28 avril 2026 |

Ecrit par le 28 avril 2026

Immobilier en Vaucluse, reprise timide du marché et retour des primo-accédants

Entre vignes, pierres et bastides, le Vaucluse confirme en 2025 une lente sortie de crise immobilière. Si les volumes repartent à la hausse, le marché reste contrasté : l’ancien résiste, le neuf s’enlise, tandis que le foncier rural, profondément agricole, s’impose comme une singularité territoriale. Décryptage d’un marché redevenu rationnel, où l’attachement au territoire prime sur la spéculation. Une analyse pointue délivrée par les notaires de Vaucluse sous l’égide de Jean-Baptiste Borel, président de la Chambre Interdépartementale des Notaires du Gard, de l’Ardèche, de la Lozère et du Vaucluse ; Nicola Sismondini, président du GVEN -Groupement vauclusien d’expertise notariale- et de ses membres : Maitres Olivier Jeanjean notaire à Carpentras, Véronique Sagnes notaire à Courthézon, Et Annabel Auguet notaire à Avignon ainsi que Fabrice Triep Capdeville, directeur départemental Vaucluse de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural).

Le Vaucluse n’échappe pas à la tendance nationale : après deux années de contraction brutale, l’immobilier retrouve des couleurs. En France, les transactions dans l’ancien repartent à la hausse en 2025, avec près de 920 000 ventes et une progression d’environ 10% sur un an. Localement, le rebond est tangible. Le département enregistre une reprise des volumes, estimée autour de +6 à +7%, portée notamment par la détente progressive des taux de crédit et le retour d’une partie des acquéreurs, comme notamment les primo-accédants. Le marché, longtemps figé, se remet en mouvement. Mais ce redémarrage reste mesuré. Les professionnels parlent davantage de normalisation que de véritable reprise : un retour à des niveaux proches d’avant Covid, loin de l’euphorie des années 2020-2021.

Un marché de raison, plus que d’opportunité
Derrière les chiffres, une transformation plus profonde s’opère. Le marché vauclusien est désormais porté par des acquéreurs de besoin : ménages qui achètent pour vivre, non pour spéculer. Les données notariales confirment cette évolution. En 2025, les volumes progressent légèrement (+1,5% pour les appartements, +4% pour les maisons), mais restent bien en deçà des années fastes. Les prix, eux, résistent : autour de 2 120€/m² pour les appartements anciens (-2,7%) et 262 500€ pour les maisons (+1%). Ce paradoxe : volumes encore fragiles, prix relativement stables, traduit un marché plus sélectif. L’offre ne se brade pas, la demande se montre exigeante. Le temps de la surenchère semble révolu.

Maisons : le pilier vauclusien
Dans ce paysage, la maison individuelle demeure la colonne vertébrale du marché. Héritage de l’après-Covid, l’attrait pour l’espace, le jardin et la qualité de vie continue de structurer les choix résidentiels. Les prix des maisons résistent mieux que ceux des appartements, confirmant une spécificité locale : le Vaucluse reste un territoire de maisons, où le rapport au sol, à la lumière et au paysage demeure central. Cette dynamique s’observe particulièrement dans les secteurs recherchés : Luberon, Alpilles, Ventoux, où certains biens d’exception atteignent plusieurs millions d’euros, preuve d’une attractivité toujours intacte pour les acquéreurs aisés.

Le neuf en panne, le foncier sous tension
À l’inverse, le marché du neuf reste profondément dégradé. Les ventes d’appartements neufs chutent de manière spectaculaire (-68% en 2025), conséquence directe de la hausse des coûts de construction, de la complexité des normes et du recul des dispositifs d’aide. Même constat pour les terrains à bâtir : volumes en baisse (-5,4%) et prix en léger recul (-1,6%). Le rêve pavillonnaire se heurte à la réalité économique et réglementaire. Ce blocage structurel interroge, car derrière lui se profile une crise plus large : celle de la production de logements, dans un territoire où la demande reste pourtant bien présente.

Un Vaucluse profondément agricole
« C’est sans doute là que le Vaucluse se distingue le plus nettement, prévient Fabrice Triep CapdeVille de la Safer : son marché foncier reste, plus qu’ailleurs, ancré dans sa dimension agricole. En 2025, le département enregistre 3 193 transactions foncières (+7%), pour un volume global de 769M€. Mais surtout, les biens à vocation agricole dominent désormais les échanges, dépassant les marchés résidentiels ruraux. La vigne, à elle seule, représente 37% des surfaces échangées, confirmant le poids structurant du paysage viticole. Cette réalité dessine un territoire où la terre reste une ressource économique, mais aussi culturelle. Pour autant, cette spécificité n’est pas sans fragilité. La montée des acquéreurs non agricoles fait peser un risque de consommation masquée des terres détournées de leur usage initial au profit de projets résidentiels ou de loisirs. »

Une attractivité intacte
Malgré ces tensions, le Vaucluse conserve de solides atouts. Avec un prix moyen autour de 2 100 à 2 700€/m², il demeure nettement plus accessible que les grandes métropoles, tout en offrant un cadre de vie particulièrement recherché. Climat, patrimoine, accessibilité (TGV, proximité de la Méditerranée) : autant de facteurs qui continuent d’attirer résidents, investisseurs et néo-ruraux. Le télétravail a encore renforcé cette dynamique, en redessinant les cartes de l’attractivité territoriale.

