19 mars 2026 |

Ecrit par le 19 mars 2026

Frames festival, Un euro pour sauver le patrimoine

À l’occasion de sa prochaine édition, du 8 au 12 avril, le Frames Festival lance l’opération «1€ pour le patrimoine». Chaque spectateur pourra ajouter un euro solidaire à son billet afin de soutenir la restauration et la valorisation du Palais des Papes et du Pont d’Avignon. Une initiative qui associe culture numérique et sauvegarde du patrimoine emblématique de la cité des papes.

À Avignon, les grandes manifestations culturelles entretiennent depuis longtemps un dialogue fécond avec le patrimoine. Le Frames Festival, rendez-vous majeur consacré à la création vidéo et aux nouveaux formats numériques, s’inscrit dans cette dynamique.

Quand la création contemporaine soutient le patrimoine
Pour sa prochaine édition, les organisateurs lancent une initiative solidaire baptisée «1€ pour le patrimoine», permettant aux festivaliers d’ajouter un euro à leur billet d’entrée. Une contribution modeste mais symbolique, destinée à soutenir l’entretien et la mise en valeur des monuments emblématiques de la ville. Les fonds récoltés seront reversés au fonds de dotation du Palais des Papes et du Pont d’Avignon, structure d’intérêt général créée par Avignon Tourisme pour financer des actions de conservation et de restauration. 

Des projets concrets pour préserver les monuments
Cette contribution participera à des projets patrimoniaux précis. Parmi eux figurent notamment le nettoyage de la Porte des Champeaux, l’une des entrées monumentales du Palais des Papes, ou encore la restauration d’une huile sur toile monumentale du peintre Michel Serre, œuvre encore méconnue du grand public mais représentative de l’histoire artistique du lieu. 

Copyright Facebook Palais des papes

Le fonds de dotation
Créé en 2012, le fonds de dotation dévolu au Palais des Papes et au Pont d’Avignon a pour mission de soutenir les programmes de conservation, de restauration et de valorisation de ces monuments inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture). Les dons qu’il reçoit ouvrent par ailleurs droit à des avantages fiscaux dans le cadre du mécénat culturel. 

Un festival ancré dans la vie culturelle d’Avignon
Depuis plus d’une décennie, le Frames Festival s’est imposé comme un rendez-vous incontournable pour les créateurs de contenus vidéo et les nouvelles écritures audiovisuelles. Entre conférences, projections, rencontres et spectacles, il rassemble chaque année vidéastes, producteurs, créateurs numériques et publics venus de toute la France. En s’associant à la préservation du patrimoine local, le festival affirme une vision élargie de la culture : une culture capable de relier innovation numérique, responsabilité collective et transmission des lieux qui font l’identité d’un territoire.

Avignon Tourisme et le poids du patrimoine
Le Palais des Papes, construit entre 1335 et 1352, demeure le plus grand palais gothique d’Europe avec près de 15 000 m² de surface et 25 salles ouvertes à la visite. Avec jusqu’à 650 000 visiteurs par an, il constitue l’un des monuments les plus fréquentés du sud de la France. À quelques pas, le Pont Saint-Bénézet, édifié au XIIᵉ siècle, mesurait à l’origine près de 900 mètres et comptait 22 arches ; seules quatre subsistent aujourd’hui. Le site attire encore près de 350 000 à 400 000 visiteurs chaque année. Ces deux monuments accueillent ensemble près d’un million de visiteurs par an et participent à un secteur touristique qui génère plus de 700M€ de retombées économiques annuelles pour le territoire. Pour soutenir leur entretien et leur restauration, un fonds de dotation dévolu au Palais des Papes et au Pont d’Avignon, mobilise dons et mécénat afin de financer des actions de conservation et de valorisation du patrimoine. 

