26 février 2026 |

Ecrit par le 26 février 2026

« Les agriculteurs, ce n’est pas le problème. C’est la solution »

A l’occasion de la 62e édition du Salon international de l’agriculture de Paris, le Département de Vaucluse a décidé de réinventer son espace 2026 afin de mieux promouvoir la richesse et la diversité de son agriculture aux nombreux visiteurs de l’événement. Un concentré de Vaucluse qui n’empêche les responsables politiques locaux de rester vigilants sur les enjeux concernant l’avenir de la filière et son impact majeur dans le département.

Après les années à thèmes comme la lavande ou le miel, la création d’une boutique ‘La Vauclusienne’, ou bien encore le décor d’une place de village provençal, le stand du Département de Vaucluse du salon de l’agriculture a pris l’apparence, cette année de halles des saveurs. Un nouvel espace réinventé de 138m2 qui fait la part belle aux produits de Vaucluse, à ses savoir-faire et à son art de vivre.

Pour cela, ‘ce concentré éphémère de Vaucluse’ édifié en plein cœur du parc des expositions de Paris du 21 février au 1er mars prochain a pu s’appuyer sur ses partenaires habituelles comme la Chambre d‘agriculture de Vaucluse, le Comité de promotion des produits de Vaucluse mais aussi, pour la partie touristique, Vaucluse Provence Attractivité.
Dans cette ambiance de marché couvert, de nouvelles têtes sont aussi venues faire rayonner le Vaucluse en 2026 : Raphaël Vannelle et son incontournable sirop Pac Citron de la distillerie Blachère à Châteauneuf-du-Pape, la vente de la traditionnelle soupe au pistou ainsi que de la restauration provençale avec Pierrick et Sandrine Martin, des démonstrations avec Johannes Richard le champion du monde 2023 de burger…
Côté vignoble, ce sont les appellations des vignerons de Plan-de-Dieu, Sablet, Massif d’Uchaux et Sainte-Cécile-les-Vignes qui se sont partagées l’animation des dégustations du bar à vin de l’espace Vaucluse.

Le Stand du Vaucluse. Crédit : L’Echo du mardi/Laurent Garcia

Dans le même temps une quinzaine de producteurs se succèdent, tous les 2 ou 3 jours, afin de présenter et proposer leurs produits aux nombreux visiteurs. En contact direct, les agriculteurs, viticulteurs, apiculteurs, distillateurs et chefs cuisiniers partagent ainsi des moments privilégiés avec le public de gourmets ou les simples curieux.
« Le Salon de l’agriculture est une opportunité essentielle pour faire connaître au plus grand nombre la diversité de notre agriculture, mais aussi le travail quotidien des agriculteurs qui font vivre nos territoires », précise Sophie Vache, présidente de la Chambre d’agriculture de Vaucluse.
De son côté, Nicolas Berger, président du Comité de promotion des produits du Vaucluse, souligne « l’importance de cette présence collective pour valoriser les filières, renforcer leur visibilité et affirmer l’identité agricole du Vaucluse auprès du grand public. »

Le premier département agricole de Paca
Il faut dire qu’avec plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel généré par ses ‘paysans’, le Vaucluse est comme un poisson dans l’eau dans ce salon de l’agriculture 2026. Premier département agricole de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en termes de surface, de chiffres d’affaires et de volume de production, le Vaucluse est couvert à près de 40% par des terres agricoles. Il est le 1er producteur national de cerise, de raisin de table et d’essence de lavande ainsi que le 2e producteur de pomme et de vin AOP. Il regroupe également de nombreuses IGP (Indication géographique protégée) comme le Melon de Cavaillon et la cerise Côteaux du Ventoux, des AOP (Appellation d’origine protégée) comme celles de l’huile essentielle de lavande et du muscat du Ventoux ou bien d’AOC (Appellation d’origine contrôlée) comme le cru de Châteauneuf-du-Pape ou bien encore les vins du Luberon et du Ventoux.

Par ailleurs, l’agriculture vauclusienne compte près de 12 000 emplois et se positionne en 8e position des départements français en termes de production bio avec 38 100 ha en agriculture biologique, soit un tiers de ses surfaces agricoles. A cela s’ajoute les industries agroalimentaires qui emploient environ 4 500 salariés. Inutile de dire qu’avec un tel poids, le Vaucluse joue à domicile au salon de l’agriculture.
Pour autant, le ciel n’est pas entièrement dégagé pour le secteur et les élus sont là pour le rappeler.

