2 avril 2026 |

Ecrit par le 2 avril 2026

Diocèse d’Avignon, ‘Foi en mouvement, société en questionnement’

À l’approche de Pâques, le diocèse d’Avignon dresse le portrait d’une Église vauclusienne en recomposition, traversée par une hausse inattendue des baptêmes d’adultes, des mutations territoriales profondes et des défis financiers persistants, dans un Vaucluse lui-même confronté à de fortes tensions sociales. A la tête de cette refondation, Monseigneur Fonlupt arrivé en terre papale en juin 2021, « En 2033 nous fêterons le deuxième millénaire de la résurrection du Christ qui n’est pas enfermé dans la mort, il est vivant, il est ressucité ».


À contre-courant des idées reçues sur le recul religieux, le diocèse d’Avignon, qui comprend l’ensemble du territoire de Vaucluse, piloté par Monseigneur Fonlupt, observe une progression nette des catéchumènes. En 2026, plus d’une centaine d’adultes s’apprêtent à recevoir le baptême, auxquels s’ajoutent une soixantaine d’adolescents. Un phénomène qui s’inscrit dans une tendance nationale : plus de 20 000 baptêmes d’adultes sont attendus en France cette année.

Une dynamique spirituelle inattendue
Ce basculement traduit une mutation profonde : la foi ne se transmet plus automatiquement, elle se choisit. Les profils sont souvent jeunes, entre 25 et 35 ans, en quête de sens face aux épreuves personnelles ou aux incertitudes contemporaines. « On passe d’une logique d’héritage à une logique d’adhésion », souligne l’archevêque.  

Monseigneur Fonlupt Copyright MMH

Une Église qui se réorganise en profondeur
Cette vitalité spirituelle s’accompagne d’une réorganisation structurelle d’ampleur. Le diocèse, qui compte historiquement plus de 170 paroisses, amorce une transformation vers 35 grands secteurs pastoraux, avec une phase d’expérimentation de trois ans.
« Ce diocèse, qui est grand, date du sortir de la Révolution, en 1802, et ses limites précises ont été déterminées en 1817 rappelle Monseigneur Fonlupt. Il y a de cela un petit peu plus de 200 ans. Et en fait, canoniquement, selon les repères d’église, on est sur une structure qui date de cette période-là, avec un peu plus de 170 paroisses. Il est bien évident qu’aujourd’hui, on n’a pas 170 paroisses vivantes. D’ailleurs, de nouveaux secteurs paroissiaux s’étaient reprécisés. Mais il m’a semblé qu’on avait besoin de regarder ça de manière un peu globale, sur l’ensemble du territoire, pour mettre au jour des secteurs paroissiaux, plus larges que ce qu’ils n’étaient jusqu’à présent, et en essayant de définir de nouveaux repères pour accueillir la foi, la transmettre, la partager, via la catéchèse, les aumôneries, des propositions de réflexion, la formation pour des adultes… »

Présence de l’église et raréfaction des prêtres
Objectif ? Adapter la présence de l’Église à la raréfaction des prêtres : environ 65 en activité et 20 en retraite et encore souvent sollicités, tout en renforçant la vie communautaire. L’enjeu ?  Maintenir une proximité dans un territoire étendu sans diluer les forces. Cette évolution, déjà engagée dans de nombreux diocèses français depuis deux décennies, vise à éviter l’atrophie progressive de communautés isolées et fragilisées.  

Une institution confrontée à ses limites financières
Autre réalité moins visible mais structurante : l’équilibre économique. Le diocèse fonctionne avec un budget annuel estimé à environ 6M€, dont près d’un quart consacré à la rémunération des prêtres qui perçoivent une indemnité versée par le diocèse de 700€ complétée d’environ 300 à 400€ émanant des messes. Le modèle repose quasi exclusivement sur les dons, le Denier de l’Église. Or, si la générosité moyenne progresse, le nombre de donateurs diminue, reflet du vieillissement des fidèles. «Les legs sont une partie importante justement de cet équilibre,» relève monseigneur Fonlupt. À cela s’ajoute le poids du patrimoine immobilier, souvent ancien et coûteux à entretenir, alors que les ressources humaines et financières se tendent.

Copyright Diocèse d’Avignon Un doyenné est une circonscription qui regroupe plusieurs paroisses.

