Christophe Pulizzi est le chef du restaurant L’Olivier, situé à Pertuis. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de canette à la bigarade.
Préparation des cuisses : – 1 canette entière et vidée
Rincer les cuisses de canette et les recouvrir de gros sel pendant 30 minutes. Rincer soigneusement, puis les placer dans un récipient hermétique avec de l’huile, de l’ail et du thym. Laisser mariner une nuit. Le lendemain, les griller lentement au barbecue jusqu’à cuisson complète. Effilocher la chair et la hacher au couteau. Mélanger avec de l’oignon confit, des olives, des anchois, du thym et du zeste d’orange.
Préparation des filets : Rôtir les filets (ou la carcasse) dans une poêle avec de l’huile, de l’ail et du thym jusqu’à ce que la peau soit bien dorée. Enfourner à 140°C pendant 15 minutes. Laisser reposer 10 minutes, puis remettre au four pour 10 minutes supplémentaires. Tailler les filets et dresser sur l’assiette.
Jus Bigarade : – Os de canette – 4 oranges – 2 cl de vin blanc – 100 g d’olives noires – 100 g de câpres – 20 g d’anchois
Faire colorer les os de canette dans un sautoir. Déglacer au jus d’orange et réduire à sec. Ajouter le vin blanc, réduire à nouveau. Incorporer les olives hachées, les câpres et mouiller à hauteur. Laisser réduire, passer au chinois et réserver pour le dressage.
Espuma de Polenta : – 1 L de lait – 1 L de crème – 100 g de polenta – 2 oranges – 2 gousses d’ail – 20 g d’olives noires – Thym
Porter à ébullition le lait et la crème avec le thym, l’ail, le sel et le poivre. Infuser et ajouter la polenta puis cuire pendant 30 minutes. Mixer avec les écorces d’orange et les olives noires. Passer au chinois, verser dans un siphon et insérer deux cartouches de gaz.
Truite de Polenta : – 100 g de polenta – 1 L d’eau – 20 g d’anchois
Cuire la polenta dans l’eau avec les anchois. Mixer, étaler sur un papier cuisson et sécher au four à 70°C pendant 2 heures. Finaliser la cuisson à 180°C pour obtenir une texture croustillante.
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La recette de canette du chef Christophe Pulizzi
À l’occasion de ses vœux 2026, Grand Delta Habitat, par la voix de son président, Michel Gontard, et à travers lui, le Conseil d’administration, le directeur général Xavier Sordelet, le Comité de pilotage, et les équipes, a célébré un double jalon : l’entrée dans une nouvelle année et les 60 ans de la coopérative HLM. Un anniversaire symbolique pour un acteur majeur du logement social dans le Sud-Est, qui revendique un modèle fondé sur la proximité, la solidarité et l’innovation, dans un contexte durablement tendu pour le secteur.Pour l’occasion, près de 500 personnes, dont de nombreuses personnalités du monde politique et économique et de l’acte de bâtir s’étaient rendues au parc des expositions d’Avignon.
Créée en 1966 sous le nom de Vaucluse Logement, Grand Delta Habitat s’est construite au fil des décennies comme un acteur structurant du logement social, en lien étroit avec les collectivités locales. De la réponse à l’urgence de l’après-guerre à la rénovation urbaine, de la professionnalisation des métiers à l’élargissement territorial, la coopérative a progressivement changé d’échelle sans renier son ADN : loger, accompagner et inscrire l’action dans le temps long.
Soixante ans d’histoire, une continuité assumée Entrer dans sa septième décennie ne marque pas une rupture, mais l’ouverture d’un nouveau cycle. ‘Transformer plutôt que subir’ résume une ligne stratégique revendiquée, dans un secteur confronté à la hausse des coûts, à la raréfaction du foncier et à l’évolution rapide des besoins sociaux, a rappelé Michel Gontard.
Un modèle coopératif éprouvé face aux tensions du logement L’année 2025 a cependant constitué un révélateur. Dans un contexte national de crise du logement, Grand Delta Habitat a maintenu un niveau d’activité soutenu : 530 logements livrés, 1 561 logements rachetés et plus de 415M€ investis. Le parc atteint désormais 42 430 logements répartis sur trois régions et sept départements, logeant plus de 103 000 personnes.
Au-delà de la production de logements La coopérative revendique une approche qui dépasse la seule production de logements. À Cavaillon, le vaste projet de renouvellement urbain : 341 logements réhabilités et 276 démolis, illustre une volonté de recomposer durablement les quartiers. À Avignon et Orange, les réhabilitations ont conjugué sécurisation, amélioration énergétique et accompagnement social, en lien étroit avec les services de l’État.
Proximité et qualité de service comme piliers Avec 650 collaborateurs, 15 agences commerciales et une organisation volontairement décentralisée, Grand Delta Habitat fait de la proximité un levier central de son action. Les 122 chargés de clientèle et 118 agents de proximité assurent une présence quotidienne sur le terrain, renforcée par la modernisation des outils numériques.
La culture du résultat En 2025, la satisfaction des locataires progresse : 73,2% de satisfaction globale et 86,5% chez les nouveaux entrants. Ces résultats ont conduit à un plan d’actions de 3M€ supplémentaires, visant à améliorer concrètement le cadre de vie et la qualité du service rendu.
