24 mars 2026 |

Ecrit par le 24 mars 2026

Délinquance, le Vaucluse sous tension

Entre recul des cambriolages et intensification du narcotrafic, la sécurité publique en  publique en Vaucluse révèle un territoire confronté à des mutations profondes de la délinquance, sur fond de mobilisation accrue de l’État.

Le bilan 2025 dressé par Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, esquisse une réalité complexe, faite de progrès tangibles et de tensions persistantes. Derrière les indicateurs globaux, une ligne de fracture apparaît nettement : la délinquance se transforme, se spécialise et, parfois, se durcit. Si certaines infractions reculent, à commencer par les cambriolages, d’autres connaissent une progression préoccupante, notamment les violences aux personnes et les trafics de stupéfiants, désormais au cœur des priorités des autorités.  

Narcotrafic : une lutte devenue centrale
C’est sans conteste le marqueur le plus structurant de l’année 2025. Le narcotrafic s’impose comme une problématique majeure, qualifiée de ‘décomplexée’ par les autorités judiciaires, tant son emprise sur certains territoires et publics s’intensifie. Les chiffres traduisent d’ailleurs cette mobilisation : 4 653 infractions liées aux stupéfiants constatées ; 19 points de deal recensés, contre 30 en 2024 et 66 en 2022 ; 364 armes saisies, en hausse de 11,7% et 11 points de deal démantelés en 2025.

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Baisse des points de deal
La baisse spectaculaire du nombre de points de deal constitue un signal fort, fruit d’une stratégie offensive combinant actions judiciaires, fermetures administratives et nouveaux outils législatifs issus de la loi contre le narcotrafic adoptée en 2025. Mais cette pression accrue s’accompagne d’une adaptation des réseaux, plus diffus, plus mobiles, et parfois davantage ancrés dans des logiques numériques ou d’ubérisation du trafic.

Violences aux personnes : une progression préoccupante
Autre indicateur majeur : les atteintes volontaires à l’intégrité physique poursuivent leur progression. En 2025, 7 420 faits de violences physiques ont été enregistrés, soit une hausse de 2,9%. Les violences intrafamiliales, en particulier, explosent avec 1 946 interventions des forces de sécurité, en hausse de 32,5% et 3 842 plaintes de femmes majeures, en augmentation de 7,2%. Les femmes demeurent les premières victimes : elles représentent 88% des victimes de viols ou tentatives et 85% des violences sexuelles. C’est toute une organisation qui se renforce, avec des dispositifs d’accompagnement, des outils judiciaires spécialisés et une mobilisation accrue des associations.

Atteintes aux biens : une baisse encourageante
À l’inverse, les atteintes aux biens enregistrent une amélioration notable : 3 124 cambriolages en 2025, soit une baisse de 9,6% et 16 200 faits de vols et cambriolages au total. Cette évolution, cohérente avec la tendance nationale, traduit l’efficacité des dispositifs de prévention et de présence sur le terrain, même si certains segments, comme les vols simples qui restent orientés à la hausse.  

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Insécurité routière : une accalmie relative
Sur le front routier, les indicateurs sont en légère amélioration avec 576 accidents en 2025 (-5%); 35 morts (-15%) et 736 blessés (-6%)Mais cette baisse masque une réalité préoccupante : les deux-roues motorisés, bien que minoritaires, concentrent 31% de la mortalité routière. La sécurité routière reste ainsi un enjeu majeur, mobilisant plus de 126 actions de prévention sur l’année.  

Fermeté administrative et pression migratoire
L’année 2025 se distingue également par un recours accru aux outils administratifs : 80 fermetures administratives de commerces, soit un triplement en trois ans ; 141 procédures engagées et +56% de fermetures liées au tabac illicite. Parallèlement, la lutte contre l’immigration irrégulière s’intensifie avec 1 069 interpellations (+28%), 1 255 mesures d’éloignement (+41%) et 193 expulsions, dont plusieurs profils sensibles. Ces chiffres traduisent une volonté de fermeté, notamment à l’égard des individus considérés comme menaçant l’ordre public.  

Une délinquance qui se reconfigure
C’est la nature même de la délinquance qui évolue. Plus structurée, plus mobile, parfois plus violente, elle s’inscrit dans des logiques économiques et territoriales. La montée des violences liées aux trafics, l’implication croissante des mineurs, ou encore l’essor des fraudes financières avec près de 4,8M€ détectés par la Caisse d’Allocations Familiales, illustrent cette mutation.  

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Maintenir la pression
Face à ces enjeux, les autorités entendent poursuivre et amplifier leur action. Trois priorités structurent désormais l’action publique : La lutte contre le narcotrafic, la prévention des violences intrafamiliales et la réduction des cambriolages. À cela s’ajoutent la lutte contre la radicalisation avec 49 réunions du groupe d’évaluation départemental et la sécurisation des grands événements.  En effet, depuis 2014, chaque préfet a constitué dans son département un groupe d’évaluation départemental de la radicalisation islamiste (GED) afin d’organiser le décloisonnement interservices de l’information et de structurer les échanges entre les instances départementales et nationales

Un territoire sous vigilance
Le bilan 2025 du Vaucluse ne se résume ni à une dégradation ni à une amélioration nette. Il révèle un territoire sous tension, où les efforts des forces de l’ordre produisent des résultats tangibles, mais où les phénomènes criminels se recomposent en permanence. Une équation délicate, où la sécurité ne se joue plus seulement sur le terrain, mais aussi dans la capacité à anticiper, coordonner et comprendre des formes de délinquance en constante mutation.

