20 janvier 2026 |

Ecrit par le 20 janvier 2026

CAPEB 84 : ‘la normalité est devenue un luxe’

Lors de ses vœux 2026, le président de la Capeb Vaucluse -Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment-, Philippe Herzog, a dressé un constat sans fard : l’artisanat du bâtiment traverse une crise durable, alimentée par la chute du neuf, des trésoreries sous tension et une instabilité réglementaire étouffante. Dans le Vaucluse, où les mises en chantier de logements reculent fortement, la Capeb appelle à un ‘choc de confiance’, à la simplification et à une politique lisible, tout en misant sur des relais locaux : adaptation des logements au vieillissement, patrimoine, formation et montée en compétence.  

Il y a des discours de vœux qui ressemblent à des bulletins météo. Et puis il y a ceux qui sonnent comme un baromètre d’alerte. Lundi 19 janvier, Philippe Herzog, président de la Capeb Vaucluse, a choisi la seconde option : un propos à la fois institutionnel et frontal, traversé par une phrase qui résume l’état d’esprit d’une partie de la profession : “des chantiers signés, payés, réalisés dans de bonnes conditions… ce qui est devenu une forme de luxe.” Un discours entendu par une soixantaine de personnes dont Thierry Suquet, préfet de Vaucluse.

Une crise qui s’installe, chiffres à l’appui
Au niveau national, la Capeb documente une dégradation persistante de l’activité. Sa note de conjoncture du 3ᵉ trimestre 2025 fait état d’un nouveau recul de l’artisanat du bâtiment, avec une baisse de 3,5% sur un an, tirée par la chute de la construction neuve (-6%) et un entretien-rénovation lui aussi en repli.  

En Vaucluse
Dans le Vaucluse, le tableau est au diapason. Les dernières analyses conjoncturelles de la filière construction indiquent 1 900 logements commencés sur 12 mois à fin novembre 2025, soit -29,8% en un an, tandis que l’emploi salarié construction est donné en baisse (12 727 salariés ; -4,2%). Des chiffres qui donnent un relief particulier aux mots du président : carnets irréguliers, marges qui se tassent, entreprises qui “réduisent la voilure” — et, de plus en plus, des dirigeants qui écourtent leur trajectoire en anticipant la retraite, faute de perspectives.

Une soixantaine de personnes s’était rendue aux voeux de la Caleb. Copyright MMH

“On nous demande d’être tout, tout de suite”
Au cœur du discours : l’instabilité. Philippe Herzog prend l’exemple emblématique de la rénovation énergétique, où l’outil public est perçu comme mouvant, complexe, parfois contradictoire avec les doctrines de formation de la profession. Le débat dépasse les seules lignes budgétaires : il touche à la confiance, à la lisibilité des règles et à la capacité d’une TPE (Très petite entreprise) à se projeter.

Effet yoyo
Ce diagnostic ‘d’effet yo-yo’ n’est pas isolé. Plusieurs analyses ont décrit une succession d’ajustements, de recentrages et de contraintes administratives autour de MaPrimeRénov’, au risque de décourager ménages et professionnels. À cette instabilité s’ajoute, selon la Capeb, une forme de paradoxe quotidien : être “plus verts, plus rapides, plus numériques” tout en restant “moins chers”, dans un environnement de contrôles et de procédures qui, à l’en croire, se trompe parfois de cible.

Le local comme levier : maires, marchés publics, logement adapté
Le président de la Capeb 84 a profité de l’année préélectorale municipale pour interpeller les élus : sans investissement local, le bâtiment ne joue plus son rôle de moteur territorial. Il demande notamment de faciliter l’accès des TPE à la commande publique et de redonner de l’oxygène administratif.

