3 juin 2026 |

Ecrit par le 3 juin 2026

Avignon : le week-end gastro vous attend place des Corps-Saints

La 16ème édition du ‘week-end gastronomique’ se déroulera à l’église des Célestins place des Corps Saints en centre-ville d’Avignon. Les gourmands se retrouveront du vendredi 19 au au dimanche 21 novembre 2021.

Quelques nouveautés 2021 pour mettre en lumière le terroirs français, faciliter l’accès aux spécialités et produits de qualité, encourager les échanges entre les agriculteurs et les citadins du Grand Avignon. Pour cet événement organisé par Bienvenue à la ferme, en partenariat avec la Chambre d’agriculture du Vaucluse, 36 stands de spécialités des terroirs français, 54 agriculteurs passionnés, 29 exploitations vauclusiennes, 6 régions de France sont représentées : Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est, Nouvelle Aquitaine, Occitanie et Paca. La place des Corps Saints se trouve à 350m de la place de l’Horloge. Un fléchage sera mis en place ainsi qu’un spot radio diffusé sur les hauts parleurs de la ville avant et pendant l’événement pour informer les visiteurs

Edition précédente. Photo DR

Le week-end gastronomique se prolongera au cours du mois de décembre 2021 avec une sélection exclusive de produits proposée sur le drive fermier en direct des fermes. Par ailleurs, deux tentes seront installées à l’extérieur du chapiteau pour offrir un temps de pause aux visiteurs qui pourront prendre le temps de déguster des plats traditionnels tels que l’aligot saucisse, les pommes de terre au foie gras, les saucisses de foie gras,… Un ‘afterwork’ aura lieu vendredi 19 novembre 2021 de 18h à 21h dans l’église des Célestins pour une soirée conviviale avec le groupe de musique Manu and co. Plus d’informations : cliquez ici.

Edition précédente. Photo DR

Avignon : le week-end gastro vous attend place des Corps-Saints

Voilà une collaboration qui fait grand bruit. Ce mardi 16 novembre, il y avait foule au Laboratoire souterrain à bas bruit de Rustrel (LSBB). Ce site, au cœur de l’une des rares zones de grand calme électromagnétique en Europe, célébrait de nouvelles installations et coopérations.

Le site, ancien poste de commandement des missiles du plateau d’Albion, fédère aujourd’hui la recherche, l’industrie, les collectivités, et accueille « sans bruit » les plus grands chercheurs. Le labo est aujourd’hui à la pointe de la recherche sur la sismologie, la géomécanique, les ressources hydriques, la santé ou l’environnement.

L’occasion pour le CNRS (représenté par Antoine Petit) et Avignon Université, qui assurent la tutelle du site, de signer une convention avec l’entreprise pertuisienne ‘Winlight system’ (représenté par Philippe Godefroy), fournisseur de la NASA, leader mondial de la production d’optiques de haute performance. La journée était également l’occasion d’inaugurer les réalisations du projet LSBB 2020 (modernisation du site) et de la première section de l’Equipex MIGAZ.

« Nous abritons ici, en Vaucluse, au cœur du Pays d’Apt, un laboratoire remarquable et remarqué. Il rayonne à l’international, attire des talents, innove, réalise des performances, noue des partenariats et trouve des synergies : tout ça me parle, je crois dans le Vaucluse et son pouvoir d’attractivité », déclare Dominique Santoni, en présence du Préfet Bertrand Gaume, de Bernard Kleynhoff, président de la Commission développement économique de la Région Sud, de nombreux élus, partenaires industriels et institutionnels.

Au sujet de ‘Winlight system’ : Un peu de Pertuis sur le sol de Mars

Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse. Crédit photo: Conseil départemental de Vaucluse

Avignon : le week-end gastro vous attend place des Corps-Saints

Les derniers bilans publiés par Santé publique France affichent un taux d’incidence de 71 pour 100.000 habitants dans le département de Vaucluse sur la semaine du 1er novembre 2021, supérieur au seuil d’alerte fixé à 50 pour 100.000 habitants.

Le taux de positivité en Vaucluse, s’élevant désormais à 2,6 %, est en nette hausse. 75 personnes sont encore hospitalisées pour Covid-19 en Vaucluse, dont 6 patients hospitalisés en service de réanimation, induisant une tension sur le système de soins à un tel niveau que le “plan blanc” déclenché le 4 août 2021, est maintenu. Compte tenu de la dégradation continue du contexte sanitaire dans le département de Vaucluse, « il convient de maintenir les efforts et les moyens de lutte contre la propagation du virus afin d’éviter une cinquième vague de contamination », appelle la préfecture.

Port du masque

Le préfet de Vaucluse maintient, jusqu’au 14 décembre inclus, les mesures visant à limiter la propagation du virus. Ainsi le port du masque reste obligatoire pour les personnes de 11 ans et plus en extérieur, dans les situations à forte densité de personnes, lorsque la distance inter-individuelle ne peut être respectée et lorsque les temps de contact prolongé sont probables. C’est notamment le cas, en raison de la promiscuité et du brassage de population qu’ils génèrent, pour :

  • les rassemblements publics, les zones et files d’attente, particulièrement dans les rues piétonnes, les manifestations de voie publique, les spectacles de rue, les festivals, les concerts en plein-air et les évènements sportifs de plein-air ,
  • les marchés de plein air alimentaires et non alimentaires, les foires et brocantes, les ventes au déballage sur la voie publique, les commerces, les centres commerciaux, leurs abords et leurs parkings, les lieux de culte et leurs abords dans un rayon de 50 mètres , en particulier aux heures d’entrée et de sortie des événements et activités qui s’y tiennent,
  • aux abords des crèches, des établissements scolaires, écoles, collèges, lycées, établissements d’enseignement supérieur, dans un rayon de 50 mètres aux alentours, aux heures de fréquentation liées à l’entrée et à la sortie des élèves et des étudiants ;
  • dans les transports publics et dans les espaces d’attente des transports en commun terrestres et aériens (abris bus, aérogares, quais des gares, quais des voies de tramways) ;
  • au sein des espaces et des files d’attente à l’extérieur des établissements recevant du public.