Le Pont Saint Bénezet Copyright MMH

En savoir plus sur le Frames festival
La 9ᵉ édition organisée en avril 2025 à Avignon a accueilli plus de 1 700 spectateurs pour la partie grand public sur deux jours, auxquels s’ajoutent plusieurs centaines de professionnels invités aux journées dédiées à l’industrie audiovisuelle numérique. L’événement bénéficie également d’une forte visibilité en ligne : certaines conférences et performances sont diffusées en streaming et peuvent toucher plus d’un million d’internautes au total.  Si ses jauges restent modestes comparées aux grands festivals culturels, Frames joue un rôle particulier dans l’écosystème audiovisuel.

Un laboratoire de réflexion
Le Frames festival constitue à la fois un laboratoire de réflexion sur les nouvelles écritures numériques et un lieu de rencontre entre créateurs indépendants, diffuseurs et producteurs. Pour Avignon, l’événement participe à la diversification de l’offre culturelle en dehors du célèbre Festival d’été. Sur quelques jours, il génère une activité économique bénéfique pour l’hôtellerie, la restauration et les lieux culturels partenaires, tout en renforçant l’image d’une ville ouverte aux industries créatives et aux nouvelles cultures médiatiques. À l’approche de sa 10ᵉ édition prévue de mercredi 8 au dimanche 12 avril 2026, le festival confirme son ancrage dans le paysage culturel avignonnais, à la croisée des mondes du spectacle, de la création audiovisuelle et des cultures numériques. 

Les infos pratiques
Frames Festival-Opération solidaire «1€ pour le patrimoine». Principe : possibilité d’ajouter 1€ solidaire lors de l’achat du billet. Objectif : soutenir la restauration et la valorisation du Palais des Papes et du Pont d’Avignon. Billetterie : en ligne ici.
Mireille Hurlin


Frames festival, Un euro pour sauver le patrimoine

Au Palais des Papes d’Avignon, une campagne photographique inédite explore la faune et la flore dissimulées dans les décors peints du XIVᵉ siècle. Menée tout au long du mois de février, cette initiative scientifique et patrimoniale s’inscrit dans un vaste programme consacré au dialogue entre art médiéval et biodiversité.

Au cœur des salles emblématiques du Palais des Papes, les murs parlent depuis longtemps aux historiens de l’art. Désormais, ils s’adressent aussi aux naturalistes. L’opération lancée cet hiver par le Fonds de dotation du Palais des Papes et du Pont d’Avignon ambitionne de révéler un patrimoine rarement étudié : la représentation minutieuse du vivant dans les décors peints médiévaux.

Collecter les précieuses images
Pendant plusieurs semaines, le photographe Fabrice Lepeltier investit les hauteurs des chambres peintes, appareil au poing, pour capter oiseaux, insectes et végétaux nichés dans les fresques. Grâce à des prises de vue en très haute définition, ces détails souvent invisibles à l’œil nu sont documentés avec une précision scientifique, ouvrant un nouveau champ d’analyse à la croisée de l’histoire de l’art et des sciences naturelles.

Copyright Fabrice Lepeltier / Avignon Tourisme

Le Moyen Âge, laboratoire du vivant
Les décors du XIVᵉ siècle du Palais des Papes ne sont pas de simples ornements. À une époque où les encyclopédies naturalistes circulaient autant que les récits symboliques, ces représentations faisaient office de creusets de savoir. Le projet entend ainsi déterminer si les artistes médiévaux peignaient d’après une observation directe de la nature environnante ou s’ils s’inspiraient d’un imaginaire savant transmis par les bestiaires et manuscrits enluminés.

Une enquête iconographique
Cette enquête iconographique est menée en étroite collaboration avec des historiens spécialisés et les experts de la LPO Paca (Ligue de protection des oiseaux de Provence-Alpes -Côte d’Azur), afin d’identifier précisément les espèces figurées et d’en analyser l’évolution jusqu’à nos jours. Un questionnement qui résonne fortement à l’heure des bouleversements écologiques contemporains.

