2 juin 2026 |

Ecrit par le 2 juin 2026

Tourisme en Vaucluse : cela aurait pu être pire

Confinement, annulations du Festival d’Avignon, des Chorégies d’Orange et d’une vingtaine d’autres festivals, mesures contraignantes pour la restauration et tous les sites accueillant du public, restrictions des déplacements à travers le monde… Avec le Covid-19 et ses conséquences, tout pouvait concourir à ce que l’ensemble du secteur touristique puisse croire à un effondrement de l’activité.

Une impression confirmée avec une reprise très lente après le déconfinement puis un très mauvais mois de juillet (-15% en Vaucluse). Une lueur d’espoir cependant est venue de la bonne tenue du mois d’août (+5 %). De quoi permettre d’afficher ‘seulement’ -10 % de nuitées pendant l’été. La partie était pourtant mal engagée : depuis le début de l’année, le Vaucluse affichait un retrait global de -27 % de nuitées soit 4,4 millions en moins par rapport à 2019.

«Dès le confinement, VPA (ndlr : Vaucluse Provence attractivité, l’agence de développement touristique du Département) a pris le mesure de la situation, dans un contexte qui survenait à l’aube de la saison estivale, explique Maurice Chabert, président du Conseil départemental et de VPA. L’agence a donc adapté ses actions et s’est recentrée sur le marché français.»

Et cela semble avoir payé puisque le nombre nuitées françaises affiche +10 % sur juillet et août. Pas de quoi compenser cependant les -30 % de nuitées d’étrangers sur la même période. Il faut dire qu’avec la disparition de la clientèle américaine (1er client étranger des hôtels du département) ainsi que des touristes asiatiques le coup a été rude. «Malgré tout, VPA n’a pas pour autant délaissée ses clientèles étrangères», poursuit le président du Département. Les équipes de l’agence dirigée par Cathy Fermanian ont aussi axé leurs actions sur les pays du Nord de l’Europe. Résultat : l’arrivée en force des Belges (+26 % en juillet et +32 % en août) et des Suisses (+24 %), le quasi maintien des Néerlandais (-2 %) mais la forte baisse des Britanniques (-39 %) en raison des incertitudes liée au Brexit.

« Cette crise a accéléré et renforcé certaines tendances. »

Cette présence n’a toutefois pas été homogène dans le département. En recherche d’espace et de nature, loin des villes et des contraintes liées, notamment, à la Covid-19. Si le nombre d’étrangers est en baisse partout, la présence de touristes hexagonaux est tout autant à la hausse sauf dans le Grand Avignon (-22 % de clientèle française et -55 % d’étrangers). Dans le même temps, le Luberon totalisait + 19 % de fréquentation française, la Vallée du Rhône +10 % et le Ventoux +5 %.

« Le mois de juillet a été catastrophique, confirme Cécile Wiertlewski, directrice de l’Office de tourisme pour Avignon-tourisme. Durant cette période nous avons enregistré une baisse de fréquentation du Palais des papes de -47 % et le tourisme d’affaires est également en forte baisse. Nous avons lancé, en urgence, des programmes d’animation qui nous ont toutefois limité les dégâts (ndlr : le spectacle de lumière Hélios a attiré 300 000 spectateurs cet été contre 120 000 en 2019. »

«Pour le Palais des papes, cette baisse de fréquentation entraîne un manque à gagner de plusieurs millions d’euros », confirme Joël Peyre, délégué aux Finances de la ville d’Avignon qui est caution de la structure.

«Cette crise a aussi accéléré et renforcé certaines tendances, constate Cathy Fermanian. Les gens recherchent de l’espace, de l’authenticité. Ils veulent donner du sens à leurs vacances en privilégiant un tourisme durable avec des activités nature et des circuits courts.»

Grand gagnant de ces bouleversements ? L’Isle-sur-la-Sorgue, Saumane et Gordes qui ont délogé Avignon de la première place des lieux les plus fréquentés en Vaucluse durant l’été 2020.

« Une chute brutale de la fréquentation avec le classement du département en zone rouge début septembre.»

«Nous n’avons jamais eu autant de monde alors que nous avions annulé la quasi-totalité de nos événements, assure Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle et vice-président de VPA en tant que vice-président du Conseil départemental. Cela a d’ailleurs entraîné des problèmes de sur-fréquentation de certains sites et pose la question de nouvelles stratégies afin d’analyser la capacité de nos territoires afin de ne pas concentrer trop de monde à certains endroits. Comment gérer ses flux avec les problèmes de stationnement, de forces de sécurité, d’environnement, de nuisances ou bien encore de déchets, car cela risque d’excéder les habitants comme nous avons pu le constater cet été au partage des eaux.»