Les chiffres clés 2025
Près de 4,8M€ de fraudes détectées par la CAF ; 34 653 infractions liées aux stupéfiants recensées, avec 19 points de deal actifs (contre 66 en 2022) ; 16 200 atteintes aux biens enregistrées ; 7 420 faits de violences physiques, dont 1 946 interventions pour violences intrafamiliales (+32,5%) ; 3 842 plaintes de femmes majeures pour violences (+7,2%) ; 3 124 cambriolages, en baisse de 9,6% ; 1 255 mesures d’éloignement (+41%) ; 1 069 interpellations d’étrangers en situation irrégulière (+28%) ; 576 accidents de la route, dont 35 morts et 736 blessés ; 80 fermetures administratives de commerces (x3 en trois ans) ; 
Mireille Hurlin

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Délinquance, le Vaucluse sous tension

L’Apave, groupe spécialisé dans la maîtrise des risques annonce 133 recrutements en région Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2026, dont une part significative en Vaucluse. Une dynamique portée par un plan stratégique ambitieux et des métiers au cœur des transitions industrielles et environnementales.

Peu connu du grand public, le groupe Apave est pourtant omniprésent dans la vie économique. Inspection d’ascenseurs, contrôle d’installations industrielles, certification d’équipements, formation à la sécurité, audit énergétique ou cybersécurité : l’entreprise intervient partout où le risque doit être anticipé, maîtrisé et réduit.

Un acteur discret, mais essentiel de la sécurité quotidienne
Fondé il y a plus de 150 ans, l’Apave intervient dans la prévention des risques techniques, humains, environnementaux et numériques. Son rôle ? Garantir la sécurité des personnes, des infrastructures et des organisations. L’Apave change d’échelle pour mieux intervenir dans les risques industriels, climatiques, numériques… et, de fait, annonce pour 2026 un vaste plan de recrutements : 2 800 postes à pourvoir dans le monde ;1 700 recrutements en France ;1 100 à l’international ; 133 postes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont 93 en Contrats à durée indéterminée.

Le Plan Amplifiy 2030
Une dynamique qui s’inscrit dans le plan stratégique Amplify 2030, visant à porter le chiffre d’affaires du groupe à 3 milliards € d’ici 2030, contre près de 1,9 milliard en 2025. En cinq ans, l’Apave a déjà doublé de taille, notamment grâce à une trentaine d’acquisitions ciblées, confirmant une stratégie de croissance externe offensive.

Des métiers au cœur des grandes transitions
Derrière ces recrutements, des besoins très concrets, avec des profils variés, du jeune diplômé à l’expert confirmé, sur des métiers en forte tension comme ingénieurs en environnement et ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement) inspecteurs en contrôle technique du bâtiment et des infrastructures, experts en cybersécurité, consultants en prévention des risques professionnels, spécialistes de l’efficacité énergétique… Autant de compétences directement liées aux mutations en cours : décarbonation de l’économie, sécurisation des infrastructures critiques, transformation numérique ou encore performance énergétique. Des métiers techniques, somme toute très liés aux enjeux de société.

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Avignon et le Vaucluse, un ancrage opérationnel stratégique
En région Paca, et notamment en Vaucluse, l’Apave dispose d’un maillage territorial dense, avec des agences qui interviennent auprès des entreprises industrielles, des collectivités et des acteurs du bâtiment. À Avignon, les équipes locales jouent également un rôle clé dans le contrôle technique des constructions neuves ou en rénovation, l’inspection d’équipements industriels : électricité, levage, pression, l’accompagnement réglementaire des entreprises, la formation à la sécurité et à la prévention des risques professionnels. Cette proximité permet à l’Apave d’intervenir sur des projets structurants du territoire, qu’il s’agisse d’infrastructures publiques, de zones d’activités ou de sites industriels. Dans un département comme le Vaucluse, ses activités s’exercent en agriculture, dans la logistique, l’industrie, le tourisme…

Former, accompagner, fidéliser : une stratégie de long terme
En plus du recrutement, le groupe mise sur la fidélisation et l’évolution des compétences. Ainsi, chaque année, plus de 250 alternants ont été recrutés en France, dont une quinzaine en Paca, avec un taux d’embauche à l’issue de la formation avoisinant 50%. Egalement, près d’un tiers des postes pourvus en 2025 l’ont été en interne, et des parcours internationaux ont été mené dans près de 60 pays. La gestion du risque n’est plus une contrainte réglementaire, mais est devenue un facteur de compétitivité et la métamorphose des métiers techniques est au cœur des enjeux économiques contemporains.

L’Apave, un acteur clé de la sécurité en Vaucluse
À Avignon, et plus largement en Vaucluse, l’agence de l’Apave intervient sur des missions à forte valeur ajoutée, au croisement des enjeux de sécurité, de conformité réglementaire et de performance des installations. Concrètement, les équipes vauclusiennes accompagnent les maîtres d’ouvrage, les collectivités et les entreprises sur plusieurs fronts : contrôle technique des bâtiments, vérification des installations électriques et des équipements industriels, audits de conformité, prévention des risques professionnels ou encore formations réglementaires à la sécurité au cœur de zones logistiques, du tissu industriel, de l’agriculture spécialisée, des infrastructures touristiques… 

Au cœur des transitions
L’agence d’Avignon joue également un rôle croissant dans l’accompagnement des transitions en cours. Performance énergétique des bâtiments, conformité environnementale des installations classées (ICPE), ou encore sécurisation des systèmes face aux risques numériques : autant de sujets qui montent en puissance et sur lesquels les entreprises locales sont de plus en plus attendues.

