(Carte interactive) Les listes des 21 communes de Vaucluse qui voteront au second tour des municipales de mars 2026
Retrouvez ci-dessous la carte de l’ensemble de listes encore en lice lors des du 2e tour des élections municipales en Vaucluse. Un scrutin qui concerne encore 21 communes dans le département. A savoir les villes d’Apt, Aubignan, Avignon, Bédarrides, Carpentras, Cavaillon, Jonquères, Lauris, L’Isle-sur-la-Sorgue, Loumarin, Mazan, Monteux, Mornas, Orange, Pertruis, Piolenc, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Sarrians, Sault, Le Thor et Violès (Voir aussi détail des listes dans le PDF joint ainsi que notre lien en fin d’article),
Découvrez, ci-dessous les candidats dans votre commune
(Carte interactive) Les listes des 21 communes de Vaucluse qui voteront au second tour des municipales de mars 2026
SICAF est expert dans le développement et la fabrication de produits cosmétiques. Elle fait partie d’Anjac Health & Beauty, groupe industriel français. Elle est un des leaders internationaux de la formulation, fabrication et conditionnement de produits cosmétiques. Elle célèbre ses 50 ans d’existence avec l’extension de son siège social de Valréas, avec pour force principale l’innovation.
« C’est une étape marquante dans l’histoire de notre entreprise industrielle. SICAF est un acteur reconnu dans le développement et la fabrication de produits cosmétiques. L’extension du siège social et la modernisation de l’outil de production situés dans la zone industrielle la Grèze à Valréas traduit une volonté de croissance de notre société ancrée dans le paysage économique local », explique Nathalie Gourjon, la Directrice générale de SICAF. Ce développement devrait s’accompagner dans le futur de nouveaux recrutements sur l’ensemble de ses expertises métiers. « Ce site renforcé avec de nouveaux équipements industriels permet de soutenir la croissance Made in France. » Depuis cinquante ans, l’entreprise accompagne les plus grandes marques du secteur de la beauté. Son champ d’action est vaste et couvre des segments variés tels que le soin de la peau, la protection solaire, les dérivés parfumés, le soin capillaire ainsi que la dermo-cosmétique.
L’histoire de SICAF SICAF a été fondé en 1975 à Valréas. La société est liée aux bassins industriels de cette ville dont l’ADN industriel était le cartonnage. SICAF, qui veut dire société industrielle de conditionnement à façon, utilise les ressources locales pour faire du conditionnement de produits cosmétiques (mise en flacons, mise en étuis). En 1992, le premier laboratoire de développement est créé et l’entreprise a commencé à faire ses propres formules, ses propres fabrications en tant que sous-traitant. En 2009, l’entreprise a été rachetée par le groupe industriel Anjac (800 millions d’euros de chiffre d’affaires et 3 000 collaborateurs), avec un essor qui s’est structurée avec l’acquisition de nouveaux sites de production (Carpentras en 2012 et Argenteuil en 2017). En 2017, un nouveau bâtiment 100 % dédié à la recherche-développement a été construit à Carpentras avec 30 personnes.
Une expertise dans la formulation cosmétique
Forte de 50 ans d’expertise, SICAF développe et fabrique les produits des plus grandes marques de beauté et de cosmétiques. Experte en soin de la peau, l’entreprise dispose également d’un savoir-faire reconnu en protection solaire, dérivés parfumés et soins capillaires. Elle dispose pour cela d’une équipe Recherche & Innovation très pointue sur un site autonome à Carpentras. 30 personnes travaillent en effet au service de la performance sensorielle, galénique et de l’efficacité des produits développés pour les marques.
Des investissements lourds
Pour accompagner sa croissance, SICAF a investi plus de 3 millions d’euros en 2025 afin de renforcer ses capacités industrielles. Cette stratégie s’est traduite par l’extension de son siège social à Valréas avec la construction d’un nouveau bâtiment de 1 200 m², désormais cœur névralgique de l’entreprise. L’atelier de conditionnement a également été entièrement repensé et modernisé, complété par de nouveaux investissements industriels, dont l’installation d’une nouvelle ligne de coulage à chaud, permettant de fabriquer des produits tels que des sticks déodorants, sticks solaires ou sticks soin du visage. Ces évolutions se traduisent par une augmentation de 125 % des capacités industrielles, une plus grande diversité de formats et de références proposées aux marques, ainsi qu’une réactivité accrue pour répondre aux exigences du marché.