Solidarité, innovation et adaptation aux usages Fidèle à son modèle coopératif, Grand Delta Habitat articule logement et solidarité. En 2025, la Fondation Grand Delta Habitat a soutenu 28 projets pour 150 000€, tandis que des initiatives locales ont illustré une solidarité de terrain : redistribution de mobilier à Orange avec Delta Collect, déjà initié à Avignon, projets de forêt urbaine à Nîmes, résidences dédiées au bien vieillir ou dispositifs d’aide aux personnes fragilisées.
Seul sur Mars L’innovation constitue l’autre marqueur fort. À L’Isle-sur-la-Sorgue, le programme Seul sur Mars® -six villas autonomes en énergie- incarne une logique d’expérimentation assumée. Ailleurs, résidences intergénérationnelles, habitats adaptés au vieillissement ou reconversions de friches témoignent d’une capacité à anticiper les évolutions sociétales et climatiques.
Un partenaire de long terme pour les élus Avec 208 communes partenaires, dont huit nouvelles en 2025, Grand Delta Habitat s’affirme comme un acteur de long terme des politiques locales de l’habitat. Dans les territoires sous forte pression immobilière, notamment dans le Var et les Alpes-Maritimes, plus de 110 logements ont été livrés, tandis que des opérations sur mesure ont vu le jour à Nice, Aubagne, Vitrolles ou Pernes-les-Fontaines. Cette relation de confiance s’appuie sur une méthode : construire, réhabiliter ou transformer aux côtés des élus, en intégrant logement, services publics et attractivité territoriale.
Une force collective tournée vers l’avenir Le renouvellement, en novembre 2025, de la labellisation Grand Delta Habitat auprès de 45 entreprises partenaires illustre cette culture du collectif, dans un secteur du BTP sous tension. Transparence financière, reconnaissance des savoir-faire et sécurisation des relations économiques sont présentées comme des conditions de la performance durable. A ce propos, l’agence de notation Standard and poors a confirmé la notation de Grand Delta Habitat à A+ stable à long terme et A1 à court terme. ‘Notre notation de GDH repose sur la capacité de l’entreprise à maintenir une solide performance financière’, a conclu l’agence.
Le temps de la maturité À 60 ans, Grand Delta Habitat revendique ainsi une maturité : celle d’une coopérative solidement ancrée, capable de se projeter sans renier ses fondamentaux. « Notre histoire nous inspire, l’avenir nous guide » : plus qu’un slogan anniversaire, une ligne de conduite pour les décennies à venir, a conclu Michel Gontard.
Le Conseil d’administration Michel GONTARD Président ; Marie-Pierre BANDE BUISSON ; Magali BERNARD ; Jean-Luc BONNAL ; Laurent BOUCHER ; Georges BOUTINOT ; Aurélie DENIZE ; Christian DARPY ; Nora DJEZZAR ; Annick DUBOIS ; Jean-François LOVISOLO ; Jean-Claude MOLINA ; Michel MUS ; Henri-Jacques PERRIN; Patrice PERROT ; Sandrine RIGAUD ; Dominique SANTONI ; et Corinne TESTUD-ROBERT.
Le comité de pilotage Xavier SORDELET, directeur général ; Stéphane LEROY, Directeur des relations institutionnelles et directeur d’Axédia ; Jérome VIEUDRIN Directeur des moyens et des systèmes d’information ; Delphine MIQUEL, Directrice juridique et Ressources humaines ; Hugo LAUTERBACH, Directeur commercial et innovation ; Rémi MARTI, Directeur de la proximité ; Nicolas ROCUET, Directeur du développement et patrimoine ; Jacques DENIS, directeur administratif et financier. Mireille Hurlin
À l’occasion de la cérémonie des vœux de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics du Vaucluse, organisée également à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP 84, rue Jean Dausset à Agroparc Avignon, son président Daniel Léonard, a livré un discours à la fois rassembleur et exemplaire, faisant de ce bâtiment inauguré le symbole optimiste d’une certaine vision du syndicalisme professionnel et de l’avenir du secteur.Plus de 400 personnes, dont de nombreux élus, étaient présentes.
La Maison de la Fédé BTP 84. Copyright Fédé BTP 84
Au-delà du moment convivial, le message central est clair : ce qui unit la profession est plus fort que ce qui la divise. Une conviction qui fonde, selon lui, l’ADN de la Fédération du bâtiment et des travaux publics : recherche du dialogue, respect des différences, culture du collectif et construction de ponts entre les acteurs économiques, institutionnels et territoriaux.
Une nouvelle maison pour les pros La nouvelle Maison du BTP incarne concrètement cette philosophie. Fruit d’une décision pragmatique et responsable, le projet a nécessité l’abandon du siège historique, devenu inadapté, au profit d’un site plus accessible, fonctionnel et sobre, à proximité de l’aéroport et du parc des expositions. Un choix assumé, guidé par la rationalité économique dans un contexte de conjoncture tendue pour le BTP.
Un modèle de réalisation et de gestion Le président a insisté sur la méthode de réalisation, qu’il présente comme un modèle reproductible : gouvernance collective validée à l’unanimité, recours prioritaire aux compétences locales -maîtrise d’œuvre et entreprises vauclusiennes-, respect des délais et des budgets, paiements sans retard et refus d’une guerre des prix préjudiciable aux entreprises. Le ‘juste prix’ a servi de boussole tout au long du chantier.