Les infos pratiques
Groupe ApaveAgence Apave Avignon. Recrutements : 133 postes en région Paca en 2026 (dont 93 CDI)Candidatures : https://www.apave.com/fr-FR/Nous-rejoindre/Mon-parcours-ma-carrierehttps://www.apave-emplois.com
Mireille Hurlin


Délinquance, le Vaucluse sous tension

Avec une participation de 57,35%, en progression par rapport à 2020 (42%) quand le second tour avait eu lieu en juin à cause du confinement consécutif au Covid, le Vaucluse a sensiblement fait bouger les lignes du paysage politique ce 22 mars.

À commencer par Avignon où après 3 mandats de la chiraquienne Marie-Josée Roig et 2 mandats de la socialiste Cécile Helle, c’est Olivier Galzi qui a ravi la mairie avec 40,62%. L’Avignonnais, qui a entamé sa campagne fin-août lors du Ban des Vendanges et qui a été qualifié de « parachuté », réfute ce terme, comme celui de « divers droite » que lui a accolé la préfecture, mais qui a accepté le soutien de l’UDI et d’Horizons. « Cette victoire m’honore et m’oblige. Elle a été portée avec sincérité, conviction et liberté, déclarait-il hier soir après la proclamation des résultats. Je n’ai aucun état-major derrière moi, alors que mes adversaires, eux, sont installés depuis longtemps ici, avec leurs réseaux. Avignon a décidé de prendre son destin en main, elle a envie de changement, loin des alliances politiciennes et partisanes. » Jeudi soir, il avait réuni plusieurs centaines de militants sur le parvis de la Mairie dénonçant « la fusion de la honte » entre le PS et LFI. « J’accuse David Fournier d’avoir trahi l’histoire et les valeurs d’Avignon en acceptant de s’allier avec un parti qui justifie la violence en politique et à une candidate soutenue par un député condamné pour violence en réunion, celui qui a créé la Jeune Garde. »

Le nouveau maire a rappelé que tous les quartiers d’Avignon, même les plus populaires de l’extra-muros ont voté pour lui. « De Montfavet à La Barthelasse , ils ont senti que nous allons répondre à leurs attentes et je promets d’être le maire de tous les Avignonnais, même ceux qui n’ont pas voté pour moi, j’ai envie de les réconcilier. Je souhaite ajouter un nouveau chapitre à la belle et riche histoire d’Avignon ». D’ailleurs, dans sa permanence de la Rue du Vieux Sextier, les sympathisants étaient sur un petit nuage. « On a gagné », « avec lui on ira loin, il a su nous fédérer, nous amener à la victoire », et « ensemble, nous allons redonner un sens à la ville, nous voulons qu’elle brille », ont commenté ses supporters.

Olivier Galzi devance l’alliance PS-LFI et le RN

Face à lui, l’union de la gauche a totalisé 38,01% des suffrages. Accusé d’être soumis aux insoumis, David Fournier (PS) s’est allié à la LFI Mathilde Louvain entre les deux tours et a refusé de participer à trois débats pour défendre ses arguments. À l’occasion de ces revirements, à Avignon comme ailleurs en France, Manuel Valls, ancien Premier Ministre socialiste n’a pas mâché ses mots : « Cette gauche PS qui prête allégeance à un parti dont le leader s’adonne aux outrances, aux saillies provocatrices, au racisme, à la violence politique pour un plat de lentilles, c’est à vomir. »

Abasourdi par le résultat de ce second tour, David Fournier s’est déclaré déçu. « Je pensais à une autre issue. Les votes des quartiers populaires ont été insuffisants, la droite a siphonné les voix du RN. Mais on va avoir 10 élus au Conseil Municipal et avec Mathilde Louvain, nous allons nous battre pour plus de justice sociale à Avignon. » De son côté, Mathilde Louvain a dénoncé « le vrai visage du nouveau maire, présenté comme apolitique, sans étiquette mais qui, au fil de la campagne, a dérivé de plus en plus vers la droite. »

Quant à Anne-Sophie Rigault, 3e de cette triangulaire avec 21,37% des voix, (qui a gagné plus de 1000 voix depuis 2020 quand elle était un duel face à Cécile Helle) elle a expliqué sa défaite. « Le vote utile s’est porté sur Olivier Galzi, mais demain les Avignonnais vont ouvrir les yeux. La gauche, elle, a perdu la face et surtout la confiance des vrais gens de gauche. Elle voit bien que LFI a fait énormément de mal dans cette ville depuis deux ans, depuis les législatives. » Faisant allusion au député LFI qui n’a été vu ni à Avignon ni à l’Assemblée Nationale depuis la mort du jeune Quentin à Lyon.

Le RN à Orange et Carpentras

Autre temps fort de ce second tour où seulement 21 villes étaient concernées en Vaucluse, Orange. Fief des Bompard père et fils depuis 1995, les clés de la mairie ont été remises au RN Jean-Dominique Artaud, un ancien adjoint, qui a devancé Jacques Bompard avec 35,76% des suffrages contre 32,47%. « Notre politique de porte à porte, de proximité avec les Orangeois a payé. L’ancien maire a vieilli, peut-être a-t-il péché par un excès de confiance. Nous allons continuer à rester à l’écoute des habitants, améliorer la sécurité notamment », a conclu Jean-Dominique Artaud.

