Dix ans déjà que ‘Le Vaucluse en chiffres’ existe. En une décennie, cet atlas de notre département a su devenir la référence statistique de notre territoire. Un ‘mode d’emploi’ du Vaucluse qui n’aurait jamais vu le jour sans nos confrères d’Éco Savoie Mont-Blanc qui ont initié ce concept il y a près de 20 ans.
Intelligence collective
Le Vaucluse en chiffres est issu de cette intelligence collective rappelant qu’une bonne idée, même venant d’ailleurs, reste une très bonne idée. Bien sûr, nous ne nous sommes pas contentés de reproduire ce support. Nous avons su l’adapter aux spécificités de notre département en multipliant les échanges avec les équipes de statisticiens d’éco Savoie. Un enrichissement mutuel qui a autant profité à l’évolution de nos deux hors-série annuels qu’à la dizaine d’autres ‘Département en chiffres’ ayant essaimé en France depuis. En 10 ans, Le Vaucluse en chiffres s’est épaissi. Depuis 2016, il compte 50 pages de plus, une dizaine de rubriques et des centaines de données supplémentaires. Tout cela n’aurait bien évidemment pas été possible sans l’appui indéfectible de nos annonceurs. Des partenaires qui, au-delà de faire la promotion de leur propre notoriété, ont aussi fait le choix de soutenir l’image du Vaucluse grâce à ce formidable outil de marketing territorial. Une volonté de jouer collectif dont nous devrions tant nous inspirer tous.
Une bonne idée venant d’ailleurs, reste une bonne idée.
Laurent Garcia
Casser la voix
Promis, cette année, pas d’éditorial sur les incohérences de notre territoire. Cela fait, là-aussi, 10 ans que nous nous évertuons à énumérer les freins administratifs (3 départements, 2 régions, 2 zones scolaires…) au développement de notre principal bassin de vie. Inutile donc de répéter à nouveau ces évidences connues de tous mais toujours ignorées par nos élus qui semblent plus que jamais vouloir préserver notre machine à créer de la pauvreté. Ayons tout de même le secret espoir que les élections municipales puissent changer la donne en laissant place à une nouvelle génération d’élus. Une nouvelle génération d’élus municipaux à qui l’on souhaite le meilleur, surtout pour notre territoire. Idem, pour nos prochains élus consulaires. Plus que jamais en Vaucluse, il est temps que l’intérêt collectif prenne l’ascendant sur les intérêts personnels. En attendant, l’écho du mardi a su aussi évoluer depuis le lancement de son hors-série annuel. En 10 ans, notre média a profité de son agilité pour devenir le premier journal d’annonces légales de France à arrêter définitivement sa version papier pour basculer entièrement sur le numérique début 2021. Depuis, le plus vieux journal de Vaucluse a battu record d’audience sur record d’audience passant de près de 330 000 visites en 2020 à plus de 1 560 000 en 2025.
L’indépendance à un prix
être un artisan de l’information n’a pas que des avantages cependant. Certes, cela facilite la célérité dans la prise des décisions, mais cela ne permet pas forcément de disposer des moyens sur lesquels peuvent compter nos grands confrères. L’indépendance a un prix : celui de ne pas savoir de quoi sera fait son avenir sur le long terme. Aujourd’hui, l’écho du mardi est à la croisée des chemins. Il en a l’habitude depuis sa naissance en 1839 à Apt. Notre média s’appelait alors Le Mercure Aptésien avant de changer de nom à travers le temps : Les Affiches Avignonnaises en 1886, Le Bulletin du Palais en 1924, Debout la France en 1944, Les Petites Affiches en 1945… Nous sommes les héritiers de cette riche histoire de la presse vauclusienne. A nous, et aussi peut-être à vous un peu, de tout faire pour vous redonner rendez- vous dans 10 ans.
L’élection présidentielle américaine aura lieu le mardi 3 novembre prochain. Donald Trump ou Joe Biden ? Le pays de l’oncle Sam est partagé. En Vaucluse, les Américains expatriés participent aussi grandement à cette élection.
Plusieurs centaines d’Américains en âge de voter ont choisi de vivre en Vaucluse. Même de l’autre côté de l’Atlantique, ils font le choix de participer aux différentes élections qui se déroulent tous les 2 ans dans leur pays. Ainsi, que ce soient les élections sénatoriales ou les présidentielles, ils conçoivent l’importance de leur vote. « Le vote est un droit que nous pouvons exercer à l’intérieur du pays, mais aussi depuis l’extérieur, explique Jack McDermott, Américain originaire du Connecticut habitant à Roussillon. Nous accordons une grande importance aux différents problèmes qu’il peut y avoir dans notre pays, des problèmes qui peuvent nous affecter même si nous sommes à l’étranger. » Entre impôts et droit de vote, les Américains en Vaucluse, tout comme ceux aux États-Unis, s’exposent aux conséquences de l’environnement politique de leur pays chaque jour.
Des expatriés plus ou moins impliqués
Si certains se sentent autant concernés que leurs compatriotes toujours présents sur le sol des États-Unis, d’autres ne vivent pas l’élection de la même manière. « L’élection américaine m’impacte beaucoup moins ici en France », confie Colleen Harrison, Avignonnaise originaire de l’Oregon. Pas de manifestants pro-Biden ou pro-Trump dans les rues. Pas de débat échauffé autour de la table aux repas familiaux. Les seuls signes de l’élection présidentielle américaine sont les débats politiques opposant Donald Trump à Joe Biden diffusés par les médias. « D’un côté, on a CNN qui est très démocrate et, de l’autre, il y a Fox News qui est très républicain, donc c’est compliqué de trouver une réalité neutre », déplore l’américaine. Forcés de suivre les deux côté,s pour ceux dont le choix s’avère difficile, les ‘Américains vauclusiens’ essayent tout de même de suivre l’actualité politique de leur pays d’origine.