«Nous avons sauvé les meubles malgré l’annulation des Chorégies qui a eu un impact jusque dans le sud de l’Ardèche, la Drôme provençale et le Gard Rhodanien», précise Hubert Maillot directeur de l’Office de tourisme d’Orange-Châteauneuf-du-Pape qui a enregistré -54 % sur le Théâtre antique en juillet août et -91% pour les groupes.

«En revanche, cette année est celle du vélo avec + 70% par rapport à 2017 sur le point de passage de Caderousse via la Via Rhôna, même si nous constatons une chute brutale avec le classement du département en zone rouge début septembre.»

«Nous observons également une baisse de la clientèle locale due à l’annulation des événements de l’été, complète Guilhem Millet, directeur de l’office de tourisme de Pernes-Les-Fontaines. Les visites guidées diminuent fortement alors que les activités familiales comme ‘Intrigue dans la ville’ connaissent une forte demande.»

Même conclusion pour Franck Delahaye, directeur de l’office de tourisme Luberon cœur de Provence : «-96 % sur les tours opérateurs, mais un très grand engouement pour le Luberon».

« Quel avenir pour les petits campings qui ont consommé le Prêt garanti par l’État ? »

A l’approche des vacances de la Toussaint, les structures de promotion touristique de Paca vont relancer une campagne de publicité ‘On tous besoin du Sud’ à destination des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes, de la région parisienne et d’Occitanie. Pour cela 300 000€ seront consacrés à des spots radio ainsi qu’à une communication digitale.

Trop tard pour les campings ? «Avec le coup de frein de septembre, pour nous la saison est terminée», constate Jeanine Guindos, présidente du syndicat de l’hôtellerie de plein air de Vaucluse. Au final, les campings de Vaucluse affichent une baisse de fréquentation de l’ordre de 30 %. «Le locatif a mieux marché que les emplacements. Les gens ont certainement eu un peur des communs avec le virus», poursuit la représentante des campings du département. «Il y a des remboursements à faire suite à des annulations et la plupart des petits campings ont consommé le PGE (Prêt garanti par l’État). Que vont-ils devenir en 2021 ?».

«On ne mesure pas ce qui s’est passé, complète Patrice Mounier président de l’Umih 84 (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie). Si on a été tout juste correct pendant 40 jours, il faut se rendre aussi à l’évidence : on a fait une saison de m… ! Ceux qui ont pu s’en sortir sont ceux qui ont un nom. Mais les plus petits, qui ont réduit leur capacité d’accueil de 50 %, ne sont plus en capacité de faire face. Il y a beaucoup de professionnels en pleine détresse et de nombreux restaurateurs et hôteliers risquent bientôt de fermer définitivement.»

«Avignon a pourtant le vent en poupe, assure Cécile Wiertlewski d’Avignon-tourisme. Dès que l’on pourra reprendre, tout le monde sera dans les Starting-Block que ce soit les Tours opérateurs ou les acteurs du tourisme d’affaires.»

Un ressenti que confirme Cathy Fermanian : «Nous continuons à travailler sur tous nos marchés y compris les plus lointains pour être prêts dès que l’on pourra voyager plus librement.»

L’enjeu est de taille pour le territoire car, dans une année normale, le Vaucluse accueille 4 millions de touristes dont près de 50 % d’étrangers (20 % viennent des USA et d’Asie). Un secteur qui pèse 1,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel pour 16 500 emplois directs et 21,8 millions de nuitées.


Tourisme en Vaucluse : cela aurait pu être pire

L’Artisanat régional a perdu un quart de son chiffre d’affaires au premier semestre 2020. D’où le plan de relance de la Chambre des métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur (CMAR Paca) qui prévoit de réunir autour de ce projet de dynamisation économique un budget de 6,5 à 7 M€ auprès de l’Etat, l’Europe, le Conseil régional et les collectivités. Il vise, au cours des deux prochaines années, à accompagner la modernisation de 2 700 entreprises. Mais aussi à faire face à la hausse du stock des entreprises en grande difficulté en leur apportant un secours financier. Le coup d’envoi de ce plan de relance vient d’être donné avec une campagne de communication pour valoriser – jusqu’à la fin du mois d’octobre – l’image des 250 métiers de proximité du secteur artisanal (budget : 300 000€). Thierry Aubert, chargé de la délégation vauclusienne de la CMAR Paca souligne les particularités locales et commente les enjeux de ce plan à l’échelle départementale.

