31 août 2026 |

Ecrit par le 31 août 2026

Orages : les gorges du Toulourenc interdites d’accès

Alors que la Drôme passe en vigilance orange aux orages ce jeudi 20 août à partir de 15h, les gorges du Toulourenc ferment temporairement leurs portes au public. L’interdiction concerne Malaucène et Saint-Léger-du-Ventoux, côté Vaucluse, ainsi que Mollans-sur-Ouvèze, dans la Drôme. Dans l’Enclave des Papes, Grillon, Richerenches, Valréas et Visan sont également placées sous surveillance renforcée.

Pas de balade dans les gorges du Toulourenc aujourd’hui. En raison de l’épisode orageux annoncé dans la Drôme, l’accès au site est interdit à compter de ce jeudi 20 août et jusqu’à la levée de la vigilance orange.

Un site touristique placé sous haute vigilance
La mesure, prise dans le cadre de l’arrêté inter-préfectoral qui réglemente l’accès aux gorges, vise les trois communes traversées par le site : Malaucène et Saint-Léger-du-Ventoux en Vaucluse, Mollans-sur-Ouvèze dans la Drôme.

Copyright PNR Mont Ventoux

Un épisode pluvieux intense attendu
Dans les gorges, un épisode pluvieux intense peut rapidement transformer le paisible cours d’eau en torrent. Le secteur du Toulourenc fait d’ailleurs partie des cours d’eau suivis par les services de prévision des crues, avec une station de surveillance au hameau de Veaux.

Des orages attendus dès 15h
Météo-France annonce une dégradation orageuse sur le Sud-Est. Les averses peuvent devenir localement fortes et s’accompagner de précipitations intenses, de grêle et de rafales de vent pouvant atteindre 80 km/h dans certaines zones.

Vigilance orange = prudence
Météo-France rappelle que les orages peuvent provoquer des phénomènes brutaux et difficiles à localiser précisément : fortes pluies, foudre, grêle ou violentes rafales. le bon réflexe en cas de balade tournant à l’orage ? S’éloigner des cours d’eau et rejoindre un bâtiment en dur.

Copyright PNR Mont Ventoux

L’Enclave des Papes également concernée
Le ciel ne sera pas le seul à surveiller dans le nord du département. Les communes de Grillon, Richerenches, Valréas et Visan sont placées en vigilance orange aux orages à partir de 15h, au moins jusqu’à minuit, en raison de la dégradation annoncée dans la Drôme. La Préfecture de Vaucluse invitent les habitants et visiteurs à suivre l’évolution de la situation et à consulter régulièrement les bulletins de Météo-France.

Le Toulourenc, un décor à ne pas sous-estimer
Très prisées en été, les gorges donnent parfois une impression de tranquillité trompeuse. Pourtant, la configuration encaissée du site et la rapidité avec laquelle un cours d’eau peut réagir à de fortes précipitations amènent à des montées d’eau ultra-rapides. L’interdiction d’aujourd’hui ne prendra donc fin qu’avec la levée de la vigilance orange.

En résumé
Accès interdit aux gorges du Toulourenc ce jeudi 20 août 2026 à Malaucène, Saint-Léger-du-Ventoux et Mollans-sur-Ouvèze. Dans l’Enclave des Papes, Grillon, Richerenches, Valréas et Visan sont en vigilance orange aux orages à partir de 15h. La préfecture de Vaucluse recommande de suivre les bulletins météorologiques et les consignes données ci-dessus. Vigilance météorologique et crues en Vaucluse ici. Et en écoutant Ici Vaucluse 100.4FM.
Source : Préfecture de Vaucluse.
Mireille Hurlin


Orages : les gorges du Toulourenc interdites d’accès

Du 29 juillet au 1er août, le Provence Arts Festival du Film a fait de Ménerbes un écrin pour le cinéma documentaire. Pour sa deuxième édition, consacrée à la musique, le festival a réuni artistes, réalisateurs et spectateurs autour de neuf documentaires, trois matinées de rencontres et des projections en plein air.

À la nuit tombée, la place de l’Église s’est transformée en salle de projection à ciel ouvert. Mais ici, le générique ne marque pas la fin de l’histoire. Les films étaient suivis de rencontres avec ceux qui les avaient réalisés, montés ou composés. Fondé par la productrice et réalisatrice Lucy Darwin, le festival défend justement cette proximité. « Notre ambition a toujours été de créer un Festival où les films se prolongent au-delà de l’écran », explique-t-elle.

Copyright Provence arts festival du film

La musique comme fil rouge
Cette 2e édition a exploré les liens entre musique et cinéma documentaire. Jane Birkin, John Lennon et Yoko Ono, Elvis Presley, Darius Brubeck ou encore les Rolling Stones figuraient parmi les univers abordés à travers neuf films. Les Rencontres Dora Maar ont prolongé les projections durant trois matinées. Réalisateurs, monteurs, compositeurs et critiques ont échangé avec le public sur la création documentaire et la place de la musique à l’écran. L’un des moments les plus spontanés est venu du compositeur Alexei Aigui, qui a improvisé au violon après une rencontre avec la monteuse Alexandra Strauss.

