980. Laissé à l’abandon pendant 30 ans, il est racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia.

Un projet de vie

Férus de vieilles pierres et de vieux objets, ils décident de changer de vie. Ils étaient en effet tous les deux cadres sur Paris. « Nous avons mis quatre ans de réflexion pour acheter le château entre notre première visite et la signature. Nous voulions un site historique avec des décors conservés. Nous nous sommes décidés rapidement mais nous avions conscience de l’importance des travaux à commencer par la toiture sur une surface de 1 000m² pour un budget de 800 000€ », explique Pierre de Beytia. À cela s’ajoute la partie extérieure avec un magnifique parc à la française d’1,4ha qui a été créé fin 17e par le Nôtre.

Le château de Thézan été ouvert au public pour la cinquième saison. ©Olivier Muselet

Une nouvelle aile du château ouverte

« Nous avons réalisé de nombreux chantiers depuis notre acquisition en 2019. Cela a permis chaque année d’ouvrir de nouvelles pièces à découvrir pour les visiteurs. Pour l’édition 2026, l’orangerie est définitivement rénovée. De plus, quatre nouvelles pièces vont être ouvertes au public : la  salle à manger historique et les appartements privés des marquis comprenant deux chambres et une salle de bain du XIXe siècle, explique Emmanuel Renoux. Le parc à l’anglaise s’améliore d’année en année. Le projet est de recréer des allées en le réorganisant. Pour cette cinquième année d’ouverture, nous sommes conformes à nos objectifs de mois d’ouverture qui était d’arriver à sept. La première tendance sur le mois d’avril est très positive. »

Chaque année, de nouvelles pièces du château sont ouvertes au public. ©Olivier Muselet

Une étoile au Guide vert

« Nous avons appris avec grande fierté la présence du Château de Thézan dans la nouvelle édition du Guide vert Provence sorti au printemps. En plus, la rédaction de ce guide touristique a décidé de nous mettre d’entrée une étoile, ce qui est un excellent signe de reconnaissance pour notre travail accompli toute l’année, explique Emmanuel Renoux. Un client mystère est venu en juin 2025 pour faire une visite exhaustive de notre lieu. » Le Château est par ailleurs présent dans tous les autres guides touristiques les plus consultés comme le Lonely Planet.

Des projets pour 2028

« Nous avons fourni beaucoup d’efforts ces dernières années pour ouvrir encore plus de pièces aux visiteurs. Nous allons faire une petite pause mais des projets sont encore dans les cartons avec l’ouverture au public du bureau des médecins et des infirmières situés dans la partie balnéo du château, avec du matériel médical », explique Emmanuel Renoux. L’ouverture de ce lieu est prévue pour 2028. Les propriétaires ont pour objectif de mettre encore plus en avant une partie du château qui était un centre d’hydrothérapie. Le village de Saint Didier était appelé d’ailleurs à cette époque, à savoir au XIXe siècle, Saint Didier-les-bains. Avant cela, la partie historique du château sera encore agrandie pour la visite avec l’ouverture de la cuisine en 2027.

Ouvert du 1er avril au 31 octobre.
Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le mardi.
Deux visites guidées les samedis et dimanches à 15h30.


Le Palais des Papes se dévoile différemment au travers d’un nouveau parcours thématique

Depuis le 1er mai, le nouveau parcours thématique ‘Les clefs du Palais’ permet de découvrir le Palais des Papes, situé à Avignon, différemment.

Avignon Tourisme dévoile un nouveau parcours numérique au cœur du Palais des Papes. Le parcours ‘Les clefs du Palais’ permet aux visiteurs, à l’aide de leur smartphone, d’accéder à des contenus historiques et architecturaux détaillés, de consulter les points d’intérêt de chaque salle et de se repérer grâce à un plan interactif du monument. La visite devient donc libre pour les touristes et les locaux qui peuvent aller d’une salle à l’autre comme ils l’entendent. L’occasion de (re)découvrir le Monument historique le plus visité de Vaucluse autrement.

L’application qui encadre ce parcours, disponible en français, anglais, allemand, italien, espagnol et mandarin, permet également aux touristes étrangers de pouvoir mettre les sous-titres pour les contenus audiovisuels. Pour y accéder, il suffit siplement de se connecter au réseau WiFi ‘_LesClefsDuPalais’ et de suivre les instructions.

D’autres parcours à venir

L’implémentation de ce nouveau parcours s’inscrit dans un projet plus vaste de renouvellement de la valorisation du monument. À termes, le Palais des Papes devrait donc pouvoir proposer non pas un mais trois parcours thématiques, dévoilant sa richesse historique, architecturale et symbolique.

