16 février 2026 |

Ecrit par le 16 février 2026

Les patrons vauclusiens ont le moral en baisse malgré l’optimisme mesuré de la Banque de France

« Une économie entre résilience et vulnérabilités », voilà le titre de cette conférence initiée par la directrice départementale de la Banque de France, Christine Gord, ce jeudi 12 février, avec la Conférence  économique annuelle en présence d’un parterre de décideurs réunis à la Chapelle Sainte-Praxède, siège de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

Valérie Coissieux, la présidente des artisans qui accueillait la réunion, a rappelé que ce secteur représente « 30 000 entreprises en Vaucluse, 400 000 actifs et 20% du PIB. Mais derrière ces chiffres massifs, il y a une réalité plus fragile que nous devons regarder en face. Nous traversons une zone de fortes turbulences. D’après une enquête menée auprès de 1 700 PME réalisée l’été dernier, 39% des artisans ont vu leur activité diminuer et 56% des chefs d’entreprises estiment que leur niveau d’activité est insuffisant. » 

De citer pêle-mêle : « L’inflation qui persiste et la trésorerie qui inquiète avec des délais de paiement de plus en plus longs qui pénalisent artisans et commerçants, en particulier dans le secteur du bâtiment. » La présidente de la CMA 84 a insisté : « L’an dernier en France, 66 000 entreprises ont mis la clé sous la porte. Et 2026, le chiffre risque de progresser. Et les retards de paiement plombent les entreprises. Un retard de plus de 2 mois augmente la probabilité de défaillance de 42%. Il faut renforcer les sanctions et créer un fonds d’affacturage pour protéger la trésorerie des artisans et commerçants. Autre souci, seulement, 10% des entrepreneurs envisagent de recruter un apprenti dans les mois qui viennent, alors que les jeunes sont notre avenir, c’est dire. »

Une économie qui affiche de la résistance

Place ensuite à Christine Gord pour la Banque de France et sa longue note de conjoncture pour 2025. « Entre l’ampleur du déficit public et les incertitudes politiques, globalement, l’économie demeure résistante en affichant une croissance de +0,9% et peut-être + 1% en 2026. L’inflation s’élève à 0,9% elle pourrait augmenter légèrement à 1,2% cette année et 1,7% l’an prochain. »

Elle a passé au crible les différents secteurs. À commencer par la croissance qui devrait se situer autour de +1,2% / +1,4% en Europe et autour de +0,9% / +1% en France, qui ferait bien moins que l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas. Seule la Grèce est en solde positif. 

Un surendettement qui progresse

Depuis 1974 et les « Années Giscard », la France n’a plus jamais retrouvé d’équilibre budgétaire et la dette depuis la Présidentielle de 2017 est passée de 2 191Mds€ à 3 482Mds€ en 2025. Malgré le rapport Draghi qui préconise 800Mds€ d’investissement par an pour enrayer le déclin et le rapport Letta qui plaide pour une meilleure intégration des marchés, le niveau de productivité de la France affaiblit le potentiel de croissance. Quant aux Français, faute de confiance en l’avenir, ils préfèrent épargner que consommer, avec un taux de 18%. 

« Grâce à la BCE (Banque Centrale Européenne, présidée par Christine Lagarde), a poursuivi la Directrice, les taux directeurs sont repartis à la baisse et ont évité la récession. 133Mds€ de crédits à l’habitat ont été distribués (+35%), ce qui a permis un redémarrage. Néanmoins, le surendettement progresse, +8,4% en Vaucluse (1165 dossiers) et +9,8% en France (148 014 dossiers). »

« On ne veut pas de mal aux patrons, au contraire, on est là pour les aider. »

Gérard Arnault

Place ensuite à Gérard Arnault, l’ancien président du Tribunal de Commerce d’Avignon devenu TEA (Tribunal des Activités Économiques). « Nous avons eu 749 ouvertures de procédures collectives (+5,2%), 313 redressements judiciaires (+4,7%) et 406 liquidations (+11,2%). Mais il faut que les patrons anticipent les problèmes, qu’ils viennent nous voir, on ne leur veut pas de mal, au contraire. On est là pour les aider à étaler leur dette, pérenniser leur entreprise. En plus nos échanges sont confidentiels. »

Certains secteurs s’en sortent mieux que d’autres

Christine Gord a repris la parole pour évoquer une enquête auprès de 1 542 entreprises de la Région Sud qui représentent 191 843 salariés et un chiffre d’affaires de 44Mds€. Elles représentent pour 42% l’industrie, pour 25% la construction et pour 22% les services. « À l’exception du BTP (-1,1%), les effectifs progressent et le CA aussi (+4% l’ industrie, +2,2 les services et +1,1% la construction). Stabilité aussi de la rentabilité. »

Il existe aussi 7% de PME régionales (17 100) tournées vers l’international avec un CA de 77Mds€, ce qui fait de Provence-Alpes-côte d’Azur la 4e région exportatrice de France, notamment grâce à l’industrie chimique, aux huiles essentielles et au vin avec comme destinations l’Union Européenne (39%), les USA (8%) et les Pays du Maghreb (7%).

Un chiffre d’affaires qui progresse en Vaucluse

Chiffres sur lesquels est revenu le directeur départemental des Finances Publiques, Michel Laffitte. « En 2024, la Région a vu le CA progresser de +5,4% (notamment grâce aux transports et à une entreprise qu’il n’a pas citée mais qui pourrait être la CMA-CGM…) pendant que le Vaucluse régressait à -1,1%. » Mais en 2025, performance des Vauclusiens, +3,4% devant la Drôme (+3%) et le Gard (+2,7%), avec en tête le commerce (43%), puis l’industrie manufacturière, notamment l’agro-alimentaire (19%), la construction (10%), les transports (6%) et enfin l’hôtellerie, la  restauration, le tourisme (3%).

Quant à l’évolution des investissements, la tendance est à la hausse, +6,4% en 2025 en Vaucluse, face à +1,2% pour la Drôme et -2,2% pour le Gard. Le meilleur chiffre mis en valeur par Michel Laffitte étant celui du commerce extérieur de Vaucluse, +11,6%, soit 1,9Mds€, ce qui apporte un peu d’espoir dans cette morosité ambiante. Il a aussi parlé des délais de paiement « préoccupants » et évoqué la facturation électronique qui va entrer en vigueur dès septembre qui va diminuer les coûts et accélérer le paiement des factures. 