 

Au plan régional, un chiffre étonne : la baisse du nombre de radiation de près de 40% entre janvier et août 2020 (versus 2019). Avons-nous une situation comparable en Vaucluse et peut-on en conclure que tout ne va pas si mal ?

« Prudence avec les chiffres enregistrés cette année. Il y a bien une baisse du nombre de radiations. Cependant, il faut regarder ces chiffres avec beaucoup de recul : il est très probable qu’un certain nombre d’entreprises artisanales qui se maintiennent actuellement auront à affronter des difficultés de trésorerie sévères, quand il faudra rembourser les charges et dettes qui ont été reportées. On constatera alors de grosses pertes d’entreprise. »

« Devoir affronter bientôt des difficultés de trésorerie sévères. »

En ce qui concerne notre département, quels sont les principaux sujets de préoccupation et de satisfaction pour le secteur artisanal aujourd’hui ?

« La suppression d’événements majeurs tel que le festival d’Avignon et d’autres événements à forte vocation touristique ont eu un impact très néfaste sur l’économie locale et l’artisanat est fortement impacté. L’arrêt ou lefort ralentissement des programmes de bâtiments, les difficultés d’approvisionnement, ont fortement touché le secteur du BTP. Alors que l’on pouvait entrevoir un frémissement de reprise, le redémarrage de la crise sanitaire engendre à nouveau des conséquences négatives sur l’économie de proximité avec un ralentissement dans tous les secteurs et notamment celui des services à la personne. »

 

Près de la moitié des artisans n’ont pas de salariés. Pour eux, les 1500€ du gouvernement est la seule ressource lorsque l’activité s’est arrêtée. Ce dispositif de solidarité fonctionne t-il bien ?

« Ce dispositif de solidarité est une bonne chose, il offre une soupape et un filet de sécurité pour les artisans et pour bien des artisans cela a été leur seule source de revenu pour faire face à leurs besoins alimentaires. Cependant, ce n’est pas suffisant, il faut permettre aux artisans d’accéder plus facilement au ‘niveau 2’ du fonds de solidarité qui permet aux entreprises artisanales de recevoir une sécurité supplémentaire allant de 2 000 à 10 000€. »

 

Quels sont les moyens pour aider les chefs d’entreprisesartisanales à reconstituer une trésorerie et à faire patienter fournisseurs et transporteurs ?

« Aujourd’hui, nous initions deux nouveaux dispositifs : ‘Déclic Rebond’ et ‘Déclic Accès’ à la commande publique afin de permettre aux entreprises de s’ouvrir à de nouveaux marchés. La commande publique est un levier essentiel de la relance. Nous mettons en place un accompagnement individuel de l’entreprise pour faire le point de sa situation et l’aider à repartir. »

« Mettre l’artisan dans le cœur des consommateurs. »

Quelles sont les actions les plus importantes du plan de relance envisagé par la CMAR pour réussir la reprise et assurer l’avenir du secteur dans notre département ?

« S’il fallait mettre en avant l’une des actions les plus importantes de ce plan de relance, je vous parlerais de l’accompagnement des artisans dans la transition numérique. Grâce au programme ‘Accompagner la transition numérique des entreprises artisanales de Paca’ financé par le Conseil régional de la Région Sud, nous avons accompagné près de 1 700 entreprises en deux ans. Nous sommes très heureux de ce succès mais nous avons voulu aller plus loin et notre objectif est de pouvoir accompagner 2 700 entreprises artisanales sur les deux années à venir. Par ailleurs, la transition écologique et énergétique est l’avenir des artisans, nous y prendrons toute notre part avec les actions d’accompagnement notamment dans le domaine de la rénovation énergétique et du programme ‘Rénover+’, les actions du type ‘Répar’acteurs’, les ‘écodéfis’ avec les collectivités locales. Il faut aussi rappeler l’importance du « Consommez local, consommez artisanal » avec la mise en place d’une campagne de communication d’envergure pour mettre l’artisan dans le cœur des consommateurs. Et puis continuer à nous impliquer pour l’apprentissage en prenant toute notre place dans le plan jeune. Il est bon de rappeler que la CMAR Paca avec ses 7 CFA (Centre de formation des apprentis) forme plus d’un apprenti sur 5 dans notre région soit 6 000 jeunes formés par an. »

 

Durant cette crise, on a vu l’activité d’acteurs de la vente à distance se développer fortement parce qu’elle offre des prix et un service de livraison à domicile. Dans quels domaines votre secteur apporte une image de modernité qui attire les consommateurs ?