De nombreux outils de médiation devraient être déployés tels que des maquettes interactives, des films documentaires, des cartels explicatifs et une nouvelle signalétique. « L’objectif est d’offrir une visite augmentée, accessible et immersive, pour mieux comprendre
à la fois la petite et la grande histoire du Palais des Papes », indique Avignon Tourisme. L’ensemble des parcours devrait être finalisé et mis en place d’ici le printemps 2027.


Les vacances de printemps s’adaptent aux réalités économiques

En 2026, les vacances de printemps ne disparaissent pas, elles se transforment. Plus proches, plus courtes et plus de contraintes par le budget. Entre la hausse du carburant et un calendrier de mai exceptionnel, les Français privilégient désormais des escapades accessibles et flexibles plutôt que de longues vacances planifiées. Le tout en s’adaptant aux réalités économiques. Une tendance qui impacte le niveau de réservations dans le Sud et, dans une moindre mesure, le Vaucluse qui s’en tirent cependant mieux que l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« Après une année 2025 dynamique, les réservations reculent cette année. Ce n’est pas un effondrement, mais c’est un vrai signal, constate le site PAP (de Particulier à particulier) dans sa dernière étude* sur les vacances de printemps 2026. Les Français ne renoncent pas complètement aux vacances de printemps. Ils les recalibrent : plus près, plus courtes, plus raisonnables. Entre la hausse du carburant et un mois de mai truffé de ponts, les arbitrages sont clairs. Et ils se lisent directement dans les chiffres. »

« Les destinations qui progressent le plus sont aussi les plus accessibles et les moins éloignées des grands bassins de population. »

Des réservations générales en baisse
Après une année 2025 en hausse de +4,4%), les réservations de vacances de printemps enregistrent un recul de 1,8% en 2026. Un léger repli qui ne traduit pas un désengagement des Français pour les vacances, mais plutôt une série d’arbitrages très concrets, dictés par le contexte économique et un calendrier de mai exceptionnel.
« La hausse du prix de l’essence pèse directement sur les arbitrages, explique de particulier à Particulier. Avec un prix du gazole au plus haut depuis au moins 1985, le budget transport redevient un critère décisif pour de nombreux ménages et en particulier les familles. »
Résultat : les destinations lointaines reculent, les séjours se raccourcissent et le choix se recentre sur ce qui est proche, simple et finançable. Cette pression économique se lit clairement dans la géographie des réservations. Les destinations qui progressent le plus sont aussi les plus accessibles et les moins éloignées des grands bassins de population.

Crédit : PAP

Les destinations du sud à la traîne
À l’inverse, les destinations qui cumulent éloignement, tarifs élevés et coût de transport important enregistrent les baisses les plus marquées. La Côte d’Azur a de plus subi un début d’année particulièrement maussade, un paramètre que les vacanciers intègrent désormais dans leurs arbitrages. Quand le trajet coûte cher, la météo se doit d’être au rendez-vous.

Cette ‘désaffection’ s’étend à l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui affiche une baisse moyenne des réservations pour ces vacances de printemps de l’ordre de -13,1%. Au niveau départemental, le Vaucluse s’en tire cependant un peu mieux avec une baisse de -5,9%. Chez nos voisins, le Gard est davantage touché (-8,7%) alors que des destinations plus économiques comme la Drôme (-2,9%) et surtout l’Ardèche (-1,4%) limitent davantage les dégâts.

Crédit : PAP

Mai 2026 : des ponts qui remplacent les vacances ?
« Le calendrier joue aussi un rôle décisif, complète l’étude de PAP. Entre Pâques, le 1er mai, le 8 mai et le week-end de l’Ascension, les week-ends prolongés s’enchaînent et les Français en profitent… mais autrement. Plutôt que de poser une semaine entière, beaucoup préfèrent opter pour les courts séjours, d’autant que le télétravail permet désormais d’étirer facilement un pont de quelques jours. Au final, moins de grandes escapades, davantage de formats courts, souples et compatibles avec un budget contraint. »

Les réservations en Espagne chutent de près de 10%
Les réservations vers l’étranger reculent de -5,7%, et l’Espagne (destination européenne de choix pour les Français) chute de -9,5%, observe l’étude de PAP. Un repli qui illustre bien l’impact du contexte actuel sur les arbitrages des vacances. Ici, le billet d’avion vient aussi peser dans la balance. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le prix du kérosène a littéralement explosé (de 88$ le baril en début d’année à 116$ aujourd’hui), un coût qui est mécaniquement répercuté sur les nouvelles réservations. Et quand le directeur général de l’IATA (principale association mondiale de compagnies aériennes) annonce, courant mars, des hausses de prix ‘inévitables’, les voyageurs, eux, entendent bien le message… »

La montagne joue les prolongations
Enfin constate Particulier à Particulier : « Portée par un enneigement abondant et prolongé, y compris dans les massifs de moyenne montagne, la montagne progresse de 5% ce printemps. Une bonne nouvelle pour les skieurs, qui bénéficient cette année d’une fenêtre de tir bien au-delà des vacances d’hiver. À cela s’ajoute un argument de poids : en avril, les tarifs d’hébergement et de forfaits sont sensiblement plus accessibles qu’en haute saison. »

L.G.

