31 août 2026 |

Ecrit par le 31 août 2026

Bilan délinquance 2020 : L’état de crise sanitaire redistribue les cartes

Bertrand Gaume préfet de Vaucluse a présenté les chiffres de la délinquance 2020. Si la plupart des chiffres sont à la baisse, sur la durée, d’autres inquiètent comme ceux liés au trafic de stupéfiant, la cybercriminalité et la violence faite aux femmes.

Ce qui s’est passé
«Globalement et sur la durée nous observons une augmentation de la violence faite aux femmes ce qui nous a conduits à développer les dispositifs d’accueil, d’hébergement, le prêt de téléphones ‘grave danger’ et, bientôt, la mise en œuvre des bracelets anti-rapprochement,» a entamé Bertrand Gaume, préfet de Vaucluse.»

Délinquance Internet
«Si les infractions économiques et financières semblent avoir diminué nous constatons une augmentation des cyberattaques fishing, amorçage d’adresses et de pénétration dans les réseaux, chantages, demande de rançons… Dans ce cadre, avec le Colonel Le Neindre, nous avons créé un Comité départemental d’intelligence économique auquel participeront la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse, la Chambre des métiers, les clubs d’entreprises, afin de mettre en place des actions de prévention.»

1,2M€ de numéraire saisi issu du trafic de drogue 
«La lutte contre le trafic de stupéfiant, en Vaucluse, a été massive en 2020 grâce à l’augmentation des opérations menées par les forces de police et de gendarmerie, l’utilisation importante des amendes forfaitaires délictuelles et plus d’1,2M€ de saisie de numéraire. Les années 2020 et 2021 ont été marquées par le démantèlement de clans induisant la réorganisation de territoires et conduisant à des tensions locales mais ne donnant pas lieu à des règlements de comptes et à des morts. Il a eu également une réduction des attaques à main armée.»

Accidentologie
«Depuis 1990, nous sommes passés de 122 morts à 25 morts en 2020, ce qui est à mettre au crédit du 1er confinement, cependant l’année 2021 démarre avec 5 tués,» a conclut le préfet.

Dans le détail, Crimes et délits
Les indicateurs conjoncturels des crimes et délits ont globalement diminué, tant en zone police où la délinquance générale baisse de 18,05% en 2020 –pour moins 2 677 faits en 2019-, qu’en zone gendarmerie avec une diminution de 13% en 2020, pour moins 2 043 faits en 2019.» Egalement, le taux global d’élucidation des infractions a progressé de manière significative.

Visibilité des forces de l’ordre
La régression des chiffres de la délinquance est aussi à mettre au crédit des 2 920 patrouilles pédestres représentant 3 857 heures en zone police et 13 691patrouilles sur un volume de 32 690 des gendarmes sur leurs zones. Les violences physiques crapuleuses et non crapuleuses ont d’ailleurs fortement reculé, pour la 1re fois depuis 4 ans, en zone police.

Baisse des atteintes aux biens (AAB)
Les cambriolages, les vols liés aux véhicules à moteur et les vols à main armées ont tous considérablement baissés. De bons chiffres dus aux mesures de confinement partiel ou total, à la fermeture d’établissements et la présence des patrouilles pédestres en zones gendarmerie et police. Les chiffres baissent tout aussi logiquement pour les atteintes volontaires à l’intégrité physique (Avip).

Les escroqueries et infractions économiques et financières (EIF)
Les infractions économiques et financières, elles, auraient une fâcheuse tendance à augmenter. Face à ce danger, la Préfecture va lancer une opération de sensibilisation auprès des acteurs économiques, institutionnels, et les particuliers à cette cybercriminalité, en lien avec l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et le pôle Atl@s créé en avril 2020 au sein du groupement de gendarmerie départementale.  

Trafic de stupéfiants
Le trafic de stupéfiant est le point noir du Vaucluse, à tel point que celui-ci s’est doté d’une cellule de renseignements opérationnels sur les stupéfiants (Cross) et animé par la police judiciaire d’Avignon. Celle-ci a saisi 51kg de cannabis, 31,5 d’herbe (soir le double qu’en 2019), 15kg de cocaïne et 78 000€ d’argent liquide. Mais c’est en zone gendarmerie que la lutte prend tout son sens avec +100% d’infractions liées au trafic de stupéfiant. Celle-ci a confisqué 21kg d’herbe de cannabis, 14 kg de résine de cannabis, 1 821 pieds de cannabis en culture, 4,5kg de cocaïne, 201 gr d’héroïne, 664 comprimés de drogues de synthèse, 432 800€ d’argent liquide et 1,3M€ au titre des avoirs criminels. Egalement, depuis le 1er septembre 2020, les infractions à l’usage de produits stupéfiants tombent sous le coup de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour laquelle 311 procès-verbaux ont été dressés.

Réseaux de narcotraficants & criminalité organisée
«En 2020, des clans criminels de la Reine Jeanne à Avignon, du Pous du Plan à Carpentras et de la cité du Dr Ayme à Cavaillon ont été démantelés ou fortement déstructurés. 26 armes ont été saisies dont 9 fusils d’assaut et 1 065 munitions. Le démantèlement des réseaux et ces saisies d’armes ont contribué à l’absence de règlement de compte en 2020, situation inédite depuis 2015, même si plusieurs tentatives d’homicides ont émaillé l’actualité locale, en lien avec des rivalités de clans.»

Violence faite aux femmes
On ne déplore aucun féminicide en Vaucluse en 2020, alors qu’il y en avait eu 4 en 2019. Les tentatives d’homicide dans un contexte familial ont diminué de moitié (2, contre 4 en 2019). En revanche, les plaintes progressent de 9%. Ainsi, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 2 413 plaintes. Près de la moitié concernaient des faits intrafamiliaux. 54 % des plaintes correspondent à des coups et blessures, toujours dans un cadre familiale et dans près de 7 cas sur 10.