Crédit : L’Echo du mardi/Laurent Garcia

« Aujourd’hui, c’est notre souveraineté alimentaire qui est menacée. »

Dominique Santoni, présidente du Conseil départementale de Vaucluse

Tout n’est cependant pas rose dans le ciel de nos agriculteurs et Dominique Santoni, présidente du Conseil départementale venue inaugurée le stand du Vaucluse s’en inquiète : « 2026, c’est une année un peu particulière car il y a une crise agricole qui perdure. Aujourd’hui, c’est un salon qui est un peu moins joyeux. Avant il n’y avait plus de volailles, désormais il n’y a plus de bovins. Cela marque un véritable signal d’alarme qui dit beaucoup des difficultés que rencontrent nos agriculteurs. Avec des exploitations de plus en plus menacées et des agriculteurs qui risquent de perdre leur travail. Et, au-delà, c’est notre souveraineté qui est menacée, alors qu’il est primordial que nous puissions nourrir nos populations avec des produits de qualité bénéficiant de la meilleure traçabilité. »
Dominique Santoni insiste : « le coût de la souveraineté alimentaire que l’on perd aujourd’hui sera encore plus lourd demain si on ne fait pas quelque chose maintenant. »

Le stand des sirop Pac Citron Fun blue de la distillerie Blachère de Châteauneuf-du-Pape a rencontré un franc succès.Crédit : L’Echo du mardi/Laurent Garcia

Une responsabilité collective
« La France dispose de la meilleure sécurité alimentaire du monde, complète Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental et président de la commission agriculture-eau-alimentation. Si nous perdons notre autonomie alimentaire, nous allons devoir importer des produits qui sont conçus avec des produits phytos interdits ici et qui constituent en plus de la concurrence déloyale en matière de coût de production. Dans les années 60, le Vaucluse c’était le jardin de l’Europe, aujourd’hui on importe au quotidien pour nourrir nos administrés. Il faut aussi anticiper les conséquences sur la santé que pourront avoir les consommation de ces produits venus d’ailleurs. »

« On sait que le consommateur regarde son portefeuille, reconnaît la présidente du Conseil départemental, mais je crois qu’il y a une vraie responsabilité collective à rétablir notre souveraineté alimentaire. Il faut que tout le monde s’y mette pour que les agriculteurs puissent recevoir un revenu correct de leur production. Pour cela, peut-être faut-il travailler pour que les consommateurs puissent accéder à toutes les productions en circuit court et les productions locales. »

L’agriculture dans l’ADN du Vaucluse
Si l’agriculture est l’un des secteurs les plus importants du département, Christian Mounier rappelle qu’elle participe également à la bonne santé d’autres activités vitales pour l’économie vauclusienne. « Il y a un équilibre entre agriculture et tourisme. L’un ne va pas sans l’autre, explique-t-il. Avant, il n’y avait aucune friche sur notre territoire. La moindre parcelle de quelques centaines de mètres carrés était exploitée. Maintenant, on a des dizaines de milliers d’hectares qui sont en friche en Vaucluse. Malgré nos dispositifs de soutien, nous manquons d’agriculteurs parce qu’ils ne vivent plus de leur travail. Il y a donc un vrai problème de rentabilité, non pas pour faire fortune, mais pour seulement gagner décemment sa vie. Si à terme nous avons une agriculture en perdition, je ne vois pas ce que viendront faire les touristes dans des friches. Donc, si on a une problématique de tourisme, c’est qu’on aura une agriculture en très grande difficulté. Pour nous, ce sont donc deux piliers indispensables pour lesquels le Département fait beaucoup d’efforts en termes de promotion et de soutien de toutes les filières. »

Dominique Santoni. Crédit : DR

« Il y a un équilibre entre agriculture et tourisme. L’un ne va pas sans l’autre. »

Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental et président de la commission agriculture-eau-alimentation

Si à cela on rajoute les problématiques liées au changement climatique, aux aléas météorologique, à la gestion de l’eau… l’avenir du secteur reste incertain. Dans l’urgence, le Département a débloqué une enveloppe annuelle de 100 000€ afin d’aider les agriculteurs à surmonter la crise viticole. Le Conseil départemental a aussi accompagné la création de la maison des producteurs à Monteux et espère que l’initiative, mettant directement en lien les producteurs avec les consommateurs, rencontrera un succès pérenne auprès des consommateurs.
« Les agriculteurs ce n’est pas le problème. Les agriculteurs c’est la solution », insiste Dominique Santoni.

L.G.

