18 août 2026 |

Ecrit par le 18 août 2026

Avignon, Musée Angladon ‘Vers l’infini et au-delà’

Avec 25 000 visiteurs par an, dont 70% d’étrangers, le Musée Angladon-Collection Jacques Doucet demeure l’un des joyaux culturels d’Avignon. À l’approche de ses 30 ans, l’institution accélère sa transformation : soutien des Pouvoirs publics, partenariat envisagé avec le Musée d’Orsay, modernisation de son fonctionnement et ambition d’obtenir le prestigieux label ‘Musée de France’. Une feuille de route destinée à assurer l’avenir d’une collection exceptionnelle, malgré un équilibre financier devenu fragile.

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, a été accueilli au Musée Angladon-Collection Jacques Doucet par Gilles Muller, président de la Fondation Angladon-Dubrujeaud, Me Alain Graugnard, président honoraire, et l’équipe du musée. Mission ? Prendre la mesure d’un établissement engagé dans une profonde réflexion sur son avenir. Pour l’occasion, le représentant de l’Etat a visité l’exposition temporaire ‘Un compagnonnage artistique’. Jean Angladon et Paulette Martin, qui met en lumière le dialogue artistique et amoureux entre les deux peintres, dans leur ancienne demeure, offrant une lecture plus intime de la collection permanente.

Une maison-musée unique en Provence
Créée selon les volontés de Jean Angladon et Paulette Martin, héritiers du grand couturier et collectionneur Jacques Doucet, la Fondation célèbre cette année ses trente ans. Son identité ? Une maison-musée installée dans un hôtel particulier du 18e siècle, où les œuvres rythment les lieux comme si leurs propriétaires venaient tout juste de les quitter. Le musée accueille environ 25 000 visiteurs chaque année, dont près de 70% viennent de l’étranger. Une fréquentation en progression qui témoigne de l’aura internationale de cette collection, considérée comme l’un des plus beaux ensembles privés d’art moderne en France. Parmi ses trésors figurent notamment ‘La Blouse rose’ d’Amedeo Modigliani et ‘Wagons de chemin de fer à Arles’ de Vincent Van Gogh, seule œuvre du peintre hollandais conservée en Provence.

Des difficultés financières, mais une stratégie de rebond

Comme de nombreuses institutions culturelles, le musée doit cependant composer avec une équation économique délicate. Son fonctionnement demeure déficitaire, ce qui fragilise progressivement la dotation financière léguée par ses fondateurs et pour une partie placée en Bourse. Une situation qui a conduit la Fondation à saisir le tribunal judiciaire d’Avignon afin d’obtenir une évolution des dispositions testamentaires encadrant sa gestion.

Pour une réorganisation plus ambitieuse
Parmi les premières mesures figurent un alignement progressif de la politique tarifaire sur celle des autres musées avignonnais, désormais payants pour les visiteurs extérieurs à la ville, la refonte du site internet, la mise en place d’une billetterie en ligne, le développement de nouveaux services et un renforcement de la présence numérique. Une réorganisation interne devrait également permettre de mieux distinguer les missions administratives des activités scientifiques et culturelles.

Le pari d’un grand musée d’art moderne en région Sud
Egalement, depuis plusieurs années, la Fondation travaille avec la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) à un rapprochement avec le Musée d’Orsay. L’objectif est de faire émerger, en Avignon, un pôle majeur consacré à l’art moderne, à l’image des coopérations déjà engagées entre le Louvre et le Petit Palais. Dans cette perspective, les responsables du musée souhaitent fédérer l’ensemble des acteurs culturels du territoire, des collectivités locales à l’agglomération du Grand Avignon, afin de construire une stratégie commune de rayonnement. L’enjeu ? Renforcer l’attractivité culturelle d’Avignon tout au long de l’année, au-delà de la seule période des Festivals In et Off, en s’appuyant sur un patrimoine couvrant près de huit siècles de création artistique, de la première Renaissance à l’art contemporain.