Femmes punching-ball ?
Les plaintes relatives à des violences subies par des femmes majeures ont progressé de manière continue : + 44 % entre 2017 et 2020. Sur les deux dernières années, plus de 200 plaintes supplémentaires ont été enregistrées chaque année, dont près de la moitié relève encore des relations intrafamiliales. Les coups et blessures volontaires, les menaces ou chantage, les atteintes à la dignité et à la personnalité, ainsi que les infractions à caractère sexiste et sexuel progressent de manière significative (+50%). En 2020 12 femmes ont bénéficié du dispositif téléphone ‘grave danger’. Le téléphone est équipé d’une touche qui alerte immédiatement un service d’assistance. Son attribution est décidée par un procureur de la République. La demande d’hébergement des personnes victimes de violences a explosé en 2020 : +77 % (en moyenne 26 demandes par mois en 2020, contre 15 l’année précédente). La crise sanitaire a par ailleurs conduit l’État à mobiliser 10 000 € supplémentaires pour financer près de 5 000 nuits hôtelières ou en foyer spécialisé.

Baisse de l’accidentologie de Vaucluse
Sur les douze derniers mois, la mortalité routière est en forte baisse de -19,6%. Si cette baisse de mortalité est inédite, elle est surtout due à la crise sanitaire et ses corolaires : confinements et couvre-feu. En Vaucluse, 25 personnes ont été tuées dans 23 accidents de la route contre 39 tués en 2019. Ils avaient, en moyenne, 36 ans ! L’année 2020 devient donc avec 2015 (27 tués) la deuxième année la moins meurtrière de l’histoire dans le département. une baisse de mortalité à souligner et à mettre en perspective avec le nombre croissant, chaque année, de ventes d’automobiles. Les principaux facteurs d’accidents mortels en zone gendarmerie reste l’usage des stupéfiants et de l’alcool pour 38 % des accidents mortels, et la vitesse excessive pour 15 %. En zone police, le non-respect des règles de priorité et la vitesse excessive demeurent les principaux facteurs de mortalité tout au long de l’année.

Effectifs de la Gendarmerie et de la Police
En Vaucluse 1 333 professionnels œuvrent à la sécurité dans le département. Dans le détail, ce sont 631 personnels -comprenant les commissaires, officiers, gradés et gardiens, contractuels, personnels administratifs techniques et scientifiques- dans les 4 circonscriptions de police : Avignon, Carpentras, Cavaillon et Orange auxquels s’ajoutent 702 personnels militaires et civils ainsi que 380 réservistes agissant au sein des 4 compagnies et de l’escadron départemental de sécurité routière pour la gendarmerie de Vaucluse : Avignon, Carpentras, Orange, Pertuis.

Les chiffres 2020
Le Parquet d’Avignon a enregistré 27 000 procédures contre 30 000 habituellement tandis que le parquet de Carpentras en comptabilise 13 600 au lieu de 16 000 en 2019. La police judiciaire a dénombré 7 tentatives d’homicide contre 13 en 2019 et aucun en 2020 contre 2 en 2019.

Bertrand Gaume, Préfet de Vaucluse a présenté les chiffres de la délinquance 2020 avec, à ses côtés, (sur la photo de gauche à droite et de haut en bas) Philippe Guemas Procureur de la République près du Tribunal judiciaire d’Avignon, Pierre Gagnoud Procureur de la République près du Tribunal judiciaire de Carpentras ; Jean-Christophe Le Neindre Colonel commandant du groupement de la Gendarmerie de Vaucluse ; Jérémie Bosse Platière commissaire divisionnaire, chef de police judiciaire d’Avignon ; et Jean-Marc Luca directeur départemental de la Sécurité publique.

Bilan délinquance 2020 : L’état de crise sanitaire redistribue les cartes

Alors que la consultation publique sur le projet de LEO (Liaison Est-Ouest) de contournement de l’agglomération avignonnaise vient de s’achever, plusieurs personnalités publiques ont livré leur sentiment. Tous sont d’accord tandis que Cécile Helle propose une autre alternative.

 Jean-Baptiste Blanc, sénateur de Vaucluse
« L’Etat, dans les années 90 a retenu le projet de Liaison Est-Ouest d’Avignon comme une infrastructure vitale pour relier l’A7 (échangeur de Bonpas) à l’A9 (échangeur de Remoulins). Avignon se situe au sommet de l’arc méditerranéen et voit passer une grande partie du trafic reliant l’Italie à l’Espagne. Les usagers qui arrivent des cols alpins et qui transitent par Nice et Aix ne vont pas monter à Orange pour rattraper l’A9 à Remoulins. La LEO devait reformer, par le sud, le delta dont les 3 sommets étaient ; les échangeurs d’Orange, de Bonpas et de Remoulins tout en desservant la gare TGV d’Avignon (enclavée à ce jour) et la zone multimodale de Courtine. »

Effets collatéraux et développement économique
 « La tranche 1 de la voie LEO, inaugurée en 2010, ne reçoit actuellement, en trafic, que 5000 véhicules/jour ce qui est dérisoire pour un tronçon construit avec 130M€ d’argent public, poursuit le sénateur. La tranche 2 de cette voie LEO est prête à être lancée ne serait-ce que parce que les DCE (Dossier de consultation des entreprises) avaient été réalisées par la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) en 2005 puisque le pont amont sur la Durance était prévu au contrat de plan du moment au même titre que le pont aval. En outre, les acquisitions foncières sont déjà réalisées. »

« La LEO sera incontestablement l’épine dorsale économique du Grand Avignon. »

« Les 20 000 habitants de la rocade urbaine d’Avignon -secteurs inscrits dans le NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain) -supportent, sous leurs fenêtres, un trafic quotidien de 44 000 véhicules / jour (dont 3 000 poids lourds) et il y a une vraie urgence sanitaire. »
« A terme, cette voie LEO sera incontestablement l’épine dorsale économique du Grand Avignon irriguant les 3 départements concernés : Vaucluse, Gard et Bouches-du-Rhône. En termes de développement économique et de desserte des points névralgiques du Grand Avignon, la LEO est une exigence. Elle desservira la gare TGV, le technopôle agro-alimentaire d’Agroparc, le parc des expositions, l’Institut National de la Recherche Agronomique, l’aéroport d’Avignon, le MIN (Marché d’intérêt national) de Châteaurenard, la zone multimodale de Courtine et le carrefour giratoire des Angles. »

La gare TGV
« S’agissant plus particulièrement de la gare TGV d’Avignon, inaugurée le 22 juin 2001, elle est actuellement l’une des gares les plus fréquentées. Prévue initialement pour 1,8 millions de voyageurs, elle est aujourd’hui fréquentée par près de 3 millions de personnes et 60 trains par jour desservent cette gare. Sans la voie LEO, cette gare TGV se situe dans une impasse. »
« Il est urgent donc d’accélérer la réalisation totale du U central de la LEO dont la DUP date de 2003 et de réaliser la globalité de la 2e tranche avec le pont amont sur la Durance jusqu’au carrefour de l’Amandier. Il est aussi urgent de réfléchir à la réalisation de la tranche 3 qui permettra de réaliser la liaison de la gare TGV avec le giratoire des Angles en franchissant le Rhône par un viaduc afin que cette voie LEO réponde enfin à ses objectifs ; être une infrastructure vitale pour relier l’A7 (échangeur de Bonpas) à l’A9 (échangeur de Remoulins),» conclut Jean-Baptiste Blanc.

