29 mai 2026 |

Ecrit par le 29 mai 2026

Memento : un nouvel écrin où la mémoire des Vauclusiens se partage

Après 10 ans de préparation du projet et un déménagement hors-norme en 2025, le nouveau Pôle des patrimoines de Vaucluse, Memento, a été inauguré ce jeudi 28 mai et ouvre ses portes au public ce vendredi 29.

C’est un bâtiment de 11 600m² qui réunit désormais les archives départementales, les collections archéologiques et les réserves des musées départementaux qui étaient avant dispersées en Vaucluse. Après 10 ans de préparation, le projet Memento est né et il est situé à Agroparc, Rue Marcel Demonque. « C’est l’un des équipements patrimoniaux les plus ambitieux réalisés ces dernières années en France », affirme Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse, avant de remercier son prédécesseur Maurice Chabert qui a initié le projet il y a une décennie.

Ce jeudi 28 mai, Dominique Santoni était accompagnée de Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Olivier Galzi, maire d’Avignon et président du Grand Avignon, et de Bénédicte Martin, Vice-présidente de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur représentant Renaud Muselier, pour inaugurer ce nouvel écrin des patrimoines vauclusiens.

©Département de Vaucluse

28km d’archives

Installées depuis plus de 140 ans au Palais des Papes, les archives départementales ont désormais trouvé un lieu plus adapté pour leur conservation. Ce sont 28km d’archives, dont 20 prêts à être communiqués au public, qui ont déménagé du centre-ville vers Memento, qui peut en accueillir 40km. « Contrairement au Palais des Papes, ici tout est plus facile d’accès, d’un point de vue physique, et puis il n’y a ni poussière ni courant d’air donc on a de très bonnes conditions de conservation, mais aussi de conditions de réception du public », explique Christine Martella, cheffe de service des Archives départementales.

« Derrière ce que certains pourraient appeler de ‘vieux papiers’, il y a en réalité la vie des Vauclusiens. »

Dominique Santoni

Le bâtiment dispose donc de nombreux magasins, qui permettent le stockage des archives. « On dit que les gens du Sud parlent beaucoup, mais je peux vous assurer qu’ils écrivent beaucoup aussi », plaisante Guillaume Chauvet, chargé du bureau des publics. Les archives, avant de passer dans les petites mains qui composent le service, peuvent aussi passer par la case quarantaine en cas de présence d’amiante, ou par la pièce de séchage pour retirer l’humidité.

…mais pas que !

Memento est aussi composé du service d’archéologie qui compte une chambre froide pour les prélèvements de sédiments, une cellule humide pour les végétaux, ou encore une chambre sèche pour les métaux. « Les conditions de conservation sont vraiment optimales, insiste Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. Avant, ça demandait beaucoup plus de travail parce qu’on avait des contenants hermétiques qu’il fallait contrôler de manière très régulière. »

Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Les trois musées départementaux le musée du Cartonnage et de l’Imprimerie à Valréas, le musée-bibliothèque François Pétrarque et le musée d’histoire Jean Garcin à Fontaine-de-Vaucluse y conservent désormais leurs collections, leurs propres réserves étant arrivées à saturation. Ce sont donc plus de 25 000 œuvres qui sont regroupées au Pôle des patrimoines, qui accueille aussi les archives du Grand Avignon et le Centre de conservation et d’Études de l’État. « Cette mutualisation est rare, ajoute Dominique Santoni. Elle fait de Memento un véritable pôle patrimonial, scientifique et culturel au service de tout un territoire. »

Un bâtiment à près de 33M€

Ce projet, dont la construction a été votée en 2016, a enfin vu le jour en février 2023, lors de la pose de la première pierre. Ce n’est que deux ans plus tard que le chantier s’est achevé. Entre février 2025 et aujourd’hui, c’est un déménagement titanesque qui a eu lieu pour aboutir finalement à l’ouverture de Memento au public ce vendredi 29 mai 2026. En tout, 19 entreprises, dont 10 vauclusiennes, ont œuvré sur le chantier dont le coût s’est élevé à 32,9M€, financés à hauteur de 17,6M€ par le Département, 7,9M€ par l’État, 6,9M€ par la Région Sud, et 0,9M€ par le Grand Avignon.

