26 juillet 2026 |

Ecrit par le 26 juillet 2026

B2P : une réussite 100 % made in Provence

Implantée à Cavaillon depuis sa création en 2006, la société B2P fête cet été ses 20 ans. Derrière cet acronyme (B2P) se cache en fait une des pépites françaises dans le domaine du transport et de la logistique. Cette entreprise, qui gère 5 plateformes digitales au service de plus de 33 000 acteurs du monde du transport, est leader sur son marché. Rencontre avec Benoît Aujay, son Directeur général et Audrey Cayetano, directrice de produits.

A l’origine de la création de l’entreprise en 2006, Benoît Aujay entendait défendre le pavillon français que constituait le tissus des transporteurs routiers hexagonaux. « Il s’agissait de trouver les moyens de protéger les entreprises françaises vis-à-vis des acteurs étrangers où le coût du travail y est moindre » explique Benoît Aujay. S’appuyant sur la puissance des outils digitaux, B2P créa une bourse de fret en ligne où des donneurs d’ordre, qui ont du fret à faire transporter, rencontrent des preneurs d’ordre qui disposent de capacités dans leurs camions. L’idée était simple : optimiser les chargements des camions en circulation c’est à la fois des émissions de CO2 en moins et des revenus complémentaires pour les transporteurs. Si ce type de service existait déjà, et répondant au très suranné nom de « Télé Route », il n’était pas présent sur internet. Erreur fatale. « Nous étions 10 fois moins cher qu’eux » explique le Directeur Général. « Au début ce n’était pas simple » se souvient Audrey Cayetano, directrice de produits et présente depuis la création de l’entreprise en 2006. « Il a fallu 4 à 5 ans pour ça mordre » complète Benoît Aujay. « Notre idée était de renverser le monopole de la seule entreprise existante sur le marché » se souvient Audrey, « et si nous ne savions pas au début toujours comment s’y prendre nous étions une équipe soudée, ça été déterminant » poursuit Audrey Cayetano. « Nous avons toujours eu beaucoup d’estime et de bienveillance les uns pour les autres, on a tous grandi ensemble » insiste Benoît Aujay.

« Aujourd’hui en France 90 % des acteurs utilisent nos solutions »

Benoît Aujay, directeur général

Aujourd’hui, ce sont des sociétés de transport routiers ou des commissionnaires de transport, donc les clients de la société qui en sont les actionnaires. On ne saurait rêver meilleure pérennité à l’entreprise. De la gestion des documents de transport à la lettre de voiture dématérialisée en passant par la recherche de fret ou le recrutement de personnels, B2P intervient sur toute une série d’activités et fonctions qui facilitent la vie des professionnels du transport et de la logistique. « Aujourd’hui en France 90 % des acteurs utilisent nos solutions » précise Benoît Aujay. De 15 personnes en 2006, B2P compte aujourd’hui 170 salariés. Elle réalise un CA de 20 M€ par an et la marge dégagée est de l’ordre de 10 %. Une belle réussite.

Mais le meilleur reste sans doute à venir et en particulier avec le développement de l’IA

Si le transport routier est absolument vital pour l’économie il est par ailleurs source importante d’émissions de CO2, à l’origine du réchauffement climatique. L’équation n’est pas simple à résoudre. En optimisant et rationnalisant l’activité des acteurs comme B2P participent à la diminution des incidences négatives du transport routier sur l’environnement. Mais le meilleur reste sans doute à venir et en particulier avec le développement de l’IA. « Comme nous sommes en première ligne sur le digital ça nous oblige plus que tout autre à y aller » affirme avec conviction Benoît Aujay L’entreprise s’est dotée depuis plusieurs années d’un laboratoire d’innovation constitué de 6 personnes. « Ca fait déjà deux ans que nous avons recours à l’IA dans nos process techniques ajoute le Directeur Général, et de compléter : « l’IA est un enjeu pour le futur immédiat». Les prochaines générations de camions qui utiliseront des énergies moins polluantes auront toujours besoin de plateformes digitales comme celles proposées par B2P. Imaginez les outils nécessaires rien que pour la gestion des disponibilités des bornes de recharge électriques du réseau routier.

« Avec ses nouveaux projets nous pourrons toujours garder cette petite flamme nécessaire »

Audrey Cayetano, directrice de produits

« Avec ses nouveaux projets nous pourrons toujours garder cette petite flamme nécessaire » conclue Audrey Cayetano, quant à Benoît Aujay il aime à rappeler que les difficultés rencontrées au début ont permis à l’entreprise de conserver un état d’esprit fait de détermination, d’anticipation et d’agilité. « On va continuer à créer des outils qui vont créer de la valeur » conclut-il.

Pour en savoir plus : www.b2pweb.com


B2P : une réussite 100 % made in Provence

Comme nous l’avions annoncé le 13 avril dernier, le dossier de la LEO (Liaison Est-Ouest) n’est pas encore définitivement enterré. La réalisation de la seconde tranche de cette infrastructure routière devant permettre le contournement par le Sud de l’agglomération d’Avignon semble faire aujourd’hui l’objet d’un consensus inédit. Suffisant pour accélérer dans la dernière ligne droite de ce projet alors que se profile le terme de la DUP (Déclaration d’utilité publique) dans ce dossier d’intérêt national ?

