Poussières du Sahara : le Vaucluse placé en vigilance pollution
Le Vaucluse, comme l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, connaît ce vendredi 28 août un épisode de pollution aux particules fines PM10 (particules en suspension dans l’air dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres). En cause ? Des poussières désertiques transportées par le vent de sud puis rabattues au sol. Le niveau ‘information-recommandations’ est activé par la Préfecture de Vaucluse. L’arrivée d’un vent d’ouest samedi devrait améliorer la situation.
Depuis plusieurs jours, un vent de sud transporte une masse d’air chargée en particules désertiques en altitude. En retombant au sol, celles-ci ont fait grimper les concentrations de PM10, jusqu’au dépassement du seuil réglementaire d’information et de recommandations. AtmoSud, l’organisme agréé par l’État chargé de surveiller la qualité de l’air en Région Sud, confirme cet épisode de pollution aux particules désertiques. La qualité de l’air est considérée comme mauvaise sur l’ensemble de la région. Le vent d’ouest attendu samedi 29 août doit renouveler la masse d’air et repousser les poussières hors de la région. Le risque de pollution devrait alors nettement diminuer.
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Les personnes sensibles appelées à la prudence Les personnes vulnérables ou sensibles à la pollution, comme notamment les personnes âgées, les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes asthmatiques ou souffrant de pathologies respiratoires ou cardiovasculaires sont invitées à limiter les efforts physiques intenses et à éviter, autant que possible, les zones très circulées.L’ARS (l’Agence régionale de santé) rappelle que lors d’un épisode de pollution aux particules, les personnes sensibles doivent privilégier les activités physiques modérées, tandis que la population générale est invitée à réduire ou reporter les efforts sportifs intenses.AtmoSud recommande également de privilégier les déplacements les moins émissifs, une conduite souple et l’éloignement des grands axes routiers aux heures de pointe pour les personnes sensibles.
Des contrôles renforcés dans le département Le préfet de Vaucluse renforce parallèlement les contrôles, le respect des limitations de vitesse, les contrôles antipollution des véhicules et les contrôles techniques obligatoires.Les cyclomoteurs feront également l’objet d’une surveillance particulière concernant d’éventuels dispositifs de débridage. Les contrôles seront renforcés sur les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), ainsi que sur le respect de l’interdiction du brûlage à l’air libre des déchets verts. L’évolution de l’épisode de pollution est disponible sur le site d’AtmoSud. Source : Préfecture de Vaucluse. Mireille Hurlin
Prévision Atmosud pour demain 29 aout 2026 Copyright Atmosud
Poussières du Sahara : le Vaucluse placé en vigilance pollution
Avec 1,9 million de passages enregistrés en 2025 sur ses véloroutes, plus de 1 500 km de parcours balisés et près de 350 professionnels labellisés ‘Accueil Vélo’, le Vaucluse a fait du deux-roues l’un de ses atouts touristiques majeurs. Derrière les ascensions du Ventoux et les balades dans le Luberon, toute une économie locale s’organise désormais autour de la petite reine.
Près d’1,9 million de passages cyclistes ont été comptabilisés en 2025 sur les véloroutes du Vaucluse. Une fréquentation qui confirme l’attrait d’un département où le vélo permet de relier des paysages, des villages et des sites touristiques sans passer par la voiture. Le territoire dispose de trois grands itinéraires structurants. La ViaRhôna, sur environ 72 km dans le département, longe le Rhône ; La Via Venaissia emprunte une ancienne voie ferrée entre Orange et Robion, au milieu des vignobles et des vergers et plus au sud, la Véloroute du Calavon traverse le Luberon et constitue l’un des itinéraires préférés du cyclotourisme vauclusien. À ce réseau s’ajoutent plus de 1 500 km de parcours balisés sur route et 1 100 km de circuits VTT (vélos tous terrains, ce qui séduit autant le cycliste sportif que la famille venue prendre le temps de découvrir le territoire.
Le Ventoux, locomotive à deux roues Et puis il y a le Ventoux dont le sommet culmine à 1 912 mètres et continue d’attirer, chaque année, entre 125 000 et 150 000 cyclistes. Lorsque le Tour de France ou, désormais, le Tour de France Femmes passe par le département, l’effet médiatique amplifie encore cette attraction. Et cela sert les intérêts du Vaucluse qui transforme l’exploit sportif en séjour touristique. Un cycliste qui gravit le Ventoux ne repart pas forcément aussitôt puisqu’il lui faut se loger, manger, réparer une roue, louer un vélo, transporter les bagages ou prolonger l’escapade. Le vélo devient, ainsi, un moteur pour l’hébergement, la restauration et les commerces de proximité.