Victoire également du RN dans la 2e ville du département, Carpentras. Là où avait débuté la carrière de Marion Maréchal, benjamine de l’Assemblée Nationale en 2012, quand son suppléant était l’avocat Hervé de Lépinau. Et c’est lui, qui fait partie des quatre députés frontistes du département, qui enlève la mairie, face à deux gauches irréconciliables avec un score de 50,78%. Il a bénéficié des voix de l’ex zemmouriste Bertrand de la Chesnais et de celles de l’extrême droite Christian Richaud-Simoni. « En fait la dynamique était là, l’alignement des planètes aussi, l’alliance du trio était donc naturelle face à la guerre fratricide de la gauche. Après 18 ans de gauche, le balancier penche de notre côté, nous allons faire un audit pour voir ce qui se cache dans les placards et agir au quotidien au service de tous les Carpentrassiens. »

De l’autre côté de l’échiquier politique, l’ancien maire, condamné pour violence conjugale, le divers gauche Francis Adolphe, qui s’est maintenu au second tour, a totalisé 24,70% quand un autre DVG, le maire sortant Serge Andrieu, le suit de 22 voix avec un taux de 24,52%. Les deux frères ennemis comptent bien siéger dans l’opposition au Conseil Municipal comme à la CoVe.

Des maires qui repartent pour un tour

À Cavaillon, le DVD Gérard Daudet a eu chaud. Il garde la mairie pour une poignée de voix, 47 exactement et 45,73% des suffrages. « Ouf, je suis soulagée », insiste Bénédicte Martin, conseillère régionale. Il y a eu une vraie mobilisation des forces modérées pour rester dans la république. » Une victoire sur le fil. Du coup Bénédicte Auzanot, la députée RN arrivée derrière (45,22%) compte déposer un recours, vu le mince écart de voix et conclut : « Un vent d’espoir s’est soulevé mais n’a pas abouti. » De son côté le DVG Patrick Blanès qui s’est maintenu a récolté moins de 10% des voix.

Un autre maire qui a eu des sueurs froides, hier soir, Pierre Gonzalvez à L’Isle-sur-la-Sorgue. Il a du attendre les derniers dépouillements pour constater sa victoire (25,71%) avec 219 voix d’avance sur le DIV Romain Dufaud (42,55%) et le RN Christian Montagard (12,65%). Il peut donc enchaîner sur un 4e mandat.  Victoire serrée également à Apt,  dans une quadrangulaire, pour le DVD Jean Aillaud (29,29%), pas maire sortant mais ancien 1er adjoint de Dominique Santoni avec seulement 16 voix d’écart avec le RN Patrick Bonnet (28,92%), 3e le DVG Christophe Carminati (26,64%) et dernière Céline Celce DVG (15,16%).

Au Thor, malgré là aussi une quadrangulaire, reconduction du maire DVD Yves Bayon de Noyer (élu depuis 2014) avec 42,82% des suffrages devant le RN Alain Poujol (26,29%) à, Jérémy Bernard, DIV (17,82%) à et la DVG Isabelle Imperatori (13,07%).

Le reste du Vaucluse partagé

À Aubignan, le maire sortant DVG Siegfried Bielle battu malgré ses 44,37% par la conseillère départementale RN Marie Thomas de Mallevillle (55,63%). Le parti frontiste qui a aussi été élu à Bédarrides avec Guillaume Taddio (58,35%) face à l’ancien maire Joël Sérafini DVD (41,65%).

À Monteux, où Christian Gros ne briguait pas de 7e mandat mais était présent sur la liste de Carine Blanc qui s’est retirée entre les deux tours, c’est également un RN qui a été élu, Patrice de Camaret (56,72%) devant le Divers Centre Christophe Mourgeon (34,19%) et le DVG Michel Mus (9,09%). À Jonquières, où Louis Biscarrat ne se représentait pas non plus, victoire du DVD Sébastien Orivelle (43,69%) devant la DVD Claudine Maffre (41,38%) et Émile Cavasino le frontiste crédité de 15,03% des suffrages. Et à Piolenc, où le doyen des maires de Vaucluse, Louis Driey ne se représentait pas non plus, c’est l’un des trois DVD en lice, Sébastien Payan qui l’a emporté (53,45%) devant Olivier Prouteau (26,13%) etBrigitte Machard (20, 42%).

Dans le Sud-Est du Vaucluse, défaite du DVD Roger Pellenc, le créateur du groupe éponyme leader de machinisme agricole, battu par le Divers Centre Aurélien Auclair, 57,17% contre 26,64%, 3e le DVG Eric Banon (16,19%). Autre échec à Sarrians pour la maire sortante Anne-Marie Bardet DVD (33,06%) qui laisse sa place au DVD Alexandre Kormanyos élu avec un score de 66,94%.

À Mazan, arrivée à la mairie du DVC Stéphane Claudon (49,74%) devant le DVD Louis Bonnet (41,30%). Saint-Saturnin-les-Avignon a vu gagner la DIV Chantal Bonnefoux (52,46%) face à un autre DVD, Sylvain Penalva (47,54%). À Lauris, le nouveau maire DIV s’appelle Eric Fontanarava (53,91%) qui a battu la DVD Dominique Colombo (46,07%). À Mornas, c’est une femme qui a été élue, Katy Ricard (39,19%). À Violès Christophe Menu avec 439 voix, soit 4 de plus que Jérome Gaucher (435). À Lourmarin, arrivée à la mairie d’Olivier Vollaire (55,87) qui a devancé Jean-Pierre Pettavino (44,13%). Enfin, Pierre Gabert, l’ancien maire de Pernes, a choisi Sault pour se présenter et il a été élu avec 410 voix contre Christian Roucher 406 votes… Là aussi le score le plus étriqué du département avec 4 voix, comme à Violès.