« La période de confinement a permis au consommateur de renouer un contact privilégié avec l’artisanat qui se doit répondre efficacement aux nouvelles attentes : participation à des dynamiques territoriales, à des initiatives locales de mutualisation (livraisons, plateformes de commande en ligne, ‘drive’» spécialisés dans les produits locaux), capitalisation sur la prise de conscience d’un besoin de proximité et sur les avancées initiées pendant la période de confinement et de déconfinement. Nous avons créé une place de l’artisanat ‘Artiboutik’ permettant aux artisans d’entrer dans le e-commerce et de gagner de nouveaux clients. Cette plateforme nous sommes en train de l’amplifier et de la faire connaître. »

 

Vidéo de valorisation des entreprises labellisées Patrimoine vivant, une belle mise en lumière d’artisans d’exception sur notre territoire de Vaucluse ! 

 


Tourisme en Vaucluse : cela aurait pu être pire

L’UP-Medef 84 organise la 3e édition des Trophées de l’UP-Medef 84, mettant à l’honneur les entreprises Vauclusiennes innovantes. Elles pourront concourir dans une des six catégories proposées : ‘Très petite et moyenne entreprise’ pour une entreprise remarquable pour son activité et son rayonnement territorial ; ‘Mise en valeur du territoire’ pour une entreprise qui, par son implantation et/ou ses actions contribue au développement et au dynamisme du territoire ; ‘Entreprise agile’ pour une entreprise qui a su s’adapter rapidement face à des changements inattendus; ‘Chef d’entreprise’  pour une entreprise dont le dirigeant a su mettre l’humain au cœur de son développement ; ‘Communication innovante’ pour une entreprise ayant su faire preuve de talent et d’audace dans sa communication et ‘Association de l’économie sociale et solidaire’ pour une association de proximité qui agit au service des autres.

Les entreprises souhaitant participer à la 3e édition des trophées de l’UP-Medef 84 peuvent candidater à partir de la fiche contact ici jusqu’au 8 novembre inclus sur ce mail : contact@upmedef84.fr

UP-Medef 84. Agroparc. 60, chemin de Fontanille. BP 91 246. 84911 Avignon cedex 9. 04 90 88 08 41


Tourisme en Vaucluse : cela aurait pu être pire

Après avoir accordé une première aide exceptionnelle d’un montant de 5 000 € aux communes du Gard frappées par les inondations de la fin du mois de septembre, l’Association des maires de Vaucluse (AMV) a, malheureusement, tenu à témoigner à nouveau sa solidarité aux habitants d’autres communes durement frappées par d’autres aléas climatiques.

Ainsi, l’AMV, co-présidée par Jean-François Lovisolo, maire de la Tour d’Aigues, et Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue, apporte maintenant son soutien aux communes des Alpes-Maritimes inondées après le passage de la tempête Alex dans la soirée du 2 octobre

« L’AMV, sensible aux dégâts qui touchent les personnes et les biens, explique les responsables de l’association d’élus,  a décidé d’allouer une première aide exceptionnelle d’un montant de 5 000 € à destination des communes les plus durement touchées. »


Tourisme en Vaucluse : cela aurait pu être pire

Le Réseau Entreprendre Rhône Durance vient de tenir son assemblée générale. Mission ? Accompagner les créateurs et repreneurs d’entreprises afin d’accroître l’économie sur le territoire et de créer des emplois. En 2019, les chefs d’entreprise ‘lauréats’ –sélectionnés par l’association– accueillaient 1 315 personnes dont 142 emplois nouvellement créés cette même année. En 2020, le réseau vise l’accueil de 14 nouvelles entreprises lauréates pour 85 nouveaux emplois par an et l’octroi de 490 000€ de prêt d’honneur.

