29 mai 2026 |

Ecrit par le 29 mai 2026

(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape, et Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon, figurent parmi les huit lauréats des prix Créadie 2026 décernés fin avril à Marseille par l’Adie. Leurs parcours illustrent comment le microcrédit accompagné permet de transformer une passion ou une reconversion en entreprise viable, là où les circuits bancaires traditionnels ferment leurs portes.

Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape, et Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon, figurent parmi les huit lauréats des prix Créadie 2026 décernés fin avril à Marseille par l’Adie. Leurs parcours illustrent comment le microcrédit accompagné permet de transformer une passion ou une reconversion en entreprise viable, là où les circuits bancaires traditionnels ferment leurs portes. Le 29 avril dernier, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) a distingué huit entrepreneurs de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur lors de la 16e édition de son concours Créadie. Parmi eux, deux Vauclusiens aux trajectoires singulières : un jeune artisan qui ressuscite l’art de la forge dans un village viticole mondialement réputé, et une ancienne cadre commerciale reconvertie dans l’aménagement paysager.

Châteauneuf-du-Pape : quand le métal épouse le terroir
À seulement 23 ans, Marius Dupuy incarne cette génération d’artisans qui refuse d’attendre. Passionné de forge depuis l’enfance, il découvre l’enclume auprès d’un ami de la famille à Sorgues. Titulaire d’un CAP de ferronnier d’art et d’un diplôme de monteur en bronze, il ouvre aujourd’hui sa Coutellerie du Pape au cœur du village qui a donné son nom à l’un des crus les plus prestigieux de la vallée du Rhône.

Des pièces uniques façonnées à la main
Ses créations, entièrement réalisées à la main, séduisent autant les domaines viticoles locaux que des collectionneurs américains ou australiens. Pour ancrer ses lames dans l’identité du territoire, il récupère du bois de fûts de chêne ayant vieilli les grands crus voisins : une démarche écoresponsable qui confère à chaque couteau une histoire singulière.

Sauter le pas pour se mettre à son compte
Le chemin vers l’installation n’a pourtant rien d’évident. Les banques traditionnelles lui opposent plusieurs refus, invoquant son jeune âge et l’absence de garanties. C’est finalement l’Adie, via son agence d’Avignon, qui débloque la situation en quelques jours. Le microcrédit obtenu lui permet alors de signer son bail et d’aménager son atelier-boutique.

Avignon : des jardins comestibles contre les préjugés
Loubna Hasnaoui Amri a suivi un tout autre itinéraire. Diplômée d’un Bac+5 en gestion, elle travaille dix ans dans le commerce avant qu’une dépression ne la pousse à renouer avec la terre, en écho à ses souvenirs d’enfance à Marrakech. Elle reprend alors des études d’aménagement paysager, termine major de sa promotion, puis se heurte à un secteur où les femmes restent encore rares sur les chantiers.

Au 2e plan à droite Loubna Hasnaoui Amri, paysagiste à Avignon et Marius Dupuy, coutelier de 23 ans à Châteauneuf-du-Pape Copyright Adie 2026

Élith Paysages, des jardins à vivre… et à manger
Plutôt que de chercher un employeur, elle fonde Élith Paysages, un prénom composé à partir de ceux de ses deux enfants, Eliana et Leith. Sa signature : des « jardins qui se mangent », où le romarin remplace la pelouse et où les fruitiers dessinent les haies. De Nice à Carcassonne, ses chantiers se multiplient.

Tenir bon malgré les difficultés
En 2025, un déficit de trésorerie de 9 000€ menace pourtant de tout emporter. Une recherche nocturne sur internet la conduit vers l’Adie. Dès le lendemain, un rendez-vous à l’agence avignonnaise lui redonne espoir et le microcrédit accordé stabilise rapidement l’entreprise. Loubna ambitionne désormais de constituer une équipe entièrement féminine afin de démontrer que les femmes ont pleinement leur place dans les métiers du paysage.

Le microcrédit, levier d’insertion et de vitalité territoriale
Ces deux parcours vauclusiens s’inscrivent dans une dynamique nationale portée par l’Adie, où chaque euro investi dans le microcrédit accompagné génère près de 5€ de valeur pour la collectivité en deux ans, entre cotisations sociales, fiscalité et retombées économiques locales. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’association a déjà financé plus de 12 300 entrepreneurs depuis sa création et accompagné 2 049 personnes en 2025.

Assurer la pérennité des entreprises
Les entreprises soutenues affichent un taux de pérennité de 81% à trois ans, preuve que l’accompagnement fait souvent autant la différence que le financement lui-même. Des résultats qui rappellent l’importance d’un modèle capable de transformer des trajectoires individuelles en moteurs de développement local.

Zoom sur les autres lauréats Créadie 2026
Les prix Créadie 2026 ont distingué plusieurs entrepreneurs implantés dans les départements voisins, illustrant la diversité des initiatives soutenues par l’Adie en Provence-Alpes-Côte d’Azur : Dans les Hautes-Alpes, la lauréate Céline Martin a été distinguée pour un projet conciliant transition écologique, activité économique et impact social. Dans les Bouches-du-Rhône, plusieurs entrepreneurs ont également été récompensés, parmi lesquels Yassine Benaïssa et Sophie Carle, porteurs de projets de proximité participant à recréer de l’emploi et du lien social dans les quartiers marseillais. Les Alpes-Maritimes figurent elles aussi au palmarès avec notamment les initiatives de Clara Venturi et Nicolas Ferrero, mêlant artisanat, économie circulaire et innovation locale. Cette diversité géographique et sectorielle témoigne de la capacité du microcrédit à soutenir aussi bien des artisans de village que des entrepreneurs urbains ou des porteurs de projets engagés dans la transition écologique.