Maurice Chabert, président du Conseil départemental de Vaucluse
Pour Maurice Chabert : « La nécessité de la liaison Est-Ouest est reconnue et attendue depuis maintenant trop longtemps ; tous les acteurs impliqués s’accordent sur l’utilité du projet en terme de santé publique ; la viabilité des alternatives nouvelles proposées n’est pas prouvée et semble même reporter sur d’autres secteurs les problèmes au lieu de les régler. »

« Le pont de l’Europe n’est pas dimensionné pour supporter l’important flux de trafic qui l’emprunte. »

« Egalement, l’absence de LEO laisse au point mort le fret intermodal fer-Rhône-route et fragilise la gestion des ouvrages de franchissement du Rhône et de la Durance par lesquels transitent quotidiennement une grande partie des habitants et des activités du bassin de vie d’Avignon. Le pont de l’Europe n’est pas dimensionné pour supporter l’important flux de trafic qui l’emprunte et ne pourra supporter durablement seul le trafic par-delà le Rhône. Le pont de Rognonas, seul ouvrage de franchissement de la Durance au sud d’Avignon, montre également d’importants signes de dégradations qui vont nécessiter une rénovation de forte ampleur, voire la réalisation d’un nouvel ouvrage parallèle. Désormais l’ensemble des financeurs, dont le principal, l’Etat, ont adhéré au projet actuel et sont prêts à s’engager. »

Darida Belaïdi, conseillère départementale du canton Avignon Sud
« Plus de 40 000 véhicules empruntent chaque jour la deux fois deux voies de la rocade d’Avignon, rappelle Darida Belaïdi, conseillère départementale de ce canton situé en première ligne de ce projet. Les 30 000 habitants et riverains de la rocade respirent des gaz d’échappement toute la journée. C’est pire qu’une autoroute sous leurs fenêtres : C’est une autoroute à l’arrêt, des bouchons, moteurs tournants, avec pour conséquence, du bruit, des insomnies, une incidence des cancers et des pathologies respiratoires ou cardiovasculaires plus importante que dans le reste de la Région Sud. »

« Alors oui, la LEO, il est temps. »

« Alors oui, la LEO, il est temps, poursuit l’élue. Il est certain que rien n’est jamais parfait, quand on lance des projets de cette envergure il y a obligatoirement des insatisfaits. Mais les habitants de la rocade comme tous les êtres humains font partie de la biodiversité, ils méritent, comme tous les avignonnais de vivre, dans un environnement apaisé et respirable. Il y aurait d’ailleurs une incohérence politique si la LEO était encore une fois reportée aux calendes grecques. On ne peut injecter dans le même temps des millions d’euros dans le cadre du NPNRU pour le bien-être et l’amélioration du cadre de vie des habitants de la rocade, et en même temps, laisser perdurer cette autoroute urbaine au milieu de milliers d’habitants. »

Cécile Helle, maire d’Avignon
Pour Cécile Helle, « il est urgent de réaliser une voie de contournement routier d’Avignon par le sud pour faire de la ville-centre un territoire zéro transit et pour que la rocade Charles-de-Gaulle redevienne un boulevard ; de déclasser, la rocade, aujourd’hui considérée comme voie à grande circulation, pour en finir avec son caractère éminemment routier, et lui donner un caractère urbain, et donc plus humain. »

« Réaliser de véritables études sur la faisabilité d’un tracé rive gauche de la Durance s’appuyant sur l’ossature du réseau routier. »

Le maire de la cité des papes insiste également sur la nécessité « de démarrer les travaux de connexion des autoroutes A7 et A9 au droit d’Orange notamment pour les poids lourds en transit, avec la jonction est/ouest et ouest/est par le réseau autoroutier (au sud par Arles et au nord par Orange) ; de permettre aux maires du bassin de vie d’Avignon de retrouver leurs prérogatives pleines et entières en matière d’arrêtés afin d’interdire le trafic de transit, notamment celui des poids lourds, sur l’ensemble du bassin de vie regroupant les rives gauche et droite de la Durance ; de négocier avec Vinci Autoroute la gratuité pour les actifs navetteurs du tronçon autoroutier entre les entrées et sorties Avignon Nord et Avignon Sud et, enfin, de réaliser de véritables études sur la faisabilité et la comparaison d’un tracé rive gauche de la Durance s’appuyant sur l’ossature du réseau routier existant dans le nord des Bouches-du-Rhône, et en ce sens différent du projet envisagé et écarté dans les années 90. »

 Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon et présidente du Scot du bassin de vie d’Avignon
« Le projet de la Léo est reconnu d’utilité publique depuis 2003 et permettra de désengorger le bassin de vie d’Avignon en reliant les autoroutes A9 et A7. Si la tranche 1 reliant la zone de Courtine au Nord des Bouches-du-Rhône a vu le jour en 2010, la réalisation des tranches 2 et 3 – liaison entre les carrefours de l’Amandier et de la Cristole sur la RN7 à Avignon ; l’échangeur au Nord de la commune de Rognonas (Bouches-du-Rhône) et la tranche 3 pour la liaison entre l’échangeur au Nord de la commune de Rognonas et le carrefour des Angles sur la RN100 restent nécessaires, notamment avec la construction d’un 3e pont afin de soulager le flux des 2 premiers ponts saturés. »

Philippe Brunet-Debaines, directeur général de Vallis habitat
Directement concerné par la situation de la rocade avignonnaise où le bailleur social compte plus de 4 000 de ses 37 000 locataires, Vallis habitat rappelle qu’il mène actuellement « un important programme de renouvellement urbain avec les autres bailleurs concernés (Grand Delta Habitat et Erilia), aux côtés de l’Etat et des collectivités territoriales (Communauté d’agglomération du Grand Avignon et ville d’Avignon) dans ce secteur. »