« Nous avons tenu une réunion sur le dossier de la LEO, a expliqué Olivier Galzi, nouveau maire d’Avignon et nouveau président du Grand Avignon en clôture du conseil communautaire qui s’est déroulé ce mercredi 29 avril à la salle polyvalente de Montfavet. Nous avons réuni un certain nombre des vice-présidents du Grand Avignon mais aussi les représentants de Terre de Provence agglomération, directement concerné par ce projet, ainsi que la vice-présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, la présidente du conseil départemental de Vaucluse et les représentants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Tous sont venus apporter leur soutien à ce dossier. »

« Faire enfin avancer cette fameuse voie de contournement que notre économie et nos populations, particulièrement à la Rocade, attendent depuis si longtemps. »

Olivier Galzi, maire d’Avignon et président du Grand Avignon

De droite à gauche : Paul Mély, vice-président du Grand Avignon délégué aux mobilités et aux infrastructures de transport, Pascale Bories, 1re vice-présidente du Grand Avignon déléguée à l’aménagement du territoire, à l’habitat et aux gens du voyage, Marcel Martel, Maire de Châteaurenard, Olivier Galzi, président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon et maire d’Avignon, Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse, Corinne Chabaud, présidente de la Communauté d’agglomération Terre de Provence, Michel Bissière, conseiller régional de la Région Sud (représentant Renaud Muselier, président de la Région Sud), Marie-Pierre Callet, vice-présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône (représentant Martine Vassal, présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône) et Yves Picarda, Maire de Rognonas. Crédit photo: Grand Avignon/ Anthony Beignard 

Un pack territorial
Usant d’une métaphore rugbystique, le président du Grand Avignon a insisté sur sa volonté de créer un véritable ‘pack’ territorial afin de relancer ce dossier aujourd’hui au point mort à quelques mois seulement du terme de la DUP (Déclaration d’utilité publique) de ce projet d’intérêt national.
« Pour qu’un pack gagne, il faut qu’il soit soudé, qu’il pousse dans la même direction. C’est exactement ce qui vient de se passer. Nous sommes désormais tous soudés pour essayer de faire enfin avancer cette fameuse voie de contournement que notre économie et nos populations, particulièrement à la Rocade, attendent depuis si longtemps. »
Un consensus qui va se traduire dans un premier temps par l’envoi d’un courrier au ministre des transports, au premier ministre ainsi qu’au président de la république. Dans cette lettre, l’ensemble des partenaires affirmera son soutien à la réalisation de la tranche 2 de la LEO puisque jusqu’alors, la principale réserve émise par le ministre des transports lorsqu’il avait refermé le dossier c’est qu’il attendait que les responsables locaux se mettent d’accord.

Identifier rapidement le maître d’ouvrage
Cette nouvelle unanimité a ainsi déjà débouché sur l’annonce de plusieurs priorités : « la nécessité de conduire la tranche 2 dans sa globalité, sans phasage, afin d’en garantir la cohérence et l’efficacité » ainsi que « l’identification rapide d’un maître d’ouvrage en capacité de piloter le projet et d’en assurer le préfinancement. »
Côté environnement l’ensemble des partenaires réclament également « une réalisation pragmatique, mieux intégrée sur les plans environnemental et paysager » ainsi qu’un « engagement collectif à accompagner les exigences environnementales, notamment en matière de mesures compensatoires ».
« Maintenant, nous sommes d’accord. C’est une excellente nouvelle pour notre territoire », se félicite Olivier Galzi qui après avoir rouvert le dossier entend dorénavant se consacrer à retrouver les financements. Signe positif ? Une partie des budgets consacrés à ce projet sont encore fléchés dans certaines collectivités comme c’est notamment le cas pour le Département de Vaucluse dont l’enveloppe est toujours prévues à hauteur de 14,72% du coût de la tranche 2 (voir répartition du financement ci-dessous).

Une LEO, mais quelle LEO ?
Alors que Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse avait évoqué l’arrêt « du dossier suite aux désaccords constatés entre les élus sur ce sujet » (ndlr : l’ancienne maire d’Avignon et l’ancien président du Grand Avignon s’étaient opposés à la poursuite du projet en l’état), il a précisé lors d’une rencontre avec la presse il y a quelques jours : « Les crédits ont été renvoyés et nous étions en train de travailler sur ce qu’on appelle le dossier de clôture puisque c’est l’État qui assure la maîtrise de l’ouvrage. Mais on ne peut pas fermer un dossier comme cela, il y a notamment la mise en œuvre des travaux compensatoires. En particulier, le sujet des arasements de la Durance qui sont des travaux complémentaires à la LEO. »
Pour rappel, cette opération a permis de draguer 270 000m3 de limons et 20 000m3 de graviers sur une zone de 9 470m2 s’étendant entre les communes d’Avignon, Barbentane, Rognonas et Aramon entre le pont de la tranche 1 de la LEO et le seuil de la CNR (Compagnie nationale du Rhône). Ces travaux restent à continuer sur la partie amont de la LEO, dans le secteur de la tranche 2, même si cette partie de l’infrastructure ne devait pas être réalisée.