Les prix ont été remis à Marseille en présence de plusieurs partenaires de l’Adie, parmi lesquels la Banque Populaire Méditerranée, le Fonds de dotation Biocoop, La France Mutualiste, BNP Paribas et l’Ordre régional des experts-comptables.
Mireille Hurlin


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Le Centre hospitalier d’Avignon a inauguré le Jardin d’Alicia, un patio sécurisé dédié aux grands enfants hospitalisés en pédiatrie. Réalisé grâce au Fonds Av’ence et au soutien de mécènes locaux, cet espace de respiration à ciel ouvert représente environ 40 000€ de travaux et illustre le rôle croissant du mécénat dans l’amélioration du parcours de soin.

À l’hôpital, certains lieux comptent autant par ce qu’ils offrent que par ce qu’ils apaisent. C’est le cas du Jardin d’Alicia, récemment inauguré au Centre hospitalier d’Avignon, en lieu et place d’un patio désormais rénové, réaménagé et sécurisé dévolu aux grands enfants hospitalisés en pédiatrie. Ils pourront s’y reposer, discuter, jouer, lire, pratiquer une activité physique légère ou simplement retrouver, quelques instants, le souffle d’un espace extérieur. Une partie du jardin est à ciel ouvert, offrant aux jeunes patients un contact précieux avec la lumière et le rythme du vivant. Le lieu porte le prénom d’Alicia, jeune patiente dont la famille a souhaité participer à l’aménagement.

Le mécénat, accélérateur de projets hospitaliers
Ce projet a vu le jour grâce au Fonds Av’ence, fonds de dotation du Centre hospitalier d’Avignon, dont la mission est de soutenir, par le mécénat, des projets imaginés par les équipes hospitalières afin d’améliorer l’accueil, le séjour et la prise en charge des patients, ainsi que les conditions de travail des soignants. Autour de ce jardin, plusieurs mécènes du territoire se sont mobilisé : Roland Paul, PDG de GSE, Jean-Michel Sciutto pour GSE Foundation, Maître Philippe Cano, ancien bâtonnier, Maître Skander Darragi pour le Barreau d’Avignon, des donateurs particuliers, ainsi qu’Aroma-Zone. Le Fonds Av’ence rappelle que les dons permettent de financer des actions que l’institution publique, garante de la gratuité des soins, ne prend pas en charge.

Copyright Av’ence

Une œuvre collective
Lors de l’inauguration, Emmanuelle Parison de Lowendal, déléguée générale du Fonds Av’ence, et le docteur Guillaume Granier, son président, ont salué « l’aboutissement d’un travail collectif » porté par la ténacité des équipes et des mécènes. Soignants, éducatrice, enseignante, services techniques, familles, associations sportives et culturelles ont assisté au dévoilement de la plaque, avant un moment convivial préparé par les cuisines de l’hôpital.

Les jardins d’Alicia
Jardin d’Alicia, patio des grands enfants hospitalisés en pédiatrie. Centre hospitalier d’Avignon. Coût des travaux : environ 40 000€. Pour donner : Contacter Emmanuelle Parison, déléguée générale du Fonds Av’ence au 04 32 75 90 53. Le Fonds AV’ENCE est habilité à délivrer des reçus fiscaux.
Mireille Hurlin

Copyright Av’ence

(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Réseau associatif fort de 64 radios, 3 000 bénévoles et près de 600 000 auditeurs quotidiens, RCF lance un appel à l’engagement en Vaucluse. Journalisme, production, réseaux sociaux : la radio de proximité ouvre ses micros à toutes les bonnes volontés, avec, pour ambition, de faire entendre une parole utile, positive et ancrée dans le territoire.

Dans un paysage médiatique saturé, RCF s’est construit comme un média indépendant, associatif et de proximité. Né en 1982 à l’initiative de responsables religieux lyonnais, le réseau s’est progressivement imposé comme une voix alternative, attentive aux réalités locales comme aux grandes questions contemporaines.

Une radio pas comme les autres
Aujourd’hui, avec ses 64 radios en France et en Belgique, ses 270 fréquences et ses milliers de podcasts mensuels, RCF conjugue ancrage territorial et diffusion élargie. Mais derrière ces chiffres, une réalité plus discrète structure son fonctionnement : l’engagement humain. Car la radio repose en grande partie sur un collectif de 3 000 bénévoles qui participent, chaque jour, à faire vivre l’antenne.  

Au cœur du Vaucluse, une radio vivante
À l’échelle locale, RCF Vaucluse est diffusée en FM et en DAB+, elle couvre un large bassin de vie et propose chaque jour plusieurs heures de programmes de proximité : information locale, culture, initiatives associatives, débats de société. Sa ligne éditoriale, généraliste, repose sur un équilibre subtil entre exigence journalistique et regard constructif sur le monde. Ici, pas de polémique gratuite ni de sensationnalisme : la parole se veut éclairante, ouverte, et tournée vers les solutions.