L’objectif était de créer un lieu optimal pour la conservation, mais aussi esthétique. « Le bâtiment s’ancre parfaitement dans le paysage vauclusien avec cette teinte ocrée qui rappelle ses terres, explique Pascal Hendier, architecte à l’Atelier Aup. À l’intérieur, tout a été pensé pour garder la fraîcheur et empêcher l’humidité. À l’extérieur, il fallait réussir à protéger du vent, notamment du mistral, mais aussi du soleil, et à ajouter de la nature pour favoriser la biodiversité. »

©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Une ouverture au public

Alors que les archives départementales ne pouvaient être visitées que lors de créneau prévus pour au Palais des Papes, Memento se veut un lieu ouvert, où la mémoire vauclusienne se partage. Dès aujourd’hui, le Pôle est ouvert gratuitement à tous les publics, des scolaires au chercheurs, des institutions aux associations, des particuliers aux professionnels.

« Le nom Memento, ‘je me souviens’, résume cette ambition de partage, non pas avec nostalgie, mais bel et bien avec la volonté de transmettre. »

Olivier Galzi

Jusqu’au dimanche 5 juillet, Memento est ouvert tous les jours (sauf dimanche 7 juin). Pour ce week-end d’inauguration, des visites guidées sont organisées de 10h à 12h ce samedi 30 mai et de 10h à 17h ce dimanche 31, mais aussi une visite en musique avec l’Orchestre National Avignon-Provence ce samedi 30 à 15h.

Le programme de l’été

Dès à présent, le public peut aller découvrir la première exposition ‘Mon trésor’, en place jusqu’au 2 mai 2027, qui dévoile de trésors issus des collections archéologiques, muséales et des archives. Cette exposition allie patrimoine et digital, pour offrir une expérience moderne, immersive et éducative.

Jusqu’à la fin du mois d’août, de nombreux rendez-vous sont au programme comme une conférence sur le déménagement des archives le mardi 9 juin à 15h, les journées européennes d’archéologie les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 juin, ou encore les diverses visites guidées. Tout est gratuit mais la réservation est obligatoire par mail à l’adresse valorisation.memento@vaucluse.fr ou au 04 90 86 16 18. « On a tous besoin aujourd’hui d’arriver à se replonger dans notre passé, parce que comprendre notre passé, c’est préparer notre avenir », a conclu Thierry Suquet.


Memento : un nouvel écrin où la mémoire des Vauclusiens se partage

L’opération ‘Nettoyons le Sud’, organisée par la Région Sud, revient pour une 4e édition ce samedi 30 mai dans toute la région. 31 points de collecte permettront aux Vauclusiens d’y participer.

Après avoir mobilisé près de 25 000 bénévoles et permis de collecter 100 tonnes de déchets en 2025, l’opération ‘Nettoyons le Sud’ revient pour une 4ᵉ édition. Communes, associations, établissements scolaires, entreprises et citoyens y participent chaque année pour nettoyer les plages, parcs, espaces naturels, zones urbaines ou bords de route de la région.

Cette année, ce sont près de 400 points de collecte qui rassemblent et mobilisent. Le Vaucluse, lui, en compte 31. Au vu de l’engouement que prend l’opération et dans le but d’élargir la sensibilisation, la Région Sud l’étend aux écoles, collèges, lycées et entreprises qui souhaitent mobiliser leurs équipes en semaine. Cette journée de collecte, organisée directement par les structures auprès de leurs équipes, aura lieu ce vendredi 29 mai.

Il est encore possible de s’inscrire en ligne pour participer à la 4e édition de cette opération.

Cliquer sur la carte pour accéder aux sites participants.

Memento : un nouvel écrin où la mémoire des Vauclusiens se partage

Pour Dominique Santoni ce nouveau mandat doit marquer un nouveau départ, une nouvelle énergie pour le Parc. La nouvelle présidente a rappelé lors de son discours que le rôle des élus était essentiel dans la vie du Parc. « Vous êtes les ambassadeurs des villes et villages et c’est vous qui faites connaître sur le territoire les actions que nous portons ensemble » a-t-elle affirmé.

Elle a rappelé par ailleurs qu’il ne fallait pas voir le PNRL comme porteur des contraintes mais « comme un outil d’accompagnement de préservation et de développement du territoire ». La Présidente a profité de l’occasion pour rappeler que depuis 10 ans à la tête du Parc, de nombreux projets ont pu être mis en œuvre. A commencer par une nouvelle charte, fixant le cap du Parc pour les 15 prochaines années. De nombreuses actions en matière de préservation de la ressource en eau, de transition énergétique, de la préservation du patrimoine naturel et bâti ont été conduits. Sans oublier les actions en faveur du développement de l’agriculture ou celles liées à l’éducation et la préservation de l’environnement.