« Manifestement, la donne politique a changé. »

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse

« Manifestement, la donne politique a changé depuis qu’Olivier Galzi a rencontré Philippe Tabarot, le ministre des transports, constate le préfet de Vaucluse. Ensemble, ils ont reposé le sujet donc je suppose qu’on va le rouvrir. »
« Il y a deux ans le projet qui a été présenté aux collectivités et aux financeurs a été rejeté parce qu’il était trop cher, recontextualise le préfet de Vaucluse. Personne ne sait comment financer un projet qui est au double du budget fixé au démarrage. L’année dernière, l’État propose une ébauche de projet remplissant 90% des fonctionnalités de la LEO en revenant dans les objectifs budgétaire et en suivant le tracé juridiquement possible dans le cadre de la DUP (Déclaration d’utilité publique) de la tranche 2. Là, une partie des élus s’opposent à la poursuite des études et le préfet de la région dit ‘qu’il ne fera rien contre les élus’. On commence donc à fermer le dossier et l’argent qui était disponible depuis de nombreuses années commence à être affecté sur d’autres projets. »

« La logique voudrait donc de rouvrir le dossier à l’endroit où on l’avait clos »

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse

La mobilisation des élus et financeurs concernés par le projet semble avoir rebattu les cartes en remettant le dossier en haut de la pile. « La logique voudrait donc de rouvrir le dossier à l’endroit où on l’avait clos », estime le préfet de Vaucluse qui rappelle « que l’ébauche de projet qui avait été faite par les services d’État nécessite un minimum d’un an d’études pour savoir si cette solution est viable ».
Mais préalablement, il s’agira de savoir si le projet est susceptible de satisfaire tout le monde. S’il est financé par tous. Si les solutions techniques sont validées par tous.

En rose à droite, le tracé de la tranche 2. A gauche, en violet, le tracé de la tranche 3. Crédit Dreal Paca

200M€ pour une tranche 2 en version ‘light’
En effet, le projet de l’État pour rester dans les clous budgétaires prévoit de passer d’un infrastructure initialement prévue en 2×2 voies de type autoroute à une tranche 2 de la LEO en 2×1 voies. Il n’y aurait plus d’ouvrages surélevés, comme des ponts enjambant des ronds-points, et il faut s’attendre à ce que la voie comporte des feux tricolores.
Par ailleurs techniquement, les acquisitions de maisons et de foncier sur le tracé peuvent être considéré juridiquement comme le début du chantier. La DUP ne serait alors pas remise en cause. « Mais si on abandonne le trajet tel qu’il a été déterminé juridiquement, tout tombe, rappelle le Préfet. On arrête le projet précédent et on repart avec une nouvelle enquête d’utilité publique et une nouvelle définition. »
Et Thierry Suquet de résumer la situation : « il y a un projet de type autoroutier qui vaut deux fois le prix fixé à l’époque et il y a un projet alternatif de contournement qui revient au prix d’objectif tout en assumant en grande partie les fonctions de contournement et de voies alternatives à la traversée d’Avignon. S’il y a un consensus et que tout le monde est d’accord, il doit être possible de regarder si le projet peut aboutir en réalisant des études complémentaires. Mais ce n’est pas gagné. »

A ce jour, le coût de cette version ‘light’ de la tranche 2 de la LEO est estimé à minimum 170M€, et plus probablement 200M€. Pour autant, le financement de cette infrastructure majeur pour la bassin de vie d’Avignon ne semble pas être le principal obstacle à sa réalisation.
« Le projet était prêt à démarrer. Les conventions étaient signées, l’argent était réservé par les collectivités locales et cela n’a pas empêché que le projet reste bloqué, constate le préfet de Vaucluse. S’il y a un consensus politique et financier. S’il y a un projet qui émerge sur lequel tout le monde est partant, je pense qu’il sera alors possible d’aller chercher les financements dans le prochain contrat de plan. »
Un très prochain comité de pilotage entre les services de l’Etat, maître d’ouvrage, et les acteurs locaux concernés par le dossier devrait très certainement permettre d’en connaitre davantage sur un éventuel calendrier.

Quid de la 3e tranche 3 ?
Ne manquera plus alors qu’à se pencher sur le berceau de la 3e tranche de la LEO, celle franchissant le Rhône. Ce barreau entre Courtine et Les Angles qui constitue la clef de voûte indispensable de ce contournement sur d’Avignon devant rallier l’A7 à l’A9. Mais là encore ce n’est pas gagner car il faudra une sacrée baguette magique pour réussir à mettre autour de la table deux financeurs aux abonnés absents jusqu’à présents : le Conseil régional d’Occitanie et la Conseil départemental du Gard.
Cela ne sera une mince affaire car même si on avait cru un instant l’été dernier que la boussole régionale de Carole Delga avait retrouvé le Gard rhodanien* la présidente d’Occitanie a finalement confirmé le 17 avril dernier à nos confrères de La Provence qu’elle ne soutiendrait pas financièrement le projet.

L.G.

*Présente l’an dernier aux cérémonies du 14 juillet à Villeneuve-lès-Avignon, Carole Delga avait déclaré à nos confrères de la presse quotidienne régionale l’interrogeant sur la LEO  : « J’y suis complètement favorable. Mais la question de son financement est liée à la participation de l’Etat (…). La France a besoin d’investir dans des infrastructures ferroviaires, routières et maritimes. C’est primordial pour la compétitivité économique des entreprises ».