De gauche à droite : Olivier Salleron, Thierry Suquet, Dominique Santoni et Daniel Léonard Copyright MMH
Une vitrine des savoir-faire Conçue comme une vitrine des savoir-faire du BTP, la Maison associe bois, acier, verre et béton, tout en répondant aux exigences environnementales de la RE2020 (Réglementation environnementale). Modulaire, elle est pensée comme un lieu d’échanges, de formation, d’innovation, et également de prévention et de sécurité, enjeux majeurs pour la profession.
Avancer, toujours avancer Sans éluder les difficultés du secteur : complexité normative, manque de visibilité sur les politiques publiques, ralentissement de la construction neuve, Daniel Léonard a volontairement choisi de privilégier l’exemple à la critique. Montrer que le dialogue, la confiance, la proximité et le pragmatisme peuvent produire des résultats concrets.
Le respect de touspour tous Au terme de son allocution, le président de la Fédé du BTP Vaucluse a formulé pour 2026 le vœu de davantage de respect mutuel, moins de dogmatisme et plus de pragmatisme, convaincu que ces ingrédients constituent, pour la profession comme pour le territoire, une voie crédible vers l’efficacité et une certaine idée du bonheur collectif.
Olivier Salleron Copyright MMH
Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment Présent à l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP du Vaucluse, Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment (FFB), a souligné la solidarité entre l’échelon national et les fédérations départementales, rappelant que les cotisations des adhérents doivent d’abord bénéficier aux territoires. Pour lui, la dynamique du BTP se joue avant tout au niveau local, dans les relais de proximité, véritables moteurs de l’action syndicale.
Dans un contexte de forte instabilité économique et politique, cette inauguration constitue, selon le président national, un repère concret et rassurant pour la profession. Le bâtiment livré dans les délais et avec un budget maîtrisé incarne une gestion responsable et une projection vers l’avenir, au service direct des entreprises adhérentes.
Des signaux positifs Malgré une année 2025 marquée par de profondes incertitudes, Olivier Salleron a voulu ouvrir 2026 sur une note d’espoir, portée par des signaux positifs en matière de logement. Il a salué la confirmation du statut du bailleur privé, attendu de longue date par la profession, qu’il qualifie d’avancée majeure susceptible de relancer la production de 50 000 logements neufs et de 20 à 30 000 logements rénovés. Une mesure présentée comme bénéfique à la fois pour les ménages, les entreprises du BTP et les finances publiques, la construction générant d’importantes recettes fiscales pour l’État et les collectivités.
Logement social et privé, tous deux complémentaires et essentiels Le président de la FFB a également insisté sur le caractère complémentaire et indissociable du logement privé et du logement social, se félicitant de la baisse de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), qui doit permettre un effet de levier d’environ un milliard d’euros en faveur de la production et de la rénovation énergétique du parc social. Le maintien d’outils structurants comme le prêt à taux zéro s’inscrit, selon lui, dans cette même logique de relance. Autre sujet majeur : l’aménagement du territoire. Olivier Salleron a plaidé pour une application plus pragmatique de la loi Zéro artificialisation nette (ZAN), redonnant des marges de manœuvre aux élus locaux afin de répondre aux besoins de logements, d’emploi et de développement économique.
La rénovation énergétique Sur la rénovation énergétique, il a rappelé l’importance de la stabilité des dispositifs, en particulier de MaPrimeRénov’, dont le budget est sanctuarisé mais dont les évolutions incessantes fragilisent la lisibilité pour les entreprises. La rénovation du parc de logements et des bâtiments publics est, selon lui, un levier incontournable pour atteindre les objectifs de décarbonation à l’horizon 2050, tout en soutenant l’activité et l’emploi local, dans un secteur qui a perdu 60 000 salariés en deux ans.
Quels maires seront bâtisseurs ? Le président national a enfin appelé à l’émergence de ‘maires bâtisseurs’ à l’approche des élections municipales, estimant que le logement est devenu un enjeu central du quotidien des Français. Il a également alerté sur le respect impératif des délais de paiement par les collectivités, condition essentielle à la survie des entreprises du BTP.
Former les pros de demain Enfin, Olivier Salleron a insisté sur l’enjeu du renouvellement des compétences, à travers l’apprentissage et l’alternance, pour attirer jeunes et moins jeunes vers des métiers porteurs de sens, de perspectives et de fierté. La nouvelle Maison du BTP apparaît ainsi comme un symbole fort de confiance, de proximité et d’avenir pour la profession.
Dominique Santoni Copyright MMH
Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse Lors de cette même soirée, la présidente du Département, Dominique Santoni, a réaffirmé son attachement au partenariat durable entre le Département et les entreprises du BTP, qu’elle qualifie de relation fondée sur la confiance et l’efficacité plutôt que sur les discours.
Saluant un équipement ‘concret, solide et à l’image de la profession’, elle a souligné que ce nouveau siège symbolise la capacité du BTP vauclusien à s’inscrire dans la durée. Pour la présidente, les entreprises du secteur sont au cœur de l’action publique : routes, collèges, transports, aménagements communaux… derrière chaque projet départemental, ce sont les savoir-faire locaux qui sont mobilisés.
De solides finances Dans un contexte économique tendu, Dominique Santoni a insisté sur la solidité financière du Département, rappelant le vote du budget 2026 et la poursuite d’une politique d’investissement ambitieuse. En 2026, 132 millions d’euros seront consacrés à l’investissement, confirmant le Département comme premier donneur d’ordre du Vaucluse. Un choix assumé, présenté comme un levier essentiel d’activité, d’emploi et de visibilité pour les entreprises.