Dominique Santoni, Présidente du Parc Naturel Régional du Luberon ©PNRLuberon

Dominique Santoni a précisé que les prochains grands défis du Parc se jouaient autour des difficultés rencontrées par les agriculteurs, de la pression foncière et la gestion des ressources en eaux. Elle a néanmoins rappelé qu’aujourd’hui les contraintes financières étaient importantes.

Le Parc Naturel Régional du Luberon c’est, avec 77 communes sur 2 départements, 186 000 hectares, 185 000 habitants, une biodiversité remarquable et un patrimoine exceptionnel…

L’assemblée du Parc Naturel Régional du Luberon ©PNRLuberon

Présidente du Parc naturel régional du Luberon depuis 2017 et réélue en 2026, Dominique SANTONI est également Présidente du Département de Vaucluse, Adjointe au Maire d’Apt et Vice-présidente de la Communauté de communes Pays d’Apt Luberon.

DÉLÉGUÉS DES COMMUNES
Membre de droit – Présidente :
–           Dominique SANTONI
Membres de droit – communes > 10 000 habitants :
–           Apt, Gaëlle LETTÉRON
–           Cavaillon, Patrick COURTECUISSE
–           Manosque, Valérie PEISSON
–           Pertuis, Catherine DICHE-JOSEPH

Autres membres :
–           Ansouis, Mickaël CAVALIER
–           Beaumont-de-Pertuis, Régine HARDOUIN-LESUEUR
–           Corbières-en-Provence, Adam CHERKANI
–           Forcalquier, Thierry LABUSSIÈRE
–           Gordes, Richard KITAËFF
–           Grambois, Loïc HÉRITIER
–           La Tour-d’Aigues, Grigori GERMAIN
–           Lauris, Gérard LARRIVÉ
–           Maubec, Aurore STELLA
–           Ménerbes, Patrick MERLE
–           Montjustin, Justin de GONZAGUE
–           Oppède, Jean-Pierre GÉRAULT
–           Pierrevert, Patricia BOURDIN
–           Revest-du-Bion, François BOURLIER
–           Saignon, Jean-Pierre BOYER
–           Saint-Maime, Stéphanie MAZAURIC
–           Saint-Martin-de-Castillon, Charlotte CARBONNEL
–           Saint-Pantaléon, Luc MILLE
–           Viens, Viviane DARGERY
–           Volx, Eddy MARTIN

DÉLÉGUÉS DES EPCI
–           Christian CHIAPELLA (CC Pays de Forcalquier-Montagne de Lure)
–           Caroline ROZENCWAIG-BLANC (Cotelub)

DÉLÉGUÉS DU CONSEIL RÉGIONAL
–           Jean AILLAUD
–           Christophe MADROLLE
–           Solange PONCHON

DÉLÉGUÉE DU DÉPARTEMENT DES ALPES DE HAUTE-PROVENCE
–           Marion MAGNAN

DÉLÉGUÉES DU DÉPARTEMENT DE VAUCLUSE
–           Élisabeth AMOROS
–           Noëlle TRINQUIER


Memento : un nouvel écrin où la mémoire des Vauclusiens se partage

C’est ce qu’a dit en introduction l’un des deux coprésidents des Musicales du Luberon, Patrick Canac, l’autre Laure Kaltenbach étant retenue à Paris. « Nous espérons que l’espoir revive et invente un monde entre rêve et renaissance. Plus qu’une destination, un ailleurs imaginaire, mystérieux et onirique. Ce festival s’étirera du 24 mai au 27 juillet mais n’oublions pas que les Musicales se déroulent tout au long de l’année, sur quatre saisons et que le nombre de sites concernés est désormais de sept : Apt, Lacoste, Les Taillades, Ménerbes, Bonnieux, Beaumes-de-Venise et Bédoin. »

Coup d’envoi ce dimanche 24 mai, avec ‘Abracadabra, le piano magique’ de Béatrice Berrut, un concerto de Liszt et le fameux ‘Adagietto’ de la 5e Symphonie de Mahler, devenu un tube depuis ‘Mort à Venise’ porté à l’écran par Luchino Visconti. Mais aussi ‘La danse macabre’ de ‘L’apprenti sorcier’ de Paul Dukas. 18h Eglise Saint-Luc à Ménerbes.