Un équilibre encore fragile
Reste que l’équilibre demeure précaire. Les incertitudes économiques, les tensions politiques et la question du logement neuf pèsent sur les perspectives. Les professionnels s’accordent sur un point : le moteur de la confiance sera déterminant. Sans visibilité fiscale et sans relance de la construction, la reprise pourrait rester incomplète. Dans ce paysage, le Vaucluse avance à son rythme. Ni euphorique, ni sinistré. Mais fidèle à ce qui fait sa singularité : un territoire où l’immobilier ne se réduit pas à une valeur financière, mais s’inscrit dans un rapport profond à la terre, au temps long et à l’habiter.

Les Chiffres clés
En 2025, le marché immobilier vauclusien amorce une reprise mesurée : environ 8 150 ventes d’appartements anciens (-0,9%) et 4 720 maisons anciennes (+4%), confirmant un retour progressif à un niveau d’activité plus “normal”. Les prix restent globalement stables, avec un prix médian de 2 120 €/m² pour les appartements (-2,7%) et 262 500€ pour les maisons (+1%). En revanche, le neuf continue de décrocher (68% de ventes d’appartements neufs) et les terrains à bâtir reculent encore (-5,4% en volume, -1,6% en prix). Côté foncier rural, le département enregistre 3 193 transactions (+7%) pour un montant global de 769M€, avec une forte dominante agricole, notamment viticole.

Ce que disent les notaires
Lors de la présentation des chiffres de l’immobilier en Vaucluse à la presse, les notaires : Jean-Baptiste Borel, président de la Chambre Interdépartementale des Notaires du Gard, de l’Ardèche, de la Lozère et du Vaucluse ; Nicola Sismondini, président du GVEN Groupement vauclusien d’expertise notariale et ses membres : Olivier Jeanjean notaire à Carpentras ; Véronique Sagnes notaire à Courthézon ; Et Annabel Auguet notaire à Avignon, ont fait ces commentaires :

De l’euphorie à la normalisation
La ‘crise immobilière’ n’en était pas une et marque, surtout, la fin d’un cycle exceptionnel. Le marché vauclusien sort d’une période atypique (post-Covid) pour revenir à des niveaux d’activité comparables à ceux de 2015-2016. La hausse des volumes en 2025 ne traduit pas une reprise, mais une sortie de crise technique.

L’immobilier utile
L’immobilier cesse d’être un produit financier pour redevenir un bien de première nécessité. Il se recentre sur sa fonction première : se loger. Les investisseurs se retirent, les acquéreurs occupants dominent, et les primo-accédants reviennent, souvent aidés par leur famille. L’immobilier redevient un outil de sécurisation patrimoniale, dans un contexte de loyers élevés.

La crise silencieuse du neuf
Le véritable point de rupture se situe dans le neuf et le foncier. L’effondrement des ventes (-68%) révèle une crise structurelle de la production de logements. En causes ? Des couts de construction élevés, la complexités des normes, les lenteurs administratives et les contraintes environnementales. Nous vivons une crise de l’offre.

L’arbitrage contraint des ménages
Face à cette situation les ménages s’adaptent pour revenir vers l’ancien, acceptent de réduire les surfaces et font des arbitrages budgétaires strictes. Le seuil des 250 000 à 300 000€ apparait comme une limite psychologique forte. Nous sommes sur un marché de compromis, dicté par le pouvoir d’achat.

Le DPE, nouveau régulateur du marché
Le Diagnostic de performance énergétique est devenu un outil structurant, critère d’accès au crédit, facteur de valorisation ou de décote, accélérateur de rotation des biens.

Le Vaucluse, territoire à double visage
« Le département révèle une dualité forte : un marché résidentiel classique et un marché rural profondément agricole, souligne Fabrice Triep Capdeville, directeur départemental de Vaucluse de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural). Mais ce dernier évolue sous l’effet de nouveaux acteurs : les néo-ruraux, qui introduisent une “consommation masquée” du foncier agricole. Les jeunes actifs sont plus concentrés dans les zones urbaines tandis que les acquéreurs aisés et les retraités préfèrent les zones rurales et patrimoniales. »

Le décrochage des investisseurs
Les notaires précisent : « La baisse d’attractivité de l’investissement locatif : rentabilité, fiscalité, risques, entraîne un retrait progressif des investisseurs. Cela a, pour conséquence paradoxale, une réduction de l’offre locative, qui pourrait accentuer les tensions sur les loyers. »

L’immobilier, un système complexe
« Le marché immobilier vauclusien apparaît comme prisonnier d’un faisceau de contraintes : environnementales avec le DPE, et l’artificialisation des sols ;
Economiques avec les taux de prêts bancaires et le pouvoir d’achat ; Et politiques avec les règles d’urbanisme et une fiscalité peu engageante.
Mireille Hurlin  


Immobilier en Vaucluse, reprise timide du marché et retour des primo-accédants

Ce dimanche 26 avril, la chaîne télévisée France 3 Provence-Alpes reviendra sur les résultats des élections municipales, qui se sont tenues les 15 et 22 mars derniers, dans son émission Dimanche en politique.