Une logistique à la hauteur du monument
Entièrement financée par le Fonds de dotation, l’opération nécessite une organisation technique exceptionnelle. Des échafaudages culminant à huit mètres permettent l’accès aux fresques de la Chambre du Pape (du 2 au 13 février) puis à celles de la Chambre du Cerf (du 16 au 27 février). Chaque intervention est conduite dans le respect strict des œuvres et des contraintes patrimoniales d’un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco (organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture)

la Chambre du Cerf Copyright Pbar

Création d’une base numérique
Au-delà du relevé photographique, les données collectées alimenteront une base numérique de référence, intégrant peintures murales, sculptures et carreaux de pavement. Cette matière servira de socle à de futurs parcours de visite, à des outils pédagogiques à destination des scolaires, ainsi qu’à l’édition d’un ouvrage consacré à ce dialogue singulier entre histoire, art et biodiversité.

Un patrimoine vivant, tourné vers l’avenir
Créé en 2012, le Fonds de dotation du Palais des Papes et du Pont d’Avignon poursuit, à travers ce programme ‘Palais des Papes, Pont d’Avignon et Biodiversité’ (2024-2029), la valorisation du patrimoine dans une réflexion contemporaine sur le vivant. Soutenu par le Fonds L’Occitane, le projet est également ouvert au mécénat des entreprises et des particuliers.

Il y a 7 siècles
En révélant la faune et la flore peintes il y a près de sept siècles, le Palais des Papes rappelle que le patrimoine observe, transmet, et parfois même, anticipe les grandes questions de notre temps.

Zoom sur le palais des papes
Forteresse majestueuse et palais de pouvoir, le Palais des Papes domine Avignon depuis le XIVᵉ siècle. Plus grand palais gothique d’Europe, il fut le siège de la chrétienté occidentale pendant près de soixante-dix ans, lorsque les papes quittèrent Rome pour s’installer sur les rives du Rhône. Derrière ses remparts imposants, le monument révèle un univers plus intime : chambres peintes, décors raffinés et fresques délicates témoignent d’un lieu à la fois politique, artistique et spirituel. Il demeure aujourd’hui l’un des plus puissants symboles de l’histoire médiévale, où la grandeur architecturale dialogue avec la finesse de l’art et le silence du temps.
Mireille Hurlin

Copyright MMH

Frames festival, Un euro pour sauver le patrimoine

Lors de la cérémonie de remise de la galette de l’épiphanie le 5 janvier dernier, le Président de la République a lancé l’idée d’inscrire les bistrots et les cafés français au patrimoine immatériel de l’UNESCO. La baguette l’a été en 2022 pourquoi pas les bistrots a-t-il justifié lors de son discours. Si ce n’est pas vraiment le sujet le plus important du moment il a le mérite de nous recentrer sur quelques valeurs sûres et nous faire démarrer 2026 avec un peu d’enthousiasme. 

L’idée d’inscrire nos troquets au patrimoine de l’UNESCO est une initiative qui revient à l’association des bistrots et cafés de France. A part quelques grincheux habituels, cette proposition du chef de l’Etat ne saurait rencontrer aucune opposition. Au moins une dans les circonstances actuelles. Faut désormais aller bien loin pour trouver un consensus… Mais revenons à nos chers comptoirs. La dite association qui défend les intérêts de nos estaminets avance l’argument que ces lieux sont « des passeurs du temps, qu’ils traversent les siècles et croisent les générations ». Mais au-delà du côté intemporel de ces lieux si français on peut aussi y voir le plus pertinent et le plus nécessaire des réseaux sociaux.

Ces lieux sont « des passeurs du temps, qu’ils traversent les siècles et croisent les générations ».