■ Dans le détail

« Le Réseau Entreprendre est un réseau de dirigeants d’entreprises expérimentés qui offre aux créateurs, aux repreneurs et aux développeurs d’entreprises un prêt d’honneur et un accompagnement gratuit, pendant une période de 2 à 3 ans », explique Marie-Laure Baron, la présidente du Réseau. « Il s’agit de faire émerger les PME et ETI (petites et moyennes entreprises et entreprises de taille intermédiaire) créatrices d’emplois dans nos territoires. » Résultat ? « Ce type d’accompagnement augmente fortement les chances de réussite des jeunes entreprises et favorise leur croissance : 92% des entre- prises accompagnées sont toujours en activité après 3 ans. » Objectif ? Créer au moins 5 emplois à 3 ans. Au niveau national, 52% des lauréats des promotions 2014-2018 étaient salariés avant de construire leur projet. 30% des entreprises lauréates, sur cette même période, ont développé leur activité à l’inter- national. 81% des lauréats sont des hommes et 19% des femmes.

■ 3 parcours d’accompagnement

Le Réseau Entreprendre s’adresse aux créateurs, repreneurs, start-upers et porteurs de projets innovants ainsi qu’aux entrepreneurs sociaux… Les programmes d’accompagnement tablent sur la finalisation du projet, son démarrage, son développement et sa croissance. C’est ainsi que le programme ‘Start’ permet de renforcer son projet en l’étudiant plusieurs mois avant de lancer la phase de création d’une entreprise. Le programme ‘Booster’ s’articule autour d’un passage de cap pour entamer le développement significatif de l’entreprise sur une durée de 2 à 3 ans tandis que le programme ‘Ambition’ a pour objectif la croissance. Il est, là, question de changer d’échelle et de doubler l’activité sur une phase qui peut s’étendre, là encore, sur 2 à 3 ans.

■ En chiffre

Près de 135 porteurs de projets ont approché le Réseau Entreprendre Rhône-Durance durant l’année écoulée. 28 candidats ont été reçus, 16 projets ont été étudiés, 15 ont été présentés en comité et 14 acceptés, dont 8 concernaient des créations d’entreprises et 4 des reprises. Le montant total de prêt d’honneur octroyé a été de 530 000€ et le montant moyen versé de 37 857€. Le Réseau Entreprendre aura accompagné 103 entreprises depuis sa création en 2003 dont 82% étaient pérennes à 3 ans et 65% à 5 ans.

« Ensemble, faisons réussir les entrepreneurs ambitieux. »

■ Se retrouver

L’association organise des rencontres thématiques mensuelles dédiées au retour d’expérience et à l’intervention d’experts qui sont, notamment, intervenus sur ‘La gestion du temps’ ; ‘L’analyse des tableaux de bord’ ; ‘Les financements, la levée de fonds, la trésorerie’ ; ‘Le management humain et innovant’ ; ‘La démarche appréciative et la révolution positive’ ; ‘Bien-être et coaching’. D’autres rendez-vous étaient dédiés à la visite d’entreprises comme ‘MG imprimerie’ ; ‘La Carrière Delorme travaux publics’ ; ‘Le groupe Moscatelli’ ; ‘L’entreprise A&O’…

■ Le guide du recruteur

L’association a conçu et édité pour la 2e édition le Guide du recruteur 2019-2020, qui recense 109 organismes de formation situés en Vaucluse, dans le Nord des Bouches- du-Rhône, dans l’Est Gardois indiquant précisément les noms et coordonnées du responsable du recrutement afin de permettre aux entreprises de trouver, très rapidement, un collaborateur ou un stagiaire dans son secteur. L’annuaire regroupe 876 formations diplômantes, 14 secteurs d’activité et 6 niveaux d’études du CAP au doctorat. Le guide du recruteur est téléchargeable ICI

■ Fonctionnement

Marie-Laure Baron préside Réseau Entreprendre Rhône Durance. L’association est dirigée par Brigitte Borel avec, à ses côtés, Carole Leleu, chargée de mission. La structure est financée, à hauteur de 15% par des subventions diverses et à 85% par les cotisations annuelles des membres chefs d’entreprise à hauteur de 1 695€ –dont 60% éligibles à réduction d’impôt– assortis d’heures de bénévolat dédiées à l’accompagnement des chefs d’entreprise. Le fonds de prêt est financé par un Collège des financeurs régional constitué pour les 5 associations Réseau Entreprendre de la Région Sud. Ce Collège est composé de BPI, SMC, Crédit Agricole, Caisse d’Epargne et Banque Populaire.