Un mois après les résultats des Municipales, Thierry Bezer, spécialiste de la vie politique, animera l’émission hebdomadaire Dimanche en politique sur le sujet. Il sera entouré de trois journalistes de la presse écrite régionale :

  • Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise ;
  • Guilhem Ricavy, directeur éditoriale de Var Matin ;
  • Andrée Brunetti, journaliste à L’Écho du Mardi.

Ensemble, ils dévoileront une analyse de la situation politique en Vaucluse, dans les Bouches-du-Rhône et dans le Var sur France 3 Provence-Alpes.

Dimanche 26 avril. 11h30. France 3 Provence-Alpes.


Immobilier en Vaucluse, reprise timide du marché et retour des primo-accédants

C’est dans la capitale des Côtes-du-Rhône, Avignon, que Jean-Claude Chasson, fondateur et président de Bacchus Conseil, a décidé de mettre en lumière le samedi 9 mai ce concept qu’il a inventé en 1989 qui préserve et pérennise tout patrimoine foncier viticole ou agricole.

Jean-Claude Chasson a grandi à Châteauneuf-du-Pape. « Mon père était responsable du Canal de Pierrelatte et ma maman tenait une épicerie. À l’époque, dans le village, il y avait une dizaine de magasins d’alimentation, précise-t-il. Et elle m’a incité à devenir comptable. A l’époque, dans les années 1970, c’était le début de la fiscalité agricole et les paysans ont pu s’assujettir à la TVA à 7%. Au bout de 2 ans, ils ont été imposés en fonction de leur chiffre d’affaires au bénéfice réel. C’est le moment où j’ai travaillé au Centre de Gestion Agricole au sein de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse. »

Jean-Claude Chasson raconte sa trajectoire. « En 1981, j’ai rencontré un ancien administrateur des colonies qui était expert-comptable à Avignon, nous avons sympathisé, nous avions des affinités et nous nous sommes associés. Petit à petit, nous avons eu jusqu’à 70% de vignerons comme clients pour gérer leurs comptes et en 1989 nous avons fondé la SREC (Société Rhôdanienne d’expertise comptable) et ça a duré 45 ans. Aujourd’hui, la SREC emploie 45 salariés, a des bureaux à Sainte-Cécile-les-Vignes, Carpentras, Cavaillon, Vedène. Et ce qui me fait plaisir c’est que nombre de collaborateurs que j’ai engagés ont passé toute leur carrière chez moi, jusqu’à la retraite. »

Le développement de Bacchus Conseil

Comment est née l’idée de transmission de vignobles ? Réponse de Jean-Claude Chasson : « C’est au cours d’une discussion avec Paul et Régine Coulon de Châteauneuf-du-Pape, dont la famille est depuis 1695 propriétaire du fameux Domaine de Beaurenard qui souhaitaient installer leurs deux fils, Daniel et Frédéric. La famille avait cette propriété avec cave de vinification à Châteauneuf et une autre à Rasteau. C’est ainsi qu’est né le modèle de ce tout nouveau GFV (Goupement Foncier Viticole) de Bacchus Conseil. Autour de 3 idées-forces : l’économie solidaire, le développement durable et l’œnotourisme, pour redonner du sens à l’investissement foncier ». 

Le développement du groupe a été démultiplié grâce au fichier clients de chez Beaurenard, inspiré de celui duChasseur Français, un magazine très lu. « Nous comptons aujourd’hui 8 390 associés passionnés, nous avons financé 65M€ à travers 37 appellations et 78 domaines. Notamment celui de Michel Chapoutier dans la Vallée du Rhône, le Clos Saint-Jean à Châteauneuf,  le Champagne Mailly Grand Cru, le vignoble Haverlan à Bordeaux auxquels nous avons ajouté le Domaine de Bournissac et son huile d’olive bio récompensée à de multiples reprises pour sa qualité. »

« Allier patrimoine, plaisir et responsabilité »

Jean-Claude Chasson qui a trois enfants, deux fils Serge et Guillaume et une fille Lauren, est aussi propriétaire de vignes, 75 hectares à Roussillon, en face des falaises d’ocres. « Un vrai coup de foudre quand je les ai découverts, c’est ça qui m’a donné l’idée de développer l’œnotourisme, dans un cadre aussi idyllique. D’ailleurs, le 100e groupement que nous fêtons le 9 mai, ce n’est ni un chiffre, ni un aboutissement. Ce sont 100 rencontres humaines, 100 vignerons d’exception en quête de sens. C’est la preuve, dans un secteur où la pression du foncier s’exerce à l’extrême, qu’on peut allier patrimoine, plaisir et responsabilité. Nous nous sommes adaptés aux évolutions de la viticulture, au changement climatique, aux attentes des consommateurs. Entreprendre c’est une énergie qui se renouvelle. »