Le port du masque n’est pas obligatoire dans les parcs et jardins, sur les plages et aux abords des plans d’eau et ne s’applique pas aux personnes en situation de handicap munies d’un certificat médical justifiant de cette dérogation. Il ne s’applique pas non plus aux personnes pratiquant une activité sportive ; aux usagers de deux roues.

Par ailleurs, la consommation d’alcool sur la voie publique reste interdite en raison des comportements qu’elle induit et qui ne permettent pas de garantir le respect des mesures d’hygiène et de distanciation sociale.

Pass sanitaire

Le pass sanitaire reste obligatoire pour accéder aux établissements suivants :

  • les salles d’auditions, de conférences, de projection, de réunions, de spectacles ou à usages multiples ;
  • les chapiteaux, tentes et structures ;
    les établissements d’enseignement artistique lorsqu’ils accueillent des spectateurs ;
    les salles de jeux, les salles de danse et les bars dansant
  • les établissements à vocation commerciale destinés à des expositions, des foire-expositions ou des salons ayant un caractère temporaire
  • les établissements de plein air
  • les établissements sportifs couverts
  • les établissements de culte pour les événements à caractère non cultuel
  • les musées et salles destinées à recevoir des expositions à vocation culturelle
  • les bibliothèques et centres de documentation
  • les compétitions et manifestations sportives soumise à procédure d’autorisation ou de déclaration et qui ne sont pas organisées au bénéfice de sportifs professionnels ou de haut niveau
  • les fêtes foraines comptant plus de 30 stands ou attractions.
  • Les restaurants et débits de boissons
  • les foires et salons professionnels.
  • Les services et établissements de santé,

Les établissements suivants qui accueillent des professionnels du transport routier dans le cadre de l’exercice de leur activité professionnelle ne sont pas concernés par l’application du pass sanitaire, il s’agit des établissements :

  • Le Mistral – Les Gresses Basses – RN7 – 84840 LAPALUD
  • Le Relais La Fanélie – Les Gresses Basses – RN7 – 84840 LAPALUD
  • Le Relais du Soleil – RN7 – 84350 COURTHEZON
  • Aire de Mornas des Adrest – A7 – 84550 MORNAS
  • Aire de Mornas Village – A7 – 84550 MORNAS
  • Aire de Sorgues – A7 – 84700 SORGUES
  • Aire de Morières – A7 – 84310 MORIERES-LES-AVIGNON

L’accès à ces établissements par ces professionnels est toutefois subordonné à la présentation d’un justificatif professionnel.

L.M.


Avignon : le week-end gastro vous attend place des Corps-Saints

Le Salon ‘Provence prestige’ ? Une porte ouverte sur la Provence vivante, du 18 au 22 novembre au Palais des congrès d’Arles.

Grâce à ses 150 artisans, fabricants et producteurs régionaux réunis, le savoir- faire et les traditions locales seront à l’honneur pendant 5 jours, autour de 4 principaux secteurs d’activités : la gastronomie, la mode, la maison & décoration ainsi que la culture & les loisirs.

De quoi redonner goût à la rencontre et à la convivialité en faisant rayonner toute la richesse de la Provence avant les fêtes de fin d’année mais pas que, le savoir-faire national s’invitant sur cette édition avec une dizaine d’exposants d’autres régions. A noter qu’une boutique en ligne permettra de commander des produits en « clic and collect » via le lien suivant : boutique.provenceprestige.com.

150 artisans

Provenant principalement de la région (près de 90%), les exposants garantissent tous des produits issus du savoir-faire régional. Si leurs retrouvailles avec les visiteurs auront cette année une saveur toute particulière, une trentaine d’entre-eux seront pour la première fois présents. Au programme de cette 28ème édition: 3500 m2 de stands et, quotidiennement, un riche programme d’animations pour petits et grands. Parmi elles, des ateliers créatifs enfants, des démos, des dégustations, des conférences, des dédicaces….

Carton plein lors des éditions précédentes

10 artisans du Vaucluse

Quelques pépites vauclusiennes seront présentes lors de cette édition. Côté maison & déco : Coutellerie Stephen Leblond, Eve verrerie. Côté mode : DAMC créateur (étoles et écharpes), Gaiette Bijoux. Côté gastronomie : La Truffière de Marcel, Les escargots du Roussillon, La Présidente (vin), L’Étoile du délice (chocolat), Les Croquants de Vielleront (amandes et croquants).

Parmi les nouveaux, deux marques pour prendre soin de soi : Alyscamps, maison de cosmétiques puisant ses origines à Arles, qui offre des soins complets aux formulations naturelles et Céline Escand et son Baume intégral aux composants naturels et bio fabriqué à Saint-Rémy-de-Provence. Du côté de la maison, ‘Les folies écolos’ présenteront leurs produits lavables, dans des tissus aux imprimés colorés, pour remplacer essuie-tout, éponge et autres accessoires. Côté gastro cette fois, on se lèche les babines avec la ‘Maison Licata’.

On ne reste pas insensible non plus devant le Domaine De Lagoy, domaine chargé d’histoire avec son château classé monument historique, dont la construction remonte à 1714. Acquis en 1662 par la famille Meyran, et resté dans la même famille depuis lors, il est converti à l’agriculture biologique dès 2001 et possède près de 30 hectares de vignoble bénéficiant de l’appellation IGP Alpilles.

Un petit tour côté tissu lors de l’édition précédente

A noter que pour les fans de bio, une dizaine d’autres exposants seront également présents au salon. Parmi eux, la brasserie artisanale des Alpilles nouveau (Eygalières & Verquières, 13), le domaine oléicole ‘Le Grand mas du Roy’ (Arles, 13), Le rucher des Alpilles (Saint-Rémy-de-Provence, 13) ou encore Provence Factoriz (Arles, 13) qui transforme le riz de Camargue en alcool. Côté bien-être, à saluer la présence des cosmétiques Sternartica nouveau (Roche-Saint-Secret-Béconne, 26) et des huiles essentielles de la marque PJM SAS (Menton, 06) spécialisée dans la lavande et le lavindin.