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Le label Accueil vélo Le département compte aujourd’hui environ 350 prestataires engagés dans cette démarche. Ils sont hébergeurs, restaurateurs, loueurs, réparateurs ou encore des structures Offices de tourisme qui adaptent leurs services à une clientèle en recherche de local sécurisé pour les bicyclettes, d’informations sur les itinéraires, d’équipements adaptés ou d’accès à la recharge de batteries dévolues aux vélos à assistance électrique (VAE).
Le vélo électrique change la donne L’essor du vélo à assistance électrique a, d’ailleurs, profondément élargi son public. Si le Ventoux reste un défi pour les grimpeurs, les voies vertes et les véloroutes permettent à des visiteurs moins sportifs de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans la journée. A ce propos, le Vaucluse dispose de 160 bornes de recharge pour vélos électriques et d’un équipement qui accompagne cette évolution, ce qui permet de repousser les distances et donc d’élargir le périmètre de consommation touristique. Le vélo est l’outil parfait pour une escapade à plusieurs étapes : marché provençal le matin, déjeuner dans un village, visite d’un domaine viticole, halte culturelle puis nuit dans une chambre d’hôtes.
Une tendance nationale qui profite au Vaucluse Selon le bilan 2025 de la fréquentation cyclable en France publié par le Réseau vélo et marche, les compteurs installés sur les itinéraires cyclables ont enregistré une progression de 5 % en 2025. Depuis 2019, la fréquentation a augmenté de 47 %. Après l’explosion de la pratique observée au début des années 2020, la croissance s’est certes ralentie. Mais elle demeure orientée à la hausse, notamment sur les itinéraires touristiques. La météo a également joué un rôle : après une année 2024 particulièrement pluvieuse, le printemps 2025 a connu une nette reprise de la fréquentation. Si le vélo a bien trouvé sa place en Vaucluse, il reste à transformer cette fréquentation en retombées économiques durables, tout en poursuivant les aménagements sécurisés. Car les 1,9 million de passages enregistrés sur les véloroutes, génèrent des nuitées, des repas, des locations, des réparations et des achats. Le Vaucluse dispose déjà du décor, il lui reste à continuer de faire du vélo une véritable destination.
Les principaux chiffres du tourisme en Vaucluse Le tourisme en Vaucluse représente un pilier économique majeur, générant environ 1,6 milliard d’euros de retombées financières par an et soutient directement plus de 12 000 emplois salariés, principalement dans l’hôtellerie et la restauration.
Chiffres clés de la fréquentation Volume : Environ 4,8 à 5 millions de touristes accueillis chaque année. Nuitées : Le département enregistre 21,3 millions de nuitées touristiques globales. Origine : La clientèle reste majoritairement française (62 %), mais le territoire capte une forte part internationale (9,1 millions de nuitées étrangères menées par les Allemands, les Belges et les Américains).
Répartition géographique des nuitées 29 % se déroulent dans le Grand Avignon et le Luberon ; 27 % pour le secteur du Mont Ventoux ; 15 % pour la Vallée du Rhône.
Les principaux leviers d’attractivité L’économie touristique locale s’appuie fortement sur le patrimoine historique et le tourisme vert. Le Palais des Papes à Avignon reste le site le plus visité avec près de 700 000 entrées annuelles. Le Vaucluse mise également sur l’œnotourisme et les mobilités douces, comptabilisant 2 000 km de véloroutes et sentiers de randonnée balisés. Sources : Département de Vaucluse ; Vaucluse Provence Attractivité. Mireille Hurlin
Poussières du Sahara : le Vaucluse placé en vigilance pollution
Selon une étude duboncoin, 18 % des habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur envisagent sérieusement de quitter leur région si les canicules s’intensifient, soit la proportion la plus élevée de France. En Vaucluse, les chiffres météorologiques donnent déjà une idée de ce qui pourrait peser demain sur le marché immobilier. Alors que les étés se font plus longs, plus secs et plus éprouvants, l’accès à la fraicheur semble s’inviter dans les choix résidentiels.