Pousser les marchés à potentiel
Dans le Vaucluse, la Capeb veut aussi pousser des marchés ‘à potentiel’ : l’adaptation des logements au vieillissement, via MaPrimeAdapt, et l’accompagnement des seniors. L’argument démographique est solide : selon l’Insee, la part des 60 ans ou plus atteindrait 31,5% dans le département en 2025. Autrement dit : la question du maintien à domicile n’est plus un sujet périphérique, mais un segment structurel, appelé à se développer.

De gauche à droite : Rabah OTMANI trésorier, Philippe HERZOG, président et Ornella LEZAMA secrétaire du bureau de la Capeb 84

Patrimoine, RSE, formation : la stratégie des compétences
Au-delà du constat, Philippe Herzog déroule une ligne : tenir par l’outil collectif et la montée en expertise. Patrimoine -bâti agricole, hydraulique, cultuel, mémoire-, RSE -Responsabilité sociétale des entreprises, appelée à devenir plus structurante dans les marchés-, qualifications, labels, et surtout formation, présentée comme un investissement défensif et offensif à la fois.

Renforcement de l’équipe
La Capeb Vaucluse annonce d’ailleurs un renforcement de son équipe sur les volets qualifications, fidélisation/adhésion et formation, avec une promesse : aider les artisans à se repérer dans la complexité, plutôt que de la subir seuls.

L’endurance pour tenir
Le discours se clôt sur un triptyque : action, union, détermination, et un mot ajouté, comme un aveu lucide : l’endurance. Dans un secteur où la crise du neuf pèse sur tout l’écosystème et où la rénovation devient plus technique, plus risquée, plus normée, l’enjeu n’est pas seulement de tenir, c’est d’éviter que la lassitude ne se transforme en renoncement.

Sans artisans, point de société
Car derrière les pourcentages et les dispositifs, il reste une réalité très concrète : sans artisans, pas de logements rénovés, pas de patrimoine entretenu, pas d’urgence réparée, pas de transition énergétique à l’échelle des quartiers. Et c’est précisément ce que la Capeb 84 est venue rappeler, vœux après vœux, non comme un rituel, mais comme un signal.
Sources Capeb, Cerc, Insee.
Mireille Hurlin

Valérie Coissieux, présidente de la Chambre des métiers et de l’artisanat de Vaucluse et Thierry Suquet préfet de Vaucluse Copyright MMH


CAPEB 84 : ‘la normalité est devenue un luxe’

Météo France vient de publier son bilan climatique annuel. Il apparait que 2025 est la quatrième année la plus chaude jamais mesurée en France depuis le début des mesures en 1900, après 2022, 2023 et 2020. L’an dernier, la température moyenne (14,0°) s’est élevée au-dessus de la normale de saison un jour sur deux contre 1 jour sur 5 seulement sous la normale.

Pour Météo France, ce bilan est le « signe de l’évolution rapide de notre climat » d’autant plus que « 2025 a été marquée par plusieurs épisodes de températures anormalement élevées (mai, juin, août ou encore novembre et début décembre). Les records de chaleur ont été 10 fois plus nombreux que les records de froid. »

Ainsi, plusieurs épisodes exceptionnellement chauds se sont succédé au cours de l’année durant lesquels la température a atteint des niveaux inédits pour la période sur de nombreuses régions. Ce fut notamment le cas en mai, juin, août ou encore novembre et début décembre. Sur l’ensemble de l’année, environ un tiers du pays a enregistré un niveau de chaleur inédit la nuit ou le jour au moins un mois dans l’année.

Avignon écrasé par la chaleur
En Vaucluse, le couloir rhodanien a été particulièrement exposé, tout comme le plateau de Sault et le Sud-Luberon. De quoi battre des records de chaleur dans presque la moitié des communes du département. Avignon affichant (avec Nîmes) le record de 11 jours de fortes chaleurs dépassant 35°C devant Toulouse et Carcassonne (9 jours).

+30% de pluie à Carpentras
Côté pluies, « après une année 2024 très excédentaire, le cumul de précipitations de l’année 2025 est légèrement déficitaire (-7%), avec de forts contrastes saisonniers » constate Météo France.