« Réduire significativement l’exposition des populations riveraines aux nuisances sonores et à la pollution de l’air. »

« Ce programme de renouvellement urbain, au terme duquel notre organisme a prévu d’investir près de 67M€ dans les requalifications et démolitions programmées uniquement dans le secteur du sud d’Avignon, entre l’avenue de la Trillade et l’avenue de Tarascon, de part et d’autre de l’actuelle rocade, ne pourra réellement porter ses fruits au service des habitants de ce secteur qu’à la condition d’être accompagné par des mesures visant à réduire significativement l’exposition des populations riveraines aux nuisances sonores et à la pollution de l’air induit par le trafic routier de cet axe. »
Cependant, en l’état actuel philippe Brunet-Debaines, directeur général de Vallis habitat, s’interroge « sur la pertinence, dans le projet présenté, de la sortie au carrefour de l’Amandier, dont les conséquences seront néfastes pour les habitants de Saint-Chamand, où se concentre également une partie importante du patrimoine de Vallis habitat. »

Bernard Vergier, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse
« Seule la réalisation complète de la LEO permettra un délestage effectif de la rocade Charles de Gaulle à Avignon, complète pour sa part Bernard Vergier, président de la CCI de Vaucluse. La réalisation de la LEO dans sa globalité est fondamentale pour le devenir économique du bassin de vie d’Avignon. Cette infrastructure formera une troisième ceinture routière au sein de la structure urbaine d’Avignon (en complément des remparts et de la rocade) qui facilitera les grands équilibres entre le Nord et le Sud de l’agglomération en termes de développement urbain, économique et commercial. »

« Inscrire le bassin d’emplois d’Avignon dans le réseau des grandes métropoles. »

« Sur le plan économique, la réalisation de cet ouvrage permettra d’améliorer et renforcer les échanges entre les territoires du Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et du Gard ; désenclaver les communes du Nord des Bouches du Rhône et leurs zones d’activités en leur facilitant l’accès aux principaux axes routiers ; assurer une meilleure accessibilité de l’agglomération d’Avignon avec un allégement des réseaux routiers aujourd’hui saturés, notamment au niveau des franchissements du Rhône et de la Durance, inscrire le bassin d’emplois d’Avignon dans le réseau des grandes métropoles (Montpellier, Aix-en –Provence, Marseille…), connecter les activités économiques aux principaux nœuds des réseaux de transport (gare TGV, aéroport, carrefours routiers, échangeurs autoroutiers, ports fluviaux.), délester les axes du centre d’Avignon et permettre leur requalification urbaine ainsi que de participer à l’amélioration de la sécurité des riverains de la rocade ainsi qu’à la rapidité d’intervention des véhicules de secours qui empruntent régulièrement cette rocade saturée. »

Mireille Hurlin & Laurent Garcia


Bilan délinquance 2020 : L’état de crise sanitaire redistribue les cartes

Dans le cadre de sa politique de plein air et de loisirs le Département de Vaucluse consacre Rasteau comme lieu de référence du gravel. Le centre sera distingué par deux labels FFCT (Fédération française de cyclotourisme) et FFC (Fédération française de cyclisme) et de la marque ‘Accueil vélo de France’ de Vélo tourisme. Objectif : séduire la sphère des pros du vélo et du cyclotourisme.

Ainsi, le territoire devient le référent national du gravel, pratique du vélo ‘tout sentier’ et consacre Rasteau comme chef de file de la pratique sportive et touristique très tendance. Et ça n’est pas tout, un séjour itinérant de plusieurs jours sera également proposé, adossé aux trois centres CDPAL (Centres Départemental de Plein Air et de Loisirs) ralliant Rasteau, Sault et Fontaine-de-Vaucluse, pour accueillir et accompagner des collégiens, lycéens et clubs sportifs.

Une offre globale
Le centre de Rasteau proposera aussi des séances de découverte et d’initiation aux disciplines Gravel et Bikepacking, des séjours thématiques axés sur le territoire et l’itinérance. Son produit phare ? Un séjour itinérant, sur plusieurs jours, reliant les trois centres du CDPAL : Rasteau, Sault et Fontaine-de-Vaucluse.

Stages à la carte
Des stages de perfectionnement seront proposés à la carte aux adultes et adolescents à partir du collège et du lycée, en raison du matériel disponible (tailles des vélos sur le marché) et constitués en groupes, ainsi que les clubs et les équipes professionnelles de cyclisme, par exemple, pour la préparation de leur saison, ou pour des séjours de cohésion.

Vous avez dit gravel ?
Le Gravel Bike (littéralement vélo sur le gravier) est une pratique de vélo conçu pour emprunter routes, chemins et sentiers à la découverte de paysages. Ce sport associe la pratique du VTT (vélo tout terrain) et celle du vélo d’endurance, en version confort afin d’étendre sa pratique sur une plus longue durée.

Grande traversée VTT
La Grande traversée VTT de Vaucluse, a d’ores et déjà impulsé des projets de création de boucles Gravel à partir des deux sites FFC-VTT Luberon et Ventoux, ainsi que l’élaboration d’une topocarte des itinéraires Gravel en Vaucluse (éditeur Vtopo) : Mont Ventoux, Dentelles de Montmirail, Monts de Vaucluse, Grand Luberon, Petit Luberon. Egalement, le Vaucluse propose actuellement 5 destinations vélo et 3 grandes itinérances, via les paysages de l’Isle-sur-la-Sorgue et de la Vallée-du-Rhône à travers les vignes et les vergers et balades urbaines et périurbaines, la via Rhona, Venaissia et la Méditerranée à vélo.

Le Département
Le Département fonde le site de Rasteau sur une offre vélo, en particulier sur le nouveau marché du Gravel et du Bikepacking pour permettre une initiation à ces modes doux de découverte du territoire. Le projet du Département inclut l’acquisition de matériels spécifiques comme une flotte de vélos Gravel, des sacoches, un GPS ainsi que l’aménagement de locaux pour l’accueil de groupes, la création d’une offre d’activités ainsi que l’installation d’un réseau d’itinéraires au départ du centre. D’ailleurs, les vélos Gravel sont conçus et assemblés dans le Vaucluse, à Méthamis, par MW-Cycle, dans une approche locale et écoresponsable.