Hervé cuisine et ses ateliers

Né à Martigues et installé à Arles, l’influenceur Hervé Cuisine compte plus d’1 million de followers/abonnés et dont le site Internet se place dans le top 3 des blogs de cuisine français. Ambassadeur depuis 2020 du salon , il partagera quelques-uns de ses secrets de cuisine autour de plusieurs ateliers participatifs. RDV sur le secteur gastro.

Plein les papilles !

Calèche et gastronomie

Il fait partie des exposants les plus anciens du salon. Spécialiste de la cuisine provençale, Jean Martin sera présent , outre son stand traditionnel, un foodtruck dédié à la « street food ». Quatre restaurants gastronomiques éphémères seront par ailleurs présents sur le salon pendant les 5 jours. A noter que 4 navettes « Calèches » gratuites permettront, le samedi et le dimanche, de relier le centre-ville au Palais des Congrès. Pas mal pour se rendre au Marché de Noël des Commerçants organisé du 19 au 21 novembre par l’association des Commerçants « Arle’Shopping » dans la cour de l’archevêché…

Food truck Jean-Martin

Informations pratiques : du jeudi 18 au lundi 22 novembre, de 10h à 20h, nocturne le vendredi jusqu’a 23h. Palais des congres d’Arles : avenue 1ère division France Libre. Entrée : 8 euros, gratuit pour les moins de 12 ans, prévente tarif réduit jusqu’au 15 novembre inclus. Demi-tarif pour les enfants de 12 à 18 ans.

Le billet d’entrée au salon donne droit également à un tarif réduit, pendant la durée du salon, aux musée départemental de l’Arles Antique, Museon Arlaten, musée Réattu, musée de la Camargue (entrée gratuite).

Toutes les informations: cliquez ici. Pass sanitaire et masque obligatoires.

Affiche officielle

L.M.


Avignon : le week-end gastro vous attend place des Corps-Saints

Du ‘Bureau des légendes’ aux ocres de Roussillon. Alex Berger, fraîchement élu président d’Ôkhra, nous plonge dans son histoire et nous conte le ‘Centre de la couleur de Roussillon’, nouveau challenge dans la carrière du maestro de l’audiovisuel.

« J’ai vécu des expériences gratifiantes toute ma vie. Je veux rendre toute cette énergie positive que j’ai reçue », ainsi se résume l’état d’esprit du virtuose du petit écran, niché dans le plus important gisement d’ocre d’Europe. En tenue d’apparat orange fluo estampillée ‘Comité communal contre les feux de forêts Roussillon’, Alex Berger nous reçoit à l’écomusée Ôkhra. Authenticité, imitations théâtrales et vitalité contagieuse. Le producteur de la série française la plus exportée au monde patrouille avec 15 membres pour éviter qu’un brasier ardent ne ternisse cette Provence qui l’éblouit chaque jour.

Producteur et entrepreneur, Alex Berger est avant tout créateur d’émotion. Le natif de Philadelphie dessine des ‘mindmap’, visualise, apporte « sa focale » mais surtout, crée du lien et rassemble autour de la table. Le sénateur Jean-Baptiste Blanc nous glissera à l’oreille lors d’un événement : « c’est exactement ce genre de vision dont le Vaucluse a besoin. »

Dans cette Provence « bénie des Dieux », celui qui a réinventé les codes de la production audiovisuelle française souhaite conjuguer sa créativité aux multiples compétences des fondateurs du Conservatoire des ocres : Barbara et Mathieu Barrois. Objectifs ? Proposer de nouvelles offres pour élargir le concept touristique et développer la fréquentation toute l’année. 100 ans après la construction de l’usine d’ocre et 25 ans après sa renaissance en centre culturel, la muse Ôkhra ne cesse d’inspirer les passions.

Le producteur-concepteur Alex Berger. ©Laurent Decavele 2021

Le Pays de Giono

Retour en arrière. 10 bougies, premier périple en provenance de Philadelphie. La mère est française, le père américain, tous deux industriels dans les Vosges. « J’arrivais des Etats-Unis, j’étais ignare et je ne parlais pas très bien le français », se rappelle-t-il. Très vite, le grand-père l’embarque dans un voyage du soleil, il contemple alors sa frimousse émerveillée par la Provence de Giono. Longue traversée sur la Nationale 7, les paysages romanesques défilent, les fragrances enivrent. « C’était magique, je suis môme, j’entends les cigales, je découvre cette lumière unique et intense. J’y suis toujours très sensible », souligne le producteur. Sur la route, le grand-père lui confie une mission : « ouvre l’œil et cherche les vitres peintes sur les façades des bâtiments. » Le jeune Alex termine ses études en Pennsylvanie et revient aussitôt en France. Il fera des allers-retours toute sa vie.

Vient un jour la rencontre avec sa dulcinée, brillante autrice et conférencière en la personne de Florence Servan-Schreiber. « J’ai rencontré ma femme née à Paris sur la plage à Malibu. J’ai l’impression que le scénario était écrit… », se remémore-t-il. Madame faisait ses études, monsieur lançait une première société de production à Los Angeles au côté de Benjamin de Rothschild. L’évidence au premier regard. A l’époque, le beau-père, Jean-Louis Servan-Schreiber, est membre du conseil municipal de Roussillon. « J’ai épousé Florence sur la place du village en 1989, mon beau-père nous a mariés », certaines pages du livre ne souffrent ni du temps, ni des failles de la mémoire.

Du pigment plein les yeux aux ocres de Roussillon ©Hocquel A.-VPA

Premier challenge : l’usine Mathieu

Une première mission lui est alors confiée : travailler sur un concept pour rendre ses lettres de noblesse à la vieille ruine de l’usine Mathieu. Alex Berger proposera ironiquement : « On va faire le centre mondial de la couleur ! » Voilà qu’il retrousse les manches et armé de son bâton de pèlerin tape aux portes des financeurs et de ses confrères de Canal+. Des fonds sont réunis dans la besace pour impulser le projet. Pour diverses raisons, ce dernier ne voit pas le jour, au grand dam du chef d’orchestre. « A l’époque, je me suis promis de ne plus jamais y remettre les pieds ! », ne jamais dire jamais.