« La saison printanière a été beaucoup plus contrastée avec des précipitations largement déficitaires sur la moitié nord du pays, observent les auteurs de l’études. Sur les Hauts-de-France, le printemps 2025 a été le 3e printemps le plus sec depuis les années 1960 (derrière les printemps 2011 et 1976), avec un déficit de précipitations de 60%. À l’inverse, la moitié sud a connu des précipitations excédentaires, notamment sur le pourtour méditerranéen entre le 8 et le 15 mars et la Nouvelle-Aquitaine avec des cumuls remarquables du 18 au 20 avril, engendrant des débordements de cours d’eau. Sur la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, il s’agit du 8e printemps le plus arrosé depuis les années 1960. »

111 mm en 3 heures
Au final, sur l’année le bilan est excédentaire en moyenne sur l’année en région Provence–Alpes–Côte d’Azur où la pluviométrie dépasse la normale de 30% localement en Provence avec plus de 850 mm comme à Carpentras.

Bien que moins touché que nos voisins du Gard, le Vaucluse n’est pas passé entre les gouttes des intempéries, notamment les orages violents. Lors des pluies diluviennes du 21 septembre dernier, Météo France a enregistré 133mm à Avignon, dont 111mm en 3 heures.


CAPEB 84 : ‘la normalité est devenue un luxe’

Mardi 13 janvier, Thierry Suquet a présenté ses vœux devant un parterre d’élus, de représentants des corps constitués, des autorités civiles et militaires, des entrepreneurs, des associations, de tout ceux qui font vivre le Vaucluse.

« Malgré la sobriété budgétaire, je vous reçois avec plaisir grâce aux producteurs du département qui participent à cette soirée et à son buffet. Merci aux vignerons, artisans, commerçants. » Et de citer la Cave Clauvallis de Saint-Didier, la Brasserie artisanale du Ventoux, La Cuisine provençale de Monteux, les établissements Filière de Fontcouverte, la Ferme Montilienne, France Pistache et la pisciculture Les Truites de l’Isle-sur-la-Sorgue qui font honneur aux produits locaux de qualité.

Le Préfet a jeté un regard rétrospectif sur 2025 qui a mis en valeur la culture, « aux Chorégies, aux festivals, avec Avignon qui fait rayonner cette Terre de cultures. Mais aussi au passage du Tour de France au Mont Ventoux. J’en ai encore des frissons, a-t-il dit. Sans oublier les journées portes ouvertes, fin juin, à la Base Aérienne 115 d’Orange-Caritat, qui a fait découvrir tous les métiers de l’aéronautique militaire et surtout l’avion de chasse Rafale, le fleuron de l’Armée de l’Air et de l’Espace. »

Les perspectives pour 2026

Thierry Suquet a ensuite abordé 2026 et ses priorités. « Même si l’avenir est un peu bouché, nous avons des perspectives. En particulier, ce défi permanent qu’est la lutte contre les narco-trafiquants, c’est un problème de sécurité, de société. Il faut redonner toute sa place à la République, elle doit servir de rempart. Nous devons restaurer la sécurité au quotidien, quadriller sans cesse le territoire e Vaucluse. J’ai fait fermer nombre d’établissements qui cumulaient trafic et blanchiment et je compte continuer. »

Le Préfet a ensuite parlé de l’agriculture, pôle majeur d’activité du département avec un chiffre d’affaires supérieur à 1Md€ par an. « C’est un ensemble social et économique et la transition doit s’adapter aux réalités locales. Les paysans nous nourrissent, ils subissent les aléas climatiques, les règlementations. Sans eau, il n’y a pas de fruits et de légumes, grâce au projet HPA, à terme les exploitations seront irriguées. » Il aussi insisté : « Nous devons préserver les terres, le photovoltaïque ne doit pas s’installer sur les espaces naturels et agricoles. »

Côté logements, il a insisté sans toutefois citer la décriée Loi Zan (Zéro artificilisation nette). »Nous avons besoin de construire pour les familles, les salariés, les étudiants, tout en préservant les lieux. La sobriété foncière s’impose à nous ». La réindustrialisation aussi est une nécessité, il a évoqué le travail inlassable de VPA (Vaucluse Provence Attractivité et de sa directrice Cathy Fermanian) qui fait tout pour attirer des entreprises en Vaucluse et développer celles qui y sont déjà implantées.