SERM, raccordement A7-A9… : Il n’y a pas que la LEO
Outre la LEO, le préfet de Vaucluse a rappelé qu’il y avait d’autres projets majeurs concernant les problématiques de mobilité pour le bassin de vie d’Avignon et le Vaucluse.
« Il faut maintenir la même pression sur le SERM (Services express régionaux métropolitains), conseille le préfet de Vaucluse. C’est un enjeu extrêmement fort si le projet est retenu car il peut s’avérer particulièrement complémentaire dans une logique de cadencement des transports en commun autour de l’étoile ferroviaire d’Avignon. Se pose toutefois là encore la question de le financer. »
Même intérêt à propos du raccordement entre les autoroutes A7 et A9 au niveau de l’échangeur d’Orange. « S’il n’y a rien de nouveau, c’est tout de même un dossier qui est dans le viseur et dans les objectifs, confesse Thierry Suquet. Ce qu’il ne faut pas c’est que le fait de se remettre à travailler sur LEO empêche l’avancée de l’ensemble de ces projets-là. »


B2P : une réussite 100 % made in Provence

Suite au décès soudain de Pierre-Frédéric Chabas cet été, c’est sa sœur, Delphine-Marie, qui a repris les rênes de l’entreprise familiale vauclusienne spécialisée dans la vente et l’aménagement de véhicules utilitaires et poids lourds. Un changement dans la continuité pour cette société centenaire fondée il y a 5 générations.

Le 11 août dernier, Pierre-Frédéric Chabas, qui dirigeait le groupe vauclusien DevanceChabas véhicules décédait brutalement, le lendemain de son 43e anniversaire. Un choc pour le groupe familial vauclusien qui a vu 5 générations de Chabas se succéder à la tête de cette société fondée au début du XXe siècle (voir encadré).
Malgré le deuil, c’est la sœur de Pierre-Frédéric, Delphine-Marie Chabas, en charge du parc immobilier depuis plus de 3 ans, qui se retrouve propulsée en plein cœur de l’été à la direction de ce groupe comptant plus de 180 collaborateurs.

« Je suis née ici, rappelle celle qui a aussi auparavant travaillé une demi-douzaine d’années comme assistante RH, puis au service commercial de l’entreprise familiale. Nous sommes là depuis plus de 120 ans maintenant. Nous sommes là et nous continuons. Chabas sera toujours là. »
Il faut dire que malheureusement le groupe a déjà connu pareil cas de figure lorsque Frédéric-Georges Chabas, le père de Pierre-Frédéric et Delphine-Marie est également décédé soudainement en août 2010. Là aussi, il a fallu reprendre en urgence la direction du groupe, ce qu’a fait Pierre-Frédéric avec le succès qu’on lui connaît.

« Je voulais leur montrer qu’ils pouvaient compter sur moi. »

Delphine-Marie Chabas, présidente du groupe Devance-Chabas véhicules 

« La première chose que j’ai voulu faire, explique la nouvelle dirigeante, c’est aller sur le terrain au contact des équipes avec notre comité de direction composé de Pascal Bongiovanni, notre directeur général, Jean-Philippe Bonacci, notre directeur commercial, et Manuel Rodriguez, notre directeur technique/après-vente. Il s’agissait de rassurer tous nos collaborateurs qui, eux-aussi, étaient sous le choc. Pour leur montrer qu’ils pouvaient compter sur moi. Que ce soit tant du côté exécutif que de l’opérationnel, j’ai rencontré des personnes impliquées et engagées. Tout comme je le suis pour cette entreprise. »

Pierre-Frédéric et Delphine-Marie Chabas. Crédit : DR

Une vraie continuité
« Pierre me tenait au courant de tous les dossiers importants. Il savait me solliciter parce que j’avais un regard extérieur et que nos prismes étaient différents. En tant qu’actionnaire de l’entreprise avec notre maman, nous échangions énormément tous les trois. Il y a donc une vraie continuité de sa pensée et de sa vision. »

Des valeurs communes
Cependant, « je ne suis pas mon frère. Je ne l’ai jamais été et je ne le serai jamais, déclare celle qui a également travaillé une dizaine d’années dans la gestion de résidences de tourisme dans le Luberon. Donc, il ne va pas falloir que les gens attendent de moi d’être un nouveau Lui. »
Une prise de fonction qui s’accompagne donc d’un changement de style.
« Bien évidemment, nous avons des valeurs communes. Nous avons été élevés ensemble. Nous avons fréquenté les mêmes établissements scolaires. Nous avons reçu la même éducation. Evidemment, j’ai travaillé moins longtemps que lui dans l’entreprise mais notre père nous a formé tous les deux avec la même force et la même conviction. »
« Il est désormais indispensable d’avoir une vision à moyen et long terme, histoire de continuer à projeter l’ADN de la famille dans l’avenir de l’entreprise familiale. »
Il faut dire que chez les Chabas, on semble « être tombé dans la marmite quand on était petit ».
« Mon fils a la curiosité de ce métier. A 15 ans, il a voulu travailler dès l’été dernier avec son oncle et m’a demandé une caisse à outils pour Noël ! Il veut découvrir notre univers mais surtout apprendre dès qu’il le peut et c’est là ma plus grande fierté ! ».

« Chez les Chabas, il y a toute une histoire. »

Pascal Bongiovanni, directeur général

« Chez les Chabas, il y a toute une histoire : la gestion des garages, la vie de l’automobile, la notion de service aux clients… Tout cela transpire chez eux, ils en sont imprégnés. C’est dans l’ADN de la famille. Alors forcément, cela déteint un peu sur leurs collaborateurs », confirme Pascal Bongiovanni, directeur général du groupe.
Après quelques mois afin de trouver ses marques en s’appuyant sur ses équipes dans un marché orienté à la baisse au niveau national, Delphine peut commencer à dresser un bilan de la situation.

