29 octobre 2026 |

Ecrit par le 29 octobre 2026

Vaucluse, les Pompes funèbres dans le viseur de la préfecture

En Vaucluse, quatre des six professionnels contrôlés ont été mis en demeure de se conformer à la réglementation et deux ont été verbalisés. Au plan national, les enquêteurs ont relevé des devis irréguliers, des défauts d’information et des prestations facultatives présentées comme obligatoires.

En Vaucluse, les contrôles des pompes funèbres ont mis au jour plusieurs manquements aux règles de protection des consommateurs. Sur les six professionnels inspectés en 2024 et 2025, quatre ont reçu une mise en demeure et deux ont été verbalisés, notamment pour un défaut d’information sur les prix et la présentation trompeuse de prestations facultatives comme étant obligatoires.

Des familles vulnérables, des règles parfois mal appliquées
Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), plus de 550 professionnels ont été contrôlés en France métropolitaine et outre-mer. Près d’un établissement sur deux a fait l’objet de mesures correctives ou de sanctions. Près de 250 injonctions de mise en conformité, de 47 amendes administratives totalisant près de 130 000€ et neuf procès-verbaux pénaux ont été dressés pour ‘pratiques commerciales trompeuses’. Parmi les infractions relevées : des prestations facturées sans avoir été demandées, des clauses abusives ou encore une information tarifaire insuffisante.

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Pression financière
La préfecture de Vaucluse évoque une augmentation de 15% des prestations funéraires entre 2021 et 2025. Dans le département, les enquêteurs ont relevé des irrégularités dues à une méconnaissance des obligations d’information, particulièrement chez certains opérateurs indépendants. Affichage incomplet des prix, documentation générale absente, étiquetage de cercueils revendiquant une fabrication française ou traditionnelle sans justificatifs : les anomalies touchent aussi bien la présentation des produits que la transparence des tarifs. Le devis lui-même pose question car des professionnels utilisent encore insuffisamment le modèle réglementaire, qui doit clairement séparer les prestations obligatoires des prestations facultatives.

Au plan national
Les enquêteurs ont également relevé des facturations indues, des frais comptés deux fois ou des frais de transport calculés sur une distance excessive. Certains opérateurs ont conditionné la visite d’un défunt en chambre funéraire à la réalisation de soins de conservation, pourtant non systématiquement obligatoires. La DGCCRF rappelle que les familles doivent pouvoir choisir librement les prestations qu’elles souhaitent, sans se voir imposer des options au motif qu’elles seraient indispensables.

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Depuis 2025, un devis plus lisible
Depuis le 1er juillet 2025, un nouveau modèle de devis funéraire doit être utilisé par les professionnels afin de permettre aux familles de mieux comprendre ce qu’elles paient et de comparer les propositions sur une base commune. Les prestations obligatoires et facultatives doivent apparaître distinctement, avec le prix de chaque fourniture ou service. La réglementation prévoit également la remise d’un devis gratuit, écrit, détaillé et sans engagement. La DGCCRF a par ailleurs annoncé une nouvelle obligation d’information : depuis le 1er octobre 2026, une notice neutre et standardisée doit être mise à disposition des familles chez les opérateurs funéraires, et affichée en vitrine lorsque l’établissement reçoit du public.

Les bons réflexes pour éviter les mauvaises surprises
La préfecture de Vaucluse invite les familles à comparer les offres et rappelle que le démarchage pour les prestations funéraires est interdit. La liste des entreprises habilitées est notamment accessible dans les mairies, les établissements de santé et les chambres mortuaires ou funéraires. Les personnes et familles sont invitées à exiger un devis détaillé, à vérifier le caractère obligatoire ou facultatif de chaque prestation et à demander une justification pour tout frais qui paraîtrait inhabituel. En cas de désaccord persistant, les consommateurs peuvent saisir le médiateur compétent et signaler les faits sur la plateforme SignalConso. Les contrôles devraient se poursuivre afin de vérifier l’application des nouvelles règles.
Fiche pratique d’un proche décédé ici. Fiche pratique des prestations funéraires ici.
Mireille Hurlin


Vaucluse, peut-on conserver son emploi quand la santé fout le camp ?

À Avignon, l’AIST 84 et Cap emploi 84 officialisent leur partenariat pour mieux accompagner les salariés fragilisés par un problème de santé ou un handicap. Objectif ? Intervenir plus tôt, coordonner les expertises et trouver des solutions concrètes pour éviter les ruptures professionnelles.

Une maladie, un accident ou un handicap peuvent rendre un poste difficile à exercer, sans pour autant signifier qu’il faille renoncer à son métier. C’est pour prévenir ces situations que l’AIST 84, service de prévention et de santé au travail, et Cap emploi 84, porté par l’AVEPH (Association vauclusienne d’entraide aux personnes handicapées), ont signé, le 19 octobre à Avignon, une convention destinée à renforcer leur coopération dans le maintien en emploi, pour éviter qu’une difficulté de santé ne se transforme, faute d’accompagnement adapté, en rupture professionnelle.

Agir avant qu’il ne soit trop tard
Le principe ? Plus les difficultés sont repérées tôt, plus les possibilités d’action sont nombreuses et à condition de faire intervenir les bons interlocuteurs au bon moment. En cela, l’AIST 84 apporte sa connaissance de la santé au travail, des contraintes liées aux postes et des aménagements envisageables. De son côté, Cap emploi 84 mobilise son expertise en matière de handicap, d’insertion professionnelle et de compensation. Résultat ? Les deux structures, en croisant leurs compétences, apportent des réponses personnalisées.