Renforcer le rôle de l’État dans le département

Le Préfet a évidemment rappelé le rôle de l’État qu’il représente en Vaucluse. « Nous devons renforcer son rôle au service de la cohésion territoriale. France Service en est un exemple. Elle  déjà 27 agences dans le département, bientôt 28 avec Courthézon. Elles sont à moins de 20 minutes de n’importe quel Vauclusien pour l’accompagner dans ses démarches. »

La santé est aussi une donnée incontournable pour éviter les déserts médicaux. Déjà le département, sous l’impulsion de sa Présidente Dominique Santoni, salarie depuis 2022 des médecins à Avignon, Cadenet, Apt et Sorgues, bientôt à Pernes. « Nous devons élargir notre offre de soins en tissant un réseau plus dense pour que les patients aient un rendez-vous avec un généraliste sous 48h, que la télé-médecine se développe. Nous allons moderniser l’Hôpital d’Apt avec à la clé 10M€ pour le service des urgences. Pareil pour celui d’Avignon, avec une extension des urgences adultes et du centre de dialyse. »

« Il faut que l’État cesse d’être ambigu. Ce n’est pas lui tout seul qui porte l’intérêt général. »

Thierry Suquet

Il a aussi été question de décentralisation, et Thierry Suquet a été ferme : « Il faut que l’État cesse d’être ambigu. Ce n’est pas lui tout seul qui porte l’intérêt général. Certes il doit être sobre et économe mais travailler main dans la main avec les collectivités locales et la Sécurité Sociale. » Il a rappelé les différentes étapes des Lois de Décentralisation instaurées par Gaston Defferre, sous l’ère Mitterrand en 1982. Puis avec Jean-Pierre Raffarin, 1er Ministre de Jacques Chirac, place à l’Acte 2 en 2003 qui affirme de nouvelles formes de démocratie participative. Ensuite, en 2012 ont été lancés les « Schémas Départementaux de Coopération Intercommunale » auxquels ont succédé les EPCI (Établissement public de coopération intercommunale). Sans oublier le dispositif de péréquation des DMTO (Droits de Mutation à Titre Onéreux) perçus par les départements. Enfin, Acte 4 en 2022, la Loi 3DS (Décentralisation,  Déconcentration, Simplification) pour permettre plus de souplesse et d’efficacité dans l’action publique locale.

Avant de conclure son discours, le Préfet a évoqué les échéances des 15 et 22 mars, les Municipales, qui concernent les 151 communes de Vaucluse. « L’Etat est là pour donner une boîte à outils, pour informer, guider, aider les élus. La Préfecture est votre maison et nous travaillons en permanence avec l’Association des Maires de Vaucluse. Je souhaite que la campagne soit calme et sereine. Certes, la politique est un combat mais on doit respecter l’adversaire. Ni agressions verbales, ni agressions physiques, ni mépris. »


CAPEB 84 : ‘la normalité est devenue un luxe’

Avec la mise en service d’une centrale photovoltaïque de 4,25 MW à Donzère-Mondragon, le Vaucluse poursuit le développement des énergies renouvelables. Son raccordement au réseau public d’électricité, achevé en décembre 2025, s’est appuyé sur un chantier bas carbone d’envergure, conciliant performance énergétique et préservation de la biodiversité.


Mise en service le 15 décembre 2025, la centrale photovoltaïque de Donzère-Mondragon figure parmi les installations solaires les plus puissantes du département. Avec une capacité de 4,25 MW, elle contribue à renforcer la production d’électricité renouvelable dans un territoire déjà fortement engagé dans la transition énergétique, aux côtés de l’hydroélectricité portée par l’aménagement du Rhône et de ses canaux.