Trois décideurs clés de l’écosystème SICAF : – Nathalie Gourjon, directrice générale de SICAF ; – Béatrice Anthouard, directrice Recherche et Développement ; – Yannick Lapp, directeur des opérations.
Recrutements permanents
Portée par cette croissance, l’entreprise recrute en permanence des postes à tous les niveaux. Elle est ainsi un moteur d’emplois industriels à Valréas. Elle prévoit de poursuivre cette dynamique avec de nouveaux recrutements dans tous ses domaines d’expertise : R&D, production, qualité, logistique, technique et gestion de projets , allant de postes d’agents d’exploitation à des fonctions cadres. Elle agit activement au développement économique du territoire, en portant un savoir-faire industriel Made in France. La cosmétique, secteur d’excellence mondialement reconnu et moteur d’exportation pour la France, représente aussi un pilier économique majeur pour la région, auquel SICAF contribue pleinement
Des millions de consommateurs
« L’inauguration de ce nouveau site marque une étape majeure dans l’histoire de SICAF. Elle reflète notre dynamique de croissance et notre volonté d’investir durablement dans nos capacités industrielles. Derrière de nombreux soins de la peau, protections solaires ou produits capillaires, se trouvent l’expertise et l’engagement de nos équipes. Nos produits sont présents dans le quotidien de millions de consommateurs : dans leurs salles de bain, sur leurs étagères, dans leurs routines beauté. C’est cette contribution au tissu industriel français qui fait la fierté de nos équipes depuis 50 ans », explique Nathalie Gourjon.
Le nouveau siège social a été construit en 2025L’entreprise dispose d’un outil technologique très développé pour sa fabrication
SICAF à la particularité de fabriquer à façon pour des grandes cosmétiques, en tenant compte des besoins spécifiques de chaque client. Sa force est de pouvoir réaliser des produits cosmétiques sur mesure grâce à l’expertise de ses équipes, notamment son site de recherche-développement. « Notre approche globale et sur-mesure intègre la conception produit, l’innovation et la formulation, l’industrialisation, la fabrication et le conditionnement, dans le strict respect des BPF et des normes de qualité. »
SICAF en chiffres : – Un effectif de 215 collaborateurs dont 190 dans le Vaucluse – 3 sites de production répartis sur le territoire national : Valréas (Vaucluse), Carpentras (Vaucluse) et Argenteuil (Val-d’Oise) – Un parc de 15 lignes de conditionnement sortant 55 millions d’unités à l’année – L’entreprise travaille avec 50 marques de cosmétiques, françaises et étrangères
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La CPME 84 et la Société Générale SMC organisent le 26 mars à Sorgues un petit-déjeuner consacré à la préparation de la retraite des chefs d’entreprise. Une rencontre destinée à éclairer les dirigeants de TPE et PME (Très petites et moyennes entreprises) sur les stratégies patrimoniales et fiscales permettant de transformer la valeur créée aujourd’hui en sécurité financière demain.
Lorsqu’on dirige une entreprise, la retraite est souvent reléguée au second plan. Entre gestion quotidienne, développement commercial et responsabilités managériales, la question du patrimoine futur passe fréquemment après l’urgence du présent. Pourtant, pour les chefs d’entreprise, l’anticipation de cette étape est déterminante.
Un enjeu stratégique pour les dirigeants Contrairement aux salariés, les dirigeants de TPE et PME disposent souvent d’une protection sociale plus fragmentée et doivent construire eux-mêmes une partie de leur sécurité financière. Un enjeu d’autant plus crucial que les petites entreprises constituent l’immense majorité du tissu économique français : près de 99,8 % des entreprises sont des TPE ou PME, représentant près de la moitié de l’emploi national. C’est précisément pour répondre à ces préoccupations que la CPME 84, première organisation patronale du département, propose régulièrement des rencontres thématiques destinées à accompagner les dirigeants dans leurs choix stratégiques.