Une Église au cœur des tensions sociétales
L’Eglise demeure un acteur de dialogue dans une société fragmentée : « Les femmes et les hommes qui viennent nous rejoindre sont dans une période de leur vie où plein de possibles peuvent se déployer, témoigne Monseigneur Fonlupt, où ils sont en même temps confrontés à des étapes importantes de leur vie : expérience amoureuse, le lien ou l’engagement dans le mariage, la maternité, la paternité… Egalement des épisodes difficiles, comme la rupture, la souffrance, le décès de proches, ou la maladie… L’église impulse cette volonté de « résonner avec les questions du monde » rappelle Monseigneur Fonlupt qui revendique une posture d’écoute, de médiation et de sens, plutôt que de surplomb,

Le numérique comme levier de renouvellement
Symbole de cette adaptation, le diocèse vient de lancer, en janvier dernier, un nouveau site internet, conçu par ‘Panoramas’ une agence de communication Avignonnaise dirigée par Muriel Botella-Bougrain Dubourg. Le chantier a constitué deux années de réflexion pour retravailler la charte graphique et réorganiser les 127 000 pages du site précédent. Plus lisible, plus accessible, il vise à toucher un public élargi, notamment les personnes en recherche spirituelle. Ce chantier numérique s’inscrit dans une stratégie plus large : rendre l’institution plus compréhensible, moins cloisonnée, et capable de dialoguer avec des publics éloignés de la pratique religieuse. Le logo, en forme de couronne du Christ mais aussi des arches du palais des papes laisse une porte ouverte à qui veut rencontrer la foi, l’ensemble est surplombé par une croix dorée dont l’élan graphique empreinte beaucoup à l’oiseau qui prend son envol, un peu comme le saint-Esprit de l’église Saint-Pierre d’Avignon.

Entre fragilité et recomposition
Au croisement de ces dynamiques, une réalité s’impose : l’Église locale n’est ni en déclin uniforme, ni en renaissance spectaculaire. Elle se transforme. D’un côté, une pratique dominicale en recul et des vocations sacerdotales rares. De l’autre, une montée des engagements choisis, plus individuels mais souvent plus intenses. Dans ce paysage contrasté, le diocèse d’Avignon tente de tenir une ligne : accompagner les mutations sans renoncer à son socle, dans un territoire où les attentes spirituelles, sociales et humaines restent profondément imbriquées.
Mireille Hurlin

Copyright Diocèse d’Avignon

Diocèse d’Avignon, ‘Foi en mouvement, société en questionnement’

La Coupe de France du burger 2026, organisée par Socopa, s’est tenue ce mercredi 1er avril au Salon Snack Show à Paris Porte de Versailles. Le Vauclusien Guillaume Redon a participé à ce défi culinaire pour la 3e fois.

Il a voulu relever le challenge une première fois en 2024. Guillaume Redon, fondateur de Braz & Bro’s, spécialisé dans la cuisson des aliments au braséro et basé à Orange, a tenté une 3e participation à la Coupe de France du burger cette année.

Après avoir décroché la 3e place de la finale nationale en 2024 puis la 4e place l’année dernière, le Vauclusien a atteint une nouvelle fois la finale régionale où il a obtenu la 2e place, ne lui permettant malheureusement pas d’accéder à la finale nationale cette fois-ci.

Le Hover Smash

Guillaume Redon a tout de même atteint le palier des finales régionales avec brio puisque seulement 25 professionnels y parviennent. En 2024, il avait présenté le ‘Super Smash Beef’, un burger centré sur la viande de bœuf, et en 2025 le ‘Smashon’, un burger rendant hommage aux bouchons lyonnais.

Cette année, le traiteur orangeois s’est illustré au travers du ‘Hover Smash’, une création « qui voyage dans le temps », selon lui, qui reflette une cuisine éco-responsable et anti-gaspi. Dans le burger, du topinambour, une sauce avec sabayon de mâche, liqueur de sapin et poivre de Sichuan, une tomme au fleurs, du veau cuit à basse température, un double steak smashé, ainsi que quelques oignons caramélisés.

Mis à part le grand gagnant, les candidats sont autorisés à participer de nouveau au concours. Peut-être verra-t-on Guillaume Redon retenter le défi une nouvelle fois en 2027 ?


Diocèse d’Avignon, ‘Foi en mouvement, société en questionnement’

Une France bousculée, c’est un gros livre (645 pages) à picorer. Du confinement en mars 2020 à l’été 2025, le chercheur infatigable Jean Viard, installé dans le Vaucluse où il a fondé les Éditions de l’Aube en 1987, tend le miroir de notre quotidien, des changements qui ont émaillé notre vie. Il est tellement riche et divers que la table des matières occupe à elle seule 11 pages pour aider le lecteur à butiner les chapitres, selon ses centres d’intérêt.

Dès les premières lignes, il est question de la crise sanitaire, de « l’enfermement qui n’a pas le même impact entre ceux qui ont des activités culturelles ou sportives et les autres. La rupture est liée à l’habitat et aux revenus. Les Gilets Jaunes étaient issus des ronds-points et du péri-urbain. En revanche dans les immeubles, les tours, les quartiers les plus pauvres, c’était une autre histoire, dans un pays où on compte 16 millions de maisons avec jardin et 12 millions d’appartements. »