Bernard Ratto président de Cap emploi 84 à l’extrème gauche de la photo, en chemise blanche Fathia Ben Naceur directrice de Cap emploi 84, Yann Le Cam, directeur général de l’AIST 84 et Fabien Ledoux président de l’AIST 84Copyright AIST 84

Un travail commun pour des solutions concrètes
Ainsi, l’AIST 84 et Cap emploi échangent, conjointement, sur le suivi de dossiers, proposent des orientations et organisent des actions de sensibilisation communes. Mission ? Adapter le travail plutôt que perdre des compétences et permettre aux collaborateurs de continuer à travailler dans des conditions compatibles avec leur état de santé, même si cela implique de revoir organisation, horaires et poste. Il peut également s’agir d’aménagements matériels, d’adaptation des tâches, ou de reclassement. Le chef d’orchestre demeure le médecin du travail qui évalue les difficultés rencontrées, les capacités du salarié et préconise des solutions adaptées au poste.

Anticiper
La prévention ne concerne pas uniquement les personnes déjà en arrêt de travail. Une difficulté persistante, une maladie chronique ou une dégradation progressive de la santé permettent, en amont, cette intervention, afin de préserver les parcours professionnels et les compétences nécessaires à l’entreprise. La convention émanant du Comité départemental de prévention de la désinsertion professionnelle émane de la loi du 2 août 2021, veillant à consolider les dispositifs destinés à prévenir l’éloignement durable de l’emploi pour raisons de santé. Pour le ministère du Travail, il s’agit de repérer les situations de vulnérabilité au plus vite et de favoriser le maintien dans l’emploi ou le retour à l’activité. Des dispositifs tels que la visite de pré-reprise, le rendez-vous de liaison ou l’adaptation du poste contribuent à une reprise réussie. Reste, désormais, à traduire ces engagements en solutions concrètes, afin de poursuivre sa vie professionnelle sans que la santé devienne un obstacle insurmontable.
Mireille Hurlin


À Avignon et Arles les CCI ainsi que la Chambre des métiers de la Région Sud Paca montent en première ligne

La CCI de Vaucluse, d’Arles et la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur se mobilisent pour épauler les professionnels, les aider dans leurs démarches et faciliter leur accès aux aides d’urgence. Six commerces avignonnais ont été particulièrement touchés par les dégradations, les pillages et les vols survenus le 17 octobre, dont cinq dans l’intramuros et les entreprises du Pays d’Arles sont éprouvées par les inondations.

Vitrines endommagées, locaux saccagés, marchandises dérobées : à Avignon, les violences du samedi 17 octobre ont laissé des traces bien concrètes dans les commerces. Six établissements ont été particulièrement affectés, dont cinq au cœur de la cité des papes. Après une journée de mobilisation qui a dégénéré dans plusieurs secteurs du centre-ville, notamment autour de la préfecture et de la rue de la République, les commerçants doivent désormais faire face à une autre épreuve : évaluer les dégâts, engager les réparations et tenter de préserver leur activité, car derrière chaque rideau baissé, il y a une entreprise à faire repartir, des charges à honorer et des salariés dont l’avenir dépend de la reprise. C’est sur ce terrain que les organismes consulaires interviennent.

Copyright Facebook Police nationale Vaucluse

Un accompagnement au plus près du terrain
La CCI de Vaucluse a donc pris contact avec les commerçants concernés dès les premiers événements. Mission ? Recueillir leurs besoins, les aider à engager les démarches auprès des assureurs et des autorités, puis les orienter vers les interlocuteurs compétents, notamment la Dreets  (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités) et l’Urssaf (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales). La chambre consulaire échange également avec la préfecture et la Ville d’Avignon afin de faire remonter les difficultés qui nécessiteraient une réponse publique. « Rien ne peut justifier que des commerçants et des chefs d’entreprise deviennent les victimes de tels agissements », rappelle Anne Benedetti, présidente de la CCI de Vaucluse, qui a tenu à exprimer sa solidarité avec les professionnels touchés. Lundi 19 octobre, elle participait, avec des élus de la CCI, au rassemblement républicain organisé dans le péristyle d la mairie, à l’initiative du maire.


Jusqu’à 1 500€ pour les artisans

La Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) Provence-Alpes-Côte d’Azur a, de son côté, activé sa cellule de crise et son fonds de calamités et de catastrophes naturelles. Les entreprises artisanales directement touchées peuvent solliciter une aide exceptionnelle pouvant atteindre 1 500€, sous réserve de remplir les critères d’éligibilité. Des conseillers sont mobilisés pour dresser un premier bilan des dommages, accompagner les déclarations d’assurance et les démarches administratives, mais aussi orienter les artisans vers les dispositifs financiers adaptés afin de répondre aux urgences et permettre aux entreprises de reprendre leur activité dans les meilleurs délais. Cette mobilisation locale émane d’un dispositif national annoncé par le gouvernement le 19 octobre. Parmi les mesures présentées : la prise en charge intégrale par l’État de l’activité partielle pour les entreprises concernées, des possibilités de report de cotisations sociales et une offre de prêt à taux zéro pouvant atteindre 50 000€ sur trois ans, proposée par Bpifrance.