Objectif ‘Musée de France’ en ligne de mire
Grâce à la qualité exceptionnelle de ses collections, le Musée Angladon nourrit désormais l’espoir d’obtenir l’appellation Musée de France, distinction qui renforcerait encore sa visibilité, faciliterait les partenariats scientifiques et conforterait sa mission de conservation. La visite du préfet apparaît ainsi comme une étape importante dans ce processus. Entre exigences économiques, attractivité touristique et transmission culturelle, le Musée Angladon doit répondre aux exigences de son temps pour ambitionner demain
Mireille Hurlin


Avignon, Musée Angladon ‘Vers l’infini et au-delà’

L’association Expressions Littéraires Universelles et la Librairie Elan Sud organisent une rencontre autour du peintre Vincent Van Gogh à Orange mercredi 9 avril à 19h.

Par le regard de l’artiste peintre Michel Racois, il sera question d’hypothèses concernant la vie de Van Gogh s’il avait continué à peindre après juillet 1890, date de sa disparition. S’il n’avait pas succombé à sa blessure, que serait-il devenu et comment aurait évolué sa peinture ?

Michel Racois a publié une biographie imaginaire du peintre aux éditions L’Art Dit. Aidé par les lettres de Van Gogh, ses œuvres et l’engagement de ses proches dans l’exposition de son art, Michel Racois suggère une alternative à la vie du célèbre artiste. Par cette uchronie, le public fera connaissance avec un autre Van Gogh.
La rencontre sera suivie de la dégustation des plats apportés par les participants et de la dégustation de vin sélectionné par Léna, caviste de L’Art dit Vin à Orange.

Cette soirée est proposée dans cadre des ‘Rendez du mercredi’ se déroulant une fois par mois. Les livres des auteurs invités sont par ailleurs disponibles dans la librairie. Retrouvez le calendrier des animations d’ELU sur www.lantredeslivres.com

A.R.C

“Et si… Vincent Van Gogh” avec Michel Racois. Mercredi 9 avril à 19h. Librairie Elan Sud. 233, rue de Rome. Orange. Places limitées. Entrée gratuite sur réservation au 06 03 07 05 62. Prochaine rencontre le 14 mai sur la nutrition avec Alice Vanhoye.www.lantredeslivres.com


Avignon, Musée Angladon ‘Vers l’infini et au-delà’

La Société d’histoire et d’archéologie de Saint-Rémy-de-Provence (SHASRP) propose aujourd’hui une conférence sur le thème ‘Van Gogh en Provence’. Elle sera animée par Carole Gallas, licenciée en histoire de l’art, guide-conférencière, médiatrice du patrimoine et vice-présidente de la SHASRP.

Cette dernière, titulaire d’une licence en archéologie et histoire de l’art, mettra plus particulièrement l’accent sur les années 1888 à 1890, durant lesquelles Van Gogh vécut à Arles et à Saint-Rémy-de-Provence. Une période durant laquelle l’artiste mondialement connu à qui l’on doit plus de 2000 toiles et dessins a été particulièrement marquée par une production très intensive de l’homme à ‘l’oreille coupée’.

Un génie créatif hors du commun
« Originaire de la Provence, je suis fascinée depuis très longtemps par cet artiste reconnu dans le monde, explique Carole Gallas. Je veux mettre en lumière les deux années où Vincent Van Gogh découvre Arles et Saint-Rémy-de-Provence. Il y peint sans relâche son Japon provençal dans une période très féconde. Grâce à ses nombreuses lettres et ses tableaux, nous possédons une œuvre complète d’un génie créatif hors du commun. Mais qui connaît vraiment Vincent Van Gogh ? Venez découvrir ‘mon’ Vincent Van Gogh. »

 
Carole Gallas lors d’une de ses visites commentées à l’hôpital Saint-Paul-de-Mausole de Saint-Rémy-de-Provence où Vincent Van Gogh a séjourné pendant un peu plus d’un an, juste avant sa mort. Crédit : DR

Promouvoir l’histoire de Saint-Rémy
Créé fondée en 1996, la SHASRP aujourd’hui présidée par Bernard Cerveau s’attache à promouvoir l’histoire de Saint-Rémy-de-Provence, de sa culture et de ses traditions. Dans ce cadre organise des conférences, des visites, des voyages… Elle élabore également des publications sur l’histoire locale et s’est aussi engagée dans la restauration du patrimoine.