Des projets à venir ? La présidente a défendu une ligne claire : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Autrement dit, une gestion rigoureuse des finances publiques conjuguée à une ambition forte pour l’avenir du territoire. Plusieurs projets structurants ont été cités, à commencer par la livraison du nouveau collège, réalisée sans retard ni surcoût, et la déviation d’Orange, attendue de longue date et désormais engagée. Elle a également mis en avant le contrat Vaucluse Ambition et la création de Vaucluse Ingénierie, outils destinés à accompagner les communes dans la concrétisation de leurs projets.
Un Département fier des pros de BTP Puis, Dominique Santoni a réaffirmé un message politique sans ambiguïté : le Département est pro-BTP. Un partenariat présenté comme ‘gagnant-gagnant’, dans lequel les entreprises font avancer le territoire, tandis que le Département leur apporte visibilité, projets et continuité. « Le BTP construit le Vaucluse, et le Vaucluse avancera avec son BTP », a-t-elle résumé, appelant à poursuivre ce travail commun avec exigence, respect et pragmatisme.
Thierry Suquet Copyright MMH
Thierry Suquet, préfet de Vaucluse Le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a conclu la soirée des vœux du BTP 84, rappelant le poids économique majeur du secteur du bâtiment dans le département : près de 20 000 travailleurs, 10% de l’emploi salarié et environ 6 000 entreprises, majoritairement des TPE/PME (Très petites et moyennes entreprises), profondément ancrées dans le tissu local. Un secteur stratégique, dont la vitalité repose à la fois sur la proximité, l’excellence des savoir-faire et le respect des responsabilités des maîtres d’ouvrage, en particulier sur un point jugé crucial : les délais de paiement, déterminants pour la santé des trésoreries.
Les difficultés du territoire Le préfet n’a pas éludé les difficultés traversées en 2025 : baisse des mises en chantier, tensions sur les trésoreries, recours accru à l’activité partielle et inquiétudes sur le maintien des compétences, dans un contexte d’instabilité politique. Pour autant, il a voulu ouvrir une perspective plus positive, soulignant l’importance de l’adoption prochaine du budget de l’État, présenté comme un facteur de respiration pour le secteur. Ce budget vise, selon lui, la stabilité réglementaire et fiscale, en évitant l’empilement de nouvelles normes, tout en préservant les principaux dispositifs en faveur de la compétitivité des entreprises, de la recherche et de l’apprentissage.
Enfin un plan logement du gouvernement ? Thierry Suquet a également salué le plan logement annoncé par le gouvernement, destiné à relancer la construction de logements neufs et à soutenir la réhabilitation. Il a insisté sur un message central : ne pas opposer logement privé et logement social, tous deux indispensables pour loger les jeunes, les familles, les salariés et les étudiants, et pour maintenir l’attractivité du territoire. Cette politique doit toutefois s’inscrire dans un équilibre entre sobriété foncière, protection des terres agricoles, préservation du patrimoine et transition environnementale.
Un concret soutien de l’Etat Affirmant le soutien de l’État local, le préfet a pris plusieurs engagements concrets comme la simplification administrative, avec un recours accru aux possibilités de dérogation préfectorale, la lutte renforcée contre les pratiques frauduleuses, et sécurisation des chantiers, notamment face aux vols de matériel, via une convention départementale dédiée. Pour finir, Thierry Suquet a réaffirmé que le BTP constitue un pilier essentiel de l’économie vauclusienne, au cœur des enjeux de décarbonation, de réindustrialisation et de cohésion territoriale. Un secteur pour lequel l’État se dit pleinement mobilisé, aux côtés des professionnels, pour surmonter la crise et préparer l’avenir. Mireille Hurlin
La recette de canette du chef Christophe Pulizzi
Jeudi 22 janvier 2026, la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse a accueilli la 4e édition d’Ose ! le Cercle Business des Entrepreneures, un rendez-vous très installé dans le paysage économique vauclusien. Organisé par la CCI de Vaucluse avec le soutien du Crédit Agricole Alpes Provence, l’événement a réuni plus de 130 participantes et une quarantaine de partenaires, confirmant une dynamique en nette progression depuis la première édition.
Cette journée destinée aux porteuses de projet, dirigeantes d’entreprise, étudiantes et femmes en reconversion professionnelle, s’est articulée autour d’un village de partenaires structuré en quatre pôles. Les participantes ont ainsi pu rencontrer des structures d’accompagnement, des experts juridiques et financiers, des banques et financeurs, ainsi que des réseaux féminins. L’objectif était de proposer des échanges concrets, directement utiles à la création ou au développement d’une activité.
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Un enjeu économique encore marqué en Vaucluse Les chiffres rappellent l’ampleur du déséquilibre. Au 1er janvier 2025, seules 21% des entreprises inscrites au registre du commerce et des sociétés du Vaucluse étaient dirigées par des femmes, soit environ 10 600 structures. Ce taux reste inférieur à la moyenne nationale, estimée autour de 30%. Les principaux freins identifiés sont l’accès au financement, la complexité administrative et l’articulation entre vie professionnelle et personnelle.