« Sur le terrain, la situation se dégrade »

Pour Denis Duchêne, vice-président de la CPME 84, « heureusement il y a eu le dispositif Jeanbrun pour l’investissement locatif collectif, la rénovation et la transition énergétiques, le maintien du Pacte Dutreil indispensable à la transmission des TPE-PME familiales, malgré son durcissement. En revanche, nous attendons toujours une clarification du régime fiscal des auto-entrepreneurs, essentielle pour sécuriser les parcours de création sans générer de concurrence déloyale. »

« Chaque embauche est un risque pour nos entreprises »

Denis Duchêne

Il a précisé : « Sur le terrain, la situation se dégrade, +5,48% procédures collectives, coût du travail toujours trop élevé, emploi toujours en recul avec 3,35M de demandeurs d’emplois en catégorie A. Chaque embauche est un risque pour nos entreprises. À l’approche des élections, j’appelle les candidats à placer l’entreprise, l’emploi, l’attractivité du territoire au cœur de leurs priorités et je rappelle l’importance stratégique de la DSP de l’aéroport d’Avignon Provence pour le développement économique local. » Denis Duchêne a conclu : « Vous pouvez compter sur la résilience, l’énergie et la ténacité des chefs d’entreprise. La CPME restera pleinement mobilisée en 2026 et au-delà. »

Les chantiers de BTP en net recul

Au nom de la CAPEB (les artisans du BTP), Philippe Herzog, patron de la plomberie Herzog, créée en 1944, a évoqué des bilans négatifs depuis des mois voire des trimestres dans ce secteur. « Ni amélioration, ni rebond. Dans notre département, les entreprises artisanales représentent 99% des entreprises du bâtiment, elles génèrent près de 2Mds€. Mais les mises en chantier subissent un net recul (30%) et les réservations de logements neufs aussi, -26,7%. Tassement également pour les rénovations avec des coups de rabot sur les aides, la Prime Rénov interrompue avant d’être relancée. Les matières premières chez Saint-Gobain et Point P ont flambé de +5 à +7%. Peut-on en dire autant des revenus des ménages? Les défaillances ont bondi de +22,9% au 2e trimestre 2025. Malgré tout je garde espoir qu’après la crise, on revienne à la normale. »

Enfin Daniel Léonard, le président de Fédération du BTP 84 qui a présenté ses vœux dans les locaux flambant-neufs de la Fédération à Agroparc a répété les tendances négatives : -30% de chantiers, -4,2% de salariés, départs à la retraite non compensés. Avec les élections, un an avant les commandes ont été gelées et maintenant il faut attendre le résultat des scrutins dans les communes et les communautés d’agglomération, ce qui va encore prendre un an… donc peu de visibilité avant longtemps. » Heureusement, sont en cours les chantiers du Conseil Départemental au Carrefour de Bonpas, à Orange avec la déviation de la RN7 et la création du Pôle Patrimoine Memento qui donnent du travail aux salariés du BTP.

Avant de clore cette Conférence économique, alors que se succèdent les crises (COVID, guerre en Ukraine, aléas climatiques, flambée du coût de l’énergie et des matières premières, inflation, montée du chômage…) les différents intervenants ont évoqué le stress des entrepreneurs, la dépression des uns, le burn-out des autres et ils ont tous ont mis en avant le travail bienveillant et humain d’APESA (Aide Psychologique aux Entrepreneurs en Souffrance Aiguë). Un dispositif gratuit et confidentiel qui leur tend la main. Il repose sur des psychologues et des sentinelles qui détectent les situations de souffrance et prennent en charge les patrons épuisés, au bord du gouffre, pour leur éviter le pire. 


Les patrons vauclusiens ont le moral en baisse malgré l’optimisme mesuré de la Banque de France

Jusqu’au 16 avril 2026, les entrepreneurs vauclusiens de moins de 20 salariés sont invités à candidater à la 7e édition du Prix Santé Entrepreneurs porté par Harmonie mutuelle. À la clé : des dotations financières pouvant atteindre 15 000 euros au niveau national et un accompagnement en coaching santé. L’objectif : récompenser des initiatives concrètes en faveur de la santé au travail, de la solidarité entrepreneuriale et de la transition écologique.

En Vaucluse, où le tissu économique repose majoritairement sur les TPE (Très petites entreprises) , les artisans, commerçants et indépendants, la question de la santé au travail est stratégique. C’est sur ce terrain que s’inscrit le Prix Santé Entrepreneurs, dont la septième édition est désormais ouverte aux candidatures.

La stratégie du bien être en entreprise
Première entreprise mutualiste à mission, Harmonie Mutuelle, membre du groupe VYV, premier acteur mutualiste de santé et de protection sociale en France, revendique une approche globale de la performance : intégrer la santé et la qualité de vie au travail (QVCT) comme leviers de pérennité économique. Une conviction que résume Robert Jimenez, directeur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse : « Intégrer la santé dans une démarche globale de performance est une condition de réussite et de longévité entrepreneuriales. »

Des actions concrètes, discrètes, mais décisives
Le prix s’adresse aux structures de moins de 20 salariés, adhérentes ou non de la mutuelle. Les initiatives éligibles sont volontairement larges, à condition qu’elles aient un impact positif mesurable.

Aménagement des bureaux, horaires adaptés, pratique sportive…
Aménagement innovant des locaux pour limiter les troubles musculosquelettiques, mise en place d’horaires adaptés, incitation à la pratique sportive, ateliers de prévention, groupes de soutien psychologique entre dirigeants, dispositifs d’entraide en cas de coup dur : autant d’actions qui, bien que modestes à l’échelle d’une TPE, peuvent transformer durablement le quotidien professionnel.

La santé du dirigeant
La transition écologique constitue également un axe fort : réduction des émissions de CO₂, circuits courts, recyclage des matériaux, sobriété énergétique. Autant de démarches qui croisent désormais les enjeux de santé, d’environnement et d’attractivité. Alors que l’absentéisme, les risques psychosociaux et l’épuisement des dirigeants de petites structures sont régulièrement pointés par les observatoires nationaux, ces initiatives prennent une dimension particulière. La santé de l’entreprise commence souvent par celle de son dirigeant.

Une reconnaissance régionale et nationale
Le dispositif se déploie en deux temps. Une première sélection régionale désignera, en mai, les lauréats locaux. Les trois premiers recevront respectivement 1 000€, 750€ et 500€, assortis d’une séance de coaching santé.