Dispositifs d’épargne et d’investissement Animé par Valérie Schneider, directrice commerciale régionale de SG SMC Avignon, le rendez-vous du 26 mars abordera plusieurs axes concrets : Les spécificités de la retraite pour les dirigeants de TPE ; les dispositifs d’épargne et d’investissement (PER, placements financiers, immobilier) ; Les stratégies d’optimisation fiscale ; Et les bonnes pratiques pour transformer l’épargne en véritable outil de protection patrimoniale. L’objectif ? Permettre aux entrepreneurs d’anticiper leur avenir en structurant dès aujourd’hui les fruits de leur activité.
Rompre l’isolement du chef d’entreprise Au-delà des aspects techniques, cette rencontre permettra réseautage, échanges d’expériences et partage de bonnes pratiques, autant d’interactions permettant de rompre l’isolement que connaissent souvent les dirigeants. Fidèle à sa mission d’accompagnement, la CPME 84 s’efforce ainsi de créer des espaces d’information et de dialogue où les chefs d’entreprise peuvent trouver conseils et perspectives pour sécuriser leur parcours professionnel et personnel.
Les infos pratiques Petit-déjeuner ‘Chef d’entreprise : préparez votre retraite en convertissant la valeur que vous créez aujourd’hui en liberté patrimoniale pour demain’. Jeudi 26 mars 2026, de 8h30 à 10h30. Novotel Avignon Nord, 135 avenue Louis Pasteur à Sorgues. Inscription obligatoire auprès de la CPME 84 ici. Parking gratuit, covoiturage possible. Mireille Hurlin
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Le Guide Michelin 2026 confirme la solidité de la scène gastronomique en Provence, avec un nouveau restaurant étoilé à Ansouis et de nombreuses tables distinguées dans le Vaucluse et ses alentours. Entre confirmations, nouveautés et quelques déclassements, le territoire reste une destination de choix pour les amateurs de haute cuisine.
Chaque année, la publication du Guide Michelin redessine la géographie de l’excellence culinaire. En 2026, si la France ne compte qu’un seul nouveau trois étoiles, en Savoie avec le chef Michael Arnoult pour son restaurant Les Morainières à Jongieux, la Provence confirme, elle, son statut de terre gastronomique majeure. Dans le Vaucluse, l’entrée remarquée du restaurant Garrigue à Ansouis, distingué d’une première étoile, vient enrichir un paysage déjà dense. Cette reconnaissance s’inscrit dans une dynamique où produits du terroir, créativité et exigence technique continuent de structurer l’identité culinaire du territoire.
Des chefs et des maisons qui confirment leur rang Autour du Vaucluse, plusieurs institutions conservent leurs distinctions, à commencer par L’Oustau de Baumanière, table triplement étoilée menée par le chef Glenn Viel, référence incontournable de la gastronomie contemporaine. À deux étoiles, L’Auberge de Saint-Rémy, dirigée par la cheffe Fanny Rey, ainsi que La Table des Amis, portée par Alexandra et Christophe Bacquié, confirment leur excellence.
Copyright Michelin-Live ans Shootlas
Etoile des gourmets Dans la catégorie une étoile, la densité de tables distinguées témoigne d’un maillage gastronomique particulièrement riche. Parmi elles : Maison Hache, avec le chef Christopher Hache à Eygalières (13) ; L’Auphilo, emmené par Sylvain Erhardt aux Baux-de-Provence (13) ; Restaurant de Tourrel, dirigé par Romain Lorenzon à Saint-Rémy-de-Provence (13) ; Château de Collias, avec le chef Damien Sanchez à Collias (30) ; Entre Vigne et Garrigue, orchestré par Serge Chenet à Pujaut (30) ; Le Prieuré, sous la houlette de Christophe Chiavola à Villeneuve-lès-Avignon (30) et La Table d’Uzès, incarnée par Christophe Ducros à Uzès (30).