À Avignon comme dans le reste du département, la chaleur n’a plus rien d’exceptionnel. Lors de la vague de chaleur de juillet 2026, Météo-France a recensé jusqu’à 14 jours avec des températures dépassant 35 °C à Avignon. En juin, Carpentras avait connu 13 journées de forte chaleur. Un an plus tôt, Avignon avait déjà enregistré 11 jours au-dessus de 35 °C en juin 2025. Clairement, la saison 2026 a elle été hors norme. Juin a été le mois le plus chaud jamais mesuré en France, avec une température moyenne supérieure de 3,8 °C aux normales. Juillet a ensuite battu un nouveau record : 24,9 °C de moyenne nationale, soit 3,8 °C au-dessus des normales, ce qui en fait le mois le plus chaud depuis 1900. Pour les habitants, la question de la température et surtout du confort du logement est devenue essentielle.
Le climat entre dans les critères immobiliers L’étude ‘Canicule & Immobilier 2026’, réalisée par leboncoin auprès de 1 752 personnes en juin, révèle que 81 % des Français ressentent un inconfort lié aux fortes chaleurs dans leur logement. Au total, 34 % envisagent déjà ou pourraient envisager de déménager si les canicules devenaient plus intenses. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la proportion atteint 18 % pour ceux qui envisagent sérieusement de partir, devant l’Occitanie et l’Auvergne-Rhône-Alpes, à 8 %. Ainsi, le confort d’été devient un argument résidentiel, au même titre que le prix, les transports ou la proximité des services. Et les destinations imaginées sont révélatrices : parmi ceux qui rêvent d’un environnement plus frais, 42 % choisissent le littoral tempéré et 27 % la montagne. La Bretagne, la Normandie et la façade Atlantique apparaissent ainsi comme les territoires les plus attractifs dans cette nouvelle géographie climatique.
Un climat qui va encore durcir Selon les projections de Météo-France, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur devrait connaître +2,2 °C de température moyenne annuelle à l’horizon 2050, par rapport à la période 1976-2005. Pour le Vaucluse, la hausse estivale atteindrait +2,6 °C. Le département pourrait également compter en moyenne davantage de nuits chaudes et de journées dépassant 35 °C.
A l’horizon 2 100 À l’horizon 2100, le scénario est plus radical encore : +4,2 °C en été dans le Vaucluse, selon la trajectoire de référence retenue par Météo-France. À l’échelle régionale, les étés pourraient se réchauffer de près de 4 à 5 °C selon les départements. La France connaît déjà une accélération des vagues de chaleur. Sur les 54 épisodes recensés depuis 1947, les deux tiers se sont produits depuis le début du 21e siècle. La troisième vague de chaleur de 2026, du 28 juillet au 19 août, a duré 23 jours, égalant le record de juillet 1983.
La fraîcheur a-t-elle un prix ? Orientation du logement, végétalisation, volets, isolation, ventilation, présence d’un extérieur ombragé ou capacité à conserver la fraîcheur pourraient progressivement peser davantage dans les arbitrages des acheteurs et des locataires. Le gouvernement souligne désormais la nécessité d’adapter les logements au ‘confort d’été’, alors que les vagues de chaleur sont appelées à devenir plus fréquentes, plus longues et plus intenses. En Vaucluse, où les épisodes à plus de 35 °C se multiplient déjà, cette évolution pourrait être particulièrement visible. La chaleur ne fera probablement pas disparaître l’attrait de la Provence. Mais elle pourrait modifier, à petits pas, la manière dont on choisit d’y vivre, d’y acheter… et peut-être d’y rester. Source : Leboncoin ici. Mireille Hurlin
Poussières du Sahara : le Vaucluse placé en vigilance pollution
Les avis de taxe foncière 2026 arrivent à partir d’aujourd’hui 27 août, pour les propriétaires non mensualisés. Si la revalorisation nationale des bases est limitée à 0,8 %, c’est la valeur locative cadastrale qui sert de socle au calcul de l’impôt. Or, une erreur ancienne sur la surface, les équipements ou les dépendances peut alourdir, chaque année, la facture. Orka.tax nous explique comment faire.
Si le taux de la taxe foncière est voté par les collectivités, une part de celle-ci est déterminée à partir des caractéristiques du logement. C’est précisément sur cette donnée que les propriétaires peuvent agir lorsqu’une erreur est constatée. Selon orka.tax, 87 % des 1 351 dossiers vérifiés présentent une surévaluation, pour un écart moyen annoncé de 260 € par an.