Une phase tout d’abord départementale, régionale puis nationale
Les projets primés accèderont ensuite à la phase nationale. Le public sera appelé à voter, ses voix comptant pour moitié, aux côtés de celles d’un jury composé d’élus et de collaborateurs d’Harmonie Mutuelle. Les dotations nationales sont significatives : jusqu’à 15 000€ pour le premier prix, auxquels s’ajoutent plusieurs ‘coups de cœur’ thématiques, parmi lesquels la transition écologique, QVCT, experts-comptables, commission Entrepreneurs.

Gagner en visibilité
Le prix ouvre un espace de visibilité et de mise en réseau. Harmonie Mutuelle rappelle d’ailleurs son engagement auprès d’écosystèmes d’accompagnement tels que le Réseau Entreprendre ou Apesa spécialisés dans le soutien aux dirigeants en difficulté. Dans un territoire comme le Vaucluse, où la vitalité économique repose sur l’énergie de milliers de petites structures, cette mise en lumière d’initiatives responsables prend une résonance particulière. Elle interroge, en creux, le modèle entrepreneurial de demain : plus attentif à l’humain, plus solidaire, plus durable.

Les infos pratiques
Harmonie mutuelle. 7e édition du Prix Santé Entrepreneurs. Appel à candidatures Vaucluse. Date limite de candidature : 16 avril 2026 à 12hAnnonce des lauréats régionaux : première quinzaine de mai 2026Inscription par courriel ici. Candidature en ligne ici.


Les patrons vauclusiens ont le moral en baisse malgré l’optimisme mesuré de la Banque de France

La 10ᵉ édition du Tour de La Provence se tiendra du 13 au 15 février. Dimanche, la troisième étape, longue de 210 kilomètres entre Rognac et Arles, traversera le sud du Vaucluse sur près de soixante kilomètres, entraînant des perturbations ponctuelles de circulation le long du parcours.

Épreuve désormais bien installée dans le calendrier du cyclisme professionnel, le Tour de La Provence attire chaque année des équipes de premier plan et des coureurs internationaux. Diffusée à la télévision et suivie par un large public, la course conjugue exigence sportive et mise en valeur des paysages provençaux, entre reliefs, villages perchés et axes routiers stratégiques.

Une traversée vauclusienne sous contrôle
Dimanche 15 février, les coureurs pénétreront en Vaucluse par la RD 943 à hauteur de Cadenet, entre 12h20 et 12h30. Après la traversée de la Combe de Lourmarin et l’ascension du col de Bonnieux, le peloton rejoindra Robion via Le Petit Coustellet, avant de poursuivre par Les Taillades et Cheval-Blanc. La sortie du département s’effectuera à Mérindol par la RD 32, entre 13h40 et 14h05, en direction des Bouches-du-Rhône.

Des coupure ponctuelles
Sur l’ensemble de cet itinéraire, les routes départementales resteront ouvertes à la circulation, mais feront l’objet de coupures ponctuelles, strictement encadrées par les forces de l’ordre, le temps du passage de la course. Les interruptions devraient durer une vingtaine de minutes environ selon les secteurs.

Copyright Tour de la Provence

Stationnement et circulation : vigilance recommandée
Le stationnement sera interdit sur les portions de routes empruntées par les coureurs, ainsi qu’aux abords immédiats des intersections concernées. Des ralentissements sont attendus sur l’itinéraire et ses axes adjacents, en particulier dans les communes traversées. Les usagers sont invités à anticiper leurs déplacements et à suivre les consignes mises en place localement.

Trois jours de course en Provence
Avant cette étape vauclusienne, le Tour de La Provence s’élancera le vendredi 13 février avec une première étape entre Marseille et Saint-Victoret (168,8 km), au départ de l’Orange Vélodrome. Le samedi 14 février, la deuxième étape reliera Forcalquier à la Montagne de Lure sur 180 kilomètres, offrant un terrain plus exigeant aux grimpeurs. La course s’achèvera dimanche à Arles, entre 16h et 17h, au terme d’un parcours exigeant et spectaculaire. Le passage du Tour de La Provence constitue un temps fort sportif et médiatique pour les territoires traversés, offrant au Vaucluse une nouvelle vitrine à l’échelle nationale et internationale.
Plus d’informations www.tourdelaprovence.fr
Mireille Hurlin

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Les patrons vauclusiens ont le moral en baisse malgré l’optimisme mesuré de la Banque de France

« On est passé de 1 460 tonnes de nourriture collectées en 2024 à 1 800 tonnes en 2025 et à l’équivalent de 3 millions de repas servis à 60 000 Vauclusiens (au lieu de 55 000 l’an dernier) », a précisé la Présidente de la Banque Alimentaire de Vaucluse, Pascale Hémard lors de la cérémonie des vœux. Toutes les denrées sont collectées gratuitement par les ‘Gilets orange’, redistribuées sur l’ensemble du département auprès de 70 associations et Centres Communaux d’Action Sociale pour aider les plus précaires.

Même si « la misère est moins pénible au soleil », comme le chantait Charles Aznavour, le Vaucluse est un département où 19,3% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, où on recense plus de 15 000 foyers qui bénéficient du RSA (Revenue de Solidarité Active), où même des travailleurs n’arrivent pas à se nourrir correctement. Et la tâche est encore plus ardue pour les chômeurs, les retraités, les étudiants et les mères de familles monoparentales qui ont la plus grande peine à joindre les deux bouts pour que leurs petits mangent à leur faim.

« Aux portes de 2026, je m’attacherai à entraîner mon équipe vers de nouveaux projets qui nous donnent de l’énergie et l’envie de progresser, a insisté la Présidente de la BA 84. A commencer par la création d’une épicerie sociale et mobile ‘Epi’Solidaire’ , un camion réfrigéré qui ira à la rencontre des jeunes de BTS du Grand Avignon. Une relocalisation des locaux pour plus d’efficience et de confort pour les bénévoles et l’équipe de distribution, une restructuration de la chaîne de distribution avec l’embauche d’un chef d’exploitation, une amélioration de la couverture des zones blanches, l’amélioration de la qualité des denrées distribuées avec davantage de bio et de circuits courts et enfin l’élargissement du panel de produits proposés. »

En présence des personnalités, des représentants de l’État et des collectivités locales, d’élus, des bénévoles et salariés de la Banque Alimentaire de Vaucluse comme des partenaires-donateurs, Pascale Hémard a cité les prénoms de tous ces anonymes, jeunes ou retraités qui donnent de leur temps pour aider les plus démunis. Martine, Jean-Luc, Pascal, Elena, Anthony, Denis, Vova, Frédéric, Redouane, Mireille, Philippe, Patrick, Astrid, Bruno, Christine, Dominique Didier, Stéphane, Leslie, Alain, Joëlle, Hassan, Fabien, Mirhail et Abdel. Pour une fois, ils ont été mis en lumière et chaleureusement applaudis par l’assistance.