■ Le Conseil d’administration

Le Conseil d’administration est présidé par Marie-Laure Baron accompagnée par Jérôme Antonin, Hélène Bout, Eric Bruxelle, Laurence Castelain, Lionel Dosne, Pascal Germain, Stéphane Granier, Daniel Labails, François Llado, Jean-Marc Mielle, Jean-Gabriel Olivier, Pierre Pernias, Joseph Roussel, Olivier Rousset, Emmanuel Sertain, Jean-Charles Teyssier et Arnaud Tribhou.

■ Les partenaires

Les partenaires du Réseau Entre- prendre sont La Banque populaire Méditerranée, la Caisse d’Epargne Cepac (Provence-Alpes-Corse et Côte d’Azur), Le Crédit Agriocole Côte d’Azur et Alpes-Provence, la Société marseillaise de crédit, BPI France. Les partenaires régionaux sont La Région Sud, Deloitte, Lafarge, EDF, Une rivière un terri- toire, CIC, BNP Parisbas.


Tourisme en Vaucluse : cela aurait pu être pire

Alors que les grands électeurs vauclusiens viennent de désigner les 3 sénateurs de Vaucluse, retour sur cette élection où les partis traditionnels restent les grands vainqueurs.

Sur les 1251 suffrages exprimés, 411 sont allés à Jean-Baptiste Blanc (LR), 356 à Alain Milon (LR réélu) et 284 à Lucien Stanzione (PS-Union de la gauche et des écologistes). Les deux autres candidates, Bénédicte Auzanot (Rassemblement national) et Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud) n’ont recueilli respectivement que 157 et 43 voix.

Grand gagnant de ces sénatoriales, donc, l’avocat Jean-Baptiste Blanc, 48 ans, adjoint au maire de Cavaillon, secrétaire LR du département et 1er vice-président du Conseil Départemental en charge des finances. Sa priorité au Palais du Luxembourg : « Aider les communes et les élus de Vaucluse, être présent sur le territoire ».

Autre élu : Lucien Stanzione, 1er secrétaire du Parti Socialiste 84, ancien maire d’Althen-les-Paluds qui a réussi à réunir toutes les forces de gauche (PC, PRG) et les écologistes. Il veut « Faire un mandat concret, proche du terrain, des préoccupations des gens et organiser une à deux fois par an un séminaire local pour que remontent les doléances de la base ».

De retour au Sénat pour 6 ans, Alain Milon, maire RPR de Sorgues de 1989 à 2010, conseiller général de 1985 à 2005 et sénateur LR depuis 2004, où il a présidé pendant deux mandats la Commission des affaires sociales. Ses priorités : « La santé, la dépendance et le financement du grand âge ainsi que les retraites ». Il salue au passage le renforcement de la présence d’élus LR au Sénat et la percée des écologistes et souligne que « La Haute assemblée est celle qui a la meilleure représentation nationale des différentes sensibilités. »

«L’ancien monde a encore de beaux restes.»

En revanche, ‘En Marche’ reste en rade…Le parti présidentiel avait choisi comme candidate Laurence Chabaud, maire de Saumane et directrice du Service environnement dans la Communauté d’agglomération Luberon – monts de Vaucluse, une fonction jugée incompatible par le Tribunal Administratif de Nîmes qui a invalidé sa candidature. Elle a donc jeté l’éponge avec Claude Haut, 2e sur sa liste, ancien maire socialiste de Vaison-la-Romaine depuis les inondations de 1992, président du Conseil Général (2001-2015), sénateur depuis 1995, qui avait pris le train ‘En Marche’ en 2017 dans la foulée de l’élection d’Emmanuel Macron.

Gauche et droite, piliers de ‘l’ancien monde’, restent donc prééminentes dans le Vaucluse qui envoie au Sénat deux Républicains et un Socialiste. Emmanuel Macron qui n’était arrivé que 3e au 1er tour de la dernière présidentielle (20,75% des voix) derrière Jean-Luc Mélenchon (28,35%) et Marine Le Pen (21,15%) ne s’est toujours constitué un socle solide dans le département où pour les dernières municipales de 2020, les élus de la REM ont totalisé 0,93% des inscrits au 1er tour. Et certains observateurs de la vie politique vauclusienne s’interrogent sur l’absence de la REM aux Sénatoriales : « Soit c’est une boulette de débutants… Soit, ils l’ont fait exprès pour ne pas prendre une déculottée. »


Tourisme en Vaucluse : cela aurait pu être pire

Suite à l’épisode cévenol qui s’est abattu sur le Gard récemment, le conseil d’administration de l’Association des maires de Vaucluse (AMV) a tenu à témoigner sa solidarité aux habitants des communes de ce département voisin. L’association des élus vauclusiens a ainsi décidé d’apporter son soutien à travers une première aide exceptionnelle d’un montant de 5 000 €.