Le Vaucluse, un vivier d’excellence Dans le département, plusieurs tables continuent de faire rayonner le territoire : Pollen, du chef Mathieu Desmarest à Avignon ; La Bastide de Capelongue, pilotée par Noël Bérard à Bonnieux ; JU – Maison de Cuisine, du chef Julien Allano à Bonnieux ; Auberge La Fenière, portée par Nadia Sammut à Cadenet ; La Petite Maison de Cucuron, avec le chef Éric Sapet à Cucuron ; L’Oustalet, du chef Laurent Deconinck à Gigondas ; La Table de Xavier Mathieu, dirigée par Xavier Mathieu à Joucas ; Le Vivier, avec le chef Patrick Fischnaller à l’Isle-sur-la-Sorgue ; La Closerie, menée par Olivier Alemany à Ansouis ; Et désormais Garrigue, à Ansouis, nouvelle étoile, incarnée par une cuisine ancrée dans le terroir de Nicolas Seibold (passé par Top chef). À noter également la présence de La Belle Vie à Saint-Hilaire-d’Ozilhan, où le chef Denis Martin développe une cuisine inspirée et exigeante.
Des équilibres fragiles Si la carte s’enrichit, elle connaît aussi ses revers. À Avignon, La Mirande, et à Châteauneuf-du-Pape, La Mère Germaine, perdent leur étoile à la suite de changements de chef. Une réalité bien connue du guide, où la distinction reste étroitement liée à la personnalité culinaire qui incarne la maison. La Provence, et particulièrement le Vaucluse, s’impose ainsi comme une destination gastronomique complète, où cohabitent grandes maisons historiques et tables contemporaines. Entre vignobles, produits d’exception et créativité des chefs, le territoire continue d’attirer une clientèle française et internationale en quête d’expériences culinaires singulières. Mireille Hurlin
Copyright Michelin-Live ans Shootlas
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L’agence départementale Vaucluse Provence Attractivité (VPA) a convié les professionnels du territoire, le jeudi 12 mars à l’hôtel Golden Tulip Le Paradou à Avignon, à un afterwork sur le thème du tourisme durable.
C’est au Golden Tulip Le Paradou, établissement hôtelier historique d’Avignon datant de 1985 et qui a récemment fait l’objet de travaux de rajeunissement, que les professionnels vauclusiens, quel que soit leur secteur d’activité, se sont donnés rendez-vous autour du sujet du tourisme durable.
Au total, une quarantaine d’invités ont pu en apprendre davantage sur ce que Cathy Fermanian, directrice générale de VPA, a qualifié de « tourisme de demain. » Plusieurs directeurs d’hébergements ont livré leur témoignage et ont partagé leur envie de proposer aux visiteurs une expérience provençale unique qui s’inscrit dans la transition écologique et environnementale.
Le tourisme, une filière importante en Vaucluse
Avant d’évoquer le lien entre tourisme et environnement, la directrice générale de VPA a tenu à rappeler l’importance de la place qu’occupe le tourisme dans l’économie du territoire. « Le tourisme est une filière très structurante avec de gros enjeux sur le département. Le tourisme en Vaucluse, ce sont 12 000 emplois et environ 1,6Mrds€ de retombées économiques chaque année. »
L’attractivité touristique du Vaucluse n’est donc plus à prouver. Cependant, les clientèles et les usages, quant à eux, évoluent. C’est la raison pour laquelle les professionnels du secteur travaillent main dans la main avec VPA pour faire face aux défis environnementaux et développer un tourisme davantage respectueux de la nature et des habitants. « Il faut travailler sur un tourisme dans le temps mais aussi dans l’espace », ajoute Cathy Fermanian.
Le Paradou, un hôtel qui a rajeuni
Les équipes de VPA ont choisi l’hôtel Golden Tulip Le Paradou à Avignon pour cet afterwork autour du tourisme durable. Cet établissement historique d’Avignon, situé près de l’aéroport, est un ancien Best Western. Repris en 2024 par le Groupe Sofra, qui détient de nombreux hôtels en France, mais aussi des sites culturels comme les grottes Chauvet et Cosquer, l’établissement avignonnais a bénéficié d’un coup de jeune.