La CCI, un rôle clé dans l’accompagnement des créatrices Acteur central de l’écosystème entrepreneurial local, la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse joue un rôle structurant dans l’accompagnement des femmes qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise. À travers des réunions collectives, des parcours de formation et un suivi individualisé, la CCI intervient à chaque étape du projet, de l’idée initiale à la structuration juridique et financière. Claire Vanni, conseillère à la création d’entreprise, accompagne ainsi les porteuses de projet dans l’analyse de la viabilité économique, la construction du business plan et l’anticipation des risques. Son intervention a rappelé que l’accompagnement n’est pas seulement un appui technique, mais aussi un levier de sécurisation, permettant d’éviter des impasses et de donner aux entrepreneures les outils nécessaires pour s’inscrire dans la durée.
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Des temps forts centrés sur le concret La matinée a débuté par un atelier consacré au financement, animé par Alexandra Roche-Ughetto, représentante de la Fédération bancaire française, comité de Vaucluse. Les échanges ont insisté sur l’importance d’un business plan maîtrisé, d’un prévisionnel cohérent et d’une parfaite compréhension de son marché local. Le message central était clair. Le projet compte, mais la personne qui le porte est déterminante. Oser demander un financement et anticiper ses besoins restent des leviers essentiels. L’après-midi a été marqué par une table ronde réunissant plusieurs réseaux féminins, autour de la question de l’isolement entrepreneurial et de la force du collectif. Un format volontairement interactif, favorisant les échanges avec la salle et les retours d’expérience. Un atelier consacré à l’intelligence artificielle, animé par Microsoft, a ensuite abordé les usages concrets de ces outils pour les TPE et PME (Très petites et moyennes entreprises), notamment en matière d’organisation, de communication et de gain de temps.
Un concours de pitch pour valoriser les projets Le moment phare de la journée était le concours de pitch, qui a permis à sept entrepreneures de présenter leur projet en trois minutes. Les candidatures ont été évaluées selon la maturité du concept, le potentiel de marché, la viabilité économique, l’impact sociétal et la capacité d’incarnation de leur projet. Le prix Éloquence et Conviction a été attribué à ‘Choco’fiesta’, porté par Laetitia Schouteten, pour son projet de boisson chocolatée végétale inclusive. Le prix du Dynamisme Entrepreneurial a récompensé ‘Pépins’, fondé par Myrtille Chekhar, une marque de cosmétique naturelle fabriquée en Provence à partir de coproduits agricoles, déjà engagée dans une phase de développement commercial. Le Coup de Cœur OSE !, désigné par les votes du public en salle, est revenu à ‘Woman by Lo’, porté par Lorane Oguey, un projet mêlant coaching, image et confiance en soi, axé sur la valorisation du féminin dans les parcours professionnels.
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Les pitchs Les autres pitchs ont également marqué les esprits par la diversité des secteurs représentés. Une entreprise de dépannage d’urgence, HELP Confort, a mis en avant les enjeux de transparence, de réactivité et de création d’emplois sur le territoire. Pain de Lune, un projet artisanal autour du pain au levain naturel a défendu une approche fondée sur le temps long, la fermentation et la qualité nutritionnelle, tout en interrogeant les équilibres entre production et transmission des savoir-faire. Une activité d’accompagnement managérial présentée par Vanessa Husson a, quant à elle, souligné l’importance des relations intergénérationnelles et le sens au travail comme leviers de performance durable. Enfin, High Love, un projet de vente à domicile centré sur le bien-être intime et la confiance en soi, repose sur des rencontres animées par des ambassadrices formées, favorisant des échanges bienveillants et la création de communautés féminines autour de nouvelles formes de commerce relationnel. Calista Contat-Dathey
La recette de canette du chef Christophe Pulizzi
Xavier Mathieu est le propriétaire et chef étoilé de l’établissement Le Phébus & Spa à Joucas. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de choux farcis façon barbajuans.
Ingrédients pour 8 personnes : – 8 feuilles de chou vert frisé – 4 gousses d’ail – 500 g de chou vert frisé – 250 g de chair à saucisse – 1 œuf – 10 feuilles de basilic – 50 g de fond blanc de volaille – 100 g de parmesan râpé – Sel, poivre du moulin
Blanchissez les feuilles de chou qui serviront à envelopper la farce en les plongeant 7 minutes dans de l’eau bouillante, puis refroidissez-les et égouttez-les. Pelez les gousses d’ail. Hachez le chou. Mixez la chair à saucisse avec l’ail. Mélangez le tout avec l’œuf, le chou haché, le basilic, le fond blanc de volaille et le parmesan. Assaisonnez si besoin. Réalisez des petits choux farcis en enveloppant un peu de farce dans les grandes feuilles de chou blanchies (en les roulant sur elles-mêmes). Faites-les ensuite cuire au four vapeur à 85 °C pendant 7 minutes. Si vous n’avez pas de four vapeur, enveloppez-les dans du film alimentaire et faites-les cuire de 5 à 6 minutes dans de l’eau bouillante. Au moment de servir, faites cuire les petits choux farcis à la poêle avec un peu de beurre mousseux, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. Servez-les chauds, éventuellement accompagnés d’épeautre soufflé.
Face à la prolifération des locations de courte durée, la Ville d’Avignon annonce un encadrement renforcé. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les propriétaires doivent se conformer à des règles plus strictes, destinées à préserver l’équilibre résidentiel du centre ancien, la qualité de vie des habitants et l’accès au logement.