Copyright RCF Vaucluse

Bénévoles : les artisans de l’antenne
C’est précisément cette exigence qui nourrit aujourd’hui l’appel à bénévoles. RCF Vaucluse ne cherche pas seulement des compétences, mais des sensibilités, des envies et des regards. Rédiger, interviewer, monter un reportage, produire une émission, animer des réseaux sociaux… les missions sont multiples et adaptables à tous les profils. L’objectif : permettre à chacun de trouver sa place dans un cadre structuré mais souple, où la transmission et l’accompagnement priment. Au-delà des tâches, c’est une expérience humaine qui se dessine. Celle de rencontres souvent inattendues, d’échanges nourrissants et d’une immersion dans les coulisses d’un média exigeant.

S’engager pour une parole utile
Dans une époque marquée par la défiance et la fragmentation du débat public, RCF défend une vision apaisée de l’information. Donner la parole à ceux que l’on entend peu, valoriser les initiatives positives, décrypter sans simplifier : autant de partis pris qui donnent sens à l’engagement bénévole. Rejoindre RCF Vaucluse, c’est ainsi participer à une forme de médiation sociale et culturelle. Une manière concrète de contribuer à la vitalité démocratique locale, tout en développant ses propres compétences.

Une radio en mutation, ouverte aux talents
Consciente et curieuse des mutations numériques, RCF développe également podcasts, formats digitaux et interactions avec ses auditeurs. Une évolution qui ouvre de nouvelles perspectives pour les bénévoles, notamment dans les domaines du digital, de la vidéo ou des réseaux sociaux. Plus qu’un simple média, la radio se conçoit désormais comme un lieu de rencontre et d’expression, à la croisée de l’information, de la culture et de l’engagement citoyen.

Comment rejoindre RCF Vaucluse ?
Les profils recherchés ? Tous les niveaux et toutes expériences. Domaines : journalisme, technique, production, communication digitale. Aucune expertise préalable n’est exigée : seule compte l’envie de s’impliquer et de partager une parole qui fait sens. Vous etes intéressé ? Faites le savoir auprès du 06 50 19 39 83 et contact.avignon@rcf.fr
Mireille Hurlin


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Selon une enquête de Verisure, spécialiste des services de sécurité connectée avec télésurveillance 24h/24, c’est le vendredi que l’on a le plus de probabilité d’être cambriolé dans le département de Vaucluse. Le mois de mars est aussi le plus exposé durant l’année.

A l’occasion des vacances de printemps et des nombreux jours fériés en mai, Verisure vient de dévoiler une étude sur les tentatives d’intrusion en France. Il apparaît qu’en 2025, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur représente 9,4% des déclenchements enregistrés par Verisure, contre 10,5% en 2024. Un chiffre qui confirme le bilan de la sécurité de la préfecture de Vaucluse avec 3 124 cambriolages en 2025, soit une baisse de 9,6% dans l’un des départements les plus cambriolés de l’Hexagone.

Une baisse qui contraste avec la tendance observée dans certaines régions historiquement plus exposées, comme l’Île-de-France (24,9% en 2025 contre 26,2 % en 2024), l’Occitanie (10% contre 9% en 2024) ou encore Bourgogne-Franche-Comté (2,5%, stable).

En Vaucluse, comme pour l’ensemble de la région Sud, c’est le vendredi que l’on dénombre le plus de tentatives d’intrusion (17,2%), juste devant le samedi (16,5%). C’est davantage qu’à l’échelle nationale où le vendredi (15,3%) précède le lundi (14,6%) et ensuite le samedi (14,3%).
Toujours selon le leader européen de l’alarme connectée à un système de télésurveillance c’est durant le mois de mars que l’on observera le plus grand nombre de déclenchements en Vaucluse et en Paca : 10,7%, soit +28,5% par rapport à un mois classique. Arrive ensuite le mois de décembre : 9,9% des déclenchements, soit +19% par rapport à un mois classique.

« Les cambrioleurs privilégient les périodes de départ en vacances et les heures nocturnes pour agir en toute discrétion. »

Anne Perez, directrice de la sécurité et relations client chez Verisure

« Ces données mettent en évidence la nécessité d’une vigilance renforcée, explique Anne Perez, directrice de la sécurité et relations client chez Verisure. Les cambrioleurs privilégient les périodes de départ en vacances et les heures nocturnes pour agir en toute discrétion. Ils exploitent également les habitudes du quotidien en profitant de courtes absences (courses, sorties scolaires, etc.). Face à l’évolution de leurs modes opératoires, la vigilance doit donc rester de mise, y compris lors des absences les plus brèves. »


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

La 79e édition du Festival de Cannes se tiendra du mardi 12 au samedi 23 mai. Plusieurs films tournés en partie en Vaucluse y seront présentés.

À commencer par L’objet du délit tourné par Agnès Jaoui à Lacoste, dans les carrières et le Château du Marquis de Sade remis en état par le couturier Pierre Cardin. Avec MeToo en filigrane dans le milieu de l’opéra, la réalisatrice a choisi pour le casting Daniel Auteuil et Eye Haïdara. L’actrice qui crevait l’écran dans Le sens de la fête du duo Toledano-Nakache en 2017 et dans Les femmes du square projeté en avant-première au Capitole du Pontet en 2022. Elle sera d’ailleurs la maîtresse de la Cérémonie d’Ouverture de la 79e édition du Festival international du film le 12 mai. L’objet du délit sera présenté dans la sélection officielle hors compétition et sortira le 27 mai.