Bacchus Conseil c’est une équipe à taille humaine, qui propose un interlocuteur dédié, compétent qui instaure une relation de confiance. Son expertise couvre l’intégralité du cycle de vie d’un vignoble : identification, solidité financière, audit fiscal et agronomique, structuration juridique, commercialisation, gestion, organisation des assemblées générale, accompagnement à la revente. D’ailleurs la SAFER travaille souvent avec pour accompagner les exploitations avec des montages transparents pour fixer les prix, ce qui contribue au dynamisme de l’agriculture, de la viticulture et du territoire.

Le 100e groupement foncier viticole

Le 9 mai, pour ce 100e groupement foncier, un aréopage de vignerons, associés, partenaires, investisseurs, cabinets de gestion du patrimoine est invité au Palais des Papes. Avec cérémonie d’intronisation en Salle des Conclaves, puis apéritif et dégustation suivis d’un dîner gastronomique au Grand Tinel, pour sublimer vins et mets. Un 35e anniversaire de partage et de fidélité, de passion et de transmission. « L’histoire continue, le meilleur reste à venir », conclut le créateur de Bacchus Conseil, Jean-Claude Chasson, à l’origine de cette magnifique aventure humaine et patrimoniale.


Immobilier en Vaucluse, reprise timide du marché et retour des primo-accédants

« Souviens-toi », c’est ce que signifie le mot « Memento », apprend-on page 964 du Gaffiot, le dictionnaire Latin-Français. Et c’est justement le mot choisi par le Vaucluse pour baptiser le pôle de tous les patrimoines de ce département riche de six villes antiques, Orange, Vaison-la-Romaine (comme son nom l’indique), Apt, Cavaillon, Carpentras et Avignon, un record en France !

Céramiques, statues, stelles, fragments de colonnes, mobilier, amphores, mosaïques, lampes à huile, verres, monnaie, ossuaires, qui depuis 1983 étaient entreposés dans l’ancien séminaire Saint-Charles à Avignon ont été déménagées et regroupés dans le sud de la ville, au cœur d’Agroparc pour les valoriser et permettre aux chercheurs, scientifiques et scolaires de les voir de plus près voire les étudier à la loupe et au microscope.

Des pièces de verre. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Le service Archéologie est passé de 450m² à 565m², « avec une réserve de 6m de haut soit 590m³ de stockage, une atmosphère contrôlée pour les objets sensibles à la température et à l’humidité. Il a été conçu pour offrir de bonnes conditions de travail aux 10 agents qui y collaborent, avec quai de déchargement, station de lavage, où on ôte délicatement la terre, les résidus d’insectes, de végétaux et de graines, une salle de séchage, une zone de quarantaine et une de documentation scientifique », explique Emilie Fencke, cheffe du service départemental d’Archéologie de Vaucluse.

Ce à quoi Vincent Faure, gestionnaire des collections, ajoute : « On rouvre des boîtes restées fermées depuis parfois 25 ans. On les redécouvre avec un œil neuf et des moyens techniques d’aujourd’hui qui permettront sans doute d’intensifier les études et l’exploitation des données scientifiques. » Et il montre un gobelet en argent massif, un hochet et une bague en or qui auraient appartenu à un enfant d’une riche famille de Robion et mis à jour lors de fouilles réalisées à dans la commune en 2012.

Parmi les merveilles à disposition du grand public bientôt, une statue de Junon révélée lors d’un diagnostic d’archéologie préventive à Vaison en février 2021. « Le bras du tractopelle s’est soudain arrêté. Sous le terre, le plissé d’une tunique, une statue de femme sans tête ni bras d’un mètre 37 et de 223kg, celle sans doute de la femme de Jupiter, déesse de la fécondité, d’après l’iconographie », précise Emilie Fencke.

Tous ces trésors, ainsi que les 40km linéaires d’archives déménagées du Palais des Papes, un travail qui a duré des mois sous l’œil bienveillant de Christine Martella, la directrice des Archives Départementales et les collections du Centre de Conservation et d’Études de l’État seront à l’abri de l’écrin Memento, Pôle des Patrimoines de 9000m² flambant-neuf. Un bâtiment de bois, de béton, de terre cuite et de verre, moderne et fonctionnel, qui valorisera toutes les collections, transmettra un récit riche de 3 millénaires à tous, amateurs d’histoire, scolaires, scientifiques et personnes à mobilité réduite, après l’inauguration prévue le 28 mai.

Contact :  www.archives84@vaucluse.fr

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Immobilier en Vaucluse, reprise timide du marché et retour des primo-accédants

Christophe Pulizzi est le chef du restaurant L’Olivier, situé à Pertuis. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette d‘asperges blanches.

Éplucher, égaliser et blanchir les asperges. Refroidir en eau glacée. Tailler en longueur et
assaisonner.