Une infrastructure stratégique pour la transition énergétique locale
Alors que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur accélère le déploiement du solaire pour atteindre ses objectifs climatiques, le raccordement de cette centrale photovoltaïque participe à la décarbonation du mix électrique.

6,6 kilomètres de réseau dans un environnement sensible
Pour acheminer l’électricité produite jusqu’au réseau public de distribution, 6,6 kilomètres de câble ont été déployés. Le tracé a nécessité une organisation fine des travaux, répartis entre 1,2 kilomètre sur le domaine public, finalisé au printemps 2025, et près de 5 kilomètres sur le domaine concédé de la Compagnie nationale du Rhône, le long de la digue du canal de Donzère-Mondragon.

Natura 2000
Cette zone, classée Natura 2000 et intégrée à une réserve naturelle, a imposé un calendrier strict. Les travaux ont été interrompus durant l’été afin de respecter la période de reproduction des castors et la nidification des oiseaux, avant de reprendre à l’automne. Une vigilance particulière a été portée lors des phases de terrassement, menées entre octobre et novembre.

Copyright Enedis

Un chantier bas carbone sous contrainte écologique
La spécificité du projet réside dans les choix techniques opérés pour limiter l’empreinte environnementale. Aucun apport de terre extérieure n’a été réalisé : l’utilisation d’un câble renforcé a permis de réutiliser exclusivement les déblais existants, réduisant significativement les transports et les émissions associées.

Respect de la faune et la flore
Lorsque les travaux ont concerné des zones végétalisées, des opérations de replantation à base de luzerne et de trèfle ont été prévues afin de restaurer les habitats naturels. Le recours au forage dirigé a également permis de franchir plusieurs ouvrages sans intervention intrusive sur les sols, la faune ou la flore. Les équipes ont, par ailleurs, adapté leur organisation aux opérations de régulation de la faune menées localement.

Copyright Enedis

Un signal fort pour le Vaucluse
Au-delà de l’infrastructure elle-même, ce raccordement illustre la capacité du réseau électrique à intégrer des productions renouvelables de plus en plus importantes, y compris dans des environnements naturels contraints. Dans le Vaucluse, où les projets solaires se multiplient ces dernières années, la question du raccordement devient un enjeu central pour la réussite de la transition énergétique. En 2025, 94 chantiers bas carbone ont ainsi été réalisés sur le périmètre de la direction régionale Provence Alpes du Sud, traduisant une montée en puissance des pratiques sobres en carbone dans les travaux de réseau.

À propos d’Enedis, un acteur clé du réseau électrique
Enedis est le gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité sur 95 % du territoire français. Filiale à 100 % du groupe EDF, l’entreprise est chargée de l’exploitation, de la maintenance et du développement du réseau électrique, ainsi que du raccordement des installations de production d’électricité, notamment issues des énergies renouvelables. Enedis accompagne ainsi la transition énergétique des territoires, en intégrant de nouvelles capacités de production tout en veillant à la performance du réseau et à la maîtrise de l’impact environnemental de ses chantiers.
https://www.enedis.fr/
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CAPEB 84 : ‘la normalité est devenue un luxe’

Un nouveau carrefour giratoire va voir le jour à Bollène, entre la RD994, la rue Ferdinand Gironne, l’avenue de la Rode et le quartier de La Croisière. Les travaux devraient durer huit mois.

Le Département de Vaucluse entame de nouveaux travaux routiers à l’entrée de la zone de la Croisière à Bollène où va être aménagé un carrefour giratoire. Durant toute la durée des travaux, qui devraient s’étaler sur huit mois, le trafic sera maintenu et peu perturbé.