Un potentiel inouï

Ce sont finalement Mathieu Barrois et Gisèle Bonnelly (maire de Roussillon) qui rappelleront le producteur à son destin immuable. D’autres élus suivront pour convoquer son souffle de modernité. Los Angeles, New York, Hong Kong, le Franco-Américain ne cesse de multiplier les éloges sur son village. « C’est un lieu magique qui initie au métier de l’ocre, au pigment naturel, à l’origine de la couleur, à peine à un peu plus d’un kilomètre du centre du village ! », juge Alex Berger qui s’incline devant le travail extraordinaire réalisé depuis 25 ans et entend s’inscrire dans la continuité du projet en élargissant son spectre.

Selon Alex Berger, Ôkhra doit se positionner à l’intérieur d’un triangle composé du village de Roussillon, du sentier des ocres et du musée Ôkhra. Toute une stratégie touristique et économique est à imaginer pour insérer un projet culturel au sein même de ce triptyque. Et surtout, rendre le site plus intégré au village, inclure tous les Roussillonnais, offrir une autre dimension au pays d’ocre dont Roussillon sert de porte d’entrée.

Alex Berger en habit de lumière. DR

Le prisme d’attaque est trouvé : créer un ‘branding’ autour de ce site inédit en France. « Je fabrique des marques à engagement émotionnel, c’est mon métier. Je veux que le Luberon soit le lieu privilégié par les familles pour élever leurs enfants, s’enrichir de la culture et être épanoui », projette le producteur. A l’instar de la série ‘Le Bureau des légendes’, les visiteurs doivent se souvenir de l’expérience, s’émerveiller du bassin d’ocre comme on se délecte d’un épisode. Petit aparté croustillant, c’est dans un bureau loué à Roussillon, en face du marchand de journaux, près du maraîcher et de la pharmacie, qu’Alex Berger a lancé la saison 5 de la série… « Par zoom, merci Vaucluse numérique ! », ponctue le magnat du petit écran.

Place au ‘Méga brainstorming’

Pendant 5 mois, les échanges se multiplient. Un ballet de réunions prend vie, les téléphones sonnent et les idées fusent. « Je suis très visuel, je fais des mindmap. Où se situe le centre, comment gravitent les parties prenantes, quelles sont les principales articulations ? Et surtout, comment imaginer le tourisme Roussillonais dans les décennies à venir. C’est le processus que nous avons inventé pour TOP (The Oligarchs Productions, sa société de production. Ndlr.) », explique Alex Berger.
Une commission de 30 personnes menée par Alain Devaux, conseiller municipal, collecte alors toutes les archives d’hier à aujourd’hui et chaque membre planche sur un thème précis. Les résultats de cette gamberge intellectuelle tombent, le nom résonne pour la première fois dans la pièce : le ‘Centre de la couleur de Roussillon’ vient de naître.

La couleur, la lumière, la vie. © ôkhra – Philippe Durand-Gerzaguet

6 domaines fondateurs

Ce fameux centre gravite autour de six domaines. Le premier ? L’histoire et la mémoire de Roussillon. Expliquer comment l’exploitation de cette matière première a changé la physionomie et l’économie d’un village agricole. Pour ce faire, une salle avec une technologie immersive initiera un voyage temporel pour se plonger dans ce patrimoine ocrier. Domaine numéro deux : la science. Quelle est l’origine de la couleur, du pigment, de la lumière, de la vie ? « Nous allons travailler avec le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie pour apprendre ou approfondir ce qu’est la lumière et la couleur… Tout en restant ludique et interactif », explique-t-il. Domaine numéro trois : l’utilisation du pigment dans l’art. Van Gogh, Cezanne, nombreux sont les virtuoses à avoir interprété la lumière qui inonde la Provence.

« Il faut impulser une expérience muséographique, créer un lieu d’exposition digne de ce nom pour rassembler les œuvres majeurs qui expliquent le pigment et la force de la couleur. J’adorerais pouvoir solliciter l’incroyable talent de la Maison Blachère par exemple, dont le génie de la mise en lumière rayonne partout dans le monde depuis Apt, appelle-t-il de ses vœux. La mise en scène de l’exposition ‘Re-création‘ est extrêmement forte. Nous pouvons aussi imaginer comment la lustrerie Mathieu peut élever le ‘Centre de la couleur’ avec la matière… » Quatrième domaine : celui de l’humain et du spectacle vivant. « Être dans le village où Samuel Beckett a été réfugié et qui l’a inspiré pour en ‘En attendant Godot’. Nous avons quelque chose à raconter », poursuit-il.

L’origine de la couleur. Photo: © ôkhra – Philippe Durand-Gerzaguet

Domaine numéro cinq : l’environnement. Intégrer le ‘Centre de la couleur’ dans une volonté de sensibilisation et d’action au côté du Parc naturel du Luberon. L’équipe a déjà commencé à réfléchir sur des parcours d’essence de couleur avec un côté interactif. Le chantier d’aménagement a débuté sous l’impulsion du Conseil municipal, imaginé par Cédric Lefebvre. Sixième et dernier volet : l’aspect ludique du centre. Comment divertir la famille tout en améliorant le bien-être ? Des espaces de jeu avec des fontaines de couleurs et de fraîcheur sont par exemple envisagées.

Encourager la fréquentation à l’année

Au-delà du festival incontournable d’Avignon, Alex Berger veut étendre l’espace culturel et multiplier les points d’entrée du département. « Dans le 5e département le plus pauvre de France, avec une disparité économique importante, j’aimerais que la culture soit accessible à tous. Je veux briser ce plafond de verre et donner envie à tous les publics de s’approprier leur espace », ambitionne Alex Berger. Le producteur souhaite impulser une dynamique de fréquentation sur toute l’année, pas seulement en période estivale.