La crème d’asperges et amandes :
– 500 g de lait
– 500 g de crème
– 3 gousses d’ail
– Queues et épluchures d’asperges
– 100 g d’amandes blanches torréfiées
– 1 pointe d’amaretto

Cuire les épluchures avec lait, crème et ail. Ajouter amandes et amaretto. Mixer jusqu’à
texture lisse.

Brousse aux anchois et câpres :
– 100 g de brousse
– Zestes et suprêmes de 2 citrons verts
– 50 g de câpres à queue
– 50 g d’amandes torréfiées concassées
– 30 g d’anchois hachés
– Ciboulette ciselée
– Fleur de sel, poivre de Timut

Mélanger la brousse avec citron vert, câpres, anchois, ciboulette et amandes.

Le sorbet d’asperges :
Congeler une partie de la crème puis mixer pour obtenir un sorbet.

Le dressage :
Dresser la brousse, ajouter les asperges, la crème, les zestes et le sorbet.

DR

Immobilier en Vaucluse, reprise timide du marché et retour des primo-accédants

Diplômée de l’École Hôtelière d’Avignon en 2019, la Vauclusienne Emma Garcia a fait ses preuves dans de nombreux établissements de renom en France. Passionnée par l’art de la table, c’est à New-York que la jeune femme souhaite aujourd’hui poursuivre son chemin et faire rayonner la gastronomie française, notamment au travers du service et de l’art de la table.

C’est au collège, en classe de 3e, qu’Emma Garcia met un premier pied dans la gastronomie, lors d’un stage d’observation dans un restaurant. « Pendant une semaine, j’ai fait un peu de service et en rentrant le soir, je disais à mes parents que ça me plaisait trop », explique-t-elle.

C’est donc tout naturellement qu’elle s’est dirigée vers l’École Hôtelière d’Avignon pour faire ses études, où elle a obtenu son Baccalauréat technologique en hôtellerie-restauration en 2019. « J’aimais tellement travailler que j’étais impatiente, donc après le Bac j’ai eu envie de trouver un travail directement et j’ai fait le choix de ne pas continuer avec un Bachelor ou un BTS », poursuit la Vauclusienne.

Un CV plein d’étoiles

Ainsi, à la sortie de l’école en 2019, Emma s’immerge dans la vie active et oscille pendant trois ans entre les saisons d’été au cœur du Vaucluse, au sein de l’hôtel 5 étoiles Crillon Le Brave, et les saisons d’hiver dans l’hôtel 5 étoiles Le Coucou, à Méribel. Les deux établissements appartenant au groupe hôtelier Maisons Pariente. « L’école m’a appris les bases du métier, mais le moment où j’ai le plus évolué, c’est quand je me suis retrouvée en immersion », affirme-t-elle.

« Tout ce qui entoure les établissements de luxe et les étoilés m’a toujours intéressée. »

Emma Garcia

En 2022, Emma prend ses valises pour se diriger vers Paris, capitale mondiale de la gastronomie, où elle rejoint l’équipe du chef Arnaud Donckele au sein du restaurant Plénitude, dans l’hôtel Cheval Blanc Paris. C’est parmi les équipes de cet établissement triplement étoilé qu’elle s’épanouit pendant plus de trois ans avant de s’envoler vers de nouveaux horizons, au-delà des frontières.

Le rêve américain

« Un jour, j’ai eu l’idée de partir à New York pour améliorer mon anglais, mais aussi parce que cette ville m’a toujours attirée », poursuit Emma. C’est donc avec un visa d’un an en poche que la jeune femme s’envole pour les États-Unis en 2025. Pendant un an, elle travaille dans un restaurant mythique de New York : l’établissement Daniel, 1 étoile au Guide Michelin, ouvert par le chef lyonnais Daniel Boulud, qui s’est installé aux États-Unis dans les années 80 et a créé un véritable empire de la gastronomie.

Mais le rêve américain a pris fin récemment, le visa d’Emma étant arrivé à échéance. Passionnée par l’art de la table, la Vauclusienne souhaite continuer de faire rayonner le service à la française au-delà des frontières. Ce n’est donc que partie remise pour la jeune femme qui compte bien remettre les pieds à New York d’ici la fin de l’année.

Revenir à New York

Si le visa d’un an d’Emma a pris fin et n’est pas renouvelable avant minimum deux ans, la Vauclusienne entend bien poursuivre sa jeune carrière dans la ville surnommée ‘The Big Apple‘. Pour ce faire, elle doit désormais obtenir un visa O-1. Un visa de trois ans renouvelable réservé aux « talents extraordinaires. » « Pour obtenir ce visa, il faut prouver que je peux avoir une place ici et démontrer pourquoi on devrait me la donner à moi plutôt qu’à un Américain », explique Emma.