À suivre, les élections pour les intercommunalités et les sénatoriales

3e tour, les élections au sein des communautés de communes, puis, en Vaucluse, les sénatoriales en septembre. Et avec le peu de communes estampillées LR (Vaison, Sorgues principalement), la perte d’Avignon et de Carpentras par la gauche et la percée du RN (Le Pontet, Morières, Camaret au 1er tour, Aubignan, Carpentras, Monteux, Orange, Bédarrides au second), les sénateurs sortants (deux LR et un PS) vont vraiment devoir mettre les bouchées doubles pour séduire les grands électeurs afin de retrouver leur fauteuil de velours rouge au Palais du Luxembourg. Mais les cartes risquent, à coup sûr, d’être rebattues de fond en comble.


Délinquance, le Vaucluse sous tension

Le Département de Vaucluse s’est installé ce vendredi 20 mars au Salon du Randonneur à la Cité internationale du Centre des congrès de Lyon. Son stand sera en place jusqu’au dimanche 22 mars.

La 18e édition du Salon du Randonneur se tient sur trois jours ce week-end des 20, 21 et 22 mars. L’occasion pour le département de Vaucluse et son patrimoine naturel de briller.

Installés sur le stand B33 ‘Rando Vaucluse’, les agents du Département, Vaucluse Provence Attractivité, et les offices de tourisme comptent bien mettre en avant les nombreuses activités de la filière randonnée sur le territoire vauclusien.

Vélo, VTT ou encore marche, le Vaucluse est l’une des destinations de prédilection des amateurs d’activités en plein air et en pleine nature avec ses 3 000 km de sentiers de randonnée et ses plus de 160 km de véloroutes.

Vendredi 20 mars de 10h à 19h. Samedi 21 et dimanche 22 mars de 10h à 18h. Cité internationale du Centre des congrès. 50 quai Charles de Gaulle. Lyon.


Délinquance, le Vaucluse sous tension

Retrouvez ci-dessous la carte de l’ensemble de listes encore en lice lors des du 2e tour des élections municipales en Vaucluse. Un scrutin qui concerne encore 21 communes dans le département.
A savoir les villes d’Apt, Aubignan, Avignon, Bédarrides, Carpentras, Cavaillon, Jonquères, Lauris, L’Isle-sur-la-Sorgue, Loumarin, Mazan, Monteux, Mornas, Orange, Pertruis, Piolenc, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Sarrians, Sault, Le Thor et Violès (Voir aussi détail des listes dans le PDF joint ainsi que notre lien en fin d’article),



Découvrez, ci-dessous les candidats dans votre commune


Délinquance, le Vaucluse sous tension

SICAF est expert dans le développement et la fabrication de produits cosmétiques. Elle fait partie d’Anjac Health & Beauty, groupe industriel français. Elle est un des leaders internationaux de la formulation, fabrication et conditionnement de produits cosmétiques. Elle célèbre ses 50 ans d’existence avec l’extension de son siège social de Valréas, avec pour force principale l’innovation.

« C’est une étape marquante dans l’histoire de notre entreprise industrielle. SICAF est un acteur reconnu dans le développement et la fabrication de produits cosmétiques. L’extension du siège social et la modernisation de l’outil de production situés dans la zone industrielle la Grèze à Valréas traduit une volonté de croissance de notre société ancrée dans le paysage économique local », explique Nathalie Gourjon, la Directrice générale de SICAF. Ce développement devrait s’accompagner dans le futur de nouveaux recrutements sur l’ensemble de ses expertises métiers. « Ce site renforcé avec de nouveaux équipements industriels permet de soutenir la croissance Made in France. » Depuis cinquante ans, l’entreprise accompagne les plus grandes marques du secteur de la beauté. Son champ d’action est vaste et couvre des segments variés tels que le soin de la peau, la protection solaire, les dérivés parfumés, le soin capillaire ainsi que la dermo-cosmétique.

Une expertise dans la formulation cosmétique

Forte de 50 ans d’expertise, SICAF développe et fabrique les produits des plus grandes marques de beauté et de cosmétiques. Experte en soin de la peau, l’entreprise dispose également d’un savoir-faire reconnu en protection solaire, dérivés parfumés et soins capillaires. Elle dispose pour cela d’une équipe Recherche & Innovation très pointue sur un site autonome à Carpentras. 30 personnes travaillent en effet au service de la performance sensorielle, galénique et de l’efficacité des produits développés pour les marques.

Des investissements lourds

Pour accompagner sa croissance, SICAF a investi plus de 3 millions d’euros en 2025 afin de renforcer ses capacités industrielles. Cette stratégie s’est traduite par l’extension de son siège social à Valréas avec la construction d’un nouveau bâtiment de 1 200 m², désormais cœur névralgique de l’entreprise. L’atelier de conditionnement a également été entièrement repensé et modernisé, complété par de nouveaux investissements industriels, dont l’installation d’une nouvelle ligne de coulage à chaud, permettant de fabriquer des produits tels que des sticks déodorants, sticks solaires ou sticks soin du visage. Ces évolutions se traduisent par une augmentation de 125 % des capacités industrielles, une plus grande diversité de formats et de références proposées aux marques, ainsi qu’une réactivité accrue pour répondre aux exigences du marché.