« Il faut encourager la sédentarité des visiteurs et leur donner envie de s’installer ici », fort de ces anciennes expériences à la Grotte Chauvet ou au musée du Louvre, Alex Berger table sur une gestion intelligente des flux concernant les 400 à 700 000 visiteurs par an à Roussillon. Les visiteurs doivent intégrer le ‘Centre de la couleur de Roussillon’ dans leur itinéraire touristique en vue d’enrichir leur expérience. L’objectif est de rendre l’offre plus pérenne, attractive, car unique au monde et complémentaire à ce qui existe déjà dans la région.

L’Ecomusée Ôkhra attire les curieux et amoureux de la couleur. Crédit photo: © ôkhra – Philippe Durand-Gerzaguet

Le producteur-concepteur écoute, échange, questionne Gisèle Bonnelly et son équipe. Dominique Santoni, Jean-Baptiste Blanc, la préfecture, les agences de développement, les représentants du territoire, les Vauclusiens et les maires concernés, tous prennent part à la réflexion. « Ces élus sont confrontés à de vrais enjeux en matière d’attractivité. Dominique Santoni est une femme qui ose car elle a une vision, elle connaît parfaitement ses dossiers. Je suis impressionné quand je vois Gisèle Bonnelly et sa façon de gérer Roussillon. Qu’on le veuille ou non, une commune est une entreprise, avec des règles différentes puisque tournées vers l’intérêt général. C’est tellement complexe et intéressant à la fois », explique celui qui s’était investi au côté de l’édile lors des campagnes municipales.

« Je me sens de plus en plus Roussillonnais, j’y vis majoritairement dans la semaine et je suis interpellé par la politique locale. On a besoin de trouver des solutions ambitieuses et concrètes », poursuit le producteur. Sa croisade ? Apporter son œil extérieur, « accélérer les particules », impulser une réelle stratégie touristique autour de la marque ‘Roussillon’ pour les années à venir. « Nous vivons grâce au tourisme mais nous devons rester authentiques, ne pas perdre notre identité provençale tout en sublimant notre environnement », insiste-t-il.

De gauche à droite : Jean Aillaud (1er adjoint à la ville d’Apt), Dominique Santoni (présidente du Conseil départemental), Alex Berger (Président d’Ôkhra), Véronique Arnaud-Deloy (maire d’Apt)

Chevalier des Arts et des Lettres

Une jolie consécration : être fait chevalier des Arts et des Lettres par le sénateur Jean-Baptiste Blanc, au côté d’Omar Sy, longue amitié de 25 ans. « Figurez-vous que je n’étais absolument pas au courant. J’ai reçu un email de l’ambassade de France à Washington. Puis un deuxième provenant d’un consulat des Etats-Unis me disant « très belle nomination, bravo ! ». Intrigué, je défile le journal officiel et je vois mon nom… »

« Être décoré en présence de ma famille, des gens que j’aime, à Roussillon, c’était bouleversant, un honneur. Quand j’ai vu Omar au fond, j’étais extrêmement content. C’est vraiment quelqu’un que j’estime, il rayonne et a su rester humble. Comme pas mal de personnes que j’ai eu la chance de côtoyer dans ma vie…  » Et d’ajouter : « Quelle grâce absolue d’avoir une idée originale et de la voir se matérialiser, j’ai une reconnaissance planétaire. Quelle gratitude d’avoir toujours choisi mes combats par rapport à ce qui me faisait vraiment du bien. Ce qui me faisait kiffer. »

Omar Sy a rendu une visite surprise à son ami Alex Berger lors de sa décoration à Roussillon. Crédit photo: DR

Dernière anecdote destinée aux pessimistes, qui las des obstacles, finissent par renoncer. « Quand j’étais môme, j’étais au centre aéré et mon moniteur qui faisait l’Ecole de l’Air nous racontait… A 12 ans dans les Vosges, je voulais absolument devenir pilote de chasse, mais je n’ai jamais pu, je portais des lunettes », se remémore-t-il. Le 9 décembre prochain, Alex Berger recevra ses insignes de Colonel de l’Armée de l’Air et de l’Espace dans la réserve civile de ce corps prestigieux.


Avignon : le week-end gastro vous attend place des Corps-Saints

Cinq premières pistes de trail situées entre Venasque et Le Beaucet ont obtenu la labellisation ‘Uni’vert trail’.

Fort de son expérience, notamment en matière de parcours de VTT, le Conseil départemental a décidé de mettre en place une première infrastructure adaptée à la pratique du trail. La Présidente du Conseil départemental de Vaucluse, Dominique Santoni, le Vice-président délégué de la Fédération française d’athlétisme, Michel Huertas, et la Présidente du comité d’Athlétisme de Vaucluse, Isabelle Armand, ont signé la convention de labellisation ‘Uni’vert trail’ pour tout le territoire en s’appuyant sur un premier site entre Venasque et Le Beaucet.

Cette discipline athlétique, qui se pratique essentiellement sur des chemins de randonnées, connaît un fort développement puisque l’on estime à plus d’un million le nombre de pratiquants en France. Avant la crise sanitaire, chaque année, le Vaucluse accueillait déjà 25 courses officielles pour plus de 7 600 participants. Cinq parcours balisés de course à pied de pleine-nature sont officiellement créés pour attirer les pratiquants de cette discipline.

Afin d’encadrer cette activité parfois à risques et d’éviter une pratique « sauvage », le Département a crée des premiers parcours balisés (code couleur par niveau, dénivelé, longueur). A ces cheminements identifiés s’ajouteront la mise à disposition d’un support numérique reprenant l’ensemble des tracés mais également l’aménagement d’un espace de rencontre entre pratiquants.

Les tracés ont été réalisés en partenariat avec le Parc Naturel Régional du Mont Ventoux : parcours n°6 vert au départ du parking du Beaucet, parcours n°7 bleu au départ du parking du Beaucet, parcours n°8 bleu au départ du City Stade de Venasque, parcours n°9 rouge au départ du City Stade de Venasque et parcours n°10 noir au départ du City Stade de Venasque.

L.M.