Bénédicte Martin (au centre), vice-présidente vauclusienne de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en charge de l’Agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir et François de Canson, Vice-Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en charge du développement économique, de l’attractivité, du tourisme et de la prévention ont inauguré le stand de la Région Sud au Salon International de l’Agriculture, aux côtés notamment d’Eliane Barreille, Présidente du Département des Alpes de Haute-Provence, Charles Ange Ginesy, Président du Département des Alpes-Maritimes, Dominique Santoni, Présidente du Département de Vaucluse et Jean-Louis Masson, président du Département du Var. Crédit : Régis Cintas-Flores


« Les agriculteurs, ce n’est pas le problème. C’est la solution »

En cette période électorale, le café-librairie Youpi !, le Café Citoyen et le Fenouil à Vapeur proposent d’explorer les idées « municipalistes » ou « communalistes » — sujets en lien avec la campagne des élections municipales à Avignon — en invitant le Maître conférencier en science politique Guillaume Gourgues.

Le municipalisme ? Kesako ? L’approche des élections municipales de mars 2026, en France, pose une question simple qui agite les forces politiques de gauche dans de nombreux pays du monde : en quoi la conquête du pouvoir municipal peut être le point de départ d’une bascule politique plus large ? Longtemps marginalisées dans les stratégies politiques de gauche, les idées « municipalistes » ou « communalistes » connaissent aujourd’hui un regain d’intérêtévident, incarné par de nombreuses expériences, des mairies indignées espagnoles aux communalismes du Chiapas et du Rojava. En France, la forme même de la décentralisation et l’histoire des stratégies « locales » de la gauche française posent des dilemmes spécifiques : jusqu’où assumer une radicalité politique locale, notamment en matière de démocratie ? 

Un débat citoyen

Conquérir le pouvoir municipal pour changer le monde ? Actualités et débats du « municipalisme ». Que faire des institutions intercommunales ? Risque-t-on de lâcher la proie du pouvoir national pour l’ombre du pouvoir municipal ? Le but de cette soirée est d’ouvrir une discussion sur ces sujets en lien avec la campagne des élections municipales à Avignon. Les candidats qui s’intéressent à la question seront également les bienvenus !

Mercredi 25 février. De 19h30 à 21h. Entrée libre et gratuite ouverte à tous. Accueil soupe dès 19h30. Fenouil à vapeur. 145 Rue Carreterie. Avignon.


« Les agriculteurs, ce n’est pas le problème. C’est la solution »

Pour la 8e édition du programme d’accélération ‘Femmes Entrepreneuses’ d’Orange en régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, neuf fondatrices d’entreprises, dont trois vauclusiennes, ont été sélectionnées.

Depuis 7 ans, le programme ‘Femmes Entrepreneuses’ a accompagné de nombreuses femmes créatrices d’entreprises, notamment dans le secteur de la tech, dans lequel 9% des startups seulement son dirigées par des femmes.

Ce programme permet donc aux femmes sélectionnées de se préparer à relever les défis majeurs grâce à des ateliers de développement, du mentoring, et de la visibilité. « Leur détermination est remarquable, et je suis très fière de pouvoir accompagner les lauréates de l’édition 2026 dans cette aventure passionnante », a déclaré Sophie Peurière, responsable du programme ‘Femmes Entrepreneuses’ Sud PACA & Corse.

100 entrepreneuses par an

Chaque année, ce sont 100 femmes en France et Outre-Mer qui sont choisies pour bénéficier du programme afin de développer leur projet entrepreneurial grâce à un suivi personnalisé sur un an. Ainsi, 700 femmes ont participé au programme depuis sa création en 2018, dont 70 en PACA et Corse.

Le programme ‘Femmes Entrepreneuses’ permet aux fondatrices d’entreprises d’avoir un mentor, qui s’assure du suivi et leur permet d’accéder à un large réseau de décideurs internes et de partenaires du groupe.Ils permet également aux lauréates de trouver des solutions à diverses difficultés autour de la finance, du juridique, du commerce, de la fiscalité, de la communication, etc.

Les lauréates 2026

En PACA et Corse, on dénombre donc neuf lauréates du programme cette année, dont trois vauclusiennes :