En attendant l’obtention de ce nouveau visa, la Vauclusienne va rentrer en France, dans son Sud natal, mais ne compte pas se reposer sur ses lauriers. Une place de maître d’hôtel l’attend cet été au sein du restaurant Louis Vuitton, 1 étoile au Guide Michelin, à Saint-Tropez avec le chef Arnaud Donckele auprès duquel elle a déjà travaillé de 2022 à 2025 au Plénitude à Paris.

Le service à la française, tout un art

Ainsi, pour retourner à New-York, Emma doit faire ses preuves et montrer pourquoi elle serait un atout essentiel à la restauration aux États-Unis, où la vision du service est très différente de la vision française, même lorsqu’il s’agit des grands établissements. « Le service est beaucoup représenté comme un travail que tout le monde peut faire, mais surtout qui est temporaire, pour les étudiants qui souhaitent payer leurs études par exemple », ajoute-t-elle.

« Je suis passionnée par le service et l’art de la table, qui demandent un vrai sens du détail. »

Emma Garcia

Mais pour la Vauclusienne, le service à la française est bien différent, et requiert une véritable connaissance et rigueur. Pour elle, la gastronomie, ce n’est pas juste ce qu’il y a dans l’assiette, c’est aussi l’art de la table, le sens du détail, l’attention portée sur le client. « En service, on est là pour créer une expérience, il faut amener le client vers différents horizons, le faire voyager, explique-t-elle avec passion. Il faut que le client, à la fin du repas, se dise que la cuisine a été excellente, mais que le service, lui aussi, a été merveilleux et lui a fait passer un moment inoubliable et hors du temps. »

Nul ne peut avoir de doute quant à la passion d’Emma Garcia, qui, si elle obtient son nouveau visa, devrait travailler d’ici la fin de l’année aux côtés d’Alexia Duchêne et Ronan Duchêne Le May au sein de leur restaurant Le Chêne, établissement français situé dans le West Village à New York.

©Emma Garcia

Immobilier en Vaucluse, reprise timide du marché et retour des primo-accédants

En 2026, les vacances de printemps ne disparaissent pas, elles se transforment. Plus proches, plus courtes et plus de contraintes par le budget. Entre la hausse du carburant et un calendrier de mai exceptionnel, les Français privilégient désormais des escapades accessibles et flexibles plutôt que de longues vacances planifiées. Le tout en s’adaptant aux réalités économiques. Une tendance qui impacte le niveau de réservations dans le Sud et, dans une moindre mesure, le Vaucluse qui s’en tirent cependant mieux que l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« Après une année 2025 dynamique, les réservations reculent cette année. Ce n’est pas un effondrement, mais c’est un vrai signal, constate le site PAP (de Particulier à particulier) dans sa dernière étude* sur les vacances de printemps 2026. Les Français ne renoncent pas complètement aux vacances de printemps. Ils les recalibrent : plus près, plus courtes, plus raisonnables. Entre la hausse du carburant et un mois de mai truffé de ponts, les arbitrages sont clairs. Et ils se lisent directement dans les chiffres. »

« Les destinations qui progressent le plus sont aussi les plus accessibles et les moins éloignées des grands bassins de population. »

Des réservations générales en baisse
Après une année 2025 en hausse de +4,4%), les réservations de vacances de printemps enregistrent un recul de 1,8% en 2026. Un léger repli qui ne traduit pas un désengagement des Français pour les vacances, mais plutôt une série d’arbitrages très concrets, dictés par le contexte économique et un calendrier de mai exceptionnel.
« La hausse du prix de l’essence pèse directement sur les arbitrages, explique de particulier à Particulier. Avec un prix du gazole au plus haut depuis au moins 1985, le budget transport redevient un critère décisif pour de nombreux ménages et en particulier les familles. »
Résultat : les destinations lointaines reculent, les séjours se raccourcissent et le choix se recentre sur ce qui est proche, simple et finançable. Cette pression économique se lit clairement dans la géographie des réservations. Les destinations qui progressent le plus sont aussi les plus accessibles et les moins éloignées des grands bassins de population.

Crédit : PAP

Les destinations du sud à la traîne
À l’inverse, les destinations qui cumulent éloignement, tarifs élevés et coût de transport important enregistrent les baisses les plus marquées. La Côte d’Azur a de plus subi un début d’année particulièrement maussade, un paramètre que les vacanciers intègrent désormais dans leurs arbitrages. Quand le trajet coûte cher, la météo se doit d’être au rendez-vous.

Cette ‘désaffection’ s’étend à l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui affiche une baisse moyenne des réservations pour ces vacances de printemps de l’ordre de -13,1%. Au niveau départemental, le Vaucluse s’en tire cependant un peu mieux avec une baisse de -5,9%. Chez nos voisins, le Gard est davantage touché (-8,7%) alors que des destinations plus économiques comme la Drôme (-2,9%) et surtout l’Ardèche (-1,4%) limitent davantage les dégâts.