Dans les ateliers du groupe Devance-Chabas véhicules

« Tous les secteurs de la mobilité sont en baisse : du vélo au camion. Le poids lourd, c’est moins 8%. L’utilitaire, c’est moins 14%. Malgré tout, nous arrivons à maintenir nos parts de marché tout en ‘grattant’ quelques parts de marché supplémentaires. Dans un marché baissier, on ne tire pas donc trop mal notre épingle du jeu. Cependant, cela reste compliqué car actuellement en raison des incertitudes budgétaires au niveau national les clients achètent moins de camions. »

Diversification des activités
Avec 2/3 de clients privés et 1/3 de collectivités, Chabas a su se diversifier avec une activité de carrosserie sur-mesure désormais implantée dans la zone de Courtine à Avignon sous le nom de Devance. Là, l’entreprise vauclusienne produit des carrosseries pour les véhicules des 3 marques que vendent ses concessions (Iveco, Fiat et Piaggo) mais aussi pour d’autres marques désormais.

Aménagements spécifiques pour les artisans bien sûr, mais aussi véhicules caractéristiques pour transporter les bouteilles de gaz, poids-lourd transformé en poulailler, ambulances ou camions de pompier, spécialisation dans les dépanneuses, maintenance des portes-voitures ou bien encore des véhicules Iveco de l’Armée… le groupe compte de nombreuses cordes à son arc.

Désormais installé en Courtine, Devance, l’activité de carrosserie du groupe, propose des aménagements sur-mesure. Crédit : DR/Chabas véhicules

« L’enjeu sera véritablement que nous soyons en mesure de produire des véhicules adaptés aux différents métiers. »

S’adapter aux enjeux de demain ?
Une agilité qui se traduit également dans la volonté de l’entreprise de relever les défis de la mobilité professionnelle de demain. Que cela passe par la formation des collaborateurs, la découverte des nouveaux métiers du secteur ou tout simplement les modes de propulsion à venir.

« L’enjeu sera véritablement que nous soyons en mesure de produire des véhicules adaptés aux différents métiers, complète Pascal Bongiovanni. C’est-à-dire adapté à la distribution urbaine, à la distribution régionale, nationale et internationale où les autonomies ne sont pas les mêmes. Les points de recharge ne sont pas les mêmes non plus, c’est donc la problématique du ravitaillement déterminera le choix de propulsion. »

Alors que le diesel reste le mode le plus efficace et le meilleur marché pour les poids-lourds, les moteurs électriques ne sont pas forcément performants, l’hybride n’est pas adapté, le gaz a été plombé par la guerre en Ukraine et l’hydrogène semble avoir disparu des radars. Bref, bien malin celui qui pourra dire de quoi sera fait le marché dans un proche et moyen terme.

Lucide et consciente que c’est un accident de la vie qui l’a nommée à la tête de Chabas Véhicules–Groupe Devance, Delphine est prête à relever le défi dans ces circonstances-là. « En aucun cas c’est une contrainte, c’est un choix délibéré. Mon fils et mes deux neveux sont une motivation supplémentaire. Je le fais aussi pour eux. »

L.G.

A propos de Chabas Véhicules–Groupe Devance
Chabas Véhicules a été fondé en 1903 par Jules Chabas. L’entreprise est spécialisée dans le domaine des véhicules utilitaires et poids lourds des marques Iveco, Fiat et Piaggo. Le groupe, aujourd’hui baptisé Chabas-Devance, s’est peu à peu diversifié afin d’offrir une gamme complète de services à ses clients : vente et location de véhicules neufs et d’occasion, maintenance et réparation, carrosserie industrielle, pièces détachées, ainsi qu’un accompagnement complet dédié aux professionnels (location longue durée de véhicule, financement…).

Outre son siège social et sa concession situés au Pontet, le groupe vauclusien compte également 3 autres concessions à Cavaillon, Milhaud (à côté de Nîmes) et Saint-Hilaire de Brethmas (à côté d’Alès). Il est aussi présent avec ses points services de Cavaillon, Brignoles, Saint-Martin-de-Crau et Barbentane (notamment spécialisé dans la maintenance des portes-voitures). Enfin, il possède deux sites spécialisés à Cavaillon et un dans la zone de Courtine à Avignon dédié à la carrosserie industrielle.

Le groupe regroupe plus de 180 collaborateurs pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 50M€ dont 60% via la vente de véhicules et 40% de la maintenance et de l’aménagement.


B2P : une réussite 100 % made in Provence

Créé en 2016, le réseau de transport CmonBus, qui couvre la ville de Cavaillon grâce à cinq lignes de bus, subit quelques changements et améliorations en cette rentrée 2025, dans le cadre du renouvellement du marché Mobilité, attribué pour 5 ans au groupement Pastouret – SUMA – Telleschi.

Depuis ce lundi 1er septembre, des modifications ont été appliquées au réseau de transport cavaillonnais CmonBus. Nouveaux itinéraires, nouveaux arrêts, et nouveaux horaires sont de mises pour cette rentrée dans le but de rendre le réseau davantage performant et adapté aux besoins des usagers.

Les nouveaux arrêts

Plusieurs arrêts ont été créés afin de faciliter le quotidien des Cavaillonnais. Désormais, le terminus (ou le départ selon le sens) de la ligne A se fait devant le collège Rosa Parks en période scolaire et non plus à l’arrêt ‘Les Vergers’. Cette ligne circule du lundi au samedi, hors jours fériés.

La ligne B, quant à elle, compte trois nouveaux arrêts : ‘Craponne’ dans la zone d’activités des Hauts Banquets, ‘Albin Durand’ près du collège Clovis Hugues et ‘Follereau’ devant l’Espace France Services. Cette ligne circule du lundi au vendredi, hors jours fériés.