L’opération comprend un carrefour giratoire à cinq branches qui sera situé à l’intersection de la RD994, la rue Ferdinand Gironne, l’avenue de la Rode et le quartier de La Croisière, ainsi que des cheminements doux, une aire de stationnement et un nouvel arrêt de bus.

Une circulation alternée sera mise en place sur la RD994 et la circulation sera déviée ponctuellement lors de la réalisation des enrobés. Ces travaux, dont le montant prévisionnel s’élève à 1,8M€, financées par le Département, la communauté de communes Rhône Lez Provence et la Ville de Bollène, visent à sécuriser la desserte et les accès à la zone d’activité économique La Croisière.

©Département de Vaucluse

CAPEB 84 : ‘la normalité est devenue un luxe’

Aménagement d’un carrefour giratoire à Bollène, restauration du Pont des Arméniens à Sorgues, ou encore sensibilisation à la sécurité routière dans les collèges. Quels travaux et interventions sont prévus par le Département de Vaucluse au mois de janvier ?

Pour commencer l’année, le Département de Vaucluse a débuté des travaux à Bollène, dont le budget s’élève à 1,8M€, pour créer un carrefour giratoire afin de sécuriser la desserte et les accès à la zone d’activité économique ‘La Croisière’ et l’Avenue Ferdinand Gironne menant à la gare de la Croisière, ainsi que les liaisons piétonnes sur les côtés de la RD994 et les dessertes bus. Le chantier devrait durer huit mois.

Dans le mois, la préparation du chantier du Pont des Arméniens, à Sorgues, édifice centenaire de 152 mètres de long fermé depuis les années 1970 situé le long de la véloroute, va débuter afin de permettre son démontage puis sa restauration. Les travaux, prévus sur 28 mois, devrait coûter 8,1M€.

Quatre journées de prévention et de sensibilisation à la sécurité routière sont programmées ce mois-ci dans le collège Gérard-Philipe à Avignon le mardi 13 janvier, le collège François-Raspail à Carpentras le jeudi 15 janvier, le collège Champfleury à Avignon le mardi 20 janvier, ainsi que le collège Rosa-Parks à Cavaillon le mardi 27 janvier.

Les chantiers en cours

  • Réparation du Pont sur l’Ouvèze, à Bédarrides. Les travaux ont débuté en juillet 2025 et devraient s’achever au cours du printemps.
  • Aménagement du carrefour de Bonpas. Les travaux ont débuté en mai 2025 et se poursuivent.
  • La déviation d’Orange entre le giratoire du Coudoulet et la route de Camaret. Les travaux sont en cours.
  • Réhabilitation de la demi-pension, de la vie scolaire et des locaux des agents techniques du collège Vallée du Calavon à Cabrières d’Avignon. Les travaux ont démarré en novembre 2025 pour une duré provisionnelle de 10 mois.
  • Réhabilitation du collège Lou Vignarès à Vedène. Le chantier devrait s’achever en mars, après les aménagements extérieurs.
  • Restructuration du Centre sportif départemental de Fontaine-de-Vaucluse. Les travaux devraient durer 16 mois.

CAPEB 84 : ‘la normalité est devenue un luxe’

À compter depuis ce 8 décembre, le département de Vaucluse est placé en vigilance orange pour un risque de neige et de verglas. En cause : des précipitations faibles mais tombant sur des sols froids, susceptibles de rendre les routes glissantes. Les services départementaux sont mobilisés dès les premières heures, tandis que les autorités appellent à la plus grande prudence dans les déplacements.


Dans son bulletin publié mercredi 7 janvier au soir, Météo France a annoncé le passage du Vaucluse en vigilance orange à partir de 5 heures du matin. L’épisode attendu combine de faibles précipitations et des températures basses, un cocktail propice à la formation de verglas, notamment sur les axes routiers secondaires et les zones déjà soumises au regel nocturne. Les chaussées peuvent ainsi se révéler glissantes de manière ponctuelle mais assez généralisée, en particulier sur l’est et le sud du département, où des phénomènes de regel sont déjà observés.