« C’est un établissement qui était dans son jus, vieillissant », affirme Jérémie Achiardy, directeur de l’hôtel. Sur les 98 chambres, 42 ont déjà été refaite. L’hôtel 3 étoiles, qui vise les 4, a engagé ce projet de modernisation pour renforcer son attractivité, tout en se rapprochant des standards du tourisme durable. L’année dernière, Le Paradou a obtenu le label HSB (Hotel Sustainability Basics) qui atteste d’un ensemble d’indicateurs de durabilité. « L’objectif désormais est de décrocher les labels Clef Verte, Tourisme & Handicap, et Accueil Vélo », ajoute le directeur de l’hôtel avignonnais.
Le camping La Sorguette, un exemple de tourisme durable
À L’Isle-sur-la-Sorgue, il existe un établissement, qui semblait il y a plusieurs décennies être en avance sur son temps puisqu’il mise sur le tourisme durable depuis plus de 40 ans. Il s’agit du camping La Sorguette, situé en bord de Sorgue, qui compte 164 emplacements étalés sur 2,5 hectares.
« Le tourisme peut être utilisé comme un biais cognitif pour prendre de meilleures habitudes. »
Émilie Hédiard
L’établissement l’islois a obtenu le label Clef Verte, 1er label international de tourisme durable pour les hébergements touristiques et les restaurants, il y a quasiment 20 ans, et est aussi Refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Le camping fait figure d’exemple sur le territoire en matière de transition écologique et entend inspirer d’autres établissements vauclusiens à suivre cette voie. « Je crois beaucoup en cette force du réseau, explique Émilie Hédiard, directrice de La Sorguette et vice-présidente de la Fédération des campings de Vaucluse. Ensemble, on peut préserver le territoire et valoriser le Vaucluse. »
Sur ce même principe d’expérience provençale unique en adéquation avec la nature, un groupe hôtelier est en train de naître sur le territoire. Appelé « Villageois » , ce groupe hôtelier en devenir n’est pour l’instant propriétaire que d’un seul établissement : Le Signoret à Sault. « On a pour projet d’acquérir trois hôtels d’ici le printemps 2028 et 20 hôtels d’ici 2031 », développe Antoine Drecher, président fondateur de Villageois.
« À l’opposé des villages vacances, on veut proposer des vacances au village toute l’année. »
Antoine Drecher
Villageois est né après un constat : il existe un paradoxe entre le tourisme vert qui a pris de l’ampleur après le Covid et la fermeture de près de 200 établissements de village chaque année. Antoine Drecher souhaite donc créer une collection d’hôtels de village qui formeraient un parcours, avec des hôtels-restaurants modernes, des activités en pleine nature au pied de l’hôtel et une hospitalité plus humaine. L’objectif serait de mettre en lumière le patrimoine naturel, mais aussi de créer des emplois locaux quatre saisons.
Une transition accompagnée par VPA
Tous ces établissements vauclusiens qui souhaitent engager une transition écologique se font accompagner par VPA qui rappelle que le tourisme est responsable de 11% des émissions de gaz à effet de serre en France. « Le tourisme responsable a des enjeux environnementaux mais aussi sociaux et économiques », explique Émilie André, chargée de mission ingénierie pour VPA.
C’est pourquoi l’agence d’attractivité a développé un plan de transition en Vaucluse qui s’articule autour de quatre ambitions : favoriser un tourisme quatre saisons, accompagner les professionnels dans leur transition, faire monter l’offre en qualité ‘écoresponsable’, et développer les mobilités actives (marche à pied, vélo, etc) et l’accessibilité pour tous. « On a créé un dispositif pour les professionnels avec cinq étapes de transition : la prise de conscience, l’auto-diagnostic, le plan d’action, le suivi des actions, et la communication », ajoute Julie Bellon, aussi chargée de mission ingénierie pour VPA. L’accompagnement effectué par VPA est financé par l’ADEME.
Le développement durable a encore du sens
Pour terminer cet afterwork de VPA, Emmanuel Duval, délégué Méditerranée Atout France et responsable du programme France Tourisme Ingénierie Régions, a interrogé l’intérêt actuel pour le développement durable. « À l’ère où beaucoup de lois sur le développement durable régressent, est-ce que tout cela a encore du sens ? », a-t-il demandé à l’audience.