Avignon : le week-end gastro vous attend place des Corps-Saints

Une multitude d’acteurs locaux se sont réunis autour de la table, sur invitation du député Adrien Morenas. Objectif ? Trouver une solution face à la circulation dense de camions sur la D1 traversant notamment Mazan.

20 ans que les Mazannais assistent à un ballet ininterrompu de 250 camions traversant quotidiennement le centre du village. A l’origine, une route départementale avait vu le jour afin de faciliter le transport et assurer le déplacement des militaires de la base du plateau d’Albion. Un tracé en trois étapes, dont le dernier tronçon n’a jamais été réalisé : celui de Carpentras à Mazan. Entre temps, le Vaucluse a assisté à un développement massif de l’activité des plâtriers, impliquant un nombre important de camions en transit. Les communes de Pernes-les-Fontaines, Saint-Didier, Venasque et Malemort-du-Comtat sont également traversées par cette route départementale et font état de diverses nuisances.

Ont assisté à cette réunion d’importance : Didier François, sous-préfet, Louis Bonnet (maire de Mazan), Ghislain Roux (maire de Malemort-du-Comtat), Gilles Veve, (maire de Saint-Didier), Max Raspail et Myriam Silem (conseillers départementaux), Dominique Plancher (maire de Venasque), Didier Carle (maire de Pernes-les-Fontaines), ainsi que deux représentants de la Gendarmerie nationale. « La ville de Mazan bloque la circulation le mercredi. Malemort-du-Comtat va être en travaux pendant trois mois, la question est assez urgente », souligne le député de la 3e circonscription du Vaucluse. Ce dernier, qui rappelle l’importance que revêt l’industrie plâtrière locale en matière d’emploi, appelle à la réflexion et au consensus.

Sécurité et santé publique

Deux problématiques majeures ont animé les échanges. La sécurité publique est une des préoccupations, eu égard à la voirie non adaptée à un tel trafic et à l’itinéraire impliquant le passage devant des écoles ou des collèges. La circulation dense entraîne également une problématique de santé publique. « Le trafic conduit à l’engorgement de la ville de Mazan et de Pernes-les-Fontaines car les camions peinent à se croiser, bloquent la circulation et entraînent ainsi des émanations dangereuses pour les habitants », précise Adrien Morenas. Ajoutés à cela les nuisances sonores et autres détériorations de la chaussée.

Réunion du vendredi 5 novembre autour de la déviation de Mazan

Un aménagement à visée globale

C’est donc avec cette volonté de « porter la réflexion » au côté des acteurs de l’instance départementale, que le député LREM prône une conception globale en matière d’aménagement. « Aujourd’hui, on ne crée plus une route comme on la créait avant. Ce projet à tout intérêt à revêtir une dimension globale pour intégrer des infrastructures de sécurisation pour piétons et vélos par exemple. » Une conception holistique qui permettra ainsi d’élargir le spectre des solutions de financement. « Agissons pour sécuriser le canton. Il en va de la santé et de la sécurité des habitants du canton de Pernes-les-Fontaines », ponctuera Myriam Silem, conseillère départementale.

Après avoir échangé sur toutes les possibilités de réaménagement pour cette départementale, plusieurs tracés de déviation ont été envisagés. Des études suivront pour déterminer quel itinéraire est le plus adapté.


Avignon : le week-end gastro vous attend place des Corps-Saints

Bleu vert, spécialiste de cosmétiques naturels et biologiques se transforme en entreprise à mission. La PME installée à Caumont-sur-Durance vit aussi une passation importante puisque son fondateur Jürgen Debald, président directeur-général devrait passer, d’ici deux ans, le relais à son fils Maxime, directeur. Une transition en douceur pour un enjeu de taille : 48 salariés et 14M€ de chiffre d’affaires.

«Est-ce que le capitalisme peut-être sympa ?» C’est sur ces mots que Jürgen Debald a entamé son discours dans le beau jardin de Bleu Vert, l’entreprise de cosmétiques bio qu’il a créé il y a 23 ans, au départ, «Juste pour créer mon propre emploi et travailler dans un environnement bienveillant et convivial.» Ce soir-là, il s’agissait aussi d’annoncer la future relève à la tête de l’entreprise de son fils Maxime. Mais tout de suite la réponse ? Jürgen Debald dit que Oui, le capitalisme peut-être sympa !

‘Oui au capitalisme entrepreneur non au capitalisme financier’

Jürgen Debald aime la transparence et le partage alors il pose tout de suite les fondations de l’ouvrage : plus de 20 ans de bénéfices réinvestis dans l’entreprise dont, depuis 12 ans, une partie est partagée avec les salariés sous forme d’intéressement. Il annonce la couleur : «Si l’entreprise est privée l’intérêt reste général. Alors chez Bleu vert «On cultive l’échange, on partage les gains parce que le dirigeant est proche de ses salariés et que vues et intérêts convergent.»

Un contre-exemple ? Danone !

Un exemple récent ? «Danone était la première entreprise à mission en même temps cotée en bourse. Mais en mars dernier, les actionnaires ont évincé Emmanuel Fabre, le PDG charismatique qui était à l’origine du statut ‘entreprise à mission’ de Danone. Les actionnaires trouvaient que les engagements sociétaux pris par la firme – pourtant modestes – nuisaient à l’évolution de son cours en bourse. Ils ont ‘corrigé cette erreur’ en ‘remerciant’ son PDG, » relate, outré, le chef d’entreprise.

‘Tracer son sillon, partager ses valeurs’

«Pour que ces valeurs nourrissent la sphère du capitaliste des financiers, il faudra, peut-être, un peu plus de pression pour convaincre ses décideurs. Ces pressions pourraient émaner des clients, des consommateurs, des compétiteurs, d’actionnaires minoritaires ou enfin du législateur. C’est au législateur, c’est à dire à l’Etat d’imposer un certain nombre de normes environnementales et sociales. Cela va de l’augmentation drastique du coût des émissions carbone, à, par exemple, un plafonnement raisonnable des écarts de salaire, ou alors une imposition  participative des plus hauts revenus et des plus grandes fortunes au bien commun,» instille Jürgen Debald.