Le Vaucluse roi du vélo
Le Département dispose depuis 1987 d’un Centre Départemental de Plein Air et de Loisirs (CDPAL) au sein du Service Sports et Education Populaire. Le CDPAL est composé de trois sites, l’un permanent à Fontaine-de-Vaucluse, un autre saisonnier à Sault et, depuis septembre 2019, d’un nouveau site à Rasteau. Il accueille des collégiens, des lycéens, des clubs sportifs vauclusiens et propose des prestations d’encadrement d’activités de pleine nature, ainsi qu’un service d’hébergement et de restauration. Les activités proposées sont également le kayak, le VTT, la course d’orientation, l’escalade, la spéléologie et le biathlon et sont encadrées par des agents du Département.
Centre départemental de plein air et de loisirs 04 90 20 32 33. cdpal@cg84.fr et www.provence-A-velo.fr

 


Bilan délinquance 2020 : L’état de crise sanitaire redistribue les cartes

Dirigé en France par son directeur général Jean-François Petit (58 ans – ESTACA, HEC Paris) depuis 2018, le groupe britannique RES (Renewable energy systems Ltd) est la plus grande entreprise indépendante d’énergies renouvelables au monde spécialisée dans l’éolien terrestre et offshore, le solaire, le stockage et la transmission et distribution d’électricité (plus de 20 GW de projets à travers le monde pour un portefeuille d’actifs opérationnels de 7 GW). Présent sur le marché français depuis 1999, la division hexagonale est issue de la co-entreprise française Eole-Technologie et de RES. Implantée dans la zone de Courtine à Avignon, la société s’est longtemps appelée Eole-Res avant de devenir définitivement RES en 2015.

Au sein de son siège social (modèle d’environnement durable avec ses ombrières photovoltaïques, ses terrasses végétalisées, ses nombreux dispositifs de recyclage et même son potager !), le directeur général peut notamment s’appuyer sur son directeur financier & IT, Yann Bardet (37 ans – DSCG, ESARC Montpellier), son directeur des affaires publiques, Pascal Craplet (59 ans – ENA, INHES) ainsi que sa directrice juridique, Clémentine Huber (40 ans – HEC/ESCP-EAP, Barreau de Paris).

L’équipe de direction de cette entreprise ayant développé plus de 1,5 GW de projets éoliens et solaires depuis plus de 20 ans France (soit les besoins annuels en électricité de près de 2 million de personnes évitant l’émission de 1,7 million de tonnes de CO2), compte également dans ses rangs Martin Lemaistre (49 ans – Diplôme d’Etude Supérieures Comptables et Financières, DESS IAE d’Aix en Provence), en charge de la direction ‘Gestion d’actifs’, Jean-Luc Lopez (46 ans – Ecole nationale supérieur d’Arts et Métiers Paris tech) à la tête de la direction ‘Ingénierie & construction’ et Sébastien Mellinger (44 ans – Ecole d’ingénieurs du CESI Nantes, Master Spécialisé Management QSE) responsable HSE.

Julie Moreau (43 ans – Maîtrise LEA & commerce international Nantes, Master RH Avignon, Master Coaching professionnel Aix), directrice ‘RH, amélioration continue et innovation’, Céline Spitzhorn (46 ans – DESS, Université de Toulouse), directrice ‘Solaire’ et Francisco Varela (41 ans – Instituto tecnológico Buenos Aires, EUREC), directeur ‘Eolien & stockage’ et Ludovic Ferrer (39 ans – Mines Nancy/IFP School, IEP de Paris), nouveau responsable commercial complètent cette équipe de direction comptant 240 collaborateurs en France pour un chiffre d’affaires 2019 de 74,63M€.


Bilan délinquance 2020 : L’état de crise sanitaire redistribue les cartes

L’association ‘Avignon foire du Grand Delta’, présidée par José Gonzalvez, organise le concours des bières d’Avignon samedi 17 avril. Les brasseurs de Vaucluse et d’ailleurs sont invités à venir y présenter leurs bières.

Un secteur qui pétille
En effet, le secteur de la bière artisanale est en pleine croissance. Pour le seul Vaucluse, on compte aujourd’hui quelque 25 brasseries tandis que, dans l’Hexagone, près d’un millier de brasseurs sont à la tête de 2 000 marques de bières, ce qui classe la France au troisième rang des pays producteurs  Européens. L’engouement ? Il vient surtout des bières de qualité qui contiennent plus de malt, produites le plus souvent par de petits brasseurs.

Appel aux brasseurs de Vaucluse
Ce concours a pour but de privilégier la qualité, d’encourager la production ainsi que la consommation et contribuer à l’expansion de la culture de la bière. La popularisation et la publicité de la bière et de ces producteurs sont également les intérêts que veut servir ce concours. Le jury est composé de  viticulteurs, de sommeliers et d’œnologues, de brasseurs français, étrangers, de zythologues (biérologues), de fournisseurs français et étrangers liés à la filière ainsi que de journalistes spécialisés en France et à l’étranger.
Inscription ici

Attribution des récompenses
La médaille d’or est décernée uniquement aux bières exceptionnelles qui se distinguent à tous les niveaux et pour tous les critères de dégustation. La médaille d’argent est décernée à une bière affichant une impression de finesse, d’équilibre et d’expression supérieure à la moyenne. La médaille de bronze est attribuée à une bière sans défaut, présentant des caractéristiques de qualité et un équilibre certain.

Partenariat
Le concours des bières d’Avignon est organisé en partenariat avec l’association ‘Pumba Prod’ qui est à l’origine du salon ‘Un Amour de Brasseur’ et du « Festival de la Bière de Goût » de Pernes-les-Fontaines.  La 1re édition d’Un amour de brasseur, s’était déroulée en 2018 à Carpentras. Ce salon était l’occasion de rencontrer 35 brasseries locales, nationales et internationales, de déguster plus de 120 bières artisanales et de partager un moment convivial autour de nombreuses animations.

Un concours peut en cacher un autre
Derrière ce nouveau concours de bières se cache le Concours des vins d’Avignon dont ce sera la 36e édition en 2021. Reconnu par les autorités européennes en 1992, il rassemble en moyenne, chaque année, quelque 1 000 échantillons de vins qui proviennent de trois régions viticoles : Vallée du Rhône, Provence et Languedoc.