Selon lui, la réponse est oui, notamment en France où de plus en plus de Français font attention à leur usages et en attendent de même des établissements touristiques. C’est la raison pour laquelle a été créée la plateforme France Tourisme Durable, qui a pour objectif de faciliter la recherche d’informations aux professionnelles, mais aussi de les aider à progresser dans leurs démarches. Ainsi, les établissements vauclusiens, et plus largement français, peuvent plus facilement s’informer, se faire accompagner, se faire aider financièrement, ou encore évoluer dans leur désir de s’engager dans une transition vers un tourisme plus durable.
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Valérie Coissieux, présidente dela Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Vaucluse et de l’Académie d’excellence de la beauté a remis, le 11 mars dernier, le titre de Maître Artisan à six professionnels du territoire. Une distinction prestigieuse, décernée directement sur leur lieu d’activité, qui met en lumière le rôle central de l’artisanat dans l’économie locale.Avec près de 14 500 entreprises artisanales et jusqu’à 20 000 en intégrant les activités connexes, l’artisanat constitue l’un des socles économiques du Vaucluse. Le secteur représente plus d’un quart des employeurs du département et fait vivre environ 40 000 salariés, confirmant son rôle central dans la vitalité des territoires et l’emploi local.
Ainsi, plutôt que de réunir les lauréats dans un cadre institutionnel, la présidente de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Vaucluse, Valérie Coissieux, a choisi d’aller à leur rencontre. Le 11 mars, de Cavaillon à La Tour-d’Aigues, en passant par Apt ou Cabrières-d’Avignon, elle a sillonné le département pour remettre en main propre le titre de Maître Artisan, la plus haute distinction du secteur.
Valérie Coissieux et Stéphane Roucheton Copyright CMA84
Un titre d’excellence, au-delà du geste technique Attribué à des professionnels expérimentés, le titre de Maître Artisan récompense à la fois la maîtrise technique, l’ancienneté, la qualité du parcours et l’engagement dans la transmission. Il distingue des femmes et des hommes qui, souvent, forment à leur tour des apprentis et perpétuent des métiers parfois rares.
Stéphanie Avon et Valérie Coissieux Copyright CMA84
L’artisanat en France, ce sont plus de 3,5 millions d’actifs En France, l’artisanat représente plus de 3 millions d’entreprises et près de 3,5 millions d’actifs, constituant le premier réseau économique de proximité du pays. Dans un département comme le Vaucluse, il structure largement le tissu économique local, notamment dans les secteurs du bâtiment, des services et des métiers d’art.
Valérie Coissieux et Jason Lurac Copyright CMA84
Six parcours, six visages du savoir-faire vauclusien Cette tournée de l’excellence a mis en lumière la diversité des métiers artisanaux. Parmi les lauréats : Olivia Chilain, coiffeuse à Cavaillon, devient la première Maître Artisan de la commune ; Stéphanie Avon, photographe à La Tour-d’Aigues, reconnue « Portraitiste de France », confirme son statut de référence départementale ; Stéphane Roucheton, maçon à Gargas, voit 25 années d’expérience saluées ; Jason Lurac, ferronnier à Cabrières-d’Avignon, perpétue un savoir-faire exigeant du travail du métal ; Thibaut Marcant, menuisier ébéniste à Apt, incarne la précision des métiers du bois ; Anne-Lise Depoilly, maroquinière à Monteux, est distinguée pour la qualité de ses créations.
Anne-Mise Depoilly Copyright CMA84
Un levier d’attractivité pour le territoire Ces distinctions participent à la valorisation individuelle et plus générale du territoire. Les Maîtres Artisans deviennent des ambassadeurs d’un savoir-faire local qui attire clients, visiteurs et futurs apprentis. Alors que les métiers manuels peinent parfois à recruter, cette mise en lumière rappelle que l’artisanat offre des parcours professionnels durables, qualifiés et porteurs de sens.
Thibaut Marcant Copyright CMA84
Mireille Hurlin
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Les Vauclusiens se sont rendus aux urnes ce dimanche 15 mars à l’occasion du premier tour des élections municipales. Le département a enregistré un taux de participation de 58,46%.