Ce n’est pas la première fois que l’AMV manifeste ainsi sa solidarité. L’an dernier, l’association co-présidée par Jean-François Lovisolo, maire de la Tour d’Aigues, et Pierre Gonzalvez, maire de l’Isle-sur-la-Sorgue, avait participé, à hauteur de 10 000 €, à la collecte nationale pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris ou bien encore au soutien à la reconstruction de l’île française de Saint-Martin dans les Caraïbes (pour un montant de 10 000€) après l’ouragan Irma en 2017.


Tourisme en Vaucluse : cela aurait pu être pire

Entretien avec le Colonel Jean-Christophe Le Neindre, patron des gendarmes de Vaucluse : « Je suis à la tête d’un groupement résolument engagé au service de la population. »

Il est en poste depuis le 1er juillet 2019 dans un département où il commande plus de 700 militaires d’active et près de 400 réservistes. Auparavant, le colonel Jean- Christophe Le Neindre a fait ses études au lycée militaire d’Aix-en-Provence, à l’école de l’Air de Salon-de-Provence puis son parcours l’a amené à devenir chef d’escadron à Sélestat, à diriger l’antenne GIGN de Cayenne, à la Gendarmerie de Colmar ainsi qu’à être chargé de mission auprès de l’Association des maires de France (AMF).

 « Globalement, la population a l’esprit civique. »

Si les chiffres de la délinquance ne sont pas excellents (+6,8% de violences sexuelles, +4,7% de cambriolages, +2,4% d’atteintes volontaires à l’intégrité physique) selon le ministère de l’Intérieur pour 2019 dans le Vaucluse, « avec la crise sanitaire, sociale et économique induite par la Covid-19, nous avons mis en œuvre, avec l’aide du Préfet, une organisation adaptée pour répondre, jour et nuit, aux sollicitations des Vauclusiens », explique Jean- Christophe Le Neindre. « Nous avons vécu un printemps et un été particuliers. Les frontières ont été fermées, le flux de touristes a été différent, chacun voulait son petit coin de verdure, de nature, on a assisté à quelques crispations, quelques tensions, sans plus. On n’est ni à Dijon (rixes avec des Tchétchènes), ni à Bayonne (chauffeur de bus mortellement agressé). La population est compréhensive, globalement, elle porte le masque, respecte les gestes barrières, elle a l’esprit civique. Nous avons mené des contrôles de bon aloi. Même si certains conducteurs se sont défoulés sur les autoroutes en moto ou en berline avec de très grands excès de vitesse, à plus  de 200km/h. Les suspensions de permis de conduire ont grimpé de 12%. Mais, en revanche, avec le confinement, le nombre d’accidents de la route a reculé, avec moins de victimes. »

Le Colonel Le Neindre poursuit : « Avec la crise de la Covid, nous avons mis sur pied un ‘Détachement d’appui territorial’ avec une trentaine de réservistes opérationnels par jour sur le terrain, par exemple au Pontet, à Bollène ou à Gordes pour vérifier le port du masque, le respect des distanciations avec bienveillance et discernement, mais les plus récalcitrants qui n’observaient pas les règles, rares heureusement, ont été verbalisés. » Autre initiative à l’actif des gendarmes, soutenir les maires, notamment les nouveaux élus issus des municipales 2020. « Nous avons reçu un renfort de gendarmes mobiles, soutenus par des réservistes, organisé des patrouilles à cheval dans le Luberon, en canoé sur la Sorgue, en VTT autour d’Orange et Carpentras pour aller au-devant de la  population autochtone et des touristes. »

« Surveillance de l’outil de travail pendant le confinement. »

« Pendant le confinement, nous avons surveillé les entreprises, les commerces fermés et les dépôts de marchandises pour qu’ils ne  subissent pas de cambriolages, les pharmacies pour qu’on ne dérobe ni masques ni  gel hydro-alcoolique, mais aussi les exploitations agricoles pour éviter les vols de tracteurs ou de fuel et ainsi préserver l’outil de travail de chacun. Les personnels soignants, et pas seulement les médecins et infirmières, ont bénéficié de coupe-files avec caducée pour circuler plus facilement au service des malades. »