Comme d’autres films, il a bénéficié du soutien et de la compétence technique de la Commission du Film Luberon Vaucluse dont Anne-Cécile Celimon-Paul est la chargée de mission cinéma. Cette structure favorise l’accueil et le développement de tous les tournages (clips, feuilletons TV, longs et courts-métrages, publicités, documentaires, web-series). En amont, grâce à sa banque de données, elle met à disposition des producteurs et réalisateurs un fichier de centaines de lieux, de décors naturels, de sites historiques et patrimoniaux de Vaucluse dont la lumière est si particulière. Elle recense aussi 300 artistes, comédiens, figurants et 150 techniciens qui vivent et habitent ici, donc cela a un impact sur le coût du tournage puisqu’on n’a pas à payer leurs frais d’hébergement à l’hôtel.

De nombreux tournages en Vaucluse en 2025

« En 2025, nous avons eu 239 jours de tournage en Vaucluse, précise Ane-Cécile Celimon Paul. Une cinquantaine de tournages et des retombées économiques de 6 966 850€ rien que pour la fiction. Pour la pub, ce n’est pas quantifiable mais non négligeable. »

Parmi les temps forts de cette année de tournages, L’or bleu pour France TV, une série avec Barbara Probst, Samir Boitard, Tom Leeb, Bernard Verley, tournée pendant 72 jours notamment à Carpentras, Pernes-les-Fontaines, Fontaine-de-Vaucluse, Saignon et Apt qui seront le décor de la prochaine saga de l’été sur petit écran. « Il y a eu tellement de tournages en Vaucluse que les intermittents du spectacle ont fait le plein de leurs heures de travail (507 par an) sur place, chez eux pour bénéficier de leurs droits à taux plein », souligne Anne-Cécile Célimon Paul.

On peut aussi citer Jean Valjean avec Bernard Campan, Grégory Gadebois, Alexandra Lamy, Isabelle Carré, Albert Dupontel et Dominique Pinon à Saint-Saturnin-lès-Apt et au Château de Lagnes. Sans oublier Les filles d’Abraham d’Hanaël Yousfi à Morières-lès-Avignon avec Melissa Guers et Ava Baya.

Le Vaucluse, terre de cinéma ?

D’ailleurs la liste est longue de l’attractivité qu’exerce le Vaucluse sur le cinéma et la fiction. On se souvient récemment du dernier film de Claude Lelouch Finalement comme de celui avec Baptiste Lecaplain Avignon, des Résistantes tournées notamment à Ménerbes ou encore du Gang des Amazones au Tribunal Judiciaire de Carpentras.

« La filière se structure sur le territoire. »

Anne-Cécile Célimon Paul

« La filière se structure, se déploie sur l’ensemble du territoire, s’élargit et s’enrichit sans cesse, entre les écoles de formation, les fonds d’aide de la Région Sud et du Département de Vaucluse », explique la chargée de mission cinéma. Il existe des aides à la production, à la post-production, à l’écriture des scénarios et à la création filmique qui contribuent au rayonnement culturel et naturel du département. Aussi bien pour des projets de fiction, d’animation, de documentaire. Le Vaucluse est d’ailleurs riche de l’École des nouvelles images, de la Game Academy, de la SCAD Lacoste, du campus 3iS, de la Villa Créative à l’Université d’Avignon, des sociétés de production Circus et La Station Animation.

D’autres productions récentes et à venir en Vaucluse

« Il y a tout un éco-système autour des métiers du cinéma et de l’image, insiste Anne-Cécile Célimon Paul. Avec un Bureau des Tournages grâce à la mairie d’Avignon, une école des nouvelles techniques où sont formés les futurs professionnels de l’image, de la lumière et du son. »

Lola Quiveron vient également de réaliser Eldorado à Buoux et autour d’Aix et de Martigues avec Samuel Kircher et Mallory Wanecque. Est prévu enfin un documentaire sur le Château de Beaucastel à Châteauneuf-du-Pape, joyau de la famille Perrin où avait été tournée la série franco-japonaise Les gouttes de Dieu.

Des images du Vaucluse seront également vues dans le monde entier grâce au défilé Louis Vuitton dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes à Avignon dont la Commission du Film Luberon Vaucluse a géré le shooting, en mars dernier, mais aussi grâce aux pubs pour Lipton à l’Étang de la Bonde ou pour Décathlon » dans les ocres à Roussillon.

Et il ne faut pas oublier que lorsque 1€ est investi dans l’image, les retombées économiques sont de 7,60€. Sans parler du rayonnement planétaire du Vaucluse qui attire près de 5 millions de touristes par an.


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

« Avec 28 900 projets de recrutement en 2026 (-2% sur un an par rapport à l’an passé), le Vaucluse confirme une dynamique d’embauche soutenue mais profondément marquée par la saisonnalité (59% des intentions, +8 points), relate Aude Fredenucci, directrice de France travail Vaucluse. Si 35% des recrutements restent jugés difficiles (en recul de 8 points), le territoire bénéficie d’un tissu de TPE-PME (Très petites et moyennes entreprises) particulièrement actif (27% des établissements recruteurs). En parallèle, 62 540 demandeurs d’emploi sont inscrits en catégories A, B et C, un chiffre en baisse de 1,2% sur un an. » Entre demandes sectorielles et innovations de recrutement, France Travail redessine les équilibres du marché local.