La ligne C, qui circule du lundi au vendredi, hors jours fériés, permet désormais d’atteindre l’office de tourisme, le terminus n’étant plus le parking du Grenouillet.

Un nouvel arrêt ‘Hôpital’ a été créé pour la ligne E (uniquement en direction de ‘Clinique Saint Roch’), qui circule du lundi au vendredi, hors jours fériés.

Les nouveaux itinéraires

Désormais, la ligne B dessert les arrêts ‘Camille Claudel’, ‘Elsa Triolet’, ‘Georges Ferrieres’ et ‘Coulon’, mais plus les arrêts ‘Paul Gauthier’, ‘Dr Brun’ et ‘Clinique Saint Roch’ qui sont pris en charge par la ligne E.

La ligne C passe par le Nord de la ville au travers des arrêts ‘Hôpital’ (seulement en direction de l’office de tourisme), ‘Clémenceau’, ‘CCAS’, ‘Centre de loisirs’, ‘Kennedy’ et ‘Bellevue’, avant de continuer vers le Sud comme c’était déjà le cas.

La ligne D dessert désormais les arrêts ‘Kennedy’, ‘Albin Durand’ et ‘Ravaou’, mais ne passe plus par l’arrêt ‘La Clede’, qui est desservi par les lignes A et E.

La ligne E interverti donc son itinéraire avec la ligne B et dessert les arrêts ‘Route de Pertuis’, ‘La Clede’, ‘Ravaou’, Follereau’, ‘Paul Gauthier’, ‘Dr Brun’, et ‘Clinique Saint Roch’.

Les nouveaux horaires

Les lignes A et D sont les deux seules lignes a bénéficié de nouveaux horaires. La ligne A a maintenant un premier départ à 6h59 de l’arrêt ‘Parcs du Luberon’ et un dernier retour à 19h54 à ce même arrêt, et la ligne D prend maintenant son premier départ à 6h58 de l’arrêt ‘La Canaù’ et un dernier retour à 19h57 à ce même arrêt.

©LMV Agglomération

Pour en savoir plus sur les abonnements et horaires, cliquez ici.


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Avignon occupe la 5e place devant la ville d’Antibes et derrière la ville de Toulon avec près de 53 500 passagers débarqués de BlaBlaCar Bus, à la gare routière d’Avignon, depuis 2019Depuis sa création en 2015, Blablacar bus aura transporté 18 millions de voyageurs parmi lesquels 17% déclarent qu’ils n’auraient pas voyagé sans ce mode de transport collectif  30% moins cher qu’un autre bus et 60% moins cher que le train. 

«Des chiffres qui témoignent d’un engouement croissant des consommateurs pour une mobilité à la fois flexible et économique, souligne un responsable de la plateforme. BlaBlaCar Bus relie aujourd’hui 350 destinations, en France et à l’international, proposant l’accès aux voyages longue distance. Les billets de bus y sont jusqu’à 60% moins chers que le train et le réseau décentralisé, est organisé en liaisons interrégionales dont 70% des lignes ne passent pas par Paris.»

BlaBlaCar Bus Communication

Une clientèle principalement jeune
S’il attire principalement un public jeune -2/3 des passagers ont moins de 35 an- la part des retraités ou des familles augmente. Les étudiants sont attirés par les tarifs avantageux des billets, et les familles apprécient la possibilité de voyager avec de nombreux bagages, valises ou autres équipements sans frais supplémentaires.

Quel usage du BlaBlaCar Bus en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?
Marseille occupe la 1ère place des destinations les plus prisées en BlaBlaCar bus, devant les villes de Nice et Cannes avec près de 1,100 million de passagers débarqués depuis 2019, soit l’équivalent de plus de 16 stades Orange Vélodrome pleins. Respectivement, les destinations de Nice et Cannes occupent la 2e et 3e place avec près de 406 000 et 102 000 passagers débarqués. Au départ de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, des nouvelles lignes de bus ont été mises en service pour l’été, avec pour destination Angers, Nantes, Brussels, Grenoble et le Luxembourg.

Copyright BlaBlaCar Bus Communication

À propos de BlaBlaCar
BlaBlaCar est la première application de transport fondée sur une communauté. Elle transporte, chaque année, 29 millions de membres actifs de partager un trajet dans 21 pays. La plateforme met en relation –via sa plateforme Internet de voyages partagés- des conducteurs ayant des places libres avec des passagers se rendant dans la même direction, afin qu’ils puissent partager les frais du trajet. Elle rassemble, sur une seule application, du covoiturage et les trajets en bus via 5 000 opérateurs pour des solutions de transport abordables et durables.

BlaBlaCar
En 2024, la communauté de BlaBlaCar a connecté 2,6 millions de points de rencontre dans le monde et 119 millions de rencontres entre les voyageurs. Les conducteurs ont économisé 538M€ en covoiturant, et ont contribué à éviter l’émission de 2,5 millions de tonnes de CO2.

Copyright BlaBlaCar Bus Communication

Les villes les plus demandées au niveau national
Les Villes les plus utilisées par BlaBlaCar Bus en 2024 sont : 1. Paris avec près de 973 000 passagers débarqués en 2024 ; 2. Lyon avec 432 000 passagers ; 3. Toulouse avec 214 000 passagers ; 4. Marseille avec 209 000 passagers ; 5. Grenoble avec 188 000 passagers ; 6. Bordeaux avec 180 000 passagers ; 7. Lille avec 174 000 passagers ; 8. Montpellier avec 173 000 passagers ; 9. Annecy avec 136 000 passagers ; 10. Rennes avec 126 000 passagers.