Recrutements permanents

Portée par cette croissance, l’entreprise recrute en permanence des postes à tous les niveaux. Elle est ainsi un moteur d’emplois industriels à Valréas. Elle prévoit de poursuivre cette dynamique avec de nouveaux recrutements dans tous ses domaines d’expertise : R&D, production, qualité, logistique, technique et gestion de projets , allant de postes d’agents d’exploitation à des fonctions cadres. Elle agit activement au développement économique du territoire, en portant un savoir-faire industriel Made in France. La cosmétique, secteur d’excellence mondialement reconnu et moteur d’exportation pour la France, représente aussi un pilier économique majeur pour la région, auquel SICAF contribue pleinement

Des millions de consommateurs

« L’inauguration de ce nouveau site marque une étape majeure dans l’histoire de SICAF. Elle reflète notre dynamique de croissance et notre volonté d’investir durablement dans nos capacités industrielles. Derrière de nombreux soins de la peau, protections solaires ou produits capillaires, se trouvent l’expertise et l’engagement de nos équipes. Nos produits sont présents dans le quotidien de millions de consommateurs : dans leurs salles de bain, sur leurs étagères, dans leurs routines beauté. C’est cette contribution au tissu industriel français qui fait la fierté de nos équipes depuis 50 ans », explique Nathalie Gourjon.

Une approche globale sur mesure

SICAF à la particularité de fabriquer à façon pour des grandes cosmétiques, en tenant compte des besoins spécifiques de chaque client. Sa force est de pouvoir réaliser des produits cosmétiques sur mesure grâce à l’expertise de ses équipes, notamment son site de recherche-développement. « Notre approche globale et sur-mesure intègre la conception produit, l’innovation et la formulation, l’industrialisation, la fabrication et le conditionnement, dans le strict respect des BPF et des normes de qualité. »


Délinquance, le Vaucluse sous tension

La CPME 84 et la Société Générale SMC organisent le 26 mars à Sorgues un petit-déjeuner consacré à la préparation de la retraite des chefs d’entreprise. Une rencontre destinée à éclairer les dirigeants de TPE et PME (Très petites et moyennes entreprises) sur les stratégies patrimoniales et fiscales permettant de transformer la valeur créée aujourd’hui en sécurité financière demain.

Lorsqu’on dirige une entreprise, la retraite est souvent reléguée au second plan. Entre gestion quotidienne, développement commercial et responsabilités managériales, la question du patrimoine futur passe fréquemment après l’urgence du présent. Pourtant, pour les chefs d’entreprise, l’anticipation de cette étape est déterminante.

Un enjeu stratégique pour les dirigeants
Contrairement aux salariés, les dirigeants de TPE et PME disposent souvent d’une protection sociale plus fragmentée et doivent construire eux-mêmes une partie de leur sécurité financière. Un enjeu d’autant plus crucial que les petites entreprises constituent l’immense majorité du tissu économique français : près de 99,8 % des entreprises sont des TPE ou PME, représentant près de la moitié de l’emploi national. C’est précisément pour répondre à ces préoccupations que la CPME 84, première organisation patronale du département, propose régulièrement des rencontres thématiques destinées à accompagner les dirigeants dans leurs choix stratégiques. 

Dispositifs d’épargne et d’investissement
Animé par Valérie Schneider, directrice commerciale régionale de SG SMC Avignon, le rendez-vous du 26 mars abordera plusieurs axes concrets : Les spécificités de la retraite pour les dirigeants de TPE ; les dispositifs d’épargne et d’investissement (PER, placements financiers, immobilier) ; Les stratégies d’optimisation fiscale ; Et les bonnes pratiques pour transformer l’épargne en véritable outil de protection patrimoniale. L’objectif ? Permettre aux entrepreneurs d’anticiper leur avenir en structurant dès aujourd’hui les fruits de leur activité.

Rompre l’isolement du chef d’entreprise
Au-delà des aspects techniques, cette rencontre permettra réseautage, échanges d’expériences et partage de bonnes pratiques, autant d’interactions permettant de rompre l’isolement que connaissent souvent les dirigeants. Fidèle à sa mission d’accompagnement, la CPME 84 s’efforce ainsi de créer des espaces d’information et de dialogue où les chefs d’entreprise peuvent trouver conseils et perspectives pour sécuriser leur parcours professionnel et personnel.

Les infos pratiques
Petit-déjeuner ‘Chef d’entreprise : préparez votre retraite en convertissant la valeur que vous créez aujourd’hui en liberté patrimoniale pour demain’. Jeudi 26 mars 2026, de 8h30 à 10h30. Novotel Avignon Nord, 135 avenue Louis Pasteur à Sorgues. Inscription obligatoire auprès de la CPME 84 ici. Parking gratuit, covoiturage possible.
Mireille Hurlin


Délinquance, le Vaucluse sous tension

Le Guide Michelin 2026 confirme la solidité de la scène gastronomique en Provence, avec un nouveau restaurant étoilé à Ansouis et de nombreuses tables distinguées dans le Vaucluse et ses alentours. Entre confirmations, nouveautés et quelques déclassements, le territoire reste une destination de choix pour les amateurs de haute cuisine.