  • Myrtille Chekhar, fondatrice de Pépins, première marque française de cosmétiques naturels centrée sur les pépins et les noyaux de fruits, basée à Avignon.
  • Nour Ounissi, fondatrice de Savistas, une intelligence artificielle qui développe un écosystème pédagogique intelligent qui s’adapte aux profils cognitifs, y compris neuroatypiques, basée à Avignon.
  • Virginie Personne, fondatrice de Piver, une solution SaaS (Software as a Service) dédiée aux plateformes de vente, de services et d’échange entre particuliers qui les accompagne dans la compréhension et la gestion de leurs enjeux de confiance, à la croisée de l’identité, des usages et de la sécurité, basée à Cavaillon.
  • Svetlana Cranga, fondatrice de Natixar, une plateforme conçue pour l’industrie afin de transformer les données dispersées, telles que celles issues de la production, de l’énergie ou de la supply chain, en indicateurs fiables, auditables et exploitables, basée à Marseille.
  • Camille Gerbier, fondatrice de Neova, une entreprise qui conçoit des systèmes d’intelligence artificielle éthiques, fiables et simples d’utilisation, basée à Aix-en-Provence.
  • Soraya Lucas, fondatrice d’Ed’Up Business School, une école en ligne spécialisée dans les métiers du commerce, du marketing et du management, basée à Aix-en-Provence.
  • Marinda Scaramanga, fondatrice d’Anthesté, une maison de soins née de la richesse des plantes grecques rares et de rituels sensoriels, basée à Nice.
  • Marina Dorat, fondatrice de Marina Dorat Coaching, qui accompagne artistes, sportifs, étudiants et entrepreneurs en proposant un coaching immersif via l’application développée PNxr, basée à Chorges.
  • Audrey Royer, fondatrice de Sonance, une entreprise qui conçoit et produit des podcasts sur mesure, accompagne et forme des créateurs à devenir autonomes, et anime une communauté engagée autour du partage et de la montée en compétences, basée à Ajaccio.

« Les agriculteurs, ce n’est pas le problème. C’est la solution »

Pour la quatrième année consécutive, la communauté d’agglomération du Grand Avignon a décidé de ne pas organiser de cérémonie de vœux mais de donner 10 000€ à une association. Cette année, c’est la Banque Alimentaire de Vaucluse qui reçoit ce don.

C’est désormais une tradition. Depuis 2023, le Grand Avignon choisi de ne pas faire de cérémonie de vœux en début d’année mais décide à la place de faire don de l’équivalent du budget qu’il utiliserait pour l’organisation de cet événement, soit 10 000€, à une association d’intérêt général. « Ce geste annuel témoigne de la volonté du Grand Avignon de soutenir concrètement les acteurs locaux qui œuvrent au quotidien pour renforcer la cohésion sociale et lutter contre la précarité », affirme l’Agglomération.

Après l’association Passerelle, la Croix-Rouge française et les Boutiques alimentaire et sociales, le Grand Avignon a choisi de faire ce don à la Banque Alimentaire de Vaucluse, acteur majeur de la lutte contre la précarité alimentaire sur le territoire.

« Cette somme nous permet de faire avancer ‘L’Épi solidaire’, notre projet d’épicerie sociale mobile destinée aux élèves de BTS du Grand Avignon, actuellement en phase de détection des besoins auprès des établissements scolaires », explique l’association.


« Les agriculteurs, ce n’est pas le problème. C’est la solution »

La French Tech Grande Provence compte un nouveau directeur des opérations depuis ce mois de février. Il s’agit de Benoit Fahy qui a été nommé par le Bureau du réseau.

La French Tech Grande Provence est un outil de développement économique sur les territoires du Vaucluse et du Pays d’Arles et elle forme un réseau d’acteurs, de startups, d’entrepreneurs, d’investisseurs et de partenaires autour de l’innovation.

Ce 9 février, son Bureau a nommé Benoit Fahy directeur des opérations. Il a donc pour missions d’animer la communauté des adhérents de l’association au travers de divers événements, afterworks, ateliers, etc, mais aussi de superviser et développer l’activité de l’incubateur de projets innovants Start Tech, qui a déjà accompagné plus de 250 startups.

Fort de nombreuses expériences dans le milieu bancaire, notamment au sein de la banque BNP Paribas où il accompagnait les dirigeants en phase de cession et d’entreprises innovantes, Benoit Fahy a lui-même créé son entreprise My weekend for you en 2016 (reprise par Home Exchange en 2023) pour laquelle il a suivi le programme d’accélération de The Bridge en 2017 et a été lauréat du Réseau Entreprendre Rhône-Durance. De plus, il pourra apporter à la French Tech Grande Provence sa connaissance affûtée du territoire qu’il a acquis au travers de diverses missions comme mentor à la pépinière d’entreprises du Grand Avignon Créativa ou trésorier de Force Cadres.


« Les agriculteurs, ce n’est pas le problème. C’est la solution »

Après avoir recruté 203 personnes en Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2025, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité Enedis poursuit dans cette dynamique et prévoit 245 embauches en 2026, dont 139 en CDI et 106 en alternance.