Copyright Facebook CCI d’Arles


Faire face aux dégâts et préparer la reprise

Pour les commerçants et artisans, le premier réflexe consiste à signaler les dommages, conserver les éléments permettant de les documenter et contacter rapidement leur assureur. Les délais et les modalités d’indemnisation dépendent des contrats souscrits et un accompagnement peut aider à éviter que les démarches ne retardent davantage la reprise. Les professionnels concernés peuvent ainsi joindre la CCI de Vaucluse au 04 90 14 10 42. La CMA Provence-Alpes-Côte d’Azur est accessible au 3006, numéro gratuit, ou par courriel à contact@cmar-paca.fr  

Dans le Pays d’Arles, des entreprises durement éprouvées par les inondations
À Saint-Martin-de-Crau, Boulbon, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Saint-Étienne-du-Grès, Mouriès et dans le secteur de Cabannes, les conséquences de l’épisode méditerranéen se précisent. Au lendemain des intempéries, la CCI du Pays d’Arles évoque des situations critiques : des entreprises et des établissements touristiques ont été inondés, tandis que des coupures d’électricité, des perturbations des réseaux de communication et des routes impraticables entravent l’activité. Certaines structures ont même dû suspendre leur fonctionnement. Déjà sollicitée par plusieurs professionnels, la CCI poursuit ses investigations sur le terrain et auprès des associations de commerçants pour mesurer l’ampleur des dégâts. Elle invite toutes les entreprises touchées, même lorsque les conséquences restent difficiles à évaluer, à se signaler afin de bénéficier d’un accompagnement individualisé et d’être orientées vers les dispositifs d’aide adaptés. La cellule d’appui est joignable au 04 90 99 08 08 ou à celluleappui@arles.cci.fr. Pour les dirigeants, l’urgence est désormais de sécuriser leurs locaux, de rétablir les services essentiels et de préparer la reprise.
Mireille Hurlin


Plan pour la ressource en eau en Vaucluse, ça baigne

Ce ‘PARE’, projet de préservation durable de l’eau, a fait l’objet d’un examen technique pour notamment désimperméabiliser les cours de récréation des écoles maternelle et primaire de Bédoin, de l’aménagement et la renaturation du Boulevard de la République et de ses abords au cœur de La Tour d’Aigues.

Le Département de Vaucluse s’est également engagé à soutenir l’agriculture à travers une stratégie d’irrigation des terres. Plus de 25 000 hectares (52% des 47 000 irrigables) sont gérés par des associations syndicales de propriétaires (ASP). Cette révision du système d’aménagement hydraulique et d’équipement rural concerne une demi-douzaine de communes en Vaucluse.

À Sainte-Cécile-les-Vignes, sont prévus des travaux de modernisation des réseaux gravitaires par un système sous pression, aux Taillades mise en place d’un système hydro-économe sur la station de pompage de la Vidale. Au Thor et à l’Isle-sur-la-Sorgue, acquisition de compteurs connectés et mise en place d’une radiorelève sur le Canal de l’Isle.

Sont prévus aussi à Cheval Blanc et Robion pour l’Union du Canal Luberon Sorgue Ventoux, des travaux de sécurisation des régulateurs. Pour l’ASA de Carpentras, un aménagement du réseau gravitaire qui concerne les communes de Velleron, Carpentras, Aubignan et Beaumes-de-Venise. Enfin, dans le nord du département est envisagé un chantier de sécurisation du fossé des eaux pluviales à Saint-Marcelin-les-Vaison.

Entre le FEADER (Fonds Européen agricole pour le développement rural), l’Agence de l’Eau, les aides de la Région Sud et le financement du Conseil départemental de Vaucluse, ces travaux s’élèvent à plus de 7M€ hors-taxes.


Les pommes Juliet résistent aux canicules et font pousser la solidarité en Vaucluse

Née d’expérimentations menées dans le Vaucluse, la pomme Juliet a fait de l’agriculture biologique son identité. Près de 25 ans après ses premiers vergers, cette variété exclusivement cultivée en France fédère près de 190 producteurs et prévoit 23 000 tonnes pour la récolte 2026. Cet automne, elle prolonge son engagement avec un conte solidaire destiné à soutenir les enfants hospitalisés.

L’histoire de Juliet commence, en Vaucluse, par une rencontre entre un pépiniériste passionné et un technicien agricole, convaincus du potentiel d’une pomme naturellement résistante à certaines maladies.

25 ans plus tard
Près de 25 ans plus tard, cette aventure arboricole a pris une dimension nationale. Cultivée exclusivement en agriculture biologique et en France, Juliet réunit près de 190 producteurs autour d’un même cahier des charges. Pour la campagne 2026, la filière table sur 23 000 tonnes malgré un été caniculaire, éprouvant pour les vergers. Et la pomme va même jusqu’à pousser le pépin un peu plus loin avec l’association Clowns Z’hôpitaux, en créant une histoire pour enfants en un soutien concret aux jeunes patients hospitalisés.