Crédit : PAP

Mai 2026 : des ponts qui remplacent les vacances ?
« Le calendrier joue aussi un rôle décisif, complète l’étude de PAP. Entre Pâques, le 1er mai, le 8 mai et le week-end de l’Ascension, les week-ends prolongés s’enchaînent et les Français en profitent… mais autrement. Plutôt que de poser une semaine entière, beaucoup préfèrent opter pour les courts séjours, d’autant que le télétravail permet désormais d’étirer facilement un pont de quelques jours. Au final, moins de grandes escapades, davantage de formats courts, souples et compatibles avec un budget contraint. »

Les réservations en Espagne chutent de près de 10%
Les réservations vers l’étranger reculent de -5,7%, et l’Espagne (destination européenne de choix pour les Français) chute de -9,5%, observe l’étude de PAP. Un repli qui illustre bien l’impact du contexte actuel sur les arbitrages des vacances. Ici, le billet d’avion vient aussi peser dans la balance. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le prix du kérosène a littéralement explosé (de 88$ le baril en début d’année à 116$ aujourd’hui), un coût qui est mécaniquement répercuté sur les nouvelles réservations. Et quand le directeur général de l’IATA (principale association mondiale de compagnies aériennes) annonce, courant mars, des hausses de prix ‘inévitables’, les voyageurs, eux, entendent bien le message… »

La montagne joue les prolongations
Enfin constate Particulier à Particulier : « Portée par un enneigement abondant et prolongé, y compris dans les massifs de moyenne montagne, la montagne progresse de 5% ce printemps. Une bonne nouvelle pour les skieurs, qui bénéficient cette année d’une fenêtre de tir bien au-delà des vacances d’hiver. À cela s’ajoute un argument de poids : en avril, les tarifs d’hébergement et de forfaits sont sensiblement plus accessibles qu’en haute saison. »

L.G.

*Méthodologie : Étude basée sur 16 596 demandes de réservations effectuées pour la période du samedi 4 avril 2026 au lundi 4 mai 2026 inclus, comparées aux réservations effectuées pour les vacances de printemps 2025


Immobilier en Vaucluse, reprise timide du marché et retour des primo-accédants

« Proposer un suivi coordonné, complémentaire, continu et cohérent aux porteurs de projets, de la conception à la réalisation c’est le but de notre convention, explique Valérie Coissieux, présidente de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Vaucluse. Éviter les doublons, proposer un parcours fluidifié et simplifié, ce jour marque une étape-clé : concrétiser une ambition partagée, être encore plus efficaces ensemble. »

D’ailleurs, l’an dernier, la CMA 84 et ses services ont aidé 5 416 personnes et 15 422 entreprises à se lancer, se développer ou reprendre une société en proposant des stages, et ils sont nombreux ! Chiffrer son projet, transformer une idée en projet concret, sécuriser son immatriculation et ses pratiques contre les cyber-attaques, faire les démarches clé en main, améliorer sa rentabilité, booster son activité, être mieux référencé grâce à un site internet, créer un contenu percutant pour capter l’attention, perfectionner ses techniques de vente…

Valérie Coissieux s’est alors tournée vers le président du réseau Initiative Terres de Vaucluse (ITV) : « Selon les situations de ceux qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise, nous leur proposerons de se tourner vers ITV s’ils ont besoin d’un appui financier à très bas taux. » Et Christophe  Emprin a pris la parole : « Nous accompagnons environ 400 projets par an et avons créé un millier d’emplois. Souvent quand on est entrepreneur, on est seul, on a la tête dans le guidon. Nous on propose une béquille, un ballon d’oxygène pour souffler un peu. Le patron fait une transat en solitaire et il n’a pas toujours de balise ‘argos’ pour se diriger dans la tempête, pour être localisé. Et nous sommes là justement pour aider ceux qui sont désespéré, déprimés, nous leur tendons la main pour leur apporter bénévolement un soutien psychologique et concret. »

« D’ici 10 ans, la moitié des patrons partiront à la retraite »

Le président d’ITV ajoute : « D’ici 10 ans, la moitié des patrons partiront à la retraite, il faudra bien prendre leur succession dans les PME comme les ETI, quels que soient les métiers du commerce et de l’artisanat. Il y en a en ville, dans le péri-urbain, à la campagne, mais on voit de plus en plus de rideaux baissés. C’est contre cela que nous devons lutter, cette désertification des villages mais aussi ces fermetures dans certains quartiers. »

Un jeune Sofiane, 24 ans, coiffeur pour hommes était présent pour témoigner : « Je viens des quartiers et j’ai créé mon salon à Villeneuve grâceau coup de pouce d’Initiative Terres de Vaucluse. J’ai été aidé, accompagné dans mon parcours, conseillé et maintenant, je suis la peeuve vivante que je peux donner le meilleur de moi-même, peut-être prendre un apprenti et ouvrir un second salon bientôt ».