Charlie Sokol et MH


Bilan délinquance 2020 : L’état de crise sanitaire redistribue les cartes

C’est officiel ! Selon l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) la zone d’emploi d’Avignon compte désormais davantage de communes gardoise et bucco-rhodaniennes que de vauclusiennes. Une réalité qui met de plus en plus en lumière les incohérences des frontières départementales.

En redéfinissant le périmètre des zones d’emploi en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Insee a établi que la région comptait désormais 22 zones contre 18 en 2010. Intégrant de nouvelles méthodes afin d’harmoniser les possibilités de comparaison au niveau européen, ce zonage détermine un territoire à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent. Pour l’Insee, « il s’agit de l’espace le plus pertinent pour étudier le fonctionnement du marché du travail et pour adapter localement les politiques de l’emploi ».
Cette réévaluation des frontières ‘économiques’ de nos territoires fait ainsi notamment apparaître les zones d’emploi de Carpentras et de Valréas (jusqu’alors intégrées à celle d’Avignon) ainsi que celle de Bollène-Pierrelatte (rattachée jusqu’à présent à Orange).

Avignon dépasse les frontières
Déjà principale zone d’emploi de Paca dépassant les frontières régionales en 2010, le bassin de vie de la cité des papes ne fait que renforcer ce déséquilibre 10 ans plus tard. Ainsi à ce jour, la zone d’emploi d’Avignon comprend 15 communes gardoises (Les Angles, Aramon, Domazan, Estézargues, Fournès, Lirac, Montfrin, Pujaut, Rochefort-du-Gard, Roquemaure, Sauveterre, Saze, Tavel, Théziers et Villeneuve-lès-Avignon) pour ‘seulement’ 13 vauclusiennes (Althen-des-Paluds, Avignon, Bédarrides, Caumont-sur-Durance, Châteauneuf-de-Gadagne, Entraigues-sur-la-Sorgue, Jonquerettes, Morières-lès-Avignon, Le Pontet, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Sorgues, Vedène et Velleron). A cela s’ajoutent 8 villes des Bouches-du-Rhône (Barbentane, Cabannes, Châteaurenard, Eyragues, Graveson, Noves, Rognonas et Verquières). Comme dans le même temps, l’Insee a ‘détaché’ plus d’une soixantaine de communes vauclusiennes jusqu’alors rattachées à Avignon et désormais intégrées dans les zones d’emploi de Valréas, Carpentras, Orange et Cavaillon ce contraste est maintenant encore plus saisissant : Avignon s’étend plus en Occitanie qu’en Vaucluse.

« Avignon s’étend plus en Occitanie qu’en Vaucluse. »

Alors que le Vaucluse est déjà le département où la part des emplois occupés par des personnes résidant à l’extérieur est déjà la plus importante de la région, pour le bassin de vie d’Avignon, à cheval entre 3 départements et 2 régions, ce déséquilibre est encore plus marqué. Ainsi, plus de 40% des emplois du Grand Avignon sont occupés par des non-résidents aux premiers rangs desquels figurent des Vauclusiens (près de 15 000 personnes habitants dans une autre commune), des Gardois (plus de 6 000) et des Bucco-rhodaniens (près de 4 000). Et si au sein du Grand Avignon, le nombre d’emplois a très légèrement progressé entre 2006 et 2016 (+ 0,6 % en moyenne par an), c’est avant tout les territoires qui l’entourent qui en ont profité. En 10 ans, de nombreux actifs ont ainsi quitté le Grand Avignon tout en continuant à venir y travailler chaque jour. Ils se sont installés dans plusieurs intercommunalités voisines où le nombre de navetteurs (ndlr : un navetteur est un actif qui quitte sa commune de résidence quotidiennement pour aller travailler) a fortement progressé, notamment les communautés d’agglomération Luberon Monts de Vaucluse (LMV) à l’est, Terre de Provence au sud et Ventoux-Comtat-Venaissin (Cove) au nord.

« Ne rien faire pour adapter les frontières à la réalité du territoire devient un crime contre l’emploi. »

Tout ceci n’est pas sans conséquence sur ‘l’optimisation’ des performances économiques de ce territoire où entrepreneurs, élus locaux et citoyens résidents constatent régulièrement les difficultés liées aux frontières départementales et régionales en matière de transport, de santé, d’éducation (2 zones de vacances scolaires), de sécurité, d’emploi…

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’Insee a revu le périmètre des zones d’emploi avec pour objectif de proposer une meilleure vision du territoire afin d’adapter localement les politiques de l’emploi. Constater que le Vaucluse est l’un des départements les plus pauvres de France c’est un début, ne rien faire pour adapter ses frontières à la réalité de son territoire devient un crime contre l’emploi.

Valréas et la question de la Drôme provençale
Bien que championne dans ce domaine, la cité des papes n’a plus l’exclusivité du franchissement des limites régionales. Désormais, les zones d’emplois de Bollène-Pierrelatte et de Valréas se composent majoritairement de résidents d’Auvergne-Rhône-Alpes (70% pour Bollène-Pierrelatte et plus de 50% pour Valréas).

« Quel sort pour la Drôme provençale ? Auvergne-Rhône-Alpes ou Paca ? »

Outre 4 communes vauclusiennes (Bollène, Lamotte-du-Rhône, Lapalud et Mondragon) la zone d’emploi de Bollène-Pierrelatte comprend 8 communes ardéchoises et 17 drômoises. Pour Valréas, la zone d’emploi compte 23 villes vauclusiennes (Beaumont-du-Ventoux, Brantes, Buisson, Crestet, Entrechaux, Faucon, Grillon, Malaucène, Puyméras, Rasteau, Richerenches, Roaix, Sablet, Saint-Léger-du-Ventoux, Saint-Marcellin-lès-Vaison, Saint-Romain-en-Viennois, Saint-Roman-de-Malegarde, Savoillan, Séguret, Vaison-la-Romaine, Valréas, Villedieu et Visan) ainsi que plus de 90 communes drômoises, dont Nyons, essentiellement rattachées jusqu’à maintenant à Montélimar. Là encore, sans attendre les répercussions kafkaïennes que pourrait avoir sur l’Enclave le reconfinement de la Drôme aujourd’hui dans le collimateur du Gouvernement en raison de la situation sanitaire liée au Covid-19, ce redécoupage de l’Insee pose la question du sort de la Drôme provençale : Auvergne-Rhône-Alpes ou Paca ?