À rebours d’une lecture strictement conjoncturelle, le Vaucluse affiche une forme de résilience. Certes, les intentions d’embauche reculent légèrement, mais elles demeurent à un niveau élevé, portées par un tissu économique diffus et agile. Le département compte 18 800 établissements pour 144 400 emplois salariés dans le secteur marchand, confirmant une structure dominée par les petites entreprises. « On a quand même 27% des établissements qui envisagent de recruter, ce qui est un peu au-dessus de la région. C’est inhabituel pour le Vaucluse, et plutôt encourageant », souligne Aude Fredenucci, directrice de France Travail Vaucluse.

Une économie largement saisonnière
C’est la signature du territoire : près de 6 recrutements sur 10 sont saisonniers. Trois grands secteurs structurent cette économie : Agriculture et industrie agroalimentaire (33% des projets) ; Services aux particuliers (21%) et Hôtellerie-restauration-tourisme (15%). «On est à 59% de projets de recrutement saisonniers. C’est très symptomatique de l’emploi dans le Vaucluse et des secteurs qui recrutent », analyse la directrice. Mais cette saisonnalité évolue : «Les secteurs, notamment l’hôtellerie-restauration, ont fait évoluer leurs pratiques, ils sont plus ouverts aux compétences et travaillent davantage leur attractivité».

Des tensions qui se desserrent
Longtemps point noir du marché de l’emploi, les difficultés de recrutement reculent : 35% des projets sont jugés difficiles, soit 8 points de moins en un an. «On recule de 8 points, c’est plutôt très positif», insiste Aude Fredenucci. Résultat ? Les taux de pourvoi progressent nettement : 86,8% dans l’hôtellerie-restauration ; 82,3% dans le commerce et 79,5% dans l’agriculture et l’agroalimentaire. «Un employeur a aujourd’hui quatre chances sur cinq de pourvoir son recrutement via France Travail Vaucluse, souvent en moins d’un mois,» précise-t-elle.

France Travail Vaucluse, pivot du nouvel écosystème de l’emploi
Au cœur de cette transformation, France Travail ne se limite plus à la mise en relation. «L’enquête BMO (Besoin en main d’œuvre) nous permet d’anticiper les projets de recrutement, mais aussi d’aller vers les entreprises, notamment les plus petites, qui renoncent parfois faute de solutions.»  Immersions, simulations, recrutements sans CV (Curriculum vitae) : «On cherche à détecter des compétences autrement que par le diplôme. Ce sont des savoir-être, des capacités d’adaptation, capacité à travailler en équipe, suivi des consignes, que l’on observe directement en situation». Ces dispositifs se déploient massivement dans les secteurs en tension.

Former avant d’embaucher
«Les préparations opérationnelles à l’emploi -via le mentorat- permettent d’apprendre directement en entreprise, sans que cela pèse sur l’employeur», explique la directrice de France Travail Vaucluse qui coordonne désormais un réseau pour l’emploi : «L’objectif, c’est d’avoir une réponse unique pour l’entreprise, avec le bon interlocuteur, au bon moment». Le Vaucluse compte 62 540 demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) au 1er trimestre 2026. Dans le détail, ce sont 35 720 personnes sans emploi et 26 830 en activité réduite. «On observe une baisse globale, mais avec des réalités différentes selon les publics,» nuance Aude Fredenucci. Les jeunes reculent fortement (-6%) au chapitre du chomage, signe d’une meilleure insertion : «Il y a une vraie dynamique sur l’emploi des jeunes, liée à l’accompagnement et à l’ouverture des entreprises ». A l’inverse, la part des demandeurs d’emploi de longue durée progresse : un enjeu central.

Du chômage à l’employabilité : un changement de paradigme
Le cœur de l’action publique se déplace vers la levée des freins périphériques. «On travaille autant sur le projet professionnel que sur la mobilité, la santé ou l’accès aux droits. L’emploi permet souvent de résoudre le reste.» L’intégration des bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active, 9 800 personnes en Vaucluse, au 31/12/2025) et des publics éloignés de l’emploi renforce cette approche : «On découvre des personnes qui sont tout à fait mobilisables, à condition de lever les obstacles.» Sur le terrain, cela se traduit par une présence accrue : «On va vers les publics, avec des dispositifs itinérants, pour aller chercher ceux qui ne viennent pas spontanément.»

Les chiffres clés du BMO 2026 en Vaucluse
28 900 projets de recrutement (-2 %) ; 27 % des établissements recruteurs (+1 point) ; 59 % de recrutements saisonniers (+8 points) ; 35 % de projets jugés difficiles (-8 points) ; 62 540 demandeurs d’emploi (cat. A, B, C) (-1,2 % sur un an) ; 48,5 % inscrits depuis plus d’un an ; 86,8 % des offres pourvues dans l’hôtellerie-restauration ; 79,5 % dans l’agriculture/agroalimentaire ; 82,3 % dans le commerce.