Jean-Noël Carles, arboriculteur, Président des Amis de Juliet Copyright Les amis de Juliet

Le Vaucluse, berceau d’une pomme pas comme les autres
Tout commence en 1998. Benoît Escande, pépiniériste, et Guilhem Sévérac, technicien en arboriculture à la Chambre d’agriculture de Vaucluse, se rencontrent autour d’expérimentations qui font émerger une variété singulière : une pomme ferme, sucrée, juteuse et naturellement résistante à plusieurs maladies du pommier. Les qualités de la Co-op 43 (son nom variétal) ouvrent la voie à une culture biologique exigeante, sans pesticides chimiques de synthèse. Jean-Noël Carles, arboriculteur, et Jean-Paul Touchard, commercial, rejoignent l’aventure. Ensemble, les quatre hommes posent les bases d’un projet qui dépasse rapidement la simple mise en culture d’une nouvelle variété. Les premiers vergers sont implantés en 2001, dans le Sud-Est. Les premières Juliet arrivent sur le marché en 2002. En 2005, les producteurs se structurent au sein de l’association Les Amis de Juliet, qui fédère aujourd’hui près de 190 exploitants dans les principales régions arboricoles françaises. Le Vaucluse reste ainsi au cœur de l’histoire de cette pomme, dont le développement repose sur une qualité gustative avérée, un savoir-faire agricole et le respect du vivant.

Une récolte qui résiste aux fortes chaleurs
Après un été 2026 marqué par des épisodes de chaleur intense, la filière prévoit une récolte de 23 000 tonnes, un volume comparable à celui des années précédentes. Son principal atout tient notamment à son calendrier. Variété tardive, Juliet est moins exposée que les pommes précoces aux pics de chaleur du cœur de l’été. Sa résistance naturelle à certaines maladies constitue également un avantage pour les producteurs engagés en agriculture biologique. La récolte a débuté le 5 octobre dans les bassins les plus précoces. Depuis le 16 octobre, les fruits de la nouvelle campagne rejoignent progressivement les étals. Sur les 23 000 tonnes attendues, 16 000 sont destinées au marché du frais. La France et l’Europe doivent en absorber 10 000 tonnes, tandis que les 6 000 tonnes restantes sont prévues pour l’export maritime, notamment vers l’Asie, où Juliet est commercialisée dans des pays comme le Vietnam, la Malaisie, Singapour et Taïwan. Si la résistance de la variété ne constitue pas une protection absolue contre les effets du changement climatique. Elle illustre néanmoins l’intérêt de variétés adaptées à des conditions de production plus contraignantes. Pour les arboriculteurs, préserver les volumes et la qualité devient une condition essentielle à la pérennité des exploitations.

Le bio à l’épreuve du pouvoir d’achat ?
Le combat reste la viabilité économique de l’agriculture biologique. La hausse des coûts de production, les arbitrages des ménages et les incertitudes commerciales continuent de peser sur les producteurs, même si le marché bio montre des signes de reprise. En 2025, les achats alimentaires biologiques ont atteint 13 milliards d’euros en 2025, soit une progression de 3,6 % sur un an. Cette évolution redonne des perspectives à une filière qui a traversé plusieurs années difficiles. Pour Juliet, il s’agira de préserver son modèle sans renoncer à son développement. Les nouvelles plantations restent prudentes, car les arboriculteurs doivent pouvoir compter sur des débouchés suffisamment solides pour investir sur le long terme. La marque diversifie également ses produits : jus, purées, pétillant sans alcool, cidre et vinaigre de cidre complètent l’offre de pommes fraîches. Le fruit est valorisé sous toutes ses formes pour consolider une filière à la production 100 % biologique et française.

Juliet au Royaume du Soleil, un conte écrit et illustré par Christine Cecchi Copyright Christine Cecchi

Un conte pour semer des sourires à l’hôpital
Avec ‘Une pomme pour un sourire’ : Juliet au Royaume du Soleil, un conte écrit et illustré par Christine Cecchi, la marque s’associe à Clowns Z’hôpitaux pour soutenir les enfants hospitalisés. L’histoire entraîne le lecteur dans un royaume privé de lumière. Élio, un jeune prince, part à la recherche du soleil et rencontre Juliet, une petite fille qui semble en avoir conservé une étincelle au fond du cœur. Au fil du voyage, cette fable met en scène le partage, l’entraide et la capacité des petits gestes à faire renaître la joie. Le partenariat se traduit également par un engagement financier précis : 3€ sont reversés à Clowns Z’hôpitaux pour chaque livre vendu, au prix de 15€. Le dispositif prévoit également un don de 10 centimes pour chacun des 100 000 premiers kilos de pommes Juliet commercialisés. Le conte est disponible sur la boutique en ligne de Juliet. Il s’adresse aux familles, mais sa portée dépasse le plaisir de la lecture : chaque achat contribue à financer des interventions auprès d’enfants confrontés à l’hospitalisation.

Quand les clowns entrent dans les services de soins
Depuis plus de 20, Clowns Z’hôpitaux intervient dans les hôpitaux, les établissements accueillant des personnes âgées dépendantes et les structures médico-sociales. Ses vingt comédiens clowns professionnels travaillent en lien avec les équipes soignantes pour créer des moments de rencontre adaptés aux personnes accompagnées. L’association œuvre plus de 300 demi-journées d’intervention par an et près de 4 000 personnes rencontrées dans une vingtaine d’établissements partenaires. Son action repose sur le jeu, l’imaginaire et la relation humaine au cœur du soin.