Le 6 juin, au SCAD de Lacoste, un duo Marina Viotti – Théo Oul. Une mezzo-soprano et un accordéoniste qui mêleront des partitions de Francis Poulenc, Reynaldo Hahn, mais aussi des chansons de Barbara, Brel, Nougaro et Ferré. Elle est franco-suisse et Victoire de la Musqiue Classique en 2023, lui a grandi à Marseille et fréquenté le Conservatoire Pierre Barbizet et prouve que l’accordéon n’est pas réservé aux bals musette. Le 27 juin, au Domaine de Coyeux, pour changer de ‘Vissi d’arte’, ‘Je veux vivre d’amour’ avec les grands airs d’opéras de Bellini, Mozart, Gounod et Smetana avec le duo Lada Bockova (soprano) et Daniel Kfelir (baryton) à 20h 30.

Le 11 juillet, hommage à Debora Waldman, fidèle depuis 6 ans aux Musicales, aux Taillades à 21h 30, avec la Symphonie ‘Ecossaise’ de Mendelssohn et l’un des concerti pour violon de Brahms interprété par Eva Zavaro. Selon le grand interprète Ivry Gitlis, « elle joue avec le cœur. »

Un concert novateur ‘Musiques en bleu’, le 17 juillet au Théâtre de la Fondation Blachère à Bonnieux à quatre mains, avec les pianistes Maha Zahid et Bruno Fontaine. Des improvisations sur ‘Rapsody in blue’ de Gerschwin bien sûr, mais aussi des partitions de Debussy Fauré, Smetana. Et comme Jean-Paul Blachère était viscéralement attaché à l’Afrique, des musiques de compositeurs nés sur ce continent seront jouées, celles d’Aya Bankole, Nabil Benabdeljalli et Fred Onovwerosuoke.

A Bédoin le 18 juillet, place aux ‘Grands quintettes pour piano et cordes’ avec le Trio Karenine, renfrocé par la violoniste Alexandra Soumm et l’altiste Manuel Vioque-Judde pour deux oeuvre, une de Dvorak l’autre de Franck.

‘Un vent d’est’ soufflera sur le Domaine de la Citadelle à Ménerbes le lendemain avec le même Trio Karenine qui interprètera des oeuvres de Rimsky-Korsakov, Tchaikovsky, Dvorak et du pianiste Jean-Claude Pennetier.

Changement de climat le 22 juillet, ‘Viva les suds, viva Espana’ avec tous les standards de Falla, Granados, Ravel, Fauré, Sarasat à Ménerbes (19h) avec la pianiste Laura Cholé et la pianiste Elise Bertrand qui proposera l’une de ses compositions. Elle a aussi été distinguée comme Révélation soliste lors des Victoires de la Musique 2024.

Le 27 juillet, les Musicales du Luberon vous invitent à ‘Une soirée chez les Schumann’, aux Taillades avec Julie Depardieu qui liera des journaux intimes de Clara et Robert Schumann, la mezzo Delphine Haidan et le pianiste Jean-Frédéric Neuburger qui interprèteront leurs oeuvres.

Dès septembre débutera le Festival d’Automne avec tour à tour, le pianiste Geoffroy Couteau le 11 septembre à Bonnieux, ‘Un humour de Prouste’ avec Denis Podalydès et Jen-Philippe Collard le 3 octobre à Apt, ‘Le voyage d’hiver’ de Schubert le 10 octobre.

Des conférences et causeries sont également prévues le 12 juin avec Raymond Duffaud et le 3 octobre avec la cheffe de l’Orchestre National Avignon-Provence, Debora Waldmann sur ‘Aïda’.

La cheffe d’orchestre Debora Waldmann entourée de Victorine et Patrick Canac. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Depuis 1989 qu’existent Les Musicales du Luberon, ont été invités notamment James Bowman, Philippe Jaroussky, Patricia Petibon, Didier Lockwood, Dame Felicity Lott, Laurence Equilbey, Jean-Claude Malgoire, Nicolas Angelich, Cyprien Katsaris, Jean-François Zygel et Cyril Diederich qui était là au début de l’aventure humaine et artistique de ces Musicales. 


Memento : un nouvel écrin où la mémoire des Vauclusiens se partage

À partir du mardi 26 mai, la route qui sillonne la Vallée du Toulourenc va faire l’objet de travaux de réfection, qui devraient durer environ un mois.

Le Département de Vaucluse va entamer des travaux sur la RD40, route touristique du Toulourenc, su une portion de 13,5km sur les communes de Savoillans, Brantes et Saint-Léger-du-Ventoux.

Ce sont en moyenne 439 véhicules, dont 4,8% de poids-lourds, qui s’aventurent sur cet axe routier datant du début du XXe siècle chaque jour.

