12 septembre 2026 |

Ecrit par le 12 septembre 2026

Une entreprise vauclusienne révolutionne l’aide à la décision des entrepreneurs

Aurentia, une jeune entreprise basée à Cavaillon, vient de mettre au point une boite à outil pour aider au quotidien les créateurs, les repreneurs ou les gestionnaires d’entreprises. Grâce aux avancées offertes par l’IA, sur une même plateforme sont réunis plus de 500 compétences métiers spécifiques. Elle permet aux indépendants et responsables de TPE / PME de créer, piloter et développer leurs activités.

Les créateurs de cette plateforme sont partis d’un constat simple. En 2025, 1,2 million d’entreprises ont été créés, en hausse de 5% par rapport à 2024 (Source Insee). Mais cette volonté d’entreprendre se heurte souvent à la difficulté de maitriser toutes les étapes nécessaire à la création et au développement de projets. Pour beaucoup, elles constituent des obstacles qui peuvent fragiliser leurs projets. Ainsi aujourd’hui, au bout de 5 ans, le taux de survie des entreprises s’établit à 70 %. Au premier semestre 2026, 33 341 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi, soit 7 %de plus qu’un an auparavant, et 75 %de ces pertes concernent des dirigeants d’entreprises de moins de trois salariés (source Insee). Comme l’explique Stéphane Guillemot, cofondateur d’Aurentia : « Quand on entreprend, on doit apprendre en permanence et prendre des décisions sur des sujets que l’on ne maitrise pas toujours, souvent seul. Notre ambition est de réunir autour de l’entrepreneur les connaissances et les outils, mais aussi demain les compétences et le réseau dont il a besoin pour avancer, afin qu’il ne soit plus seul face à son projet ».

« L’IA peut donner accès à des compétences supplémentaires pour se structurer et grandir et, demain, investir et créer de l’emploi »

Olivier Le Floch, cofondateur d’Aurentia

Évaluation « score » du projet, études de marché, plans d’affaires, réglementations et démarches administratives, outils CRM , gestion et publications sur les réseaux sociaux, recrutements, actions de communication, stratégie de commercialisation, plans de trésorerie, édition de devis clients, rdv calendrier … tout cela peut être aujourd’hui traité grâce aux compétences augmentées de la plateforme Aurentia. Elle y qui agglomère l’ensemble des connaissances acquises sur chacune des compétences nécessaires à la création, la gestion, et le développement d’entreprises. Pour Olivier Le Floch, cofondateur d’Aurentia, « dans une petite entreprise, certains besoins ne justifient pas nécessairement une embauche à temps plein. L’IA peut donner accès à des compétences supplémentaires pour se structurer et grandir et, demain, investir et créer de l’emploi ».

Aurentia ne se présente pas comme un chatbot de plus

La plateforme développée par Aurentia ne se contente pas de donner accès de manière assez simple à des bases de données d’informations précieuses (il existe même un mode vocal), elle propose également d’accompagner les entrepreneurs dans la conduite de leur projet sur la durée. Elle est force de propositions. Elle suggère des actions à mettre en œuvre dans chacun des domaines requis, mais elle ne prend pas la place des dirigeants. « Nous ne voulions pas d’une IA qui reparte de zéro à chaque question. Aurentia garde la mémoire de l’entreprise pour savoir où en est l’entrepreneur et l’aider à passer à l’action. Elle peut aussi se connecter aux IA et outils qu’il utilise déjà : l’objectif est de s’intégrer à sa façon de travailler » expliquent Elliot Estrade et Matthieu Bousquet, cofondateurs d’Aurentia.

Elliot Estrade
Mathieu Bousquet
Olivier Le Floch
Stéphane Guillemot

Les cofondateurs d’Aurentia ont voulu rendre leur plateforme accessible au plus grand nombre. Ainsi, le premier niveau d’accès est à 29 € / mois et le service qui permet de soumettre une idée et obtenir en quelques minutes un premier diagnostic: marché, concurrence, proposition de valeur, modèle économique, freins réglementaires… est gratuit. Un système de scoringfait apparaître les forces et points à travailler, puis évolue avec le projet. L’utilisateur est ensuite guidé de la définition de sa cible au plan d’action, chaque notion étant expliquée puis appliquée à son projet : une manière d’apprendre à entreprendre en entreprenant, avant de passer à l’action.