95 m² peuvent devenir 140 m² La surface retenue pour le calcul fiscal n’est pas simplement celle que l’on retrouve sur un diagnostic immobilier. La réglementation prévoit une surface pondérée, à laquelle peuvent s’ajouter des équivalences liées aux équipements. Une baignoire représente ainsi 5 m², un receveur de douche 4 m², un lavabo 3 m² et le chauffage central 2 m² par pièce. Ces barèmes, loin d’être une invention récente, figurent toujours dans le Code général des impôts. Le problème apparaît lorsque le fichier cadastral ne suit plus les transformations du logement. Une salle d’eau modifiée, un équipement supprimé ou une dépendance disparue peuvent ainsi continuer à peser dans l’évaluation. Le document le plus instructif n’est d’ailleurs pas l’avis de taxe foncière lui-même, mais la fiche d’évaluation cadastrale 6675, que le propriétaire peut demander à son service des impôts.
Quatre mois pour agir sur 2025 La réclamation concernant la taxe foncière 2025 doit être déposée au plus tard le 31 décembre 2026. Pour l’imposition 2026, le délai court jusqu’au 31 décembre 2027. Cette règle est confirmée par l’administration fiscale : les impôts locaux peuvent être contestés jusqu’au 31 décembre de l’année suivant leur mise en recouvrement. Une erreur reconnue peut conduire à une réduction de l’imposition et au remboursement du trop-perçu pour les années encore contestables. Encore faut-il pouvoir démontrer l’anomalie. Et attention : déposer une réclamation ne dispense pas de payer la taxe dans les délais. En 2026, l’échéance est fixée au 15 octobre, ou au 20 octobre pour un paiement en ligne. Plutôt que de regarder uniquement le montant affiché sur l’avis, le propriétaire vérifiera ce qui se trouve derrière. Une surface erronée ou une caractéristique devenue obsolète peut sembler anodine. Sur plusieurs années, elle ne l’est plus. Source : Orka.tax ici
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Taxe foncière : où paie-t-on le plus en Vaucluse ? Avec des écarts considérables d’une commune à l’autre, la taxe foncière réserve quelques surprises en Vaucluse. Le Pontet, Le Thor et Pertuis figurent parmi les communes affichant les taux les plus élevés, tandis que Buoux se situe à l’autre extrémité du classement.
Le Pontet en tête Les propriétaires vauclusiens ne sont décidément pas logés à la même enseigne. Selon le classement actualisé de Villages Français (mis à jour en mars 2026), Le Pontet affiche un taux de taxe foncière sur les propriétés bâties de 48 %, devant Le Thor (45,1 %) et Pertuis (44,9 %). Suivent Morières-lès-Avignon (44,7 %), Vedène (44,4 %), Althen-des-Paluds (43,3 %) et Caumont-sur-Durance (43,1 %). À Avignon, le taux atteint 42,4 %, plaçant la cité des papes au neuvième rang du classement départemental. Carpentras affiche 42 %, Monteux 41,8 %, tandis que L’Isle-sur-la-Sorgue atteint 40,8 %. À l’inverse, Orange se situe à 35,5 % et Bollène à 30,3 %.
Des écarts qui ne disent pas tout Le taux ne suffit toutefois pas à déterminer la facture finale. La taxe foncière est calculée à partir de la valeur locative cadastrale du bien, à laquelle sont appliqués les différents taux. Deux propriétaires occupant des logements comparables peuvent donc recevoir des avis sensiblement différents selon leur commune et les caractéristiques fiscales de leur habitation. En Vaucluse, le taux moyen départemental ressort à 31,3 % en 2025, contre 35,9 % au niveau national selon les données compilées par Orka.tax. La dispersion reste néanmoins forte, de 19,1 % à Buoux jusqu’à 48 % au Pontet.
2026 : une revalorisation limitée Les avis 2026 sont disponibles depuis le 27 août pour les contribuables non mensualisés et le seront à partir du 19 septembre pour les mensualisés. Pour connaître précisément la situation de sa commune, la DGFiP (Direction générale des finances publiques) propose désormais un outil permettant de consulter les taux de fiscalité locale votés et de les comparer avec ceux des communes voisines. Derrière un taux spectaculaire ou, au contraire, relativement modéré, c’est bien le montant final inscrit sur l’avis qui compte. Et dans un département où les écarts communaux sont aussi marqués, regarder ce taux avant d’acheter ou de vendre un bien peut réserver quelques enseignements. Source DGFIP ici et aussi ici. Mireille Hurlin
Poussières du Sahara : le Vaucluse placé en vigilance pollution
Créée en 1926, la Fédération des Caves des Vignerons Coopérateurs de Vaucluse célèbre, en 2026, son centenaire. Organisation de terrain et de proximité, elle a son siège au Palais du Vin, à Orange, et réunit 27 caves coopératives adhérentes du département. Elle constitue un lieu permanent de concertation et d’échanges entre les caves, en prise directe avec leurs réalités, dans un contexte de crise.