Copyright Provence arts festival du film

Un festival qui a de l’ambition
Samantha Morton, venue de New York, a suivi les quatre jours de festival aux côtés des artistes et du public. Plusieurs invités ont salué la qualité de la programmation et l’atmosphère du rendez-vous. Dans le décor recherché du Luberon, le festival semble avoir trouvé son écrin : un cinéma exigeant, mais convivial, où les œuvres donnent naissance à de véritables conversations. Si l’édition 2027 est déjà en préparation la prochaine thématique n’a pour autant pas encore été dévoilée.
https://provencearts.com/
Mireille Hurlin


Orages : les gorges du Toulourenc interdites d’accès

Ce mardi 18 août, l’Allocation de rentrée scolaire (ARS) arrive dans certains foyers. En Vaucluse, 27 066 familles bénéficient de cette aide versée sous condition de ressources et concerne 42 322 enfants. Au total, la Caisse d’allocations familiales injecte 20,3M€, dans le département, pour contribuer aux dépenses de rentrée. L’ARS concerne les enfants et adolescents de 6 à 18 ans, qu’ils soient écoliers, étudiants ou apprentis, sous réserve des conditions d’attribution.

La rentrée rime avec cartables, chaussures, fournitures, vêtements, équipement informatique, autant d’outils indispensables pour les élèves à la rentrée … qui font trembler les familles aux revenus modestes, l’Allocation de rentrée scolaire propose alors d’absorber une partie du surcroît de dépenses.

Un coup de pouce qui tombe à point nommé
En Vaucluse, l’enveloppe avait atteint 20,3M€ pour 42 322 enfants, issus de 27 066 familles au titre de versement de la rentrée scolaire 2025. Pour la rentrée 2026, le calendrier national reste fixé au 18 août en métropole. Les montants ont, eux, été actualisés : 426,87€ pour un enfant de 6 à 10 ans, 450,41€ de 11 à 14 ans et 466,02€ de 15 à 18 ans. L’allocation progresse avec l’âge, en fonction des dépenses supposées liées à la scolarité.

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Jusqu’à 466€ par enfant
Pour bénéficier du taux plein en 2026, les ressources prises en compte sont celles de 2024. Le plafond s’établit à 28 956€ pour un enfant à charge, 35 638€ pour deux enfants et 42 320€ pour trois enfants. Il augmente ensuite avec le nombre d’enfants. Un dépassement modéré du plafond ne signifie d’ailleurs pas nécessairement une exclusion. La Caf prévoit une ARS à taux réduit, calculée de manière dégressive en fonction des revenus.

Une aide qui paie concrètement la rentrée
Une étude de la Caf Vaucluse menée auprès de 2 000 familles bénéficiaires démontre que l’allocation représente, en moyenne, un tiers du budget annuel consacré à la scolarité. Les dépenses se concentrent notamment sur les vêtements, les fournitures scolaires et les équipements numériques. Egalement, la moitié des familles bénéficiaires sont monoparentales. Sans cette aide, deux familles sur trois auraient dû réduire davantage leurs autres dépenses, rogner sur les achats de rentrée ou renoncer à certaines activités extrascolaires.

Des démarches réduites au minimum
Pour les enfants âgés de 6 à 15 ans, le versement est automatique lorsque la famille remplit les conditions et que son dossier Caf est à jour. Cependant, si un enfant entre en CP avant d’avoir atteint 6 ans, les parents devront transmettre à la Caf, un certificat de scolarité. Pour les jeunes de 16 à 18 ans, les parents auront à confirmer, en ligne, qu’ils poursuivent leur scolarité, un apprentissage ou des études.
Tous les renseignements ici. Droit et prestations ici.
Mireille Hurlin


Orages : les gorges du Toulourenc interdites d’accès

Ce mardi 18 août, de nombreuses familles en Vaucluse, comme dans le reste de la France, vont commencer à recevoir leur versement de l’allocation de rentrée scolaire.

Fournitures scolaires, nouveaux vêtements, équipements sportifs… Les dépenses liées à la rentrée scolaire peuvent être conséquents pour les parents. C’est pourquoi chaque année, l’allocation de rentrée scolaire est versée à près de 3 millions de familles françaises.

Comment bénéficier de l’allocation ?

Pour recevoir un versement de l’allocation de rentrée scolaire pour la rentrée 2026, il faut que le ou les enfants soient nés entre le 16 septembre 2008 et le 31 décembre 2020 inclus. Ce sont les ressources de 2024 du foyer qui sont prises en compte, avec des plafonds à ne pas dépasser dépendant du nombre d’enfants à charge :

  • 28 956€ pour 1 enfant à charge ;
  • 35 638€ pour 2 enfants à charge ;
  • 42 320€ pour 3 enfants à charge ;
  • 49 002€ pour 4 enfants à charge ;
  • puis 6 682€ par enfant supplémentaire.