Jean Viard zoome sur les bars, fermés à leur tour. « On a construit des endroits pour que les hommes se rassemblent, échangent, et là ils ne peuvent plus le faire. Déjà on est passé de 500 000 cafés en 1900 à 200 000 à la Libération et 30 000 aujourd’hui. » Autre changement, la chasse. « Ils sont autour de 800 000 à 900 000 les chasseurs, pendant que les végétariens et végans oscillent entre 1 et 1,5 million. Or, on n’a jamais eu autant d’animaux domestiques, 63 millions, au moins un chien ou un chat par famille. Ce lien affectif, sentimental, la caresse qui va de plus en plus vers l’animal, tout cela modifie nos rapports à la chasse, à la vie, à la nature. » Le bien-être animal est de plus en plus prééminent. « La corrida est dans le Sud, Arles, Nîmes, une grande pratique populaire. Mais en Espagne, la Catalogne a voté son interdiction en 2011. »

Quand on pioche sur Noël 2020, il nous rappelle des préconisations souvent ridicules : « Pas plus de 6 à table » voire « Laisser les grands parents dans la cuisine » comme l’avait conseillé un ancien 1er Ministre. Le sociologue ajoute qu’on dénombre « 10 millions de personnes isolées et 10 millions d’autres qui ne peuvent pas vraiment participer à cette fête de la consommation. » En janvier 2021, il évoque les conséquences de cette France à l’arrêt. « Des entrepreneurs feront faillite, des restaurants ne rouvriront pas, on verra des suicides de petits patrons, des désespoirs d’artistes. Mais aussi, à l’inverse, certains créeront un espace de coworking, des start-ups seront susceptibles d’apporter des réponses inédites à des questions techniques ». 

Au fil des mois, notre environnement a évolué, raconte-t-il. Avec un nouveau rapport au numérique, au télétravail entre vie privée et vie professionnelle à la maison. « Les parents s’aperçoivent que c’est compliqué d’avoir les enfants à la maison pour leur faire classe. » Et ils sont 12 millions. « La culture consommée à domicile aussi explose. On se fait livrer livres, pizzas, plats, fringues. » Du coup la logistique se développe à la vitesse Grand V, ce qui provoque une intensification du trafic des poids-lourds et de leur empreinte carbone et menace les hypermarchés. Ces temples de la consommation datent de 1963, le 1er a d’ailleurs été inauguré par Françoise Sagan (si, si!) et à partir de la même époque se sont développés les fameux ronds-points, ZAC et ZUP.

Au fil des pages, on glane des temps forts de notre époque. Le procès des attentats terroristes du vendredi 13 novembre (au Stade de France, au Bataclan) qui ont fait 132 morts et 413 blessés. Le départ d’Angela Merkel qui, en 16 ans, a connu quatre Présidents de la République français (Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron), les 40 ans de l’Abolition de la peine de mort grâce à Robert Badinter ‘panthéonisé’ en octobre dernier. Jean Viard évoque évidemment la 2e femme devenue 1re Ministre après Edith Cresson, en mai 2022, Elisabeth Borne. Il salue aussi l’inscription du Droit à l’IGV dans la Constitution. « Rien ‘est jamais acquis. Les Françaises ont eu le droit de vote en 1946, le droit d’avoir un compte en banque à elle en 1965 et le droit à l’avortement en 1975 » grâce à Giscard et Simone Veil.

Ces dernières années ont vu également l’essor du camping-car. « Après avoir été enfermé à cause du Covid, on a eu besoin d’air, de nature, de soleil, de grands espaces, de liberté et en plus, c’est moins cher qu’une résidence secondaire », écrit Jean Viard. 

Évidemment on ne peut pas lire cet ouvrage-somme en une traite. Il égrène 5 années de chroniques, deux par week-end sur France info. Il résume cet air du temps modifié sous nos yeux, par la pandémie. « On est passé à la civilisation du numérique, celle du double proche, entre notre lien le plus puissant au monde, l’écran qui devient un complément de notre environnement physique, marché, église, petits commerces, stade de foot ».

Il salue aussi les progrès scientifiques. « 4 milliards d’individus ont mené le même combat, on a sauvé 300 millions de vies en confinant, en mettant des masques. Le vaccin a sauvé 30 millions d’humains ». La bataille climatique s’est accélérée. « On a compris l’urgence, on a promu la voiture électrique, le retour au nucléaire, on a multiplié les éoliennes, les capteurs solaires, l’isolation des maisons. »

À la fin, le sociologue évoque la France fracturée, celle des « archipels » décrite par Jérôme Fourquet et il n’est pas du tout d’accord avec lui. « Certes notre société est déboussolée, faute de direction politique claire et par l’omniprésence d’un monde médiatique devenu le tam-tam de tout ce qui ne va pas. Mais il y a 50 ans, il y avait des conflits de classe extrêmement violents. La représentation en France d’une société en crise est largement portée par les réseaux sociaux, les médias, l’actualité en continu. » Et il conclut avec un message positif. « Elle est le pays le plus négatif sur lui-même alors qu’il n’y a pas de raison. On n’est pas découpé en archipels sociaux, on est une société reconstruite autour de la famille, de l’entreprise, du local qui sont des piliers extrêmement solides. »


Diocèse d’Avignon, ‘Foi en mouvement, société en questionnement’

Selon l’étude de l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs réalisée par Altares et l’association GSC, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistre en 2025 une baisse de 6,9% des pertes d’emploi des chefs d’entreprise. Une amélioration en trompe-l’œil : le niveau reste historiquement élevé. Dans ce paysage régional contrasté, le Vaucluse se distingue à rebours, avec une légère hausse du nombre de dirigeants contraints de cesser leur activité.