Le développement du réseau et sa modernisation, le raccordement des énergies renouvelables et l’essor des nouveaux usages électriques permettent à Enedis de maintenir un haut niveau de recrutements en 2026 avec près de 250 embauches prévues rien qu’en région PACA. De plus, l’entreprise annonce viser 30% de femmes dans ses recrutements d’ici 2030.

De nombreux postes sont donc à pourvoir dès à présent sur les 55 sites de la région, notamment en Vaucluse. 139 de ces emplois seront en CDI. Enedis, qui compte déjà 2 900 salariés sur le territoire régional, recherche des techniciens supérieurs, des électrotechniciens, des ingénieurs et experts des technologies de l’information, ou encore du personnel dans les métiers de la relation client et des fonctions support.

Les jeunes aussi sont concernés par cette vague de recrutement puisque 106 postes seront dédiés à l’alternance, dont 85% dans
les métiers techniques opérationnels et dans les technologies de l’information. Enedis vise près de 40% d’embauches en provenance de l’alternance et des stages et a d’ailleurs été classé 2e au palmarès HappyIndex®Trainees France, un classement basé sur l’expérience des stagiaires et alternants au sein des entreprises où ils évoluent.

Pour accéder aux offres d’emploi d’Enedis, cliquez ici.


« Les agriculteurs, ce n’est pas le problème. C’est la solution »

« Une économie entre résilience et vulnérabilités », voilà le titre de cette conférence initiée par la directrice départementale de la Banque de France, Christine Gord, ce jeudi 12 février, avec la Conférence  économique annuelle en présence d’un parterre de décideurs réunis à la Chapelle Sainte-Praxède, siège de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

Valérie Coissieux, la présidente des artisans qui accueillait la réunion, a rappelé que ce secteur représente « 30 000 entreprises en Vaucluse, 400 000 actifs et 20% du PIB. Mais derrière ces chiffres massifs, il y a une réalité plus fragile que nous devons regarder en face. Nous traversons une zone de fortes turbulences. D’après une enquête menée auprès de 1 700 PME réalisée l’été dernier, 39% des artisans ont vu leur activité diminuer et 56% des chefs d’entreprises estiment que leur niveau d’activité est insuffisant. » 

De citer pêle-mêle : « L’inflation qui persiste et la trésorerie qui inquiète avec des délais de paiement de plus en plus longs qui pénalisent artisans et commerçants, en particulier dans le secteur du bâtiment. » La présidente de la CMA 84 a insisté : « L’an dernier en France, 66 000 entreprises ont mis la clé sous la porte. Et 2026, le chiffre risque de progresser. Et les retards de paiement plombent les entreprises. Un retard de plus de 2 mois augmente la probabilité de défaillance de 42%. Il faut renforcer les sanctions et créer un fonds d’affacturage pour protéger la trésorerie des artisans et commerçants. Autre souci, seulement, 10% des entrepreneurs envisagent de recruter un apprenti dans les mois qui viennent, alors que les jeunes sont notre avenir, c’est dire. »

Une économie qui affiche de la résistance

Place ensuite à Christine Gord pour la Banque de France et sa longue note de conjoncture pour 2025. « Entre l’ampleur du déficit public et les incertitudes politiques, globalement, l’économie demeure résistante en affichant une croissance de +0,9% et peut-être + 1% en 2026. L’inflation s’élève à 0,9% elle pourrait augmenter légèrement à 1,2% cette année et 1,7% l’an prochain. »

Elle a passé au crible les différents secteurs. À commencer par la croissance qui devrait se situer autour de +1,2% / +1,4% en Europe et autour de +0,9% / +1% en France, qui ferait bien moins que l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas. Seule la Grèce est en solde positif. 

Un surendettement qui progresse

Depuis 1974 et les « Années Giscard », la France n’a plus jamais retrouvé d’équilibre budgétaire et la dette depuis la Présidentielle de 2017 est passée de 2 191Mds€ à 3 482Mds€ en 2025. Malgré le rapport Draghi qui préconise 800Mds€ d’investissement par an pour enrayer le déclin et le rapport Letta qui plaide pour une meilleure intégration des marchés, le niveau de productivité de la France affaiblit le potentiel de croissance. Quant aux Français, faute de confiance en l’avenir, ils préfèrent épargner que consommer, avec un taux de 18%. 