Depuis le début de l’année, Avignon entend reprendre la main sur un phénomène devenu structurel. La municipalité a prévu d’abaisser le plafond annuel de location des résidences principales à 90 nuitées, contre 120 jours autorisés au niveau national, et de limiter à deux le nombre de logements pouvant être loués en courte durée par un même propriétaire. Une déclaration préalable de propriété est, désormais rendue obligatoire. Ces mesures, s’inscrivent dans les possibilités offertes par la loi aux communes dites ‘tendues’, confrontées à une pénurie de logements.
Une pression immobilière concentrée dans l’hyper-centre La photographie dressée par la Ville est sans appel : plus de 2 200 meublés touristiques sont aujourd’hui recensés à Avignon, dont la majorité se concentre dans l’intramuros. À l’échelle départementale, on en compterait plus de 15 000. Selon la Ville, le centre ancien a enregistré en un an – 4% de résidences principales, tandis que les résidences secondaires progressaient de + 3%. Un glissement qui alimente la raréfaction du logement permanent, au profit d’un usage touristique devenu, selon les élus, une activité économique à part entière.
Du complément de revenu à l’industrialisation «À l’origine, la location de courte durée permettait à des ménages de compléter leurs revenus. Elle n’avait pas vocation à restructurer le marché immobilier», rappelle Paul-Roger Gontard, adjoint au maire chargé du développement territorial. Or, l’essor de plateformes comme Airbnb a profondément modifié la donne : les annonces ont doublé en huit ans à Avignon, contribuant à la fragmentation des logements, à la multiplication de petites surfaces et à l’éviction progressive des familles du centre ancien.
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Cadre de vie, lien social et propreté en question Au-delà du logement, les élus pointent des effets concrets sur la vie quotidienne : rotation permanente des occupants, affaiblissement du lien de voisinage, méconnaissance des règles locales. La question de la propreté urbaine cristallise également les tensions. Les services municipaux constatent régulièrement des dépôts sauvages de déchets à proximité des fameuses boîtes à clés, devenues le symbole visible de cette économie touristique. Leur installation sur le domaine public est illégale, ainsi la Ville a engagé une opération de marquage et de retrait systématique des dispositifs non autorisés.
Un enjeu économique régional majeur Le débat dépasse largement Avignon. En 2022, près de 23 millions de nuitées ont été réservées via des plateformes en Provence-Alpes-Côte d’Azur, un record national selon l’Insee. La région se situe à un niveau comparable à l’hôtellerie traditionnelle. Dans le Grand Avignon, 47% des touristes optent pour une location via la plateforme, d’après une enquête de Vaucluse Provence Attractivité. Un succès qui génère des retombées économiques : taxes de séjour, consommation locale, mais accentue les tensions sur le parc résidentiel.
Trouver l’équilibre entre tourisme et logement Les professionnels de l’hôtellerie, réunis au sein de l’Umih84 -Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Vaucluse- appellent de longue date à une mise à niveau des règles : normes, fiscalité, sécurité. De son côté, Airbnb affirme soutenir des réglementations ‘proportionnées’ et dit collaborer avec la Ville pour faire respecter l’obligation d’enregistrement et l’interdiction des boîtes à clés sur l’espace public. Pour la municipalité, l’objectif est clair : réorienter une partie des biens vers la location longue durée, sans nier l’importance du tourisme, pilier de l’économie locale.
Quelques chiffres Le Vaucluse accueille 216 hôtels et près de 7 000 chambres. 2 200 meublés sont actuellement recensés à Avignon dont 1 500 dans l’intramuros. La Vaucluse compterait 15 000 logements proposés en location saisonnière. Le Vaucluse bénéficie de 300 jours de soleil, est fréquenté par 5 millions de touristes par an. Avignon est placée en 55e position des villes où il fait bon vivre. Les retombées économiques touristiques en Vaucluse sont de 1,5 milliards d’euros. Sources : Insee ; Vaucluse Provence Attractivité ; Délibération de la ville d’Avignon. Mireille Hurlin
La recette de canette du chef Christophe Pulizzi
À la suite de l’incendie mortel survenu le 1er janvier dans un établissement festif à Crans-Montana en Suisse, le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, appelle les maires et les exploitants d’établissements recevant du public à une vigilance renforcée. Bars, salles de danse et lieux festifs, notamment ceux disposant d’un sous-sol, sont particulièrement concernés par des contrôles inopinés annoncés dans les prochaines semaines.
Le drame survenu au bar Le Constellation, à Crans-Montana, a agi comme un électrochoc au-delà des frontières suisses. En Vaucluse, le préfet Thierry Suquet a souhaité rappeler avec force l’absolue nécessité du respect des règles de prévention des risques d’incendie dans les établissements recevant du public (ERP). Une attention particulière est portée aux établissements festifs : bars, restaurants, débits de boissons, salles de spectacles ou de danse, dont certains accueillent du public en sous-sol, configuration reconnue comme plus à risque en cas d’incendie.
Responsabilités partagées, obligations claires Si les propriétaires et exploitants demeurent les premiers responsables de la sécurité du public dans leurs établissements, les maires exercent, en tant qu’autorité de police, un rôle central de contrôle. Ils doivent veiller au respect de la réglementation incendie et à la bonne tenue des visites des commissions de sécurité, auxquelles participent les sapeurs-pompiers du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS).