Chaque année, la publication du Guide Michelin redessine la géographie de l’excellence culinaire. En 2026, si la France ne compte qu’un seul nouveau trois étoiles, en Savoie avec le chef Michael Arnoult pour son restaurant Les Morainières à Jongieux, la Provence confirme, elle, son statut de terre gastronomique majeure. Dans le Vaucluse, l’entrée remarquée du restaurant Garrigue à Ansouis, distingué d’une première étoile, vient enrichir un paysage déjà dense. Cette reconnaissance s’inscrit dans une dynamique où produits du terroir, créativité et exigence technique continuent de structurer l’identité culinaire du territoire.

Des chefs et des maisons qui confirment leur rang
Autour du Vaucluse, plusieurs institutions conservent leurs distinctions, à commencer par L’Oustau de Baumanière, table triplement étoilée menée par le chef Glenn Viel, référence incontournable de la gastronomie contemporaine. À deux étoiles, L’Auberge de Saint-Rémy, dirigée par la cheffe Fanny Rey, ainsi que La Table des Amis, portée par Alexandra et Christophe Bacquié, confirment leur excellence.

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Etoile des gourmets
Dans la catégorie une étoile, la densité de tables distinguées témoigne d’un maillage gastronomique particulièrement riche. Parmi elles : Maison Hache, avec le chef Christopher Hache à Eygalières (13) ; L’Auphilo, emmené par Sylvain Erhardt aux Baux-de-Provence (13) ; Restaurant de Tourrel, dirigé par Romain Lorenzon à Saint-Rémy-de-Provence (13) ; Château de Collias, avec le chef Damien Sanchez à Collias (30) ; Entre Vigne et Garrigue, orchestré par Serge Chenet à Pujaut (30) ; Le Prieuré, sous la houlette de Christophe Chiavola à Villeneuve-lès-Avignon (30) et La Table d’Uzès, incarnée par Christophe Ducros à Uzès (30).

Le Vaucluse, un vivier d’excellence
Dans le département, plusieurs tables continuent de faire rayonner le territoire : Pollen, du chef Mathieu Desmarest à Avignon ; La Bastide de Capelongue, pilotée par Noël Bérard à Bonnieux ; JU – Maison de Cuisine, du chef Julien Allano à Bonnieux ; Auberge La Fenière, portée par Nadia Sammut à Cadenet ; La Petite Maison de Cucuron, avec le chef Éric Sapet à Cucuron ; L’Oustalet, du chef Laurent Deconinck à Gigondas ; La Table de Xavier Mathieu, dirigée par Xavier Mathieu à Joucas ; Le Vivier, avec le chef Patrick Fischnaller à l’Isle-sur-la-Sorgue ; La Closerie, menée par Olivier Alemany à Ansouis ; Et désormais Garrigue, à Ansouis, nouvelle étoile, incarnée par une cuisine ancrée dans le terroir de Nicolas Seibold (passé par Top chef). À noter également la présence de La Belle Vie à Saint-Hilaire-d’Ozilhan, où le chef Denis Martin développe une cuisine inspirée et exigeante.

Des équilibres fragiles
Si la carte s’enrichit, elle connaît aussi ses revers. À Avignon, La Mirande, et à Châteauneuf-du-Pape, La Mère Germaine, perdent leur étoile à la suite de changements de chef. Une réalité bien connue du guide, où la distinction reste étroitement liée à la personnalité culinaire qui incarne la maison. La Provence, et particulièrement le Vaucluse, s’impose ainsi comme une destination gastronomique complète, où cohabitent grandes maisons historiques et tables contemporaines. Entre vignobles, produits d’exception et créativité des chefs, le territoire continue d’attirer une clientèle française et internationale en quête d’expériences culinaires singulières.
Mireille Hurlin

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Délinquance, le Vaucluse sous tension

L’agence départementale Vaucluse Provence Attractivité (VPA) a convié les professionnels du territoire, le jeudi 12 mars à l’hôtel Golden Tulip Le Paradou à Avignon, à un afterwork sur le thème du tourisme durable.

C’est au Golden Tulip Le Paradou, établissement hôtelier historique d’Avignon datant de 1985 et qui a récemment fait l’objet de travaux de rajeunissement, que les professionnels vauclusiens, quel que soit leur secteur d’activité, se sont donnés rendez-vous autour du sujet du tourisme durable.

Au total, une quarantaine d’invités ont pu en apprendre davantage sur ce que Cathy Fermanian, directrice générale de VPA, a qualifié de « tourisme de demain. » Plusieurs directeurs d’hébergements ont livré leur témoignage et ont partagé leur envie de proposer aux visiteurs une expérience provençale unique qui s’inscrit dans la transition écologique et environnementale.

Le tourisme, une filière importante en Vaucluse

Avant d’évoquer le lien entre tourisme et environnement, la directrice générale de VPA a tenu à rappeler l’importance de la place qu’occupe le tourisme dans l’économie du territoire. « Le tourisme est une filière très structurante avec de gros enjeux sur le département. Le tourisme en Vaucluse, ce sont 12 000 emplois et environ 1,6Mrds€ de retombées économiques chaque année. »

L’attractivité touristique du Vaucluse n’est donc plus à prouver. Cependant, les clientèles et les usages, quant à eux, évoluent. C’est la raison pour laquelle les professionnels du secteur travaillent main dans la main avec VPA pour faire face aux défis environnementaux et développer un tourisme davantage respectueux de la nature et des habitants. « Il faut travailler sur un tourisme dans le temps mais aussi dans l’espace », ajoute Cathy Fermanian.