L’allocation est versée directement par les caisses d’allocations familiales (Caf) ou par la Mutualité sociale agricole (MSA). Il suffit juste de justifier que l’enfant est toujours scolarisé ou en apprentissage auprès de la MSA. Pour la Caf, les allocataires n’ont aucune démarche à faire, sauf si l’enfant rentre au CP ou qu’il a entre 16 et 18 ans, il faudra dans ces cas-là fournir un certificat de scolarité pour l’un et une déclaration de scolarisation ou apprentissage pour l’autre.

Les montants versés en 2026

Les montants de l’allocation versés aux familles varient selon l’âge de chaque enfant. Pour un enfant entre 6 et 10 ans, les parents vont recevoir 426,87€, pour un enfant de 11 à 14 ans, ce sera 450,41€. Et enfin, pour un enfant entre 15 et 18 ans, le versement va s’élever à 466,02€. Les versements vont débuter ce mardi 18 août. Le délai de virement sur le compte en banque dépend de l’établissement financier de chacun. Pour les enfants entre 16 et 18 ans, le paiement peut intervenir plus tard, après avoir justifié que l’enfant est encore scolarisé ou en apprentissage.


Orages : les gorges du Toulourenc interdites d’accès

Le service de correction de la déclaration de revenus est ouvert depuis la fin juillet et restera accessible jusqu’au 30 novembre 2026. Une occasion de rectifier un oubli ou une erreur… Petit tour d’horizon sur les impôts payés en Vaucluse : C’est à Saumane-de-Vaucluse qu’un foyer fiscal imposé acquitte en moyenne 7 816€ d’impôt sur le revenu, contre 2 121€ au Pontet.

Les avis d’impôt arrivent dans les espaces personnels des contribuables. Et, avec eux, parfois la surprise d’une erreur, d’un revenu oublié ou d’une réduction fiscale qui n’aurait pas été prise en compte. La Direction générale des Finances publiques (DGFIP) vient donc d’ouvrir le service de correction en ligne. Accessible depuis l’espace particulier sur impots.gouv.fr, il permet de modifier une grande partie des informations déclarées : revenus, charges, personnes à charge, réductions et crédits d’impôt ou encore certains éléments liés à l’impôt sur la fortune immobilière.

On revoit sa copie
Pour les revenus déclarés en 2026 au titre de 2025, la correction en ligne est ouverte jusqu’au 30 novembre 2026. En cas d’erreur, il suffit de retourner dans son espace Finances publiques et de sélectionner ‘Accéder à la correction en ligne’. Si la rectification modifie le montant de l’impôt, l’administration établira ensuite un nouvel avis. Certaines situations échappent cependant à cette procédure, notamment plusieurs changements d’état civil ou de situation familiale. Dans ce cas, le contribuable doit passer par la messagerie sécurisée ou adresser une réclamation à son service des impôts.

Le vaucluse, terre de disparités
Le Vaucluse n’est pas un territoire homogène en matière de revenus. Les données de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) pointent un contraste très net entre certaines communes du département. Gordes affiche en 2023 un niveau de vie médian de 28 610€ par unité de consommation (L’unité de consommation permet de comparer le niveau de vie des ménages en prenant en compte le nombre de personnes selon son âge), quand Le Pontet se situe à 21 780€. L’écart atteint donc près de 7 000€ par unité de consommation.

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Le Grand Avignon
Le Grand Avignon, dans son ensemble, se situe à 23 360€ de niveau de vie médian, avec un taux de pauvreté de 24,2%. La géographie des revenus raconte ainsi une autre histoire du Vaucluse : celle d’un département où les villages recherchés du Luberon et des Monts de Vaucluse côtoient des communes urbaines confrontées à une population beaucoup plus fragile économiquement.

Saumane-de-Vaucluse dans le haut du classement
Lorsqu’on ne regarde plus seulement le revenu mais l’impôt effectivement acquitté par les foyers imposés, les écarts deviennent encore plus spectaculaires. Dans les données fiscales portant sur les revenus de 2023, donc l’impôt payé en 2024, Saumane-de-Vaucluse apparaît parmi les communes françaises où l’impôt moyen par foyer imposé est le plus élevé : 7 816€. La commune se classe même au 860e rang national dans le classement des communes selon cet indicateur. Le revenu fiscal de référence moyen atteint parallèlement 41 117€ par foyer, bien au-dessus de la moyenne nationale de 32 269€. Sur les 577 foyers fiscaux recensés, 289 sont imposés, soit 50,1%. Saumane n’est d’ailleurs pas une exception dans ce secteur du département. À Cabrières-d’Avignon, l’impôt sur le revenu net moyen par foyer imposé atteint 7 326€, avec un revenu fiscal de référence moyen de 44 688€. Près de la moitié des foyers fiscaux y sont imposés. À Murs, l’impôt moyen par foyer imposé atteint encore 6 941€, tandis qu’aux Beaumettes il s’établit à 5 488€.