Avec 690 chefs d’entreprise ayant perdu leur emploi en 2025, le Vaucluse enregistre une hausse de 1,2%, à contre-courant de la dynamique régionale. Une progression modérée en apparence, mais révélatrice d’un tissu économique fragile. Cette évolution traduit une vulnérabilité structurelle dans ce département qui compte nombre de très petites entreprises. Celles-ci, souvent peu capitalisées, restent particulièrement exposées aux aléas comme la baisse d’activité, l’inflation des charges fixes et les retards de paiement, autant de facteurs fragilisants de modèles économiques déjà contraints.

Un département, également, qui résiste
Le contraste est d’autant plus marqué que, dans le même temps, les Bouches-du-Rhône (-11,4%) et les Alpes-Maritimes (-11,1%) affichent des reculs significatifs, concentrant pourtant plus de 60% des pertes d’emploi régionales. Le Vaucluse, à l’instar du Var, apparaît ainsi comme un territoire où les tensions résistent davantage.

Une amélioration régionale à relativiser
Près de 5 813 entrepreneurs ont perdu leur emploi en 2025, en région sud, soit près de 16 dirigeants chaque jour. Si la baisse de 6,9% constitue la plus forte diminution observée en France, elle ne doit pas masquer l’essentiel : le niveau reste historiquement élevé. Après trois années de forte dégradation (+25,4% en 2022, +29,3% en 2023, +19,5% en 2024), le reflux observé en 2025 ressemble davantage à un palier qu’à une véritable reprise. Comme le souligne l’étude, l’environnement économique demeure instable, marqué par une croissance atone, des tensions internationales persistantes et une incertitude politique durable.

Copyright Altarès GSC

Construction, commerce : des signaux de répit
Cependant, l’analyse sectorielle fait apparaître quelques éclaircies. La construction recule de 15% en matière de pertes d’emploi, un signal encourageant après plusieurs années de crise, notamment dans l’immobilier. Les professionnels de ce secteur enregistrent même une chute spectaculaire des défaillances (-56,3%), signe d’un ajustement après un choc brutal post-Covid. Le commerce suit la même tendance, avec une baisse de 11,6%, tirée par le commerce de détail (-15,8%) et l’automobile (-10%).

Les secteurs qui repartent
Mais ces améliorations restent fragiles. L’hôtellerie-restauration repart légèrement à la hausse (+1,5%), portée par les difficultés persistantes de la restauration, tandis que les services aux particuliers explosent (+16%), notamment dans la coiffure et les soins de beauté. Des secteurs très présents dans les centres urbains vauclusiens.

TPE : le cœur du risque économique
Le constat le plus marquant demeure celui de la vulnérabilité des très petites entreprises. Près de 7 dirigeants sur 10 touchés étaient à la tête de structures de moins de trois salariés. Ce chiffre éclaire sur la situation du Vaucluse, dont le tissu économique repose largement sur ces micro-entreprises. Faible capacité d’investissement, dépendance à une clientèle locale, difficulté à absorber les chocs : les marges de manœuvre sont réduites. À cela s’ajoute un facteur humain souvent sous-estimé. Comme le souligne Altares, les cinq dernières années ont « épuisé les ressources morales et financières » des dirigeants. En 2025, près de 61 500 entrepreneurs ont liquidé leur entreprise en France, un record.

2026, une année complexe
Les premiers signaux de 2026 ne laissent guère entrevoir d’amélioration rapide. Plus de 6 400 défaillances ont été enregistrées dès janvier au niveau national, c’est un nouveau pic. Derrière la stabilité apparente des chiffres régionaux, la réalité vauclusienne rappelle que la reprise reste fragile, inégale et profondément liée à la structure même du tissu économique. Ainsi, l’accompagnement des dirigeants demeure primordial en facilitant la prévention des risques, l’accès à l’information, en indiquant les dispositifs de protection. Car chaque défaillance entrepreneuriale fragilise un équilibre collectif pourtant vital à la dynamique de l’économie locale.
Mireille Hurlin


Diocèse d’Avignon, ‘Foi en mouvement, société en questionnement’

Avec l’effervescence liée à la campagnes des élections municipales, l’information était passée quasiment inaperçue : le Département a décidé de suspendre l’heure d’été en Vaucluse. En cela, il applique un projet de suppression de ce changement d’heure voté en 2019 par les eurodéputés et mis jusqu’alors en ‘stand-by’ avec l’arrivée du Covid-19. Si localement la mesure vise avant tout à respecter le rythme des enfants, elle devrait cependant entraîner quelques complications dans le quotidien des Vauclusiens.