©Département de Vauclus

Une circulation perturbée

Pour le bon déroulé des travaux, qui devraient durer près d’un mois, la RD40 sera fermée à la circulation dans les deux sens pendant toute la durée des travaux les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 7h30 à 18h. Seuls les riverains et les bus scolaires seront autorisés à emprunter cette route, qui restera ouverte à tous les mercredis et les week-ends.

La fermeture de la route se fera par tronçon tout au long du chantier, à commencer par le côté Savoillans dès ce mardi 26 mai. Une déviation sera mise en place par Eygaliers, La Penne-sur-Ouvèze, et Mollans-sur-Ouvèze dans la Drôme, à savoir les RD41, RD72 et RD5.

©Département de Vaucluse

Les objectifs des travaux

Pour ces travaux à 1,3M€, le Département a fait le choix d’utiliser une technique plus respectueuse de l’environnement, à savoir l’utilisation d’enrobés fibrés, entre les enrobés classiques et les enduits superficiels, qui permettra de limiter le recours aux ressources naturelles tout en garantissant un meilleur confort de roulement aux usagers et une sécurisation de la circulation.

La réfection de la chaussée présente plusieurs objectifs. Il y a tout d’abord un intérêt structurel à rendre étanche la couche de roulement qui possède de nombreuses dégradations. Deuxièmement, il y a un intérêt touristique et sportif : celui d’obtenir une meilleure surface de roulement pour les cyclistes.


Memento : un nouvel écrin où la mémoire des Vauclusiens se partage

Première cause de mortalité au travail en France, le risque routier demeure un angle mort de la prévention professionnelle. À l’occasion des Journées de la Sécurité Routière au Travail, l’AIST 84 organise, le 21 mai prochain à Avignon, une journée immersive mêlant simulations, ateliers pratiques et mises en situation concrètes. Une initiative portée avec la Préfecture de Vaucluse et Vigie Route Plus Sûre pour sensibiliser salariés et employeurs à un enjeu encore largement sous-estimé. Pour mémoire, 34 personnes sont mortes sur les routes en Vaucluse, en 2025, 3 260, sur les routes de France. Un accident du travail coûte en moyenne entre 4 500 et 4 800€.

Le danger ne se cache pas toujours dans l’usine, sur un chantier ou derrière une machine. Il surgit aussi, plus discrètement, entre deux rendez-vous, au détour d’un trajet domicile-travail ou lors d’un déplacement professionnel. Le risque routier constitue ainsi la première cause de décès liés au travail en France. Pour mémoire, «En 2025, 34 personnes sont mortes en Vaucluse, elles étaient 41 en 2024 et les deux-tiers représentent les deux roues,» relatait Thibault de la Cacqueray, directeur de cabinet du préfet de Vaucluse. Autre fait, plus de 50% de ces accidents sont dus à l’inattention.

Des accidents et des faits
Fatigue, surcharge mentale, téléphone au volant, consommation d’alcool ou de stupéfiants, pression temporelle : les facteurs d’accident se multiplient dans un contexte où les mobilités professionnelles explosent. À cela s’ajoutent l’essor des livraisons, l’intensification des déplacements commerciaux et des rythmes de travail souvent fragmentés. C’est dans cette perspective que l’AIST 84, (Association interprofessionnelle de santé au travail du Vaucluse) place la prévention au cœur des pratiques professionnelles.

Les chiffres clés des Accidents du travail
Selon la Carsat Sud et l’Assurance maladie, dans les statistiques des risques professionnels, en Paca-Corse et en 2024, plus de 5,7 millions de journées de travail ont été perdues pour cause d’accident du travail, dont 3 602 incapacités permanentes et 58 décès liés aux accidents du travail. Près de 549 614 accidents ont été dénombrés en France dont 764 mortels et 54 millions de journées non travaillées en 2024. Soit l’équivalent de plus de 228 970 emplois à temps plein. Les plus fortes expositions du département aux accidents du travail sont le BTP, le transport routier, l’agriculture, la logistique et les déplacements professionnels. Le Code de la sécurité sociale définit un accident du travail ainsi : “Quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail de toute personne salariée ou travaillant à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise”. Un accident du travail coûte en moyenne entre 4 500 et 4 800€. Ce montant correspond aux sois médicaux, aux indemnités journalières et aux coûts de prise en charge par la branche accidents du travail/maladies professionnelles de l’assurance maladie. Un accident grave peut rapidement dépasser les 40 000 à 100 000€ et un décès au travail plus de 600 000€, pour l’entreprise et la collectivité.