La prochaine collecte à la sortie des supermarchés est prévue les 6-7-8 mars prochains.

Contact : 04 90 87 81 80


Les patrons vauclusiens ont le moral en baisse malgré l’optimisme mesuré de la Banque de France

Aménagement du carrefour de Bonpas, passage du Tour de la Provence en Vaucluse, ou encore sensibilisation à la sécurité routière dans les collèges. Quels travaux et interventions sont prévus par le Département de Vaucluse au mois de février ?

En mai 2025, le Département a lancé les travaux de Bonpas. Un chantier titanesque qui avance à bon rythme. L’aménagement d’un ouvrage d’art sur la partie Ouest, qui permettra de relier les voies Nord et Sud, se poursuit. Les travaux sur le canal EDF sont en cours jusqu’en mars avec une remise en eau prévue fin février.

Ce mois de février sera marqué par le passage de la 11e édition du Tour de la Provence en Vaucluse. Cette course cycliste professionnelle internationale se déroulera du vendredi 13 au dimanche 15 février et passera par le Sud du Vaucluse lors de l’étape du 15 février, longue de 210 kilomètres, entre Rognac et Arles. La circulation et de stationnement seront ponctuellement impactées.

La dernière journée de prévention et de sensibilisation à la sécurité routière ‘Campus Sécurité Routière‘ est programmée ce mois-ci. Elle aura lieu au collège Jules Verne au Pontet ce mardi 3 février.

Les chantiers en cours

  • Aménagement d’un carrefour giratoire à Bollène entre la RD994, la rue Ferdinand Gironne, l’avenue de la Rode et le quartier de La Croisière. Les travaux ont débuté en janvier et devraient durer huit mois.
  • Restauration du Pont des Arméniers à Sorgues. La préparation du chantier a débuté. En mars, le démontage de l’ouvrage devrait commencer. Les travaux devraient durer 28 mois.
  • Réparation du Pont sur l’Ouvèze, à Bédarrides. Les travaux ont débuté en juillet 2025 et devraient s’achever en juin prochain.
  • La déviation d’Orange entre le giratoire du Coudoulet et la route de Camaret. Les travaux sont en cours. La mise en service de la section 2, entre le giratoire des Crémades et la RD975, se fera cet été.
  • Réhabilitation de la demi-pension, de la vie scolaire et des locaux des agents techniques du collège Vallée du Calavon à Cabrières d’Avignon. Les travaux ont démarré en novembre 2025 pour une durée provisionnelle de 10 mois.
  • Réhabilitation du collège Lou Vignarès à Vedène. Le chantier devrait s’achever en avril, après les aménagements extérieurs.
  • Restructuration du Centre sportif départemental de Fontaine-de-Vaucluse. Les travaux devraient durer 16 mois.

Les patrons vauclusiens ont le moral en baisse malgré l’optimisme mesuré de la Banque de France

« Je me souviens, pour ma 1re Assemblée Générale, en 2013, on était vingt, aujourd’hui, vous êtes des centaines dans cette magnifique salle », confie le président sortant des Vignerons Indépendants de Vaucluse (VI 84) à la Boiserie à Mazan. Une entité de 350 adhérents représentant 400 vignobles, 11 000 hectares, une production moyenne de 450 000 hl, 30 millions de bouteilles et 47 appellations dans 82 communes sur les 151 que compte le département.

Pendant 14 ans, Thierry Vaute a constitué un binôme « fusionnel » avec son directeur, venu de la grande distribution qui a réussi — contre toute attente — à fédérer le monde syndical vigneron. D’ailleurs, Pierre Saysset l’a confirmé sur scène : « En tout, mis bout à bout nous avons tous les deux passé plus de 1 000 journées de réunions, commissions, échanges. Nous sommes passés de 264 millions de capsules à 400 millions. Ensemble, nous avons fédéré, développé de nouveaux services aux vignerons, nous les avons aidés à monter des dossiers techniques, à faire la promotion de leurs cuvées, organisé des salons pour les visibiliser, réduit les coûts grâce aux achats et assurances groupés, élargi le cercle de nos partenaires. Nous avons restreint le bureau pour limiter les charges. Bref, nous n’arrêtons pas de nous réinventer pour traverser au mieux la crise. »

Une nouvelle présidente

Après le vote, a été entérinée l’élection de Céline Barnier comme présidente de la fédération de Vaucluse. « Cette vigneronne de Sarrians, déjà administratrice nationale, sait gérer l’humain, elle connaît bien ce monde, son administration, elle est bien armée pour continuer en douceur », a ajouté le directeur des VI 84.

« Nous devons faire face à une pression économique, à un marché en mutation, à des incertitudes à l’export. »

Céline Barnier

Émue, elle a alors pris la parole, entourée de ceux qui l’ont précédée à la présidence, notamment Paul Coulon et Thierry Montagne pour remercier ceux qui lui font confiance désormais. « C’est un honneur d’être votre présidente, mais surtout une responsabilité que je mesure pleinement. Pendant 14 ans, Thierry a œuvré avec constance et énergie au service des adhérents. Il me transmet une fédération solide et je souhaite y apporter ma personnalité et ma détermination. Nous devons faire face à une pression économique, à un marché en mutation, à des incertitudes à l’export. Notre force réside en nos leviers, créer plus de valeur ajoutée, renforcer nos liens avec les consommateurs à travers l’œnotourisme, les salons et foires aux vins et sécuriser nos débouchés. »

Plusieurs acteurs de la filière vini-viticole ont rendu hommage à Thierry Vaute. Damien Gilles, le président du Syndicat des Côtes-du-Rhône et de l’ODG, Joël Reynaud venu de Venasque, le président du Syndicat l’IGP 84, ex -VDQS, les Vins de Pays de Qualité Supérieure. Christian Mounier, qui représentait la Présidente du Conseil Départemental. Un invité-surprise par visio de Lille, l’ancien préfet Bertrand Gaume qui a appelé Thierry Vaute pour le remercier de son action et lui souhaiter bonne chance. Des messages également de ceux qui ne pouvaient assister à la réunion mais qui ont témoigné en sa faveur, Bénédicte Martin et Franck Alexandre. Des photos d’archives ont défilé avec notamment celles de l’ancienne Préfète, Violaine Démaret sur grand écran.