Pas le temps de s’habituer. A peine sommes nous passés à l’heure d’été dans la nuit de samedi à dimanche dernier, que le Département de Vaucluse vient de suspendre cette mesure. A l’image des territoires et départements d’Outre-Mer exemptés, le Vaucluse est donc repassé à l’heure d’hiver depuis ce mercredi 1er avril minuit. Conséquence ? Il y a désormais 1 heure de décalage entre le département et le reste de la France et cela jusque ce que l’Hexagone repasse à l’heure d’hiver le dimanche 25 octobre prochain. Entre-temps les Vauclusiens devront apprendre à jouer avec leur montre.

Mieux respecter le rythme biologique de nos enfants
« Nous avons pris cette décision afin de respecter au mieux le rythme de nos enfants, explique le Département de Vaucluse. En effet, ce n’est plus à démontrer que ces changements artificiels d’horaires créent un décalage dans l’horloge biologique des jeunes vauclusiens dont le cerveau a besoin de plusieurs jours pour se réadapter. »

Ayant en charge 41 collèges publics répartis sur la totalité du Vaucluse, c’est donc tout naturellement que le Conseil départemental a profité de cette nouvelle compétence inattendue exhumée à l’occasion du déménagement des archives du palais des papes (voir encadré ‘L’heure des papes : une exception vauclusienne’) pour apporter une plus grande stabilité aux rythmes scolaires des jeunes vauclusiens.

Tout savoir sur l’heure d’été
Le changement d’heure a été instauré en France à la suite du choc pétrolier dans les années 1970. Les dates de changement d’heure ont ensuite été harmonisées au sein de l’Union européenne en 1998. Depuis, le passage à l’heure d’hiver s’effectue le dernier dimanche d’octobre et le passage à l’heure d’été, le dernier dimanche de mars dans tous les pays membres.
Le principe de l’heure d’été n’est toutefois pas nouveau. En France, il a été appliqué pour la première fois en 1916, pendant la Première Guerre mondiale, dans l’objectif d’économiser le charbon. Après plusieurs modifications et son abandon à la Libération, le dispositif est réintroduit dans l’Hexagone en 1975, avec une première application en 1976. Le changement d’heure ne s’applique pas outre-mer, sauf pour Saint-Pierre-et-Miquelon.

La Région joue la montre
« Cette décision est valable sur l’ensemble du territoire de Vaucluse. Elle concerne tous les secteurs d’activité, publics comme privés. Il n’y pas d’alternative dérogatoire », précise le nouveau ‘service de la temporalité apaisée’ créé pour l’occasion par le Département afin de contrôler l’application stricte de la mesure à l’intérieur du périmètre départemental. Implanté dans la toute nouvelle ‘Maison du temps’ située place de l’Horloge à Avignon, la structure est dirigée par Eléonore Loge.
« Concrètement, depuis aujourd’hui le Vaucluse affiche 1 heure de décalage avec le reste de France, rappelle la responsable. Par exemple, quand il est 19h dans la France entière, il est désormais 18h en Vaucluse où s’applique maintenant sans restriction aucune l’heure d’hiver. »

L’application de la mesure demande toutefois encore quelques ajustements. En effet, dans les 6 cités mixtes scolaires de Vaucluse où cohabitent un collège et un lycée, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, responsable des lycées, n’a pas encore répondu favorablement à la dérogation formulée par le Département.
« Ce n’est qu’une question de temps, assure Eléonore Loge. En attendant, nous avons provisoirement coupé la poire en deux en espérant régulariser la situation rapidement. Dans ces établissements, il n’y aura qu’une demi-heure de décalage pour l’instant. »
Un vrai casse-tête à prévoir néanmoins pour les élèves et pour les parents. « Ce n’est pas grave, c’est pour leur bien que nous appliquons enfin la suppression de ce changement d’heure voté par les eurodéputés en 2019. »

‘L’heure des papes’ : une exception vauclusienne
« C’est en déménageant la totalité de nos archives du palais des papes vers Memento, notre nouveau pôle des patrimoines situé à Agroparc, que nous avons exhumé une ancienne bulle papale intitulée ‘papalis temporalitas’ », explique le conseil départemental de Vaucluse.
Cet écrit juridique traitant des détails de la temporalité à l’époque des papes en Avignon dresse avec minutie l’application des horaires dans les états pontificaux. Paraphé directement de la main du suisse Tissot III (ndlr : 10e pape caché d’Avignon et père de Rolex V, autre souverain pontife helvète réputé pour sa ponctualité), le document accorde « à jamais » les pleins pouvoirs spirituels « mais aussi temporels » à ceux qui présideront aux destinées du Comtat Venaissin.
« Par extension, il apparaît que cette prérogative revient de droit aujourd’hui à la présidente du Conseil départemental de Vaucluse, dont le territoire descend indirectement des anciens états pontificaux », constate les services juridiques de la collectivité départementale. Une nouvelle compétence, aussi inattendue qu’inédite, sur laquelle s’est donc appuyé l’exécutif départemental pour prendre cette décision en faveur d’une plus grande stabilité des rythmes scolaires des jeunes vauclusiens.