Une autre façon de faire vivre la récolte
La solidarité n’est pas nouvelle chez Les Amis de Juliet, avec 3 194 unités de denrées distribuées via l’aide alimentaire en 2024, en comptabilisant les pommes et les produits transformés. Un fonds mutualisé, alimenté par les ventes, contribue aussi aux actions collectives et à la prise en charge de certains coûts de commercialisation.
Mireille Hurlin


Avignon : 21 interpellations et des dégâts à 500 000 €

La mobilisation du samedi 17 octobre a basculé dans la violence à Avignon. Après un début de journée marqué par les revendications sociales, des affrontements ont éclaté devant la préfecture puis dans la rue de la République. Selon les premiers bilans 21 personnes ont été interpellées. Le maire estime à au moins 500 000€ le coût des dégradations sur l’espace public, sans compter les dommages subis par les commerces. Olivier Galzi interviendra sur le perron de l’Hôtel de Ville ce soir, lundi 19 octobre, à 18h. Il évoquera les émeutes de samedi 17 octobre.

La journée avait commencé par un rassemblement autour de revendications liées notamment au coût de la vie. En fin de matinée, la CGT évaluait à 2 800 personnes le nombre de manifestants présents dans le cortège avignonnais, et 2 000 selon la Préfecture. Mais l’atmosphère s’est durcie au fil des heures. À partir du milieu de l’après-midi, les tensions se sont concentrées boulevard Limbert, devant la préfecture de Vaucluse, avant de gagner la rue de la République. Jets de pierres, bouteilles et autres projectiles, feux de poubelles et tirs de gaz lacrymogènes ont rythmé les affrontements. Des abribus et des vitrines ont été endommagés.

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21 interpellations, plusieurs blessés
Une vingtaine d’interpellations ont été menées et 24 policiers auraient été blessés dans le Vaucluse, dont quatre à Avignon. Le maire d’Avignon, Olivier Galzi, a estimé à au moins 500 000€ le coût des dégradations affectant l’espace public : voirie, poubelles, panneaux de signalisation et mobilier urbain. Cette évaluation ne comprend pas les dommages privés, notamment ceux subis par les commerces. Les riverains du boulevard Limbert décrivent des scènes éprouvantes, marquées par les projectiles et les gaz lacrymogènes jusque devant leurs logements.

Un dispositif mobilisé, des questions encore ouvertes
Plus de 130 personnels auraient été mobilisés à Avignon : environ 100 policiers nationaux, 18 gendarmes et 12 policiers municipaux, une quinzaine d’interventions des pompiers, notamment pour des feux de poubelles et du mobilier urbain incendié. Les circonstances précises des débordements, l’identification des personnes impliquées et l’évaluation complète des dommages devraient être communiquées dans les prochains jours par Thierry Suquet, préfet de Vaucluse.
Mireille Hurlin

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Logement social : la demande reste insatisfaite en Vaucluse

Alors que les prix immobiliers et la précarité fragilisent l’accès au logement, le parc social ne répond qu’imparfaitement aux besoins des ménages. Selon une étude de l’Insee, publiée ce mois, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur compte 287 200 ménages logés dans le parc social, soit 12,3 % des ménages. Les attributions restent rares, les délais d’attente s’allongent et les petits logements manquent particulièrement. En Vaucluse, où la pauvreté est plus prégnante que dans les Bouches-du-Rhône, la question demeure : Comment loger durablement ceux qui ne peuvent accéder au marché privé ?

Le logement social, pour nombre de ménages modestes, la condition d’un parcours résidentiel stable, dans un département où les situations de précarité rendent parfois l’accès au parc privé difficile, malgré des loyers plus abordables que sur le littoral régional. Cette étude de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) met en évidence un paradoxe vauclusien. La pauvreté y est plus présente que dans les Bouches-du-Rhône, mais la part des ménages logés dans le parc social y est inférieure. Les différences de prix immobiliers, le degré d’urbanisation et les obligations imposées aux communes par la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU) contribuent à expliquer ces écarts.

Programme Grand delta Habitat Copyright Mireille Hurlin

En Vaucluse, des besoins que le marché ne suffit pas à satisfaire
Le Vaucluse compte environ 37 334 logements sociaux en Vaucluse au 1er janvier 2025. Le parc est très majoritairement composé d’appartements : environ 84 % des logements sociaux relèvent du collectif, contre 16 % de maisons individuelles. Grand Delta habitat est l’acteur majeur du Vaucluse qui gère plus de 42 000 logements sur l’ensemble de ses territoires d’intervention. Près de 15 000 foyers vauclusiens attendraient un logement social dans le département et le délai moyen d’attribution avoisinerait 12 mois. Le décalage est d’autant plus significatif qu’environ 70 % de la population vauclusienne serait éligible à un logement HLM.

Copyright Insee étude n° 162 Octobre 2026

Le Vaucluse cumule deux fragilités
Le Vaucluse cumule deux fragilités : 19,9 % de sa population vit sous le seuil de pauvreté, le taux le plus élevé de la région, alors que les logements sociaux représentent 12,6 % du parc de résidences principales. Cette proportion dépasse légèrement la moyenne régionale, mais ne suffit pas à répondre aux besoins d’un territoire particulièrement exposé à la précarité. Avec 12,6 % de logements sociaux, le Vaucluse se situe au-dessus de la moyenne de Provence-Alpes-Côte d’Azur (12,3 %). Il reste toutefois loin des Bouches-du-Rhône, où cette part atteint 16,3 %. Ce département affiche un taux de pauvreté de 18,5 %, inférieur de 1,4 point à celui du Vaucluse. Ailleurs dans la région, les écarts sont également révélateurs. Les Alpes-de-Haute-Provence comptent 8,2 % de logements sociaux pour un taux de pauvreté de 17,1 %. Dans le Var, ces proportions s’établissent respectivement à 9,3 % et 15,6 %. Les Hautes-Alpes présentent le taux de pauvreté le plus faible de la région (14,7 %), avec 10,2 % de logements sociaux. Dans le Vaucluse, où près d’un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, la pression sur le logement abordable constitue un enjeu majeur.