Nos bistrots ne sont pas uniquement des lieux pour y étancher ses soifs ou ses faims de denrées liquides ou solides. Ce sont des lieux de rencontres, de débats, de lieux de rendez-vous et pas uniquement galant, des lieux d’inspirations, des lieux où l’actualité du jour y trouve ses commentaires dans toutes ses dimensions et ses divergences. C’est au titre de « réseau social premium » que nos bars et cafés méritent d’être considérés comme un élément patrimonial majeur. Et plutôt qu’interdire les réseaux sociaux numériques aux moins de 15 ans, ce qui reste un vrai défi technique, il serait peut-être plus pertinent de développer des lieux de convivialité, de rencontres et d’échanges histoire de faire corps de mieux vivre ensemble et d’éviter à la bêtise de tourner en boucle. Ceci pourrait terriblement ressembler à des vœux de nouvelle année.


Frames festival, Un euro pour sauver le patrimoine

Avec l’arrivée de milliers de spectateurs sur les pentes du Ventoux à l’occasion de la 16e étape du Tour de France qui se déroule ce mardi 22 juillet entre Montpellier et le Géant de Provence, le Parc naturel régional du Ventoux (PNRL) se mobilise pour assurer la préservation de ce site Natura 2000 aussi classé réserve de biosphère depuis 1990 par l’Unesco.

Pour cela, les agents du parc ont notamment procédé à l’installation d’une centaine de panneaux pour sensibiliser les visiteurs (protection de la biodiversité, prévention des incendies, sécurité en montagne…). Ces supports ont été posés la semaine dernière, avant l’arrivée des premiers spectateurs.

Dans le même temps, le Parc a aussi déployé environ 4 000 mètres de filets de protection (fournis par ASO, l’organisateur du Tour de France) pour la sauvegarde des espaces naturels sensibles en bordure des zones spectateurs au sommet du Ventoux et au Mont Serein. En fonction des secteurs, ceux-ci ont sont posés la veille ou plusieurs jours avant l’épreuve, tout en tenant compte des activités pastorales et touristiques présentes sur le massif.

Exemple de panneaux d’information installés sur les pentes du Ventoux. Crédit : PNRL/DR

30 agents du parc mobilisés le jour de l’étape
Le jour de l’étape le Parc mobilise les écogardes de la Garde Régionale Forestière et des agents du Parc pour la surveillance, la sensibilisation et l’orientation des spectateurs. Ceux-ci seront positionnés sur les secteurs sensibles ou les zones de forte affluence (sommet du Ventoux, Mont Serein, ligne de crêtes…) afin d’être au contact direct des spectateurs. Au total, environ 30 personnes du Parc seront mobilisées sur le massif le jour du passage.
Enfin, dès le lendemain, soit mercredi 23 juillet, le PNRL va procéder au démontage de l’ensemble des éléments afin d’éviter toute dégradation ou dispersion du matériel dans le milieu naturel, notamment en cas de vent fort.

« Accompagner l’événement dans une démarche respectueuse de l’environnement, en veillant à la préservation des milieux sensibles. »

L’équipe du PNRL

« Le Ventoux incarne à lui seul un patrimoine naturel, culturel et paysager exceptionnel que le Parc s’attache à préserver et à valoriser chaque jour, explique l’équipe du Parc vauclusien. Dès lors, le rôle du PNR ne se limite pas à la logistique ou à l’accueil du public : il consiste à accompagner l’événement dans une démarche respectueuse de l’environnement, en veillant à la préservation des milieux sensibles, à la sensibilisation des visiteurs et à la mise en avant des savoir-faire locaux. L’étape du Tour devient ainsi l’occasion de concilier sport, attractivité territoriale et développement durable, dans un site mythique où la nature et l’effort se rejoignent. »


Frames festival, Un euro pour sauver le patrimoine

Chercheuse postdoctorale en astrochimie, Adeline Garcia a quitté le village de Cucuron, où elle a grandi, pour suivre une carrière scientifique à Marseille. Ce mercredi 9 octobre, elle et 34 autres chercheuses françaises recevront le Prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science. Elle succède aux Vauclusiennes Maëlle Bellec, originaire d’Apt et Nour Skaf, originaire de Robion, lauréate en 2021.