« Grâce à la BCE (Banque Centrale Européenne, présidée par Christine Lagarde), a poursuivi la Directrice, les taux directeurs sont repartis à la baisse et ont évité la récession. 133Mds€ de crédits à l’habitat ont été distribués (+35%), ce qui a permis un redémarrage. Néanmoins, le surendettement progresse, +8,4% en Vaucluse (1165 dossiers) et +9,8% en France (148 014 dossiers). »

« On ne veut pas de mal aux patrons, au contraire, on est là pour les aider. »

Gérard Arnault

Place ensuite à Gérard Arnault, l’ancien président du Tribunal de Commerce d’Avignon devenu TEA (Tribunal des Activités Économiques). « Nous avons eu 749 ouvertures de procédures collectives (+5,2%), 313 redressements judiciaires (+4,7%) et 406 liquidations (+11,2%). Mais il faut que les patrons anticipent les problèmes, qu’ils viennent nous voir, on ne leur veut pas de mal, au contraire. On est là pour les aider à étaler leur dette, pérenniser leur entreprise. En plus nos échanges sont confidentiels. »

Certains secteurs s’en sortent mieux que d’autres

Christine Gord a repris la parole pour évoquer une enquête auprès de 1 542 entreprises de la Région Sud qui représentent 191 843 salariés et un chiffre d’affaires de 44Mds€. Elles représentent pour 42% l’industrie, pour 25% la construction et pour 22% les services. « À l’exception du BTP (-1,1%), les effectifs progressent et le CA aussi (+4% l’ industrie, +2,2 les services et +1,1% la construction). Stabilité aussi de la rentabilité. »

Il existe aussi 7% de PME régionales (17 100) tournées vers l’international avec un CA de 77Mds€, ce qui fait de Provence-Alpes-côte d’Azur la 4e région exportatrice de France, notamment grâce à l’industrie chimique, aux huiles essentielles et au vin avec comme destinations l’Union Européenne (39%), les USA (8%) et les Pays du Maghreb (7%).

Un chiffre d’affaires qui progresse en Vaucluse

Chiffres sur lesquels est revenu le directeur départemental des Finances Publiques, Michel Laffitte. « En 2024, la Région a vu le CA progresser de +5,4% (notamment grâce aux transports et à une entreprise qu’il n’a pas citée mais qui pourrait être la CMA-CGM…) pendant que le Vaucluse régressait à -1,1%. » Mais en 2025, performance des Vauclusiens, +3,4% devant la Drôme (+3%) et le Gard (+2,7%), avec en tête le commerce (43%), puis l’industrie manufacturière, notamment l’agro-alimentaire (19%), la construction (10%), les transports (6%) et enfin l’hôtellerie, la  restauration, le tourisme (3%).

Quant à l’évolution des investissements, la tendance est à la hausse, +6,4% en 2025 en Vaucluse, face à +1,2% pour la Drôme et -2,2% pour le Gard. Le meilleur chiffre mis en valeur par Michel Laffitte étant celui du commerce extérieur de Vaucluse, +11,6%, soit 1,9Mds€, ce qui apporte un peu d’espoir dans cette morosité ambiante. Il a aussi parlé des délais de paiement « préoccupants » et évoqué la facturation électronique qui va entrer en vigueur dès septembre qui va diminuer les coûts et accélérer le paiement des factures. 

« Sur le terrain, la situation se dégrade »

Pour Denis Duchêne, vice-président de la CPME 84, « heureusement il y a eu le dispositif Jeanbrun pour l’investissement locatif collectif, la rénovation et la transition énergétiques, le maintien du Pacte Dutreil indispensable à la transmission des TPE-PME familiales, malgré son durcissement. En revanche, nous attendons toujours une clarification du régime fiscal des auto-entrepreneurs, essentielle pour sécuriser les parcours de création sans générer de concurrence déloyale. »

« Chaque embauche est un risque pour nos entreprises »

Denis Duchêne

Il a précisé : « Sur le terrain, la situation se dégrade, +5,48% procédures collectives, coût du travail toujours trop élevé, emploi toujours en recul avec 3,35M de demandeurs d’emplois en catégorie A. Chaque embauche est un risque pour nos entreprises. À l’approche des élections, j’appelle les candidats à placer l’entreprise, l’emploi, l’attractivité du territoire au cœur de leurs priorités et je rappelle l’importance stratégique de la DSP de l’aéroport d’Avignon Provence pour le développement économique local. » Denis Duchêne a conclu : « Vous pouvez compter sur la résilience, l’énergie et la ténacité des chefs d’entreprise. La CPME restera pleinement mobilisée en 2026 et au-delà. »