Siège social de Bleu Vert à Caumont-sur-Durance

Tordre le cou au ‘greenwashing’

«En devenant une ‘entreprise à mission’, nous décidons de formuler des engagements précis. Avec cela, nous nous différencions clairement de la tendance du greenwashing qui prévoit d’améliorer l’image plutôt que la réalité, dénonce le chef d’entreprise. C’est la raison pour laquelle nous donnons des indications claires et vérifiables de nos engagements et de nos réalisations déjà atteints. Également avec ces engagements nous indiquons que le changement générationnel, n’entrainera pas de modification génétique de l’ADN de Bleu Vert.»

La première entreprise à mission de Vaucluse ?

«À ce jour il y a environ 200 ‘entreprises à mission’ en France, quelques très grandes entreprises (Danone…) et beaucoup de PME (Petites et moyennes entreprises). Si notre compte est juste, Bleu Vert est la première entreprise à mission du Vaucluse.»

Dans le détail, les 8 engagements pris

«Nous avons défini des objectifs exigeants, ambitieux et précis. Cela commence par proposer exclusivement des produits cosmétiques et des éco-produits certifiés selon un des cahiers de charges de la cosmétique biologique ; privilégier systématiquement des emballage éco-conçus à partir de matières premières recyclés ou renouvelables, réutilisable, moins émettrices de GES (Gaz à effet de serre) moins ou non-polluante.»

Au niveau social

«Notre point de vue ? Il est juste de partager de façon notable les bénéfices de l’entreprise avec les salariés à travers un accord d’intéressement pluriannuel car les bénéfices de l’entreprise résultent du travail de l’ensemble de ses salariés. Nous grandissons tous ensemble en pratiquant la transparence, en cultivant l’échange, en partageant les gains, en cherchant les rémunérations justes et, enfin, en privilégiant des hiérarchies plates,» a insisté Jünger Debald.

Pour l’environnement

«Limiter les émissions GES du siège de l’entreprise autant que possible ; La généralisation des technologies ‘mieux-disant’ comme le chauffage et la climatisation des bâtiments par une pompe à chaleur eau/eau, une isolation des bâtiments avec des isolants agro-sourcés et aussi une phyto-épuration des eaux usées de l’entreprise  contribuent à diminuer l’impact environnemental en général et les émissions  des gaz à effets de serre en particulier.»

«Compenser les émissions de GES inévitables à travers une ‘Contribution volontaire climat’  par le financement de projets d’ONG  comme la reforestation et l’agroforesterie dans des zones équatoriales.»

«Rendre et maintenir le siège de l’entreprise ‘énergie-positif’. Déjà actuellement le bâtiment bioclimatique du siège de l’entreprise produit plus d’électricité qu’il n’en consomme (grâce à une toiture recouverte de panneaux photovoltaïques sur sa partie sud). Consommer exclusivement de l’électricité issue de ressources renouvelables.»

Un référent de mission

«L’entreprise nommera parmi ses salariés volontaires un « référent de mission », qui est  chargé de suivre l’exécution de ses  missions et d’établir un rapport annuel de vérification objective et transparente. Il présentera à l’assemblée générale chargée de l’approbation des comptes de la société un rapport joint au rapport de gestion.»

L’acte d’achat des consom’acteurs

«Cela fait 23 ans que nous commercialisons des produits biologiques, principalement auprès de plus de 2 000 magasin bio, relate Maxime Debald. L’adhésion de nos collaborateurs est essentielle parce qu’ils sont les principaux créateurs de nos produits, alors, très logiquement, nous travaillons dans un bâtiment éco-conçu, économe en énergie, avec des postes de travail ergonomiques, dans un environnement naturel et agréable ou la faune et la flore locales sont respectées et préservées.»

Un espace intérieur de Bleu Vert

Recherche et innovation

«Nous sommes convaincus que la recherche de sens a une place importante dans l’acte d’achat de produits bio mais que le seul critère de la certification ne suffit pas, reprend Maxime Debald. C’est aussi et surtout le pouvoir de faire évoluer les modèles de production et de consommation et de revendiquer une société durable à laquelle nous aspirons tous. D’une certaine manière consommer, c’est voter !»

Demain ?

«Nous pensons à mettre en place la semaine de 4 jours payée 5, ainsi qu’à l’élargissement de notre surface photovoltaïque ou la création de bornes de recharge pour véhicules électriques en accès libre pour les salariés …»

Ce qu’est une entreprise à mission

«Cette PME familiale, qui rayonne au-delà de notre département, très reconnue sur son secteur d’activité, est un beau succès Vauclusien a souligné Christian Guyard, secrétaire-général de la préfecture de Vaucluse venu représenter le Préfet. Nous saluons votre réussite, sa transmission et son évolution en entreprise à mission. Le développement durable a fait son apparition à la fin des années 1987, via l’Onu (Organisation des Nations Unies) qui en a consacré le terme, concept qui, depuis, a su se faire une place dans les sphères économique, politique et sociale. Cependant les pouvoirs publics ont constaté que l’entreprise ne reconnaissait pas assez l’intérêt social, c’est la raison pour laquelle la Société à mission a été créée –par la loi Pacte en 2019.) Cette nouvelle raison d’être des entreprises prend en compte les impacts sociaux, sociétaux et environnementaux de leur activité, en plus de leur activité économique. Pour autant, l’entreprise à mission est une qualité et non pas un statut juridique. La finalité ? Concilier la recherche de la performance économique avec l’intérêt général. L’Etat salue votre engagement sur les 3 volets du développement durable. L’impact environnemental est pris en compte dans la qualité des produits et de leur emballage, dans la consommation énergétique de la production et, plus ambitieux encore, dans la compensation du CO2 par la reforestation et l’agroforesterie à laquelle vous participez. L’impact social est pris en compte par le partage d’une partie des bénéfices avec les salariés et la limitation de l’échelle des rémunérations. Enfin, l’impact économique n’est pas sacrifié l’entreprise poursuivant sa croissance tant en termes de chiffre d’affaires que d’emplois. L’engagement dans la société à mission est vérifiable et vérifié par un organisme indépendant. Le nombre d’entreprise à mission en France, depuis un an, a quadruplé passant à 250, un phénomène marginal mais qui tend à se développer.» Christian Guyard a ensuite félicité les deux dirigeants pour leur valeur éthique.»