Ce mercredi 9 octobre, la Fondation L’Oréal, en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’Unesco, va remettre, pour la 18ᵉ année consécutive, le Prix Jeunes Talents France 2024 L’Oréal-Unesco pour les Femmes et la Science à 35 doctorantes et post-doctorantes.

Ces femmes qui œuvrent pour la science sont réparties dans 6 groupes :

  • Analyser, anticiper et prédire
  • Biodiversité, écologie et changement climatique
  • Espace, origines de l’univers et de la vie et physique atomique
  • Intelligence Artificielle et données au service du bien commun
  • Mutations génétiques, cancers et immunité
  • Santé des femmes, pédiatrie et santé des jeunes adultes

Une Vauclusienne parmi les lauréates

Parmi les 35 lauréates, une a grandi à Cucuron en Vaucluse. Il s’agit d’Adeline Garcia, qui est chercheuse postdoctorale en astrochimie à Aix-Marseille Université, et qui ainsi, appartient au groupe sur la thématique de l’espace, qui compte quatre lauréates. « Je suis chimiste et actuellement, je suis en postdoctorat dans un laboratoire PIM (Physique des interactions ioniques et moléculaires), dans l’équipe astro », explique Adeline.

« J’ai découvert ma vocation pour la science au collège, alors que toute ma famille est plutôt littéraire. »

Adeline Garcia

La thématique de son équipe est l’astrochimie et elle questionne l’origine de la vie. « On essaye de comprendre l’origine et l’évolution de la matière lors de la formation de notre système solaire pour comprendre quelle matière était présente sur Terre au début et laquelle aurait pu participer à l’émergence de la vie sur Terre », ajoute la Vauclusienne. Pour avancer dans ses recherches, Adeline va développer de nouvelles méthodes d’analyse ou de préparation d’échantillons, comme des météorites par exemple, pour pouvoir déterminer de la façon la plus complète possible quelle est la matière qui est présente dans ce corps extraterrestre.

Un handicap qui est devenu une force

Lorsqu’elle est née, Adeline était malentendante. Atteinte du Syndrome de Pendred, qui est une maladie génétique caractérisée par une perte d’audition, elle a perdu la totalité de ses facultés auditives à l’âge de 20 ans. Elle est donc aujourd’hui considérée comme sourde profonde. Si son handicap lui a apporté de nombreuses difficultés durant sa scolarité, la chercheuse a su faire preuve de détermination pour en arriver là où elle est aujourd’hui. « Ça a été très compliqué par moment, mais heureusement, ma famille a toujours été derrière moi et m’a toujours poussée », affirme Adeline avec reconnaissance.

« La volonté et la détermination sont vraiment, pour moi, des moteurs de réussite. »

Adeline Garcia

Au fil de ses études, malgré les obstacles que peut entraîner un handicap, la Cucuronnaise a su arriver à ses fins. « Avec l’aide que l’université apporte maintenant, les nouvelles technologies et surtout certains enseignants que j’ai eus qui ont été extraordinaires, je pense que ça m’a beaucoup boosté et j’avais vraiment envie de prouver que je pouvais y arriver comme n’importe qui », ajoute-t-elle.

Une femme dans un milieu masculin

En plus de son handicap, Adeline Garcia, au même titre que les 34 autres lauréates du Prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco, a été confrontée à une autre difficulté : le fait d’être une femme dans un milieu majoritairement masculin. Selon l’Unesco, les femmes représentent seulement 29% des chercheurs en France contre 33% au niveau mondial, et moins de 4% des prix Nobel scientifiques ont été décernés à des femmes dans le monde. « En parlant avec les autres lauréates, on s’est rendu compte qu’on a toutes été confrontées au sexisme à un moment de notre scolarité ou de notre carrière », déplore Adeline.