À l’autre bout de l’échelle, les communes populaires
Le contraste est particulièrement visible dans les communes urbaines. Au Pontet, l’impôt sur le revenu net moyen par foyer imposé s’élève à 2 121€, soit près de quatre fois moins qu’à Saumane-de-Vaucluse. Le revenu fiscal de référence moyen n’y atteint que 22 748€. Sur les 10 320 foyers fiscaux recensés, seuls 3 661 sont imposés, soit 35,5%. À Vedène, l’impôt moyen par foyer imposé atteint 3 015€, pour un revenu fiscal de référence moyen de 29 813€. La proportion de foyers imposés y est toutefois nettement supérieure à celle du Pontet, à 45,4 %. Fontaine-de-Vaucluse se situe à 3 522€ d’impôt moyen par foyer imposé, avec un revenu fiscal de référence moyen de 23 703€. Pour autant, comparer une petite commune résidentielle à une ville de plusieurs dizaines de milliers d’habitants ne revient pas à mesurer exactement la même réalité. L’impôt moyen par foyer imposé dépend à la fois du niveau de revenus, du nombre de contribuables, de la composition des ménages et des mécanismes de réduction ou de crédit d’impôt.

L’Insee raconte une histoire différente de celle du fisc
C’est précisément là que la distinction entre revenu, niveau de vie et impôt devient essentielle. Dire d’une commune ‘ qu’on y paie plus d’impôts’ ne signifie pas nécessairement que chacun de ses habitants est plus riche. L’indicateur fiscal mesure l’impôt acquitté par les foyers imposés. L’Insee, lui, calcule notamment le niveau de vie médian à partir du revenu disponible du ménage rapporté au nombre d’unités de consommation.

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Le niveau de vie médian
Ainsi, à Gordes, le niveau de vie médian atteint 28 610€ en 2023. La commune compte surtout une population vieillissante : près de 44% des habitants ont 65 ans ou plus. Les résidences secondaires y représentent également près de la moitié du parc de logements, avec 49,5%.Le Pontet présente un tout autre visage. Son niveau de vie médian s’établit à 21 780€ et son taux de pauvreté atteint 27%. Dans le Grand Avignon, près d’un habitant sur quatre vit ainsi sous le seuil de pauvreté, selon l’Insee.

Derrière la déclaration, une photographie du territoire
Les avis d’impôt constituent aussi une photographie économique du territoire. D’un côté, les communes du Luberon et des Monts de Vaucluse concentrent une population disposant souvent d’un niveau de revenus élevé, avec des foyers fortement imposés comme Saumane-de-Vaucluse, Cabrières-d’Avignon ou Murs en donnent une illustration particulièrement nette. De l’autre, les pôles urbains comme Le Pontet et certains secteurs d’Avignon et du Grand Avignon, présentent des niveaux de vie sensiblement inférieurs et une proportion importante de ménages non imposables. Cette fracture territoriale ne se lit donc pas seulement dans les déclarations fiscales. Elle apparaît dans le logement, les prix immobiliers, la structure démographique et jusqu’à la composition des ménages.
Sources : Direction générale des Finances publiques, Insee-DGFiP-Ircom.

Les infos pratiques pour corriger sa copie
La DGFiP propose aux contribuables vauclusiens qui découvrent une anomalie sur leur avis, de se rendre sur impots.gouv.fr, puis ‘Corriger ma déclaration en ligne’ accessible depuis l’espace particulier et ouvert jusqu’au 30 novembre 2026. Il permet notamment de modifier les revenus déclarés, certaines charges, les personnes à charge ainsi que les éléments permettant de calculer les réductions et crédits d’impôt. Après cette date, les contribuables ne pourront plus utiliser ce service en ligne pour rectifier directement leur déclaration. Il restera toutefois possible, dans certaines situations, de déposer une réclamation auprès de l’administration fiscale.
Mireille Hurlin


Orages : les gorges du Toulourenc interdites d’accès

C’est le jour-J. Ce soir — mardi 12 août —, de nombreux Vauclusiens vont se précipiter pour observer la première éclipse solaire quasi totale depuis 1999. Si certains vont tenter de trouver l’endroit parfait pour voir ce phénomène, des événements seront aussi organisés pour l’occasion.

Cette actualité fait parler d’elle depuis plusieurs semaines maintenant. Une éclipse solaire totale sera visible depuis le Vaucluse ce mardi 12 août dès 19h. Pour l’observer, les Vauclusiens devront se munir d’une paire de lunettes de protection spéciale qui étaient vendus notamment dans les pharmacies, chez les opticiens, mais aussi dans d’autres commerces.