Des commissions au top Le préfet indique s’être assuré qu’aucun retard significatif n’était constaté dans l’organisation de ces commissions en Vaucluse, tout en appelant les élus locaux à maintenir un haut niveau d’exigence, notamment pour les établissements les plus sensibles.
Les ‘petits établissements’ aussi concernés Contrairement à une idée répandue, les ERP de 5ᵉ catégorie sans locaux à sommeil , dits ‘petits établissements’, ne sont pas dispensés du respect des règles de sécurité incendie. S’ils ne sont pas soumis à une autorisation préalable d’ouverture ni à des visites périodiques systématiques, ils restent pleinement assujettis aux obligations réglementaires : dégagements suffisants et dégagés, signalisation des issues de secours, conformité des installations électriques et gaz, présence d’extincteurs, éclairage de sécurité, dispositifs d’alarme et désenfumage adaptés. Pour faciliter l’appropriation de ces exigences, une fiche récapitulative de la réglementation a été transmise aux maires, avec instruction de la diffuser à l’ensemble des exploitants concernés.
Des contrôles inopinés annoncés Dans ce contexte de vigilance renforcée, le préfet annonce la mise en œuvre de contrôles inopinés par les commissions de sécurité compétentes. Ces inspections cibleront en priorité les établissements festifs de types L (Salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou polyvalentes), N (Restaurants et débits de boissons et P (Salles de danses et salles de jeux), en particulier ceux disposant de sous-sols accessibles au public. La réglementation autorise en effet ces contrôles, y compris dans les ERP de 5ᵉ catégorie, dès lors qu’un doute sérieux existe quant à la sécurité des personnes accueillies. L’objectif ? Prévenir tout risque majeur et éviter qu’un drame similaire ne se reproduise sur le territoire. Source : Préfecture de Vaucluse. Mireille Hurlin
La recette de canette du chef Christophe Pulizzi
Lors de ses vœux 2026, le président de la Capeb Vaucluse -Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment-, Philippe Herzog, a dressé un constat sans fard : l’artisanat du bâtiment traverse une crise durable, alimentée par la chute du neuf, des trésoreries sous tension et une instabilité réglementaire étouffante. Dans le Vaucluse, où les mises en chantier de logements reculent fortement, la Capeb appelle à un ‘choc de confiance’, à la simplification et à une politique lisible, tout en misant sur des relais locaux : adaptation des logements au vieillissement, patrimoine, formation et montée en compétence.
Il y a des discours de vœux qui ressemblent à des bulletins météo. Et puis il y a ceux qui sonnent comme un baromètre d’alerte. Lundi 19 janvier, Philippe Herzog, président de la Capeb Vaucluse, a choisi la seconde option : un propos à la fois institutionnel et frontal, traversé par une phrase qui résume l’état d’esprit d’une partie de la profession : “des chantiers signés, payés, réalisés dans de bonnes conditions… ce qui est devenu une forme de luxe.” Un discours entendu par une soixantaine de personnes dont Thierry Suquet, préfet de Vaucluse.
Une crise qui s’installe, chiffres à l’appui Au niveau national, la Capeb documente une dégradation persistante de l’activité. Sa note de conjoncture du 3ᵉ trimestre 2025 fait état d’un nouveau recul de l’artisanat du bâtiment, avec une baisse de 3,5% sur un an, tirée par la chute de la construction neuve (-6%) et un entretien-rénovation lui aussi en repli.
En Vaucluse Dans le Vaucluse, le tableau est au diapason. Les dernières analyses conjoncturelles de la filière construction indiquent 1 900 logements commencés sur 12 mois à fin novembre 2025, soit -29,8% en un an, tandis que l’emploi salarié construction est donné en baisse (12 727 salariés ; -4,2%). Des chiffres qui donnent un relief particulier aux mots du président : carnets irréguliers, marges qui se tassent, entreprises qui “réduisent la voilure” — et, de plus en plus, des dirigeants qui écourtent leur trajectoire en anticipant la retraite, faute de perspectives.
Une soixantaine de personnes s’était rendue aux voeux de la Caleb. Copyright MMH
“On nous demande d’être tout, tout de suite” Au cœur du discours : l’instabilité. Philippe Herzog prend l’exemple emblématique de la rénovation énergétique, où l’outil public est perçu comme mouvant, complexe, parfois contradictoire avec les doctrines de formation de la profession. Le débat dépasse les seules lignes budgétaires : il touche à la confiance, à la lisibilité des règles et à la capacité d’une TPE (Très petite entreprise) à se projeter.
Effet yoyo Ce diagnostic ‘d’effet yo-yo’ n’est pas isolé. Plusieurs analyses ont décrit une succession d’ajustements, de recentrages et de contraintes administratives autour de MaPrimeRénov’, au risque de décourager ménages et professionnels. À cette instabilité s’ajoute, selon la Capeb, une forme de paradoxe quotidien : être “plus verts, plus rapides, plus numériques” tout en restant “moins chers”, dans un environnement de contrôles et de procédures qui, à l’en croire, se trompe parfois de cible.
Le local comme levier : maires, marchés publics, logement adapté Le président de la Capeb 84 a profité de l’année préélectorale municipale pour interpeller les élus : sans investissement local, le bâtiment ne joue plus son rôle de moteur territorial. Il demande notamment de faciliter l’accès des TPE à la commande publique et de redonner de l’oxygène administratif.