Retour vers le futur pour Orizo et la SNCF ?
C’est surtout dans les transports que la mesure est la plus dure à appliquer. Particulièrement dès que l’on franchira les frontières du Vaucluse.
« C’est vrai qu’en prenant le train de 8h à Marseille pour rejoindre Avignon, on arrivera à 7h30, constate la SNCF. Cela peut avoir certains avantages d’arriver avant d’être parti. Par contre, dans l’autre sens il faudra faire attention. Il faudra rajouter 1 heure à la durée de son trajet. »
La SNCF ne s’alarme toutefois pas car elle maîtrise déjà l’art du décalage horaire. « Au XIXe siècle, lors du développement de la ligne PLM (Paris, Lyon, Marseille), les horloges de la gare d’Avignon avaient un quart d’heure d’écart avec celle de Marseille. Alors un peu plus ou peu moins… »
En revanche, cela devrait plus problématique chez Orizo, le réseau de transport en commun de l’agglomération du Grand Avignon. A cheval entre le Gard et le Vaucluse, l’ensemble de ses lignes de bus devra jongler avec les horaires chaque fois qu’un bus franchira le pont Daladier ou celui de l’Europe dans un sens ou dans un autre.

« C’est mon patron qui va être content. »

Une salariée gardoise travaillant à Agroparc

On peut cependant compter sur notre sens de l’adaptation pour s’accommoder à ces nouvelles contraintes.
« C’est mon patron qui va être content. D’habitude, je suis toujours en retard au travail, avoue une salarié gardoise travaillant dans la zone d’Agroparc. Maintenant, j’arriverais toujours en avance. L’inconvénient, c’est que je rentrerai 1 heure plus tard chez moi… »
Plutôt résigné, un habitant de Valréas travaillant dans le Nord-Vaucluse nous détaille son astuce pour ne pas s’y perdre. « Entre l’enclave, puis la Drôme et le passage en Vaucluse à nouveau, j’ai vraiment peur de ne pas m’y retrouver. Du coup, j’ai acheté 2 montres. Celle à mon poignet droit me donnera l’heure vauclusienne et celle à ma main gauche servira pour l’heure française. »

Piscis Aprilis


Diocèse d’Avignon, ‘Foi en mouvement, société en questionnement’

Couche de roulement d’un carrefour giratoire à Valréas, réhabilitation du collège de Vedène, ou encore ramassage des déchets en bord de route. Quels travaux et interventions sont prévus par le Département de Vaucluse au mois d’avril ?

Au mois d’avril, la couche de roulement du carrefour giratoire de la RD46 à Valréas va être refaite. Ces travaux débuteront le lundi 13 avril et devrait durer une semaine. Une circulation alternée sera mise en place.

Le Département de Vaucluse travaille depuis de nombreux mois sur la réhabilitation du collège Lou Vignarès à Vedène. La phase 2 s’est achevé en décembre dernier. La phase finale des travaux est en route avec les aménagements extérieurs et la réalisation d’une partie des préaux, qui vont se faire pendant les vacances de printemps (du 11 au 27 avril).

Chaque année, le Département programme une campagne de collecte de déchets sur le bord des routes avant le démarrage du fauchage. Cette année, elle aura lieu le mardi 28 avril. Près de 200 agents seront mobilisés durant la matinée sur une vingtaine de sites.

Les chantiers en cours

  • Aménagement d’un carrefour giratoire à Bollène entre la RD994, la rue Ferdinand Gironne, l’avenue de la Rode et le quartier de La Croisière. Les travaux ont débuté en janvier et devraient durer huit mois.
  • Restauration du Pont des Arméniers à Sorgues. La préparation du chantier a débuté. En mars, le démontage de l’ouvrage devrait commencer. Les travaux devraient durer 28 mois.
  • Réparation du Pont sur l’Ouvèze, à Bédarrides. Les travaux ont débuté en juillet 2025 et devraient s’achever en juin prochain.
  • La déviation d’Orange entre le giratoire du Coudoulet et la route de Camaret. Les travaux sont en cours. La mise en service de la section 2, entre le giratoire des Crémades et la RD975, se fera cet été.
  • Réhabilitation de la demi-pension, de la vie scolaire et des locaux des agents techniques du collège Vallée du Calavon à Cabrières d’Avignon. Les travaux ont démarré en novembre 2025 pour une durée provisionnelle de 10 mois.
  • Aménagement du carrefour de Bonpas. Les travaux ont débuté en mai 2025 et devraient s’achever fin 2027.
  • Restructuration du Centre sportif départemental de Fontaine-de-Vaucluse. Les travaux devraient durer 16 mois.