Jeudi 26 sept. 2024 à 18h30. Ciné-Palace. 4, avenue Fauconnet. Saint-Rémy-de-Provence
Participation aux frais : 5€ (3€ pour les adhérents). www.histoirearcheologie-saintremy.fr. shasaintremy@gmail.com


Avignon, Musée Angladon ‘Vers l’infini et au-delà’

Exposée depuis début juin au sein de la Fondation Van Gogh à Arles, la toile « la nuit étoilée » de Vincent Van Gogh est encore exposée jusqu’au lundi 26 aout 2024, 18h. Il reste donc que quelques jours pour admirer cette toile iconique de l’artiste peintre néerlandais, très attaché à la ville du sud de la France. 

L’exposition « Van Gogh et les étoiles » offre l’occasion de concevoir une exposition mettant en perspective les sources dans lesquelles puisa l’artiste pour réaliser cette œuvre mais aussi l’influence qu’elle a eue. À travers différentes approches, scientifiques, historiques ou poétiques, les travaux d’artistes anciens et contemporains apportent un éclairage nouveau sur l’œuvre de Van Gogh afin d’en souligner l’héritage et la force inébranlable. 

Le chef d’œuvre rejoindra ensuite la National Gallery à Londres pour l’exposition « Van Gogh : poètes et amants » qui débutera dès le 14 septembre 2024. 

Infos pratiques : Exposition « Van Gogh et les étoiles ». Accessible tous les jours de 10h à 19h, jusqu’au lundi 26 août 2024, 18h. Fondation Vincent Van Gogh, 35 rue du Docteur Fanton, 13200 Arles. Tickets disponibles ici


Avignon, Musée Angladon ‘Vers l’infini et au-delà’

Pâques approche à grands pas, et qui dit Pâques dit chocolat. Pour célébrer cette fête, le chef pâtissier Brandon Dehan et le chef chocolatier Julien Despaquis, de la Chocolaterie Baumanière aux Baux-de-Provence, ont recréé l’univers du peintre emblématique de la Provence, Van Gogh, avec des créations exquises.

Cette année, la Chocolaterie Baumanière a décidé de remplacer le traditionnel œuf de Pâques par un pinceau composé de chocolat noir et lait et de truffes cacao au praliné noisette. Une pièce unique élaborée en partenariat avec la Ferme 3D. Les tablettes de chocolat, quant à elle, sont représentées par des petits tableaux venant illustrer les œuvres célèbres de l’artiste, en chocolat pure origine lait, noir et végan.

Comment évoquer la peinture sans représenter également la palette d’art du peintre ? Les chefs pâtissier et chocolatier l’ont imaginé en sablé vanille enrobé de chocolat, accompagnée de ses tubes de ‘gouaches’ gourmands aux trois saveurs de pâtes à tartiner. De quoi faire sortir son âme artistique le temps d’une dégustation.

Il est possible de se procurer la collection de Pâques directement à la chocolaterie, au 515 Route de Baumanière au Baux-de-Provence, ou de la commander sur internet. La collection complète est au prix de 95€, le pinceau à 50€ (le pinceau n’est pas livrable), les tableaux-tablettes à 36€ et la palette et ses tubes de peinture à 20€.


Avignon, Musée Angladon ‘Vers l’infini et au-delà’

J’ai enfin décidé de m’arrêter pour faire ce cliché que je m’étais promis de prendre depuis plusieurs jours. Pensez-donc, un champ de tournesol en fleur, au pied du viaduc TGV des Angles. Le tout, à moins de 3 kilomètres du palais des papes. Il faut reconnaître que cela a de la gueule même si je suis loin d’être le seul à avoir eu cette idée. Tous les jours, j’ai vu des touristes prendre la même photographie. Mais par soucis de complication (de contradiction ?), ou peut-être à la recherche de mon hypothétique quart d’heure de gloire, j’ai cependant décidé ‘d’améliorer l’ordinaire’.

Autrefois, il fallait tout le génie d’un Van Gogh pour saisir les paysages de Provence sous le Mistral.
Aujourd’hui, le moindre utilisateur d’un Smartphone, au sens artistique d’un lamantin (voir le cliché d’origine ci-dessous), peut en quelques clics transformer la plus anonyme des photos en contrefaçon du peintre batave. Sans aucun effort, sans techniques, sans vision… Faut-il vraiment s’en féliciter ?

Seul point commun avec le maître postimpressionniste néerlandais, il y a fort à parier que cela ne me rapporte pas grand-chose de mon vivant. Et ça, c’est tout de même une bonne chose.

La photo d’origine.

https://www.echodumardi.com/tag/van-gogh/   1/1