Si les choses semblent aujourd’hui évoluer dans le bon sens, on est encore loin de l’égalité homme-femme dans le milieu scientifique. C’est pour cela qu’Adeline souhaite encourager les jeunes filles qui le souhaitent à prendre cette voie-là, parce que le milieu scientifique a besoin d’un regard féminin, selon elle, qui peut être différent, mais complémentaire à ce qu’il se fait déjà, ne serait-ce que pour apporter une nouvelle perception et approche de la recherche. « Il faut profiter de cette évolution qui est en train de se mettre en place, ajoute-t-elle. J’aimerais motiver les jeunes de manière globale, que ce soit des jeunes filles, des personnes en situation de handicap ou des personnes issues de milieux défavorisés ou de milieux ruraux comme moi, à poursuivre leurs rêves, même si ça peut paraître difficile. »

Le syndrome de l’imposteur

Selon une enquête réalisée par l’association Elles Bougent, 50% des étudiantes en formation scientifique et technique ressentent le sentiment de ne pas être à leur place. Adeline, elle, de par son handicap, mais aussi par le fait d’être une femme, a beaucoup douté d’elle et a aussi été victime du syndrome de l’imposteur.

À l’origine, Adeline avait pour objectif d’arrêter après sa licence, ne se pensant pas capable de faire un master et un doctorat. C’est après avoir assisté à une conférence donnée par la petite-fille de Marie Curie qu’elle a décidé d’aller plus loin. « Avec toutes les difficultés que c’était d’être une femme à l’époque elle a réussi, alors je me suis dit ‘pourquoi moi, je n’y arriverais pas aujourd’hui ?’, ajoute-t-elle.

Le Prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco

Après avoir été encouragée par quelques personnes de son entourage, dont son directeur de thèse, et malgré son sentiment d’illégitimité, la scientifique vauclusienne a décidé de candidater pour le Prix Jeunes Talents 2024 L’Oréal-Unesco, un prix créé il y a 18 ans pour valoriser de jeunes chercheuses prometteuses et accélérer leur carrière. Sur près de 800 candidatures, 35 ont été retenues, dont celle d’Adeline Garcia qui représentera et fera rayonner le Vaucluse, mais aussi le village de Cucuron, lors de la cérémonie de remise des prix ce mercredi 9 octobre à Paris.

« Être lauréate de ce prix prestigieux m’a mise en confiance et m’a réconfortée sur le fait que j’ai ma place dans ce milieu. »

Adeline Garcia

Grâce à l’obtention de ce prix, Adeline va pouvoir agrandir son réseau de femmes scientifiques, représenter un exemple pour les jeunes filles qui souhaitent se diriger vers des études scientifiques. Elle va pouvoir également intervenir dans divers établissements scolaires pour partager son parcours et peut-être susciter des vocations. « La suite pour moi, c’est de poursuivre mes recherches, conclut Adeline Garcia. Dans l’idéal, ça serait de pouvoir candidater pour essayer d’avoir un morceau d’astéroïde pour l’analyser, ce qui est très rare et très novateur. Pour le moment il n’y en a eu que deux missions de retour d’échantillon de ce type, une faite par la Nasa (agence spatiale américaine) et une autre par la Jaxa (agence d’exploration aérospatiale japonaise). »


Frames festival, Un euro pour sauver le patrimoine

Seule vigne intra-muros de France, classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, elle suplombe le Rhône depuis 1997  quand ont été plantées les premières souches de Syrah, Grenache noir, Carignon, Cinsault, Mourvèdre, Counoise, Marselan pour les rouges. Grenache blanc, Marsanne, Roussanne, Clairette, Viognier pour les blancs. 12 cépages en tout pour 540 pieds.

Ce jeudi 21 mars, sécateur électrique en main, le président des Compagnons des Côtes du Rhône, David Bérard a remercié les 73 membres de l’association, ceux qui appartiennent à la filière viti-vinicole et ceux qui l’encouragent passionnément.