Une denrée devenue rare puisque les stocks ont rapidement été épuisés, et nombreux sont ceux qui éprouvent l’espoir de trouver des lunettes d’ici ce soir. Certaines pharmacies affirment même avoir reçu des appels en continu ces derniers jours concernant la vente des lunettes.

Les meilleurs spots pour observer l’éclipse

Si certains cherchent un endroit calme, presque secret, pour observer l’éclipse en toute intimité, il n’est sans nul doute que les lieux les plus connus du Vaucluse vont voir leur fréquentation augmenter ce soir. Le sommet du Mont Ventoux, le Rocher des Doms à Avignon, le belvédère de Bonnieux, ou encore la colline Saint-Jacques à Cavaillon s’apprête à recevoir beaucoup de monde.

Les autorités appellent d’ailleurs à la plus grande vigilance quant au risque incendie qui est toujours bien présent dans le département qui reste en alerte orange canicule ce mercredi 12 août.

Des événements dans le département

Afin de réunir, de créer un moment convivial et de permettre la découverte de ce phénomène astronomique dans les meilleures conditions, plusieurs événements auront lieu autour de l’éclipse en Vaucluse.

À commencer par la commune des Taillades qui donne rendez-vous au public au stade Jean Blanc dès 19h pour une observation commentée par un passionné d’astronomie qui répondre à toutes les questions. Une paire de lunettes d’observation sera distribuée gratuitement dans la limite des stocks disponibles.

À Saignon, une projection du film documentaire Lumière, l’aventure continue à 21h (5€), dans le cadre du Festival François Morenas, qui sera précédée par l’observation de l’éclipse. Là aussi, des lunettes seront distribuées dans la limite des stocks disponibles.

À Lagarde d’Apt, l’observatoire astronomique Sirene propose un atelier sur les relations intimes entre la Terre et la Lune dans l’après-midi, ainsi qu’une visite des lieux, avant de passer à l’observation de l’éclipse à partir de 19h, suivie des Pérséides, la pluie d’étoiles qui est attendue une fois la nuit tombée (20€).

L’Observatoire de Vaison-la-Romaine sera aussi de la partie avec un rendez-vous à partir de 19h à la station du Mont Serein.


Orages : les gorges du Toulourenc interdites d’accès

Face à des feux toujours plus difficiles à contenir, Georgia Lambertin, présidente de la Chambre régionale d’agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur demande au Gouvernement de faire de l’agriculture un pilier de la prévention. Friches reconquises, cultures en lisière des massifs, matériel d’intervention et pastoralisme : quatre leviers sont ainsi défendus dans un courrier adressé à la ministre de l’Agriculture. Une réflexion qui concerne directement le Vaucluse, où plusieurs massifs forestiers sont classés comme particulièrement exposés au risque incendie.

Dans la guerre contre les incendies, les agriculteurs pourraient-ils être mieux armés ? C’est en tout cas ce qu’observe la Chambre régionale d’agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans un courrier adressé le 31 juillet à Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, sa présidente Georgia Lambertin rappelle que les exploitants ne sont pas seulement des victimes potentielles des incendies : ils participent aussi, au quotidien, à la protection des territoires.

Quand les champs deviennent des lignes de défense
Et cela concerne particulièrement le Vaucluse, où agriculture, habitat et espaces boisés se côtoient étroitement. Les cartes préfectorales identifient plusieurs secteurs particulièrement exposés tels que le massif du Mont Ventoux, les Monts de Vaucluse, le Luberon et les Dentelles de Montmirail. Dans ces territoires fragmentés, une parcelle cultivée, terre de production créé une discontinuité dans la végétation qui peut grandement  faciliter l’intervention des secours.

Copyright Facebook Sapeurs Pompiers SDIS 84

Les friches dans le viseur
C’est le premier axe défendu par la Chambre régionale : remettre en culture les terres agricoles délaissées. Georgia Lambertin propose d’installer des cultures entre les zones urbanisées et les massifs forestiers afin de créer des zones tampons. Objectif ? Empêcher la continuité de la végétation combustible et maintenir des espaces ouverts susceptibles de ralentir la progression du feu.

Terres de Vaucluse
L’idée intéresse tout particulièrement le Vaucluse, où la prévention repose déjà sur une organisation précise de la défense des massifs. Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies doit justement articuler les espaces forestiers avec les zones urbaines, agricoles et naturelles. Sa prorogation court jusqu’au 31 décembre 2026. Autrement dit, l’agriculture ne serait plus seulement considérée comme une activité à protéger face au feu, mais comme l’une des composantes de l’aménagement permettant de mieux lui résister.