*Méthodologie : Étude basée sur 16 596 demandes de réservations effectuées pour la période du samedi 4 avril 2026 au lundi 4 mai 2026 inclus, comparées aux réservations effectuées pour les vacances de printemps 2025


Le Pays d’Apt Luberon tend de plus en plus vers un tourisme quatre saisons

L’office de tourisme (OT) Pays d’Apt Luberon a donné rendez-vous aux professionnels du territoire le mardi 7 avril pour le lancement de saison au Domaine de la Citadelle à Ménerbes. L’occasion de présenter le bilan de 2025 et les perspectives pour les mois à venir.

Chaque année, l’office de tourisme Pays d’Apt Luberon organise une soirée de lancement de saison à l’arrivée des beaux jours dans un lieu touristique phare du territoire. Après le Domaine des Andéols à Saint-Saturnin-lès-Apt l’année dernière, c’est au Domaine de la Citadelle à Ménerbes, « l’un des plus beaux villages de France », comme l’a précisé le maire fraîchement élu de la commune Patrick Merle, que ce sont réunis les professionnels du tourisme du territoire.

Après une visite du domaine, acquis en 2022 par Valérie et Yannick Panagiotis, qui ont été séduits par le vin mais aussi par la diversité de l’offre œnotouristique que le domaine peut proposer avec son Musée du tire-bouchon et son jardin botanique, les participants à cette rencontre ont pu en apprendre davantage sur la fréquentation touristique de 2025 et les aspirations de l’office de tourisme pour 2026.

Une fréquentation en légère baisse en 2025

Pour commencer ce lancement de saison, Bettina Matias, directrice de l’OT Pays d’Apt Luberon, est revenue sur la fréquentation de l’année 2025. Celle-ci a enregistré au total 2,4M de nuitées, soit -4% par rapport à 2024, avec une légère baisse de la clientèle étrangère (48% en 2025 contre 51% en 2024). Une baisse de fréquentation peu inquiétante et surtout dûe au facteur météorologique. « En 2024, l’automne avait été particulièrement beau et chaud », souligne Bettina.

« Provence-Alpes-Côte d’Azur est la 2e région la plus touristique de France après Paris. »

Yannick Le Magadure, directeur marketing du CRT PACA

Le nombre d’excursionnistes, c’est-à-dire les touristes qui viennent pour la journée mais qui ne dorment pas sur le territoire, quant à lui, reste sensiblement le même, à savoir 3,9M. Ces excursionnistes sont 57% originaires de France, notamment des Bouches-du-Rhône, des Alpes-de-Haute-Provence et de Paris. Pour les étrangers, ce sont globalement des Allemands, ou des touristes venant des États-Unis ou du Royaume-Uni.

Un tourisme de plus en plus étalé sur l’année

À l’instar d’autres offices de tourisme du département, celui du Pays d’Apt Luberon travaille vers un tourisme quatre saisons et non plus sur un tourisme concentré sur la saison estivale. Ainsi, malgré la légère baisse de fréquentation en 2025, l’OT se félicite d’observer une répartition plus large des nuitées touristiques.

Si le cœur de saison, à savoir les mois de juillet et août, reste une part importante du tourisme avec 38% de fréquentation, le printemps (d’avril à juin) le talonne avec 33% de la fréquentation. Le territoire voit plus de la moitié (62%) de sa fréquentation touristique globale se faire en dehors de l’été.

Un travail continu sur le tourisme quatre saisons

L’OT Pays d’Apt Luberon veut poursuivre dans cette direction vers un tourisme quatre saisons. « L’année 2026 se concentre sur la commercialisation internationale », explique la directrice. L’objectif est d’encourager la fréquentation étrangère pour un tourisme toute l’année. Pour ce faire, l’office affiche une présence forte sur les salons français et internationaux pour démarcher les groupes, les comités d’entreprises, etc.

« De nombreux outils commerciaux sont à dispositions des professionnels comme des guides thématiques ou encore la charte graphique de l’office de tourisme », rappelle Bettina Matias. Cette année, l’OT travaille sur le renouvellement du plan du Pays d’Apt qui devrait aussi être disponible dans les prochains mois. Les professionnels peuvent aussi se tourner vers l’office ainsi que vers l’agence départementale Vaucluse Provence Attractivité (VPA) pour des questions de tourisme durable. « Aujourd’hui, il faut stimuler la demande touristique et accompagner l’évolution de l’offre touristique », affirme Yannick Le Magadure, directeur marketing du CRT PACA.