Et dans le reste du Vaucluse ?

Dans le reste du Vaucluse, la zone d’emploi de Carpentras totalise 29 communes. L’emploi s’y organise autour de deux pôles : Carpentras et Monteux. Monteux, pôle résidentiel (0,8 emploi par actif occupé résident) à la démographie parmi les plus dynamiques de la région, illustre parfaitement la mutation de nos territoires favorisée par une grande mobilité. Les Montilliens sont ainsi 1 606 à travailler dans leur commune de résidence et sont 836 à se rendre à Carpentras pour leur emploi alors qu’ils sont 1 238 à aller sur la zone d’Avignon (717 à Avignon, 257 à Sorgues et 264 au Pontet).
Pour celle de Cavaillon (qui intègre Apt), ce nombre de communes s’élève à 54 dont 11 étaient auparavant rattachées à la cité des papes (dont 5 communes des Bouches-du-Rhône – Eygalières, Mollégès, Orgon, Plan d’Orgon et Saint-Andiol) et 1 à Manosque.

« 2 600 Vauclusiens habitant le Sud-Luberon travaillent sur Aix. »

Pour sa part, la zone d’Orange comprend 16 communes dont 3 étaient associées à Avignon dans la précédente étude de l’Insee (Châteauneuf-du-Pape, Courthézon et Gigondas). Le secteur de la cité des princes présente par ailleurs la spécificité de concentrer un maximum d’emploi dans la ville la plus peuplée du territoire : plus de la moitié des actifs occupés y travaillent.
Enfin, concernant le Sud-Luberon on dénombre 21 communes de Vaucluse autour de Pertuis à faire partie de la zone d’Aix-en-Provence. Dans ce cadre, ils sont près de 2 600 à quitter chaque jour le département pour travailler sur Aix. A cela s’ajoute plus de 700 Vauclusiens employés sur Marseille (418 pour Pertuis et 309 pour Avignon).


Bilan délinquance 2020 : L’état de crise sanitaire redistribue les cartes

A l’approche des congés scolaires pour les trois zones, les forces de l’ordre ont renforcé leurs contrôles dans le Vaucluse. Dans ce cadre, des vérifications viennent d’avoir notamment lieu à Avignon et Pernes-les-Fontaines.

En fin de semaine dernière, le Vaucluse enregistrait une légère stabilisation sur un plateau haut de son taux d’incidence (238 pour 100 000 habitants) et de son taux de positivité (7,2%). Cette situation reste fragile notamment en raison de l’apparition des variants, plus contagieux. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur observe en outre une circulation virale toujours supérieure à celle enregistrée au niveau national.
« La situation sanitaire demeure préoccupante dans le département et nécessite, de la part de chacun, un strict respect des mesures ayant pour objectif de limiter la propagation du virus Covid-19, que sont les gestes barrières, les jauges applicables aux établissements recevant du public (ERP), et le couvre-feu entre 18h et 6h du matin, expliquent les services de la préfecture de Vaucluse. L’objectif du couvre-feu étant de limiter les rassemblements durant lesquels les mesures barrières sont moins bien appliquées et où le virus circule rapidement. »

Multiplication des opérations
A l’approche des congés scolaires pour les trois zones, les forces de l’ordre ont donc décidé de renforcer leurs contrôles dans le Vaucluse. Dans ce cadre, Bertrand Gaume, préfet de Vaucluse, s’est ainsi rendu vendredi dernier aux cotés de la direction  départementale de la sécurité publique lors d’une opération de contrôle nocturne des établissements recevant du public et de contrôle de flux à Avignon.
Le lendemain c’est Didier François, sous-préfet de Carpentras qui s’est rendu de son côté sur un contrôle du couvre-feu conduit par le groupement de gendarmerie départementale au rond-point d’Intermarché à Pernes-les-Fontaines. Il s’agissait essentiellement de contrôler le respect du couvre-feu et de s’assurer que les conducteurs de véhicules en circulation disposaient bien de l’attestation adaptée à leur situation.
Au final, ce type d’opération devrait se multiplier dans le département dans les jours à venir.


Bilan délinquance 2020 : L’état de crise sanitaire redistribue les cartes

Champion de la mobilité durable et des territoires. Voilà ce que voudrait être la Sncf. Il faudrait « verdir le matériel roulant » et ne plus utiliser de motrices Diesel dans les 10 ans sur un réseau régional peu étendu (1300 kilomètres exploités), peu utilisé, mal électrifié (47%) et ancien, nécessitant 90M€ de frais de maintenance par an et 200M€ cette année pour moderniser » des installations à bout de souffle.
Il faudrait être au service des trains du quotidien – et pas seulement ceux qui roulent à grande vitesse sur moins de 250 kilomètre de voies – en réussissant enfin la relance du fret dont la part de marché dans le monde du transport n’a jamais été aussi faible (9%).
Il faudrait être à l’heure pour amener la quasi totalité des trains à quai (95% en 2025 nous promet-on) et enfin dans les temps pour accomplir cette ambition de champion prévue pour 2030.

Les enjeux de notre territoire
Karim Touati, le nouveau directeur territorial de Sncf réseau en Provence-Alpes-Côte-d’Azur a donc du boulot pour apporter la preuve « du rôle essentiel que le transport ferroviaire est appelé à jouer » au travers d’un plan de reconquête promis par l’Etat, aujourd’hui par Jean Castex et hier par Lionel Jospin…
Dans notre région, les sujets concernant le Vaucluse portent sur « un réseau structurant qui s’étend d’Avignon à Marseille, comprenant la ligne à grande vitesse Méditerranée, la ligne historique PLM et des itinéraires de détournement dont l’enjeu est de pouvoir combiner les trafics voyageurs et fret ».