Des agriculteurs équipés pour donner l’alerte
Deuxième demande : donner davantage de moyens aux exploitants installés à proximité des zones sensibles. La Chambre régionale propose de recenser les agriculteurs susceptibles d’être mobilisés et de contribuer financièrement à l’achat de matériel d’intervention. Elle réclame également des moyens de communication permettant de transmettre plus rapidement une alerte, en coordination avec les sapeurs-pompiers et l’Office national des forêts. La proposition ne consiste évidemment pas à substituer les agriculteurs aux professionnels du secours. Elle vise plutôt à mieux utiliser leur connaissance du terrain et les moyens dont ils disposent déjà. Une logique qui prend tout son sens en période de danger élevé : en Vaucluse, entre le 15 juin et le 15 septembre, l’accès aux massifs et certains travaux peuvent être restreints ou interdits selon le niveau de risque. En niveau ‘rouge E’, l’accès et les travaux dans les massifs sont interdits.

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Les troupeaux, auxiliaires de la prévention
L’autre idée forte du courrier de la Chambre régionale d’agriculture de Paca à la ministre de l’Agriculture concerne le pastoralisme. Le pâturage contribue à maintenir une strate herbacée plus basse, dans les espaces où la végétation gagne du terrain. La Chambre régionale souhaite donc renforcer le soutien économique au sylvopastoralisme et faciliter l’accès durable des troupeaux aux espaces naturels.

Partage d’espace
Elle propose notamment des contrats de location pluriannuels entre éleveurs, propriétaires et gestionnaires d’espaces naturels. Ces contrats pourraient intégrer directement les objectifs de débroussaillement et de Défense des forêts contre les incendies (DFCI).Dans la Drôme voisine, lors de l’incendie qui a parcouru quelque 4 400 hectares dans le Diois en juillet, des agriculteurs avaient déjà contribué à ralentir la progression des flammes en déchaumant leurs parcelles. Mais la Chambre régionale veut aller plus loin : elle demande notamment que le cadre forestier évolue pour faciliter le pâturage caprin lorsque celui-ci contribue à l’entretien des milieux.

Evolution de la politique de lutte contre les incendies
Si les moyens aériens, les camions et les milliers de sapeurs-pompiers sont indispensables à la lutte contre l’incendie, l’agriculture, elle, peut agir en amont, à titre préventif. Dans son courrier, Georgia Lambertin souligne un paradoxe : alors que les exploitations agricoles veillent à la protection des territoires, elles sont elles-mêmes fragilisées par les sécheresses, les incendies, les inondations ou encore les épisodes de gel.

Les espaces forestiers représentent 52% du territoire de Paca
En Provence-Alpes-Côte d’Azur les espaces forestiers couvrent 52% du territoire, ainsi le  maintien des terres cultivées, l’élevage et la gestion des friches sont essentiels à l’équilibre d’un territoire où la frontière est ténue entre ville, campagne et forêt. Le message de Georgia Lambertin, présidente  de la Chambre régionale d’agriculture de Provence-Alpes-Cote d’Azur, adressé à la Ministre de l’Agriculture, explique que pour combattre les incendies de demain, il est aussi nécessaire de préserver, ceux qui entretiennent les paysages aujourd’hui.
Mireille Hurlin

Replantation de la Montagnette à Barbentane après l’incendie des 14 et 18 juillet 2022 Copyright Mireille Hurlin

Orages : les gorges du Toulourenc interdites d’accès

À deux jours de l’éclipse solaire de mercredi 12 août, les lunettes de protection deviennent une denrée rare à Avignon. Certaines pharmacies ou commerces n’en ont tout simplement pas commandé, d’autres ont épuisé leurs stocks et se heurtent désormais à des fournisseurs eux-mêmes en rupture. Alors que près de 96% du Soleil sera occulté depuis Avignon, l’engouement du public a manifestement dépassé les prévisions.

Il suffit de pousser la porte de plusieurs pharmacies avignonnaises pour mesurer l’ampleur du phénomène. Ici, aucune paire n’a été commandée. Là, les quelques boîtes reçues sont parties en quelques jours. Et lorsque les pharmaciens cherchent à se réapprovisionner, la réponse tombe : les grossistes n’en ont plus. Pourtant l’Office de tourisme d’Avignon en a énormément distribué, tout comme nos confrères d’Ici Vaucluse.

Rendez-vous céleste ce mercredi 12 aout
À l’approche du mercredi 12 août, les lunettes spéciales éclipse sont devenues l’objet que tout le monde cherche. Une situation qui n’a, semble-t-il, pas été anticipée par l’ensemble des commerces susceptibles d’en proposer. L’Ordre national des pharmaciens avait pourtant prévenu : la demande devait être « vraisemblablement très forte » dans les jours précédant l’éclipse et des ruptures de stock étaient à prévoir. D’ailleurs, les opticiens, pharmacies et grandes enseignes constataient une accélération des ventes depuis la fin juillet.