Cette vigne est devenue « Oeuvre d’art » en 2000, quand Avignon, Capitale des Côtes du Rhône, avait été élevée au rang de « Capitale Européenne de la Culture » sous la mandature de Jacques Chirac. Les élèves du Lycée viticole d’Orange ont participé à cette taille et les serments seront réduits en sciure et utilisés comme couvre-sol entre les rangs des 1 500m2 de ce mini-vignoble, pour éviter l’évapo-transpiration, cet été quand les températures grimperont sur les Doms.

Chaque année, 150 bouteilles proviennent de cette vigne des Papes et sont vendues aux enchères au bénéfice d’associations caritatives.  Prochains évènements des Compagnons des Côtes du Rhône, les Estivales en juin-juillet et le 28ème Ban des Vendanges fin août.

Contact : www.compagnonscotesdurhone.com

Les représentants de la Vigne de Montmartre invités par les Compagnons des Côtes du Rhône
Le Président des Compagnosn des Côtes du Rhône, David Bérard, lors de son discours
Les élèves du lycée viticole d’Orange
Le cep de vIgne (grenache) n°84 nommé Dominique Santoni, Présidente du Conseil départemental de Vaucluse

Frames festival, Un euro pour sauver le patrimoine

Le comité « Culture et Patrimoine » de l’UNESCO à Avignon pour développer le patrimoine immatériel lié à la culture du cheval

C’est, évidemment, « Cheval Passion » qui a accueilli au Palais des Papes les membres de ce comité qui travaille main dans la main avec l’ifce (Institut Français du Cheval et de l’Equitation). Coordonnée par Maurice Galle, le passionné metteur en scène de « Cheval Passion », cette réunion a rassemblé des représentants de la Garde Républicaine, du Cadre Noir, du Château de Versailles, de la Fondation du Patrimoine, du Ministère des Sports, du Ministère de la Culture mais aussi de l’Association Française d’Attelage et de la Bibliothèque Mondiale du Cheval.

Maurice Galle, le passionné metteur en scène de « Cheval Passion »

Du beau monde, fou d’équidés et hautement compétent pour élargir le périmètre de l’équitation de tradition française aux arts équestres et aux équitations de travail. Maurice Galle, précise tout de suite : « L’équitation remonte à l’antiquité, aux Grecs, puis suivirent les Romains qui inventeront selles, étriers et ferrures. L’art de la chevalerie s’étendra petit à petit en Europe notamment avec les Croisades. L’équitation portugaise, puis espagnole et italienne influencera la France et c’est La Broue qui écrit en 1593 le 1er Traité sur l’art équestre. La France est le pays du cheval, c’est notre culture et notre patrimoine. J’ai horreur de ces gens qui nous regardent comme des prédateurs et qui nous accusent de malveillance, de mauvais traitements envers les chevaux. C’est bien mal nous connaître, nous sommes amoureux des chevaux et cela ne nous rapporte rien, à part, bien sûr, un bonheur infini ».

Didier Garnier, président du Comité Culture, Patrimoine et Unesco ajoute : « Il existe des lobbyings, des antispécistes, l’association L 214 ‘Ethique & Animaux’ qui dénoncent les conditions indignes de vie, de transport et d’abattage des animaux. Nous, nous sommes là pour montrer que nous avons des actions bienveillantes envers le cheval. Le lien entre l’homme et l’animal est fait de respect et de confiance, c’est une relation harmonieuse qui n’est pas assez mise en valeur, en lumière, à nous de faire de la pédagogie pour la rendre visible. Nous sommes les dépositaires de la connaissance équine, nous sommes des passeurs de mémoire. Dans la grotte de Lascaux, on voit des chevaux dessinés sur les parois de pierre, ils ont toujours fait partie de la vie des humains. »

Didier Garnier, président du Comité Culture, Patrimoine et Unesco

Christophe Fontfreyde, directeur du Parc Naturel Régional de Camargue poursuit : « Ce territoire, ce sont 10 000 hectares de terres pâturées par des taureaux et des chevaux, 50 000 têtes en tout et 300 espèces d’oiseaux qui les survolent, grâce à ce micro-climat optimal pour la biodiversité. Quant au foin de Crau (qui est classé AOC comme celui de Montfavet), il pousse sainement sur une nappe phréatique qui donne de l’eau potable à 300 000 habitants.