Une division notable
Au problème de neutralité s’ajoute la division à laquelle la superpuissance mondiale fait face. Beaucoup d’Américains ne savent pas pour qui voter. « Cette année, beaucoup d’entre nous vont voter contre un candidat, plutôt que d’adopter la démarche de voter pour l’un d’eux », ajoute Colleen Harrison. En France depuis 1987, l’expatriée se trouve tiraillée pour la première fois par une élection. Dans un pays déjà très divisé par les différents événements qui ont fait l’objet de nombreux débats dans le monde ces derniers mois, l’élection présidentielle ne facilite rien.
Un vote d’une importance capitale
Même si les candidats de cette élection présidentielle ne font pas l’unanimité, les expatriés mesurent tout de même l’importance de voter. Le vote est un droit que bon nombre d’Américains ne sous-estiment pas. « Même si l’élection est particulièrement compliquée cette année, j’ai le droit de voter pour l’une des personnes les plus importantes de la planète, je ne peux donc pas le prendre à la légère », assure l’Orégonaise. Le nombre d’Américains à l’étranger, bien inférieur à celui de ceux présents aux États-Unis, ne diminue en rien l’impact de leur vote sur l’élection. « Ce sont souvent les votes par correspondance qui font la différence dans une élection comme celle-ci », justifie Jack McDermott.
« Ma femme et moi avons envoyé nos votes à la fin du mois d’août »
La controverse du vote par correspondance
Au vue de la crise sanitaire mondiale, beaucoup d’Américains ne souhaitent pas se déplacer. Le vote par correspondance semble être la solution idéale. Pourtant, beaucoup s’y opposent, notamment au sein du Parti républicain. Les démocrates, eux, y sont moins réticents. Le président américain Donald Trump met, lui-même, en doute la validité du vote par correspondance, craignant une fraude en faveur de son adversaire Joe Biden. Un facteur majeur pose problème à cette élection : les délais postaux. Certains votes ne pourraient pas être pris en compte et, donc, fausser les résultats de l’élection. Pour les Américains en Vaucluse, le problème n’en est que dupliqué. En effet, aux délais postaux de l’US Postal Service s’ajoutent les délais postaux internationaux. « Ma femme et moi avons envoyé nos votes à la fin du mois d’août », déclare Jack McDermott. Président de la branche avignonnaise de l’organisation Democrats Abroad, le Connecticutais accorde une importance toute particulière au respect des délais postaux. « Nous encourageons et aidons nos membres à envoyer leur vote le plus tôt possible », ajoute-t-il.
Un service postal peu fiable
Alors que la direction de l’US Postal Service affirme être capable de gérer les votes par correspondance, les chiffres inquiètent. « Dans le Michigan, des médicaments qui mettaient 3 jours à arriver mettent maintenant près de 2 semaines », écrit le New York Times. Cette année, environ 80 millions de votes par correspondance sont attendus, contre près de 34 millions pour l’élection présidentielle de 2016. Donald Trump estime alors que cette méthode lui est défavorable et la qualifie « d’extrêmement humiliante pour le pays et pour la démocratie ». La peur d’annoncer un gagnant, et de se rendre compte quelques heures ou quelques jours plus tard que tous les bulletins n’ont pas été comptés, crée une atmosphère hostile aux Etats-Unis. En Vaucluse, cette crainte est plus dissipée. « Les personnes qui s’occupent des votes par correspondance sont beaucoup plus compétentes qu’il y a 20 ans, justifie l’expatrié à Roussillon, notamment depuis l’incident des présidentielles en 2000. Le cauchemar de l’élection présidentielle d’il y a 20 ans rejaillit dans les têtes des citoyens américains. Alors que la victoire semblait être remportée par le candidat démocrate Al Gore, c’est finalement le républicain George W. Bush qui a siégé à la Maison-Blanche un mois après les résultats de l’élection. En Vaucluse, les Américains n’attendent qu’une chose : savoir qui de Joe Biden ou Donald Trump dirigera leur pays d’origine.
Democrats Abroad, une campagne en Vaucluse et à l’international
Les 275 membres américains ‘vauclusiens’ de Democrats Abroad se réunissent souvent pour faire campagne. Ils suivent généralement le calendrier politique de leur pays d’origine et s’encouragent mutuellement à voter et à comprendre les problématiques auxquelles les États-Unis sont confrontés. Depuis la pandémie, il est devenu plus difficile pour eux de se rencontrer. Les réunions se font par visioconférence ou en petit comité. Pour l’élection présidentielle du mardi 3 novembre prochain, rien n’est encore sûr. Les membres du comité ne savent pas encore s’ils pourront se réunir et découvrir le résultat ensemble comme ils le font tous les 4 ans.
Fondée en 1964, Democrats Abroad est l’organisation officielle du parti démocrate américain à l’étranger. Implanté partout dans le monde, le groupe compte 12 branches différentes rien qu’en France, dont une à Avignon. Son équivalent rival, Républicain Overseas, lui, n’est pas présent en Vaucluse, qui est un département plutôt convoité par les démocrates.