Les chantiers de BTP en net recul

Au nom de la CAPEB (les artisans du BTP), Philippe Herzog, patron de la plomberie Herzog, créée en 1944, a évoqué des bilans négatifs depuis des mois voire des trimestres dans ce secteur. « Ni amélioration, ni rebond. Dans notre département, les entreprises artisanales représentent 99% des entreprises du bâtiment, elles génèrent près de 2Mds€. Mais les mises en chantier subissent un net recul (30%) et les réservations de logements neufs aussi, -26,7%. Tassement également pour les rénovations avec des coups de rabot sur les aides, la Prime Rénov interrompue avant d’être relancée. Les matières premières chez Saint-Gobain et Point P ont flambé de +5 à +7%. Peut-on en dire autant des revenus des ménages? Les défaillances ont bondi de +22,9% au 2e trimestre 2025. Malgré tout je garde espoir qu’après la crise, on revienne à la normale. »

Enfin Daniel Léonard, le président de Fédération du BTP 84 qui a présenté ses vœux dans les locaux flambant-neufs de la Fédération à Agroparc a répété les tendances négatives : -30% de chantiers, -4,2% de salariés, départs à la retraite non compensés. Avec les élections, un an avant les commandes ont été gelées et maintenant il faut attendre le résultat des scrutins dans les communes et les communautés d’agglomération, ce qui va encore prendre un an… donc peu de visibilité avant longtemps. » Heureusement, sont en cours les chantiers du Conseil Départemental au Carrefour de Bonpas, à Orange avec la déviation de la RN7 et la création du Pôle Patrimoine Memento qui donnent du travail aux salariés du BTP.

Avant de clore cette Conférence économique, alors que se succèdent les crises (COVID, guerre en Ukraine, aléas climatiques, flambée du coût de l’énergie et des matières premières, inflation, montée du chômage…) les différents intervenants ont évoqué le stress des entrepreneurs, la dépression des uns, le burn-out des autres et ils ont tous ont mis en avant le travail bienveillant et humain d’APESA (Aide Psychologique aux Entrepreneurs en Souffrance Aiguë). Un dispositif gratuit et confidentiel qui leur tend la main. Il repose sur des psychologues et des sentinelles qui détectent les situations de souffrance et prennent en charge les patrons épuisés, au bord du gouffre, pour leur éviter le pire. 


« Les agriculteurs, ce n’est pas le problème. C’est la solution »

Jusqu’au 16 avril 2026, les entrepreneurs vauclusiens de moins de 20 salariés sont invités à candidater à la 7e édition du Prix Santé Entrepreneurs porté par Harmonie mutuelle. À la clé : des dotations financières pouvant atteindre 15 000 euros au niveau national et un accompagnement en coaching santé. L’objectif : récompenser des initiatives concrètes en faveur de la santé au travail, de la solidarité entrepreneuriale et de la transition écologique.

En Vaucluse, où le tissu économique repose majoritairement sur les TPE (Très petites entreprises) , les artisans, commerçants et indépendants, la question de la santé au travail est stratégique. C’est sur ce terrain que s’inscrit le Prix Santé Entrepreneurs, dont la septième édition est désormais ouverte aux candidatures.

La stratégie du bien être en entreprise
Première entreprise mutualiste à mission, Harmonie Mutuelle, membre du groupe VYV, premier acteur mutualiste de santé et de protection sociale en France, revendique une approche globale de la performance : intégrer la santé et la qualité de vie au travail (QVCT) comme leviers de pérennité économique. Une conviction que résume Robert Jimenez, directeur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse : « Intégrer la santé dans une démarche globale de performance est une condition de réussite et de longévité entrepreneuriales. »

Des actions concrètes, discrètes, mais décisives
Le prix s’adresse aux structures de moins de 20 salariés, adhérentes ou non de la mutuelle. Les initiatives éligibles sont volontairement larges, à condition qu’elles aient un impact positif mesurable.

Aménagement des bureaux, horaires adaptés, pratique sportive…
Aménagement innovant des locaux pour limiter les troubles musculosquelettiques, mise en place d’horaires adaptés, incitation à la pratique sportive, ateliers de prévention, groupes de soutien psychologique entre dirigeants, dispositifs d’entraide en cas de coup dur : autant d’actions qui, bien que modestes à l’échelle d’une TPE, peuvent transformer durablement le quotidien professionnel.

La santé du dirigeant
La transition écologique constitue également un axe fort : réduction des émissions de CO₂, circuits courts, recyclage des matériaux, sobriété énergétique. Autant de démarches qui croisent désormais les enjeux de santé, d’environnement et d’attractivité. Alors que l’absentéisme, les risques psychosociaux et l’épuisement des dirigeants de petites structures sont régulièrement pointés par les observatoires nationaux, ces initiatives prennent une dimension particulière. La santé de l’entreprise commence souvent par celle de son dirigeant.