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Une journée immersive pour provoquer une prise de conscience
Le 21 mai 2026, à Avignon, l’organisme proposera une journée entièrement dévolue à la prévention du risque routier, en partenariat avec les services de l’État et l’association Vigi Route Plus Sûre. L’objectif : sortir du discours théorique pour confronter les participants à des expériences concrètes.

Immersion et expérimentation
Le programme mise sur l’immersion et l’expérimentation. Simulations de choc, tests de réaction, ateliers liés aux effets de l’alcool ou encore mises en situation permettront aux participants de mesurer, parfois de manière spectaculaire, l’impact de certains comportements sur la conduite. Les spécialistes de la sécurité routière constatent que les campagnes les plus efficaces sont désormais celles qui impliquent physiquement et émotionnellement les participants plutôt que les simples rappels réglementaires.

Un enjeu économique autant qu’humain
Concrètement, les accidents de la route liés au travail représentent un coût considérable pour les entreprises et les territoires. Arrêts de travail, désorganisation des équipes, hausse des cotisations, perte de compétences : le risque routier pèse lourdement sur l’économie. Le tissu économique vauclusien repose largement sur des PME et TPE (Très petites et moyennes entreprises) pour lesquelles l’absence d’un salarié peut rapidement fragiliser l’organisation. Les acteurs de la prévention insistent ainsi sur la nécessité d’intégrer pleinement la sécurité routière dans la politique de santé au travail des entreprises : planification des déplacements, limitation des appels au volant, entretien des véhicules ou encore sensibilisation régulière des collaborateurs.Pour l’AIST 84, la prévention ne relève plus de la culture collective que de l’obligation réglementaire mais d’une véritable culture collective. 

Les infos pratiques
Journée immersive de prévention du risque routier. Jeudi 21 mai 2026. De 8h30 à 16h30. A l’AIST 84. 40, rue François 1er à Avignon. Une initiative de l’AIST 84, en partenariat avec la Préfecture de Vaucluse et Vigie Route Plus Sûre
Mireille Hurlin


Memento : un nouvel écrin où la mémoire des Vauclusiens se partage

Racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia, le château de Thézan, situé en plein centre du village de Saint Didier, dans le Vaucluse, a connu diverses époques. Après cinq années d’ouverture, ce site historique ouvert au public a trouvé son rythme de croisière avec l’ouverture de l’orangerie et de quatre nouvelles pièces pour cette saison touristique 2026.

Niché dans le centre ancien du village de Saint-Didier, au pied des Monts de Vaucluse, dans le Comtat Venaissin, le château de Thézan est désormais ouvert au public pour la cinquième saison. « Nous avons connu une belle première année avec une fréquentation de 6 000 visiteurs, ce qui nous satisfait. Depuis, nous avons eu de plus en plus de visiteurs, 10 000 pour l’année 2025. Nous sommes ouverts six jours sur sept d’avril à octobre. Nous avons également ouvert une boutique d’accueil. Cette affluence en croissance est obligatoire pour assurer nos charges d’investissement et de fonctionnement qui sont très importantes pour un tel lieu », explique Pierre de Beytia, un des deux propriétaires de ce lieu qui existait déjà à l’époque romaine. Un site gallo-romain existait en effet sur l’emplacement du château. Les romains avaient choisi cet emplacement pour la richesse des eaux de Saint -Didier qui s’est d’ailleurs appelé Saint-Didier-les -bains jusqu’au XXe siècle. Ce château a ensuite été construit à l’époque médiévale, au XVe et XVIe siècles. À la période Renaissance, la demeure commence à se développer sous l’impulsion de Siffreine de Venasque et d’Elzéar de Thézan. Au XIXe, le lieu devient un centre d’hydrothérapie, avec 58 chambres et plusieurs salles de soins. Le château deviendra ensuite une clinique psychiatrique jusqu’en 1980. Laissé à l’abandon pendant 30 ans, il est racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia.

Un projet de vie

Férus de vieilles pierres et de vieux objets, ils décident de changer de vie. Ils étaient en effet tous les deux cadres sur Paris. « Nous avons mis quatre ans de réflexion pour acheter le château entre notre première visite et la signature. Nous voulions un site historique avec des décors conservés. Nous nous sommes décidés rapidement mais nous avions conscience de l’importance des travaux à commencer par la toiture sur une surface de 1 000m² pour un budget de 800 000€ », explique Pierre de Beytia. À cela s’ajoute la partie extérieure avec un magnifique parc à la française d’1,4ha qui a été créé fin 17e par le Nôtre.