Cette logique d’écosystème prend corps avec un partenariat avec la CCI du Vaucluse

À terme, Aurentia entend dépasser le seul accompagnement par l’IA pour réunir autour de l’entrepreneur les ressources nécessaires au développement de son activité. Cette logique d’écosystème prends corps avec un partenariat avec la CCI du Vaucluse. Une marketplace verra également le jour et permettra d’identifier des freelances et prestataires adaptés et de collaborer avec eux directement depuis son projet. La plateforme ambitionne enfin de créer des passerelles avec les acteurs de l’accompagnement entrepreneurial – CCI, incubateurs, acteurs de l’emploi – ainsi qu’avec des partenaires bancaires, juridiques ou assurantiels. Il s’agit de créer une communauté d’entrepreneurs, favorisant les échanges et le partage d’expériences, mais aussi répondre aux besoins des indépendants et des dirigeants de TPE et PME.

Aurienta a mise en place une coopération avec France Travail

Pour Aude Fredenucci, Directrice Partenariats opérationnels, Gouvernance RPE et Grands Comptes de France Travail Provence-Alpes-Côte d’Azur, la difficulté de conduire un projet se retrouve chez les demandeurs d’emploi qui entreprennent : « La création d’entreprise constitue aujourd’hui une véritable voie de retour à l’activité. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, plus de 106 000 entreprises ont été créées en 2024, un niveau inédit. Parmi les demandeurs d’emploi que nous accompagnons, l’envie et les compétences métier sont souvent là, mais passer de l’idée à un projet structuré peut être plus difficile. C’est ce qui nous paraît intéressant chez Aurentia : une solution accessible à tous, qui aide à avancer étape par étape et à gagner en autonomie. »

Pour en savoir plus www.aurentia.fr


Une entreprise vauclusienne révolutionne l’aide à la décision des entrepreneurs

Le Réseau National des Repreneurs d’Entreprises et le Crédit Agricole Alpes-Provence organisent une soirée sur le sujet de la transmission d’entreprise le mardi 31 mars.

Le Réseau National des Repreneurs d’Entreprises et le Crédit Agricole Alpes-Provence donnent rendez-vous aux dirigeants du territoire au siège de ce dernier à Aix-en-Provence pour un temps d’échanges sur le thème ‘Réussir sa transmission d’entreprise’. Cet événement est organisé en partenariat avec Cap Cession, Bpifrance, la CCI Aix-Marseille-Provence, le CETEM, le CGA Provence, la Chambre des Métiers, l’U2P, et le CRA.

Ce rendez-vous, présenté par le journaliste Loïc Landrau, permettra deux heures d’échanges qui seront rythmées par les témoignages de trois intervenants : Samuel Maman, expert en transmission d’entreprise à Cap Cession, Alexandre Lerooy, directeur du Crédit Agricole Alpes-Provence, et Muriel Hurtis, experte événementiel du Crédit Agricole Alpes-Provence et ancienne sportive de haut niveau.

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Mardi 31 mars. De 18h30 à 21h. Crédit Agricole Alpes-Provence. 25 Chemin des 3 Cyprès. Aix-en-Provence.


Une entreprise vauclusienne révolutionne l’aide à la décision des entrepreneurs

Avec 31 900 créations d’entreprises artisanales, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistre en 2024 une progression marquée de l’entrepreneuriat artisanal (+8% sur un an). Un rebond significatif qui confirme l’attractivité du secteur, tout en mettant en lumière un enjeu majeur : celui de la transmission de milliers d’entreprises dans les prochaines années.

Après le ralentissement observé en 2023, l’artisanat régional renoue avec une dynamique soutenue. Selon le dernier baromètre publié par l’Institut Supérieur des Métiers, avec le soutien de Maaf, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se hisse au troisième rang national en volume de créations artisanales, derrière l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Près de 30% des créations d’entreprises régionales relèvent de l’artisanat, faisant de la région la deuxième de France sur ce critère.

Un rebond net après une année de repli
Cette reprise s’appuie autant sur les entreprises individuelles que sur les structures employeuses. Les sociétés commerciales (SA Société anonyme ; SARL, Société anonyme à risque limité, SAS, Société par actions simplifiées), souvent plus pourvoyeuses d’emplois, enregistrent une hausse notable, signe d’un entrepreneuriat plus structuré.