Programme Grand Delta Habitat Copyright Mireille Hurlin

Des disparités entre communes
L’offre est également inégalement répartie sur le territoire. Avignon figure parmi les communes les mieux dotées, avec un taux de logements HLM estimé à 19,24 %. Le défi consiste donc à construire de nouveaux logements là où la demande est forte, tout en mobilisant le parc existant et en favorisant une répartition plus équilibrée entre les communes. .

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, un parc insuffisant face aux besoins
En Paca, 287 200 ménages, représentant 675 200 personnes, occupaient un logement social au 1er janvier 2022. Cela correspond à 12,3% des ménages, contre 15,4% en France métropolitaine. La région se classe ainsi parmi celles où le parc social occupe une place relativement faible, alors même que les difficultés d’accès au logement y sont particulièrement marquées. Les prix immobiliers, parmi les plus élevés de France hors Île-de-France, pèsent lourdement sur les possibilités d’installation. La présence importante de résidences secondaires contribue également à limiter l’offre disponible pour les habitants permanents. À cela s’ajoute un taux de pauvreté supérieur de deux points à la moyenne métropolitaine. La répartition du logement social demeure très inégale entre les départements. Les Bouches-du-Rhône affichent la proportion la plus élevée de la région, avec 16 % des ménages concernés. À l’autre extrémité, les Alpes-de-Haute-Provence se situent à 8 %. Le Vaucluse se trouve entre ces deux niveaux, sans que sa situation sociale se traduise par une présence équivalente de logements à loyers modérés. Cette géographie rappelle que les besoins ne se répartissent pas uniformément. Les grands pôles urbains concentrent une partie des tensions, mais les territoires moins denses peuvent eux aussi connaître des difficultés, notamment lorsque l’offre disponible est éloignée des emplois ou des équipements indispensables.

Copyright Insee octobre 2026

Un logement pour 8 demandes : le goulot d’étranglement des attributions
Un logement pour huit demandes, voilà l’ampleur du problème. En 2022, la région enregistrait plus de 206 000 demandes actives de logement social. Parmi elles, 151 000 émanaient de ménages qui ne résidaient pas déjà dans le parc social. Pour ces demandeurs, une attribution seulement intervenait pour huit demandes, contre une pour cinq en moyenne nationale. Le délai moyen d’attente atteignait 22 mois, contre 16 mois en France métropolitaine. Derrière ces chiffres ? Une séparation qui oblige à trouver rapidement un nouveau logement, une perte d’emploi qui réduit les ressources, une famille qui s’agrandit ou une personne âgée qui ne peut plus vivre dans un appartement devenu inadapté. La pression se révèle encore plus forte pour les petites surfaces. En 2022, on comptait une attribution pour 18 demandes de studios et de T1, et une pour 9 demandes de T2. Les personnes seules représentaient 43 % des demandeurs, les couples sans enfant 21 %. Ces chiffres mettent au jour un décalage entre la composition des ménages et les logements auxquels ils peuvent prétendre. Le manque de petites surfaces ne constitue donc pas un problème secondaire. Il conditionne l’accès au logement des jeunes adultes, des personnes seules, des ménages séparés et de nombreux seniors. Pour une population vieillissante, la disponibilité d’appartements de taille modeste, accessibles et bien situés devient le graal.

Réhabilitation Grand Delta Habitat Copyright Mireille Hurlin

Des locataires plus âgés, des familles davantage exposées à la pauvreté
Le parc social accueille des ménages dont les profils diffèrent nettement de ceux du secteur locatif privé. Le revenu constitue l’un des premiers marqueurs de cette distinction. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la moitié des ménages locataires du parc social disposent d’un niveau de vie inférieur à 1 300€/mois et par unité de consommation. Cette mesure tient compte de la composition du foyer et permet de comparer les ressources de ménages de tailles différentes. À titre de comparaison, le niveau de vie médian atteint 1 600€ dans le parc locatif privé et 2 200€ chez les propriétaires occupants. La pauvreté touche ainsi 37 % des ménages du parc social, contre 24 % des locataires du privé. Les familles monoparentales sont particulièrement concernées. Elles représentent 21 % des ménages du parc social, contre 13 % dans le parc locatif privé. Parmi celles qui vivent dans un logement social, 42 % sont pauvres. Les couples avec enfants sont eux aussi plus présents dans le parc social que dans le parc privé : ils représentent respectivement 22 % et 15 % des ménages. Les familles de trois enfants ou plus y sont également surreprésentées. Le parc social remplit donc une fonction essentielle de protection pour des foyers qui doivent assumer seuls un loyer, les dépenses courantes et, parfois, la garde des enfants. Mais les ménages modestes ne sont pas les seuls à y vivre. Les personnes âgées y occupent une place importante, ce qui pose d’autres questions : adaptation du logement, proximité des soins et maintien de l’autonomie. L’âge médian de la personne de référence du ménage atteint 56 ans dans le parc social régional, contre 48 ans dans le parc locatif privé. Les ménages dont la personne de référence a 65 ans ou plus représentent 41 % des occupants du parc social, contre 30 % dans le privé. À l’inverse, les moins de 40 ans y sont moins nombreux : 18 %, contre 36 %.