Le soleil occulté par la lune. Crédit Adobe stock Igor Zh

Près de 96% du Soleil masqué à Avignon
Le rendez-vous est fixé ce mercredi 12 août. À Avignon, l’éclipse , moment où le soleil sera occulté par la lune, commencera en début de soirée et atteindra son maximum autour de 20h24. Près de 96% du disque solaire sera alors occulté. Le Soleil sera toutefois très bas sur l’horizon, ce qui imposera de disposer d’une vue dégagée vers l’ouest. Le CNES (Centre national d’études spatiales) présente l’événement comme l’un des spectacles astronomiques les plus remarquables visibles depuis la France depuis 1999. Selon les territoires, plus de 95% du disque solaire pourra être masqué. Après l’éclipse de 1999, restée dans les mémoires, un tel phénomène aussi spectaculaire n’avait plus été observable à cette échelle depuis l’hexagone.

Une protection aux normes
Attention toutefois, même lorsque le ciel s’assombrit fortement, les rayonnements solaires restent dangereux pour la rétine et seules des lunettes spécifiquement conçues pour l’observation directe du Soleil, répondant à la norme ISO 12312-2, peuvent être utilisées. Elles doivent également porter le marquage CE. Les lunettes de soleil classiques, même très foncées, ne conviennent pas. Pas davantage les verres fumés, les radiographies ou les films photographiques. Autre précaution souvent oubliée : les lunettes distribuées ou achetées pour l’éclipse de 1999 ne doivent pas ressortir des tiroirs.

Un danger silencieux
Une observation sans protection peut provoquer une kératite ou une rétinopathie solaire. Les symptômes peuvent aller de la gêne visuelle aux points noirs dans le champ de vision, voire à une altération durable de la vue. Une étude réalisée pour Krys auprès de 1 000 Français relatait que, possiblement, 25% des personnes interrogées se disaient prêtes à regarder l’éclipse sans protection. La proportion atteint même 34% chez les 18-34 ans et 38 % sous-estimaient la gravité du risque pour les yeux.

Copyright Adobe Stock Victor sanchez

À Avignon, il faudra peut-être chercher avant de regarder
La difficulté, désormais, consiste donc à trouver les bonnes lunettes. L’Ordre des pharmaciens recommande de se tourner vers les magasins spécialisés, certains opticiens ou certaines pharmacies, tout en vérifiant impérativement la conformité du produit. Mais à Avignon, plusieurs officines sont déjà hors course. Certaines n’avaient pas anticipé la demande et n’ont pas constitué de stock. D’autres ont vendu leurs dernières paires, la semaine dernière et ne peuvent plus être livrées. La pénurie transforme ainsi un objet vendu quelques euros en véritable chasse au trésor à la veille du céleste spectacle. L’État recommande de privilégier des vendeurs identifiés et de vérifier la présence du marquage CE, de la référence ISO 12312-2. L’éclipse devrait attirer familles, passionnés d’astronomie et simples curieux, qui appellent de leur voeu, un ciel sans nuage pour une éclipse réussie.

Bon à savoir
Éclipse solaire : mercredi 12 août 2026. À Avignon : environ 96 % du Soleil occulté au maximum. Maximum : autour de 20h24. Protection obligatoire : lunettes spéciales éclipse conformes à la norme ISO 12312-2 et portant le marquage CE. À proscrire : lunettes de soleil classiques, verres fumés, radiographies, films photographiques et anciennes lunettes de 1999. Contactée ce soir, la pharmacie Grégoire à Avignon pourrait recevoir des lunettes en fin de matinée demain mardi 11 aout.
Pour calculer le niveau d’observation depuis un point géographique ici.
Mireille Hurlin


Orages : les gorges du Toulourenc interdites d’accès

Depuis le 1er août, le prix de l’eau augmente dans l’ensemble des communes du Grand Avignon, côté Vaucluse comme côté Gard. Si les hausses varient selon les territoires, elles atteignent jusqu’à 20% dans plusieurs communes. Pour une famille de quatre personnes, la facture annuelle peut s’alourdir de près de 100€. Décidée le 29 juin par la nouvelle majorité communautaire, élue en mars dernier, cette augmentation interroge autant sur ses justifications financières que sur la manière dont elle a été portée à la connaissance des habitants.

Le réveil risque d’être brutal pour de nombreux foyers du Grand Avignon. À partir des prochaines factures, l’eau coûtera sensiblement plus cher dans les communes vauclusiennes comme dans celles de l’est du Gard.

Une facture plus lourde, un débat discret
Concrètement, une famille de quatre personnes consommant environ 150 m³ d’eau par an devra débourser entre 95 et 100€ supplémentaires. Pour un couple, l’augmentation avoisine 65€. À Rochefort-du-Gard et Saze, où les tarifs étaient déjà parmi les plus élevés de l’agglomération, la progression atteint 6%. Cette décision n’est pourtant pas récente. Elle a été adoptée lors du conseil communautaire du 29 juin. Mais l’information est restée largement confinée aux délibérations administratives, loin des préoccupations quotidiennes des habitants.