La filière viti-vinicole représentée à l’Assemblée Nationale

C’est ensuite le député RN de la 3e circonscription de Vaucluse, Hervé de Lépinau, qui a pris la parole, lui qui à l’Assemblée Nationale, co-préside le Groupe d’Études Vigne, Vin et Œnologie. « Le combat est rude, avec ce tunnel budgétaire qui n’en finit pas depuis des semaines.  Un confrère neurasthénique et buveur de tisane de quinoa a tout fait pour que soit fermée la buvette du Palais Bourbon. Mais c’est là que je prends, comme tous les autres parlementaires mon petit-déjeuner, que je mange à midi et le soir, voire la nuit, selon les séances et que je bois un verre de vin. Pareil pour ceux qui veulent supprimer l’utilisation du cuivre dans le traitement des vignes, c’est pourtant une molécule naturelle. » 

« Un tiers d’entre eux n’ont pas de solution de reprise ni de transmission de leur ferme. »

Hervé de Lépinau

Hervé de Lépinau a d’ailleurs déposé une propostion de loi relative à la souveraineté alimentaire. « La filière agricole souffre, les familles de paysans aussi. En 1970, la France comptait plus d’un million et demi d’exploitations. En 50 ans, elle enregistre une baisse de 80%. La part de l’agriculture est tombée à 2,7% de l’emploi total. La moitié des agriculteurs partiront à la retraite dans les 10 ans. Un tiers d’entre eux n’ont pas de solution de reprise ni de transmission de leur ferme. Ce qui fragilise nos capacités de production agricole, donc de dépendance accrue d’importations et surtout de perte de souveraineté alimentaire. Nous devons l’inscrire dans la Constitution. »

Une crise qui fragilise la filière

Thierry Vaute lui a succédé pour dresser le ‘Rapport moral’ de la fédération. « Nous sommes lucides. La crise est une réalité qui nous fatigue psychologiquement, qui nous donne un sentiment d’abandon. Elle n’est ni passagère, ni conjoncturelle. Elle est durable, structurelle et mondiale. Elle fragilise notre modèle socio-économique et à terme, elle modifiera les paysages dont nous sommes si fiers et qui sont un atout majeur du tourisme vauclusien et de son attractivité internationale. »

« Stop à l’écologie culpabilisante. »

Thierry Vaute

Il a tour à tour évoqué la baisse de la consommation de vin, les attentes environnementales, la concurrence internationale accrue, l’explosion du coût de l’énergie et des matières premières, le carcan administratif avec la sur-réglementation française qui s’ajoute aux normes mondiales. « Derrière chaque domaine, il y a des hommes, des femmes, des familles qui souffrent et parfois vivent des drames. Des investissements et des remboursements sont reportés. Certains accords commerciaux nous fragilisent face à des vignerons qui, dans d’autres pays, ne sont pas obligés de respecter les mêmes règles sociales, sanitaires et environnementales que nous. La transition écologique, nous la mettons en oeuvre depuis des années, la preuve, 70% de nos vignobles sont labellisés bio ou HVE. Stop à l’écologie culpabilisante. »

Un dernier hommage au président sortant

Après le président national des Vignerons Indépendants, Jean-Marie Fabre qui a dressé un long panégyrique devant les adhérents, Thierry Vaute a prononcé son dernier discours. Et, entre deux sanglots, rendu hommage à sa famille, ses 3 enfants, Johanna, Alicia et Dimitri, qu’il n’a pas forcément vus grandir, pris qu’il était pris par ses mandats, ses obligations, ses déplacements loin du Domaine de la Pigeade à Baumes-de-Venise. « Heureusement, ma chère et douce épouse, Marina, avec force et discrétion, a géré les vignes. Elle n’a jamais parlé de sacrifice. »

C’est enfin au Préfet de Vaucluse qu’est venu le tour de conclure cette assemblée générale hommage au président sortant. Non sans humour, Thierry Suquet a déclaré : « Un préfet ça va, mais trois, bonjour les dégâts ! » Il a évoqué les qualités de Thierry Vaute, engagé, pédagogue, enthousiaste et lucide. Le représentant de l’État l’a reconnu : « L’administration a une part de responsabilité dans la crise, mais une part seulement. Les règles ont été bâties ensemble, les décisions ont été co-gérées par la profession. » Et s’adressant directement au député de Carpentras, il a insisté : « Tout ce que nous souhaitons faire pour aider la filière agricole à s’en sortir est bloqué puisque vous, les députés de Vaucluse, n’avez pas voté le budget. » Ce à quoi le parlementaire courroucé, a répondu : « Évidemment, on n’a pas eu à le voter puisque vous avez eu recours au 49-3 », et il a immédiatement quitté la salle.

Au terme de cette assemblée générale qui a duré trois heures, les invités ont levé leur verre à la santé de l’ancien et de la nouvelle présidente. Mais Thierry Vaute continuera à exercer une partie de ses nombreux mandats (à la Chambre d’Agriculture, au Syndicat des Côtes-du-Rhône, à l’Aire Agricole de Résilience Climatique et comme vice-président des Vignerons Indépendants de France). Du coup, au domaine familial de La Pigeade, son épouse dévouée, Marina, n’a pas fini de veiller au grain… de raisin.

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Les patrons vauclusiens ont le moral en baisse malgré l’optimisme mesuré de la Banque de France

Christophe Pulizzi est le chef du restaurant L’Olivier, situé à Pertuis. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de canette à la bigarade.

Rincer les cuisses de canette et les recouvrir de gros sel pendant 30 minutes.
Rincer soigneusement, puis les placer dans un récipient hermétique avec de l’huile, de l’ail et du thym. Laisser mariner une nuit.
Le lendemain, les griller lentement au barbecue jusqu’à cuisson complète.
Effilocher la chair et la hacher au couteau. Mélanger avec de l’oignon confit, des olives, des anchois, du thym et du zeste d’orange.

Préparation des filets :
Rôtir les filets (ou la carcasse) dans une poêle avec de l’huile, de l’ail et du thym jusqu’à ce que la peau soit bien dorée.
Enfourner à 140°C pendant 15 minutes.
Laisser reposer 10 minutes, puis remettre au four pour 10 minutes supplémentaires.
Tailler les filets et dresser sur l’assiette.