» La filière traverse une crise structurelle et conjoncturelle sans précédent. Beaucoup de vignerons se posent la question de continuer. Les jeunes ne reprennent pas forcément les exploitations. Cela va de pair avec une baisse de la consommation du vin au niveau mondial, plus accentuée encore en Europe. La Fédération se pose de nombreuses questions sur l’avenir et les solutions à apporter à cette crise sans précédent. Nous avons organisé cette année un voyage d’études en Italie, plus précisément en Vénitie. L’objectif était de comprendre les raisons du succès du Proseco qui est en croissance à deux chiffres depuis 10 ans en vente en France » explique Cédric Chauvet, juriste en droit international, commercialisation à l’export et investissement au sein de la Fédération. » L’idée n’était pas du tout de ramener les clés du Proseco dans le Vaucluse mais de réfléchir à des méthodes permettant à notre viticulture locale de s’en sortir mieux dans ce contexte très compliqué « .
Un esprit commerçant Ce voyage d’études a fait ressortir l’aspect commerçant de ces viticulteurs italiens. » On s’est rendu compte en comparaison que l’on vendait mal « . A 90%, les aides publiques vont vers l’amont, à savoir la production. Seuls 8% sont dédiées à l’aval, la communication et marketing. Le budget dédié à la force commerciale à l’export n’est pas assez important selon la Fédération.
Une consommation qui augmente hors europe » La consommation s’écroule en France et en Europe mais elle augmente dans de nombreux pays dans le monde. L’arrachage des vignes en France est beaucoup plus important que dans les autres pays. Il faut adapter nos vins aux consommateurs plus jeunes et produire des vins faciles comme l’ont fait les Italiens avec le Proseco en sucré et en bulles » explique Alain Brusset, le directeur de la Fédération depuis 1992. Selon le directeur, le monde du vin s’est offusqué de ces tendances et n’a pas voulu s’adapter aux demandes plus jeunes en restant dans ses valeurs traditionnelles qui plaisent aux plus de 55 ans.
Bien vendre le vin Pour la Fédération, il y a un gros travail de marketing et de communication du vin du Vaucluse mais une commercialisation plus approfondie est également nécessaire. Il faut glaner des informations auprès des cabinets d’études sur les tendances de consommation dans le monde entier, dans les 10 ans à venir, comme l’ont fait les italiens. » Après ce travail qui permettra d’être adapté à la demande des consommateurs, il faudra remettre une armada de commerciaux à l’export. La France a perdu 12% de parts de marché à l’export, en passant de 22 à 10 en 10 ans, soit une perte de 12 millions d’hectolitres. Le Vaucluse est dans la même tendance « .
Être réactif Le voyage d’études réalisé en Italie a aussi permis aux directeurs de caves coopératives présents de voir comment les vignerons italiens se sont adaptés. Ils sont en réflexion permanente sur les tendances de consommation de demain. Ils analysent ce qui se boira dans 10 ans et le plantent aujourd’hui. » Nous avons un problème local avec le rouge. Il faut s’orienter vers le blanc. Pour les rouges restant, il faudra peut-être passer sur du concept primeurs pour les jeunes, donnant un vin rouge frais et léger. Nous avons besoin pour cela d’études de consommation sérieuses « .
Une délégation de la Fédération s’est rendue en Vénétie pour comprendre le succès du Proseco Copyright Les Vignerons coopérateurs de Vaucluse
Le plan d’action Pour sortir de cette crise majeure, il faut une synergie entre tous les acteurs de la profession pour définir un plan d’action. » Il est temps de convaincre tous les conseils d’administration des caves coopératives que le temps est arrivé de s’occuper davantage de l’aval que de l’amont, à savoir le marketing et la valorisation de nos vins pour pouvoir exporter bien davantage nos vins du Vaucluse. De nombreux pays comme l’Inde, le Brésil représentent en effet un potentiel de croissance, compensant les pertes de la consommation en France et en Europe. Au niveau mondial, il manque certains vins dans le monde » explique Alain Brusset.