En bref
Le marché du travail vauclusien ne se résume plus à ses fragilités structurelles. Il révèle une mutation profonde.«L’enjeu, aujourd’hui, est de trouver de nouveaux profils et de rapprocher l’offre et la demande au plus près des territoires,» conclut Aude Fredenucci. Entre saisonnalité assumée et innovations sociales, le Vaucluse esquisse une nouvelle physionomie de ses forces de travail : plus inclusive, plus agile et résolument en mouvement.
Mireille Hurlin


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Infatigable, invincible, insubmersible, imbattable, insurpassable, inégalable, inoxydable… Les superlatifs manquent pour qualifier cette championne hors norme. Fine, presque fragile en apparence, mais toute en muscles, depuis près de 5 décennies Jeannie Longo brille sur tous les continents. Et elle est montée sur tous les podiums. Jugez plutôt : 4 fois médaillée olympique, dont une fois en or,  2 en argent, 13 fois médaille d’or en championnats du monde, 62 fois championne de France, 3 fois victorieuse du Tour de France, 182 fois sur route, la « Pogacar » française était mercredi 29 avril à Avignon pour participer à une conférence organisée par le Conseil Départemental, ‘Femmes & Sport : une place au sommet’.

Interrogée sur la fameuse étape du 7 août, La Voulte-sur-Rhône / Mont Ventoux, elle évoque « une vitrine, une promotion du cyclisme féminin. Je l’ai grimpé souvent depuis Bédoin. Tout dépend de la météo, s’il y a ou pas du mistral, si la température est caniculaire ou pas, il faut s’adapter. On passe de la forêt, de la canopée à l’ombre au Chalet-Reynard, au plein soleil, à découvert, où chaque rafale de travers peut déséquilibrer. »

Les sportives françaises

La championne la plus titrée de France parle évidemment de Pauline Ferrand-Prévot, au palmarès impressionnant. Victorieuse du dernier Tour de France féminin, mais aussi championne olympique de cross-country, championne du monde de cyclo-cross, de gravel et de relais mixte VTT. « Elle va sûrement vouloir garder le maillot jaune cette année aussi, commente Jeannie Longo. Il y a d’autres championnes françaises comme Maëva Squiban et Juliette Labous, mais aussi les néerlandaises Demi Vollering & Lorena Wiebes ou la polonaise Katarzyna Niewiadoma. » Elle reconnaît qu’il y a désormais plus de moyens, de grandes équipes chez les femmes, mais ce n’est toujours pas le cas au niveau régional. »

Les femmes en sports ? 4 Français sur 10 sont, paraît-il, incapables de citer un seul nom. Sinon, arrive en tête Marie-José Pérec, suivie de Laure Manaudou, Amélie Mauresmo et Jeannie Longo qui avait été élue Sportif français de l’année en 2011, devant les hommes ! « Il y a de plus en plus de chaînes de TV en continu, de plus en plus d’épreuves de vélo, cross, route, VTT, BMX, trail, de catégories, sprinter, grimpeur, endurance, ça défile à vitesse grand V du coup, les gens n’ont pas le temps de retenir un nom. À mon époque en ski, on connaissait Killy ou les sœurs Goitschel ! »

Le Tour de France Femmes passera par le Mont Ventoux

Le plus difficile dans le tour de France ? « Rester concentrée pendant une dizaine de jours surtout quand on est leader, on est un cible, la femme à abattre ! Je me souviens du tour des USA qui avait duré 17 jours, quelle épreuve, que d’efforts pour le remporter. »

Évidemment, le cas de Tadej Pagacar a été abordé : « C’est le meilleur, il gagne tout, les classiques comme Liège-Bastogne-Liège, Milan-San Remo, les Tours de France, d’Italie, d’Espagne, des Flandres, de Romandie, Paris-Nice, Le Dauphiné… Il est champion du monde sur route, un cannibale, ce slovène. »  La révélation de l’année, Paul Seixas ? « Il n’a pas 20 ans, il vient de remporter coup sur coup Le Tour du Pays Basque et La Flêche Walonne. Il faudrait peut-être le préserver? Pas forcément le plonger dès cette année dans le grand bain du Tour de France, » conseille Jeannie Longo. 

« Le Géant de Provence s’apprête à accueillir une nouvelle page de son histoire, écrite par des femmes. »

Dominique Santoni

La championne du cyclisme surveillera à coup sûr la montée du Ventoux le 7 août par la caravane du Tour de France féminin. « Longtemps théâtre d’exploits masculins, le Géant de Provence s’apprête à accueillir une nouvelle page de son histoire, écrite par des femmes, sous les yeux du monde entier. Dans 100 jours, les coureuses du Tour de France graviront  l’histoire. Et cette histoire s’écrira chez nous, en Vaucluse » conclut Dominique Santoni, la présidente du Conseil Départemental.