Neige attendue sur les reliefs
Si la plaine est surtout exposée au verglas, les secteurs d’altitude ne sont pas épargnés. Sur le plateau de Sault, des chutes de neige sont prévues, avec des cumuls estimés entre 2 et 5 centimètres. Des quantités modestes, mais suffisantes pour perturber la circulation et accroître les risques d’accidents, notamment aux premières heures de la journée.

Routes : une mobilisation anticipée
Face à cet épisode hivernal, le Conseil départemental de Vaucluse a annoncé la mobilisation de ses équipes dès 4 heures du matin. Les opérations de salage des routes départementales doivent permettre de limiter l’adhérence réduite et de sécuriser les principaux axes, dans un contexte où la moindre baisse de température peut suffire à transformer une chaussée humide en surface glissante.

Copyright Freepik

Appel à la prudence des usagers
Les autorités invitent les habitants à faire preuve de la plus grande vigilance. Les déplacements non indispensables sont à limiter, en particulier aux heures matinales, et les automobilistes sont appelés à adapter leur conduite aux conditions hivernales. Pour suivre l’évolution de la situation en temps réel, il est recommandé de consulter le site de vigilance météorologique et de s’informer via les médias locaux, notamment Ici (ex France Bleu Vaucluse sur 100.4 FM).

Prudence
Si l’épisode annoncé reste d’intensité modérée, il n’en demeure pas moins potentiellement perturbant. En plein cœur de l’hiver, la vigilance orange rappelle que quelques heures de verglas suffisent à désorganiser la circulation et les activités quotidiennes. Anticipation, information et prudence restent les meilleurs alliés pour traverser cet épisode sans incident.
Source : Préfecture de Vaucluse
Mireille Hurlin


CAPEB 84 : ‘la normalité est devenue un luxe’

À Orange, la résidence de La Tourre, construite dans les années 1960, sort de sa mauvaise réputation grâce à une convention de coopération ambitieuse entre Grand Delta Habitat, les services de l’État et les forces de l’ordre. Sécurité renforcée, réhabilitation massive du patrimoine, nouveaux services et gros investissements : ce partenariat illustre une stratégie intégrée où rénovation urbaine et tranquillité résidentielle convergent pour améliorer concrètement la vie des habitants.


La visite officielle de la résidence de La Tourre, début décembre, a mis en lumière les avancées permises par la convention signée en juin dernier entre Grand Delta Habitat, la Préfecture de Vaucluse, les Procureures d’Avignon et de Carpentras, la Police nationale et la Gendarmerie. Ce dispositif institutionnel inédit vise à renforcer la communication entre partenaires, accélérer les interventions en cas de trouble et coordonner la prévention locale de la délinquance.

Une convention qui change la donne
Pour le Préfet de Vaucluse, il s’agit «d’assurer d’abord la sécurité du quotidien» pour garantir la liberté et la fraternité dans les quartiers. Cette approche combine présence policière accrue et actions de terrain, notamment l’éradication de points de deal actifs.

Réhabilitation : des chiffres et des transformations visibles
Au cœur du projet, une réhabilitation lourde de 13,17M€ HT, entièrement financée par Grand Delta Habitat avec l’appui de prêts institutionnels, remodèle profondément le quartier. Sur le plan du bâti, les chantiers affichent d’importantes avancées: Isolation thermique par l’extérieur terminée, avec une amélioration notable du confort et des charges énergétiques. 90% du bardage finalisé, offrant une nouvelle identité architecturale. 80% des parties communes rénovées, incluant sols, sanitaires, installations électriques et gaz. Sécurisation accrue avec changement des portes palières, renforcement des accès et extension du parc de vidéoprotection. La performance énergétique progresse également : la résidence passe du DPE (Diagnostic de performance immobilier) E au DPE C, ce qui allège durablement les charges pour les familles et valorise le patrimoine.