De Claude Avril à Châteauneuf-du-Pape à Richard Kitaeff à Gordes, en passant par Claudine Aragones aux Beaumettes, Max à Raspail à Blauvac, Roger Rossin à Cairanne, Patrick Merle à Ménerbes, André Aiello à Saint-Hippolyte-le-Graveyron, Patricia Olivero à Suzette ou Philippe Armengol à Velleron, ils sont 67 à avoir été élus haut la main dès le 1er tour. Avec la nouvelle loi et l’interdiction de panacher les listes, les citoyens n’avaient pas forcément le choix.
Là où il n’y avait que 2 candidats en lice, c’est à dire dans une cinquantaine de communes, une quarantaine a été pourvue en maire. Rebelote donc pour les maires qui tiennent bon la barre. Comme Thierry Lagneau à Sorguzes (77,25%), Jean-François Perilhou (Le patron de LR en Vaucluse) à Vaison (79, 56%), Claude Morel à Caumont (65,74%), Julien Merle à Sérignan (59, 12%), Robert Tchobdrenovith à Mirabeau (59,69%), le Président des Maires Ruraux de Vaucluse.
2ème constat : le RN s’enracine avec des maires réélus sans conteste. Au Pontet, Joris Hébrard enchaîne sur un 3e mandat malgré une triangulaire avec 60,79% des suffrages. « C’est la continuité, dit-il, je vais faire un peu de pédagogie auprès des nouveaux élus puisqu’une partie des sortants se sont présentés contre moi et ont été battus. Je vais continuer à améliorer la vie des Pontétiens et j’espère que maintenant, on aura enfin une vice-présidence au Grand Avignon. » À Camaret-sur-Aigues, réélection de Philippe de Beauregard qui frôle les 73%, à Morières, pareil pour Grégoire Souque aussi réélu avec un score de 66,66%.
A Orange, Jacques Bompard (Ligue du Sud) est en tête (32,87%). « Je suis serein malgré une campagne diffamatoire sur les réseaux sociaux. Nous sommes les seuls à pouvoir gagner dimanche prochain. » Trois adversaires peuvent se maintenir au second tour, le RN Jean-Dominique Artaud (28,15%), la DVC Carole Normani (17,89%) et le DVG Antoine Boudet (11,52%). A Carpentras, c’est le député RN Hervé de Lépineau, ancien suppléant de Marion Maréchal qui se retrouve leader du 1er Tour (26,71%), derrière lui, le maire sortant DVG Serge Andrieu (25,17%), au coude à coude avec son prédécesseur, le DVG Francis Adolphe qui recueille lui 24,29%. Quant au DVD Christian Richaud-Simoni qui a obtenu 9,51% des suffrages, ils ne peut pas rester en lice, mais ses voix pourraient être utiles à Hervé de Lépineau, comme les 14,33% du RN Bertrand de la Chesnais au second tour. « Il n’y a pas l’épaisseur d’un papier à cigarette qui nous sépare », commente l’avocat, qui souhaite simplement « faire barrage à la gauche. » À Cavaillon, c’est la députée RN Bénédicte Auzanot qui vire en tête (43,91%), devant le maire DVD Gérard Daudet (38,16%), Elle est ravie de son score et lui va aller chercher les voix chez les abstentionnistes. « Ils sont 9 000, ils peuvent inverser la situation. » Quant au DVG Patrick Blanès (17,93%), il compte se maintenir au second tour. Autre ville où le RN caracole devant, Monteux, où Christian Gros, le maire de gauche sortant qui ne briguait pas de 7e mandat figure sur la liste emmenée par Carine Blanc. Elle n’a recueilli que 16,21% des voix et se retrouve à la 3e place, loin derrière le RN Patrice de Camaret (47,42%) et les DVC Christophe Mourgeon (21,62%) et Michel Mus (14,76%).
Anthony Zilio continue à Bollène
Victoire éclatante à Bollène où le maire sortant DVG Anthony Zilio a gagné dès le 1er tour avec 52,89% des suffrages malgré 4 listes contre lui. L’EXD Franck Marest (22,47%), l’ancienne maire Ligue du Sud Marie-Caude Bompard (15,58%), l’EXG Daniel Barrière (6,38%) et la DVD Sophie Lorenzo (2,68%).
Une quadrangulaire à Apt au second tour ?