Les services, moteur de la croissance artisanale
Tous les secteurs de l’artisanat profitent de cette embellie, mais l’artisanat des services s’impose comme le principal moteur. Il concentre près de la moitié des créations régionales et affiche la plus forte progression annuelle. Nettoyage des bâtiments, soins de beauté, entretien automobile ou encore coiffure figurent parmi les activités les plus dynamiques, traduisant une demande soutenue liée à l’évolution des modes de vie et à la tertiarisation de l’économie. Le BTP, la fabrication et l’artisanat de l’alimentation progressent également, à des rythmes plus modérés, confirmant la résilience globale du tissu artisanal régional.

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Une dynamique territoriale contrastée
La hausse des créations bénéficie à la majorité des départements, avec des progressions marquées dans le Vaucluse, le Var et les Alpes-Maritimes. À l’inverse, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence enregistrent un léger recul, illustrant des disparités territoriales persistantes entre littoral attractif et arrière-pays plus fragile économiquement.

Entreprendre pour se réinventer
L’étude met également en lumière un trait marquant de l’entrepreneuriat artisanal : la reconversion professionnelle. Près d’un créateur sur deux change de métier au moment de se lancer. Ce phénomène est particulièrement prononcé dans l’artisanat de fabrication, les services et l’alimentation, où l’artisanat apparaît comme un levier de réinvention professionnelle et de quête de sens.

La transmission, talon d’Achille du secteur
Derrière ces indicateurs positifs se dessine toutefois une fragilité structurelle. Les reprises d’entreprises restent marginales : moins d’une création sur dix est issue d’un rachat. Or, près de 8 240 entreprises artisanales pourraient être cédées dans les cinq prochaines années en région, notamment dans la maçonnerie, la réparation automobile, le nettoyage ou le commerce alimentaire sur les marchés. Ces entreprises, souvent dotées de salariés et de savoir-faire spécifiques, constituent un enjeu économique et patrimonial majeur. Leur disparition faute de repreneur signifierait la perte de compétences parfois rares et un affaiblissement durable du tissu local.

Le bilan
Le bilan 2025 de la création d’entreprises artisanales en Provence-Alpes-Côte d’Azur dessine un paysage contrasté. D’un côté, un secteur attractif, dynamique et créateur d’emplois ; de l’autre, une transmission encore trop peu anticipée, qui menace la pérennité de milliers d’entreprises. À l’heure où l’artisanat demeure un pilier de l’économie de proximité, l’enjeu n’est plus seulement de créer, mais aussi de transmettre, pour que la vitalité entrepreneuriale d’aujourd’hui ne se transforme pas en fragilité demain.

Un poids économique déterminant
Les chiffres consolidés par Insee et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur rappellent l’ampleur du secteur. En 2022, l’artisanat régional a généré 9,8 Milliards d’euros de richesse : 7 Milliards d’euros pour les établissements de 0 à 10 salariés, 2,8 Milliards d’euros pour ceux de 11 à 250 salariés, auxquels s’ajoutent 1,4 Milliards d’euros issus d’activités artisanales secondaires. L’artisanat représente 18% de la richesse produite par les petits établissements marchands — jusqu’à 27 % en zones rurales, et 31 % dans certains arrière-pays.

Un modèle fondé sur le capital humain
Avec près de 280 000 actifs (dont 219 000 dans les établissements de 0 à 10 salariés), l’artisanat s’appuie sur des savoir-faire intensifs en compétences. Malgré une faible intensité capitalistique, les entreprises affichent une rentabilité moyenne de 23% (contre 15% pour des entreprises comparables), une productivité par emploi de 40 300€ -jusqu’à 54 100€ dans la production de biens- et un investissement ciblé : plus de 60% des entreprises investissent prioritairement dans l’outil de travail.
Mireille Hurlin


Une entreprise vauclusienne révolutionne l’aide à la décision des entrepreneurs

Dans le cadre des Rencontres de la Transmission d’Entreprise, le magazine Reprendre & Transmettre et la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse proposent la conférence ’25 bonnes questions à poser à son cédant ou à son repreneur dans le contexte encore inflationniste de 2023′ ce mardi 10 octobre.

Animée par Marc Chamorel, directeur de la rédaction de Reprendre & Transmettre Magazine, cette conférence abordera divers sujets tels que : les derniers bilans tronqués, l’explosion des coûts de l’énergie, l’augmentation de la masse salariale, la volatilité des cadres clés, les tensions sur le financement, ainsi que l’impact de l’inflation sur le prix des affaires.

Mardi 10 octobre. De 17h30 à 19h30. Inscription gratuite mais obligatoire. Campus de la CCI de Vaucluse. Allée des Fenaisons. Avignon.

V.A.

https://www.echodumardi.com/tag/transmission-dentreprise/   1/1