Jus Bigarade :
– Os de canette
– 4 oranges
– 2 cl de vin blanc
– 100 g d’olives noires
– 100 g de câpres
– 20 g d’anchois

Faire colorer les os de canette dans un sautoir.
Déglacer au jus d’orange et réduire à sec.
Ajouter le vin blanc, réduire à nouveau.
Incorporer les olives hachées, les câpres et mouiller à hauteur.
Laisser réduire, passer au chinois et réserver pour le dressage.

Espuma de Polenta :
– 1 L de lait
– 1 L de crème
– 100 g de polenta
– 2 oranges
– 2 gousses d’ail
– 20 g d’olives noires
– Thym

Porter à ébullition le lait et la crème avec le thym, l’ail, le sel et le poivre.
Infuser et ajouter la polenta puis cuire pendant 30 minutes.
Mixer avec les écorces d’orange et les olives noires.
Passer au chinois, verser dans un siphon et insérer deux cartouches de gaz.

Truite de Polenta :
– 100 g de polenta
– 1 L d’eau
– 20 g d’anchois

Cuire la polenta dans l’eau avec les anchois.
Mixer, étaler sur un papier cuisson et sécher au four à 70°C pendant 2 heures.
Finaliser la cuisson à 180°C pour obtenir une texture croustillante.

DR

Les patrons vauclusiens ont le moral en baisse malgré l’optimisme mesuré de la Banque de France

À l’occasion de ses vœux 2026, Grand Delta Habitat, par la voix de son président, Michel Gontard, et à travers lui, le Conseil d’administration, le directeur général Xavier Sordelet, le Comité de pilotage, et les équipes, a célébré un double jalon : l’entrée dans une nouvelle année et les 60 ans de la coopérative HLM. Un anniversaire symbolique pour un acteur majeur du logement social dans le Sud-Est, qui revendique un modèle fondé sur la proximité, la solidarité et l’innovation, dans un contexte durablement tendu pour le secteur. Pour l’occasion, près de 500 personnes, dont de nombreuses personnalités du monde politique et économique et de l’acte de bâtir s’étaient rendues au parc des expositions d’Avignon.

Créée en 1966 sous le nom de Vaucluse Logement, Grand Delta Habitat s’est construite au fil des décennies comme un acteur structurant du logement social, en lien étroit avec les collectivités locales. De la réponse à l’urgence de l’après-guerre à la rénovation urbaine, de la professionnalisation des métiers à l’élargissement territorial, la coopérative a progressivement changé d’échelle sans renier son ADN : loger, accompagner et inscrire l’action dans le temps long.

Soixante ans d’histoire, une continuité assumée
Entrer dans sa septième décennie ne marque pas une rupture, mais l’ouverture d’un nouveau cycle. ‘Transformer plutôt que subir’ résume une ligne stratégique revendiquée, dans un secteur confronté à la hausse des coûts, à la raréfaction du foncier et à l’évolution rapide des besoins sociaux, a rappelé Michel Gontard.

Un modèle coopératif éprouvé face aux tensions du logement
L’année 2025 a cependant constitué un révélateur. Dans un contexte national de crise du logement, Grand Delta Habitat a maintenu un niveau d’activité soutenu : 530 logements livrés, 1 561 logements rachetés et plus de 415M€ investis. Le parc atteint désormais 42 430 logements répartis sur trois régions et sept départements, logeant plus de 103 000 personnes.

Au-delà de la production de logements
La coopérative revendique une approche qui dépasse la seule production de logements. À Cavaillon, le vaste projet de renouvellement urbain : 341 logements réhabilités et 276 démolis, illustre une volonté de recomposer durablement les quartiers. À Avignon et Orange, les réhabilitations ont conjugué sécurisation, amélioration énergétique et accompagnement social, en lien étroit avec les services de l’État.

Proximité et qualité de service comme piliers
Avec 650 collaborateurs, 15 agences commerciales et une organisation volontairement décentralisée, Grand Delta Habitat fait de la proximité un levier central de son action. Les 122 chargés de clientèle et 118 agents de proximité assurent une présence quotidienne sur le terrain, renforcée par la modernisation des outils numériques.

La culture du résultat
En 2025, la satisfaction des locataires progresse : 73,2% de satisfaction globale et 86,5% chez les nouveaux entrants. Ces résultats ont conduit à un plan d’actions de 3M€ supplémentaires, visant à améliorer concrètement le cadre de vie et la qualité du service rendu.

Solidarité, innovation et adaptation aux usages
Fidèle à son modèle coopératif, Grand Delta Habitat articule logement et solidarité. En 2025, la Fondation Grand Delta Habitat a soutenu 28 projets pour 150 000€, tandis que des initiatives locales ont illustré une solidarité de terrain : redistribution de mobilier à Orange avec Delta Collect, déjà initié à Avignon, projets de forêt urbaine à Nîmes, résidences dédiées au bien vieillir ou dispositifs d’aide aux personnes fragilisées.

Seul sur Mars
L’innovation constitue l’autre marqueur fort. À L’Isle-sur-la-Sorgue, le programme Seul sur Mars® -six villas autonomes en énergie- incarne une logique d’expérimentation assumée. Ailleurs, résidences intergénérationnelles, habitats adaptés au vieillissement ou reconversions de friches témoignent d’une capacité à anticiper les évolutions sociétales et climatiques.

Un partenaire de long terme pour les élus
Avec 208 communes partenaires, dont huit nouvelles en 2025, Grand Delta Habitat s’affirme comme un acteur de long terme des politiques locales de l’habitat. Dans les territoires sous forte pression immobilière, notamment dans le Var et les Alpes-Maritimes, plus de 110 logements ont été livrés, tandis que des opérations sur mesure ont vu le jour à Nice, Aubagne, Vitrolles ou Pernes-les-Fontaines. Cette relation de confiance s’appuie sur une méthode : construire, réhabiliter ou transformer aux côtés des élus, en intégrant logement, services publics et attractivité territoriale.

Une force collective tournée vers l’avenir
Le renouvellement, en novembre 2025, de la labellisation Grand Delta Habitat auprès de 45 entreprises partenaires illustre cette culture du collectif, dans un secteur du BTP sous tension. Transparence financière, reconnaissance des savoir-faire et sécurisation des relations économiques sont présentées comme des conditions de la performance durable. A ce propos, l’agence de notation Standard and poors a confirmé la notation de Grand Delta Habitat à A+ stable à long terme et A1 à court terme. ‘Notre notation de GDH repose sur la capacité de l’entreprise à maintenir une solide performance financière’, a conclu l’agence.