Le château de Thézan été ouvert au public pour la cinquième saison. ©Olivier Muselet

Une nouvelle aile du château ouverte

« Nous avons réalisé de nombreux chantiers depuis notre acquisition en 2019. Cela a permis chaque année d’ouvrir de nouvelles pièces à découvrir pour les visiteurs. Pour l’édition 2026, l’orangerie est définitivement rénovée. De plus, quatre nouvelles pièces vont être ouvertes au public : la  salle à manger historique et les appartements privés des marquis comprenant deux chambres et une salle de bain du XIXe siècle, explique Emmanuel Renoux. Le parc à l’anglaise s’améliore d’année en année. Le projet est de recréer des allées en le réorganisant. Pour cette cinquième année d’ouverture, nous sommes conformes à nos objectifs de mois d’ouverture qui était d’arriver à sept. La première tendance sur le mois d’avril est très positive. »

Chaque année, de nouvelles pièces du château sont ouvertes au public. ©Olivier Muselet

Une étoile au Guide vert

« Nous avons appris avec grande fierté la présence du Château de Thézan dans la nouvelle édition du Guide vert Provence sorti au printemps. En plus, la rédaction de ce guide touristique a décidé de nous mettre d’entrée une étoile, ce qui est un excellent signe de reconnaissance pour notre travail accompli toute l’année, explique Emmanuel Renoux. Un client mystère est venu en juin 2025 pour faire une visite exhaustive de notre lieu. » Le Château est par ailleurs présent dans tous les autres guides touristiques les plus consultés comme le Lonely Planet.

Des projets pour 2028

« Nous avons fourni beaucoup d’efforts ces dernières années pour ouvrir encore plus de pièces aux visiteurs. Nous allons faire une petite pause mais des projets sont encore dans les cartons avec l’ouverture au public du bureau des médecins et des infirmières situés dans la partie balnéo du château, avec du matériel médical », explique Emmanuel Renoux. L’ouverture de ce lieu est prévue pour 2028. Les propriétaires ont pour objectif de mettre encore plus en avant une partie du château qui était un centre d’hydrothérapie. Le village de Saint Didier était appelé d’ailleurs à cette époque, à savoir au XIXe siècle, Saint Didier-les-bains. Avant cela, la partie historique du château sera encore agrandie pour la visite avec l’ouverture de la cuisine en 2027.

Ouvert du 1er avril au 31 octobre.
Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le mardi.
Deux visites guidées les samedis et dimanches à 15h30.


Memento : un nouvel écrin où la mémoire des Vauclusiens se partage

Christophe Pulizzi est le chef du restaurant L’Olivier, situé à Pertuis. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de petits pois avec brousse légère, verveine parfumée et praliné noisette.

DR

Memento : un nouvel écrin où la mémoire des Vauclusiens se partage

Face à l’explosion des maladies neurologiques et aux délais croissants d’accès aux spécialistes, le Vaucluse inaugure sa première équipe de soins spécialisée en neurologie. Une réponse coordonnée et innovante pour améliorer l’accès aux soins dans un territoire confronté à une forte tension médicale.

C’est une première dans le département. En avril dernier, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Vaucluse, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur et dix neurologues libéraux ont officialisé la création de l’Équipe de soins spécialisée (ESS) du Comtat Venaissin, dédiée à la neurologie. Derrière cette structure encore méconnue du grand public se dessine pourtant une évolution majeure de l’organisation des soins. Créées en 2019, les ESS permettent à des médecins spécialistes de coordonner leur activité autour d’un projet médical territorial commun afin d’améliorer la prise en charge des patients et de fluidifier les parcours de soins. Dans le Comtat Venaissin, l’initiative répond à une situation devenue préoccupante : difficultés d’accès aux consultations, délais de rendez-vous prolongés et tension croissante sur l’offre de neurologie.

Une organisation inédite pour répondre à l’urgence neurologique
Le constat n’est pas propre au Vaucluse. En France, les besoins en neurologie augmentent fortement sous l’effet du vieillissement de la population et de la progression des maladies neurodégénératives. Selon Santé publique France, près de 1,2 million de personnes vivent aujourd’hui avec une maladie neurologique chronique, parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’épilepsie ou encore la sclérose en plaques.