Réhabilitation de Grand Delta Habitat Copyright Mireille Hurlin

Quand les locataires restent, les logements tournent moins
Le logement social a une particularité : on le quitte moins souvent que le parc privé. En 2022, 93 % des ménages qui y vivaient occupaient déjà le même logement un an auparavant. Dans le secteur locatif privé, cette proportion tombait à 83 %. La stabilité constitue une qualité indéniable. Elle permet aux familles de conserver leurs repères, aux enfants de rester dans leur établissement scolaire et aux locataires de préserver leurs liens de proximité. Mais elle réduit aussi le nombre de logements remis sur le marché chaque année, alors que les demandes continuent d’affluer. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 35 % des ménages du parc social occupaient leur logement depuis plus de dix ans. Dans le parc privé, cette ancienneté ne concernait que 12 % des ménages. Les évolutions familiales ne se traduisent pas nécessairement par un déménagement : des enfants quittent le foyer, un couple se sépare ou un conjoint décède, tandis que le logement demeure inchangé. Cette situation favorise la sous-occupation. Ainsi, 46 % des personnes seules et 70 % des couples sans enfant vivant dans le parc social occupaient un logement de trois pièces ou plus. Dans le parc privé, ces proportions étaient respectivement de 25 % et 49 %. Il ne s’agit pas pour autant d’une mauvaise répartition des logements. Certains locataires âgés souhaitent demeurer dans un quartier où ils ont leurs habitudes ; d’autres peuvent avoir besoin d’une chambre supplémentaire pour accueillir leurs proches ou faire face à une perte d’autonomie. Le défi consiste à proposer des logements plus adaptés sans contraindre les habitants à renoncer à leur cadre de vie.

Copyright Insee octobre 2026


Changer de logement sans quitter le parc social

La mobilité interne offre une partie de la réponse. Elle permet à un ménage déjà logé dans le parc social de déménager vers un appartement mieux adapté à sa situation : plus petit après le départ des enfants, plus grand à l’arrivée d’un nouvel enfant, plus proche d’un emploi ou doté d’un ascenseur lorsque les déplacements deviennent difficiles. Ces changements représentent plus d’un tiers des mouvements observés dans le parc social régional. Ils peuvent libérer des logements familiaux pour des ménages qui en ont besoin, tout en permettant à d’autres locataires de conserver un loyer compatible avec leurs ressources. Les entrées dans le parc social répondent souvent à une rupture. La moitié des nouveaux occupants avaient connu une baisse de leur niveau de vie au cours de l’année précédant leur emménagement. Leur âge médian était de 40 ans, et les familles monoparentales représentaient 26 % des entrants, contre 21 % de l’ensemble des locataires déjà installés. À l’inverse, les sorties restent relativement rares. Lorsqu’un ménage quitte le parc social, il accède fréquemment à la propriété : c’était le cas de 41 % des sortants en 2022. Leur niveau de vie médian atteignait alors 2 000€ par mois, contre 1 300€ pour les ménages qui demeuraient dans le parc social. Le logement social joue donc aussi un rôle de tremplin pour certains foyers dont la situation financière s’améliore.

Programme Grand Delta Habitat Copyright Mireille Hurlin


Construire davantage, mais surtout construire juste

L’étude de l’Insee met en évidence une difficulté à ‘plusieurs tiroirs’. Le nombre de logements disponibles ne suffit pas à expliquer les tensions : leur taille, leur localisation, leur accessibilité et la faible rotation du parc pèsent également sur les possibilités d’attribution. En Vaucluse comme en Paca, la réponse ne peut donc se limiter à augmenter le nombre de logements sociaux, ceux-ci devant avant tout à mieux faire correspondre l’offre dans la diversité des besoins : petits appartements accessibles aux séniors pour les personnes seules, logements familiaux pour les foyers avec enfants et solutions proches des transports et des bassins d’emploi. Les données publiées en octobre 2026 portent sur la situation de 2022. Elles ne mesurent pas, à elles seules, l’évolution récente de la demande vauclusienne mais dessinent cependant, un constat durable : dans une région où la pauvreté et les prix immobiliers se conjuguent, le logement social reste une ressource indispensable, mais trop rare pour répondre à l’ensemble des besoins. Il est désormais désormais nécessaire de construire une offre plus abondante, mieux adaptée et réellement accessible.
Source : Etude Insee de Benjamin Méreau ‘Dans le parc social, les ménages âgés et les familles sont les plus nombreux. Analyses Paca N°162 parue le 13 10 26. La totalité de l’étude ici.

En résumé
Globalement, en Paca, d’après l’étude de Benjamin Méreau de l’Insee : Immobilier aux prix élevés et pauvreté accentuent les besoins en logement social. Près de 12% des ménages vivent dans un logement social. La pauvreté est plus présente dans le parc social. Le profil des habitants traduit la vocation sociale de ces logements. Le parc social accueille des ménages plus âgés que le parc privé. La faible rotation du parc social favorise la sous-occupation des logements. Un tiers des mobilités sont internes au parc social. Peu de demandes sont satisfaites et les petits logements sont très recherchés.
Mireille Hurlin


Bienvenue à la ferme Vaucluse réunit culture et agriculture jusqu’au 1er novembre

À l’occasion de la 19e édition de Brin de Culture, les agriculteurs du réseau Bienvenue à la ferme Vaucluse ouvrent leurs portes et proposent plusieurs événements culturels et artistiques jusqu’au dimanche 1er novembre.