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Entre vignes, pierres et bastides, le Vaucluse confirme en 2025 une lente sortie de crise immobilière. Si les volumes repartent à la hausse, le marché reste contrasté : l’ancien résiste, le neuf s’enlise, tandis que le foncier rural, profondément agricole, s’impose comme une singularité territoriale. Décryptage d’un marché redevenu rationnel, où l’attachement au territoire prime sur la spéculation. Une analyse pointue délivrée par les notaires de Vaucluse sous l’égide de Jean-Baptiste Borel, président de la Chambre Interdépartementale des Notaires du Gard, de l’Ardèche, de la Lozère et du Vaucluse ; Nicola Sismondini, président du GVEN -Groupement vauclusien d’expertise notariale- et de ses membres : Maitres Olivier Jeanjean notaire à Carpentras, Véronique Sagnes notaire à Courthézon, Et Annabel Auguet notaire à Avignon ainsi que Fabrice Triep Capdeville, directeur départemental Vaucluse de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural).

Le Vaucluse n’échappe pas à la tendance nationale : après deux années de contraction brutale, l’immobilier retrouve des couleurs. En France, les transactions dans l’ancien repartent à la hausse en 2025, avec près de 920 000 ventes et une progression d’environ 10% sur un an. Localement, le rebond est tangible. Le département enregistre une reprise des volumes, estimée autour de +6 à +7%, portée notamment par la détente progressive des taux de crédit et le retour d’une partie des acquéreurs, comme notamment les primo-accédants. Le marché, longtemps figé, se remet en mouvement. Mais ce redémarrage reste mesuré. Les professionnels parlent davantage de normalisation que de véritable reprise : un retour à des niveaux proches d’avant Covid, loin de l’euphorie des années 2020-2021.

Un marché de raison, plus que d’opportunité
Derrière les chiffres, une transformation plus profonde s’opère. Le marché vauclusien est désormais porté par des acquéreurs de besoin : ménages qui achètent pour vivre, non pour spéculer. Les données notariales confirment cette évolution. En 2025, les volumes progressent légèrement (+1,5% pour les appartements, +4% pour les maisons), mais restent bien en deçà des années fastes. Les prix, eux, résistent : autour de 2 120€/m² pour les appartements anciens (-2,7%) et 262 500€ pour les maisons (+1%). Ce paradoxe : volumes encore fragiles, prix relativement stables, traduit un marché plus sélectif. L’offre ne se brade pas, la demande se montre exigeante. Le temps de la surenchère semble révolu.

Maisons : le pilier vauclusien
Dans ce paysage, la maison individuelle demeure la colonne vertébrale du marché. Héritage de l’après-Covid, l’attrait pour l’espace, le jardin et la qualité de vie continue de structurer les choix résidentiels. Les prix des maisons résistent mieux que ceux des appartements, confirmant une spécificité locale : le Vaucluse reste un territoire de maisons, où le rapport au sol, à la lumière et au paysage demeure central. Cette dynamique s’observe particulièrement dans les secteurs recherchés : Luberon, Alpilles, Ventoux, où certains biens d’exception atteignent plusieurs millions d’euros, preuve d’une attractivité toujours intacte pour les acquéreurs aisés.

Le neuf en panne, le foncier sous tension
À l’inverse, le marché du neuf reste profondément dégradé. Les ventes d’appartements neufs chutent de manière spectaculaire (-68% en 2025), conséquence directe de la hausse des coûts de construction, de la complexité des normes et du recul des dispositifs d’aide. Même constat pour les terrains à bâtir : volumes en baisse (-5,4%) et prix en léger recul (-1,6%). Le rêve pavillonnaire se heurte à la réalité économique et réglementaire. Ce blocage structurel interroge, car derrière lui se profile une crise plus large : celle de la production de logements, dans un territoire où la demande reste pourtant bien présente.

Un Vaucluse profondément agricole
« C’est sans doute là que le Vaucluse se distingue le plus nettement, prévient Fabrice Triep CapdeVille de la Safer : son marché foncier reste, plus qu’ailleurs, ancré dans sa dimension agricole. En 2025, le département enregistre 3 193 transactions foncières (+7%), pour un volume global de 769M€. Mais surtout, les biens à vocation agricole dominent désormais les échanges, dépassant les marchés résidentiels ruraux. La vigne, à elle seule, représente 37% des surfaces échangées, confirmant le poids structurant du paysage viticole. Cette réalité dessine un territoire où la terre reste une ressource économique, mais aussi culturelle. Pour autant, cette spécificité n’est pas sans fragilité. La montée des acquéreurs non agricoles fait peser un risque de consommation masquée des terres détournées de leur usage initial au profit de projets résidentiels ou de loisirs. »

Une attractivité intacte
Malgré ces tensions, le Vaucluse conserve de solides atouts. Avec un prix moyen autour de 2 100 à 2 700€/m², il demeure nettement plus accessible que les grandes métropoles, tout en offrant un cadre de vie particulièrement recherché. Climat, patrimoine, accessibilité (TGV, proximité de la Méditerranée) : autant de facteurs qui continuent d’attirer résidents, investisseurs et néo-ruraux. Le télétravail a encore renforcé cette dynamique, en redessinant les cartes de l’attractivité territoriale.

Un équilibre encore fragile
Reste que l’équilibre demeure précaire. Les incertitudes économiques, les tensions politiques et la question du logement neuf pèsent sur les perspectives. Les professionnels s’accordent sur un point : le moteur de la confiance sera déterminant. Sans visibilité fiscale et sans relance de la construction, la reprise pourrait rester incomplète. Dans ce paysage, le Vaucluse avance à son rythme. Ni euphorique, ni sinistré. Mais fidèle à ce qui fait sa singularité : un territoire où l’immobilier ne se réduit pas à une valeur financière, mais s’inscrit dans un rapport profond à la terre, au temps long et à l’habiter.