Un territoire qui mise sur ses atouts

Si un territoire compte sur le bouche-à-oreille pour se faire connaître, à l’ère du numérique, il compte aussi sur les réseaux sociaux. Le Pays d’Apt Luberon met de plus en plus en lumière les spécificités qui rendent le territoire unique. L’OT met aussi en avant ses événements phares qui viennent rythmer l’année, de janvier à décembre, tels que la course cycliste Le Gran Fondo Luberon en septembre, les expositions de SCAD Fash Lacoste et de la Fondation Blachère, l’événement ‘Apt, Ville de Lumières’ en fin d’année, et bien d’autres.

« On a la chance d’avoir de nombreux étoilés sur le territoire. »

Bettina Matias

Aussi, en 2026, l’OT veut davantage miser sur le côté gastronomique du territoire, notamment les restaurants étoilés. Pour rappel, le Pays d’Apt compte quatre chefs chefs étoilés : Christophe Bacquié, Noël Bérard et Julien Allano à Bonnieux, ainsi que Xavier Mathieu à Joucas. À eux quatre, ils totalisent 5 étoiles au Guide Michelin. Pour les mettre en avant, l’office a réalisé une vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux. Plusieurs autres vidéos sont à venir sur la lavande, la pierre sèche, l’huile d’olive… « J’invite les professionnels à partager nos vidéos sur leurs propres réseaux sociaux pour toucher un public plus vaste », ajoute Bettina Matias.

Les nouveautés chez les professionnels en 2026

Comme chaque année lors du lancement de saison, la directrice de l’OT a procédé à la présentation des nouveautés sur le territoire. À commencer par le nouveau dépliant pour un nouveau balisage de découverte et le nouveau point de vue pour le Colorado Provençal à Rustrel.

Plusieurs établissements hôteliers vont se renouveler avec de nouvelles unités d’hébergement et une nouvelle proposition bistronomique pour le Domaine des Andéols à Saint-Saturnin-lès-Apt, un nouveau concept de restauration ‘La Guingette’ avec cuisson au brasero au Mas des Herbes Blanches à Joucas, l’installation d’une cabane perchée au Camping Le Colorado à Rustrel, de nouvelles expériences bien-être à la Distillerie Les Agnels à Apt, etc.

De nouvelles entreprises ont aussi vu le jour depuis le début de l’année comme L’Ocrillon à Roussillon qui propose des cosmétiques et produits senteurs, mais aussi Classic Lane qui propose des voitures de collection à la location, ou encore le service de séjour sur-mesure Sophie Escapes.

Un office de tourisme classé

L’OT Pays d’Apt Luberon étoffe de plus en plus ses services, que ce soit envers les touristes et les habitants qu’envers les professionnels du territoire. Il a d’ailleurs récemment été classé en catégorie II, qui distingue l’accueil et l’accessibilité de l’office, l’accessibilité à l’information pour la clientèle étrangère, l’exhaustivité de l’information touristique, la mise en œuvre de la stratégie touristique locale, et bien d’autres points sur lesquels l’équipe de l’OT travaille au quotidien pour rendre le territoire attractif.

L’équipe de l’office de tourisme. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Le petit train de L’Isle-sur-la-Sorgue reprend du service

Un incontournable du tourisme à L’Isle-sur-la-Sorgue, le petit train qui parcourt le cœur de la Venise Comtadine d’avril à octobre se remettra sur les rails ce samedi 4 avril.

Dès ce week-end, il sera de nouveau possible de prendre le petit train de L’Isle-sur-la-Sorgue. Après la pause hivernale habituelle, il reprend du service avec l’arrivée des beaux jours. Cette activité se veut ouverte à tous, que ce soit les touristes ou les habitants souhaitant (re)découvrir la ville.

Durant 35 minutes, le train, qui roule depuis 2024 au HVO, un biocarburant 100% renouvelable et certifié durable, parcourt le centre-ville et les quais, en faisant une courte halte au Partage des Eaux. L’occasion d’admirer la Sorgue, mais aussi d’en apprendre plus sur la ville et son histoire.

Informations pratiques

Du samedi 4 au mercredi 8 avril, le départ du petit train s’effectuera exceptionnellement à la gare SNCF de la ville en raison de la Foire Internationale aux Antiquités et Brocante. Ensuite, le départ se fera comme habituellement, au kiosque situé sur l’Avenue des 4 otages, et ce, jusqu’au 31 octobre prochain.

Un départ se fera toutes les heures sans réservation du mardi au samedi (sauf jeudi) de 10h à 12h et de 14h à 18h, et les lundis et jeudis de 15h à 18h. Le petit train ne sera pas mis en circulation les dimanche et le 1er mai. Les groupes, quant à eux, doivent réserver au 06 95 91 12 93.

Tarif plein : 7€ / Tarif enfant (4 à 12 ans) : 5€ / Gratuit pour les -4ans

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