Le Festival Brin de Culture s’est installé dans plusieurs domaines agricoles vauclusiens depuis le début du mois d’octobre. Concerts, ateliers, expositions et bien d’autres animations sont au programme ces deux prochaines semaines.

Jusqu’au 1er novembre, certains agriculteurs du réseau Bienvenue à la ferme Vaucluse accueillent le public pour des événements qui lient agriculture et culture :

  • Samedi 17 octobre : le Domaine Plein Pagnier, à Mazan, proposera une pièce de théâtre itinérante à 14h et des concerts à 12h et 16h (entrée libre, informations au 06 76 12 99 32) ;
  • Samedi 17 octobre : L’Atelier d’Hippolyte, à Malaucène, fera un atelier culinaire autour de la grenade à 9h pour 10€ par personne, puis proposera des balades contées dans les vergers à 14h pour 10€ par adulte et 8€ par enfant entre 6 et 12 ans (réservation au 06 34 25 43 22).
  • Samedi 31 octobre : le Domaine de l’Oiselet, à Sarrians, proposera un atelier sculpture sur fruits et légumes de 14h30 à 16h30 pour 5€ par enfant et gratuit pour les parents accompagnateurs (réservation au 06 18 74 17 68).

La Safer Paca repart au contact

Après un été marqué par les incendies, la sécheresse et les fortes chaleurs, la Safer Provence-Alpes-Côte d’Azur (Société d’aménagement foncier d’établissement) renforce son action depuis Manosque. Sa rentrée est  largement consacrée aux collectivités, à la protection des terres agricoles et à la transmission des exploitations. La Safer sera au salon Med’Agri à Avignon ce 14 et 15 octobre, au parc des expositions.

Le foncier agricole n’attend pas, particulièrement alors que les exploitations régionales affrontent des épisodes climatiques plus fréquents et plus intenses. La Safer Paca installée à Manosque, continue d’aller à la rencontre des élus lors de plusieurs rendez-vous départementaux et du salon Med’Agri, à Avignon les 14 et 15 octobre prochains.

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Depuis Manosque, une rentrée de terrain
Objectif ? Aider les communes et les intercommunalités à préserver leurs terres, anticiper les mutations foncières et soutenir les projets agricoles locaux. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, où la pression urbaine, touristique et environnementale s’exerce fortement sur les espaces ruraux, chaque hectare compte. La loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, promulguée le 18 août 2026, élargit les moyens d’action des Safer. Elle impose notamment de les informer lors de la conclusion ou de la cession d’un bail emphytéotique portant sur des biens à usage agricole.

Le droit de préemption
Autre évolution notable ? La possibilité d’exercer un droit de préemption jusqu’à 10 ans après le changement de destination d’un bâtiment agricole. Une disposition qui vise à limiter les détournements d’usage et à empêcher que des bâtiments autrefois voués à l’agriculture ne quittent trop facilement leur vocation initiale. Les équipes de la Safer Paca ont intégré ces nouvelles règles dès l’été. Elles devront désormais les traduire dans un accompagnement très opérationnel, au plus près des communes. Diagnostics agricoles, études des prix et des transactions, inventaire du patrimoine foncier communal : la Safer propose d’abord aux élus de mieux connaître leur territoire. Son outil Vigifoncier permet également de suivre les mouvements du marché et d’identifier les secteurs où une intervention peut s’avérer nécessaire.

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Un réseau largement implanté
Les conventions d’intervention foncière couvrent 790 communes sur les 946 que compte la région, soit plus de huit sur dix. Cette veille peut faciliter l’installation d’agriculteurs, la reconquête de friches, la création de projets alimentaires territoriaux ou encore la gestion de biens sans maître. La Safer intervient aussi aux côtés des collectivités dans leurs politiques de sobriété foncière, de renaturation et de préservation des espaces naturels et forestiers. Une approche nécessaire qui touche à l’alimentation, à l’eau, aux paysages et à l’attractivité durable des territoires. La rentrée aura surtout une priorité : transmettre les exploitations. De nombreux agriculteurs approchent de l’âge de la retraite, tandis que l’installation de nouveaux profils demeure parfois freinée par le coût du foncier, l’accès au logement ou la complexité des reprises.

Maintenir les terres dans leur vocation
La Safer souligne sa vocation à accompagner les cédants, à repérer et épauler les repreneurs et à maintenir les terres dans leur vocation agricole au profit d’une mobilisation collective. « Notre mission est de préserver, transmettre et préparer l’avenir », résume Patrice Brun, président de la Safer Paca. La tournée a débuté le 8 octobre aux Alpes-de-Haute-Provence, s’est poursuie le 9 dans le Var, puis de mardi 13 à jeudi 15 octobre à Med’Agri, à Avignon. Le 15 octobre, la Safer sera également présente aux Salons des Maires des Hautes-Alpes et des Alpes-Maritimes. Des rendez-vous où se jouera, bien plus discrètement qu’il n’y paraît, une part de l’avenir agricole régional.
Mireille Hurlin

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