Le temps de la maturité
À 60 ans, Grand Delta Habitat revendique ainsi une maturité : celle d’une coopérative solidement ancrée, capable de se projeter sans renier ses fondamentaux. « Notre histoire nous inspire, l’avenir nous guide » : plus qu’un slogan anniversaire, une ligne de conduite pour les décennies à venir, a conclu Michel Gontard.

Le Conseil d’administration
Michel GONTARD Président ; Marie-Pierre BANDE BUISSON ; Magali BERNARD ; Jean-Luc BONNAL ; Laurent BOUCHER ; Georges BOUTINOT ; Aurélie DENIZE ; Christian DARPY ; Nora DJEZZAR ; Annick DUBOIS ; Jean-François LOVISOLO ; Jean-Claude MOLINA ; Michel MUS ; Henri-Jacques PERRIN; Patrice PERROT ; Sandrine RIGAUD ; Dominique SANTONI ; et Corinne TESTUD-ROBERT.

Le comité de pilotage
Xavier SORDELET, directeur général ; Stéphane LEROY, Directeur des relations institutionnelles et directeur d’Axédia ; Jérome VIEUDRIN Directeur des moyens et des systèmes d’information ; Delphine MIQUEL, Directrice juridique et Ressources humaines ; Hugo LAUTERBACH, Directeur commercial et innovation ; Rémi MARTI, Directeur de la proximité ; Nicolas ROCUET, Directeur du développement et patrimoine ; Jacques DENIS, directeur administratif et financier.
Mireille Hurlin


Les patrons vauclusiens ont le moral en baisse malgré l’optimisme mesuré de la Banque de France

À l’occasion de la cérémonie des vœux de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics du Vaucluse, organisée également à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP 84, rue Jean Dausset à Agroparc Avignon, son président Daniel Léonard, a livré un discours à la fois rassembleur et exemplaire, faisant de ce bâtiment inauguré le symbole optimiste d’une certaine vision du syndicalisme professionnel et de l’avenir du secteur. Plus de 400 personnes, dont de nombreux élus, étaient présentes.

La Maison de la Fédé BTP 84. Copyright Fédé BTP 84

Au-delà du moment convivial, le message central est clair : ce qui unit la profession est plus fort que ce qui la divise. Une conviction qui fonde, selon lui, l’ADN de la Fédération du bâtiment et des travaux publics : recherche du dialogue, respect des différences, culture du collectif et construction de ponts entre les acteurs économiques, institutionnels et territoriaux.

Une nouvelle maison pour les pros
La nouvelle Maison du BTP incarne concrètement cette philosophie. Fruit d’une décision pragmatique et responsable, le projet a nécessité l’abandon du siège historique, devenu inadapté, au profit d’un site plus accessible, fonctionnel et sobre, à proximité de l’aéroport et du parc des expositions. Un choix assumé, guidé par la rationalité économique dans un contexte de conjoncture tendue pour le BTP.

Un modèle de réalisation et de gestion
Le président a insisté sur la méthode de réalisation, qu’il présente comme un modèle reproductible : gouvernance collective validée à l’unanimité, recours prioritaire aux compétences locales -maîtrise d’œuvre et entreprises vauclusiennes-, respect des délais et des budgets, paiements sans retard et refus d’une guerre des prix préjudiciable aux entreprises. Le ‘juste prix’ a servi de boussole tout au long du chantier.

De gauche à droite : Olivier Salleron, Thierry Suquet, Dominique Santoni et Daniel Léonard Copyright MMH

Une vitrine des savoir-faire
Conçue comme une vitrine des savoir-faire du BTP, la Maison associe bois, acier, verre et béton, tout en répondant aux exigences environnementales de la RE2020 (Réglementation environnementale). Modulaire, elle est pensée comme un lieu d’échanges, de formation, d’innovation, et également de prévention et de sécurité, enjeux majeurs pour la profession.

Avancer, toujours avancer
Sans éluder les difficultés du secteur : complexité normative, manque de visibilité sur les politiques publiques, ralentissement de la construction neuve, Daniel Léonard a volontairement choisi de privilégier l’exemple à la critique. Montrer que le dialogue, la confiance, la proximité et le pragmatisme peuvent produire des résultats concrets.

Le respect de tous pour tous
Au terme de son allocution, le président de la Fédé du BTP Vaucluse a formulé pour 2026 le vœu de davantage de respect mutuel, moins de dogmatisme et plus de pragmatisme, convaincu que ces ingrédients constituent, pour la profession comme pour le territoire, une voie crédible vers l’efficacité et une certaine idée du bonheur collectif.

Olivier Salleron Copyright MMH

Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment
Présent à l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP du Vaucluse, Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment (FFB), a souligné la solidarité entre l’échelon national et les fédérations départementales, rappelant que les cotisations des adhérents doivent d’abord bénéficier aux territoires. Pour lui, la dynamique du BTP se joue avant tout au niveau local, dans les relais de proximité, véritables moteurs de l’action syndicale.

Dans un contexte de forte instabilité économique et politique, cette inauguration constitue, selon le président national, un repère concret et rassurant pour la profession. Le bâtiment livré dans les délais et avec un budget maîtrisé incarne une gestion responsable et une projection vers l’avenir, au service direct des entreprises adhérentes.

Des signaux positifs
Malgré une année 2025 marquée par de profondes incertitudes, Olivier Salleron a voulu ouvrir 2026 sur une note d’espoir, portée par des signaux positifs en matière de logement. Il a salué la confirmation du statut du bailleur privé, attendu de longue date par la profession, qu’il qualifie d’avancée majeure susceptible de relancer la production de 50 000 logements neufs et de 20 à 30 000 logements rénovés. Une mesure présentée comme bénéfique à la fois pour les ménages, les entreprises du BTP et les finances publiques, la construction générant d’importantes recettes fiscales pour l’État et les collectivités.