Les missions de la Fédération Défendre les valeurs de la coopération et des vignerons coopérateurs ; Promouvoir et représenter les caves aux niveaux départemental, régional et national ; Conseiller les caves dans les domaines juridique, fiscal, social et réglementaire ; Préserver le foncier agricole (reprise, transmission, achat) ; Assurer la veille, l’information et l’accompagnement technique (investissements, environnement, sécurité) ; Former les administrateurs et les salariés, aider au recouvrement et défendre juridiquement les caves.
Quelques chiffres Caves coopératives adhérentes : 27 ; Nombre de coopérateurs : 3 000 ; Surface totale : 19 704 hectares ; Récolte 2025 : 870 583 hl dont Agriculture biologique 105 795 hl et Certifié Haute Valeur Environnementale 145 561 hl.
L’info Le siège de la Fédération se trouve désormais à Orange, au Palais du Vin. Elle a ainsi rejoint à l’été 2025 les caves particulières déjà présentes dans ce lieu. La Fédération représente 60% de la production totale du département.
Une étude sur le marché mondial du vin en 2026 » Fabrice Chaudier est un consultant, spécialiste des marchés viticoles, avec qui nous travaillons pour mettre en place des stratégies commerciales pour nos caves adhérentes » explique Cédric Chauvet. Son étude montre la faiblesse de la France à l’export, l’évolution des attentes du consommateur.
En résumé pour la France Produire du vin (blanc, bulles), bio, cœur et haut de gamme, distribué en France en circuits traditionnels et à l’export ; Aider au stockage ; Créer de la valeur ; S’aligner à la réalité de la demande. Olivier Muselet
Poussières du Sahara : le Vaucluse placé en vigilance pollution
Selon la Préfecture la situation hydrologique continue de se dégrader en Vaucluse. La Durance et la Nesque passent en alerte renforcée, tandis que le Sud-Ouest du Mont-Ventoux est désormais en alerte. Plusieurs autres bassins restent soumis à des restrictions élevées.
Face à la poursuite de la dégradation météorologique et hydrologique, le préfet de Vaucluse renforce les mesures d’économie d’eau. La Durance et la Nesque passent en alerte renforcée, rejoignant le Calavon-amont et le Sud-Luberon, déjà à ce niveau. Le Sud-Ouest du Mont-Ventoux passe en alerte, comme le Calavon-médian et les Sorgues. La Meyne, le Rhône et l’Ouvèze provençale restent, eux, en vigilance, tout comme les secteurs alimentés par la ressource stockée de Serre-Ponçon.
Tous les usagers concernés L’alerte et l’alerte renforcée entraînent des restrictions pour les particuliers, agriculteurs, entreprises et collectivités. Plus le niveau augmente, plus les usages de l’eau sont encadrés. En vigilance, les usagers sont appelés à limiter leur consommation au strict nécessaire. La dégradation concerne également les bassins interdépartementaux : le Lez provençal-Lauzon est en alerte renforcée depuis le 27 juillet, tandis que l’Aygues est en alerte depuis le 10 août.
Les infos pratiques Pour connaître les restrictions applicables à chaque commune, les usagers peuvent consulter VigiEau, la plateforme officielle de suivi de la sécheresse. Et le préfet prévient : si la situation continue de se détériorer, des mesures plus sévères pourraient être prises prochainement. Source : Préfecture de Vaucluse ici. Mireille Hurlin
Poussières du Sahara : le Vaucluse placé en vigilance pollution
Le Vaucluse passe sous surveillance ce lundi 24 août. Depuis 10 heures, l’Aygues, l’Ouvèze et le Calavon-Coulon sont placés en vigilance crue jaune. Un épisode pluvio-orageux est attendu dès 18 heures, jusqu’au milieu de la nuit, avec un risque de fortes précipitations localisées.
Le service de prévision des crues Grand Delta a déclenché la vigilance jaune sur ces trois bassins, particulièrement réactifs aux pluies intenses. Cette décision intervient après les précipitations observées la semaine dernière, qui pourraient favoriser une réaction rapide des cours d’eau.
Vigilance jaune Météo-France a également placé le Vaucluse en vigilance jaune pour pluie-inondation et orages à compter de 18 heures. L’épisode devrait concerner la quasi-totalité des bassins et se poursuivre jusqu’en milieu de nuit. Si la situation reste habituelle pour la saison, certains orages pourraient être localement forts.