Le Paradou, un hôtel qui a rajeuni

Les équipes de VPA ont choisi l’hôtel Golden Tulip Le Paradou à Avignon pour cet afterwork autour du tourisme durable. Cet établissement historique d’Avignon, situé près de l’aéroport, est un ancien Best Western. Repris en 2024 par le Groupe Sofra, qui détient de nombreux hôtels en France, mais aussi des sites culturels comme les grottes Chauvet et Cosquer, l’établissement avignonnais a bénéficié d’un coup de jeune.

« C’est un établissement qui était dans son jus, vieillissant », affirme Jérémie Achiardy, directeur de l’hôtel. Sur les 98 chambres, 42 ont déjà été refaite. L’hôtel 3 étoiles, qui vise les 4, a engagé ce projet de modernisation pour renforcer son attractivité, tout en se rapprochant des standards du tourisme durable. L’année dernière, Le Paradou a obtenu le label HSB (Hotel Sustainability Basics) qui atteste d’un ensemble d’indicateurs de durabilité. « L’objectif désormais est de décrocher les labels Clef Verte, Tourisme & Handicap, et Accueil Vélo », ajoute le directeur de l’hôtel avignonnais.

Le camping La Sorguette, un exemple de tourisme durable

À L’Isle-sur-la-Sorgue, il existe un établissement, qui semblait il y a plusieurs décennies être en avance sur son temps puisqu’il mise sur le tourisme durable depuis plus de 40 ans. Il s’agit du camping La Sorguette, situé en bord de Sorgue, qui compte 164 emplacements étalés sur 2,5 hectares.

« Le tourisme peut être utilisé comme un biais cognitif pour prendre de meilleures habitudes. »

Émilie Hédiard

L’établissement l’islois a obtenu le label Clef Verte, 1er label international de tourisme durable pour les hébergements touristiques et les restaurants, il y a quasiment 20 ans, et est aussi Refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Le camping fait figure d’exemple sur le territoire en matière de transition écologique et entend inspirer d’autres établissements vauclusiens à suivre cette voie. « Je crois beaucoup en cette force du réseau, explique Émilie Hédiard, directrice de La Sorguette et vice-présidente de la Fédération des campings de Vaucluse. Ensemble, on peut préserver le territoire et valoriser le Vaucluse. »

Villageois, un groupe hôtelier en devenir

Sur ce même principe d’expérience provençale unique en adéquation avec la nature, un groupe hôtelier est en train de naître sur le territoire. Appelé « Villageois » , ce groupe hôtelier en devenir n’est pour l’instant propriétaire que d’un seul établissement : Le Signoret à Sault. « On a pour projet d’acquérir trois hôtels d’ici le printemps 2028 et 20 hôtels d’ici 2031 », développe Antoine Drecher, président fondateur de Villageois.

« À l’opposé des villages vacances, on veut proposer des vacances au village toute l’année. »

Antoine Drecher

Villageois est né après un constat : il existe un paradoxe entre le tourisme vert qui a pris de l’ampleur après le Covid et la fermeture de près de 200 établissements de village chaque année. Antoine Drecher souhaite donc créer une collection d’hôtels de village qui formeraient un parcours, avec des hôtels-restaurants modernes, des activités en pleine nature au pied de l’hôtel et une hospitalité plus humaine. L’objectif serait de mettre en lumière le patrimoine naturel, mais aussi de créer des emplois locaux quatre saisons.

Une transition accompagnée par VPA

Tous ces établissements vauclusiens qui souhaitent engager une transition écologique se font accompagner par VPA qui rappelle que le tourisme est responsable de 11% des émissions de gaz à effet de serre en France. « Le tourisme responsable a des enjeux environnementaux mais aussi sociaux et économiques », explique Émilie André, chargée de mission ingénierie pour VPA.

C’est pourquoi l’agence d’attractivité a développé un plan de transition en Vaucluse qui s’articule autour de quatre ambitions : favoriser un tourisme quatre saisons, accompagner les professionnels dans leur transition, faire monter l’offre en qualité ‘écoresponsable’, et développer les mobilités actives (marche à pied, vélo, etc) et l’accessibilité pour tous. « On a créé un dispositif pour les professionnels avec cinq étapes de transition : la prise de conscience, l’auto-diagnostic, le plan d’action, le suivi des actions, et la communication », ajoute Julie Bellon, aussi chargée de mission ingénierie pour VPA. L’accompagnement effectué par VPA est financé par l’ADEME.

Le développement durable a encore du sens

Pour terminer cet afterwork de VPA, Emmanuel Duval, délégué Méditerranée Atout France et responsable du programme France Tourisme Ingénierie Régions, a interrogé l’intérêt actuel pour le développement durable. « À l’ère où beaucoup de lois sur le développement durable régressent, est-ce que tout cela a encore du sens ? », a-t-il demandé à l’audience.

Selon lui, la réponse est oui, notamment en France où de plus en plus de Français font attention à leur usages et en attendent de même des établissements touristiques. C’est la raison pour laquelle a été créée la plateforme France Tourisme Durable, qui a pour objectif de faciliter la recherche d’informations aux professionnelles, mais aussi de les aider à progresser dans leurs démarches. Ainsi, les établissements vauclusiens, et plus largement français, peuvent plus facilement s’informer, se faire accompagner, se faire aider financièrement, ou encore évoluer dans leur désir de s’engager dans une transition vers un tourisme plus durable.

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