Logement social et privé, tous deux complémentaires et essentiels
Le président de la FFB a également insisté sur le caractère complémentaire et indissociable du logement privé et du logement social, se félicitant de la baisse de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), qui doit permettre un effet de levier d’environ un milliard d’euros en faveur de la production et de la rénovation énergétique du parc social. Le maintien d’outils structurants comme le prêt à taux zéro s’inscrit, selon lui, dans cette même logique de relance. Autre sujet majeur : l’aménagement du territoire. Olivier Salleron a plaidé pour une application plus pragmatique de la loi Zéro artificialisation nette (ZAN), redonnant des marges de manœuvre aux élus locaux afin de répondre aux besoins de logements, d’emploi et de développement économique.

La rénovation énergétique
Sur la rénovation énergétique, il a rappelé l’importance de la stabilité des dispositifs, en particulier de MaPrimeRénov’, dont le budget est sanctuarisé mais dont les évolutions incessantes fragilisent la lisibilité pour les entreprises. La rénovation du parc de logements et des bâtiments publics est, selon lui, un levier incontournable pour atteindre les objectifs de décarbonation à l’horizon 2050, tout en soutenant l’activité et l’emploi local, dans un secteur qui a perdu 60 000 salariés en deux ans.

Quels maires seront bâtisseurs ?
Le président national a enfin appelé à l’émergence de ‘maires bâtisseurs’ à l’approche des élections municipales, estimant que le logement est devenu un enjeu central du quotidien des Français. Il a également alerté sur le respect impératif des délais de paiement par les collectivités, condition essentielle à la survie des entreprises du BTP.

Former les pros de demain
Enfin, Olivier Salleron a insisté sur l’enjeu du renouvellement des compétences, à travers l’apprentissage et l’alternance, pour attirer jeunes et moins jeunes vers des métiers porteurs de sens, de perspectives et de fierté. La nouvelle Maison du BTP apparaît ainsi comme un symbole fort de confiance, de proximité et d’avenir pour la profession.

Dominique Santoni Copyright MMH

Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse
Lors de cette même soirée, la présidente du Département, Dominique Santoni, a réaffirmé son attachement au partenariat durable entre le Département et les entreprises du BTP, qu’elle qualifie de relation fondée sur la confiance et l’efficacité plutôt que sur les discours.

Saluant un équipement ‘concret, solide et à l’image de la profession’, elle a souligné que ce nouveau siège symbolise la capacité du BTP vauclusien à s’inscrire dans la durée. Pour la présidente, les entreprises du secteur sont au cœur de l’action publique : routes, collèges, transports, aménagements communaux… derrière chaque projet départemental, ce sont les savoir-faire locaux qui sont mobilisés.

De solides finances
Dans un contexte économique tendu, Dominique Santoni a insisté sur la solidité financière du Département, rappelant le vote du budget 2026 et la poursuite d’une politique d’investissement ambitieuse. En 2026, 132 millions d’euros seront consacrés à l’investissement, confirmant le Département comme premier donneur d’ordre du Vaucluse. Un choix assumé, présenté comme un levier essentiel d’activité, d’emploi et de visibilité pour les entreprises.

Des projets à venir ?
La présidente a défendu une ligne claire : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Autrement dit, une gestion rigoureuse des finances publiques conjuguée à une ambition forte pour l’avenir du territoire. Plusieurs projets structurants ont été cités, à commencer par la livraison du nouveau collège, réalisée sans retard ni surcoût, et la déviation d’Orange, attendue de longue date et désormais engagée. Elle a également mis en avant le contrat Vaucluse Ambition et la création de Vaucluse Ingénierie, outils destinés à accompagner les communes dans la concrétisation de leurs projets.

Un Département fier des pros de BTP
Puis, Dominique Santoni a réaffirmé un message politique sans ambiguïté : le Département est pro-BTP. Un partenariat présenté comme ‘gagnant-gagnant’, dans lequel les entreprises font avancer le territoire, tandis que le Département leur apporte visibilité, projets et continuité. « Le BTP construit le Vaucluse, et le Vaucluse avancera avec son BTP », a-t-elle résumé, appelant à poursuivre ce travail commun avec exigence, respect et pragmatisme.

Thierry Suquet Copyright MMH

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse
Le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a conclu la soirée des vœux du BTP 84, rappelant le poids économique majeur du secteur du bâtiment dans le département : près de 20 000 travailleurs, 10% de l’emploi salarié et environ 6 000 entreprises, majoritairement des TPE/PME (Très petites et moyennes entreprises), profondément ancrées dans le tissu local. Un secteur stratégique, dont la vitalité repose à la fois sur la proximité, l’excellence des savoir-faire et le respect des responsabilités des maîtres d’ouvrage, en particulier sur un point jugé crucial : les délais de paiement, déterminants pour la santé des trésoreries.

Les difficultés du territoire
Le préfet n’a pas éludé les difficultés traversées en 2025 : baisse des mises en chantier, tensions sur les trésoreries, recours accru à l’activité partielle et inquiétudes sur le maintien des compétences, dans un contexte d’instabilité politique. Pour autant, il a voulu ouvrir une perspective plus positive, soulignant l’importance de l’adoption prochaine du budget de l’État, présenté comme un facteur de respiration pour le secteur. Ce budget vise, selon lui, la stabilité réglementaire et fiscale, en évitant l’empilement de nouvelles normes, tout en préservant les principaux dispositifs en faveur de la compétitivité des entreprises, de la recherche et de l’apprentissage.

Enfin un plan logement du gouvernement ?
Thierry Suquet a également salué le plan logement annoncé par le gouvernement, destiné à relancer la construction de logements neufs et à soutenir la réhabilitation. Il a insisté sur un message central : ne pas opposer logement privé et logement social, tous deux indispensables pour loger les jeunes, les familles, les salariés et les étudiants, et pour maintenir l’attractivité du territoire. Cette politique doit toutefois s’inscrire dans un équilibre entre sobriété foncière, protection des terres agricoles, préservation du patrimoine et transition environnementale.

Un concret soutien de l’Etat
Affirmant le soutien de l’État local, le préfet a pris plusieurs engagements concrets comme la simplification administrative, avec un recours accru aux possibilités de dérogation préfectorale, la lutte renforcée contre les pratiques frauduleuses, et sécurisation des chantiers, notamment face aux vols de matériel, via une convention départementale dédiée. Pour finir, Thierry Suquet a réaffirmé que le BTP constitue un pilier essentiel de l’économie vauclusienne, au cœur des enjeux de décarbonation, de réindustrialisation et de cohésion territoriale. Un secteur pour lequel l’État se dit pleinement mobilisé, aux côtés des professionnels, pour surmonter la crise et préparer l’avenir.
Mireille Hurlin

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