Contrairement à l’image d’Epinal, les véhicules des patrouilles de gendarmes ne sont pas hors d’âge et délabrés… Le groupement de Vaucluse voit sa flotte régulièrement renouvelée par des véhicules récents et puissants « Nous avons une Mégane RS pour l’escadron autoroutier, mais aussi des motos, des vans dans lesquels les groupes d’intervention peuvent mettre tout leur matériel quand ils partent en mission. »

Le Colonel se félicite de la réaction de ses troupes : « Pendant le confinement, des gendarmes qui étaient en vacances les ont annulées pour reprendre du service, ‘Je veux revenir pour être utile quand mon pays en a besoin’ a expliqué l’un d’eux. Ou encore : ‘J’ai gardé ‘l’esprit Charlie’, quand je me lève le matin, je fais mon métier de gendarme, je me mets naturellement au service de la population’. »

D’ailleurs, la gendarmerie recrute à des degrés divers d’âge et de qualification. Elle a besoin de ‘réservistes opérationnels’, qui ont déjà un métier mais qui peuvent travailler 60 jours par an pour la gendarmerie en étant rémunérés. Pour les jeunes, existe le SNU (Service national universel). Dix-sept vont bientôt être reçus pour suivre un stage d’acculturation aux métiers de la gendarmerie à la Toussaint. En liaison avec Bertrand Gaume, le Préfet de Vaucluse, des ‘Cellules territoriales de prévention et de contact’ avec les maires permettront d’associer des citoyens et des référents par quartier et par commune, pour qu’ils recensent les difficultés qu’ils rencontrent et apportent une solution d’apaisement, de mieux vivre ensemble.

 « De plus en plus d’échange de proximité. »

Grâce à la PSQ (Police de sécurité du quotidien), les forces de l’ordre ont développé leur implication sur le terrain, au contact de la population, en un an +60% d’échanges de proximité sur les marchés et dans les commerces, en discutant avec les gens dans la rue, pour connaître les attentes des territoires, prendre le pouls du Vaucluse. Avec l’organisation Jeux olympiques en France en 2024, la gendarmerie a besoin de beaucoup de monde pour l’accueil du public, des équipes du monde entier, la sécurisation des stades et des hôtels dans lesquels séjourneront les délégations olympiques. Ils toucheront environ 100€ par jour. Et le Colonel Le Neindre le dit haut et fort pour conclure : « Je suis à la tête d’un groupement solide, efficace, motivé, disponible, entraîné, résolument engagé au profit de la population. Et ce qui nous fait tous avancer, dans la gendarmerie, c’est l’envie. »


Tourisme en Vaucluse : cela aurait pu être pire

Pas de bouleversement en Vaucluse à l’occasion des élections sénatoriales qui viennent de se tenir aujourd’hui. Les 1 303 grands électeurs du département envoient deux sénateurs LR et un sénateur socialiste siéger pour 6 ans au palais du Luxembourg.

Pas moins de 2h et quart ont été nécessaires pour dépouiller le scrutin à la Préfecture… Vainqueur, Jean-Baptiste Blanc, conseiller départemental en charge des finances qui a été élu (411 voix, soit 32,86 %). Il succède, à 48 ans, à l’inoxydable Alain Dufaut, sénateur depuis 1987 qui ne se représentait pas. Autre entrée au Sénat, celle de Lucien Stanzione (284 voix, 22,7%), longtemps maire d’Althen-les-Paluds, actuellement président de la Fédération Socialiste de Vaucluse. Quant à Alain Milon, il rempile pour 6 ans (356 voix, 28,46 %). L’ancien maire de Sorgues, médecin de formation, est notamment président de la commission spéciale sur le projet de loi relatif à la bioéthique ainsi que de la commission d’enquête pour l’évaluation des politiques publiques face aux grandes pandémies à la lumière de la crise sanitaire de la covid-19 et de sa gestion.

Aucune femme de Vaucluse n’a été élue à la Haute Assemblée, puisque la Rassemblement national (RN) Bénédicte Auzanot n’a recueilli que 157 suffrages (12,55 %) et Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud), 43 (3,44 %).

Voir les résultats du Vaucluse en détails sur le site du ministère de l’intérieur.

 

https://www.echodumardi.com/tag/vaucluse/page/164/   1/1