Une reconnaissance régionale et nationale
Le dispositif se déploie en deux temps. Une première sélection régionale désignera, en mai, les lauréats locaux. Les trois premiers recevront respectivement 1 000€, 750€ et 500€, assortis d’une séance de coaching santé.

Une phase tout d’abord départementale, régionale puis nationale
Les projets primés accèderont ensuite à la phase nationale. Le public sera appelé à voter, ses voix comptant pour moitié, aux côtés de celles d’un jury composé d’élus et de collaborateurs d’Harmonie Mutuelle. Les dotations nationales sont significatives : jusqu’à 15 000€ pour le premier prix, auxquels s’ajoutent plusieurs ‘coups de cœur’ thématiques, parmi lesquels la transition écologique, QVCT, experts-comptables, commission Entrepreneurs.

Gagner en visibilité
Le prix ouvre un espace de visibilité et de mise en réseau. Harmonie Mutuelle rappelle d’ailleurs son engagement auprès d’écosystèmes d’accompagnement tels que le Réseau Entreprendre ou Apesa spécialisés dans le soutien aux dirigeants en difficulté. Dans un territoire comme le Vaucluse, où la vitalité économique repose sur l’énergie de milliers de petites structures, cette mise en lumière d’initiatives responsables prend une résonance particulière. Elle interroge, en creux, le modèle entrepreneurial de demain : plus attentif à l’humain, plus solidaire, plus durable.

Les infos pratiques
Harmonie mutuelle. 7e édition du Prix Santé Entrepreneurs. Appel à candidatures Vaucluse. Date limite de candidature : 16 avril 2026 à 12hAnnonce des lauréats régionaux : première quinzaine de mai 2026Inscription par courriel ici. Candidature en ligne ici.


« Les agriculteurs, ce n’est pas le problème. C’est la solution »

La 10ᵉ édition du Tour de La Provence se tiendra du 13 au 15 février. Dimanche, la troisième étape, longue de 210 kilomètres entre Rognac et Arles, traversera le sud du Vaucluse sur près de soixante kilomètres, entraînant des perturbations ponctuelles de circulation le long du parcours.

Épreuve désormais bien installée dans le calendrier du cyclisme professionnel, le Tour de La Provence attire chaque année des équipes de premier plan et des coureurs internationaux. Diffusée à la télévision et suivie par un large public, la course conjugue exigence sportive et mise en valeur des paysages provençaux, entre reliefs, villages perchés et axes routiers stratégiques.

Une traversée vauclusienne sous contrôle
Dimanche 15 février, les coureurs pénétreront en Vaucluse par la RD 943 à hauteur de Cadenet, entre 12h20 et 12h30. Après la traversée de la Combe de Lourmarin et l’ascension du col de Bonnieux, le peloton rejoindra Robion via Le Petit Coustellet, avant de poursuivre par Les Taillades et Cheval-Blanc. La sortie du département s’effectuera à Mérindol par la RD 32, entre 13h40 et 14h05, en direction des Bouches-du-Rhône.

Des coupure ponctuelles
Sur l’ensemble de cet itinéraire, les routes départementales resteront ouvertes à la circulation, mais feront l’objet de coupures ponctuelles, strictement encadrées par les forces de l’ordre, le temps du passage de la course. Les interruptions devraient durer une vingtaine de minutes environ selon les secteurs.

Copyright Tour de la Provence

Stationnement et circulation : vigilance recommandée
Le stationnement sera interdit sur les portions de routes empruntées par les coureurs, ainsi qu’aux abords immédiats des intersections concernées. Des ralentissements sont attendus sur l’itinéraire et ses axes adjacents, en particulier dans les communes traversées. Les usagers sont invités à anticiper leurs déplacements et à suivre les consignes mises en place localement.

Trois jours de course en Provence
Avant cette étape vauclusienne, le Tour de La Provence s’élancera le vendredi 13 février avec une première étape entre Marseille et Saint-Victoret (168,8 km), au départ de l’Orange Vélodrome. Le samedi 14 février, la deuxième étape reliera Forcalquier à la Montagne de Lure sur 180 kilomètres, offrant un terrain plus exigeant aux grimpeurs. La course s’achèvera dimanche à Arles, entre 16h et 17h, au terme d’un parcours exigeant et spectaculaire. Le passage du Tour de La Provence constitue un temps fort sportif et médiatique pour les territoires traversés, offrant au Vaucluse une nouvelle vitrine à l’échelle nationale et internationale.
Plus d’informations www.tourdelaprovence.fr
Mireille Hurlin

Copyright Facebook Le Tour de la Provence

https://www.echodumardi.com/tag/vaucluse/   1/1