Quant à Patrick Lévêque, président de la Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône, il se félicite « Qu’on remette le cheval au centre de la société, comme l’église au centre du village. En Camargue, nous avons un territoire privilégié où les manadiers ont une vraie passion pour les bêtes, chevaux comme taureaux. S’ajoutent aussi la riziculture, le tourisme, l’économie, l’environnement durable, les loisirs, les balades à cheval, c’est dire! ».

La 38ème éditon de « Cheval Passion » (ou La Magie des Arts Equestres) est prévue du 17 au 21 janvier au Parc des Expositions d’Avignon. C’est là que sera présenté « Le Guide des éleveurs » pour sensibiliser les cavaliers à la pratique de l’équitation de travail au coeur des élevages, en total respect avec le cheval.

Contact : www.cheval-passion.com

Andrée Brunetti


Frames festival, Un euro pour sauver le patrimoine

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, qui se réunit actuellement à Riyad, en Arabie Saoudite, vient d’ajouter deux sites français au patrimoine mondial reconnu par l’organisation : la Maison carrée de Nîmes, ainsi que les volcans et forêts de la Montagne Pelée et des pitons du nord de la Martinique. Ces deux biens – l’un culturel, l’autre naturel – font ainsi monter à 51 le nombre de sites classés en France.

Jusqu’ici, cette année, 33 nouveaux biens ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont douze en Europe (ainsi que deux en Turquie et un en Azerbaïdjan). La majorité sont des lieux culturels, comme le site archéologique de Jodensavanne, au Suriname, qui a également été ajouté à la liste cette année. Seul quatre des 33 sites pour le moment reconnu en 2023 sont des sites naturels : en plus de la Montagne Pelée en Martinique, le plateau du Karst et les grottes évaporitiques de l’Apennin du Nord, en Italie, le parc national des monts Balé, en Éthiopie, ainsi que le massif forestier d’Odzala-Kokoua, au Congo, ont ainsi rejoint la liste. Le site préhistorique contesté de Tell es-Sultan, situé en Cisjordanie dans la vallée du Jourdain, fait également partie des lieux distingués par le Comité, et d’autres pourraient rejoindre ces lieux d’exception dans les jours à venir. Le centre historique de la ville d’Odesa, en Ukraine, a également été ajouté à la liste du patrimoine mondial en péril.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Valentine Fourreau, Statista.


Frames festival, Un euro pour sauver le patrimoine

Le monument antique rejoint le club très fermé des sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

L’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) vient d’inscrire la Maison carrée au patrimoine mondiale de l’humanité. Il s’agit du 51e site français à rejoindre cette liste prestigieuse.

Le monument romain, construit au Ier, siècle figure aussi désormais aux côtés des autres sites régionaux classés par l’Unesco : le théâtre antique et l’arc de triomphe d’Orange ainsi que les monuments romains et romans d’Arles depuis 1981, le Pont du Gard depuis 1985, le Centre historique d’Avignon (incluant le Palais des Papes, le pont St Bénezet, les remparts, la basilique Notre-Dame des Doms et le musée du Petit Palais) depuis 1995, l’Abbatiale de Saint-Gilles du Gard (au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France) depuis 1998, la Grotte Chauvet en Ardèche depuis 2014 et la Cité Radieuse de Le Corbusier à Marseille depuis 2016. Un club des 7 (désormais 8 ?) qui s’est notamment regroupé en 2019 afin de créer une offre touristique commune et mutualiser les outils et les moyens de promotion.

De son côté, la Ville de Nîmes a délégué depuis 2021 la gestion de la Maison carrée à la société Edeis qui a revu depuis la muséographie du site antique.

https://www.echodumardi.com/tag/unesco/   1/1