Pousser les marchés à potentiel Dans le Vaucluse, la Capeb veut aussi pousser des marchés ‘à potentiel’ : l’adaptation des logements au vieillissement, via MaPrimeAdapt, et l’accompagnement des seniors. L’argument démographique est solide : selon l’Insee, la part des 60 ans ou plus atteindrait 31,5% dans le département en 2025. Autrement dit : la question du maintien à domicile n’est plus un sujet périphérique, mais un segment structurel, appelé à se développer.
De gauche à droite : Rabah OTMANI trésorier, Philippe HERZOG, président et Ornella LEZAMA secrétaire du bureau de la Capeb 84
Patrimoine, RSE, formation : la stratégie des compétences Au-delà du constat, Philippe Herzog déroule une ligne : tenir par l’outil collectif et la montée en expertise. Patrimoine -bâti agricole, hydraulique, cultuel, mémoire-, RSE -Responsabilité sociétale des entreprises, appelée à devenir plus structurante dans les marchés-, qualifications, labels, et surtout formation, présentée comme un investissement défensif et offensif à la fois.
Renforcement de l’équipe La Capeb Vaucluse annonce d’ailleurs un renforcement de son équipe sur les volets qualifications, fidélisation/adhésion et formation, avec une promesse : aider les artisans à se repérer dans la complexité, plutôt que de la subir seuls.
L’endurance pour tenir Le discours se clôt sur un triptyque : action, union, détermination, et un mot ajouté, comme un aveu lucide : l’endurance. Dans un secteur où la crise du neuf pèse sur tout l’écosystème et où la rénovation devient plus technique, plus risquée, plus normée, l’enjeu n’est pas seulement de tenir, c’est d’éviter que la lassitude ne se transforme en renoncement.
Sans artisans, point de société Car derrière les pourcentages et les dispositifs, il reste une réalité très concrète : sans artisans, pas de logements rénovés, pas de patrimoine entretenu, pas d’urgence réparée, pas de transition énergétique à l’échelle des quartiers. Et c’est précisément ce que la Capeb 84 est venue rappeler, vœux après vœux, non comme un rituel, mais comme un signal. Sources Capeb, Cerc, Insee. Mireille Hurlin
Valérie Coissieux, présidente de la Chambre des métiers et de l’artisanat de Vaucluse et Thierry Suquet préfet de Vaucluse Copyright MMH
La recette de canette du chef Christophe Pulizzi
Météo France vient de publier son bilan climatique annuel. Il apparait que 2025 est la quatrième année la plus chaude jamais mesurée en France depuis le début des mesures en 1900, après 2022, 2023 et 2020. L’an dernier, la température moyenne (14,0°) s’est élevée au-dessus de la normale de saison un jour sur deux contre 1 jour sur 5 seulement sous la normale.
Pour Météo France, ce bilan est le « signe de l’évolution rapide de notre climat » d’autant plus que « 2025 a été marquée par plusieurs épisodes de températures anormalement élevées (mai, juin, août ou encore novembre et début décembre). Les records de chaleur ont été 10 fois plus nombreux que les records de froid. »
Ainsi, plusieurs épisodes exceptionnellement chauds se sont succédé au cours de l’année durant lesquels la température a atteint des niveaux inédits pour la période sur de nombreuses régions. Ce fut notamment le cas en mai, juin, août ou encore novembre et début décembre. Sur l’ensemble de l’année, environ un tiers du pays a enregistré un niveau de chaleur inédit la nuit ou le jour au moins un mois dans l’année.
Avignon écrasé par la chaleur En Vaucluse, le couloir rhodanien a été particulièrement exposé, tout comme le plateau de Sault et le Sud-Luberon. De quoi battre des records de chaleur dans presque la moitié des communes du département. Avignon affichant (avec Nîmes) le record de 11 jours de fortes chaleurs dépassant 35°C devant Toulouse et Carcassonne (9 jours).
+30% de pluie à Carpentras Côté pluies, « après une année 2024 très excédentaire, le cumul de précipitations de l’année 2025 est légèrement déficitaire (-7%), avec de forts contrastes saisonniers » constate Météo France.
« La saison printanière a été beaucoup plus contrastée avec des précipitations largement déficitaires sur la moitié nord du pays, observent les auteurs de l’études. Sur les Hauts-de-France, le printemps 2025 a été le 3e printemps le plus sec depuis les années 1960 (derrière les printemps 2011 et 1976), avec un déficit de précipitations de 60%. À l’inverse, la moitié sud a connu des précipitations excédentaires, notamment sur le pourtour méditerranéen entre le 8 et le 15 mars et la Nouvelle-Aquitaine avec des cumuls remarquables du 18 au 20 avril, engendrant des débordements de cours d’eau. Sur la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, il s’agit du 8e printemps le plus arrosé depuis les années 1960. »
111 mm en 3 heures Au final, sur l’année le bilan est excédentaire en moyenne sur l’année en région Provence–Alpes–Côte d’Azur où la pluviométrie dépasse la normale de 30% localement en Provence avec plus de 850 mm comme à Carpentras.
Bien que moins touché que nos voisins du Gard, le Vaucluse n’est pas passé entre les gouttes des intempéries, notamment les orages violents. Lors des pluies diluviennes du 21 septembre dernier, Météo France a enregistré 133mm à Avignon, dont 111mm en 3 heures.