Jünger Debald a proécédé à la visite du site, dont ici, l’entrepôt

Ils participaient à la soirée

Plus de 250 personnes se sont pressé à la soirée à laquelle participaient l’ensemble des salariés ainsi que leurs conjoints et enfants ; les partenaires, fournisseurs, clients comme Satoriz et Biocoop, le jardin d’insertion Semailles qui livre ses légumes bio à l’entreprise, le Théâtre de la Garance. C’est Assia, la fondatrice de Yemma Yummy et son équipe qui ont assuré le service traiteur mettant à l’honneur les cuisines du monde en proposant à des femmes et des hommes issus de quartiers prioritaires de développer et mettre en avant leur talent culinaire. Il y avait aussi les entreprises ‘sœurs’ proches de la vision des deux dirigeants où du secteur d’activités comme Denis Lainé de Biovence (Lazzaretti) à Entraigues ; Luc Ronfard de Lou Bio à Manosque ; Seb et Nina de la Start up Lökki à Cavaillon entreprise devenue également à mission, Cathy Fermanian, de Vaucluse développement… Des élus de Caumont-sur-Durance ainsi que du Département étaient également présents.
Bleu Vert, 1 chemin des Régentes à Caumont-sur-Durance. bonjour@bleu-vert.fr


Avignon : le week-end gastro vous attend place des Corps-Saints

Changement de gouvernance au sein du club de foot ‘Avenir club avignonnais‘. Président fondateur du club, Jean-Christophe Magnaud qui n’a pas souhaité renouveler son mandat a proposé la candidature d’Alexandre Bressy à la présidence. Ce dernier a été élu à l’unanimité.

Après 12 saisons d’existence, l’AC Avignon compte près de 650 licenciés il est le plus grand club du district Grand Vaucluse, 11ème club méditerranéen. Le club dispose du plus haut niveau de labélisation de la FFF avec le label ‘jeunes élite’ et le label ‘école de football féminine’ option or.

Jean-Christophe Magnaud, président sortant, revient sur le rayonnement du club et cette succession : « La section sportive du lycée Philippe de Girard ‘ACA Campus’ va évoluer la saison prochaine en un ‘Pôle d’excellence du football amateur’ (PEFA) porté par la Ligue Méditerranée, le District Grand Vaucluse, la ville d’Avignon avec l’ACA comme club support. Le club soutenu par la ville d’Avignon est représenté dans toutes les catégories (excepté en senior masculin), dans les championnats de ligue méditerranée en filles et en garçons. »

« Bien installé dorénavant au niveau régional, il faut maintenant s’y maintenir, voire aller plus haut, sans pour autant perdre l’ADN du club la formation initiale des jeunes et sa fonction socio-éducative. Alexandre Bressy à toutes les qualités, la motivation et l’énergie pour poursuivre et développer le projet associatif du club. Il a mon entière confiance et celle des membres du Comité Directeur pour faire avancer et grandir l’ACA. Je me tiens à la disposition du club et de son nouveau président pour accompagner une transition sereine et harmonieuse au service de la continuité de la gouvernance et du projet de l’ACA. »

Jean-Christophe Magnaud (à droite) passe le flambeau à Alexandre Bressy (à gauche). Crédit photo: ACA Avignon

Alexandre Bressy, nouveau président de l’AC Avignon : « Je tiens à remercier sincèrement les membres du Comité Directeur du club pour la confiance qu’ils m’adressent et pour leur investissement et engagement de longue date au service de l’AC Avignon. Mes remerciements également à Jean-Christophe Magnaud, président sortant qui a posé les bases et le modèle « socio-éducatif » qui caractérise et constitut la particularité du club. […] Je souhaite aussi œuvrer pour un club ouvert en lien avec les instituons publiques et privées qui constituent les forces vives qui travaillent à l’attractivité du territoire que ce soit dans le domaine du sport, de l’éducation ou de l’économie et de l’emploi. L’ACA doit poursuivre et renforcer ses partenariats avec les collectivités territoriales : Ville d’Avignon, Conseil Départemental de Vaucluse et Région Sud. Le club doit s’attacher à en créer de nouveaux avec les acteurs de proximité de l’éducation : écoles, collèges, lycées, CFA et universités. »

Et d’ajouter : « L’AC Avignon doit également être mieux identifié dans le secteur économique en initiant des relations avec le tissu économique local et la CCI 84 notamment. Enfin l’ACA doit demeurer actif et proposant au sein des instances du football que sont la Fédération, la Ligue Méditerranée et le District Grand Vaucluse. Pour l’heure, je souhaite que le club se concentre à poursuivre sereinement la saison en cours en défendant et en portant haut nos couleurs dans les championnats et coupes dans lesquels ses équipes sont engagées. Les idées ne me manquent pas, le challenge est passionnant, il va nécessiter des temps de réflexion, une organisation et des ressources supplémentaires. L’Avenir club avignonnais, doit maintenant franchir le pont et s’inscrire dans un nouveau monde où l’humain, l’environnement, le digital et la performance seront les nouveaux remparts. »

Les membres du nouveau comité directeur de l’AC Avignon : Kevin Appy ; Laïd Aichour ; Sabine Arnoux ; Alain Beccari ; Malika Benali ; Alexandre Bressy ; François Fareng, Nathalie Farsy ; Karim Goudjil ; José Joilan ; Deborah Kmiec ; Jean-Christophe Magnaud ; Ludovic Plauchut ; Renaud Renouard ; Alain Roche ; Alain Valcroze. Les membres du bureau : Alexandre Bressy (Président) ; Alain Valcroze (Trésorier) ; Renaud Renouard (Secrétaire) ainsi que Malika Benali et Karim Goudjil.

L.M.

https://www.echodumardi.com/tag/vaucluse/page/144/   1/1