Copyright CPAM de Vaucluse

Une spécialité très demandée
La neurologie fait partie des disciplines médicales confrontées à une forte pression démographique. Le nombre de patients progresse plus vite que celui des spécialistes disponibles, notamment dans les territoires semi-ruraux ou éloignés des grands centres hospitaliers universitaires. Egalement, les étudiants en médecine boudent cette spécialité qu’ils jugent trop complexe.

Une équipe de 10 professionnels
L’ESS du Comtat Venaissin a précisément été pensée pour répondre à cette fragilité territoriale. Le dispositif réunit dix neurologues libéraux installés à Carpentras, Avignon, Pertuis, Châteaurenard et Montélimar, épaulés par une coordinatrice et une infirmière en pratique avancée (IPA). Depuis le lancement du projet en 2021, l’activité a doublé en deux ans avec plus de 2 000 premières consultations réalisées en 2025, signe d’un besoin particulièrement important sur le territoire. Cette montée en charge s’inscrit dans une tendance nationale. Selon la Fédération française de neurologie, les délais d’accès à un neurologue peuvent dépasser plusieurs mois selon les territoires, notamment pour les consultations non urgentes.

Une médecine plus coordonnée et plus réactive
L’ESS repose sur trois piliers : rapidité d’accès, coordination renforcée et innovation numérique. Concrètement, des créneaux sont réservés pour les situations neurologiques à fort enjeu, permettant aux médecins traitants d’obtenir plus rapidement des avis spécialisés. L’infirmière en pratique avancée assure quant à elle le suivi des patients complexes et facilite le lien entre médecine de ville et structures hospitalières.

La téléexpertise
Le projet mise également sur la téléexpertise et les messageries sécurisées afin d’accélérer les échanges entre professionnels. L’enjeu est crucial dans une spécialité où le facteur temps peut conditionner le pronostic. Accident vasculaire cérébral, suspicion de maladie neurodégénérative, troubles cognitifs ou pathologies neuromusculaires nécessitent souvent des diagnostics rapides et une coordination étroite entre les différents acteurs du soin. L’ESS a ainsi noué plusieurs partenariats structurants avec les orthophonistes, les CPTS (Communautés professionnelles territoriales de santé), le GHT-Neuro d’Avignon (Groupement hospitalier de territoire) et le CHU (Centre hospitalier universitaire) de Marseille pour les dossiers complexes.

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Vieillissement de la population et maladies neuro-dégénératives
Si les maladies cardiovasculaires ou les cancers concentrent souvent l’attention médiatique, les pathologies neurologiques représentent pourtant un enjeu de santé publique majeur. L’Organisation mondiale de la santé estime que les affections neurologiques constituent désormais la première cause d’incapacité dans le monde. En France, le vieillissement de la population accentue cette pression. Selon l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), le nombre de personnes atteintes de maladies neurodégénératives devrait fortement augmenter dans les prochaines décennies, entraînant des besoins croissants en consultations spécialisées, en suivi coordonné et en accompagnement des aidants. En Vaucluse, où certaines zones restent médicalement fragiles, la question de l’accès rapide à la neurologie devient donc stratégique.

Une nouvelle logique territoriale des soins
En cela, la création de cette ESS traduit une transformation plus profonde du système de santé français passant d’une médecine fragmentée à une organisation collective et territorialisée. L’Assurance maladie et l’ARS soutiennent financièrement cette évolution. Après une aide au démarrage de 12 000€ en 2021 puis 15 000€ consacrés à la structuration du projet, l’ESS bénéficiera d’un financement annuel de 50 000€ à partir de 2026. Pour les autorités sanitaires, ces nouvelles organisations doivent permettre de mieux répartir les ressources médicales existantes, tout en limitant les ruptures de parcours et les renoncements aux soins. Dans un Vaucluse confronté au vieillissement de la population et à la raréfaction de spécialistes, l’ESS du Comtat Venaissin pourrait devenir un modèle appelé à essaimer dans d’autres disciplines.

L’équipe de l’ESS du Comtat Venaissin
L’ESS de neurologie du Comtat Venaissin regroupe 10 neurologues libéraux, les docteurs Bruno Perrouty, Pierre-Jean Gonon, Corinne Querel-Gonon, Anne Revol et Chloé Hirtz de Carpentras ; Valérie de Borchgrave d’Avignon, Géraldine Ast de Pertuis, Nathalie Grosmaire et Hervé Fayolle de Montélimar ; Alain Just de Chateaurenard ; Laura Dubousquet coordinatrice et Marie-Thérèse Casta-Jardi, infirmière en technique avancée (IPA).
Mireille Hurlin

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