B2P : une réussite 100 % made in Provence

La plateforme de transport Blablacar vient de dévoiler le palmarès 2025 des villes les plus covoiturées en Provence-Alpes-Côte d’Azur*. Dans la 7e région la plus visitée de France sur BlaBlaCar cet été, l’essentiel des villes de Vaucluse sont en recul dans ce classement établit pour la 6e année. A l’inverse, le Gard est plutôt en hausse ainsi qu’Arles.

Cet été, les conducteurs vont proposer plus de 1,5 millions de places de covoiturage sur l’ensemble du territoire sur la plateforme de transport Blablacar. Parmi elles, 132 246 places sont à destination de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. De quoi apparaître en 7e position des régions françaises derrière le trio de tête inchangé par rapport à 2024 constitué d’Auvergne-Rhône-Alpes, d’Occitanie et de la Nouvelle-Aquitaine.

Les régions plus covoiturées de France. Crédit : Blablacar

Avignon, Orange et Sorgues dans le top 10 régional
Dans le détail, cette 6e édition du palmarès des destinations estivales 2025 de la plateforme faisant la promotion d’une offre de mobilité « à la fois économiques et écologiques » place Marseille en tête des villes de la Région Sud en matière de covoiture. La cité phocéenne gagne 3 places, pour se situer au 11e rang national, et détrône Aix-en-Provence (-1 place, 12e au niveau national). Arrivent ensuite Nice (26e, -4 places), Toulon (46e, +2 places) et Avignon (49e, -7 places).
Orange (61e, -3 places), Gap (74e, -13 places), Sorgues (80e, +2 places), Fréjus (87e, +1 places) et Salon-de-Provence (92e, -15 places) complètent le top 10 régional.
Au total, la cité des papes propose de 4 500 places de covoiturage cet été, 2 000 à Orange et 1 100 pour Sorgues. Bollène (97e, -3 places) et Pertuis (527e, -45 places) sont les autres communes vauclusiennes à figurer dans ce classement avec respectivement 965 et 683 places de covoiturage estival.
Malgré leur recul au plan hexagonal, la présence de 3 destinations vauclusiennes dans le top 10 régional confirme le rôle de carrefour de ce territoire et notamment des pivots de mobilités que représentent les autoroutes A7 et A9.

Classement des 10 premières villes de la Région Sud. Crédit : Blablacar

L’offre gardoise en hausse, idem à Arles
Dans le Gard, avec 7 300 places Nîmes occupe la 23e place (+4 places par rapport à 2024) et devance Alès (151e, +2 places, 1 700 places de covoiturage). Remoulins (considérée parfois comme la sortie d’autoroute ‘d’Avignon-Ouest’ bondit de 25 places au classement pour atteindre la 571e place dans le classement. A l’inverse, Bagnols-sur-Cèze chute de 91 places pour se situer en 580e position.

Crédit : Blablacar

Toujours dans le très grand bassin de vie d’Avignon, Arles gagne 4 places en proposant près de 1 300 places de covoiturage cet été. De quoi figurer en 107e position de ce classement national dominé par Paris, Lyon et Rennes (voir tableau ci-dessous). Un top 10 respectivement complété par Toulouse, Montpellier, Bordeaux, Nantes, Angers, Lille et Clermont-Ferrand.

L.G.

538M€ et 2,5 millions de tonnes de CO2 économisé
« Blablacar permet chaque année à 29 millions de ses membres de partager un trajet dans 21 pays, explique l’application. La plateforme s’appuie sur la technologie pour mettre en relation des conducteurs ayant des places libres avec des passagers se rendant dans la même direction, afin qu’ils puissent partager les frais du trajet. En 2024, la communauté de BlaBlaCar a connecté 2,6 millions de points de rencontre dans le monde et a permis 119 millions de rencontres entre les voyageurs. Les conducteurs ont économisé 538M€ en covoiturant, et tous les services de mobilité de Blablacar ont contribué à éviter l’émission de 2,5 millions de tonnes de CO2. »

*Méthodologie : Ces classements sont établis d’après le nombre de places réservées sur BlaBlaCar pour des voyages, entre le 1er et le 30 juin 2025, comparé à la même période en 2024. Avec 300 000 points de rencontre de covoiturage desservis chaque année, la densité du réseau BlaBlaCar permet d’étudier précisément les tendances de déplacement des Français.


B2P : une réussite 100 % made in Provence

Quentin Martinet, conducteur routier au sein du site vedènois du groupe haut-savoyard Dupessey & Co vient de remporter la finale régionale du trophée régional des routiers de Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Organisé par l’assureur Carcept Prev, le groupe AFTRAL (Apprendre et se former en transport et logistique) et l’OPCO Mobilités, le Trophée des Routiers est le plus important concours professionnel national dédié au transport routier de marchandises et aux conducteurs de poids lourds.
« Il valorise un métier essentiel à notre quotidien et met à l’honneur les compétences techniques, la prévention et l’éco-conduite », expliquent les organisateurs qui ont créé ce concours en 2014.