« La livraison d’Orange aura lieu en 2022 ; celle d’Avignon-centre est prévue pour 2023. »

S’agissant des voyageurs, deux projets sont en cours, de même nature : les pôles d’échanges multimodaux (PEM) permettant un meilleur accès aux gares pour les piétons et les vélos, une valorisation du patrimoine bâti et de leurs abords pour créer de nouveaux espaces urbains plus agréables et fonctionnels.
La livraison du PEM d’Orange (12M€) aura lieu en 2022 ; celle du PEM d’Avignon-centre (15M€) est prévue pour 2023, réunissant la gare ferroviaire et routière ainsi que le pôle Kennedy dans un ensemble architectural unique pour connecter trains, bus, BHNS (Bus à haut niveau de service), tramway, cars interurbains en ouvrant des places de parking pour les vélos et ‘l’autopartage’.
La particularité de ces projets tient au financement. Faisant largement appel aux collectivités puisque la Sncf ne met au pot qu’à hauteur d’environ 10%, les acteurs en présence ont intérêt à coordonner leur offre en ayant l’œil sur le retour sur investissement de l’opération.

La région, locomotive de ‘1001 gares’
Ce renouvellement des gares ne délaisse pas la ruralité. Lancé en juin 2019, le programme ‘1001 gares’ relance l’activité et la présence humaine au cœur ces lieux automatisés, aujourd’hui peuplés de locaux vacants. Ils sont désormais ouverts à la location à tous les porteurs de projets qui veulent apporter aux voyageurs des commodités ou proposer des offres commerciales.
Près de 8 000m² sont disponibles en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en tête des régions française avec une quinzaine de projets réalisés ou en cours d’installation : épicerie ‘bio’, hébergements temporaires, salle de sport, location de voitures, etc.
Voici la liste des gares concernées par le programme dans le Vaucluse : Pertuis (174m² disponibles), Avignon Centre (172m²), Thor (182m² en cours d’attribution), Bédarrides (212m²). Un cabinet d’ostéopathe à Entraigues sur la Sorgue va ouvrir prochainement.

Le serpent de terre s’allonge
S’agissant du fret, la situation est moins claire. L’argent manque.
Un gros projet d’infrastructure (80M€) avait été envisagé sur le site d’Avignon-Courtine. Une installation tri modale (rail, route, fleuve) –  la première du genre en Paca – avait même fait l’objet d’un appel à manifestation d’intérêt en partenariat avec la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), Les Voies Navigables de France (VNF), la DREAL, le conseil régional et départemental et la commune d’Avignon. « Sncf réseau remplissait dans ce cadre son rôle d’expertise ferroviaire fournissant certaines études techniques permettant d’estimer les travaux à réaliser. Sncf réseau n’est pas porteur de ce projet qui semble en attente pour le moment » explique sobrement la direction.

« Les opérations ferroviaires de d’Avignon-Champfleury nous font gagner de l’argent. »

Et pour cause : « les opérations ferroviaires de d’Avignon-Champfleury nous font gagner de l’argent, ce qui est conforme à nos obligations statutaires. Sur ce projet nous ne serions pas moteurs », indiquait déjà l’ancien patron du réseau ferré régional en 2018.
Actuellement, Champfleury fait néanmoins l’objet d’un projet d’extension « nécessaire » pour faire des gains de capacité en matière de transport de fret combiné (conteneurs). Avec 85 000 ‘boîtes’ par an il s’agit d’un des sites les plus importants en France, relié au port de Marseille. « Ce projet étant en phase d’émergence, les toutes premières études sont en cours ; nous n’avons pas plus de détail à ce stade ». Il fait cependant partie des objectifs des entreprises de fret réunies dans la ‘coalition’ dite ‘4F’ (Fret ferroviaire français du futur) et d’un protocole signé entre le conseil régional et la Dreal en vue du prochain Contrat de plan.

Le serpent de mer s’allonge, car l’infrastructure est loin d’être adaptée ou développée pour faire concurrence à la route, épargnée jusqu’alors par les écotaxes. Rappelons qu’en 10 ans, le nombre d’installations terminales embranchées (ITE), raccordant directement au réseau les clients chargeurs ferroviaires, a été divisé par deux dans la région. « Nous sommes bien évidemment à l’écoute de tous les industriels qui souhaiteraient mener à bien ce type de projet pour les accompagner à toutes les étapes de sa mise en œuvre ».

 

Agenda : A noter l’interruption totale des circulations ferroviaires entre Avignon centre et Miramas, via Arles les vendredi 14 et samedi 15 mai 2021.

La mise en service du PEM (Pôle d’échange multimodal) d’Avignon-centre (15M€) est annoncée pour 2023.

Bilan délinquance 2020 : L’état de crise sanitaire redistribue les cartes

Après une étude réalisée fin 2020 par l’Institut Poll & Roll faisant ressortir la générosité des parents vauclusiens pour les adolescents à l’occasion des fêtes de Noël, la néo-banque des familles Pixpay dévoile aujourd’hui l’édition 2021 de son baromètre annuel ‘L’argent et les adolescents’. L’étude montre que les parents de la région Paca sont les plus généreux avec leurs ados puisqu’ils leur donnent en moyenne 43€ par mois soit 13€ de plus que la moyenne nationale de 30€, suivi par les parents du Centre-Val-de-Loire (34€) tandis que les parents bretons et normands sont plus raisonnables avec respectivement 20€ et 21€ par mois. Quant aux parents d’Occitanie, ils donnent en moyenne 24,5€ par mois à leur ado, soit 5,5€ de moins que moyenne nationale.

En moyenne, les ados commencent à recevoir de l’argent de poche à 11 ans et 2 mois, un âge pivot qui correspond à l’entrée au collège et à la prise d’autonomie des jeunes. Une évolution assez nette par rapport au baromètre 2020, où l’âge moyen était de 11 ans et 9 mois : les parents donnent de l’autonomie à leur ado de plus en plus tôt. Par ailleurs, plus les adolescents grandissent, plus le montant de leur argent de poche augmente. Ainsi, entre 10 et 12 ans, ils reçoivent en moyenne 18€ contre 26€ pour les 13-14 ans, 37€ pour les 15-16 ans et 44€ pour les 17 -18 ans. Avec une différence de 4€ en faveur des garçons (32€ pour les garçons contre 28€ pour les filles), on remarque en outre que les garçons sont mieux lotis que les filles en matière d’argent de poche.

L’étude montre également que les parents donnent de l’argent de poche d’abord par volonté pédagogique. En effet, 80 % des parents donnent de l’argent pour inculquer à leur ado la valeur de l’argent, lui apprendre à gérer un budget ou le faire gagner en indépendance.

https://www.echodumardi.com/tag/vaucluse/page/166/   1/1