À Apt, Dominique Santoni, la Présidente du Conseil Départemental avait été élue maire avec 47,32% en 2020. Hier, la liste sur laquelle elle figure, emmenée Jean Aillaud (29,02%), a fini 1re, avec derrière elle celle du RN Patrick Bonnet (25,02%). Mais seulement 21 voix les séparent. Deux autres listes DVG peuvent participer à une quadrangulaire dimanche, Christophe Carminati (24,51%) et Céline Celce (21,45%).
Les Municipales à Avignon
A Avignon, chef-lieu du département, la France entière scrute ce scrutin, là où la maire socialiste Cécile Helle ne se représente pas après 2 mandats. Et c’est l’Avignonnais « sans étiquette », mais soutenu par l’UDI et Horizon et classé DVD par le Ministère de l’Intérieur Olivier Galzi qui est arrivé en tête au 1er tour avec 27,04% des suffrages. « Nous portons la dynamique dans cette ville. Il lui faut un changement, il faut qu’elle se redresse et nous, nous sommes responsables de ce changement nécessaire. » En 2e position, la conseillère régionale RN Anne-Sophie Rigault (25,52%) : « Je suis confiante, le RN poursuit sa percée. Il est certain que les électeurs de gauche n’ont absolument aucune envie de voir une fusion avec la liste LFI qui se situe totalement en dehors de l’arc républicain. » Avec moins de 20% des voix et en 3e place, le PS David Fournier a recueilli 5 431 voix (contre 7 383 pour Olivier Galzi et 6 969 pour le RN). Et il ne devance que de 234 voix la LFI Mathilde Louvain (19,03%), c’est dire sir le second tour s’annonce incertain. D’autant, que pendant la campagne, il n’a jamais précisé s’il s’allierait ou pas avec l’extrême gauche. Hier, il insistait : « En France, on assiste à une poussée du RN, Avignon ne doit pas tomber entre ses mains. On va aller chercher les abstentionnistes partout, les plus précaires ont besoin d’une gauche forte à Avignon. » Même demande d’union de la gauche du côté de Mathilde Louvain. Deux autre candidats, le DVD Stephan Firori (7,39%) et l’EXG Stéphane Geslin (1,14%) ne peuvent pas se représenter, mais leurs voix seront à coup sûr très recherchées dimanche.
Avignon, comme Marseille, attire tous les regards. Avec une maire sortante socialiste, un RN en embuscade, une droite bien placée. Du coup la presse ne cesse de citer un sondage selon lequel 78% des Français ne soutiennent en aucune façon une alliance PS-LFI. « Aucune compromission avec LFI », a déclaré récemment François Hollande .Ce matin il a réitéré à Brest en flinguant « toute possibilité de rapprochement. » À Marseille Benoît Payan, lui, ne veut pas entendre parler de « tambouille, chacun doit faire face à sa conscience », martèle-t-il.
De son côté le 1er Secrétaire du PS en Vaucluse, le sénateur socialiste Lucien Stanzione a expliqué sa position pour qu’Avignon reste à gauche : « Soit on laisse la porte ouverte à l’extrême droite, soit on lui fait barrage. Olivier Galzi est un néophyte qui débarque en politique. Moi je suis un pragmatique. Loin des injonctions nationales, place au réalisme local. Nous, ici, nous savons ce qui est bon pour Avignon. Nous avons un conseil fédéral ce soir pour discuter et échanger entre les équipes de David Fournier et de Mathilde Louvain. »
Demain à 18h, après d’interminables discussions, échanges, négociations, voire arguments de marchands de tapis, la Préfecture Vaucluse enregistrera les listes finales en lice pour le second tour de ces Municipales 2026. Maintien, fusion, retrait? On verra alors ceux qui préfèrent sauver leur place ou leur âme.
Patrick Adrien (DVD – 58,56%) – Manon Julian (UG – 22,55%) – Jean-Marie Roussin (18,88%)
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Les bureaux de vote ont accueilli les Vauclusiens ce dimanche 15 mars pour le premier tour des élections municipales de 2026. Au total, le département comptabilise 427 000 électeurs (source : Insee, Répertoire électoral unique, données au 11 février 2026).
Au terme de la journée, la préfecture a annoncé un taux de participation de 58,46%, contre 45,69% en 2020 et 68,04% en 2014.