« Gagner, c’est une belle surprise ! »

Quentin Martinet

Lors des épreuves régionales, Quentin Martinet s’est imposé grâce à sa maîtrise et à son engagement tout au long des épreuves.
« Je suis content pour moi, pour mon entreprise, explique ce dernier. Je ne visais pas la victoire, j’espérais finir sur le podium… mais gagner, c’est une belle surprise ! »
Pour l’emporter, le jeune chauffeur vauclusien s’est distingué dans lors des tests théorique (réglementation, sécurité routière, éco-conduite, prévention santé…) ainsi que des épreuves pratiques (éco-conduite sur route, manœuvres de précision, mises en situation théoriques).
Il devance Alexandre Jeres, conducteur basé à Vitrolles au sein du groupe avignonnais Berto Méditerranée et Thierry Hourtolou, de XPO Logistics à Port-de-Bouc.

Rendez-vous au 24h du Mans camion pour la grande finale nationale
Avec cette victoire régionale, Quentin Martinet va pouvoir participer à la grande finale nationale qui se déroulera le 20 septembre prochain dans le cadre prestigieux des 24 Heures Camions du Mans. A cette occasion, il se mesurera aux 11 lauréats des autres régionaux sélectionnés parmi près de 300 candidats hexagonaux de cette édition 2025. Objectif : être désigné le meilleur conducteur de France de l’année.

Crédit : Trophée des routiers

B2P : une réussite 100 % made in Provence

Du lundi 16 au vendredi 20 juin, 8 agences vauclusiennes de France Travail se mobilisent pour organiser divers événements autour des métiers du transport et de la logistique.

France Travail Vaucluse participe à la Semaine nationale des métiers du transport et de la logistique. Visites d’entreprises, ateliers de détection de potentiel, simulations de conduite, escape games, ou encore présentations de formations sont prévus au programme. En tout, plus de 40 événements vont rythmer la semaine.

Ce secteur d’activité représentent plus de 100 000 employés en Vaucluse, que ce soit au sein des entrepôts, dans le transport de marchandises, dans le transport de voyageurs, dans les plateformes logistiques ou pour le transport sanitaire. « Notre département, riche de son histoire et de sa vitalité économique, bénéficie d’une position géographique stratégique, affirme Patrick Tesio, expert départemental Transport et Logistique chez France Travail Vaucluse. Cette semaine spéciale est l’occasion de souligner les avancées significatives de notre région en matière de transport et de logistique, tout en mettant en lumière les efforts et l’engagement de ceux qui œuvrent quotidiennement dans ces secteurs.

Quelques événements phares de la semaine

Lundi 16 juin :
• Visite du dépôt des Cars Lieutaud à Orange.
• Session de détection de potentiel pour les métiers de la logistique à Carpentras.
• Recrutement par le Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification (GEIC) AC2R Sud à Avignon.

Mardi 17 juin :
• Session de détection de potentiel pour les métiers du transport à Avignon.

Mercredi 18 juin :
• Rencontre avec une chargée de recrutement de l’agence d’intérim PROMAN à Pertuis.
• Découverte des métiers du transport sanitaire à Avignon.

Jeudi 19 juin :
• Visite de l’entreprise STEF à Cavaillon.
• Découverte du secteur de la logistique à Bollène.
• Découverte du métier de conducteur/conductrice poids lourds à Orange.

Vendredi 20 juin :
• Matinée Portes Ouvertes chez Transdev Vaucluse à Avignon.
• Recrutement pour des postes en logistique de Leroy Logistique en partenariat avec RAS Interim à Orange.

Pour découvrir tous les événements en Vaucluse et s’y inscrire, cliquez ici.


B2P : une réussite 100 % made in Provence

Annoncée en début d’année 2025, la compagnie ferroviaire italienne Trenitalia ouvre une nouvelle ligne entre Marseille et Paris qui passe par les gares d’Aix-en-Provence TGV, Avignon TGV et Lyon Saint-Exupéry. Le premier trajet aura lieu ce dimanche 15 juin.

À partir de ce dimanche 15 juin, les Avignonnais pourront monter à bord du Frecciarossa, qui veut dire « flèche rouge » en italien en raison de la couleur du TGV, mais aussi de ses performances, selon la compagnie italienne, car il peut atteindre 300km/h en 4min.

Trenitalia proposera quatre allers-retours quotidiens entre Marseille et Paris. À bord de ce train, les passagers disposeront de 462 sièges répartis en trois classes : standard, business et exécutive.

©Trenitalia

Le TGV entre en gare

Le tout premier aller-retour entre la capitale et la Cité phocéenne se fera ce dimanche 15 juin. Le premier départ se fera de la Gare de Lyon à Paris à 5h54 pour arriver à Marseille Saint-Charles à 9h15, avec un arrêt à Avignon TGV à 8h37. Il y aura également un départ de Paris à 11h14, 14h26 et 19h03. Le 3e train de la journée (départ à 14h26 à Paris) en direction de Marseille ne fera pas d’arrêt à la Cité des papes et ne passera que par la gare TGV d’Aix-en-Provence avant d’arriver à son terminus.

Dans l’autre sens, le premier départ de Marseille se fera à 6h52. Les autres départs sont prévus à 9h53, 15h47 et 18h49. En direction de la capitale, les quatre trajets journaliers passent par toutes les gares prévues initialement, dont celle d’Avignon TGV.

Les horaires des TGV du 15 juin au 13 décembre 2025. ©Trenitalia

Des prix attractifs

La compagnie ferroviaire italienne adopte une politique tarifaire attractive, avec des billets dont les prix commencent à partir de 27€. Ces tarifs seront ensuite réévalués en fonction du taux de remplissage des trains.

Pour réserver votre billet en direction de Paris ou de Marseille, cliquez ici.

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