Diocèse d’Avignon, ‘Foi en mouvement, société en questionnement’

Nils Chameroy Copyright MMH

À seulement 27 ans, Nils Chameroy incarne cette nouvelle génération d’entrepreneurs entre Vaucluse et Gard. À la tête de NIT Recrutement, cabinet indépendant spécialisé dans les profils informatiques, il s’exerce à une approche offensive du recrutement tout en nourrissant une féconde stratégie de réseau. Installé entre Avignon et Nîmes, il développe son activité en marge des grands pôles urbains, tout en misant sur un levier devenu central : la relation directe et les réseaux sociaux.

Rien ne destinait, a priori, Nils Chameroy à l’entrepreneuriat dans le secteur du recrutement. Issu d’un parcours en alternance dès l’âge de 15 ans, d’abord dans la grande distribution puis dans la communication marketing, il bifurque progressivement vers l’informatique, un secteur en tension.

Un parcours atypique, forgé sur le terrain
C’est au contact du terrain, notamment au sein d’une entreprise avignonnaise spécialisée, qu’il découvre les enjeux stratégiques du numérique : cybersécurité, infrastructures, téléphonie. Une immersion décisive qui l’amène à identifier un besoin structurel : la difficulté pour les entreprises à recruter des profils qualifiés dans l’IT (Technologie de l’information). Après un passage dans l’intérim, il franchit le pas et fonde, fin 2024, sa propre structure : NIT Recrutement.

Chasseur de têtes plutôt que simple recruteur
Nils Chameroy se positionne clairement comme ‘chasseur de têtes’, capable d’aller chercher des profils déjà en poste, parfois chez des concurrents, pour répondre à des besoins précis. «Mon objectif, ce n’est pas seulement de publier des annonces, mais d’aller chercher les compétences là où elles se trouvent», explique-t-il.  Une approche qui s’inscrit dans une tendance de fond, car les métiers de l’informatique figurent parmi les plus recherchés en France, avec des tensions particulièrement fortes sur les profils techniques et commerciaux spécialisés.

Un démarrage rapide, porté par le réseau
Les premiers résultats confirment la pertinence du modèle : 17 clients signés en moins d’un an ; Des entreprises allant de 5 à 5 000 salariés et 35 000€ de chiffre d’affaires en 2025 pour une première année pleine, des débuts solides pour une activité exercée en solo, depuis son domicile aux Angles. Recommandations, mises en relation, opportunités indirectes… le bouche-à-oreille professionnel joue un rôle structurant dans le développement de son activité. Une réalité largement confirmée par les études sur l’entrepreneuriat, qui observent que plus de 60% des opportunités d’affaires naissent de relations interpersonnelles.

Nils Chameroy, Copyright MMH

Dynabuy : fédérer pour mieux développer
Dans cette logique, Nils Chameroy ne se contente pas de recruter. Il anime également un club d’affaires local, rattaché au réseau Dynabuy. Objectif ? Créer des synergies entre entrepreneurs sur un territoire encore peu structuré en matière de réseaux professionnels. « C’est une zone où les réseaux sont peu développés. Il y a un vrai travail à faire », souligne-t-il. Avec déjà une dizaine de membres actifs et des événements réunissant jusqu’à 80 chefs d’entreprise, l’initiative révèle un enjeu plus large : désenclaver économiquement l’axe Avignon-Nîmes, souvent perçu comme une ‘zone blanche’ du networking.

Une géographie qui n’est plus un frein
S’implanter hors des grandes métropoles aurait pu constituer un handicap. Il n’en est rien. Grâce au télétravail et aux outils numériques, NIT Recrutement opère à l’échelle nationale. Clients lyonnais, prospects marseillais ou parisiens : la distance n’est plus un obstacle. C’est là également un phénomène qui illustre une transformation profonde du marché du travail : la déterritorialisation des services, particulièrement dans les secteurs numériques et du conseil.

LinkedIn plutôt que site internet : un basculement révélateur
Autre élément marquant et révélateur des mutations en cours, Nils Chameroy travaille quasi exclusivement sur LinkedIn.« Les réseaux sociaux sont aujourd’hui beaucoup plus efficaces que les sites internet », observe-t-il. Une position qui rejoint une évolution plus globale : selon plusieurs études marketing, les réseaux sociaux professionnels deviennent le premier canal de prospection dans les métiers du recrutement et du BtoB. Le site web, autrefois central, tend à devenir un simple support secondaire, voire obsolète s’il n’est pas activement alimenté.