Valérie Coissieux a conclu : « L’artisanat est le coeur vivant de notre économie avec des emplois non délocalisables. Avec cette convention nous allons optimiser l’accompagnement des porteurs de projets, éviter le mille-feuilles des démarches adminstratives et proposer un suivi sur mesure pour pérenniser les entreprises et créer des emplois de proximité qui font vivre les villes et villages de Vaucluse. »


Immobilier en Vaucluse, reprise timide du marché et retour des primo-accédants

Le Grand Avignon a engagé un vaste chantier de confortement des digues de l’île Piot afin de protéger les terres des crues du Rhône. Lancée à l’automne 2025 et dotée d’un budget de 3,4M€, l’opération vise à sécuriser une zone fréquentée et habitée, tout en requalifiant les berges dans un site emblématique face aux remparts d’Avignon.

À Avignon, le Rhône n’a jamais été un voisin tranquille. Depuis des siècles, la ville compose avec les débordements du fleuve, dont les crues ont parfois profondément marqué le territoire. La plus célèbre demeure celle de 1856, l’une des plus importantes de l’histoire du Rhône, qui submergea de vastes zones de la vallée et causa d’importants dégâts dans de nombreuses villes riveraines.

Une protection renforcée face à un fleuve capricieux
La prévention du risque inondation constitue un enjeu majeur en Vaucluse. C’est dans cet esprit que le Grand Avignon a lancé, en octobre 2025, un important chantier de confortement des digues de l’île Piot, sur la rive droite du fleuve, face au centre historique. Objectif ? Rehausser et consolider les ouvrages existants afin d’assurer une protection durable aux 5 000 personnes fréquentant ce secteur mêlant activités économiques, espaces de loisirs et itinéraires cyclables.

3,4M€ de travaux
Confiés au groupement Guintoli-Spie batignolles travaux publics, les travaux mobilisent également l’entreprise PEC pour les aménagements paysagers. Le coût total de l’opération atteint 3,4M€, financés par un partenariat associant l’État, la Région Sud, le Département de Vaucluse, la Ville d’Avignon, la Compagnie nationale du Rhône et le Grand Avignon.

Créditphoto@Spie batignolles

Un dispositif technique sur plus d’un kilomètre
Le chantier concerne le linéaire compris entre le pont de l’Europe et le chemin de la Traille, au cœur d’un secteur urbanisé et très fréquenté. Le système d’endiguement sera profondément modernisé. Au programme ? Le rehaussement de 643 mètres d’ouvrages existants, la construction de 560 mètres de nouveaux murs en béton, la création d’un merlon de digue de 130 mètres, l’installation de trois dispositifs de protection amovibles, ainsi que le rehaussement de 405 mètres de voirie.

Dans le détail
Le dispositif a été dimensionné selon deux niveaux de protection distincts, calculés à partir des repères hydrauliques du pont Daladier. La partie la plus exposée, entre le pont de l’Europe et le centre de loisirs de la Barthelasse, sera protégée contre une crue vicennale, tandis que le tronçon amont sera dimensionné pour des crues plus fréquentes mais moins intenses. Une intervention spécifique est également prévue sous les arches du pont Daladier : la suppression d’obstacles et de clôtures afin d’améliorer la circulation de l’eau en période de crue et préserver la transparence hydraulique du site.

Réconcilier protection et paysage
Le projet, à la fois urbain et paysager s’étend sur trois secteurs : Bagatelle, le chemin de l’île Piot et la zone de la RD228, au bénéfice d’une requalification globale. Les aménagements prévoient notamment : la modification de certaines circulations, la création d’espaces de pause et de cheminements, la reprise des revêtements et des nivellements, ainsi que la désimperméabilisation et la végétalisation de plusieurs espaces.

Revégétalisation
Au total, 12 arbres et près de 600 arbustes seront plantés afin de renforcer l’intégration paysagère du projet. Les choix architecturaux ont été réalisés en concertation avec l’Architecte des Bâtiments de France afin de préserver la qualité visuelle de ce site exceptionnel, situé face aux monuments historiques d’Avignon et aux célèbres remparts médiévaux.

Créditphoto@Spie batignolles

Une stratégie plus large contre le risque inondation
Ce chantier s’inscrit dans une stratégie territoriale plus vaste. Depuis 2018, le Grand Avignon exerce la compétence Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations), essentielle dans une agglomération située à la confluence du Rhône et de la Durance. Plus de 100 000 habitants du territoire vivent aujourd’hui en zone inondable, ce qui explique l’ampleur des investissements engagés pour sécuriser digues et ouvrages hydrauliques.

Plusieurs opérations structurantes déjà menées
Ces dernières années, plusieurs opérations structurantes ont déjà été menées : Le renforcement de la digue palière de la Durance, longue de 15 kilomètres, la création de trois bassins de rétention à Saze, capables de stocker près de 25 000 m³ d’eau. Enfin, les travaux de l’île Piot devraient s’achever à la fin mai pour les secteurs encore en chantier. Dans leur prolongement, le Grand Avignon prévoit également la création d’aménagements cyclables le long de la route de l’Islon, avec une liaison vers le pont du Royaume. Entre mémoire des crues et adaptation aux défis climatiques, Avignon poursuit un patient travail d’équilibre : protéger les habitants tout en préservant la relation intime qui unit la ville à son fleuve.
Mireille Hurlin

Créditphoto@Spie batignolles

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