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Attention aux ruissellements La vigilance concerne aussi les petits affluents, qui peuvent connaître des montées soudaines sans être directement suivis par le service de prévision des crues. Des ruissellements et débordements très localisés sont donc possibles. La préfecture appelle les habitants proches des cours d’eau ou situés en zone inondable à la prudence. Il est notamment impératif de ne jamais s’engager sur une route immergée, même partiellement, et de respecter la signalisation. La situation est à suivre au fil de la soirée sur Météo-France et Vigicrues, ainsi que sur Ici Vaucluse FM. https://vigilance.meteofrance.fr/fr ; Source : Préfecture de Vaucluse Mireille Hurlin
Poussières du Sahara : le Vaucluse placé en vigilance pollution
À Avignon, le coût moyen de la rentrée universitaire a atteint 3 123,99€ en 2025. Un chiffre qui pèse sur les étudiants, alors que le logement, l’alimentation, les transports et les dépenses courantes ont renchéri en 10 ans. Au plan national, le coût d’une rentrée est passé d’environ 2 360€ en 2016 à 3 227€ en 2026. Un chiffre qui chiffre touche à l’accès à l’autonomie et aux études.
À Avignon, la rentrée franchit le seuil des 3 000€. Il y a le sac à dos, les fournitures et les inscriptions. Et puis il y a tout ce que l’on ne voit pas forcément au premier coup d’œil : un loyer, une caution, l’assurance habitation, les transports, l’alimentation, le téléphone, parfois une complémentaire santé. Donc l’addition se révèle plutot conséquente.
Ce que dit Inter’Asso Avignon Selon Inter’Asso Avignon, le coût moyen de la rentrée universitaire s’établit à 3 123,99 € en 2025. L’indicateur concerne un étudiant de 20 ans, en licence, non boursier, sans double inscription et ayant quitté le domicile familial. Ce chiffre correspond à l’ensemble des dépenses liées à son installation et à ses premiers mois de vie universitaire et permet, surtout, de mesurer le ticket d’entrée dans l’enseignement supérieur lorsque l’autonomie implique de se loger.Avignon conserve toutefois un avantage par rapport à plusieurs grandes villes universitaires du Sud : son marché locatif étudiant demeure plutôt abordable, un plus lorsque les revenus familiaux ou étudiants sont limités.
Un beau bassin étudiant Avignon Université constitue le principal pôle universitaire du Vaucluse. L’établissement accueille environ entre 7 000 à 7 500 étudiants, selon les années, dont 12% d’étudiants internationaux, sur ses campus Hannah-Arendt et Jean-Henri Fabre et propose plus d’une centaine de parcours de formation. Ce qui pose la question du coût de la rentrée.
Ce qui se passe en Provence-Alpes-Côte d’Azur Selon l’Insee, 192 000 étudiants âgés de 16 à 29 ans résidaient en Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2022. Parmi eux, seulement 37% vivaient dans leur propre logement, tandis que 58% résidaient chez leurs parents ou un autre membre de leur famille. Ainsi, la décohabitation reste loin d’être la norme et lorsqu’elle est nécessaire, elle révèle un impact financier majeur.
10 ans ont changé l’addition Une comparaison réalisée par Radin Malin entre 2016 et 2026 estime le coût global de la rentrée étudiante à Avignon à 3 227€ aujourd’hui, contre environ 2 360€ en 2016, soit une progression de 37% et les dépenses courantes ont pris une place croissante dans le budget.Le logement représente la part la plus importante du budget suivi par le coût des transports qui ont progressé, ainsi que les abonnements numériques.
Le logement, première marche vers l’autonomie L’Insee observe ainsi que 72 000 étudiants de la région vivent dans leur propre logement, soit moins de quatre sur dix. Parmi eux, 23% vivent seuls, 7% en couple et 6% en colocation. Près de 5% résident en communauté, principalement dans un foyer étudiant. Ainsi, le coût d’une étude se mesure alors aussi à l’aune de la distance.
Quand le ‘Job étudiant’ devient nécessaire Autre enseignement de l’étude de l’Insee : un étudiant sur quatre en Provence-Alpes-Côte d’Azur cumule études et emploi. Parmi ces emplois, quatre sur dix correspondent à des postes de caissier, serveur ou vendeur. Le risque ? Davantage d’heures travaillées signifient moins de temps consacré aux études, alors même que les dépenses obligent à conserver cet emploi.