Des profils rares, des besoins croissants
Les missions confiées à NIT Recrutement traduisent les tensions du marché : Commerciaux spécialisés IT, techniciens support (niveau 1 et 2), administrateurs systèmes et réseaux et profils managers et direction. Autant de métiers essentiels à la transformation numérique des entreprises, mais dont la rareté alimente une concurrence accrue entre recruteurs. Loin des discours grandiloquents, Nils Chameroy affiche une ambition progressive : développer son cabinet jusqu’à atteindre, à terme, une vingtaine de collaborateurs. Nils Chameroy est issu d’une génération d’entrepreneurs capables de créer de la valeur sans quitter leur territoire, en s’appuyant sur les outils numériques et les réseaux. Ni start-up technologique, ni entreprise traditionnelle, NIT Recrutement figure cette voie intermédiaire : Une économie de proximité… connectée au monde.
Mireille Hurlin


Diocèse d’Avignon, ‘Foi en mouvement, société en questionnement’

Comme chaque année, la Région Sud lance une campagne de recrutement pour sa Garde Régionale Forestière qui participe à la protection des parcs naturels régionaux, des communes et des sites sensibles. Cet été, elle renforce aussi sa Garde Régionale Marine qui sensibilise au respect des milieux marins.

280. C’est le nombre de postes estivaux proposés par la Région Sud pour ses Gardes régionales. Les postes sont ouverts aux jeunes entre 18 et 25 ans cherchant à se rendre utile tout en contribuant à la sensibilisation et à la protection des espaces terrestres et maritimes.

« Nos forêts et notre Méditerranée sont des trésors qu’il faut protéger. Avec nos Gardes régionaux, nous mobilisons des jeunes qui s’engagent concrètement sur le terrain pour sensibiliser le public et préserver nos espaces naturels. C’est une action utile pour le territoire et une expérience forte pour celles et ceux qui y participent. »

Renaud Muselier, président de la Région Sud

Garde Régionale Forestière

Parmi ces 280 postes à pourvoir, 250 concernent la Garde Régionale Forestière. Ils sont ouverts aux jeunes de 18 à 25 ans qui auront pour mission d’aller à la rencontre du public dans les massifs forestiers pour sensibiliser aux risques d’incendie et à la protection des espaces naturels.

Ces 250 postes concernent de nombreuses structures régionales. En Vaucluse, on compte le Parc naturel régional du Luberon, le Parc naturel régional du Mont-Ventoux, ou encore la communauté de communes Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse.

Pour postuler pour la Garde forestière, cliquer ici.

Garde Régionale Maritime

En ce qui concerne la Garde Régionale Maritime, ce sont 30 postes qui sont à pourvoir cet été. Les gardes devront sensibiliser au respect des milieux marins et à la préservation des écosystèmes, participer à la surveillance des plans d’eau et soutenir les structures gestionnaires d’Aires Marines Protégées.

18 territoires sont concernés par ces offres d’emploi : Ville de La Ciotat, Ville de Théoule-sur-Mer, Ville d’Antibes, Ville de Saint-Cyr-sur-Mer, Estérel Côte d’Azur Agglomération, Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez, Communauté d’agglomération de la Riviera Française, Métropole Nice Côte d’Azur, Toulon Provence Méditerranée, Parc marin de la Côte Bleue, Parc naturel régional de Camargue, Société Nationale de Protection de la Nature – Réserve nationale de Camargue, Association Initiatives pour les Petites Îles de Méditerranée, Parc national des Calanques, Parc national de Port-Cros, Domaine du Rayol – Conservatoire du littoral, Conservatoire d’Espaces Naturels, et Ville de Marseille.

Pour postuler pour la Garde maritime, cliquer ici.


Diocèse d’Avignon, ‘Foi en mouvement, société en questionnement’

Afin de lutter contre les risques de gel sur les cultures en Vaucluse, la préfecture autorise provisoirement l’utilisation des dispositifs antigel dans les exploitations agricoles.

Au regard de la situation météorologique et des phénomènes de gels prévisibles pour les prochaines nuits, la préfecture de Vaucluse vient de prendre un arrêté dérogatoire « à l’interdiction d’emploi du feu est accordée par le préfet aux exploitants agricoles afin de protéger les cultures contre le gel ».

L’arrêté préfectoral du 30 janvier 2013, modifié le 7 février 2018, interdit l’emploi du feu entre 8h30 et 16h30 (10h et 15h30 dans la zone d’application du plan de protection de l’atmosphère de l’unité urbaine d’Avignon). Par ailleurs, l’emploi du feu à moins de 200 mètres des bois et forêts est soumis à autorisation préfectorale du 1er mars au 15 avril.

Cependant, compte-tenu de la situation météorologique actuelle, les exploitants agricoles bénéficient d’une dérogation leur permettant d’utiliser des dispositifs antigel à flamme près des bois et forêts, en dehors des horaires habituels fixés par l’arrêté du 30 janvier 2013 modifié.

Cette dérogation s’applique du 26 mars 2026 à 22 heures, au 2 avril 2026 à 8 heures du matin.

Les appareils stables de type bougies, chaufferettes, brûleurs à propane ou équivalents sont les seuls autorisés à être utilisés. Cette mise en œuvre n’est possible que si le vent n’est pas supérieur ou égal à 40 km/h (rafales comprises) et sous surveillance active des exploitants agricoles.

L.G.

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