Les Chiffres clés
En 2025, le marché immobilier vauclusien amorce une reprise mesurée : environ 8 150 ventes d’appartements anciens (-0,9%) et 4 720 maisons anciennes (+4%), confirmant un retour progressif à un niveau d’activité plus “normal”. Les prix restent globalement stables, avec un prix médian de 2 120 €/m² pour les appartements (-2,7%) et 262 500€ pour les maisons (+1%). En revanche, le neuf continue de décrocher (68% de ventes d’appartements neufs) et les terrains à bâtir reculent encore (-5,4% en volume, -1,6% en prix). Côté foncier rural, le département enregistre 3 193 transactions (+7%) pour un montant global de 769M€, avec une forte dominante agricole, notamment viticole.

Ce que disent les notaires
Lors de la présentation des chiffres de l’immobilier en Vaucluse à la presse, les notaires : Jean-Baptiste Borel, président de la Chambre Interdépartementale des Notaires du Gard, de l’Ardèche, de la Lozère et du Vaucluse ; Nicola Sismondini, président du GVEN Groupement vauclusien d’expertise notariale et ses membres : Olivier Jeanjean notaire à Carpentras ; Véronique Sagnes notaire à Courthézon ; Et Annabel Auguet notaire à Avignon, ont fait ces commentaires :

De l’euphorie à la normalisation
La ‘crise immobilière’ n’en était pas une et marque, surtout, la fin d’un cycle exceptionnel. Le marché vauclusien sort d’une période atypique (post-Covid) pour revenir à des niveaux d’activité comparables à ceux de 2015-2016. La hausse des volumes en 2025 ne traduit pas une reprise, mais une sortie de crise technique.

L’immobilier utile
L’immobilier cesse d’être un produit financier pour redevenir un bien de première nécessité. Il se recentre sur sa fonction première : se loger. Les investisseurs se retirent, les acquéreurs occupants dominent, et les primo-accédants reviennent, souvent aidés par leur famille. L’immobilier redevient un outil de sécurisation patrimoniale, dans un contexte de loyers élevés.

La crise silencieuse du neuf
Le véritable point de rupture se situe dans le neuf et le foncier. L’effondrement des ventes (-68%) révèle une crise structurelle de la production de logements. En causes ? Des couts de construction élevés, la complexités des normes, les lenteurs administratives et les contraintes environnementales. Nous vivons une crise de l’offre.

L’arbitrage contraint des ménages
Face à cette situation les ménages s’adaptent pour revenir vers l’ancien, acceptent de réduire les surfaces et font des arbitrages budgétaires strictes. Le seuil des 250 000 à 300 000€ apparait comme une limite psychologique forte. Nous sommes sur un marché de compromis, dicté par le pouvoir d’achat.

Le DPE, nouveau régulateur du marché
Le Diagnostic de performance énergétique est devenu un outil structurant, critère d’accès au crédit, facteur de valorisation ou de décote, accélérateur de rotation des biens.

Le Vaucluse, territoire à double visage
« Le département révèle une dualité forte : un marché résidentiel classique et un marché rural profondément agricole, souligne Fabrice Triep Capdeville, directeur départemental de Vaucluse de la Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural). Mais ce dernier évolue sous l’effet de nouveaux acteurs : les néo-ruraux, qui introduisent une “consommation masquée” du foncier agricole. Les jeunes actifs sont plus concentrés dans les zones urbaines tandis que les acquéreurs aisés et les retraités préfèrent les zones rurales et patrimoniales. »

Le décrochage des investisseurs
Les notaires précisent : « La baisse d’attractivité de l’investissement locatif : rentabilité, fiscalité, risques, entraîne un retrait progressif des investisseurs. Cela a, pour conséquence paradoxale, une réduction de l’offre locative, qui pourrait accentuer les tensions sur les loyers. »

L’immobilier, un système complexe
« Le marché immobilier vauclusien apparaît comme prisonnier d’un faisceau de contraintes : environnementales avec le DPE, et l’artificialisation des sols ;
Economiques avec les taux de prêts bancaires et le pouvoir d’achat ; Et politiques avec les règles d’urbanisme et une fiscalité peu engageante.
Mireille Hurlin  


(Vidéo) Deux Vauclusiens forgent leur avenir grâce au microcrédit

Ce dimanche 26 avril, la chaîne télévisée France 3 Provence-Alpes reviendra sur les résultats des élections municipales, qui se sont tenues les 15 et 22 mars derniers, dans son émission Dimanche en politique.

Un mois après les résultats des Municipales, Thierry Bezer, spécialiste de la vie politique, animera l’émission hebdomadaire Dimanche en politique sur le sujet. Il sera entouré de trois journalistes de la presse écrite régionale :

  • Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise ;
  • Guilhem Ricavy, directeur éditoriale de Var Matin ;
  • Andrée Brunetti, journaliste à L’Écho du Mardi.

Ensemble, ils dévoileront une analyse de la situation politique en Vaucluse, dans les Bouches-du-Rhône et dans le Var sur France 3 Provence-Alpes.

Dimanche 26 avril. 11h30. France 3 Provence-Alpes.

https://www.echodumardi.com/tag/vaucluse/page/2/   1/1