Le resto U ? Il est celui qui fait tenir les étudiants Le tarif social du repas avait été fixé à 3,30€ avant la généralisation du repas à 1€. Depuis le 1er mai 2026, celui-ci est accessible à tous les étudiants, sans distinction de statut. L’État a consacré 50M€ à la mise en œuvre de cette mesure en 2026. Pour les étudiants les plus contraints financièrement, c’est le repas complet à 1€ qui permettait de tenir la distance. Pour la rentrée 2026, le ministère de l’Enseignement supérieur annonce 2,46 milliards d’euros consacrés aux aides sociales étudiantes,
A Avignon Dix ans après, la rentrée étudiante participe à être un révélateur du coût de la vie. En Vaucluse, elle pose cette question : Jusqu’où les familles peuvent-elles accompagner leurs enfants lorsque le prix de l’autonomie augmente plus vite que les moyens disponibles ? Sources : Radin malin, Université d’Avignon, Insee, Inter Asso Avignon, echodumardi.com, Ministère de l’enseignement supérieur… Mireille Hurlin
Poussières du Sahara : le Vaucluse placé en vigilance pollution
Mardi 25 août, le lac du Paty, à Caromb, se découvrira à la tombée de la nuit, à l’occasion d’une balade gratuite proposée par les associations Volubilis et la Ratepenade, consacrée à la pierre sèche et aux chauves-souris. Une manière originale de relier patrimoine, paysage et biodiversité, au gré d’une soirée découverte de la faune, de 18h à 22h et d’une pause pique-nique avant la tombée de la nuit.
Avant que les premiers battements d’ailes ne se fassent entendre, la soirée commencera par une promenade autour des murs en pierre sèche. Ces ouvrages, familiers dans les paysages vauclusiens, racontent autant un savoir-faire ancestral qu’une manière d’habiter et de façonner le territoire.
Quand les vieilles pierres livrent un peu de leurs secrets Anfractuosités, interstices et cavités constituent en effet autant de petits refuges pour la faune. Et cette balade naturaliste, une autre façon de regarder ces murs que l’on longe parfois sans plus les voir. Après cette première découverte, direction le lac du Paty pour un pique-nique avant de laisser progressivement la lumière décliner. C’est alors que la sortie changera de rythme. Accompagnés par des spécialistes, les visiteurs partiront à la recherche des chauves-souris qui fréquentent les abords du lac. Discrètes et essentiellement nocturnes, elles échappent souvent au regard. Ici, elles pourront être repérées en vol et grâce à une caméra thermique, tandis qu’un détecteur rendra audibles leurs ultrasons.
Copyright Volubilis Avignon
Observer pour comprendre Créée en 1998, l’association avignonnaise Volubilis travaille sur les paysages, l’environnement et les territoires méditerranéens, en faisant se rencontrer, sur le terrain, lors des ‘Ateliers in situ, les habitants, professionnels et acteurs publics. Le principe ? Comprendre un territoire en l’arpentant. Au lac du Paty, entre les pierres façonnées par l’homme et les silhouettes furtives des chauves-souris, le paysage révèle ses multiples habitants et ses histoires entremêlées.
Se préparer Pour cette balade nocturne et pédagogique, soutenue par le Département de Vaucluse, les participants prendront soin de se munir d’une chaise de camping ou s’assoir par terre, d’un pique nique et d’eau, d’une lampe frontale ou d’une torche et de chaussures de marche.
Les infos pratiques Mardi 25 août 2026, à Caromb. ‘Atelier in situ’ organisé par Volubilis et l’association naturaliste Ratepenade. Rendez-vous à 17h30 au Pré du Fantasti pour la découverte des murs en pierre sèche, de 18h à 19h30. La seconde partie se déroulera au lac du Paty, de 19h45 à 21h30, pique-nique compris. Le déplacement entre les deux sites est à prévoir. L’animation est gratuite, sur inscription obligatoire, accessible aux enfants accompagnés à partir de 8 ans. Prévoir chaussures de marche, eau, pique-nique et lampe ou frontale. Les coordonnées précises seront communiquées après confirmation de l’inscription. La sortie est organisée dans le cadre de l’Agenda Nature du Département de Vaucluse. Inscription : 04 32 76 24 66 ou via le formulaire de Volubilis ici. La sortie pourra être reportée en cas de mauvais temps. Mireille Hurlin