Une vie de quartier repensée
La transformation de La Tourre ne se limite pas au bâti. Les espaces extérieurs ont été redessinés via des plantations, la création d’espaces de jeux, la pose de mobilier urbain, afin de favorisenr la convivialité et l’appropriation du lieu par les habitants.

Copyright Grand Delta Habitat

Une crèche de 24 places
Parallèlement, une crèche de 24 places a été aménagée au sein du bâtiment A, financée à hauteur de 920 000€ en concertation avec la Ville d’Orange et la CAF (Caisse d’allocations familiales). Ce nouvel équipement, issu de la transformation de logements existants, illustre l’ambition de consolider les services de proximité dans le quartier et de répondre à des besoins quotidiens.

Répondre aux besoins des familles
Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat, évoque ce projet comme une réponse concrète aux besoins des familles, symbole d’un renouvellement urbain pensé pour et avec les habitants.

Un modèle pour l’avenir
La convention va au-delà de La Tourre : elle s’inscrit dans une politique plus large de Grand Delta Habitat qui, après la fusion de 2023, est devenue la première coopérative HLM de France, gérant près de 44 547   logements et accompagnant plus de 90 000 personnes dans leur parcours résidentiel.

Vers une modélisation duplicable
Dans ce contexte, d’autres conventions et partenariats sont développés pour renforcer la sécurité, fluidifier les procédures administratives et encourager l’investissement dans des travaux structurants. L’expérience de La Tourre, où coopération institutionnelle rime avec progrès tangible, pourrait servir de référence pour des opérations similaires ailleurs en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Mireille Hurlin

Copyright Grand Delta Habitat

CAPEB 84 : ‘la normalité est devenue un luxe’

Face à l’épisode de grand froid en cours, le préfet de Vaucluse alerte sur les risques d’intoxication au monoxyde de carbone, gaz mortel, invisible et inodore, responsable chaque année de centaines d’accidents domestiques.

Le monoxyde de carbone provoque chaque année en France le décès d’une centaine de personnes et en intoxique plusieurs milliers. Il résulte d’une combustion incomplète liée au mauvais fonctionnement d’appareils de chauffage ou d’eau chaude, à un défaut de ramonage ou à une utilisation inadaptée de matériel comme les poêles à pétrole ou les groupes électrogènes. Le risque augmente en hiver, avec la forte utilisation des appareils à combustion.

Les bons comportements à adopter
Pour limiter les risques d’intoxication, le préfet rappelle plusieurs mesures essentielles : Faire vérifier et entretenir les installations de chauffage et d’eau chaude par un professionnel ; Aérer son logement au moins 15 minutes par jour ; Maintenir les systèmes de ventilation en bon état et ne pas gêner les entrées/sorties d’air ; Installer un détecteur de monoxyde de carbone, et respecter les consignes d’utilisation des appareils à combustion. Il est également recommandé de ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu ; De placer les groupes électrogènes à l’extérieur, et de ne pas utiliser pour se chauffer des appareils non prévus à cet usage. Les organisateurs de rassemblements doivent aussi être vigilants, notamment concernant les panneaux-radiants à combustible gazeux.

Les symptômes à reconnaître
L’intoxication chronique peut entraîner maux de tête, nausées, fatigue ou confusion. L’intoxication aiguë provoque vertiges, perte de connaissance ou troubles cardio-vasculaires pouvant mener au coma ou au décès. La gravité dépend de la durée d’exposition, de l’intensité du gaz et de la fragilité des personnes.

En cas de suspicion
En cas de symptômes ou de suspicion d’intoxication, il est recommandé : D’aérer immédiatement les locaux ; D’arrêter les appareils à combustion ; D’évacuer les lieux, et d’appeler les secours en  composant le 15, le 18, le 112 ou le 114 pour les personnes malentendantes.

En savoir plus
ministère des Solidarités et de la Santé ; outils d’information de Santé Publique France ; Agence régionale de santé Provence-Alpes Côte d’Azur
Calista Contat-Dathey

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