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Le paradoxe d’une sobriété qui coûte plus cher
La justification avancée par le Grand Avignon ? Les consommations d’eau diminuent, sous l’effet des économies réalisées par les ménages et des épisodes de sécheresse répétés. Moins d’eau consommée signifie moins de recettes pour financer des infrastructures dont les coûts, eux, restent fixes. Patrick Sandevoir, vice-président délégué à l’eau et à l’assainissement, évoque la nécessité de préserver une capacité d’investissement de 13,7M€, afin de moderniser les réseaux, de sécuriser l’alimentation en eau potable, d’améliorer les stations d’épuration et de protéger la ressource.

Une réelle réflexion économique
Les réseaux vieillissent, les normes environnementales se renforcent et le dérèglement climatique impose de nouveaux équipements. Les collectivités doivent également réduire les pertes d’eau dans les canalisations, parfois supérieures à 20%. Mais cette logique révèle un paradoxe de plus en plus fréquent : plus les habitants réduisent leur consommation, plus le coût unitaire de l’eau augmente pour maintenir l’équilibre financier du service public.

Une gouvernance complexe, difficilement lisible
En 2018, Le Grand Avignon, alors placé sous la présidence de Jean-Marc Roubaud -élu en avril 2014 jusqu’en avril 2019 après avoir donné sa démission et qui avait lui-même succédé à Marie-Josée Roig de 2001 (à la création de l’agglomération) à 2014- a choisi de distinguer l’eau potable de l’assainissement, en confiant ces missions à des structures spécialisées dans le cadre de délégations de service public (DSP).

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Des arguments de papier
Sur le papier, cette organisation visait à renforcer l’expertise technique et le contrôle des prestations. Dans les faits, elle contribue aussi à rendre le système moins lisible pour l’usager. Entre la collectivité, les délégataires, les filiales dédiées et les investissements croisés, peu d’habitants disposent d’une vision claire des coûts réels et de la répartition des dépenses. La collectivité assure que l’intégralité des recettes supplémentaires sera consacrée aux investissements et non aux opérateurs privés. Une affirmation qui renvoie toutefois à une attente forte de transparence : quelles sommes sont affectées aux réseaux ? Quels montants reviennent aux exploitants ? Quels bénéfices sont réalisés dans chaque activité ? Autant de questions qui émergent régulièrement dès que les tarifs augmentent.

Pourquoi les habitants ont-ils découvert la hausse après coup ?
C’est le point le plus sensible. La hausse a été votée trois mois après l’installation de la nouvelle majorité communautaire issue des élections municipales de mars. Juridiquement, les tarifs de l’eau relèvent de la compétence de l’intercommunalité et les décisions sont prises en conseil communautaire. Politiquement, le calendrier interroge. Egalement pourquoi n’avoir pas étalé l’augmentation dans le temps ? Aucun débat public d’ampleur, peu de communication préalable, des délibérations techniques peu accessibles au grand public : l’augmentation est restée discrète jusqu’à son entrée en vigueur.

Le constat ?
Les mécanismes de décision autour de l’eau restent largement éloignés des citoyens. Entre expertise technique, gouvernance intercommunale et complexité financière, les habitants découvrent souvent les choix une fois qu’ils se traduisent sur leur facture. Or l’eau n’est pas un service comme un autre. Bien commun essentiel, elle touche directement la démocratie, notamment avec l’accès à l’eau, et particulièrement en période récurrente de sécheresse, au pouvoir d’achat, à la santé publique et à l’aménagement du territoire.

Les tarifs de l’eau, Copyright Grand Avignon

Quand les pourcentages s’envolent
La lecture de la nouvelle grille tarifaire n’a rien d’évident, tant les prix de départ diffèrent d’une commune à l’autre. Car oui, le cout de l’eau est déjà différent d’une commune à l’autre. Dans le Vaucluse, Avignon, Jonquerettes et Morières-lès-Avignon enregistrent une hausse de 20%, tout comme les communes gardoises de Villeneuve-lès-Avignon, Les Angles, Pujaut, Sauveterre et Roquemaure. Vedène, Entraigues-sur-la-Sorgue et Saint-Saturnin-lès-Avignon voient leur tarif progresser de 16%, tandis que Caumont-sur-Durance et Velleron subissent une augmentation de 7%. Enfin, Rochefort-du-Gard et Saze, où les tarifs figuraient déjà parmi les plus élevés de l’agglomération, enregistrent une hausse de 6%.

Information versus communication
Le changement climatique est documenté par les scientifiques depuis plusieurs décennies. Pourtant, les conséquences très concrètes de l’adaptation des services publics, comme le financement de l’eau potable, restent rarement expliquées en amont. À quel moment les élus associeront-ils davantage les citoyens à des décisions qui concernent directement leur quotidien et leur pouvoir d’achat ? Car le véritable débat ne porte pas uniquement sur le prix de l’eau, mais aussi sur la manière dont ces choix sont expliqués, discutés et partagés.

Mireille Hurlin

https://www.echodumardi.com/tag/vaucluse/page/2/   1/1